- il y a 6 semaines
Chaque week-end, Anne Seften et Dominique Tenza vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On va regarder ce qui s'est passé avant de poursuivre ce débat en plateau,
00:02ce qui s'est passé tout au long de la journée puisque toutes nos équipes étaient sur le terrain.
00:06Regardez ce sujet avec ces images compilées et commentées par Pierre Desmit.
00:12C'est au petit matin que ces couvreurs ont débuté leur chantier.
00:15Plus de 36 degrés prévus cet après-midi dans les échafaudages de Tours.
00:19Et pour manier certains matériaux, mieux vaut organiser sa journée.
00:23On fait des postes fraîcheurs, on boit beaucoup d'eau.
00:25On a commencé à 5h30 pour terminer vers midi et demi.
00:28Avec les chaleurs, c'est compliqué.
00:30L'après-midi, c'est pas tenuble, l'ardoise est trop chaude.
00:32Même pour nous, c'est compliqué.
00:34Ça peut monter à 60-70 degrés en plein soleil.
00:37Une canicule qui pourrait dépasser celle de 2003 en intensité.
00:41La température moyenne du pays avait alors atteint les 29,4 degrés Celsius le 5 août 2003
00:46contre 29,8 degrés Celsius selon les projections de Météo France sur la journée de lundi.
00:53Alors en prévision de cette chaleur exceptionnelle,
00:55les écoles aussi doivent s'adapter et optimiser le temps scolaire,
00:58à défaut de maîtriser le climat.
01:00À ce jour, pour lundi, on a 784 écoles et collèges
01:06qui ont décidé soit d'être fermées pour 150 d'entre eux,
01:11soit d'aménager leurs horaires, c'est-à-dire d'être ouverts le matin,
01:13mais fermés l'après-midi par exemple, pour le reste.
01:16Le milieu scolaire souffre, tout comme le système de santé,
01:19habitué à une saturation rapide en cette période de l'année.
01:21À l'hôpital Cochin, les lits sont prêts, tout comme cette baignoire.
01:25On met les glaçons et on installe le patient pour le refroidir de manière plus efficace.
01:30Au-delà même du coup de chaleur, ce que va entraîner cette canicule
01:33et ce qu'on redoute, c'est une décompensation de maladies chroniques.
01:37Et donc ça, c'est le cœur de métier évidemment de l'hôpital
01:39et qui ne nécessite pas de traitement particulier de la chaleur,
01:43mais des conséquences qu'elle a eues sur, en particulier,
01:45les patients les plus vulnérables, les patients âgés
01:47ou les patients qui sont porteurs de maladies chroniques.
01:50Météo France a d'ores et déjà prévenu que l'intensification attendue de la canicule en France
01:55pourrait se traduire par la mise en place du plus haut niveau d'alerte dans plusieurs départements.
01:59Les dernières prévisions laissent envisager une aggravation du niveau de vigilance dès dimanche
02:04avec davantage de départements concernés par le niveau orange
02:08et d'autres qui pourraient basculer au niveau rouge.
02:11Si cette vague de chaleur s'annonce comme l'une des plus marquantes de l'histoire française par son intensité,
02:16les prévisionnistes restent prudents quant à sa durée, qui demeure pour l'instant difficile à évaluer.
02:21Anthony, il a fait très chaud, évidemment, aujourd'hui.
02:24Il va continuer de faire très chaud tout le week-end,
02:25mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend en début de semaine prochaine.
02:30Il y a des modèles météo ce soir qui sont, disons-le, très inquiétants.
02:34Et même presque irréels pour un mois de juin.
02:36On va évidemment y revenir.
02:38Très rapidement, aujourd'hui, on a battu 24 records de chaleur.
02:41On ne va évidemment pas tout le dire.
02:42Je vous en donne simplement un.
02:4535,7 degrés à Londres.
02:47Ça paraît peu quand on a, par exemple, relevé aujourd'hui 40,4 degrés, notamment dans l'Indre.
02:52Mais ce n'est qu'un début parce que, regardez, justement, vous découvrez donc à l'écran
02:56un modèle parmi plusieurs, effectivement, en météorologie.
03:00Les météorologues s'appuient sur plusieurs modèles.
03:02Celui que vous avez à l'écran, c'est le modèle GFS.
03:05C'est le modèle américain.
03:06Alors, ce modèle, il a parfois tendance à surchauffer,
03:10c'est-à-dire à surestimer un petit peu les températures.
03:13Pourquoi ? Parce que c'est un modèle d'échelle mondiale
03:15et qui prend moins facilement en compte le relief complexe qu'on a sur notre pays.
03:20Et ce relief, évidemment, il influence les températures.
03:23Donc là, pardon, ce qu'on voit, pour bien, parce que c'est des petits chiffres,
03:25mais on voit 43, par exemple, en Aquitaine, c'est ça ?
03:28Ça, ce sont justement les fameuses températures qui pourraient parfois être un petit peu surchauffées.
03:32Et ça pourrait atteindre 45, selon ce modèle, c'est ça ?
03:34On a effectivement regardé au moins 42 degrés.
03:37Alors, c'est en blanc.
03:38Le code couleur est un petit peu contre-intuitif.
03:40Mais plus c'est blanc, plus c'est chaud.
03:41Et donc, vous le voyez notamment sur la façade ouest,
03:44de la Nouvelle-Aquitaine jusqu'à la Loire-Atlantique,
03:47on a des températures prévues par ce modèle à 42, 43 degrés.
03:54Ça reste effectivement un modèle.
03:55On en a un deuxième à vous montrer.
03:57Ça, c'est le modèle plus fiable, le modèle Icone.
04:00Pourquoi ce modèle, il est plus fiable ?
04:02Parce que lui, justement, il prend en considération l'effet des reliefs sur nos températures.
04:07Et donc, ce modèle, on le considère effectivement, au niveau des températures, comme relativement fiable.
04:12Eh bien, vous le voyez, c'est entièrement blanc.
04:15Ça veut dire que nous atteignons des températures sur ces régions qui sont en blanc,
04:19au moins de 41, 42 degrés.
04:22Mais j'attire votre attention.
04:23Ce que je vois, c'est 44 sur un point.
04:25Exactement, vous venez de le relever, Dominique.
04:27C'est alors près de Limoges, près de Poitiers, on a un 44 degrés.
04:32C'est donc bien plus que ce que l'on anticipait il y a à peine quelques heures.
04:37Donc, vous vous rendez compte à quel point, justement, la situation évolue.
04:41Et malheureusement, pas dans le bon sens.
04:43Je précise simplement une chose.
04:45Ce sont des modèles.
04:46Nous sommes encore un petit peu loin.
04:47On est à plus de trois jours.
04:49Donc, ça aura le temps de bouger.
04:50Ces modèles sont mis à jour quatre fois par jour.
04:52Mais en tout cas, vous le voyez, pour l'instant, deux modèles affirment que mardi,
04:56nous connaîtrons, sur une très large partie du territoire,
04:59pour plus de 9 millions de personnes, des températures au-delà des 42 degrés.
05:04Au-delà des 42.
05:05Et je lisais, Gaëlle, aussi hier, qu'on atteignait à Paris les mêmes températures,
05:10pendant ces épisodes de chaleur, qu'on avait à un moment donné à Montpellier dans les années 80.
05:14Oui, on parle vraiment de tropicalisation de notre climat.
05:17Et cela, ça amène d'autres phénomènes.
05:20Alors, évidemment, des températures auxquelles on n'était pas habitué sous des latitudes aussi méridionales.
05:27Donc là, au nord, septentrionales, pardon, plutôt au nord.
05:31Et en plus, avec ces températures-là, qui ne nous frappent pas uniquement l'été.
05:37On est dans l'émotion aujourd'hui, parce que c'est difficile physiologiquement.
05:40Mais il faut imaginer aussi que nos hivers sont trop chauds et qu'on a des moustiques, on a des
05:45insectes, des insectes xylophages,
05:47qui ne survivaient pas à des hivers sous nos latitudes parisiennes.
05:51L'ARS...
05:51Vous confirmez que je me suis fait piquer trois fois cet hiver ?
05:53L'Agence régionale de santé d'Île-de-France, en vigilance sur l'Aides albopicus, l'Aides égyptie, jusqu'au
06:00mois de novembre.
06:00Donc c'est dire à quel point, oui, non seulement l'été, on arrive à ces températures que l'on
06:06a plus au sud,
06:07mais en plus l'hiver, on a malheureusement ces conséquences aussi.
06:10Bruno Megarban, rappelons que ces températures prévues, elles le seront à l'ombre.
06:15À l'ombre, évidemment.
06:17On imagine, ce sont des températures prévues, ce ne sont pas non plus des ressentis.
06:20On imagine que les organismes vont être mis à très rude épreuve.
06:24Quelles sont les priorités, les publics prioritaires, et quels sont les premiers signes qui doivent nous alarmer,
06:30puisqu'il va falloir faire attention à tous ceux qui nous entourent ?
06:32On va dire, lorsque la température extérieure augmente au-dessus de celle du corps,
06:36donc de 37 degrés, le corps doit faire un effort pour se débarrasser de l'excès de chaleur
06:41qui est produit à l'occasion, par exemple, d'un effort.
06:44Et donc, effectivement, tout cet effort qu'il doit faire,
06:49si on est jeune, en bonne santé, on peut le faire facilement.
06:52À 44-45 degrés, on peut le supporter ?
06:55On peut le supporter, évidemment, parce qu'on va adapter son activité.
06:57Mais pendant combien de temps ? Est-ce qu'il y a un seuil au-delà duquel on ne peut
07:01plus le supporter ?
07:02En fait, quelle que soit la température extérieure,
07:04le corps doit maintenir absolument sa température à 37.
07:08Mais évidemment, plus la température extérieure est élevée,
07:10et plus l'effort à faire est plus important.
07:13Et effectivement, à un moment, le corps ne peut plus le faire.
07:16Ce, d'autant plus que la personne est fragile, âgée,
07:19ne sait pas adapter son mode de vie à consommer de l'alcool ou des médicaments.
07:24À ce moment-là, cette adaptation ne se fait pas.
07:26Et aussitôt, la température du corps va suivre la température extérieure.
07:30Et donc, on va avoir sa température corporelle montée au-delà de 40.
07:33Et effectivement, là, lorsque la température interne du corps est au-delà de certains chiffres,
07:39la durée de survie est limitée.
07:41Par exemple, à 43 degrés, vous pouvez survivre.
07:4443 degrés de température corporelle, vous pouvez survivre 8 heures.
07:48À 46 degrés, une minute.
07:49On va partir à Toulouse.
07:5046 degrés, une minute.
07:51On va partir à Toulouse parce qu'entre la fête de la musique, évidemment, dimanche,
07:55qui pour l'instant est maintenue, et cette canicule qui s'aggrave,
07:57vous l'aurez compris, de jour en jour, voire d'heure en heure,
08:00le SAMU Alexandre Noisette s'attend à un week-end compliqué et bien chargé.
08:07C'est ça, nous sommes au centre de réception des appels du SAMU de Haute-Garonne.
08:14Et ici, les téléphones n'arrêtent pas de sonner depuis le début de la journée.
08:18Je suis avec Vincent Boune, professeur et directeur du SAMU 31.
08:21Bonsoir.
08:22Est-ce que vous avez observé une recrudescence des appels depuis le début de cet épisode de canicule ?
08:28Alors, on peut dire, effectivement, c'est vraiment une correction pour nous.
08:32Une journée normale, on a à peu près 1000 dossiers.
08:34Là, il n'est pas encore minuit, on est à 1400 dossiers, on va atteindre 1500 dossiers.
08:38Donc, vous voyez, c'est vraiment une très, très grosse augmentation.
08:40On n'est plus sur une augmentation de 50% des dossiers, très largement liée à la chaleur.
08:45Est-ce que vous pouvez m'expliquer, à partir du moment où vous recevez l'appel,
08:49qu'est-ce qu'il se passe ensuite ?
08:51Alors, l'idée, il y a des choses qui sont importantes quand on appelle le SAMU.
08:55D'abord, qui on est, pourquoi on appelle et où on est.
08:57Très important, parce que si on envoyait des secours, bien sûr, il faut savoir, évidemment, où on les envoie.
09:02Ensuite, ce qui est important pour nous, c'est la gravité.
09:04Donc, on a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui nous appelaient pour des phénomènes liés à la chaleur aujourd
09:09'hui.
09:09Des sportifs, malheureusement, les compétitions sportives n'ont pas été annulées, c'est dommage.
09:13Mais vraiment, des gens qui ont des gros coups de chaud liés à la chaleur.
09:16Des travailleurs.
09:17Et là, surtout en soirée, des personnes âgées qui se retrouvent à ne plus pouvoir supporter les pics caniculaires,
09:24à s'étouffer, à nous appeler parce que vraiment, elles sont soit en détresse respiratoire, soit vraiment en déshydratation importante.
09:32Et enfin, très rapidement, quels sont les bons réflexes à adopter en cette période ?
09:37Alors, par ajouter du mal au mal, effectivement.
09:40Donc, moi, vraiment, je recommande déjà éviter pour les jeunes, si possible, les compétitions sportives en plein air,
09:46les efforts prolongés en plein air, le bricolage sur les toits, ce n'est pas le moment.
09:50Il faut faire ça quand la température baisse.
09:53Et puis après, des choses de bon sens, être attentif à ses aînés, très important.
09:56Aller les voir, proposer de l'eau, mettre en place des ventilateurs et bien sûr aérer la nuit.
10:02Des choses très simples, en fait, mais qui éviteraient beaucoup d'engorgements aux urgences
10:05parce que derrière le SAMU, il y a les urgences.
10:07Là, vous voyez, on est sur des taux d'occupation des urgences de 200%.
10:10Ça veut dire qu'il y a autant de patients dans les couloirs que dans les boxes.
10:13Et ça augure d'un été très, très compliqué.
10:17Merci beaucoup et bon courage pour cette fin de soirée.
10:20Des épisodes de forte chaleur qui deviennent de plus en plus récurrents
10:23et qui obligent les services de secours à se préparer davantage face à ces canicules
10:27et les conséquences du changement climatique.
10:30Alexandre Doisette en direct de Toulouse avec Clément Lopez.
10:34Colonel Jérôme Boulanger, je rappelle que vous êtes porte-parole de la sécurité civile.
10:37C'est vrai qu'il y a des petites polémiques qui montrent.
10:38Est-ce qu'il aurait fallu, par exemple, annuler toutes les manifestations sportives ?
10:42C'est vrai qu'on a vu qu'on est tous logés à la même enseigne.
10:45Il y a ce sportif qui a fait sa course sur une piste d'athlétisme,
10:48qui a 30 ans, qui est décédé et qui avait commencé à s'entraîner dès le matin.
10:52Est-ce que vous vous dites qu'on devrait quand même, pendant un certain temps,
10:54le temps de la canicule, arrêter toute manifestation sportive ?
10:58L'avantage qu'on a en France, c'est qu'on a des territoires qui sont bien organisés,
11:03avec des services de l'État qui sont bien organisés, qui anticipent.
11:07Alors, on ne les voit pas toujours travailler, mais je peux vous garantir,
11:10pour les côtoyer au quotidien, qu'ils travaillent, qu'ils anticipent, qu'ils préparent.
11:16Si nous passons en vigilance canicule rouge...
11:19Ce qui pourrait être le cas demain, Eleonore, c'est ça ?
11:21Les préfets seront dans l'obligation de déclencher ce qu'on appelle le centre opérationnel départemental.
11:27C'est une cellule de crise départementale, qui permettra justement,
11:32outre d'avoir autour de la table tous les spécialistes, tous les services de l'État
11:36qui pourront aider l'autorité à prendre des bonnes décisions,
11:39mais permettront aussi de donner des infos aux populations, au plus près des réalités de terrain,
11:46et de prendre des décisions éventuelles quant à l'annulation ou au maintien,
11:51en relation avec les organisateurs, d'un certain nombre d'événements.
11:55Ce qui est bien, c'est que c'est le territoire, sous l'autorité des maires,
11:59qui joue un rôle important, on l'a vu là sur Douai,
12:03les préfets qui, au plus près du terrain, avec les spécialistes locaux,
12:08les services de l'État locaux,
12:10prendront des décisions au cas par cas, en fonction des situations.
12:13On risque de passer, effectivement, on va passer, même, Eleonore, en alerte rouge,
12:18puisque là, 60 départements sont en alerte orange.
12:20Une grande partie de la France va sans doute basculer en alerte rouge dès ?
12:23Alors, ce serait annoncé demain pour dimanche.
12:26Disons que c'est très fortement pressenti.
12:29Après, c'est vraiment une procédure très particulière,
12:31donc on saura demain pour après-demain.
12:32À partir de dimanche, dont Paris, notamment.
12:35On va retrouver Frédéric Fernandez à Paris,
12:39où la ville se prépare, la ville a déjà très chaud,
12:41et la capitale se prépare donc à passer en alerte rouge.
12:44Les parcs, notamment, ont été, à partir d'aujourd'hui, ouverts 24h sur 24.
12:50Effectivement, c'est une annonce faite par Emmanuel Grégoire aujourd'hui.
12:53Les parcs et jardins de la capitale, il y en a 550.
12:55Ils vont être ouverts donc 24h sur 24, jour et nuit,
12:58parce qu'il faut dire que la température est encore très élevée.
13:01Il est quasiment 23h.
13:02Il fait encore 28 degrés à Paris.
13:04L'ambiance est particulièrement étouffante.
13:06Alors, vous le voyez sur ces images, bien sûr, de Victor Lerenard.
13:08Il y a beaucoup de monde dans les parcs et jardins.
13:10Et puis, il y a tous ces parisiens qui ont du mal à supporter la chaleur chez eux.
13:14C'est votre cas.
13:15Emma, bonsoir.
13:15Racontez-nous, c'était indispensable ce soir de venir trouver un coin de fraîcheur.
13:19Ça, c'est sûr, parce que mon appartement est à 18 mètres carrés.
13:23J'ai mes deux amis qui me rendent visite.
13:25Et donc, dans l'appartement qui est sur le cinquième étage,
13:29ce n'est pas possible ce soir.
13:30Ça, c'est sûr.
13:31Donc, on va passer, peut-être pas toute la nuit d'ailleurs,
13:34mais on va quand même rester un peu de temps.
13:37Il fait, je crois, beaucoup moins chaud en ce moment dans le parc chez moi.
13:41Donc, vraiment, toutes les astuces sont bonnes.
13:42On se dit que là, sur la pelouse, il fait quelques degrés de moins
13:45et c'est la bonne solution.
13:47Oui, je dirais que maintenant, en fait, c'est sympa dans le parc.
13:51Surtout maintenant qu'il n'y a plus de soleil, il fait en fait, ça va.
13:55Bon, on a bien compris.
13:57Merci beaucoup.
13:57On vous souhaite bon courage pour cette nuit.
13:59Mais vous l'avez compris, des températures qui vont rester élevées
14:01demain matin au plus frais, il devrait faire 22 degrés à Paris.
14:05Demain après-midi, 34, 36 degrés.
14:07Et les températures vont rester très élevées,
14:08au moins jusqu'à mardi ou mercredi prochain.
14:10Et l'Île-de-France ou Paris pourraient peut-être passer en vigilance rouge
14:14dans les prochains jours.
14:15Merci Frédéric Fernandez, en direct du canal Saint-Martin à Paris.
14:20Ludovic Pingano, vous êtes consultant gestion de crise BFM TV, je le rappelle.
14:25Merci d'être avec nous.
14:25Est-ce qu'on est préparé à ce qui va arriver là, ces prévisions ?
14:28Alors, je ne dis pas catastrophiques, mais peut-être les pires depuis la canicule de 2003.
14:34Alors, je suis tenté de dire préparé, oui, puisqu'on a beaucoup appris
14:37depuis l'épisode de canicule de 2003, justement, qui avait fait, je vous le rappelle,
14:4115 000 morts en France.
14:43Et puis, on a eu bien d'autres épisodes de canicule depuis, notamment en juillet 2019.
14:48Donc, oui, on a appris.
14:49Et d'ailleurs, aujourd'hui, il existe ce fameux plan canicule
14:52qui permet à l'ensemble des services de se mobiliser,
14:55aux différents autorisés de se préparer et d'anticiper ces situations,
15:00à l'échelle de l'État, à l'échelle des préfectures sous l'autorité des préfets,
15:03mais également, et c'est important de le rappeler,
15:05à l'échelle des communes sous l'autorité des maires.
15:08Donc, oui, on s'y est préparé.
15:09Mais est-ce que nous y croyons tous ?
15:11Moi, j'entends encore régulièrement autour de moi des gens me dire
15:14« Non, mais bon, c'est canicule. Voilà, on parle de canicule.
15:17Il suffit de boire un peu d'eau. Il suffit de se mettre au frais.
15:19Et puis, il n'y a pas de problème. »
15:20Moi, je voudrais qu'on se souvienne de ce qui s'est passé en 2003.
15:23C'est-à-dire que, d'abord, on n'a rien vu.
15:25Absolument rien vu.
15:26Parce que, vous savez, ce sont ces phénomènes qui font que,
15:29oui, quand on a chaud une journée, ce n'est pas très grave.
15:31Et je pense que le docteur pourra le confirmer.
15:33Mais quand ça dure deux jours, trois jours, cinq jours, six jours,
15:35ce n'est plus du tout la même chose.
15:37Et puis, il faut se souvenir qu'en 2003, malheureusement,
15:39il y a des gens qu'on a retrouvés plusieurs semaines,
15:41voire plusieurs mois après, dans leur domicile,
15:44parce qu'on les avait simplement oubliés
15:46et que ces gens sont décédés suite à la chaleur.
15:49Donc ça, je crois que c'est vraiment quelque chose d'important,
15:50parce que c'est un problème individuel,
15:52mais c'est aussi un sujet collectif.
15:54Et ces gens-là, on ne les voit pas, on ne les entend pas
15:56et on doit s'en soucier.
15:57Jérôme Boulanger, vous êtes inquiet pour les jours qui viennent.
15:59On entendait tout à l'heure cet agent du SAMU
16:01qui nous parlait de 200% déjà d'occupation.
16:04Ludovic, je vous dis, on est prêt ?
16:06Je ne sais pas si on est vraiment prêt pour ce qui arrive.
16:09On est prêt dans la mesure où on est capable d'anticiper
16:13et de renforcer nos moyens de manière très réactive.
16:17Aujourd'hui, on a des prévisions Météo France qui sont fiables.
16:21Je vous le dis parce que sur la question du feu de forêt,
16:24on travaille tous les jours avec les prévisionnistes de Météo France
16:29de manière à pouvoir classer les régions en risque sévère,
16:33très sévère, de manière à pouvoir adapter nos moyens.
16:36Eh bien, on se fie sur ces mêmes précisions
16:38pour renforcer, par exemple, nos équipes de sapeurs-pompiers
16:41dans les casernes, dans tous les départements de France.
16:44Aujourd'hui, les 250 000 sapeurs-pompiers français sont mobilisés,
16:50bien sûr, pour répondre aux appels de secours.
16:54C'est vrai aussi pour tous les moyens de la sécurité civile.
16:57Et j'englobe là-dedans les secouristes des associations agrées
17:02de sécurité civile qui vont faire des maraudes dans les villes
17:05pour apporter de l'eau, de l'alimentation au sans domicile fixe,
17:10par exemple, qui vont aussi, parce qu'il y a des manifestations
17:14qui sont maintenues, qui vont être des secouristes
17:17sur les lieux de festivité, qui vont pouvoir apporter
17:21la première aide à des personnes qui seraient en détresse.
17:25Et puis, la solidarité aussi dans ces moments de crise,
17:28je crois qu'elle joue.
17:30On a parlé des personnes isolées.
17:32C'est important de savoir comment vont les personnes âgées,
17:37isolées, pour pouvoir leur donner des conseils,
17:39leur rendre visite, les réconforter.
17:41Et je pense que là-dessus, nous avons progressé.
17:43Alors, 28 degrés à Paris ce soir, 28 degrés également à Agen,
17:46où vous vous trouvez, Mathéo Rivière.
17:48Vous êtes avec des personnes qui ne peuvent pas,
17:50qui n'ont pas envie parce qu'il fait trop chaud,
17:52de rester chez elles, tout simplement.
17:56Oui, parce que c'est une nouvelle nuit tropicale ici à Agen.
17:59Des nuits très difficiles.
18:00On va justement aller leur demander.
18:02Je suis avec un groupe d'amis, avec Nando et ses amis.
18:04Bonsoir.
18:05Dites-nous, c'est des nuits difficiles.
18:07On essaye de fuir les appartements, c'est ça ?
18:10Exactement.
18:10On essaye de fuir pour essayer un peu de respirer,
18:12de prendre l'air.
18:13Parce que sinon, on étouffe à l'intérieur.
18:15C'est une fournaise.
18:16Ça fait effet de serre.
18:17On a le même son de cloche, juste à côté à gauche.
18:21On a des nuits très difficiles,
18:22où on est obligé de mettre des choses en place.
18:24Sinon, c'est impossible de tenir.
18:25Oui, c'est ça exactement.
18:27Je n'arrive pas à dormir, moi, avec la canicule.
18:28C'est assez chaud.
18:29Donc, j'essaie de mettre un ventilateur,
18:32avec une poutée d'eau fraîche.
18:33J'essaie de trouver des techniques
18:34pour essayer de mieux dormir à la nuit,
18:36parce que c'est compliqué.
18:37Mais oui, c'est très très chaud, quoi.
18:39Et peut-être, on a Marie qui nous disait tout à l'heure
18:42de vivre dans un appartement.
18:43Combien est-ce qu'il fait dans cet appartement ?
18:45Je pense que, de manière générale,
18:47on est autour des 30 degrés la nuit.
18:48C'est vrai que ça baisse un peu.
18:50Mais bon, ouvrir les fenêtres, etc.,
18:51le bruit de la ville, ce n'est pas toujours simple.
18:53Donc, on atteint vraiment des températures
18:56pas très agréables.
18:57Et oui, ça devient compliqué.
18:58Et à la longue, ça nous inquiète aussi.
19:00Merci, merci beaucoup.
19:02Et Marie qui a raison de s'inquiéter
19:03parce que ce pic est loin d'être passé.
19:05Il devrait faire 39 ici à Agen Dimanche.
Commentaires