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  • il y a 12 minutes
L'Espagne a concédé un triste nul contre le Cap Vert... sans inscrire de but, une constante en Coupe du monde contre la Roja. Si le sélectionneur rappelle les nombreuses occasions, l'Espagne peine souvent à marquer dans un Mondial. Les retours de Yamal et Nico Williams, toujours diminués, contre l'Arabie saoudite doivent sublimer le collectif.

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Transcription
00:00Maxime Chano est là et Edgar Grelo nous rejoint. Edgar Grelo qui suit l'équipe d'Espagne qui
00:03demain joue face à l'Arabie Saoudite. Salut Edgar. Salut Gilbert, salut tout le monde.
00:08Salut Edgar. Conférence de presse de veille de match aujourd'hui. Et l'Espagne, alors il y a un
00:16problème en Espagne, c'est qu'en fait on ne marque plus de but. Depuis 289 minutes en Coupe du
00:21Monde,
00:21l'Espagne n'a pas marqué. C'est incroyable. C'est vrai que c'est dingue. Non mais au delà
00:26de ça,
00:26au delà de ce problème là. Mais on en avait parlé la dernière fois, ils ont gagné trois matchs depuis
00:322010 en Coupe du Monde. Trois matchs depuis 2010 face à l'Australie, à l'Iran et au Costa Rica.
00:38Donc il
00:39va falloir réactiver la machine au bout d'un moment. Demain c'est l'Arabie Saoudite. Si là ils n
00:42'y arrivent
00:42pas demain, on va commencer à sérieusement t'inquiéter. Si tu n'y arrives pas demain, déjà tu
00:46commences à t'inquiéter par rapport aux derniers matchs parce qu'il faut rappeler que leur dernier
00:50match de poule, c'est l'Uruguay. Donc on pensait qu'ils allaient monter tranquillement en puissance,
00:56battre le Cap Vert, après jouer l'Arabie Saoudite, après jouer l'Uruguay. Et là tout de suite,
01:00ils se retrouvent dans une situation un petit peu différente. Alors tu le disais, on a vu,
01:05on était en conférence de presse tout à l'heure, en zone mixte aussi, zone d'interview avec les
01:08joueurs. Et on a pu échanger notamment avec Emeric Laporte en français. Et ce qu'il nous disait,
01:13c'est qu'il n'y avait aucune inquiétude et qu'il ne fallait surtout pas revoir les plans de
01:18départ
01:18côté espagnol. Écoutez. Le Cap Vert, on a essayé de jouer notre football, celui qu'on a toujours joué. On
01:23n'a pas eu
01:23de réussite dans les cages. C'est ce qui nous a perturbé. Il faut essayer de continuer jusqu'au bout,
01:29de marquer ce but qui nous aiderait pour justement développer notre jeu. Ce qu'il nous disait aussi,
01:36c'est qu'il faut surtout rien changer parce que ça, ce serait une erreur. Par contre, Luis De La
01:41Fuente a
01:42avoué, à force qu'on lui pose la question quand même, que les joueurs étaient atteints quelque part.
01:48Alors atteints pas dans un sens négatif, mais en tout cas qu'ils avaient lu et qu'ils étaient conscients
01:51de toutes les critiques qu'il y avait pu avoir en Espagne ces derniers jours parce qu'en Espagne ils
01:57ont été
01:57très critiqués après le premier match. Et lui, il avoue quand même que c'est une motivation supplémentaire pour les
02:03joueurs.
02:07On est honnête, si on avait gagné 2 ou 3-0 en faisant exactement la même chose, vos analyses d
02:12'après-match
02:12auraient été différentes, mais pas la nôtre. Bien sûr, nous devons gagner, mais il n'y a rien de dramatique
02:17et nous ne nous sentons pas submergés. C'est une équipe de compétiteurs et elle a été piquée au vif.
02:21Parfois, la critique motive beaucoup. Les joueurs sont très piqués dans leur orgueil et je suis sûr que demain,
02:26notre visage sera très différent.
02:28Et c'est sûr que demain, la carte sera totalement différente.
02:33On reste confiants, mais quand même, ils sont piqués.
02:35Mais ça, c'est le débat qu'on a eu mille fois quand on parlait du PSG de Louis-Henriquet
02:39et les fameuses théories
02:40de le collectif, le collectif, le collectif. Oui, bien sûr, le collectif, le jeu collectif, l'analyse du résultat ou
02:45du jeu.
02:46Oui, bien sûr, mais ce que je répète sans arrêt, oui, quand il manque les individualités pour mettre le ballon
02:51au fond,
02:52la différence, tu as du mal à la faire. Et l'Espagne, ils ont fait un match remarquable.
02:56Le collectif, il est super. Ça tourne, c'est magnifique et tout, mais ce sera mieux quand tu auras Lamina
03:02Malle,
03:02quand tu auras Nico Williams pour percuter sur le côté, s'il retrouve son niveau de 2024,
03:07parce qu'on ne peut pas dire que derrière, ça a toujours été fantastique dans son club.
03:11Mais oui, à un moment, il faut mettre le ballon dedans. Oui, il faut des gars qui subliment le collectif.
03:16Et l'individualité dans le foot, c'est ce qui a toujours fait la différence.
03:19La base collective, elle est parfaite, mais Edgar nous a donné les chiffres.
03:22Tu regardes l'Espagne depuis 2010 et même à l'époque, en 2010,
03:25quand ils ont gagné la Coupe du Monde et qu'ils ont enchaîné avec l'Euro derrière.
03:28Mais 2010, regarde le nombre de buts qu'ils mettaient à ce moment-là.
03:30Ils n'ont pas énormément marqué.
03:31C'était toujours un zéro, les victoires.
03:34Ça a été beaucoup plus champagne en 2012.
03:39On a beaucoup, beaucoup, beaucoup oublié qu'en 2012, aussi, la finale qui a marqué les esprits.
03:45Souvent, tu as un match qui marque beaucoup les esprits,
03:47un peu comme d'ailleurs quand on parle du PSG de la campagne 2025 avec le 5-0 en finale.
03:51On avait eu tendance à oublier que parfois aussi, ça avait été peut-être un peu plus dur dans les
03:56matchs d'avant.
03:57Et la finale, elle s'était jouée en grande partie à 11 contre 10 aussi en 2012.
04:01Bon, bref, on ne va pas refaire toute l'histoire,
04:03mais derrière, ça a été très compliqué pour l'Espagne dans les compétitions internationales.
04:06Le jeu collectif, il était toujours nickel.
04:08Ça dominait, ça faisait du jeu.
04:10Tu avais toujours l'impression qu'ils avaient plus d'occasion, qu'ils méritaient largement de gagner.
04:13Oui, OK, c'est super.
04:13Mais il te faut toujours des mecs pour mettre le ballon au fond,
04:16pour faire les différences, dribbler sur le côté, réussir le bon centre, mettre au fond, tout ça.
04:20Donc, il ne faut jamais oublier que le collectif seul, ce n'est pas suffisant,
04:23comme les individualités seules ne suffisent pas non plus.
04:25L'équipe d'Espagne, handballeuse, on va dire.
04:28C'est vrai que moi, je l'ai souvent critiqué dans l'after et dans les grandes compètes.
04:32Mais la différence quand même, c'est que là, tu les as.
04:35Je ne vais parler que d'Yamal.
04:36Il existe en tout cas, ce factor X.
04:38C'est-à-dire que la France, par exemple, dans l'euro, elle a été victime de ce factor X.
04:42C'était un match qui pouvait bloquer l'Espagne et qui pouvait s'avérer catastrophique,
04:46alors que la France n'était pas du tout brillante.
04:48On parle de 2024.
04:48Oui, 2024.
04:49Bien sûr, il y a un monde où la France, en étant dominée tout le long,
04:51ils prennent le match quand même.
04:53Donc, en fait, le seul truc, c'est qu'il n'y a pas que lui, d'ailleurs.
04:57Il y a Nico Jackson, mais quand même, il y a Mal.
04:59Tu l'as.
05:00Il possède.
05:01Ça n'a pas toujours été le cas à ce point, on va dire.
05:03Ah ben là, oui, il faut qu'il soit là.
05:04Donc, il faut qu'il soit là, il faut qu'il se remette, c'est une compète longue.
05:07Voilà, c'est pour ça qu'il n'y a pas de panique, entre guillemets,
05:10même par rapport au stade que dans Edgar.
05:12Mais il n'y a pas de panique.
05:13Mais voilà, effectivement, c'est sans doute ce genre de joueur qui va débloquer la situation.
05:18Par rapport à la Miniamal, petit point juste sur son état de santé.
05:22Il est de retour, effectivement.
05:23Il a joué, évidemment, un petit bout de match face au Cap-Vert.
05:26On ne sait pas encore s'il sera titulaire demain.
05:28Et lui a assuré qu'il n'allait pas jouer 90 minutes, quoi qu'il arrive.
05:31Donc, est-ce qu'il va jouer 60 minutes, 45, 30, on ne sait pas.
05:34C'est sûr que Nico Williams est un peu plus avancé que lui,
05:37même si la presse espagnole avance que c'est plutôt la Miniamal
05:46qui est proche d'être titulaire que Nico Williams.
05:48Ce sera à suivre.
05:49Par contre, l'inquiétude, elle est plutôt pour Victor Munoz.
05:52Vous allez me dire, on s'en fiche de Victor Munoz.
05:54Mais non, parce que c'est l'élit remplaçant numéro 1, on va dire,
05:58en termes de profil.
05:59Et lui, pour l'instant, il n'est pas apte encore vraiment à jouer.
06:02Et ça, c'est une inquiétude, surtout quand Yérémy Pinot,
06:04ton autre ailier, visiblement, il n'a pas la confiance de De La Fuente
06:06puisqu'il n'est même pas rentré en jeu sur le premier match
06:09alors que tu avais trois autres ailiers qui étaient blessés.
06:11Donc, il y a une vraie question sur l'aptitude physique des ailiers dans cette équipe.
06:15Moi, ce que je constate, c'est qu'à chaque fois qu'une équipe se positionne
06:17en tant qu'ultra-favorite, ça ne fonctionne pas vraiment bien.
06:21Et ça a été le cas avec les Espagnols.
06:22Et là, j'ai envie de donner du crédit à Deschamps
06:25qui essaie justement de dédramatiser et d'envoyer la pression sur les autres équipes,
06:29même si la France est aussi l'ultra-favorite, à mon humble avis.
06:32La France, ils sont largement dans les favoris.
06:33Exactement, mais tu vois comment se positionner les Espagnols.
06:36Et en fait, dès qu'il y a une contre-performance, on leur tombe dessus.
06:39Moi, je ne suis pas trop inquiet pour ces Espagnols
06:41et particulièrement par rapport à ce que vous avez dit et ce que Daniel a dit.
06:43C'est-à-dire que quand Yamal va revenir et éventuellement Nico Williams,
06:47je pense que ça va être une équipe qui sera complètement différente,
06:49qui va avoir énormément d'explosivité sur le côté, de la profondeur
06:52et puis surtout beaucoup de talent.
06:54Et puis, ils sont dans un groupe qui, normalement, sont relativement abordables.
06:58Je veux dire, l'Arabie Saoudite, même si l'Uruguet, ça reste pas mal.
07:01Oui, mais demain, l'Arabie Saoudite, c'est même profil.
07:02Ça va être tout le monde derrière, ça va être le béton,
07:06ça va être le même profil de match que les Espagnols ont l'habitude de faire,
07:10qui peut devenir très chiant.
07:13Ils feront rien d'autre, les Salukas de Saoudite.
07:15L'Arabie Saoudite n'est pas moins forte que le Cap Vert, c'est ça que tu veux dire ?
07:16Oui, ils vont faire le même genre de match.
07:19Ils vont essayer de les avoir de la même façon.
07:21Après, le Cap Vert, ils ont essayé de jouer.
07:22Pour moi, le Cap Vert est meilleur que l'Arabie Saoudite, au passage.
07:25Oui, mais ils vont faire la même chose.
07:27Après, il faudra aussi que Luiz De La Fuente,
07:29ils fassent des meilleurs choix pendant le match.
07:30Parce que moi, je ne comprends pas comment,
07:32alors on avait déjà parlé de la composition de départ,
07:34mais je ne comprends pas comment tu joues face à un bloc bas.
07:36Tu as un seul neuf qui joue en pivot, on va dire,
07:40ou qui peut jouer en point d'appui, qui est Borja Eglésias.
07:42Tu ne le fais même pas rentrer.
07:44Donc, quel est l'intérêt de prendre Borja Eglésias
07:46si tu ne le fais pas rentrer dans un match face au Cap Vert
07:48où tu n'arrives pas à marquer, et tu joues face à un bloc bas
07:51et qui peut te mettre une tête ?
07:52C'est quand même surprenant.
07:53Il y a eu plusieurs choix qui étaient surprenants
07:55dès la compo de départ, ensuite dans l'analyse du match,
07:57où il a beaucoup tardé à faire des changements.
07:59Et j'espère aussi pour les Espagnols
08:00que Luis de la Fuente a appris de ce match,
08:03parce que c'est aussi un sélectionneur
08:04qui fait sa première Coupe du Monde
08:05et qui peut apprendre comme tous les autres.
08:07Et j'espère qu'il a appris de ce match
08:08et qu'il fera des changements différents
08:09et des choix différents dans sa composition de départ aussi.
08:11C'est parti !
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