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  • il y a 28 minutes
La députée LFI de Seine-Saint Denis, Aurélie Trouvé, était l'invitée des Grandes Gueules sur RMC et une nouvelle fois son intervention a mis en colère de très nombreux auditeurs. La député a en effet justifié le comportement des personnes qui décide de huer "La Marseillaise" en affirmant que cela pouvait s'expliquer par les actions de la France dans le passé et en particulier par... la colinisation !

Face aux questions qui lui étaient posées, elle a ainsi déclaré :

"Moi je m'étonne que ça fasse autant parler dans les médias, mais est-ce qu'il n'y a pas des choses encore bien davantage choquantes, excusez-moi ? Et quand il y a ces sifflets, c'est aussi une partie de la population qui se dit « mais attendez, l'État français c'est aussi celui, qui pour un certain nombre de hauts responsables politiques, glorifie encore les heures de la colonisation à commencer par M. Retailleau.

Donc il y a une colère parfois qui s'exprime, et qui s'exprime à ces moments-là, et c'est un constat, et c'est une réplique populaire aussi, ce dont parle M. Bagayoko."

La sortie du maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko, qui a estimé que «siffler la Marseillaise» dans les stades de football pouvait être un «droit légitime», a en effet provoqué des indignations dans la classe politique, notamment à droite. «Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas», a estimé Bally Bagayoko mardi 16 juin dans le journal l’Opinion.

C’est dans sa ville, au Stade de France, que la Marseillaise avait été copieusement sifflée pendant un match de foot entre la France et l’Algérie en 2001. Et lors de la finale de la Coupe de France entre Lorient et Bastia en 2002, durant laquelle les sifflets des Corses avaient provoqué le départ temporaire de la tribune présidentielle du chef de l’Etat d’alors, Jacques Chirac.

Sous le second mandat de ce dernier, une loi toujours en vigueur avait été adoptée en 2003 afin de prévoir que le fait «d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore [soit] puni de 7 500 euros d’amende».

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Transcription
00:00C'est un symbole, mais c'est un symbole assez anti-France de siffler à marseillaise.
00:04Moi, je m'étonne que ça fasse autant parler dans les médias,
00:07mais est-ce qu'il n'y a pas des choses encore bien davantage choquantes ?
00:13Excusez-moi.
00:14Et quand il y a ces sifflets, c'est aussi une partie de la population qui se dit
00:20« Mais attendez, mais l'État français, c'est aussi celui, pour un certain nombre de hauts responsables politiques,
00:26qui glorifie encore les heures de la colonisation, à commencer par Éric Zemmour,
00:31je sais que vous faisiez partie de son équipe de campagne,
00:34à commencer par M. Retailleau, je l'ai dit.
00:37Et donc, il y a une colère aussi parfois qui s'exprime, et qui s'exprime à ces moments-là,
00:42et c'est un constat, et c'est une réplique populaire aussi,
00:45c'est ce dont parle M. Bagayoko.
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