00:00Maxime Chano est là et Edgar Grelo nous rejoint. Edgar Grelo qui suit l'équipe d'Espagne qui
00:03demain joue face à l'Arabie Saoudite. Salut Edgar. Salut Gilbert, salut tout le monde.
00:08Salut Edgar. Conférence de presse de veille de match aujourd'hui. Et l'Espagne, alors il y a un
00:16problème en Espagne, c'est qu'en fait on ne marque plus de but. Depuis 289 minutes en Coupe du
00:21Monde,
00:21l'Espagne n'a pas marqué. C'est incroyable. C'est vrai que c'est dingue. Non mais au delà
00:26de ça,
00:26au delà de ce problème là. Mais on en avait parlé la dernière fois, ils ont gagné trois matchs depuis
00:322010 en Coupe du Monde. Trois matchs depuis 2010 face à l'Australie, à l'Iran et au Costa Rica.
00:38Donc il
00:39va falloir réactiver la machine au bout d'un moment. Demain c'est l'Arabie Saoudite. Si là ils n
00:42'y arrivent
00:42pas demain, on va commencer à sérieusement t'inquiéter. Si tu n'y arrives pas demain, déjà tu
00:46commences à t'inquiéter par rapport aux derniers matchs parce qu'il faut rappeler que leur dernier
00:50match de poule, c'est l'Uruguay. Donc on pensait qu'ils allaient monter tranquillement en puissance,
00:56battre le Cap Vert, après jouer l'Arabie Saoudite, après jouer l'Uruguay. Et là tout de suite,
01:00ils se retrouvent dans une situation un petit peu différente. Alors tu le disais, on a vu,
01:05on était en conférence de presse tout à l'heure, en zone mixte aussi, zone d'interview avec les
01:08joueurs. Et on a pu échanger notamment avec Emeric Laporte en français. Et ce qu'il nous disait,
01:13c'est qu'il n'y avait aucune inquiétude et qu'il ne fallait surtout pas revoir les plans de
01:18départ
01:18côté espagnol. Écoutez. Le Cap Vert, on a essayé de jouer notre football, celui qu'on a toujours joué. On
01:23n'a pas eu
01:23de réussite dans les cages. C'est ce qui nous a perturbé. Il faut essayer de continuer jusqu'au bout,
01:29de marquer ce but qui nous aiderait pour justement développer notre jeu. Ce qu'il nous disait aussi,
01:36c'est qu'il faut surtout rien changer parce que ça, ce serait une erreur. Par contre, Luis De La
01:41Fuente a
01:42avoué, à force qu'on lui pose la question quand même, que les joueurs étaient atteints quelque part.
01:48Alors atteints pas dans un sens négatif, mais en tout cas qu'ils avaient lu et qu'ils étaient conscients
01:51de toutes les critiques qu'il y avait pu avoir en Espagne ces derniers jours parce qu'en Espagne ils
01:57ont été
01:57très critiqués après le premier match. Et lui, il avoue quand même que c'est une motivation supplémentaire pour les
02:03joueurs.
02:07On est honnête, si on avait gagné 2 ou 3-0 en faisant exactement la même chose, vos analyses d
02:12'après-match
02:12auraient été différentes, mais pas la nôtre. Bien sûr, nous devons gagner, mais il n'y a rien de dramatique
02:17et nous ne nous sentons pas submergés. C'est une équipe de compétiteurs et elle a été piquée au vif.
02:21Parfois, la critique motive beaucoup. Les joueurs sont très piqués dans leur orgueil et je suis sûr que demain,
02:26notre visage sera très différent.
02:28Et c'est sûr que demain, la carte sera totalement différente.
02:33On reste confiants, mais quand même, ils sont piqués.
02:35Mais ça, c'est le débat qu'on a eu mille fois quand on parlait du PSG de Louis-Henriquet
02:39et les fameuses théories
02:40de le collectif, le collectif, le collectif. Oui, bien sûr, le collectif, le jeu collectif, l'analyse du résultat ou
02:45du jeu.
02:46Oui, bien sûr, mais ce que je répète sans arrêt, oui, quand il manque les individualités pour mettre le ballon
02:51au fond,
02:52la différence, tu as du mal à la faire. Et l'Espagne, ils ont fait un match remarquable.
02:56Le collectif, il est super. Ça tourne, c'est magnifique et tout, mais ce sera mieux quand tu auras Lamina
03:02Malle,
03:02quand tu auras Nico Williams pour percuter sur le côté, s'il retrouve son niveau de 2024,
03:07parce qu'on ne peut pas dire que derrière, ça a toujours été fantastique dans son club.
03:11Mais oui, à un moment, il faut mettre le ballon dedans. Oui, il faut des gars qui subliment le collectif.
03:16Et l'individualité dans le foot, c'est ce qui a toujours fait la différence.
03:19La base collective, elle est parfaite, mais Edgar nous a donné les chiffres.
03:22Tu regardes l'Espagne depuis 2010 et même à l'époque, en 2010,
03:25quand ils ont gagné la Coupe du Monde et qu'ils ont enchaîné avec l'Euro derrière.
03:28Mais 2010, regarde le nombre de buts qu'ils mettaient à ce moment-là.
03:30Ils n'ont pas énormément marqué.
03:31C'était toujours un zéro, les victoires.
03:34Ça a été beaucoup plus champagne en 2012.
03:39On a beaucoup, beaucoup, beaucoup oublié qu'en 2012, aussi, la finale qui a marqué les esprits.
03:45Souvent, tu as un match qui marque beaucoup les esprits,
03:47un peu comme d'ailleurs quand on parle du PSG de la campagne 2025 avec le 5-0 en finale.
03:51On avait eu tendance à oublier que parfois aussi, ça avait été peut-être un peu plus dur dans les
03:56matchs d'avant.
03:57Et la finale, elle s'était jouée en grande partie à 11 contre 10 aussi en 2012.
04:01Bon, bref, on ne va pas refaire toute l'histoire,
04:03mais derrière, ça a été très compliqué pour l'Espagne dans les compétitions internationales.
04:06Le jeu collectif, il était toujours nickel.
04:08Ça dominait, ça faisait du jeu.
04:10Tu avais toujours l'impression qu'ils avaient plus d'occasion, qu'ils méritaient largement de gagner.
04:13Oui, OK, c'est super.
04:13Mais il te faut toujours des mecs pour mettre le ballon au fond,
04:16pour faire les différences, dribbler sur le côté, réussir le bon centre, mettre au fond, tout ça.
04:20Donc, il ne faut jamais oublier que le collectif seul, ce n'est pas suffisant,
04:23comme les individualités seules ne suffisent pas non plus.
04:25L'équipe d'Espagne, handballeuse, on va dire.
04:28C'est vrai que moi, je l'ai souvent critiqué dans l'after et dans les grandes compètes.
04:32Mais la différence quand même, c'est que là, tu les as.
04:35Je ne vais parler que d'Yamal.
04:36Il existe en tout cas, ce factor X.
04:38C'est-à-dire que la France, par exemple, dans l'euro, elle a été victime de ce factor X.
04:42C'était un match qui pouvait bloquer l'Espagne et qui pouvait s'avérer catastrophique,
04:46alors que la France n'était pas du tout brillante.
04:48On parle de 2024.
04:48Oui, 2024.
04:49Bien sûr, il y a un monde où la France, en étant dominée tout le long,
04:51ils prennent le match quand même.
04:53Donc, en fait, le seul truc, c'est qu'il n'y a pas que lui, d'ailleurs.
04:57Il y a Nico Jackson, mais quand même, il y a Mal.
04:59Tu l'as.
05:00Il possède.
05:01Ça n'a pas toujours été le cas à ce point, on va dire.
05:03Ah ben là, oui, il faut qu'il soit là.
05:04Donc, il faut qu'il soit là, il faut qu'il se remette, c'est une compète longue.
05:07Voilà, c'est pour ça qu'il n'y a pas de panique, entre guillemets,
05:10même par rapport au stade que dans Edgar.
05:12Mais il n'y a pas de panique.
05:13Mais voilà, effectivement, c'est sans doute ce genre de joueur qui va débloquer la situation.
05:18Par rapport à la Miniamal, petit point juste sur son état de santé.
05:22Il est de retour, effectivement.
05:23Il a joué, évidemment, un petit bout de match face au Cap-Vert.
05:26On ne sait pas encore s'il sera titulaire demain.
05:28Et lui a assuré qu'il n'allait pas jouer 90 minutes, quoi qu'il arrive.
05:31Donc, est-ce qu'il va jouer 60 minutes, 45, 30, on ne sait pas.
05:34C'est sûr que Nico Williams est un peu plus avancé que lui,
05:37même si la presse espagnole avance que c'est plutôt la Miniamal
05:46qui est proche d'être titulaire que Nico Williams.
05:48Ce sera à suivre.
05:49Par contre, l'inquiétude, elle est plutôt pour Victor Munoz.
05:52Vous allez me dire, on s'en fiche de Victor Munoz.
05:54Mais non, parce que c'est l'élit remplaçant numéro 1, on va dire,
05:58en termes de profil.
05:59Et lui, pour l'instant, il n'est pas apte encore vraiment à jouer.
06:02Et ça, c'est une inquiétude, surtout quand Yérémy Pinot,
06:04ton autre ailier, visiblement, il n'a pas la confiance de De La Fuente
06:06puisqu'il n'est même pas rentré en jeu sur le premier match
06:09alors que tu avais trois autres ailiers qui étaient blessés.
06:11Donc, il y a une vraie question sur l'aptitude physique des ailiers dans cette équipe.
06:15Moi, ce que je constate, c'est qu'à chaque fois qu'une équipe se positionne
06:17en tant qu'ultra-favorite, ça ne fonctionne pas vraiment bien.
06:21Et ça a été le cas avec les Espagnols.
06:22Et là, j'ai envie de donner du crédit à Deschamps
06:25qui essaie justement de dédramatiser et d'envoyer la pression sur les autres équipes,
06:29même si la France est aussi l'ultra-favorite, à mon humble avis.
06:32La France, ils sont largement dans les favoris.
06:33Exactement, mais tu vois comment se positionner les Espagnols.
06:36Et en fait, dès qu'il y a une contre-performance, on leur tombe dessus.
06:39Moi, je ne suis pas trop inquiet pour ces Espagnols
06:41et particulièrement par rapport à ce que vous avez dit et ce que Daniel a dit.
06:43C'est-à-dire que quand Yamal va revenir et éventuellement Nico Williams,
06:47je pense que ça va être une équipe qui sera complètement différente,
06:49qui va avoir énormément d'explosivité sur le côté, de la profondeur
06:52et puis surtout beaucoup de talent.
06:54Et puis, ils sont dans un groupe qui, normalement, sont relativement abordables.
06:58Je veux dire, l'Arabie Saoudite, même si l'Uruguet, ça reste pas mal.
07:01Oui, mais demain, l'Arabie Saoudite, c'est même profil.
07:02Ça va être tout le monde derrière, ça va être le béton,
07:06ça va être le même profil de match que les Espagnols ont l'habitude de faire,
07:10qui peut devenir très chiant.
07:13Ils feront rien d'autre, les Salukas de Saoudite.
07:15L'Arabie Saoudite n'est pas moins forte que le Cap Vert, c'est ça que tu veux dire ?
07:16Oui, ils vont faire le même genre de match.
07:19Ils vont essayer de les avoir de la même façon.
07:21Après, le Cap Vert, ils ont essayé de jouer.
07:22Pour moi, le Cap Vert est meilleur que l'Arabie Saoudite, au passage.
07:25Oui, mais ils vont faire la même chose.
07:27Après, il faudra aussi que Luiz De La Fuente,
07:29ils fassent des meilleurs choix pendant le match.
07:30Parce que moi, je ne comprends pas comment,
07:32alors on avait déjà parlé de la composition de départ,
07:34mais je ne comprends pas comment tu joues face à un bloc bas.
07:36Tu as un seul neuf qui joue en pivot, on va dire,
07:40ou qui peut jouer en point d'appui, qui est Borja Eglésias.
07:42Tu ne le fais même pas rentrer.
07:44Donc, quel est l'intérêt de prendre Borja Eglésias
07:46si tu ne le fais pas rentrer dans un match face au Cap Vert
07:48où tu n'arrives pas à marquer, et tu joues face à un bloc bas
07:51et qui peut te mettre une tête ?
07:52C'est quand même surprenant.
07:53Il y a eu plusieurs choix qui étaient surprenants
07:55dès la compo de départ, ensuite dans l'analyse du match,
07:57où il a beaucoup tardé à faire des changements.
07:59Et j'espère aussi pour les Espagnols
08:00que Luis de la Fuente a appris de ce match,
08:03parce que c'est aussi un sélectionneur
08:04qui fait sa première Coupe du Monde
08:05et qui peut apprendre comme tous les autres.
08:07Et j'espère qu'il a appris de ce match
08:08et qu'il fera des changements différents
08:09et des choix différents dans sa composition de départ aussi.
08:11C'est parti !
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