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00:12Bonsoir à tous, ravi de vous retrouver dans Punchline sur CNews et sur Europe 1.
00:16On va vous parler de cet épisode de canicule, peut-être la journée la plus chaude jamais observée en début
00:21de semaine prochaine.
00:22Voilà ce que nous dit Météo France qui compare cette vague de chaleur à celle d'août 2003, la canicule
00:28qu'on avait connue ce jour-là.
00:30Et puis on reviendra sur une autre actualité qu'on a apprise il y a quelques instants.
00:33La justice administrative autorise finalement la tenue du concert de la France Insoumise lors de la fête de la musique.
00:40Ça sera dimanche, des aveux terribles pour la préfecture de police.
00:44LFI crie victoire, on en débattra dans quelques instants avec mes invités dans Punchline sur CNews et sur Europe.
01:01Mais avant de développer ces thèmes de l'actualité, on fait le point sur les informations avec Valérie Acknin.
01:07Bonsoir chère Valérie.
01:09Bonsoir Thomas et bonsoir à tous.
01:10A la une et à suivre sur Punchline, la canicule s'étend dans toute la France.
01:1560 départements sont en vigilance orange dès demain.
01:1841 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population, est concernée par cet épisode de chaleur nationale.
01:26Laurent Nunes prévient qu'une partie de la France pourrait passer en vigilance rouge ce dimanche
01:32avec des températures avoisinant les 30 degrés la nuit et les 40 degrés la journée.
01:38Sébastien Lecornu va activer dès demain le centre interministériel de crise du ministère de l'Intérieur.
01:44Météo France a communiqué.
01:46Le numéro d'urgence canicule, le 0800 06 66 66.
01:54Actualité internationale.
01:55Israël et le Hezbollah se sont mis d'accord sur un cessez-le-feu dans le cadre d'un accord
02:00négocié par le Qatar, les Etats-Unis et l'Iran.
02:03Information d'un diplomate du Golfe sous couvert d'anonymat en raison de la sensibilité du dossier.
02:09Selon lui, la trêve doit entrer en vigueur dans les prochaines heures.
02:12Dans ce contexte, l'Iran exige que tous les navires soumettent une demande de transit 48 heures à l'avance
02:19dans le détroit d'Hormuz.
02:20Annonce faite par l'autorité maritime iranienne, responsable de ce passage stratégique.
02:25Et ce, malgré sa réouverture suite au protocole d'accord irano-américain mettant fin à la guerre sur le réseau
02:32social X,
02:33l'autorité du détroit du Golfe, Persique, justifie sa décision en disant que cela permet d'éviter tout retard à
02:40l'entrée ou à la sortie.
02:42Et puis, on l'a appris en début d'après-midi.
02:44Un floron français des drones militaires a été la cible d'une tentative d'espionnage présumée au profit de la
02:52Russie.
02:52Un homme de 48 ans né en Biélorussie a été arrêté en train de filmer un prototype de drone d
02:59'une entreprise fournissant les armées françaises et ukrainiennes.
03:03Le parquet de Paris a confirmé sa mise en examen et son placement en détention provisoire.
03:08Pour terminer, une pensée pour notre confrère Christophe Glez, toujours détenu en Algérie.
03:14Je rappelle qu'il a été condamné à 7 ans de prison en décembre dernier.
03:17Il a renoncé à son pourvoi en cassation, ouvrant la voie à une possible grâce du président algérien.
03:24CNews et Europe 1 continuent de réclamer sa libération immédiate et sans condition.
03:31Merci. Je vous présente les invités qui nous accompagnent ce soir.
03:34Véronique Jacquet, bonsoir.
03:36Bonsoir également à Louis de Ragnel.
03:37Bonsoir Thomas.
03:38Bonsoir Marc Varnot.
03:39Bonsoir Jacques Morel, général de Jordan-Marie, ancien patron de la section de recherche de Versailles.
03:45L'actualité, c'est cette canicule, épisode de canicule quasiment inédit.
03:49Il faut remonter à 2003 visiblement pour avoir un élément de comparaison.
03:52C'est ce qu'indique Météo France.
03:54Alors je vous rappelle qu'en 2003, il y avait quand même eu 15 000 morts lors de cette canicule.
03:58Visiblement, on a fait du progrès depuis, mais ça veut dire qu'il va falloir être très vigilant.
04:02Cellule de crise activée demain par Sébastien Lecornu.
04:06Ça veut dire aussi que le gouvernement est à pied d'œuvre et veut éviter, Louis de Ragnel, d'avoir
04:11le même procès qui avait été intenté au gouvernement de l'époque en 2003.
04:15Les plus anciens d'entre vous se rappelleront de M. Matéi, ministre de la Santé, qui était en polo au
04:20JT de 20h et qui avait paru déconnecté par rapport à la gravité de la situation.
04:24Absolument. Et donc le mot d'ordre au sein du gouvernement, c'est on n'en fait jamais trop sur
04:28ce sujet.
04:29On ne nous reprochera jamais d'avoir trop fait pour éviter, pour sensibiliser et pour montrer qu'on veut éviter
04:34le plus possible les morts.
04:36Alors après, ça c'est vraiment de la communication politique pour l'instant.
04:39Ensuite, ce qui nous intéresse quand même, ce sont les solutions.
04:42Qu'est-ce que veut faire ? Quel est le plan du gouvernement pour que peut-être pas tout de
04:46suite, mais dans 5, 10, 15 ans, on soit plus confronté à ce type de problématiques
04:50et surtout qu'on vive avec ces vagues de chaleur.
04:54Pour moi, le vrai sujet, c'est qu'est-ce qui va changer pour que les enfants puissent continuer d
04:58'aller à l'école, à la crèche,
05:00que les gens puissent continuer de travailler, continuer de circuler et qu'on compose avec cette nouvelle donne.
05:05Dans quelques instants, je vais vous faire écouter.
05:07Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, vous verrez, il y a deux chemins possibles sur ce sujet-là.
05:11Il faut s'adapter. Je pense qu'il ne faut pas paniquer.
05:13On va prendre la direction des rues de Paris, voir comment les Parisiens supportent cet événement particulièrement douloureux,
05:20cette canicule avec Augustin Donadieu qui nous attend avec Florian Andoré.
05:25Vous êtes dans les rues de Paris depuis tout à l'heure, cher Augustin,
05:27et vous constatez que c'est compliqué à supporter pour les Parisiens et les touristes aussi qui sont présents, j
05:34'imagine.
05:36Oui, tout à fait, Thomas, bonjour.
05:38Alors, il y a ceux qui ont du mal à effectivement subir ces plus de 36 degrés ici dans la
05:42capitale,
05:43mais il y a ceux qui prennent du plaisir.
05:45C'est le cas de Patrick et ses amis qui ont organisé ici dans les rues du 15e arrondissement de
05:50Paris,
05:50à l'ombre des arbres, un tournoi de pétanques, en quelque sorte un choc des nations.
05:54Alors, vous avez des Libanais, des Pakistanais, des Tunisiens et des Français, bien sûr,
05:58qui jouent tous ensemble à l'ombre des cerisiers avec en toile de fond la Tour Eiffel.
06:04Le cadre est magnifique, on se croirait presque dans le sud, avec la Tour Eiffel en prime.
06:07Bonjour Patrick.
06:08Merci d'être avec nous en direct sur CNews.
06:10Ce tournoi de pétanques, vous l'organisez quasiment tous les jours, mais aujourd'hui c'est particulièrement difficile.
06:15Presque tous les jours, mais là, aujourd'hui, on est un peu sous la chaleur.
06:19C'est un peu plus difficile, donc on prend un peu plus notre temps.
06:23Mais oui, on est là tous les jours.
06:24Comment vous vous adaptez ? Vous nous dites que vous buvez beaucoup plus.
06:27Alors, on parle de l'eau, bien sûr.
06:28De l'eau, toujours de l'eau, bien sûr.
06:30Ne regardez pas derrière.
06:32Non, non, on est des bouteilles d'eau.
06:33Et est-ce que vous adaptez vos horaires de jeu ?
06:36Parce que vous arrivez ici aux alentours de 15h, c'est le plus chaud de la journée presque.
06:3915h, on arrête à les 20h, un petit peu à la fraîche, comme on dit.
06:44Et puis, on fait des pauses quand même.
06:47On fait comme maintenant les pauses fraîcheurs.
06:51Comme au foot, comme à la Coupe du Monde.
06:52Un dernier mot sur les températures à venir dans la capitale et partout en France d'ailleurs.
06:56Dimanche, lundi, mardi, pic caniculaire, plus de 40 degrés.
06:58Est-ce que vous allez maintenir ce jeu de pétanque ?
07:01Oui, on maintient.
07:02Après, il va y avoir les vacances aussi.
07:04Donc, on va aller jouer dans d'autres provinces, dans le sud ou je ne sais pas.
07:11Chacun va partir un petit peu dans ses vacances.
07:14En tous les cas, vous êtes préparés aux températures du sud.
07:17Ici, merci beaucoup Patrick d'avoir été avec nous sur l'antenne de CNews Europe 1.
07:21Ici à Paris, il fait plus de 36 degrés, mais ce n'est que le début.
07:24Il va falloir tenir lundi et mardi.
07:25Attention, les pics à plus de 40 degrés.
07:28Merci beaucoup Augustin Donadieu.
07:29Merci également à Florian Doré qui vous accompagne derrière la caméra.
07:32Alors, je vous le disais, il y a un peu de salle de ambiance pour quelles solutions on peut apporter
07:37à ces phénomènes de chaleur.
07:38Marine Le Pen, par exemple, est favorable à un grand plan clim et elle a d'ailleurs profité de sa
07:43prise de parole pour égratiner les écolos.
07:48Les écologistes, à partir du moment où ils ne veulent pas quelque chose, ils vous tordent des études, ils vous
07:52sortent des trucs, ils vous les coupent en petits morceaux, ils vous prennent des bouts de phrase pour réussir à
07:57vous convaincre qu'il ne faut pas le faire.
07:59Donc, je veux dire, l'absurdité, c'est de faire mourir les gens de chaleur, d'accord ?
08:03Ça, c'est l'absurdité. Donc, vous avez le droit d'avoir votre avis. Non, mais vous avez le droit
08:08d'avoir votre avis. Moi, j'ai le mien. Il se trouve que je suis candidate à la présidentielle.
08:12Donc, je viens vous dire que si je suis élue présidente de la République, je mettrai en place un plan
08:17massif de climatisation en commençant par les espaces où il y a les gens les plus vulnérables, les hôpitaux, les
08:25EHPAD, les écoles.
08:27Marine Le Pen, qui parle notamment d'équiper de climatisation les hôpitaux, je voulais juste vous indiquer que, par exemple,
08:33l'hôpital de Nantes flambe en oeuf.
08:35Il vient tout juste d'être construit. Pas de clim. Pas de clim. Donc là, en effet, bonne chance pour
08:40les patients à l'avenir dans cet hôpital, Véronique.
08:43Non, mais on n'a tiré aucune leçon de la canicule de 2003 qui, comme vous le disiez, a fait
08:4815 000 morts parce qu'on avait instauré par la suite la journée de solidarité, le lundi de Pentecôte travaillé.
08:54Et cet argent, au départ, devait en premier lieu servir à, justement, équiper en climatisation tous les EHPAD de France.
09:02Et on a entendu, tout à l'heure, sur l'antenne de CNews, la ministre de la Santé qui se
09:07réjouissait que dans chaque EHPAD, il y avait une salle climatisée où les personnes pouvaient se retrouver.
09:12Moi, j'appelle ça du misérabilisme. C'est absolument inconvenant pour tous les Français.
09:17Là encore, je pense que beaucoup doivent se dire, mais où passent nos impôts ? Parce qu'il n'y
09:21a pas que la journée de solidarité.
09:22On a le sentiment qu'on a 20 ans de retard par rapport à d'autres pays.
09:26Et en plus, on se gargarise de ne rien faire ou, quand on fait, de faire les choses misérablement.
09:31Alors, il y a l'argument de la clim de Marine Le Pen.
09:36Et il y a l'autre argument, celui de Jean-Luc Mélenchon, qui est à l'opposé, comme, j'allais
09:40dire, sur l'échiquier politique écouté.
09:42Une bonne idée pourrait être d'aller regarder ce que font les gens qui vivent sous haute température.
09:47Comment ils se comportent ? Qu'est-ce qu'ils font ? Comment ils utilisent la journée ?
09:51Alors, je vais vous donner la solution andalouse.
09:53On mange à 14h, d'accord ? Et puis, on fait la sieste.
09:58Et ensuite, on ressort à 19h.
10:00Donc, premier conseil, sortez quand il y a moins de chaleur, c'est-à-dire le soir.
10:05N'allez pas n'importe où, parce que, comme vous avez tout bétonné et tout couvert de machin, le soir,
10:10la chaleur remonte du sol.
10:12Alors là, je m'adresse au chef d'entreprise, Marc Varnot.
10:16Décaler les horaires, comme nous le dit Jean-Luc Mélenchon, ça laisse...
10:19On travaille à quel moment de la journée, alors, dans son hypothèse ?
10:22Vous savez, le travail, M. Mélenchon, ça ne m'intéresse pas trop, puisque, de toute façon, lui, il a vécu
10:26toute sa vie grâce à nos impôts.
10:27Il a toujours été élu, et il est entouré de gens qui sont soit des ex-fonctionnaires.
10:31Donc, ce sont des gens qui font peu de cas, quand même, de tout ce qui est finances publiques,
10:36parce que, pour eux, c'est juste une entrée d'argent, ce n'est pas une sortie, comme pour la
10:39moitié des Français.
10:40Non, la réalité, c'est que, si on regarde comment on vit dans les pays où il fait chaud,
10:46on vit dans les pays où il fait chaud, très chaud, avec de l'air conditionné.
10:50Et l'air conditionné a apporté, je veux dire, au monde, ce que le feu avait apporté il y a
10:55400 000 ans.
10:55C'est-à-dire que le feu a permis de se réchauffer et de vivre la nuit et de faire
11:01plein de choses.
11:02Sans l'air conditionné, il y a quand même, sans doute, un tiers de la planète qui ne pourrait pas
11:07vivre.
11:07Alors, le chef d'entreprise que je suis, il a l'air conditionné dans ses bureaux, pas pour lui, mais
11:11aussi et surtout pour ses collaborateurs.
11:12Parce qu'accessoirement, lorsque vous êtes dans un bureau où il fait très chaud,
11:16où vous avez des ventilateurs, par exemple, parce que vous n'avez pas d'air conditionné,
11:19les gens travaillent mal, tout le monde transpire, les gens souffrent, et ce n'est pas du tout productif.
11:23Donc, on ne met pas de l'air conditionné pour embêter les écolos,
11:26on met de l'air conditionné pour que les gens aient eu confort.
11:29C'est vrai que les écolos nous ont politisé ce sujet de l'air conditionné,
11:33alors qu'en effet, nous-mêmes sur ce plateau, on est sous l'air conditionné,
11:36et ça rend le travail vivable.
11:39Sinon, on pense évidemment à tous ceux qui sont dehors et qui, eux, n'ont pas cette chance-là.
11:42Un, quelques secondes.
11:42Non, mais en fait, cette question de la climatisation,
11:46tout le monde devrait être d'accord, droite ou gauche,
11:48c'est-à-dire équiper les hôpitaux, les EHPAD, les écoles, voilà.
11:52Et après, chacun fait comme il le veut et apprend à vivre avec la chaleur.
11:56Comme en Espagne, en Espagne, il fait 40 degrés l'été,
11:59et on sait vivre avec la chaleur depuis des siècles, voilà, bon.
12:02Je serais curieux de voir la cohérence d'être dans une voiture d'un élu écolo en ce moment.
12:06Non, je serais vraiment curieux de savoir s'ils appuient sur le bouton clim ou pas.
12:11Honnêtement, je pense qu'en toute honnêteté, 99% d'entre eux appuient sur la clim.
12:17Mais vous avez des pays comme le Costa Rica,
12:20qui sont des pays qui ont vraiment poussé l'écologie au sens noble du terme jusqu'au bout,
12:24et qui ont des systèmes de ventilation beaucoup plus que de l'air conditionné.
12:27Mais ça suppose de tout reconstruire.
12:30C'est-à-dire qu'il faut quand même dire les choses.
12:32Si vous ne voulez pas l'air conditionné, il faut tout reconstruire.
12:35Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
12:36Il va faire très chaud.
12:37Soyez prudents.
12:38Buvez de l'eau.
12:39C'est ce que nous faisait tout à l'heure le porte-parole de la sécurité civile.
12:41Je ne suis pas sûr qu'il y a besoin d'avoir ces recommandations-là.
12:43C'est du bon sens.
12:44Mais soyez prudents.
12:45On marque une courte pause et on va revenir à nos sujets d'actualité,
12:49notamment l'affaire du périscolaire,
12:51notamment l'affaire de ce concert de la France insoumise,
12:53qui finalement va bien pouvoir avoir lieu.
12:55On en parle dans quelques instants.
12:56Quand on revient dans Punchline, à tout de suite.
13:1618h16 sur l'antenne de CNews et d'Europe 1.
13:18J'aimerais qu'on parle du dossier du périscolaire,
13:20dossier titanesque à la ville de Paris notamment.
13:23Et Rachida Dati, qui, vous savez, a été candidate à l'élection municipale,
13:28mais qui est conseillère de la ville de Paris,
13:31elle décide, avec une vingtaine d'élus,
13:33de faire un signalement auprès de la procureure de Paris,
13:36Laure Beko, pour dénoncer la responsabilité pénale de la mairie
13:40dans le scandale du périscolaire.
13:42C'est un courrier qui a été envoyé le 11 juin.
13:44A noter que Sophia Chikirou de la France insoumise a fait la même chose.
13:47En fait, l'idée, c'est de dire que la mairie de Paris,
13:53Anne Hidalgo, quand elle était maire,
13:54mais Emmanuel Grégoire aussi, chargé à l'époque des ressources humaines,
13:57Marc Varnot, ils ont une responsabilité,
14:00ils vont devoir répondre de cette responsabilité devant la justice.
14:03Or, à ce jour, ils n'ont pas été convoqués.
14:05Absolument, vous avez entièrement raison.
14:06C'est extrêmement choquant qu'après que 132 animateurs aient été impliqués,
14:11qu'il n'y ait toujours pas de mise en cause des politiques,
14:15je pense qu'il y a une double responsabilité.
14:17La première responsabilité, qui est leur défense d'ailleurs,
14:20qui consiste à dire, non mais vous ne vous rendez pas compte,
14:22c'est énorme, la ville de Paris, on n'est pas au courant de tout, etc.
14:25C'est eux qui ont décidé, pour concentrer tous les pouvoirs,
14:28et surtout de ne pas en donner au maire d'arrondissement,
14:30de tout concentrer dans la mairie centrale.
14:32Donc c'est un peu facile de dire après, c'est un énorme machin,
14:35et donc on n'est pas au courant de tout.
14:36Et puis la deuxième chose, et on l'a déjà dit, mais je vais le répéter,
14:39c'est que c'est impossible qu'ils n'aient pas été alertés.
14:43On sait qu'ils ont été alertés en 2015 déjà,
14:45mais surtout, quand on connaît le fonctionnement des mairies que je connais,
14:49vous avez des heures de permanence des élus,
14:54vous avez des associations de parents d'élèves,
14:57vous avez des élus de la ville qui siègent dans les conseils d'administration des écoles,
15:02vous avez les RH qui sont en contact,
15:04vous avez 50 tunnels qui permettent d'être informés.
15:08La mairie de Paris savait, prétendent le contraire aujourd'hui,
15:12c'est scandaleux, et leur responsabilité est objectivement totale.
15:16C'est vrai que ça paraît incompréhensible, Véronique Jacquet,
15:18que ni Anne Hidalgo, ni Emmanuel Grégoire,
15:21n'aient encore dû rendre de compte devant la justice.
15:23On parle d'une commission d'enquête, ce qui sera très bien,
15:25la rapporteuse sera Agnès Éveraine,
15:27mais on veut aussi peut-être que la justice s'empare de cette responsabilité, de cette affaire.
15:31Il y a une inertie coupable,
15:32il y a une inertie coupable parce que dès 2015,
15:35au sein du Conseil de Paris,
15:36pendant le Conseil de Paris,
15:37donc au vu et au su de tous les élus,
15:40certains élus, comme le maire du 6ème arrondissement, Jean-Pierre Lecoq,
15:43a alerté Anne Hidalgo, à l'époque,
15:47en demandant de rendre des comptes sur ces dysfonctionnements
15:49qui étaient déjà signalés.
15:52Et là, on a vu qu'il ne s'était rien passé.
15:54Donc, on a la droite parisienne,
15:55qui est plusieurs fois montée au front
15:57pour signaler ces dysfonctionnements
15:58et pour signaler ce qui s'apparentait déjà à un scandale.
16:01Puisque des agressions sexuelles sur des enfants.
16:03Et la question de la pertinence du choix de certains éducateurs.
16:07Et là, ça a été une non-réponse
16:09et sans doute beaucoup de morgue
16:11de la part des élus socialistes en règle générale.
16:15Il y avait du mépris dans les propos d'Anne Hidalgo à l'époque.
16:18Et là, on a Emmanuel Grégoire qui, disons-le, au départ,
16:21a plutôt donné l'impression qu'il allait s'emparer de la question.
16:24En tout cas, pendant l'élection municipale, il y en a beaucoup parlé, etc.
16:26Et puis là, en Conseil de Paris cette semaine,
16:28en fait, il est retombé dans les travers de la gauche parisienne.
16:31C'est-à-dire, voilà, du mépris
16:33et surtout, surtout pire encore, des menaces
16:35à tous ceux qui oseraient poser des questions à la mairie de Paris.
16:40Écoutez.
16:41Tant sur les réseaux sociaux.
16:43Et je le dis, j'adresserai une plainte au pénal systématiquement.
16:49Qu'il est dit et sous-entendu
16:51qu'à la ville de Paris, il puisse être recruté des pédocriminels,
16:55que des affaires puissent être dissimulées,
16:59c'est factuellement faux.
17:01Et toute enquête administrative
17:04qui montrerait,
17:06toute enquête administrative,
17:08et vous aurez l'occasion de creuser tous les dossiers comme je l'ai fait,
17:12et toute enquête administrative
17:14qui démontrerait un manquement
17:16dans la dénonciation
17:19d'un crime,
17:20il y aura une enquête pénale
17:22par saisine
17:23du procureur de la République.
17:25En fait, personne ne dit
17:26que la mairie de Paris a embauché
17:28à dessein des pédocriminels.
17:31La question qu'on se pose, c'est
17:32comment se fait-il que malgré les alertes,
17:35malgré les signalements,
17:36il ne se soit rien passé ?
17:37C'est ça la question, Marc Varno ?
17:38Oui, parce qu'en réalité,
17:39la mairie de Paris n'a absolument pas les moyens
17:41de vérifier que les gens qui recrutent
17:43sont des pédocriminels potentiels ou réels.
17:45La réalité, c'est que
17:46dans les dossiers judiciaires,
17:48comme dans les informations légales
17:49que vous pouvez avoir
17:51sur les gens que vous recrutez,
17:52vous n'avez le droit
17:54absolument pas d'avoir ces informations-là.
17:55Donc, de dire que
17:56la mairie de Paris n'a pas recruté,
17:58c'est faux ce qu'il dit.
17:59C'est faux.
18:00La mairie de Paris a recruté des gens
18:02qui sont aujourd'hui
18:04poursuivis pour certains
18:05pour viols sur enfants.
18:08Des viols sur enfants.
18:09Donc, ils ont été recrutés.
18:10Ils ont été recrutés par qui ?
18:11Par le Saint-Esprit ?
18:12Ils ont été recrutés par la mairie de Paris.
18:14Il faut assumer.
18:15Je crois qu'arrivée à un moment,
18:16il faut que les politiques assument.
18:17M. Emmanuel Grégoire,
18:18il n'assume rien.
18:19La lâcheté, ce n'est pas une vertu
18:20en général qui est très porteuse politiquement.
18:23On est en direct avec Jean Sagné,
18:24qui est avocat de l'association
18:26Innocence en danger.
18:27Et je le remercie beaucoup.
18:28Merci, Jean Sagné, d'être avec nous.
18:31Vous avez beaucoup pris la parole
18:32sur le sujet depuis des mois
18:34et plus particulièrement
18:35depuis ces dernières semaines.
18:37Comment, de votre point de vue d'avocat,
18:39vous considérez le fait que
18:41ni Anne Hidalgo,
18:43ni Emmanuel Grégoire
18:44ne soient encore convoqués par la justice
18:46alors qu'il y a des questions
18:48sur leur responsabilité dans cette affaire ?
18:51Les propos que vous venez de diffuser questionnent.
18:54Le fait que M. le maire dise
18:57« il suffit que je sois suspecté d'avoir
19:00pour que je dépose plainte au pénal »,
19:03c'est quelque chose d'extrêmement inquiétant.
19:05Ça veut dire, en gros,
19:06n'allez pas voir de ce côté-là
19:08et si vous y allez,
19:09vous allez voir ce qui va se passer.
19:12Apparemment, la meilleure des choses
19:14serait quand même de dire
19:15« venez voir ».
19:16Au contraire, enquêtez, regardez
19:18et je pourrais établir mon innocence.
19:21Lorsqu'on menace de représailles
19:24et de foudre de la loi pénale,
19:26si jamais on suspecte quelque chose,
19:28forcément que ça questionne.
19:30Forcément que ça questionne
19:31dans un dossier dans lequel
19:32il y a des affaires
19:33qui sont de nature criminelle.
19:35Restez avec nous,
19:36si vous voulez bien,
19:37M. Jean Sagné,
19:38parce qu'on va aborder
19:39un autre dossier du périscolaire.
19:41Cette fois, c'est dans la ville de Villeurbanne.
19:42En fait, la question qu'on se pose,
19:43c'est combien de villes sont concernées
19:44et surtout, est-ce que les mêmes défaillances
19:46sont à l'œuvre partout ?
19:47Ce qui, visiblement, est le cas
19:50avec en plus, à chaque fois,
19:51des décisions de justice
19:52qui nous interrogent
19:52et ce sera intéressant d'entendre
19:55particulièrement M. Jean Sagné là-dessus.
19:56Je vous propose d'abord
19:57de regarder et d'écouter
19:59les informations et les détails
20:00d'Olivier Madigné,
20:01notre correspondant
20:02dans la région lyonnaise.
20:04D'après les informations
20:06communiquées par le parquet de Lyon,
20:08les faits se sont déroulés
20:09entre le 1er septembre 2025
20:12et le 31 mai 2026.
20:14Le parquet qui précise également
20:16qu'une information judiciaire
20:18a été ouverte ce mercredi
20:20pour des faits d'agression sexuelle
20:22sur mineurs de 15 ans.
20:24Alors, pour l'heure,
20:25les victimes sont au nombre de trois.
20:27Toutes ont porté plainte.
20:29Les faits se sont déroulés
20:30dans une école primaire
20:31du quartier du Tonquin,
20:33à Villeurbanne.
20:34L'auteur présumé
20:36est un animateur périscolaire.
20:38Il a été immédiatement suspendu
20:41après le dépôt
20:42de la première plainte.
20:43Il faisait partie des effectifs
20:45depuis le mois de septembre dernier.
20:47Son casier judiciaire était vierge
20:50et il n'était pas inscrit
20:51au fichier des auteurs
20:52d'infractions sexuelles.
20:54On est toujours avec
20:55Maître Jean Sagné,
20:56à distance avec nous,
20:57avocat de l'association
20:58Innocence en danger.
20:59Je vous ai entendu,
21:00Maître Sagné,
21:01dire que la justice
21:02était morte.
21:04Est-ce que ces multiples affaires
21:06de violences sexuelles
21:08contre des enfants
21:09dans le cadre du périscolaire
21:10renforcent cette idée-là
21:11que, manifestement,
21:13la justice n'est pas en mesure
21:14d'endiguer ce fléau ?
21:17Alors, ça fait maintenant
21:1840 ans.
21:1940 ans que l'association
21:21Innocence en danger
21:22et sa présidente,
21:23Homéra Selyer,
21:24luttent pour essayer
21:25d'endiguer cette pédocriminalité.
21:28On est pratiquement
21:29tous les jours devant les tribunaux.
21:31J'y étais encore avant-hier
21:32devant le tribunal correctionnel de Vienne
21:33et le procureur leur disait
21:34que vous savez,
21:35la prison locale,
21:37c'est la prison de Saint-Quentin
21:38à la vie,
21:39est pleine de gens
21:40qui se ressemblent
21:41à celui qui est présent.
21:42Alors, effectivement,
21:43je crois que grâce à vous,
21:44les médias,
21:45je le dis très clairement
21:46parce qu'aujourd'hui,
21:47lorsqu'on a un dossier
21:48comme celui-ci,
21:49c'est grâce au quatrième pouvoir
21:51qu'on arrive à le sortir,
21:52grâce à vous, les médias,
21:53qui reliez ces informations
21:55qui sont terrifiantes.
21:57On va pouvoir peut-être
21:58poser de façon claire
22:00tous les problèmes
22:01qui se posent
22:02par rapport
22:03à l'infraction,
22:05les infractions sexuelles
22:07visant les enfants.
22:08On a entendu parler
22:09de l'imprescriptibilité
22:11des crimes sexuels
22:12sur les mineurs.
22:13Cette imprescriptibilité,
22:14elle est contestée
22:15pour de très,
22:16très mauvais arguments.
22:18Ce sont des arguments
22:18qui ne résistent pas
22:20un instant à l'examen.
22:22Et on voit effectivement
22:23que toutes ces affaires
22:24commencent maintenant
22:25à être dénoncées.
22:28Je vous rappelle une affaire
22:29que j'ai eue il y a
22:30à peine un mois
22:31dans un péri-scolaire
22:32et un centre de loisirs lyonnais,
22:35c'est dans l'endroit,
22:36où les faits sont
22:37d'une gravité extrême.
22:38L'animateur essaye
22:40de montrer aux enfants
22:41que le caca qui sort,
22:42il peut aussi être rentré.
22:44Donc on est quand même
22:45sur des choses
22:45qui sont extrêmement graves.
22:47Et qu'est-ce qu'il se passe ?
22:48Il ne se passe rien
22:49tant que le quotidien régional
22:51ne publie pas l'information.
22:53Et à ce moment-là,
22:54de quoi on s'aperçoit ?
22:55On s'aperçoit
22:56qu'il y a d'autres parents
22:57qui vont dénoncer des choses.
22:59Et donc que les enquêteurs
23:00n'ont pas eu la capacité
23:02de poser les bonnes questions.
23:04Et malgré tout,
23:05cela continue à être géré
23:06par une brigade territoriale.
23:08Aucune section de recherche
23:09n'a été séduite.
23:11Maître Jean Sagné,
23:12je rappelle que vous êtes
23:12l'avocat de l'association
23:14Innocence en danger.
23:15Et on voit la question
23:17qu'on se pose à chaque fois,
23:18Marc Barneau,
23:18c'est comment ça se fait
23:19que les personnalités
23:20qui ont été repérées
23:22comme étant des dangers potentiels
23:24n'ont pas été écartées.
23:25C'est aussi ça la question.
23:26À Paris,
23:27on l'a vu encore récemment,
23:28un individu
23:29qui avait déjà une plainte
23:29contre lui
23:30et qui n'a pas été écarté,
23:31qui a été embauché
23:32avec cette plainte.
23:33Je crois qu'on ne reviendra
23:34pas sur le passé,
23:34mais je pense que l'urgence,
23:36c'est d'éviter que ça se reproduise,
23:37y compris demain et après-demain.
23:38Et pour ça,
23:39vous avez aujourd'hui
23:4010 à 15 000 animateurs
23:42qui s'occupent
23:43de 110 000 enfants.
23:44Je pense que l'urgence absolue,
23:45aujourd'hui,
23:46ce serait de lever,
23:47de lever le secret judiciaire
23:49sur ces 10 à 15 000 animateurs,
23:50mais immédiatement,
23:52pour que leurs employeurs
23:53aient connaissance
23:54de l'existence
23:56de condamnations
23:57ou d'affaires
23:57impliquant
23:58leurs animateurs.
24:00On a accès au fichier
24:01qu'on appelle le FGS
24:02aux employeurs.
24:03Non, mais ce fichier,
24:04alors ce fichier est insuffisant,
24:05mais il faudrait
24:06que les informations
24:07liées à la pédocriminalité
24:09soient communiquées,
24:10mais pas dans 5 ans,
24:11dans 3 jours,
24:12aux employeurs
24:13qui emploient
24:14ces 10 à 15 000 animateurs
24:16pour qu'au moins
24:17la prochaine affaire Liana
24:18soit éviter.
24:19Moi, je me mets à la place
24:20des parents,
24:21des victimes,
24:21d'ailleurs,
24:22je vois qu'ils témoignent
24:22dans le Figaro.
24:25Ils doivent déjà recueillir
24:26la parole de leurs enfants,
24:27ensuite accompagner leurs enfants
24:29dans le témoignage
24:30qui est primordial
24:30et à la fin,
24:31parfois,
24:32il n'y a pas de peine
24:32prononcée contre ceux
24:34qui sont coupables
24:34et pas de changement
24:36dans le logiciel,
24:37dans le système
24:37de recrutement.
24:39C'est à désespérer,
24:40c'est à désespérer
24:41pour ses parents,
24:41pour tout le monde,
24:42mais pour ses parents particuliers.
24:43On a parlé des fonctionnements
24:43de la justice
24:44qui sont effectivement désespérants,
24:46on a déjà pointé
24:47tout ce qu'il fallait faire
24:48pour que ça change
24:49et Marc vient encore d'en parler.
24:52Mais moi,
24:52je pense qu'il y a quand même
24:53un problème dans le problème,
24:54c'est-à-dire
24:55c'est le périscolaire en soi.
24:57C'est-à-dire,
24:57je pense qu'il faut repenser
24:59le périscolaire
25:00et qu'il ne soit pas en charge,
25:03qu'on ne confie pas
25:04cette responsabilité
25:05à des gens
25:06qui soient extérieurs
25:07à l'éducation nationale
25:08et qui sont recrutés
25:09n'importe comment.
25:10Vous pensez bien
25:11que vous êtes un prédateur
25:12puisque là,
25:13moi, j'ai trouvé
25:13que Jean Sagné
25:14était très pertinent
25:15quand il parlait
25:15de l'ampleur
25:16de la pédocriminalité
25:17et de la façon
25:18dont l'association
25:18luttait depuis des années.
25:20On sait qu'il y a
25:21des pédocriminels
25:21mais c'est comme si
25:22on donnait au loup
25:24tous les moyens
25:25de se jeter
25:26dans la gueule
25:27de la cour de la récréation.
25:29Vous voyez ce que je veux dire ?
25:30C'est-à-dire qu'il y a
25:32le périscolaire en soi
25:35qui est un lieu de prédation
25:37pour des gens
25:38qui en plus
25:38sont choisis à la légère.
25:40Donc faisons en sorte
25:42que le périscolaire
25:43ne soit pas un lieu
25:43de prédation.
25:44C'est-à-dire
25:45qu'on arrête
25:46de le confier
25:46à n'importe qui.
25:48Repensons-le
25:48pour qu'il soit peut-être
25:50diligenté
25:50par l'éducation nationale
25:52avec des gens
25:53qui sont sélectionnés
25:55et charpentés
25:55pour s'occuper
25:56des tout-petits.
25:57Parce que moi,
25:57la première,
25:58pardonnez-moi,
25:59je ne mets pas mes enfants
26:00dans les mains
26:00de n'importe qui.
26:01Et encore moins
26:02quand quelque part
26:03vous confiez
26:05la délégation
26:06ou le choix
26:07du recrutement
26:08à des gens
26:08que vous ne connaissez
26:09même pas.
26:09Eugénie Bastier
26:10disait ce matin
26:11et je trouve que
26:11c'était plein de bon sens
26:12Louis Dragnel,
26:13quand je choisis
26:14ma baby-sitter,
26:15c'est elle qui parlait,
26:15je choisis une femme
26:16en qui j'ai conscience.
26:18Il y a aussi
26:18cette notion-là.
26:19Pour moi,
26:20c'est exactement pareil.
26:20En fait,
26:21tous les parents,
26:21je pense,
26:22se reconnaissent
26:22dans cette phrase-là.
26:24Elle a parfaitement raison
26:25et c'est une évidence.
26:26Il faut recruter
26:26dans le périscolaire
26:27comme on recrute
26:28sa baby-sitter.
26:29Mais en fait,
26:30ça va même
26:30au-delà du périscolaire.
26:31C'est-à-dire que
26:32c'est tout lieu
26:32qui donne lieu
26:34à des contacts
26:35avec des enfants,
26:36en contact
26:36avec des mineurs.
26:38En fait,
26:38il faut tout revoir
26:39et créer quelque chose
26:40qui s'adapte partout
26:41sur tout le territoire national.
26:43Le problème
26:43n'est pas que parisien,
26:44n'est pas que lyonnais.
26:45C'est-à-dire qu'en fait,
26:46on voit bien
26:47qu'en réalité,
26:48la question de la protection
26:49des mineurs
26:50n'était absolument pas
26:52une priorité
26:52jusqu'à aujourd'hui.
26:53Il y avait d'autres
26:54priorités judiciaires.
26:55Malgré ce qu'on nous a dit.
26:56Il y avait d'autres
26:56priorités pénales.
26:57Il y avait le narcotrafic.
26:58qu'on était complètement
26:59à la ramasse.
27:00Il a fallu essayer
27:00de rattraper le retard
27:01qu'on n'a toujours pas rattrapé.
27:03Je suis d'accord avec vous.
27:04Mais en France,
27:05c'est un peu comme ça
27:05que ça fonctionne.
27:06Là, on va mettre
27:07un peu le paquet là-dessus.
27:08On découvre tous
27:09stupéfaits.
27:10Moi, je ne savais pas
27:10qu'il y avait 70 000 plaintes
27:12en stock
27:14non traitées
27:14de faits de violences
27:16contre des enfants
27:17dont des violences
27:18à caractère sexuel.
27:20On voit bien aussi
27:21qu'il y avait
27:21un espèce d'énorme tabou
27:23autour des violences
27:24sexuelles en France,
27:25autour de la pédophilie
27:26en France.
27:26Et moi, c'est peut-être
27:28un peu la découverte.
27:30Autant, il y a plein de choses
27:30qu'on commande
27:31toute la journée
27:32qu'on ne découvre plus.
27:34Mais moi, j'ai vraiment
27:35l'impression
27:35que la France
27:36est un pays
27:37qui a plutôt protégé
27:39les pédophiles
27:40pendant des années.
27:41Et c'est un pédophilie
27:42scandale.
27:43Et quand on voit...
27:44En fait,
27:45on a vécu pendant des années
27:46autour de l'idée
27:47que ce n'était pas
27:48si grave que ça.
27:49Et c'est ça
27:49qui est scandaleux.
27:50Jacques Morel,
27:51il y a aussi un travail
27:51à mener.
27:52Vous pensez,
27:52pour recueillir la parole,
27:54écouter,
27:54on voit dans un certain nombre
27:56d'affaires
27:56des défaillances
27:57apparentes
27:58de la manière
27:59avec laquelle
28:00les enquêteurs
28:01aussi ont pu être
28:03suffisamment sensibles
28:04ou, à l'inverse,
28:05pas assez sensibles
28:06justement
28:06à ces remarques,
28:08à ces prises de parole
28:09des témoins.
28:10La gendarmerie,
28:11sans doute comme la police,
28:12si vous voulez,
28:13a fait des efforts.
28:15Dans chaque département,
28:16il y a maintenant
28:16une structure
28:17qui s'appelle
28:18la maison de la famille
28:20dans laquelle
28:20il y a des enquêteurs
28:22qui suivent
28:23des formations spécialisées.
28:24Il y a beaucoup
28:25de personnel féminin
28:27et qui ont des aptitudes
28:29pour recueillir
28:31la parole des enfants
28:31et avoir les éléments matériels
28:33qui permettent
28:34effectivement
28:35de conduire une enquête.
28:36Mais en vous écoutant,
28:38est-ce qu'une des solutions
28:39provisoires,
28:40puisqu'apparemment
28:40pour l'instant,
28:41il n'y a rien,
28:42ce n'est pas une profession
28:43qu'il faudrait féminiser ?
28:44Il n'y a aucune femme
28:45qui est mise en cause
28:46dans des affaires
28:47de violences sexuelles
28:49sur des enfants.
28:50C'est un débat qui existe.
28:51Ce n'est pas une solution facile.
28:53Non, mon général,
28:54discrimination.
28:55En France,
28:56c'est discrimination.
28:57C'est une remarque
28:59que beaucoup de téléspectateurs
29:00partagent.
29:01C'est discriminant.
29:02On va donner
29:04le droit de réponse
29:04à Jean Sagné
29:05qui veut réagir justement,
29:06qui est spécialiste
29:07de ces questions-là.
29:08féminiser
29:09les métiers
29:10dans le périscolaire,
29:11nous dit Jacques Morel.
29:12Bonne ou mauvaise idée,
29:13selon vous ?
29:14Je rappelle que vous êtes avocat
29:14de l'association
29:15Innocence en danger.
29:17Alors,
29:17l'Australie dit
29:18qu'aujourd'hui,
29:18un homme sur 10
29:19serait eu
29:20une envie sexuelle
29:22avec un enfant
29:22de moins de 10 ans,
29:23un homme sur 10.
29:24Pour autant,
29:25on a des dossiers
29:26qui ne concernent pas
29:27que le périscolaire,
29:27mais également les crèches,
29:29dans lesquels
29:29il y a des actes
29:30de malveillance
29:30et puis il y a
29:31des actes d'incompétence.
29:32Des actes de malveillance,
29:33on a eu,
29:34il y a très peu de temps,
29:34cet enfant,
29:35ce bébé
29:35qui a été tué
29:36parce qu'on lui a fait
29:37ingérer du desktop,
29:38on a eu très peu de temps après,
29:40ce bébé qui,
29:40pour la première fois,
29:41allait dans une crèche
29:42et était tué
29:43le premier jour à Lille
29:44parce qu'il était
29:45couché sur le ventre.
29:46Donc,
29:47le fait de féminiser
29:48ne permettra pas
29:50de...
29:50Les violences sexuelles,
29:51c'est pas la même chose.
29:52Oui, c'est pareil.
29:53On ne parle de deux choses.
29:56Les risques qui sont générés
29:57par tout ce qui concerne
29:58l'enfance,
29:58effectivement.
29:59C'est vrai qu'il y a
30:00les violences
30:01qui sont tout à fait
30:03inadmissibles également,
30:04bien sûr,
30:04dont vous avez parlé.
30:05Et sur le dossier
30:06des violences sexuelles,
30:07en revanche,
30:07je parle sous votre contrôle,
30:09la quasi-totalité,
30:10l'écrasante majorité
30:11des faits
30:11sont à imputer
30:12à des hommes.
30:13Oui,
30:14mais ça n'est pas exclusif.
30:16J'ai juste une dernière question
30:17à vous poser,
30:18Jean-Sanier,
30:18avant de vous libérer.
30:19On parle beaucoup
30:20de ce dossier du périscolaire,
30:21on parle beaucoup
30:22en ce moment
30:22de la pédocriminalité.
30:23Est-ce que,
30:24fort de votre expérience,
30:26vous dites
30:26ça va faire bouger les choses,
30:29bouger les choses ?
30:29Ou est-ce que
30:30vous êtes plutôt
30:31de nature pessimiste
30:32à vous dire,
30:33une actualité
30:34en chassant une autre ?
30:35Peut-être que demain,
30:35la priorité ne sera plus
30:36ce dossier-là.
30:37Quel est votre ressenti
30:38par rapport à ça ?
30:39Ça fait 40 ans
30:40que l'association
30:41des laissances en danger
30:42rame pour essayer
30:43d'endiguer la pédocriminalité.
30:45Ça fait 40 ans
30:45qu'on y croit.
30:46Donc on s'accroche.
30:47On s'accroche pour croire
30:48que cette fois-ci
30:48il va se passer quelque chose.
30:50Sinon,
30:50on désespère.
30:51Oui,
30:52on espère qu'aujourd'hui,
30:53on arrivera
30:54à ce grenel
30:55de la protection
30:56de l'enfance
30:56pour que enfin
30:57ces choses bougent.
30:58Je crois qu'autour de moi,
30:59je ne rencontre aucun parent
31:01qui est un avis différent.
31:03C'est l'heure aujourd'hui
31:04de faire changer les choses.
31:05Merci beaucoup.
31:06Merci Jean Sagné,
31:08avocat de l'association
31:09Innocence en danger.
31:11Et puis bravo
31:11pour le combat
31:12que vous portez
31:12depuis toutes ces années
31:13qui, espérons-le,
31:15enfin va aboutir
31:16à des décisions politiques.
31:17C'est vrai qu'au moment
31:18où on se parle,
31:19ça semble inévitable
31:20que chacun des candidats
31:21à l'élection présidentielle
31:22se positionne sur ce sujet.
31:23Mais on en a vu d'autres.
31:24On a vu d'autres.
31:25Louis Dragnel,
31:25des sujets
31:26qui font l'actualité
31:26et qui en sont en vie.
31:28C'est l'empilement des crises.
31:30Alors que ça devrait être
31:32le dossier.
31:32C'est-à-dire qu'un État
31:33incapable de protéger
31:34ses enfants,
31:35c'est dramatique.
31:37Mais il n'y a rien de pire en fait.
31:38Il ne faut pas redescendre
31:38dans la rue,
31:38certainement il faut
31:39des mobilisations populaires.
31:41C'est ce qui se produit
31:42un peu le lundi en ce moment.
31:44Demain, vous aurez
31:45une nouvelle guerre
31:46et on vous dira
31:47le sujet c'est
31:48on partira
31:48dans des débats
31:49autour du rétablissement
31:50du service militaire.
31:51Et après-demain,
31:52vous aurez un attentat
31:55les procureurs travaillent mieux
31:56sur la lutte contre le terrorisme.
31:58Comment est-ce qu'on détecte
31:59mieux les priorités ?
32:00On chassera une autre.
32:01Et c'est comme ça
32:02que notre pays fonctionne
32:04de plus.
32:04Il reste immobile
32:05sur tous les sujets.
32:05Pourquoi on s'y habitue ?
32:06Non, je le démarre.
32:07Marc Varnol.
32:08Non, je voulais juste dire une chose.
32:09C'est qu'il y a 3%
32:10des viols sur mineurs
32:11qui font l'objet
32:12de condamnation pénale.
32:133%.
32:153%.
32:15C'est-à-dire qu'on peut parler
32:16tant qu'on veut.
32:17C'est-à-dire que la réalité
32:17c'est que si la case justice
32:19ne fonctionne pas,
32:20c'est pour ça que
32:25thème, les prédateurs.
32:26Et à mon avis,
32:27la seule façon,
32:28c'est de lever l'anonymat.
32:29Il faut qu'on ne puisse plus
32:30en France s'occuper d'un enfant
32:32sans avoir dévoilé son passé.
32:35Voilà ce qu'on pouvait dire
32:36sur ce sujet.
32:36Courte pause,
32:37on revient avec l'information,
32:39une des informations
32:40de cette soirée.
32:41La justice administrative
32:43autorise finalement
32:44le concert de la France insoumise
32:46dimanche dans un contexte
32:48où la fête de la musique
32:48est déjà propice
32:50à des débordements
32:51selon même les termes
32:52du ministre de l'Intérieur
32:53Laurent Nouniez.
32:54Et on en parle dans quelques instants
32:55quand on revient dans le plus.
33:02Punchline,
33:0418h, 19h,
33:05Thomas Bonnet
33:05sur CNews et Europe 1.
33:1218h40 sur l'antenne
33:13de CNews et d'Europe 1.
33:15J'ai le plaisir d'accueillir
33:16sur ce plateau.
33:16Meilleur Habib.
33:17Bonsoir,
33:17merci beaucoup d'être avec nous.
33:18Vous êtes ancien député
33:19de la 8e circonscription
33:21des Français de l'étranger,
33:22Français qui résident
33:22notamment en Israël.
33:23On va parler dans quelques instants
33:25de cette décision
33:25du tribunal administratif.
33:27Le tribunal administratif
33:28qui a donc décidé
33:29de casser la décision,
33:30l'interdiction du concert
33:32de la France insoumise
33:33prévue dimanche
33:34à la place de la République.
33:36La décision se fondait
33:38de la part du préfet de police
33:40de Paris sur les risques
33:41de troubles à l'ordre public.
33:42Or, la justice administrative
33:44estime que ce n'est pas assez précis
33:47pour justifier cette interdiction.
33:50Et donc, forcément,
33:51c'est une victoire
33:51pour Jean-Luc Mélenchon
33:53qui publie un message
33:54sur le réseau social X.
33:56Victoire, écrit le leader
33:58de la France insoumise.
33:59Le concert antiraciste
34:00Place de la République
34:01est autorisé.
34:02Le préfet de police,
34:03le président du CRIF
34:04et la mairie de Paris
34:05ont tenté en vain
34:06d'attenter aux libertés publiques
34:07de l'opposition de gauche.
34:08Ils donnent rendez-vous dimanche.
34:10C'est un désaveu terrible.
34:11C'est un désaveu terrible
34:12qui montre aussi l'impuissance
34:13à lutter contre
34:15la France insoumise
34:15malgré les alertes.
34:17M. Rabib.
34:17Écoutez, ce parti,
34:19la France insoumise,
34:20revendique de siffler
34:22la Marseillaise.
34:23Revendique de ne pas
34:24chanter la Marseillaise.
34:25Se revendique quasiment
34:26d'être anti-France.
34:28Et je regrette
34:28parce que la fête de musique,
34:29c'est une belle fête.
34:30La République,
34:31c'est la place de la République.
34:33Et le préfet avait
34:34de très bonnes raisons
34:35d'interdire ce concert.
34:37Accessoirement,
34:38le président du CRIF
34:40n'y était pour rien
34:41parce que je lui en ai parlé,
34:43parce qu'il l'a dit clairement.
34:45Ceci étant dit,
34:46moi je regrette vraiment
34:47que le tribunal administratif,
34:48encore une fois,
34:50invalide la décision
34:53du préfet,
34:54tout simplement.
34:54Qu'est-ce que je vous dise ?
34:55Ce parti,
34:56c'est un parti
34:57qui a invité
34:58à l'Assemblée
34:58Salah Amoury,
35:00c'est-à-dire quelqu'un
35:00qui faisait partie
35:01du FPLP,
35:02qui ont jeté
35:03un tétraplégique
35:04à travers Bord
35:05à l'époque,
35:07qui est responsable
35:08directement
35:08d'attentats en France,
35:11notamment à la rue de Rennes,
35:12etc.
35:12C'est un parti
35:14dont certains membres
35:15sont ouvertement antisémites,
35:17etc.
35:17Je le regrette,
35:19c'est une décision
35:19en un prend acte.
35:20C'est le signe,
35:21Louis Dragnel,
35:21aussi de l'impuissance,
35:23c'est-à-dire que la justice
35:24est capable,
35:25en quelques heures,
35:25de casser une décision
35:27qui s'appuie pourtant
35:28sur des éléments
35:29qu'on imagine factuels
35:30de la part des autorités,
35:31en l'occurrence à Paris.
35:33Ce qu'il y a,
35:33c'est que la justice administrative,
35:34là, pour le coup,
35:35a fait de la politique
35:36au prétexte
35:37de faire du juridisme
35:38parce qu'en réalité,
35:39quand le préfet
35:40décide d'interdire
35:41pour des motifs
35:42de risque,
35:43de trouble à l'ordre public,
35:44par définition,
35:45c'est de l'interprétation.
35:46Et donc,
35:47la justice administrative
35:49s'est ruée
35:50dans cette espèce
35:51de petite faille.
35:52C'est-à-dire que vous pouvez dire
35:52oui, alors,
35:53monsieur le préfet,
35:54vous pensez que ce sont des risques,
35:56que ça peut se produire,
35:57mais nous,
35:57on peut considérer aussi
35:58que ça peut ne pas se produire.
36:00Et en fait,
36:00il joue un peu sur les mots.
36:01Et ce que je trouve terrible,
36:02c'est qu'on voit bien
36:03la volonté de la France insoumise
36:05dans cette histoire-là.
36:05C'est de faire un meeting politique
36:07en plein air
36:07en s'appuyant
36:08sur un prétexte populaire
36:10que constitue
36:11la fête de la musique.
36:13Donc,
36:13tout est galvaudé.
36:14La difficulté,
36:15c'est qu'on se rend bien compte
36:16depuis des années
36:17que la France insoumise
36:19et d'autres parties
36:21ou d'autres formations
36:23qui cherchent,
36:24en fait,
36:24à attaquer notre pays
36:26se lovent
36:27dans l'état de droit
36:27contre nous.
36:28Et nous,
36:29et je me mets dans le camp
36:30du préfet de police de Paris
36:31parce que,
36:32entre guillemets,
36:33c'est tous les petits Français
36:34qui se sentent impuissants
36:34et qui se disent
36:35qu'il y avait des motifs
36:37que tout le monde comprend
36:37qui pouvaient justifier
36:39l'interdiction
36:39et pourtant,
36:40à chaque fois,
36:41c'est le droit
36:42qui nous est renvoyé
36:43en boomerang
36:43et c'est extrêmement violent,
36:46en fait.
36:46C'est très dur
36:47de regarder ça
36:49et de se dire
36:50qu'on ne peut rien faire.
36:51Et surtout que c'est une décision
36:51qui intervient
36:53quelques heures
36:53après les propos
36:54que vous allez entendre
36:55de Jean-Luc Mélenchon
36:56qui parle du CRIF
36:57et qui en parle comme ça.
37:01Monsieur,
37:01je attends,
37:03Arfi,
37:03qui est le président
37:04du CRIF.
37:06le CRIF,
37:07c'est bon,
37:07c'est le CRIF.
37:09Et bon,
37:10c'est un machin
37:11d'extrême droite
37:12où tous les ans,
37:13tous les ministres
37:14défilent pour aller bouffer,
37:15ils ont payé 800 balles
37:16pour aller bouffer là-bas,
37:17mais les impôts
37:19vous en rendent
37:2160%,
37:21donc ça va, quoi.
37:23C'est-à-dire que
37:23si on manquait encore
37:24d'arguments
37:24pour interdire
37:25le rassemblement dimanche,
37:27cette prise de parole
37:28à elle seule
37:28aurait pu suffire,
37:29Marc Varnot.
37:30Et pour autant,
37:30quelques heures après,
37:31le tribunal dit
37:32c'est validé.
37:33Je crois qu'il y a quelqu'un
37:34qui doit se retourner
37:34dans sa tombe aujourd'hui,
37:35c'est Guesso.
37:36Comme on a fait la loi Guesso
37:37en 91,
37:38une loi contre l'antisémitisme
37:40et le révisionnisme,
37:41on n'avait pas pensé
37:42qu'on pouvait avoir
37:42un parti politique
37:43en France
37:44qui ne cesse
37:45de souffler sur les braises
37:46des préceptes antisémites
37:49classiques,
37:49j'allais dire quasiment
37:50ceux des années 30.
37:52J'aimerais rappeler quand même
37:52que M. Mélenchon,
37:54il n'en est pas
37:55à son coup d'essai.
37:56Quand il nous dit
37:57qu'on sait,
37:58il ne sait pas
37:59que si Jésus était sur la croix,
38:00mais qui sait qui on l'a mis ?
38:02C'est la fameuse théorie
38:04déicide,
38:05chère aux antisémites
38:06traditionnels.
38:07Quand il dit
38:08de M. Moscovici
38:09qu'il ne pense pas
38:10France,
38:11mais qu'il pense
38:12finance internationale,
38:13c'est un précepte
38:14antisémite bien connu.
38:15Quand Yaël Braun-Pivet
38:18est accusé
38:19par M. Mélenchon
38:21de camper à Tel Aviv,
38:22quand Mme Borne
38:23est accusée
38:24d'être une rescapée,
38:25on a un parti
38:26qui a sans cesse
38:28des propos
38:29ouvertement antisémites.
38:31En France,
38:31on n'a pas connu ça
38:32depuis la Seconde Guerre mondiale.
38:34Il n'y a pas de risque
38:35de trouble
38:35à l'ordre public
38:36quand LFI
38:37veut privatiser
38:38la place de la République.
38:39Mais qu'est-ce qu'il faut
38:40en réalité ?
38:41Comme je l'ai dit tout à l'heure,
38:42je le répète,
38:43que le président
38:43du tribunal administratif
38:44mette une kippa
38:45et aille se promener
38:46place de la République
38:48lorsqu'il y aura
38:48les concerts de LFI.
38:49Je lui souhaite bon courage
38:50et il pourra voir
38:51s'il n'y a aucun risque.
38:52Surtout que c'est une journée,
38:53Jacques Morel,
38:54qui va se dérouler
38:55dimanche,
38:56fête de la musique,
38:56où déjà
38:57les forces de l'ordre
38:58vont être soumises
38:59à rude épreuve.
39:00Il y a déjà
39:01des risques,
39:02des menaces
39:03de débordement,
39:04de dégradation,
39:05de heurts,
39:06de violences anti-police,
39:07sans même parler
39:07déjà du concert
39:08de la France insoumise.
39:09C'est-à-dire que
39:09par-dessus déjà
39:10ces risques-là,
39:11on va ajouter ce concert
39:12qui va cristalliser
39:13les tensions
39:14et qui va nécessiter
39:15le déploiement
39:15des gendarmes,
39:16des policiers.
39:17Tout à fait.
39:18Une fois de plus,
39:18si vous voulez,
39:19le tribunal administratif
39:20vient contredire
39:23un arrêté
39:24du préfet de police.
39:26Comme mon voisin,
39:27je pense que
39:28ce serait une bonne chose
39:29qu'il vienne sur place
39:30et qu'il soit associé
39:31aux forces de l'ordre
39:32pour voir ce qui va s'y passer.
39:35Dimanche,
39:35je le disais tout à l'heure,
39:36c'est la fête des pères.
39:38On va faire monter
39:38des gendarmes
39:39et des policiers
39:40de province
39:41pour venir
39:41place de la République
39:43assister
39:43à un tel concert
39:45avec les débordements
39:47prévisibles
39:48et donc
39:50ce n'est pas normal
39:52qu'on rentre
39:54systématiquement
39:55si vous voulez
39:55contre les décisions
39:56du préfet de police
39:58pour des affaires
39:59ou d'ordre public.
40:00C'est sa matière.
40:01Il l'a fait
40:02sur du renseignement.
40:03Il y a des services
40:03de renseignement
40:04qui suivent
40:04les réseaux sociaux.
40:06C'est un nier
40:07tout ce travail
40:08qui a été fait
40:09en préambule.
40:09J'aimerais vous faire écouter
40:10Thibaut de Montbrial.
40:11Il était l'invité
40:12ce matin de la matinale
40:13CNews Europe 1
40:13et voilà comme il parle
40:14de la France insoumise
40:15lui qui est spécialiste
40:16des questions de sécurité.
40:19La France insoumise
40:20est un mouvement politique
40:21qui est contraire
40:24aux valeurs démocratiques
40:25et qui est un danger
40:25pour la démocratie française.
40:27Pourquoi ?
40:27Tout ce qui représente
40:28la République
40:28et même plus largement
40:29la nation
40:30tout ce qui représente
40:31la France
40:31tout ce qui incarne
40:32la France
40:33au premier rang
40:33desquelles évidemment
40:34desquelles institutions
40:35sont les forces
40:36de sécurité intérieure
40:37la police
40:38et la gendarmerie
40:39sont des ennemis
40:40pour la France insoumise.
40:40La France insoumise
40:41prépare la prise du pouvoir
40:43que ce soit par les urnes
40:44ou par les armes.
40:46C'est ça que la France insoumise
40:47prépare.
40:47Prise de pouvoir
40:48par les urnes
40:48ou par les armes
40:49Véronique Jacquet
40:50c'est pas rien
40:50ce que dit Thibaut de Montbréal.
40:51Oui tout à fait
40:52et la France insoumise
40:53prend aussi le pouvoir
40:54finalement
40:55en prenant
40:56ses quartiers
40:57de territoire
40:58sur la place de la République
40:59c'est très symbolique aussi
41:00c'est comme si elle
41:01s'emparait déjà
41:01d'une place forte
41:02et avec cette victoire
41:04c'est comme si elle nous disait
41:05à nous collectivement
41:05et symboliquement
41:06vous êtes déjà désarmés
41:08je vous désarme
41:09parce qu'on sait
41:10que ça ne peut pas
41:11bien se passer
41:1140 degrés
41:13des gamins
41:13qui pour certains
41:14vont être alcoolisés
41:165000 policiers
41:17gendarmes
41:19et LFI
41:20qui a la culture du chaos
41:22comment vous voulez
41:22que ça se passe bien ?
41:23Donc justement
41:24je voudrais terminer là-dessus
41:25il faudrait que les magistrats
41:26du tribunal administratif
41:27qui ont pris cette décision
41:29rendent des comptes
41:30après
41:31après
41:31la soirée
41:32quand il y aura
41:33trouble à l'ordre public.
41:34Vous avez raison.
41:35Un mot pour finir là-dessus ?
41:35Oui oui
41:36je crois qu'il y a un élément
41:37qu'il ne faut pas négliger
41:37c'est que la complicité
41:39des juges
41:39et des différents
41:41tribunaux judiciaires
41:42et administratifs
41:43avec la LFI
41:43a une conséquence
41:45qui est terrible
41:45c'est que ça permet
41:46à la LFI de dire
41:47mais attendez
41:47vous nous accusez
41:48d'être antisémites
41:49mais on n'a jamais été condamnés ?
41:51Arrivez à un moment
41:53il va falloir se poser
41:55une question
41:55sur la responsabilité
41:57de ces juges.
41:58J'aimerais qu'on parle
41:58de la situation internationale
41:59avant de refermer
42:00cette émission
42:01la semaine a été marquée
42:02par le traité
42:03signé à Versailles
42:04et la question
42:04qu'on se pose désormais
42:06et on va essayer
42:06d'y répondre avec vous
42:07manière à vivre
42:08c'est les relations
42:09entre les Etats-Unis
42:10et Israël
42:11est-ce qu'Israël
42:12va cesser
42:13de mener cette guerre aussi
42:14c'est la question
42:15qu'on va se poser
42:16juste après avoir vu
42:16ce reportage
42:17signé Michael Dos Santos
42:20Les tensions montent d'un cran
42:22entre Israël
42:23et les Etats-Unis
42:24après la signature
42:25du protocole d'accord
42:26entre Téhéran
42:27et Washington
42:27une partie du gouvernement
42:29de l'Etat hébreu
42:30a critiqué
42:31la stratégie de Donald Trump
42:32une attitude
42:33jugée irresponsable
42:35par le vice-président
42:36américain
42:36J.
42:36David Evans
42:37Donald Trump
42:39est le seul
42:40chef d'Etat
42:40dans le monde
42:41qui est compréhensif
42:42envers Israël
42:43ces trois derniers mois
42:44deux tiers des armes défensives
42:46qui ont protégé Israël
42:47ont été fabriquées
42:48par des mains américaines
42:49et payées par les contribuables américains
42:53un avertissement
42:54qui témoigne
42:55de l'agacement
42:56de Donald Trump
42:57il y a deux semaines
42:58après des frappes
42:59sur le Liban
42:59le président américain
43:00avait déjà accusé
43:01Benyamin Netanyahou
43:02de mettre en danger
43:03les pourparlers
43:04avec l'Iran
43:05il avait alors
43:06réprimandé
43:07le premier ministre israélien
43:09tu es complètement taré
43:10tu serais en prison
43:11sans moi
43:12je t'ai sauvé les fesses
43:13et tout le monde
43:14te hait maintenant
43:14tout le monde déteste Israël
43:16à cause de ça
43:17ce mercredi
43:18depuis le G7
43:19Donald Trump
43:20manifeste de nouveau
43:21son mécontentement
43:23Bibi Netanyahou
43:24c'est quelqu'un de très bien
43:25mais parfois
43:26il est un peu excité
43:27en face
43:29Benyamin Netanyahou
43:30tenta alors
43:30d'apaiser les tensions
43:33le combat n'est pas terminé
43:34et d'autres défis
43:35nous attendent
43:38ils exigent du discernement
43:39une défense résolue
43:41des intérêts sécuritaires
43:42d'Israël
43:42et en même temps
43:43la préservation
43:44de notre relation vitale
43:46avec nos amis américains
43:47ces dernières heures
43:48Israël a lancé
43:49une nouvelle offensive
43:50dans le sud Liban
43:51des opérations
43:52qui pourraient freiner
43:53tout accord de paix
43:54et agacer de nouveau
43:55Washington
43:57Mais Arabib
43:58comment vous observez
43:59l'évolution des relations
44:01entre Donald Trump
44:02et Benyamin Netanyahou
44:03il y a des hauts
44:04il y a des bas
44:05on va rappeler simplement
44:06que
44:08Donald Trump
44:09veut donner 300 milliards
44:10de dollars
44:10à l'Iran
44:11qui crie depuis
44:12maintenant 47 ans
44:14mort aux Etats-Unis
44:16j'étais il y a une semaine
44:17à Notre-Dame
44:19avec des anciens députés
44:20dont Henri Gibrayel
44:21qui est des anciens députés
44:22socialistes
44:23chrétiens libanais
44:24il m'a dit
44:24Meijer
44:24je t'en prie
44:26n'arrêtez pas
44:27sauvez le Liban
44:28Israël est en train
44:29de faire le sale boulot
44:30du monde
44:30on a un état islamiste
44:32djihadiste
44:33qui a massacré
44:34son peuple
44:35les Iraniens
44:35regardez
44:36les Iraniens en France
44:38qui pleurent
44:38qui crient
44:39qui crient
44:40vive Nathaniel
44:40alors on va dire
44:42à Donald Trump
44:43et à Vance
44:44Israël existera
44:45avec ou sans
44:46leur soutien
44:47bien sûr que
44:48c'est un allié
44:48qui est important
44:49mais ça n'a pas été
44:51un allié en 48
44:52en 56
44:53en 67
44:53à l'époque
44:54les Israéliens
44:55utilisaient
44:55les Mirages
44:57et puis il y a eu
44:57après un embargo
44:57puis on a utilisé
44:59Israël aurait même
45:00pu avoir son avion
45:01le lavis
45:01les Américains disent
45:02non vous allez utiliser
45:03notre matériel
45:04alors c'est sûr
45:05qu'il y a une dépendance
45:06un petit peu
45:07au niveau armes
45:08mais ce sont
45:09les soldats israéliens
45:10qui meurent
45:10et c'est uniquement
45:11le sang des soldats
45:14de Tzahal
45:14qui coule
45:14il y en a eu encore
45:154 aujourd'hui
45:16parce qu'il existe
45:17un seul état juif
45:18et parce que le Hezbollah
45:19parce que le Hamas
45:21parce que l'Iran
45:22veut détruire
45:23l'état juif
45:23ils le disent
45:24et donc
45:25qu'on soit bien clair
45:26les Américains
45:27sont un allié
45:28c'est pas le seul allié
45:29l'Inde est un allié
45:30la Tchéquie est un allié
45:31la Serbie est un allié
45:33j'aurais aimé
45:33que la France soit un allié
45:34c'est pas le cas
45:35puisque le président Macron
45:36a décidé d'interdire
45:37aux industries
45:38de défense israélienne
45:42d'exhiber
45:43d'avoir un stand
45:45à Paris
45:46on avait les Qataris
45:47on avait les Saoudiens
45:48on avait les Chinois
45:49les Turcs
45:50tout ça
45:50des très grandes démocraties
45:51Israël n'est pas le roi
45:53Judenreich
45:53il y a un bibou
45:53qui connaissait très bien
45:54la politique israélienne
45:55est-ce que vous pensez
45:56que les prises de parole
45:58de Donald Trump
45:59même s'il dément
45:59mais les prises de parole
46:00de J.D. Vance aussi
46:01sont de nature
46:03peut-être
46:03à faire un peu
46:04changer la ligne
46:05de Benjamin Netanyahou
46:06est-ce qu'il peut entendre
46:07quand même
46:07ce qui se dit
46:08il entend
46:08mais Netanyahou
46:09fera ce qui est bon
46:10pour son pays
46:11Israël n'est pas
46:11le 42ème
46:1342ème
46:1352ème
46:14état américain
46:15Israël est un état
46:16indépendant
46:16Israël ne sortira pas
46:18du Liban
46:18je vous le dis
46:18red my lips
46:19ne sortira pas du Liban
46:20tant que le Hezbollah
46:21ne sera pas désarmé
46:23j'en ai parlé
46:23il y a deux semaines
46:24directement avec
46:25Benjamin Netanyahou
46:26Israël voit l'intérêt
46:27de l'état d'Israël
46:29Trump voit l'intérêt
46:30des Etats-Unis
46:30c'est parfois souvent
46:31des intérêts convergents
46:32aujourd'hui
46:33peut-être que ça ne l'est pas
46:34vous savez
46:34il dit tout
46:35regardez ce qui se passait
46:36avec Georgia et Mélanie
46:36je ne sais pas
46:37vous avez vu cet après-midi
46:38qu'elle suppliait
46:39pour avoir un selfie
46:39je crois qu'il faut
46:40prendre parfois
46:41avec un recul
46:44les propos de Donald Trump
46:45il dit parfois tout
46:45et son contraire
46:46il ne faut pas toujours
46:47essayer de comprendre
46:47c'est ça que la meilleure
46:48des choses pour Israël
46:49c'est le silence
46:51Israël ne doit pas parler
46:52elle doit agir
46:53vous savez qu'il y avait
46:54les pilotes américains
46:55et israéliens
46:55côte à côte
46:56il y a eu 40
46:57hélas avions américains
46:58qui ont été abattus
46:59ou détruits
47:00pendant cette guerre
47:00il n'y en a pas eu
47:01un seul avion israélien
47:02croyez-moi
47:03les militaires israéliens
47:04n'ont aucune leçon
47:05à avoir des militaires américains
47:06et ils sont côte à côte
47:07en alliés
47:08pour avoir détruit
47:09mais moi je pense
47:09aujourd'hui
47:10si vous me permettez
47:11Thomas Bonnet
47:12au peuple iranien
47:13qui l'est lâché
47:14en pâture
47:16ce peuple magnifique
47:17il y a eu 30 000 morts
47:18tout le monde s'en fout
47:19on a l'impression
47:19d'avoir un bon accord
47:20alors c'est vrai
47:21que l'essence
47:21doit peut-être monter
47:2110-20 centimes
47:22c'est important pour les français
47:23je crois qu'au niveau
47:24de nos valeurs
47:24au niveau de nos racines
47:26au niveau de la civilisation
47:27judaochrétienne
47:28aujourd'hui
47:28de voir un état islamiste
47:30qui va dire
47:30on a gagné
47:30si vous regardez
47:31il y a un sondage
47:32dans le Figaro
47:3280% des français
47:34pensent qu'aujourd'hui
47:35c'est une victoire
47:35un peu de l'Iran
47:36mais je trouve ça
47:37dramatique et pathétique
47:38je vous rassure
47:39Israël continuera à vivre
47:40Israël est un état fort
47:41Israël gagnera
47:42envers ou contre
47:44Donald Trump
47:45il faut rester optimiste
47:46en cette veille
47:47de week-end
47:48et en cette veille
47:48du Shabbat en Israël
47:49et on restera sur ces paroles
47:51on suivra bien sûr
47:52l'évolution de la situation
47:52désolé Marc Varnot
47:53on arrive au terme
47:54de cette émission
47:54merci à tous
47:55d'y avoir participé
47:56merci également
47:57à ceux qui m'ont aidé
47:57à préparer cette émission
47:58dans quelques instants
47:59sur Europe 1
48:00vous retrouvez
48:01Stéphanie Demuru
48:02et sur CNews
48:03bien sûr face à
48:04Philippe Devilliers
48:04votre rendez-vous
48:05du vendredi soir
48:0519h autour d'Eliott Deval
48:07et Geoffroy Lejeune
48:08à très vite
48:09sur l'antenne de CNews
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