00:00Il y a des prédateurs, il y a des proies.
00:03Et je suis allé en Pologne, en Ukraine,
00:06demain, après-demain, lundi, je serai en Espagne
00:09pour encourager notre ami,
00:11qui j'espère succédera à M. Sanchez dans quelques mois,
00:16vraiment, et qui sera président du Conseil.
00:18Mais ce que je veux vous dire là,
00:19c'est qu'aujourd'hui, il y a un énorme paradoxe aussi.
00:24Jamais le monde a été aussi menaçant.
00:26Et pour autant, jamais la France
00:29n'ait été dans une telle situation de fragilité.
00:34Avoir une vision en matière de politique étrangère,
00:38de politique internationale,
00:40c'est de revenir à ce qui a fait les fondamentaux du gaullisme.
00:43Parce que oui, nous sommes dans un moment gaullien,
00:45je l'ai écrit il y a plusieurs mois,
00:46nous sommes dans un moment gaullien.
00:48Et la politique internationale, c'est comme la politique intérieure.
00:52Le général de Gaulle nous a appris à ne pas distinguer.
00:55Politique intérieure, politique extérieure,
00:58c'est exactement la même chose.
01:01Parce que quand vous êtes faible chez soi,
01:03quand vous ne tenez plus vos comptes,
01:04vous ne tenez plus la rue,
01:06quand tout vous échappe,
01:07comment voulez-vous que votre voix puisse peser en Europe,
01:11qu'elle puisse peser dans le monde ?
01:12Un président de la République qui ne tient pas une ligne
01:15ne peut pas tenir une vision,
01:17ne peut pas être crédible.
01:18Un pays qui ne tient pas ses comptes,
01:21cher Jean-François,
01:23est un pays qui ne peut pas tenir non plus son rang.
01:27C'est notre leçon.
01:28Et cette vision que je développerai,
01:31elle est toute simple.
01:32Si nous ne voulons pas demain subir les désordres du monde,
01:35il va falloir remettre de l'ordre
01:37chez nous, dans nos affaires.
01:39La politique étrangère française,
01:42elle ne commence pas à Washington, à Pékin,
01:45ou même je ne sais où.
01:47Elle commence ici, dans nos rues,
01:50dans nos comptes, dans nos écoles.
01:52C'est ma conviction.
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