00:00Ça, c'est presque de la perversion.
00:02On ne fait pas ça à quelqu'un.
00:03Moi, je pense qu'il y a eu un manque d'honnêteté et qu'en fait, moi, je ne comprends
00:07pas.
00:07Moi, si j'avais Stéphane en face de moi, j'aurais dit Stéphane, pourquoi ?
00:09En fait, pourquoi ?
00:10T'as voulu peut-être que ça marche, mais il y a un manque de sincérité.
00:13Le silent treatment, c'est une espèce de manipulation.
00:18C'est de la maltraitance, quelque part.
00:20Tu punis, tu prives une personne de la parole pour la punir,
00:24pour la mettre à genoux et pour reprendre le contrôle de la situation.
00:28Mais ce n'est pas une bonne façon de faire.
00:30Ça, c'est presque de la perversion.
00:32On ne fait pas ça à quelqu'un.
00:34Donc, t'en as qui le font quatre jours, t'en as qui le font deux semaines.
00:36Pour te soumettre.
00:38Tu comprends ?
00:39Bien sûr.
00:39C'est-à-dire que Stéphane, par exemple, quand il faisait ça à Estelle, c'était pour la punir.
00:43Ah, mais complètement.
00:44C'est, je te punis.
00:45Tiens, regarde, je ne te parle plus.
00:47Mais pour qui il se prend ?
00:48Là, en l'occurrence, t'es chez Estelle.
00:51Bon, moi, je ne suis pas du tout pour le fait de se marier tout de suite et d'emménager
00:54tout de suite.
00:55Là, ils ne se connaissent pas.
00:56Ils se sont mariés au premier regard.
00:58Très bien.
00:58Il faut un temps d'adaptation.
01:00Je viens un peu chez toi, tu viens un peu chez moi.
01:02Donc déjà, l'erreur arrive avant.
01:04Ça, c'est juste les conséquences.
01:05Il disait à Estelle qu'il a plus de charge mentale que Estelle qui est footballeuse professionnelle.
01:13Mais ça, tu vois, moi, déjà, Estelle est footballeuse professionnelle.
01:17Je crois que Stéphane est moniteur d'auto-école.
01:20Alors, est-ce que l'auto-école lui appartient ou pas ?
01:22Est-ce que ça change effectivement la charge de travail ?
01:24Mais en tant que sportif de haut niveau, tu as forcément une grosse pression.
01:31Et puis, entre nous, Cléa, est-ce que quand tu es en couple avec quelqu'un, tu dois calculer, comparer
01:37?
01:37Est-ce que toi, tu as plus de pression que moi ou pas ?
01:40Non, moi, je ne pense pas.
01:41Bah, c'est de l'immaturité.
01:42Je ne suis pas d'accord avec ça, moi.
01:43Ah, voilà.
01:43Ça s'appelle de l'immaturité.
01:45Tu comprends tout de suite qu'il y a un problème quand elle dit qu'il vit comme un célibataire.
01:49Il vit comme un célibataire.
01:51Et nous, effectivement, tu as raison.
01:52La seule réelle scène de dispute, c'est quand elle est assise.
01:55Ils sont à la table et elle m'explique, écoute, on a fini de manger.
01:58Tu ne débarrasses pas ton assiette.
01:59Du coup, on est là.
02:00Tout est là.
02:01Ensuite, moi, je vais tout nettoyer.
02:02Je vais me coucher.
02:03Tu ne viens pas te coucher.
02:04Il est une heure du matin.
02:06Effectivement, c'est une vie, pardon, quand tu viens de te marier, client, et que ton mari ou ta femme,
02:11vous êtes à la maison, vous passez un moment ensemble.
02:14Tout, on est dans un partage.
02:16Donc, effectivement, même si je me couche tard, j'ai envie, alors je vais le faire peut-être une fois,
02:20deux fois, trois fois, mais j'ai envie d'être avec toi.
02:22J'ai envie de participer à la maison, de débarrasser, surtout que je viens de m'installer.
02:26Je ne me mets pas les pieds en éventail et puis j'attends que tu fasses tout.
02:29Et puis après, je vais me coucher à une heure du matin.
02:31Donc, est-ce que je t'aime vraiment ou pas ?
02:33Est-ce que tu m'intéresses vraiment ou pas ?
02:36Ben non.
02:36Ben voilà.
02:37Ton comportement te trahit.
02:39Voilà.
02:40Et Estelle, le côté maniaque où il faut qu'on range ça et ça, moi, je t'avoue qu'en
02:45coaching, j'ai ce genre de problème où des femmes m'appellent, me disent « Aïssa, moi et mon mari,
02:48on n'est pas pareil, etc. »
02:49Et je dis « Les filles, vous n'êtes pas pareil. »
02:51Donc, tu ne peux pas imposer à ton mari de ranger son assiette, de te débarrasser, de faire tout tout
02:56de suite parce qu'en fait, ça t'horripile de voir l'assiette sur la table.
02:58Et ce n'est pas grave.
Commentaires