- il y a 6 jours
À LA UNE / Iran : jusqu'à quand va-t-on payer le prix de la guerre ?
Après l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole diminuent, une tendance qui se répercute progressivement sur les prix à la pompe. En France, le gazole est repassé sous la barre symbolique des 2 euros le litre. Entre la réouverture progressive du détroit d'Ormuz, les raffineries encore endommagées et des stocks mondiaux à reconstituer, les conséquences économiques de la guerre en Iran seront durables. En 2026, la croissance française serait de + 0,5 %, selon les prévisions de la Banque de France : un résultat particulièrement bas puisque depuis 2010, seules les années 2020 et 2012 ont enregistré un taux inférieur. Le début d'année 2026 a eu des effets « irrattrapables » selon Xavier Debrun, directeur général de la Banque de France. Quand peut-on espérer un retour à la situation économique d'avant-guerre ?
Invités :
- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l'économie gazière
- Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation de l'UFC-Que Choisir
- Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l'Observatoire de l'économie de la Fondation Jean-Jaurès
Chroniques :
« Le mot du jour » : économie par Mariette Darrigrand
« Quelle histoire ! » : Versailles, du « lourd » depuis toujours ! par Olivier Ravanello
LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il avoir peur des « nouveaux OGM » ?
Le mercredi 17 juin, le Parlement européen a voté l'autorisation des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture. Contrairement à celui des organismes génétiquement modifiés (OGM) de première génération, le génome de ces « nouveaux OGM » a été modifié sans introduction d'ADN étranger. Ces nouvelles techniques génomiques peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies. Cette technique d'« édition » génomique était jusqu'ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l'Union européenne. La rapporteure de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui « permettra d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites ». En revanche, les agriculteurs biologiques s'y opposent, dénonçant une impossibilité d'évaluer précisément les dangers sanitaires et environnementaux liés à ces nouvelles techniques. Ces « nouveaux OGM » sont-ils dangereux pour la santé ?
Invités :
- Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe
- Anne Stambach-Terrenoir, députée « La France Insoumise » de Haute-Garonne
- En visioconférence : Dominique Desclaux, agronome, chercheuse à l'INRAE
« Bourbon express » par Marco Paumier
Après l'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran, les cours du pétrole diminuent, une tendance qui se répercute progressivement sur les prix à la pompe. En France, le gazole est repassé sous la barre symbolique des 2 euros le litre. Entre la réouverture progressive du détroit d'Ormuz, les raffineries encore endommagées et des stocks mondiaux à reconstituer, les conséquences économiques de la guerre en Iran seront durables. En 2026, la croissance française serait de + 0,5 %, selon les prévisions de la Banque de France : un résultat particulièrement bas puisque depuis 2010, seules les années 2020 et 2012 ont enregistré un taux inférieur. Le début d'année 2026 a eu des effets « irrattrapables » selon Xavier Debrun, directeur général de la Banque de France. Quand peut-on espérer un retour à la situation économique d'avant-guerre ?
Invités :
- Thierry Bros, professeur à Sciences Po, spécialiste de l'économie gazière
- Grégory Caret, directeur de l'Observatoire de la consommation de l'UFC-Que Choisir
- Simon-Pierre Sengayrac, co-directeur de l'Observatoire de l'économie de la Fondation Jean-Jaurès
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LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il avoir peur des « nouveaux OGM » ?
Le mercredi 17 juin, le Parlement européen a voté l'autorisation des nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l'agriculture. Contrairement à celui des organismes génétiquement modifiés (OGM) de première génération, le génome de ces « nouveaux OGM » a été modifié sans introduction d'ADN étranger. Ces nouvelles techniques génomiques peuvent rendre des plantations plus résistantes à la sécheresse ou aux maladies. Cette technique d'« édition » génomique était jusqu'ici classée dans la catégorie des OGM, tous interdits à la culture dans l'Union européenne. La rapporteure de la loi, l'eurodéputée suédoise Jessica Polfjärd (PPE, droite), vante une technologie qui « permettra d'obtenir des rendements plus élevés sur des surfaces plus réduites ». En revanche, les agriculteurs biologiques s'y opposent, dénonçant une impossibilité d'évaluer précisément les dangers sanitaires et environnementaux liés à ces nouvelles techniques. Ces « nouveaux OGM » sont-ils dangereux pour la santé ?
Invités :
- Éric Martineau, député « Les démocrates » de la Sarthe
- Anne Stambach-Terrenoir, députée « La France Insoumise » de Haute-Garonne
- En visioconférence : Dominique Desclaux, agronome, chercheuse à l'INRAE
« Bourbon express » par Marco Paumier
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00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité.
00:00:30Et de débats en direct de l'Assemblée Nationale avec à mes côtés ce soir Mariette Darigrand et Olivier Ravanello.
00:00:36Bonsoir à tous les deux.
00:00:37C'est parti pour le sommaire avec à la une les nuages qui s'accumulent sur l'économie française.
00:00:42La Banque de France abaisse nettement sa prévision de croissance et alerte sur un choc énergétique persistant.
00:00:49La fin de la guerre doit normalement être signée vendredi entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:00:52Mais la fin des conséquences économiques du conflit, c'est pas pour tout de suite.
00:00:56Ce que la guerre va vraiment nous coûter, on en parle avec vous ce soir Thierry Brosse.
00:01:01Bonsoir.
00:01:01Bonsoir.
00:01:02Économiste, expert énergie et climat et professeur à Sciences Po.
00:01:05Merci d'être là aux côtés de Simon-Pierre Sanguerac.
00:01:07Bonsoir.
00:01:08Bonsoir.
00:01:08Vous êtes directeur de l'Observatoire de l'économie de la fondation Jean Jaurès.
00:01:11Merci de votre présence.
00:01:13Et je salue Grégory Carré.
00:01:15Bonsoir Grégory.
00:01:16Bonsoir.
00:01:16Toujours directeur de l'Observatoire de la consommation à Que Choisir Ensemble.
00:01:20Toujours.
00:01:20C'est le nouveau nom depuis le 22 avril de l'UFC Que Choisir.
00:01:24Merci de votre présence Grégory.
00:01:26Mariette, quel est votre mot du jour ?
00:01:27Écoutez, évidemment le mot économie, on va beaucoup en parler.
00:01:30Alors c'est toujours quelque chose d'économique qui nous tombe dessus.
00:01:32Mais vous voyez que l'histoire du mot fait un peu le contraire, on verra ça.
00:01:35Vous nous direz ça tout à l'heure, Mariette.
00:01:37Quelle histoire allez-vous nous raconter, Olivier ?
00:01:39Un petit bout de l'histoire de Versailles qui a été évidemment pensé, voulu par Louis XIV
00:01:44comme étant un lieu de mise en scène de son pouvoir.
00:01:47On s'apercevra que les présidents de la République s'en servent de la même manière.
00:01:50Dans la deuxième partie de chaque voix qu'on de place à la question qui fâche,
00:01:53faut-il avoir peur de ces nouveaux OGM ?
00:01:56Le Parlement européen a donné son feu vert cet après-midi à l'introduction en Europe
00:02:00de plantes issues des NGT, les nouvelles techniques génomiques.
00:02:04C'est censé rendre une plante plus résistante à la chaleur et à certaines maladies.
00:02:08Eh bien, nous en débattrons tout à l'heure avec Éric Martineau, député Mondem de la Sarthe,
00:02:12Anne Stambacter-Noir, députée LFI de Haute-Garonne
00:02:15et on sera aussi avec Dominique Desclos qui est chercheuse en agronomie et en génétique
00:02:19à l'INRAE, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement.
00:02:23C'est promis, vous ne finirez pas cette émission sans tout savoir et tout comprendre au NGT.
00:02:28Et d'ailleurs, vous pouvez poser vous-même vos questions à nos invités,
00:02:31vous flashez le QR code qui est là et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet vos messages sur le
00:02:35plateau.
00:02:35Tout à l'heure, il y aura aussi Bourbon Express, bien sûr le journal de l'Assemblée nationale avec Marco
00:02:40Pommier.
00:02:40Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:42Installez-vous confortablement, chaque voix compte, c'est parti.
00:02:52Bon, disons-le tout de suite, ça n'allait déjà pas très fort avant.
00:02:55Mais la guerre au Moyen-Orient semble avoir agi comme un révélateur des faiblesses ou des fragilités de l'économie
00:03:01française.
00:03:02Croissance en recul, inflation, défaillance d'entreprise, chômage, autant d'indicateurs qui sont aujourd'hui dans le rouge.
00:03:08La fin de la guerre peut-elle agir comme une éclaircie ?
00:03:12C'est la question qu'on va se poser ce soir.
00:03:14D'abord, les chiffres avec Marion Péquer.
00:03:21Après trois mois et demi de blocage, les premiers pétroliers iraniens ont franchi le détroit d'Hormuz.
00:03:28Le déblocage annoncé de ce passage stratégique suscite un espoir de relance du commerce et de l'économie.
00:03:34Cet accord de paix qui a été signé, ça doit être le signal de la relance.
00:03:39On doit pouvoir faire en sorte que l'économie française retrouve un chemin de la croissance dynamique dans les semaines
00:03:46qui viennent.
00:03:47Cette guerre entre l'Iran et les Etats-Unis aurait coûté entre 1000 et 3 milliards de dollars à l
00:03:52'économie mondiale.
00:03:54En France, Emmanuel Moulin, le gouverneur de la Banque de France, a abaissé les prévisions de croissance face à ce
00:04:01qu'il qualifie de choc énergétique persistant.
00:04:03Notre scénario de base prévoit une croissance de 0,5% en 2026, soit 0,4 point de moins que
00:04:11dans notre prévision fin mars.
00:04:13Des prévisions plus pessimistes que celles de l'INSEE, qui table sur 0,7% de croissance cette année.
00:04:20L'inflation, elle, devrait atteindre 2,5 à 2,7% en 2026, soit près d'un point de plus
00:04:28qu'avant la guerre.
00:04:29La réouverture du détroit d'Hormuz laisse également entrevoir une baisse des prix du pétrole et du carburant à la
00:04:35pompe.
00:04:36Nous répliquerons à la baisse la façon dont les prix baisseront.
00:04:41Mais par rapport au début de la crise, le coût d'approvisionnement était à 1,65.
00:04:47Aujourd'hui, il est à 1,85, il y a 20 centimes.
00:04:49Donc on ne peut pas dire qu'on va être à 1,70 tout de suite.
00:04:52On sera à 1,70 au fur et à mesure que la crise va se résorber.
00:04:55Mais les analystes restent prudents et n'envisagent pas un retour rapide du pétrole à son niveau d'avant-conflit.
00:05:02Prudence également sur un retour à la normale pour l'industrie.
00:05:06La reprise du trafic maritime pourrait s'étaler sur plusieurs mois.
00:05:11Enfin, le marché de l'emploi continue de se dégrader.
00:05:14Le taux de chômage est attendu à 8,4% en fin d'année.
00:05:19Bon, ils y sont au rouge, bien, les voyants, Thierry Bross.
00:05:23Est-ce que le pire est derrière nous ou est-ce que la facture énergétique de cette guerre va nous
00:05:28poursuivre pendant des mois ?
00:05:30Alors en fait, on peut imaginer deux scénarii, effectivement.
00:05:33Le premier où la facture énergétique continue à nous poursuivre, en baissant, surtout dans le pétrole,
00:05:39puisque le pétrole a fortement baissé.
00:05:41Pour le gaz, c'est un peu différent, puisque je vous rappelle qu'il doit passer par le drap d
00:05:46'Ormousse,
00:05:46que aucun méthanier n'est encore réellement passé,
00:05:49et que de plus, nos stockages européens sont très bas.
00:05:52Mais vous avez un autre scénario qui peut être finalement un scénario différent.
00:05:57Les marchés financiers, pendant toute cette guerre, finalement, n'ont jamais voulu parier contre Trump.
00:06:02Le pétrole n'est pas monté si haut, il est monté suffisamment haut.
00:06:05Non, non, il est monté suffisamment haut pour générer des problèmes en Europe et en Asie,
00:06:09mais pas si haut que ça. Il est monté moins haut que pendant la crise, la guerre en Ukraine,
00:06:15où il n'y avait aucun baril qui manquait.
00:06:17Et pourquoi est-ce qu'il est monté moins haut ?
00:06:19Parce que chaque fois qu'il commençait à monter trop haut,
00:06:20Trump utilisait son pouvoir de marché et faisait des déclarations disant
00:06:25« le Détroit est réouvert ».
00:06:26Ce n'est pas la première fois qu'il nous raconte que le Détroit est réouvert.
00:06:28Et les marchés ont voulu acheter cela.
00:06:30Et vous pouvez avoir un scénario…
00:06:32– 35 fois ?
00:06:32– 37 fois, oui, mais…
00:06:34– J'avais même 39.
00:06:35– Oui, 39, mais c'est ça, on sait plus.
00:06:37Mais les marchés l'ont acheté. Regardez, chaque fois qu'il faisait une déclaration, le prix baissait.
00:06:42Et d'ailleurs, Trump veut un baril à 50 dollars, c'est ce qu'il a dit à Davos en
00:06:462025.
00:06:47Et donc, on peut imaginer un scénario où les producteurs de pétrole
00:06:50se remettent à produire au maximum pour essayer de faire baisser le prix,
00:06:54pour satisfaire Trump.
00:06:55Et aussi, très important, quelque chose de très important,
00:06:59pendant cette crise, finalement, les consommateurs se sont rendus compte
00:07:03que la transition énergétique, c'était finalement quelque chose d'intéressant.
00:07:07C'est-à-dire que la transition énergétique, jusqu'à présent,
00:07:08elle était poussée par des bureaucrates qui nous expliquaient comment il fallait faire.
00:07:12Là, les gens se sont rendus compte que, si l'essence vaut plus cher,
00:07:15c'est peut-être intéressant d'aller vers une pompe à chaleur
00:07:18pour se chauffer chez soi au lieu du fioul
00:07:20et d'aller vers une voiture électrique plutôt qu'une voiture thermique.
00:07:23Et les États, eux-mêmes, en ont pris conscience avec le plan d'électrification
00:07:26qui a aussi été annoncé au milieu de la guerre.
00:07:27Mais en Europe, les États s'en sont rendus compte
00:07:30et en France, les États n'ont pas été en capacité d'aider les Français.
00:07:33Donc, les Français se rendent compte que, s'ils veulent,
00:07:35ils doivent le faire tout seuls.
00:07:36Et donc, on peut imaginer un scénario où le pétrole viendrait à baisser
00:07:40encore un peu par rapport à ce qu'il est,
00:07:43justement parce que les pays producteurs n'ont pas un intérêt
00:07:46à ce que la transition énergétique aille trop vite.
00:07:48– Le nouveau gouverneur de la Banque de France
00:07:51parlait ce matin d'un choc énergétique persistant.
00:07:53Est-ce que vous partagez son constat ?
00:07:55Ou est-ce que vous êtes plus sur la ligne de Patrick Poyané,
00:07:57le patron de Total Energy, qui était entendu ce matin
00:07:59en commission à l'Assemblée nationale et qui paraissait plus optimiste ?
00:08:01– Je reviens à ça.
00:08:03Je pense que les marchés n'ont pas voulu parier contre Trump.
00:08:06Les marchés n'aiment pas peut-être parier contre un président républicain.
00:08:10Et donc, peut-être que, par la suite,
00:08:12ils vont continuer à garder leurs lunettes roses.
00:08:14C'est un peu ça, parce qu'encore une fois,
00:08:16quand vous regardez les chiffres,
00:08:18le Détroit est toujours fermé.
00:08:20Nous n'avons aucune idée de ce que ce Memorandum of Understanding est exactement.
00:08:23– Alors, il commence à être publié ce soir.
00:08:25Et par exemple, il y a une ligne sur le pétrole iranien
00:08:27qui pourra être vendu dès vendredi.
00:08:30– Oui, mais il y a aussi une ligne qui dit
00:08:32que le Détroit sera réouvert, mais pas à la libre circulation.
00:08:36– Oui, il y a toujours un doute sur le péage.
00:08:37– Ce n'est pas très clair, tout cela.
00:08:39Et donc, effectivement, les marchés vont devoir faire le travail
00:08:43d'analyse de ce Memorandum of Understanding.
00:08:46Mais pour le moment, ils achètent les bonnes nouvelles.
00:08:49Et pour le moment, quand même, encore une fois,
00:08:51pendant toute cette guerre, ils ont acheté 37, 39 fois
00:08:54les bonnes nouvelles de Trump.
00:08:56– Simon-Pierre Sanguera, qu'est-ce que vous faites partie
00:08:58de ceux qui préviennent qu'on ne reviendra jamais
00:09:00au prix d'avant-guerre ?
00:09:03– Au prix du pétrole d'avant-guerre ?
00:09:04– Non, on l'a vu, les prix du pétrole sont assez fluctuants
00:09:08et dépendent, comme ça vient d'être dit,
00:09:10des éléments essentiellement boursiers.
00:09:12En revanche, les conséquences économiques dans l'économie réelle,
00:09:16eh bien, celles-ci pourraient effectivement ne jamais revenir
00:09:18à l'élément d'avant-guerre.
00:09:20On l'a vu depuis le Covid, on a connu en gros trois vagues
00:09:23d'évolution forte des prix et de la croissance.
00:09:25Il y a d'abord eu, en 2020-2021, pendant le Covid,
00:09:28un effondrement de la croissance, puis un net regain en 2021-2022.
00:09:32Depuis la guerre en Ukraine, on a connu, seconde crise,
00:09:36une forte poussée de l'inflation, malgré ce qui vient d'être dit,
00:09:40malgré le fait que ça ne s'est pas traduit par un choc d'offres négatif
00:09:44en matière de pétrole.
00:09:44Et là, nous vivons, en 2026, un troisième choc d'offres
00:09:47centré sur le pétrole avec, en particulier, en plus, on va dire,
00:09:51des éléments sur le gaz et aussi sur certaines matières agroalimentaires
00:09:53qui, elles, pourraient avoir des répercussions réelles
00:09:57dans l'économie réelle.
00:09:58Côté des ménages, une baisse du pouvoir d'achat,
00:09:59parce que les prix à la pompe ont augmenté.
00:10:01Et aussi, côté des entreprises, une baisse de l'investissement,
00:10:04une réduction des marges, parce que dans les secteurs intensifs
00:10:08en consommation de carburant, c'est un coût supplémentaire
00:10:11qui vient donc réduire leur capacité d'investissement à moyen terme.
00:10:14Grégory Carrech, vous voyiez sourire tout à l'heure
00:10:15en écoutant Patrick Pouyanné à l'Assemblée nationale.
00:10:18Il a aussi dit ce matin que les Français le remerciaient
00:10:20d'avoir plafonné les prix de l'essence dans les stations totales.
00:10:23C'est vrai, il y a une vraie reconnaissance du consommateur à cet égard ?
00:10:28Je crois qu'il n'en sort pas trop mal, l'en fait, de toute cette période.
00:10:31Déjà, Total enregistre des bénéfices records,
00:10:34parce que le pétrole ne coûte pas beaucoup plus cher à produire,
00:10:37il se vend très très bien, il ne coûte pas plus cher à raffiner,
00:10:39il se vend très très bien.
00:10:40C'est pour ça que le diesel, à un moment, a flambé.
00:10:42Et après, il fait un petit effort sur la distribution en France,
00:10:44qui correspond à une toute petite part de son activité,
00:10:47ce qui lui permet effectivement d'avoir des prix très compétitifs.
00:10:51Dans les classements qu'on fait entre enseignes,
00:10:52il reste effectivement le moins cher du réseau de distribution en France,
00:10:58alors que traditionnellement, c'était plutôt les grandes surfaces alimentaires
00:11:01qui, elles, ont du mal à suivre.
00:11:03D'ailleurs, on est un peu à la limite,
00:11:04parce que le gouvernement avait assez peu de cordes à son arc
00:11:06et il était en train d'appeler quasiment à faire du dumping,
00:11:09c'est-à-dire à ne pas respecter la loi, à vendre à perte,
00:11:12à créer une dérégulation du marché,
00:11:14puisque c'est quand même injuste vis-à-vis des autres.
00:11:16Le petit pompiste, lui, il n'a que la marge de distribution pour se rémunérer.
00:11:21Lui, il est obligé.
00:11:22Pour l'instant, ce qu'ils font, c'est qu'ils baissent rideaux
00:11:23en attendant des jours meilleurs.
00:11:25Et pour l'instant, c'est effectivement Total qui tire les marrons du feu
00:11:28à tous les niveaux.
00:11:29Et en termes d'images, effectivement, je pense que ça ne va pas lui nuire
00:11:32parce que les automobilistes ont pris le réflexe
00:11:35d'essayer de repérer les stations Total Access,
00:11:37ou Total, pas Total, elles ne sont pas forcément moins chères,
00:11:40mais les Total Access.
00:11:41Donc en termes d'images, ce qui est un peu injuste, on doit dire quand même,
00:11:45ils s'en tirent pas trop mal.
00:11:47Maintenant, moi, j'ai quand même tendance à penser, à constater,
00:11:51vous savez, quand le prix du carburant augmente,
00:11:54quand vous devez mettre un euro de plus dans votre réservoir,
00:11:58c'est toute l'économie qui en souffre derrière.
00:12:00Parce que le signal est tellement marqué pour les consommateurs
00:12:02qu'ils vont réaliser des économies, et beaucoup plus importantes que ça.
00:12:05Pour un euro de plus qu'ils dépensent dans leur réservoir,
00:12:08ils vont quasiment consommer deux euros de moins ailleurs.
00:12:11Et c'est tout le reste de l'économie qui va en souffrir.
00:12:13C'est-à-dire que les bénéfices que font les pétroliers,
00:12:16pas seulement Total, c'est au détriment de tous les restes de l'économie.
00:12:20Et on est quand même dans une économie qui, structurellement,
00:12:22est en train de changer depuis le Covid,
00:12:24avec les commerces physiques qui s'ouvrent par rapport aux commerces Internet.
00:12:27On en parlait avec Chine, etc.
00:12:29Ça va encore accélérer cette révolution.
00:12:34Ça va accélérer ce changement de paradigme d'économie.
00:12:38Et ça va créer, effectivement, énormément de dommages derrière.
00:12:42On n'a pas fini de payer tout ce que ça va nous coûter,
00:12:45pas seulement pour les consommateurs, mais pour les entreprises.
00:12:47D'ailleurs, au mois d'avril, que choisir s'attendait à une hausse des prix en rayon,
00:12:51de 4 à 5 %, est-ce que cette hausse, vous l'avez constatée ?
00:12:55Non, pas encore.
00:12:56Est-ce que vous révisez vos prévisions à la baisse ?
00:12:59Alors, vraiment, j'ai fait les derniers relevés lundi,
00:13:02et effectivement, pour l'instant, il n'y a pas d'augmentation.
00:13:05Sur un énorme panier de plusieurs centaines,
00:13:08même plus de plusieurs milliers de produits, il n'y a pas de hausse.
00:13:11Alors, on a échangé avec les professionnels, on a discuté,
00:13:13parce que tout le monde avait à peu près ses prévisions,
00:13:15c'est-à-dire qu'eux ne le communiquaient pas, nous, on se permet de le dire,
00:13:19mais les industriels, la grande distrib, étaient un peu en train de penser
00:13:21que c'était autour de 4, 5, ce qu'on aurait.
00:13:23Et ce qui s'est passé, c'est qu'il y a eu une rétention
00:13:28de la consommation très forte, notamment sur les carburants, ça s'est vu.
00:13:32Moins 12% en mai, les dépenses de carburants en France.
00:13:35Parce que ça, on a l'indicateur.
00:13:36Pour les autres, on n'a pas encore les indicateurs.
00:13:38Mais en fait, je pense qu'ils ont constaté
00:13:40qu'il y avait une compression de la consommation,
00:13:42et je pense que les industriels ont, dans un premier temps,
00:13:45demandé des revalorisations des prix.
00:13:48La grande distribution, il y a besoin de réouvrir des négociations
00:13:51pour que les hauts soient répercutés en rayon,
00:13:54donc il n'y a pas eu la réouverture de ces négociations.
00:13:57Et je pense que ce qui s'est passé,
00:13:58c'est que finalement, ils n'en ont pas demandé tant que ça.
00:14:00Alors même qu'ils subissaient des coûts.
00:14:01Ils subissent des coûts, c'est-à-dire que les agriculteurs
00:14:03ont des coûts qui flambent, les engrais coûtent très cher,
00:14:06les carburants coûtent très cher, l'industrie de transformation.
00:14:10Eux, ils fonctionnent beaucoup au gaz.
00:14:11Le prix du gaz pour les professionnels
00:14:13a encore plus augmenté que pour les consommateurs.
00:14:16Donc ils ont tous subi ces hausses.
00:14:17Et j'ai le sentiment qu'ils sont en train de faire le dos rond.
00:14:20Ils se disent que ce n'est peut-être pas le moment
00:14:22d'obtenir même des hausses de prix,
00:14:23c'est-à-dire que même si vous êtes en train de vendre à perte,
00:14:25parce que vous risquez de payer ça en volume de vente
00:14:28et avoir un effondrement des volumes de vente.
00:14:30Et c'est pour ça que les hausses,
00:14:33il y en aura probablement,
00:14:35mais ils ne vont pas précipiter la machine.
00:14:37Ce sera peut-être, d'après les échos qu'on a,
00:14:40peut-être à l'automne,
00:14:41peut-être même réattendre la prochaine réouverture des négociations.
00:14:46Après, de toute façon,
00:14:47quand il y a une flambée des coûts,
00:14:48le prix juste, effectivement,
00:14:49les consommateurs, au final, vont le payer.
00:14:51Il n'y a pas de mystère.
00:14:52Je veux dire, les entreprises ne peuvent pas vivre à perte comme ça.
00:14:56Mais donc, le cas de 5%,
00:14:57je pense qu'on va le connaître,
00:14:59mais peut-être un peu plus tardivement.
00:15:01Et je pense que tout le monde,
00:15:02vraiment tous les pans de l'économie font le don rond,
00:15:04en se disant,
00:15:05c'est vrai qu'envoyer un très mauvais signal prix,
00:15:07vous risquez de le perdre en volume,
00:15:08et donc vous ne serez au final pas gagnant.
00:15:09Donc peut-être que ce sera un peu moins fort.
00:15:12Et relativement bonne nouvelle,
00:15:14on a mis à jour, nous, notre indice de l'inflation,
00:15:16on est un tout petit peu toujours en avance sur l'INSEE.
00:15:18Là, ça baisse un peu.
00:15:19C'est-à-dire qu'on a vraiment connu deux mois
00:15:21où c'était très très fort, surtout à cause de l'énergie.
00:15:24Là, ça se calme un peu.
00:15:25Alors, ça se calme un peu.
00:15:26Vous savez, l'inflation, ça se calcule sur 12 mois.
00:15:28C'est surtout parce qu'il y a 12 mois,
00:15:29il y avait déjà eu une petite flambée des prix du gaz.
00:15:31On va revenir sur les chiffres de l'inflation,
00:15:33mais je voudrais qu'on regarde ce reportage,
00:15:36parce qu'il y a ce que vous dites sur les prix n'augmentent pas,
00:15:38et puis c'est comme la température.
00:15:39Il y a la vraie température et la température ressentie.
00:15:41Et il y a cette impression quand même que les prix ont augmenté.
00:15:45Et il y a aussi des Français qui sont en train de modifier leurs habitudes,
00:15:50sans doute sur un terme long.
00:15:52Reportage d'Alicia Rogge et Eva Billon.
00:16:05Jongler entre les carburants, le quotidien de Marianne.
00:16:09Pour elle, faire un plein complet est devenu trop cher pour son budget.
00:16:13Alors forcément, elle a tout un tas d'astuces.
00:16:16Je ne prends pas, plutôt couche de 20 euros.
00:16:19Maintenant, si je sais que j'ai un gros trajet à faire,
00:16:22je vais mettre un peu plus.
00:16:23Mais je vais aller à des endroits très précis.
00:16:25Comme des milliers de Français, Richard aussi a appris à s'adapter.
00:16:30J'ai pris plus de transport en commun.
00:16:32Et parfois, je me suis abstenu de destinations trop lointaines.
00:16:38Pourtant, une annonce pourrait changer la donne.
00:16:40L'Iran et les Etats-Unis doivent signer un accord mettant fin au conflit.
00:16:45Parmi les mesures prévues, la réouverture du détroit d'Hormuz.
00:16:49De quoi alimenter les espoirs de certains automobilistes.
00:16:53Normalement, c'est ce qui est annoncé.
00:16:54Il devrait y avoir une baisse d'ici quelques jours.
00:16:56C'est pour ça que moi, personnellement, aujourd'hui, je ne vais pas faire le plein.
00:16:59En espérant que ça baisse d'ici cette semaine ou fin de semaine prochaine.
00:17:05Dans cette zone commerciale, les consommateurs se tournent vers les enseignes discountes pour limiter les dépenses.
00:17:11Mais malgré cela, les prix ont continué d'augmenter.
00:17:15Alors difficile pour eux d'imaginer un recul majeur du coût de la vie.
00:17:19Depuis qu'on entend parler de ça, c'est un soulagement.
00:17:22Mais est-ce que ça va durer ?
00:17:24Je n'ai pas grand espoir.
00:17:26Je pense qu'il y aura certainement une reprise du conflit.
00:17:30J'espère qu'il n'y aura pas encore des augmentations.
00:17:32En plus, on en a marre des conflits.
00:17:34On en a marre des guerres.
00:17:35On espère avoir de la paix dans tout le monde et vivre tranquille.
00:17:41D'après l'INSEE, le pouvoir d'achat des Français devrait reculer de 0,3% cette année,
00:17:47l'inflation ayant augmenté beaucoup plus vite que les salaires.
00:17:51Simon-Pierre Sanguerac, je me regarde, je me désole, je me compare, je me console.
00:17:56Si on regarde l'inflation en Europe, on voit que la France, finalement, elle ne s'en sort pas si
00:18:00mal.
00:18:00L'Allemagne affiche une inflation en mars de 2,8%.
00:18:04L'Espagne de 3,3% quand nous, on est à 1,7%.
00:18:08Comment est-ce que la France est parvenue, finalement, à contenir la hausse des prix ?
00:18:11Alors, il y a plusieurs mécanismes et c'est peut-être un peu technique
00:18:15parce qu'au fond, l'enjeu essentiel, c'est de voir comment la hausse des prix de l'énergie
00:18:20se diffuse dans les autres secteurs de l'économie.
00:18:22Et l'économie française a une particularité, notamment sa désindustrialisation,
00:18:27qui fait que l'inflation se diffuse moins rapidement aux autres secteurs
00:18:33puisqu'elle est plus désindustrialisée que les deux pays que vous avez mentionnés,
00:18:36à savoir l'Espagne et l'Allemagne.
00:18:38Cela étant dit, l'inflation, il faut comparer à cette inflation aussi le niveau de vie.
00:18:44Et ce que vient de montrer votre reportage, c'est aussi que les Français,
00:18:49bien que l'inflation soit plus faible qu'ailleurs, ressentent une très grande difficulté.
00:18:53Et cela est lié au fait que, face à la hausse des coûts,
00:18:56il faut voir quels sont les revenus également des Français.
00:18:59Et là-dessus, il ne faut pas oublier que le montant moyen des dépenses contraintes
00:19:02est supérieur à 1 100 euros par mois.
00:19:04Là où le revenu ou le salaire moyen est autour de 2 000 euros
00:19:08et le SMIC net est inférieur à 1 300 euros.
00:19:12Donc, en réalité, bien que l'inflation soit plus modérée en France
00:19:15qu'en Allemagne ou qu'en Espagne,
00:19:17il est quand même particulièrement difficile pour les consommateurs
00:19:20de subir cette hausse.
00:19:21On l'a dit, il y a un instant, cette hausse,
00:19:23pour l'instant, n'a pas été répercutée au-delà des prix de l'énergie
00:19:26dans les prix alimentaires.
00:19:27Mais les prix alimentaires, notamment depuis 2021-2022,
00:19:30ont cru de plus de 25%.
00:19:32Et pas les salaires.
00:19:33Et pas les salaires.
00:19:34Les salaires ont augmenté plus vite que les prix en 2023-2024,
00:19:38mais ce n'a pas permis de surcompenser la hausse des prix
00:19:41qu'on a connue depuis, en gros, la guerre en Ukraine.
00:19:43Donc, en conséquence de tout ça,
00:19:45vous avez un tiers des Français qui, depuis cette période,
00:19:48depuis 2022-2023, disent sauter des repas
00:19:50parce qu'ils n'ont tout simplement plus la capacité
00:19:52de remplir le chariot de quoi vivre.
00:19:56Par ailleurs, on l'a aussi vu dans le reportage,
00:19:59vous avez pas mal de Français qui n'ont plus les moyens de faire un plein.
00:20:02On a vu cette dame qui fait des sous-mêmes.
00:20:03Elle met 20 euros.
00:20:05Et un autre qui indique préférer les transports en commun.
00:20:08Donc, les Français, du fait de la cherté de la vie,
00:20:12même si l'inflation aujourd'hui est inférieure aux pays voisins,
00:20:15eh bien, sont quand même obligés de se contraindre
00:20:18parce que, tout simplement, ils sont dans un niveau de précarité
00:20:21qui peut être supérieur à ce que connaissent nos voisins espagnols
00:20:23et nos voisins allemands.
00:20:24– Thierry Bross ?
00:20:25– Oui, alors moi, je ne suis pas un spécialiste de l'inflation,
00:20:27mais il y a un élément qui est essentiel
00:20:28et qui est différent entre tous ces pays et la France,
00:20:30c'est le nucléaire.
00:20:32Et l'électricité en France, elle, elle n'a pas augmenté.
00:20:35Et donc, effectivement, vous avez dans d'autres pays
00:20:37où l'électricité est faite à partir de gaz,
00:20:39le prix de l'électricité qui a aussi monté.
00:20:41Donc, il y a peut-être aussi cet élément-là.
00:20:42Et ça revient quand même à quelque chose d'essentiel.
00:20:45C'est-à-dire que si on veut être en capacité
00:20:47d'être résilient face à ces crises,
00:20:50il faut essayer d'imaginer produire chez soi la réindustrialisation
00:20:54et produire de l'énergie chez soi plus souvent
00:20:56parce qu'autrement, on va avoir ce problème-là.
00:20:58Et c'est, à mon avis, ce que l'on voit dans vos chiffres.
00:21:01– Olivier ?
00:21:01– Est-ce qu'on est sur des analyses qui sont très rationnelles ?
00:21:06Il y a un élément qui est la confiance.
00:21:07On a vu avec cette crise,
00:21:09beaucoup d'entreprises, quelle que soit leur taille,
00:21:12qui se sont mis à retenir leur trésorerie,
00:21:14c'est-à-dire à payer leurs factures le plus tard possible
00:21:17et dans un effet en chaîne de se mettre en difficulté les unes et les autres.
00:21:21Est-ce que vous pensez qu'avec la réouverture,
00:21:23la confiance revient et qu'il va y avoir un afflux de liquidités
00:21:27qui va revenir dans l'économie ?
00:21:28– C'est ce qu'espère Roland Lescure, en tout cas.
00:21:30– Simon-Pierre ?
00:21:31– Alors, pour faire simple, pas vraiment.
00:21:34Parce que, encore une fois, votre reportage l'a dit,
00:21:38l'inflation, c'est un poison lent,
00:21:40mais ça peut aussi être un antidote lent.
00:21:41Mais dans tous les cas, il est lent.
00:21:43Donc, même si le détroit d'Ormuse se rouvre,
00:21:45vous avez toujours des chaînes d'approvisionnement
00:21:47qui sont perturbées.
00:21:49Vous avez l'industrie, notamment l'industrie lourde,
00:21:51qui nécessite des prévisions, non pas à quelques semaines.
00:21:54Le détroit a été rouvert lundi,
00:21:56on verra vendredi si l'accord est signé.
00:21:58Mais pour eux, ça nécessite de pouvoir faire des prévisions de stock
00:22:00à l'horizon de la fin d'année, par exemple,
00:22:02si ce n'est au-delà, au-delà.
00:22:04Et donc, les décisions d'investissement
00:22:06qui permettraient de libérer cette trésorerie
00:22:08se font à cette échelle-là.
00:22:10C'est-à-dire qu'est-ce qu'à un an, deux ans, trois ans,
00:22:12je suis en capacité d'avoir confiance dans le fait
00:22:14que mes clients, que ce soit les consommateurs finaux
00:22:17ou que ce soit d'autres entreprises,
00:22:18vont acheter.
00:22:20Aujourd'hui, ce n'est pas forcément le cas.
00:22:22Donc, il faut voir, moi, je pense qu'on a les chiffres
00:22:25du second trimestre de croissance.
00:22:27Il faut, à mon avis, attendre au moins septembre,
00:22:28c'est-à-dire laisser passer les grandes vacances
00:22:30qui sont souvent une bonne nouvelle
00:22:32pour l'économie de service.
00:22:34Il faut laisser passer cet été
00:22:36pour voir si, au niveau de l'industrie,
00:22:37il y aura bien un moteur qui, structurellement,
00:22:41est rouvert.
00:22:41Sur, justement, les chiffres de la croissance
00:22:43annoncés cet après-midi par l'INSEE,
00:22:45c'est donc 0,3% au deuxième trimestre
00:22:48après un recul de 0,1% au premier trimestre.
00:22:51Est-ce que le risque de récession est écarté ?
00:22:54Dans l'ensemble, je pense que le risque de récession
00:22:56est modéré.
00:22:57Parce que lorsqu'on a moins 0,1%,
00:22:59on est dans l'épaisseur du trait.
00:23:01Et je vous rappelle qu'une récession,
00:23:02c'est lorsqu'on a deux trimestres consécutifs
00:23:04de croissance négative.
00:23:07Donc, à mon avis, il est plus ou moins écarté.
00:23:09Il y a une inquiétude par rapport
00:23:11à la mollesse de la croissance,
00:23:12parce qu'on peut ne pas être en récession
00:23:14sans pour autant...
00:23:15Et être en stagflation, c'est ça ?
00:23:16Exactement.
00:23:17C'est exactement vers ça que j'allais,
00:23:18parce qu'on a les deux moteurs principaux
00:23:20de la croissance qui, aujourd'hui,
00:23:22sont mous, voire sont à l'arrêt.
00:23:23La consommation, on l'a vu,
00:23:25en raison de la cherté de la vie,
00:23:26et l'investissement en raison de la hausse
00:23:28des coûts conséquentes, consécutives,
00:23:31à la hausse des prix de l'énergie.
00:23:34Ces deux moteurs étant plus ou moins à l'arrêt
00:23:36ou étant au ralenti,
00:23:37on ne peut pas espérer avoir une relance rapide
00:23:40de la croissance,
00:23:42comme le voudrait le ministre de l'Économie.
00:23:43Mais pourtant, l'INSEE parle d'un regain temporaire
00:23:45de croissance qui explique le chiffre
00:23:47de 2,03 au deuxième trimestre,
00:23:51lié à une forte production dans des secteurs industriels
00:23:53où les producteurs du golf ont été mis hors jeu,
00:23:55comme le raffinage ou la chimie.
00:23:57Et alors, l'INSEE intitule sa note cet après-midi
00:23:59« L'industrie tient la barre,
00:24:01les ménages accusent le coup ».
00:24:02Grégory Carré, la stagflation pour un consommateur,
00:24:06ça veut dire quoi ?
00:24:08En fait, en ce moment...
00:24:10C'est du désespoir ?
00:24:11En ce moment, le consommateur, lui, ce qui regarde,
00:24:13c'est vraiment le montant des chiffres
00:24:16qui défilent quand il remplit son réservoir.
00:24:18Il en est vraiment là.
00:24:19Et c'est vraiment la conversation
00:24:21que vous trouvez à peu près partout
00:24:23dans les machines à café, dans les entreprises,
00:24:26partout en région.
00:24:27Moins en Ile-de-France,
00:24:29parce que beaucoup de gens prennent
00:24:30les transports en commun ou ceux qui prennent leur voiture
00:24:32n'ont pas forcément la facture.
00:24:34Mais c'est vraiment une problématique.
00:24:37Depuis le début de la guerre en Iran,
00:24:40le prix du carburant a augmenté de 40 centimes.
00:24:43Et en moyenne, les gens mettent 1000 litres dans l'année.
00:24:45Donc, il y a 400 euros à trouver.
00:24:46Et le problème, c'est qu'en plus,
00:24:48pour ces 400 euros,
00:24:48les gens vont probablement dépenser
00:24:50beaucoup moins que ce qu'ils imaginent.
00:24:53Donc, quand vous entendez les gens,
00:24:54et le témoignage est tout à fait véridique.
00:24:56C'est-à-dire, quand on a demandé aux gens,
00:24:57on avait demandé ça lors de la première crise
00:25:00des prix énergétiques,
00:25:01on leur a demandé,
00:25:01qu'est-ce que vous faites
00:25:02pour équilibrer un peu cette équation ?
00:25:04Ça nous avait étonnés,
00:25:05mais la réponse qui avait été le plus donnée,
00:25:07c'est, je fais des pleins plus souvent
00:25:10avec des plus petits montants.
00:25:11Voilà, pour voir à quel point ça marque les esprits.
00:25:14Donc, ce qui veut dire que
00:25:15tous les autres secteurs de l'économie,
00:25:17ils vont aller se priver.
00:25:18C'est-à-dire que les gens vont vous dire,
00:25:19je vais partir moins longtemps en vacances,
00:25:20je vais partir moins loin.
00:25:22Les dépenses de plaisir
00:25:26et même d'esthétique, etc.,
00:25:27je vais renier dessus,
00:25:28et beaucoup plus que ce que je mets
00:25:31dans mon réservoir.
00:25:32Donc, je pense que le coup de frein
00:25:34va être beaucoup, beaucoup plus fort.
00:25:35Puis, quand on parlait des prévisions,
00:25:36moi, je n'ai pas souvenir d'avoir,
00:25:37de toute façon, jamais des prévisions
00:25:39qui n'aient pas été corrigées
00:25:40dans les mois qu'on suivit
00:25:41en disant qu'on a été trop optimiste.
00:25:43Je pense que, délibérément,
00:25:44l'exercice de faire des prévisions,
00:25:45on surestime pour faire passer le budget.
00:25:47C'est l'exercice habituel.
00:25:49Donc, trois mois, quatre mois...
00:25:49D'ailleurs, si on se souvient,
00:25:50post-Covid, à peu près
00:25:52toutes les banques centrales
00:25:53s'étaient plantées.
00:25:54Est-ce qu'on peut vraiment faire confiance
00:25:56au modèle économique, là ?
00:25:57Dans des situations aussi fluctuantes
00:25:59et aussi incertaines ?
00:26:00Et puis, la problématique,
00:26:01c'est qu'on est sur du très, très court terme
00:26:02parce que, vous l'avez dit,
00:26:04il y a quand même...
00:26:05Ça pose des questions.
00:26:06Effectivement, on a bien compris
00:26:07que les énergies carbonées,
00:26:10ce n'est pas très bon par la planète
00:26:11et, en plus, ce n'est pas bon pour le pays
00:26:14parce que c'est de l'argent
00:26:15qui s'en va aussi sec.
00:26:16Et donc, on a tardé tellement
00:26:17à électrifier notre économie
00:26:19que, finalement,
00:26:19on n'a pas beaucoup avancé.
00:26:20On a dépensé des milliards
00:26:22dans de l'aide à la pompe en 2022
00:26:24qui n'a servé à rien.
00:26:25C'était 6-7 milliards.
00:26:266-7 milliards,
00:26:27on aurait pu aider beaucoup de ménages
00:26:28à s'équiper en panneaux photovoltaïques.
00:26:31Et il y a une complémentarité,
00:26:33effectivement,
00:26:33avec la voiture électrique.
00:26:35Mais aujourd'hui,
00:26:35l'état de fait,
00:26:36c'est que c'est beaucoup trop cher
00:26:37pour les Français.
00:26:38Il y a une petite reprise,
00:26:40petite augmentation
00:26:40sur le prix des ventes
00:26:42de voitures électriques,
00:26:43mais ça reste tout petit.
00:26:44Rien du tout.
00:26:45Et juste pour vous donner
00:26:46un ordre de grandeur,
00:26:47il y a 20 ans,
00:26:48on achetait 2 millions
00:26:49de véhicules neufs tous les ans.
00:26:50Aujourd'hui,
00:26:51c'est 800 000 véhicules neufs
00:26:53qu'on achète tous les ans.
00:26:53Donc, vraiment,
00:26:54on voit bien que l'INSEE
00:26:56nous dit que le pouvoir d'achat augmente,
00:26:58mais en tout cas,
00:26:58les gens achètent de moins en moins
00:26:59de voitures d'équipement
00:27:01et ils roulent toujours autant.
00:27:01Donc, qu'est-ce qu'ils font ?
00:27:02Vous n'avez pas l'air d'accord,
00:27:03Simon-Pierre.
00:27:03Ils achètent des voitures.
00:27:04Non, mais justement,
00:27:05je pense qu'il y a une vraie perte
00:27:06du pouvoir d'achat.
00:27:06Voilà, c'est ça.
00:27:07Et je pense que,
00:27:07quand vous commentiez
00:27:09les chiffres de l'inflation,
00:27:10moi, j'y vais avec...
00:27:11J'ai souvent à l'INSEE
00:27:12pour discuter des chiffres
00:27:13de l'inflation.
00:27:14Il y a 2 indices
00:27:14que les calculs l'INSEE.
00:27:15Il y a l'indice
00:27:16qu'il communique dans les médias
00:27:17et puis il y a un indice
00:27:18que l'Europe lui a dit
00:27:19vous le calculez de cette façon
00:27:20comme vos petits camarades
00:27:21qui s'appellent l'indice harmonisé.
00:27:22Donc, il est plus fiable
00:27:23si je vous suis bien.
00:27:24Il est surtout plus élevé,
00:27:25toujours.
00:27:26Et sur le long terme,
00:27:27si vous regardez
00:27:29le niveau d'augmentation
00:27:30des salaires,
00:27:31l'indice harmonisé,
00:27:32il est plus haut
00:27:33et l'indice français,
00:27:34il est un peu en dessous.
00:27:35Donc, si vous prenez
00:27:35le premier indice,
00:27:36vous dites on a gagné
00:27:37en pouvoir d'achat.
00:27:38Vous prenez le deuxième,
00:27:39sur 20 ans,
00:27:39vous dites maintenant
00:27:39en fait,
00:27:40on n'a pas gagné
00:27:40en pouvoir d'achat,
00:27:41on a plutôt stagné,
00:27:42voire perdu.
00:27:43Après, l'autre question,
00:27:44c'est la répartition en plus
00:27:45parce que c'est vrai
00:27:45qu'il y a des franges
00:27:46de la population
00:27:48qui ont vécu peut-être
00:27:49un peu mieux,
00:27:49les retraités notamment.
00:27:51Et puis, il y a des franges
00:27:52de la population
00:27:52comme les actifs
00:27:53et notamment les bas salaires,
00:27:54eux, ils n'ont pas beaucoup gagné.
00:27:56Mais ils ont gagné
00:27:56un peu de temps de travail,
00:27:57un peu de temps de loisir,
00:27:58pardon,
00:27:58mais ils n'ont pas gagné
00:27:59en pouvoir d'achat.
00:28:00Oui, si je reviens à l'énergie,
00:28:01ce que j'entends là
00:28:02est très intéressant,
00:28:03c'est-à-dire qu'en fait,
00:28:03ce qu'il faut,
00:28:04c'est une énergie abondante,
00:28:06bon marché et décarbonée.
00:28:07Et ce que nos politiques
00:28:08en Europe ont fait,
00:28:09c'est une énergie décarbonée
00:28:11à tout prix.
00:28:11Et c'est ça qui fait
00:28:12ce problème-là.
00:28:13C'est effectivement,
00:28:14lorsque vous avez
00:28:15une énergie trop chère,
00:28:16après, on prend
00:28:16des solutions stupides
00:28:18et je suis d'accord
00:28:19avec vous,
00:28:19mais il faut d'abord,
00:28:21et c'est pour ça
00:28:21que j'insistais
00:28:23sur le nucléaire français,
00:28:24le nucléaire français
00:28:25nous a aidés
00:28:26dans cette crise,
00:28:26beaucoup.
00:28:28Simon-Pierre Sanguerac,
00:28:29on est passé assez vite
00:28:30sur la question salariale,
00:28:31mais elle va forcément
00:28:32se poser,
00:28:33même si les NAO sont passées,
00:28:35les négociations
00:28:35dans les entreprises.
00:28:37Il y a un moment,
00:28:38ce que le gouvernement
00:28:39n'a pas pu faire
00:28:40en distribuant l'argent
00:28:41comme il l'avait fait
00:28:42au moment de la guerre
00:28:43en Ukraine,
00:28:44est-ce que,
00:28:45d'ailleurs,
00:28:45on avait entendu
00:28:46Sébastien Lecornu
00:28:47pousser un peu
00:28:47pour que les patrons
00:28:48mettent la main
00:28:49à la poche ?
00:28:50Cette question des salaires,
00:28:52elle va devenir quoi
00:28:52dans les mois qui viennent ?
00:28:53Elle va devenir centrale
00:28:55et j'ai envie de vous dire,
00:28:55elle est centrale
00:28:56depuis plusieurs années,
00:28:58voire plusieurs décennies.
00:28:59Je vous donne juste un chiffre.
00:29:00Elle est centrale
00:29:01sans que les salaires
00:29:01n'augmentent en même temps
00:29:02que l'inflation.
00:29:03Exactement.
00:29:04Il y a eu un effort de fait
00:29:05en 2023-2024
00:29:07où, sur ces deux années,
00:29:08les salaires ont augmenté
00:29:08plus vite que les prix,
00:29:10donc il y a eu un rattrapage
00:29:11du pouvoir d'achat.
00:29:11Maintenant,
00:29:12lorsqu'on regarde
00:29:12le pouvoir d'achat
00:29:13depuis le Covid,
00:29:14il est toujours net négativement,
00:29:16c'est-à-dire que
00:29:17l'évolution des prix
00:29:18depuis 2020
00:29:18est supérieure
00:29:19à l'évolution des salaires.
00:29:21Donc maintenant,
00:29:21la question, effectivement,
00:29:22c'est une question
00:29:23de négociation
00:29:23au sein des entreprises
00:29:24parce qu'on fait confiance
00:29:26aux partenaires sociaux
00:29:27pour le faire.
00:29:28Il faudra voir
00:29:29dans quelle mesure
00:29:30on arrive à distribuer
00:29:32les fruits de la croissance
00:29:33parce qu'il faut quand même
00:29:34préciser que si l'inflation
00:29:35est effectivement
00:29:36une mauvaise nouvelle
00:29:37à court terme,
00:29:37elle peut devenir,
00:29:38peut-être,
00:29:39une bonne nouvelle
00:29:40à moyen terme
00:29:41parce qu'il peut y avoir
00:29:42une baisse du coût du crédit.
00:29:44L'inflation,
00:29:44ça fait réduire
00:29:45le coût de l'emprunt
00:29:46donc ça peut relancer
00:29:46l'investissement.
00:29:48Donc pour les entreprises,
00:29:48ça peut générer
00:29:50davantage une soupape
00:29:51à oxygène
00:29:51et puis par le biais
00:29:53de la hausse des salaires,
00:29:53on peut aussi avoir
00:29:54une relance de la consommation.
00:29:56Donc il est aussi
00:29:56un peu dans l'intérêt
00:29:57de tout le monde
00:29:58et en particulier
00:29:58des entreprises
00:29:59de bien distribuer
00:30:01les fruits
00:30:01de la future croissance
00:30:02si on arrive de nouveau
00:30:03à rétablir la situation.
00:30:04Instant 0,7
00:30:05d'après l'INSEE,
00:30:06les fruits de la croissance,
00:30:08on va se partager trois pommes.
00:30:09Effectivement,
00:30:09on tape plutôt
00:30:10sur une hausse de salaire
00:30:11à partir de 2027
00:30:12et 2028
00:30:12parce que c'est
00:30:13la consommation en plus.
00:30:14Il ne faut pas oublier
00:30:15que dans une économie
00:30:15un peu keynésienne
00:30:16de relance
00:30:17avec un effet multiplicateur,
00:30:19chaque euro distribué
00:30:20de salaire
00:30:20peut se transformer
00:30:21jusqu'à 5 euros
00:30:22de consommation derrière.
00:30:23Donc il y a un intérêt
00:30:24on va dire collectif national
00:30:26à ce que les salaires augmentent.
00:30:27Une question à tous les trois.
00:30:28On est à un an
00:30:29de l'élection présidentielle.
00:30:30Le pouvoir d'achat
00:30:31sera sans doute central
00:30:32dans la campagne qui vient.
00:30:34Qu'est-ce qui peut redonner
00:30:35un nouveau souffle durable
00:30:36à la croissance française ?
00:30:39Moi j'en reviens
00:30:40sur l'énergie.
00:30:41Il va falloir trouver
00:30:42des solutions
00:30:42où on arrive
00:30:43à donner aux Français
00:30:45une énergie abondante
00:30:47et décarbonée
00:30:48et le nucléaire
00:30:49en fait partie.
00:30:51On y est.
00:30:51Pardon ?
00:30:51On y est.
00:30:52Oui on y est
00:30:53mais on n'y est pas
00:30:53sur les autres.
00:30:54Vous avez quand même
00:30:55tous les prix,
00:30:57le trading de CO2
00:30:58qui rajoute un peu
00:30:59des coûts
00:31:00sur ces sujets-là.
00:31:01Sur les engrais
00:31:01vous avez ces éléments-là
00:31:03où vous avez
00:31:03la taxe carbone
00:31:05à la frontière.
00:31:05Donc il faut regarder ça
00:31:06de façon holistique
00:31:07et comprendre
00:31:08que ce que les gens veulent
00:31:10c'est vraiment
00:31:10une énergie bon marché.
00:31:12Autrement ça ne marche pas,
00:31:13autrement la transition énergétique
00:31:14ne se fera pas.
00:31:16Et on y est sur l'électricité
00:31:17mais pas tout à fait
00:31:18parce que si on veut
00:31:19que la transition énergétique
00:31:21se fasse,
00:31:22il faut utiliser
00:31:22ce qui s'est passé
00:31:23cette fois-ci
00:31:24pour inciter les Français
00:31:25à aller vers la pompe à chaleur
00:31:27ou la voiture électrique
00:31:29et la seule façon
00:31:29de les inciter
00:31:30c'est de baisser
00:31:31les taxes
00:31:31sur l'électricité.
00:31:34Le véritable enjeu
00:31:35pour que structurellement
00:31:37le pouvoir d'achat
00:31:37augmente en France
00:31:38c'est le sujet
00:31:39des compétences.
00:31:40Il faut augmenter
00:31:40le niveau moyen
00:31:41des compétences
00:31:42c'est-à-dire
00:31:42à la fois faire en sorte
00:31:44qu'il y ait davantage
00:31:45de classes d'âge
00:31:46qui intègrent
00:31:47l'enseignement supérieur
00:31:48et que les compétences
00:31:50développées
00:31:50non seulement
00:31:51dans cet enseignement supérieur
00:31:52mais tout au long de la vie
00:31:53par la formation professionnelle
00:31:55positionnent
00:31:56l'économie française
00:31:57dans une économie
00:31:59haut de gamme.
00:31:59Vous êtes candidat en fait ?
00:32:02J'en rajoute un
00:32:03sur la ligne de départ ?
00:32:05En tout cas
00:32:06je pense que
00:32:07les candidats actuels
00:32:08seraient bien avisés
00:32:09de développer davantage
00:32:10un programme
00:32:10pour que les compétences
00:32:11augmentent
00:32:11de telle sorte
00:32:12que les emplois
00:32:12sont des emplois
00:32:13mieux qualifiés
00:32:14mieux rémunérés
00:32:15et plus compétitifs
00:32:16au regard des pays étrangers.
00:32:17Grégory Carré ?
00:32:18Je pense que la question
00:32:20énergétique
00:32:21effectivement est centrale
00:32:22mais le problème
00:32:23c'est que nos politiques
00:32:24ont une échéance
00:32:25très courte.
00:32:26Quand on a construit
00:32:27des forêts
00:32:28au XVIIe siècle
00:32:29c'était sur 100 ans
00:32:30qu'on avait fait un programme
00:32:30mais je pense qu'il y a
00:32:32une vraie complémentarité
00:32:34possible autour
00:32:35de l'électricité
00:32:35tout à fait.
00:32:37La voiture électrique
00:32:38ça peut être une source
00:32:39d'énergie pour la maison
00:32:40la nuit
00:32:40parce qu'il y a des batteries
00:32:41et donc plutôt que d'acheter
00:32:42des batteries externes
00:32:43qui coûtent très cher
00:32:44ça peut être une solution.
00:32:45Des panneaux photovoltaïques
00:32:46sur les toits
00:32:47l'étalement urbain
00:32:48on le critique
00:32:48ça peut être un des avantages
00:32:50elle n'est pas très très chère
00:32:51même si le panneau
00:32:52on n'est plus capable
00:32:53de le produire
00:32:53au moins l'énergie
00:32:55elle est ici
00:32:56et puis à l'autre côté
00:32:57c'est vrai que comme il y a
00:32:58quand même une popularisation
00:32:59des gens
00:32:59le risque c'est qu'ils aillent
00:33:01acheter du bas de gamme
00:33:02voilà
00:33:03donc on l'a vu
00:33:04les plateformes chinoises
00:33:05nous ont quand même
00:33:05inondé de produits
00:33:06qui n'étaient pas de qualité
00:33:07avec un signal prix
00:33:08qui est trop fort
00:33:08avec des consommateurs
00:33:09qui tirent un peu la langue
00:33:11ben là ça manque
00:33:12un peu d'éclairage
00:33:14et c'est vrai que
00:33:15toutes les mesurettes
00:33:17qu'on a pu commenter ensemble
00:33:18sont peut-être pas
00:33:20à la hauteur de l'enjeu
00:33:21pour toute l'économie française.
00:33:23On a parlé tout à l'heure
00:33:24du ministre de l'économie
00:33:25je vous présente
00:33:25la sémiologue de l'économie
00:33:27c'est Mariette Darigrand
00:33:27avec son mot du jour
00:33:28tout de suite.
00:33:35Vous vouliez revenir
00:33:36aux origines du mot
00:33:37économie ce soir Mariette ?
00:33:38Oui absolument
00:33:39parce que
00:33:40ce mot est intéressant aussi
00:33:41parce qu'il crée
00:33:42un miroir en fait
00:33:43entre le macro
00:33:44le grand
00:33:44les conflits mondiaux
00:33:46par exemple
00:33:46et puis nous les petits
00:33:47notre vie
00:33:48et puis notre porte-monnaie
00:33:49alors en ce moment
00:33:50on vit un effet papillon
00:33:51il y a la guerre
00:33:52au Moyen-Orient
00:33:52et je vois moi
00:33:54mon linéaire du supermarché
00:33:55ou bien ma pompe à essence
00:33:57et j'ai des problèmes.
00:33:58Donc dans notre esprit
00:33:59contemporain
00:34:00l'économie est toujours
00:34:02mêle comme ça
00:34:03le niveau national
00:34:03ou mondial
00:34:04le macro
00:34:05et puis le micro
00:34:06est dans un effet
00:34:08de cet ordre.
00:34:09Or dans l'histoire
00:34:11d'Antonio
00:34:11or dans l'histoire du mot
00:34:12c'est tout à fait l'inverse.
00:34:13On a plutôt
00:34:14ce mécanisme-là
00:34:15parce que Adeline
00:34:16le mot économie
00:34:17il part de la sphère privée
00:34:19oikos en grec
00:34:20c'est la maison
00:34:21donc on part vraiment
00:34:23de nous quoi
00:34:24de là où nous vivons
00:34:25et nomos
00:34:26c'est comme dans
00:34:27nomenclature
00:34:28ce sont les règles
00:34:29les lois etc.
00:34:30Donc en fait
00:34:30faire de l'économie
00:34:32c'est bien gérer
00:34:33les ressources
00:34:34d'une communauté
00:34:35ou d'une maison.
00:34:36Du coup l'ancêtre
00:34:37de vos métiers
00:34:38du terme économiste
00:34:40c'est l'économe.
00:34:41L'économe c'est quoi ?
00:34:42C'est l'intendant
00:34:43par exemple d'un couvent
00:34:44ou d'un clan
00:34:45et ce n'est qu'au fil du temps
00:34:47que cette fonction-là
00:34:48prend de l'ampleur.
00:34:49D'accord et après
00:34:49l'économie est devenue
00:34:50l'éplucheur de patates
00:34:51qui permet d'économiser
00:34:53la pomme de terre
00:34:53en n'équipant pas
00:34:54trop de pônes.
00:34:56Bon en tout cas
00:34:57l'économie au départ
00:34:58c'est donc comme
00:34:59quand on parle
00:34:59de nos économies personnelles
00:35:01de nos petits sous.
00:35:02Oui alors il y a un mot
00:35:03Adeline justement
00:35:04qui le montre ça
00:35:05tout à fait
00:35:06c'est le mot
00:35:07éconocroque.
00:35:08Éconocroque.
00:35:08C'est l'argent
00:35:09que nous ne voulons pas
00:35:10croquer tout de suite
00:35:11c'est ça que ça veut dire
00:35:12alors c'est un vieux mot
00:35:13d'argot
00:35:13qui est arrivé en 1913
00:35:15c'est quand même
00:35:15très intéressant
00:35:16c'est-à-dire juste avant
00:35:17la première guerre mondiale.
00:35:19Or aujourd'hui
00:35:19nous aussi
00:35:20nous avons des éconocroques
00:35:22collectivement
00:35:22l'épargne
00:35:23est très très importante
00:35:24aujourd'hui en France.
00:35:25Mais alors si on vous suit
00:35:26depuis quand
00:35:27le mot économie
00:35:28a quitté la sphère privée
00:35:30micro
00:35:31pour la sphère sociale
00:35:32plus macro ?
00:35:33Ça s'est fait tardivement
00:35:34en fait
00:35:34ça s'est fait à la fin
00:35:35du 18ème
00:35:36je parle sous votre contrôle
00:35:37mais quand l'économie
00:35:39devient une science
00:35:39alors c'est une science
00:35:40qui est d'abord philosophique
00:35:42ce sont les philosophes
00:35:43des lumières
00:35:44qui s'interrogent
00:35:44finalement sur l'argent
00:35:45la fortune
00:35:46sur un plan moral
00:35:47si on prend Adam Spice
00:35:48et sa main invisible
00:35:49du marché
00:35:50il s'est posé
00:35:50ces grosses questions
00:35:51mais elles nous reviennent
00:35:52aujourd'hui
00:35:52parce que dans le contexte
00:35:54guerrier finalement
00:35:55il y a les citoyens
00:35:56lambda comme nous
00:35:57qui peut-être
00:35:58vivons une économie de guerre
00:35:59avec des problèmes matériels
00:36:01si on vous écoute bien
00:36:02et puis il y a des gens
00:36:03qui ont l'air de faire
00:36:04de gros profits
00:36:05des super profits
00:36:06par exemple
00:36:07les traders
00:36:09qui gèrent
00:36:10qui achètent
00:36:10et qui vendent
00:36:11du gaz et du pétrole
00:36:11ou pire encore
00:36:12les gens qui font des paris
00:36:14sur la reprise
00:36:15des combats
00:36:15ce qui est terrible
00:36:16donc l'économie de guerre
00:36:17elle peut être synonyme
00:36:18de privation
00:36:19ou d'effort
00:36:20pour nous
00:36:20et puis pour d'autres gens
00:36:21elle peut être synonyme
00:36:22de faire fortune
00:36:23et ça nous pose
00:36:24des problèmes éthiques
00:36:26alors si ce parallélisme
00:36:28s'installe vraiment
00:36:29entre perdant
00:36:29et gagnant
00:36:30à cause de la guerre
00:36:32finalement l'économie
00:36:33elle sera fidèle
00:36:34à son miroir initial
00:36:35entre le macro
00:36:37et le micro
00:36:38et surtout
00:36:39en nous créant
00:36:40des problèmes matériels
00:36:41elle va retrouver
00:36:42son sens initial
00:36:43qui était profondément
00:36:44philosophique
00:36:44et nous on va garder
00:36:46nos éconocrocs alors
00:36:47d'accord
00:36:47on va relancer
00:36:48le mot éconocrocs
00:36:49super
00:36:50ça vous convient
00:36:52merci en tout cas
00:36:53à tous les trois
00:36:53d'être venus ce soir
00:36:54sur le plateau
00:36:55de chaque voix compte
00:36:56dans un instant
00:36:57la question qui fâche
00:36:58faut-il avoir peur
00:36:59des NGT
00:37:00que l'on présente à tort
00:37:01d'ailleurs vous verrez
00:37:02comme les nouveaux OGM
00:37:03on va en parler
00:37:03avec nos trois prochains invités
00:37:04avant ça
00:37:05c'est quelle histoire
00:37:06et c'est Olivier Ravanello
00:37:16si Versailles m'était montré
00:37:18grâce à Olivier Ravanello
00:37:19ce soir
00:37:20on le sait
00:37:21Donald Trump
00:37:21est attendu
00:37:22ce soir
00:37:23à Versailles
00:37:24pour un dîner de gala
00:37:25avec Emmanuel Macron
00:37:26alors non
00:37:26officiellement d'ailleurs
00:37:27c'est pas un dîner de gala
00:37:28c'est ce qu'a expliqué
00:37:29le président de la République
00:37:29il s'agit en fait
00:37:31de fêter
00:37:31les 250 ans
00:37:32de l'indépendance américaine
00:37:33avec un peu d'avance
00:37:34ce qui est sûr Olivier
00:37:36c'est que Versailles
00:37:36c'est un fantastique écrin
00:37:38pour faire de la politique
00:37:39en fait
00:37:40bien sûr
00:37:40parce que lorsque
00:37:41Carlos Ghosn
00:37:42ou un oligarque russe
00:37:44loue Versailles
00:37:45ou Volvicomte
00:37:46ça ne raconte rien
00:37:47ça ne dit rien
00:37:48si ce n'est
00:37:49regardez comme je suis riche
00:37:50et puis amusons-nous
00:37:51comme à l'époque
00:37:52du Roi Soleil
00:37:54tout ça est assez dérisoire
00:37:55c'est les images du mariage
00:37:56de Carlos Ghosn
00:37:57et assez enfantin
00:37:58mais en fait
00:37:59lorsque ce sont
00:38:00des présidents
00:38:01de la République française
00:38:02qui s'en servent
00:38:03évidemment ils s'en servent
00:38:04pour faire de la politique
00:38:05en disant une chose
00:38:07très simple
00:38:08à ceux qui le reçoivent
00:38:09vous êtes
00:38:09dans
00:38:11le château
00:38:12dans une nation
00:38:13qui a inventé
00:38:14la mise en scène
00:38:15du pouvoir
00:38:15et à l'heure
00:38:16des réseaux sociaux
00:38:17évidemment
00:38:17que ça prend encore plus de sens
00:38:19Versailles et les USA
00:38:20c'est une longue histoire
00:38:21qui a commencé
00:38:22avec
00:38:23De Gaulle
00:38:24qui reçoit
00:38:25à Versailles
00:38:25le couple
00:38:26Kennedy
00:38:27regardez
00:38:28c'était en 1961
00:38:31Versailles
00:38:31était le dernier décor
00:38:32et le dernier acte
00:38:33de la visite
00:38:34du président des Etats-Unis
00:38:35à Paris
00:38:35et à travers
00:38:36cette admirable toile de fond
00:38:38on a pu voir
00:38:39le général De Gaulle
00:38:39et Madame Kennedy
00:38:40ouvrir le cortège
00:38:41qui allait
00:38:42circonstance
00:38:43dont la rareté
00:38:43fait aussi le prix
00:38:44dîner dans la galerie
00:38:45des glaces
00:38:47Alors Pompidou
00:38:48homme de culture
00:38:48va aussi utiliser
00:38:50le château
00:38:50pour recevoir
00:38:51la reine Elisabeth II
00:38:52VGE
00:38:53qui a eu l'idée
00:38:54des tout premiers sommets
00:38:56des grands pays industrialisés
00:38:57ne va pas forcément
00:38:59s'en servir
00:38:59c'est Mitterrand
00:39:00qui va surprendre son monde
00:39:01en décidant en 82
00:39:02d'organiser le G7
00:39:04à Versailles
00:39:05Là encore
00:39:05à ce moment-là
00:39:07le monde
00:39:07se demande qui il est
00:39:09en se disant
00:39:10il y a un président
00:39:10de gauche
00:39:11qui a fait alliance
00:39:12avec des communistes
00:39:13à Paris
00:39:14est-ce que ce n'est pas
00:39:14un rouge
00:39:15qui serait allé
00:39:16il reçoit des ultra-libéraux
00:39:18en l'occurrence
00:39:19Thatcher et Reagan
00:39:19à Versailles
00:39:21pour leur faire passer
00:39:22un message très simple
00:39:23la France est toujours
00:39:25du côté de l'OTAN
00:39:26la France restera
00:39:27un allié fidèle
00:39:28au fond
00:39:29la France c'est la France
00:39:30et ça ne change pas
00:39:31et ce message-là
00:39:32il le repassera
00:39:33alors de manière
00:39:34complètement différente
00:39:35au moment du bicentenaire
00:39:37de la Révolution
00:39:37en invitant
00:39:39la Marseillaise
00:39:40au cœur
00:39:41du château de Versailles
00:39:45la République en marche
00:39:47sous les lustres
00:39:48de la royauté
00:39:56et ce rite
00:39:57en fait
00:39:57les autres présidents
00:39:58vont le perpétuer
00:39:59Oui
00:40:00Chirac va se servir
00:40:01de Versailles
00:40:01pour accueillir
00:40:03Poutine
00:40:04jeune président
00:40:05à l'époque
00:40:05on est en 2003
00:40:06en pleine guerre d'Irak
00:40:07dans un petit boudoir
00:40:09dans un salon
00:40:09pour lui montrer
00:40:10à quel point
00:40:11la relation franco-russe
00:40:12méritait d'être
00:40:14traitée dans l'intimité
00:40:15et dans la douceur
00:40:16mais Versailles sera aussi
00:40:18pour Chirac
00:40:18l'endroit
00:40:20utilisé pour montrer
00:40:21une nouvelle relation
00:40:22franco-allemande
00:40:23une nouvelle Europe
00:40:24en invitant
00:40:25Merkel
00:40:26la chancelière allemande
00:40:27la même où le traité
00:40:29de Versailles
00:40:29après la guerre de 14
00:40:30a été signé
00:40:31et qui restera
00:40:32l'humiliation
00:40:33pour les Allemands
00:40:34sur laquelle d'ailleurs
00:40:35le nazisme
00:40:36va grandir
00:40:37François Hollande
00:40:38lui de manière plus sobre
00:40:39va se servir de Versailles
00:40:41pour accueillir
00:40:42un nouveau président
00:40:43chinois
00:40:44président montant
00:40:45d'une nation montante
00:40:46et qui depuis
00:40:47est monté plutôt vite
00:40:48le président Xi
00:40:50et à ce moment là
00:40:51et bien
00:40:51il y a évidemment
00:40:52une réception
00:40:53et énormément
00:40:54de patrons
00:40:54qui sont présents
00:40:55mais c'est Emmanuel Macron
00:40:56qui va en faire
00:40:57un usage plus régulier
00:40:58avec Xi
00:40:59avec Poutine aussi
00:41:00pour essayer de le séduire
00:41:01mais ça ne va pas fonctionner
00:41:02et de fait
00:41:03en 2022
00:41:04Versailles sera le théâtre
00:41:06d'un sommet européen
00:41:08d'urgence
00:41:08pour apporter
00:41:10tout son soutien
00:41:10à Zelensky
00:41:11ce soir
00:41:12là il est dans les airs
00:41:13il va bientôt se poser
00:41:14il arrive déviant
00:41:15qui va arriver
00:41:16il est fasciné
00:41:17par les ors
00:41:18du pouvoir
00:41:19il est fasciné
00:41:20par la mise en scène
00:41:21ce sera aussi
00:41:23l'occasion
00:41:23de lui faire
00:41:23un petit rappel historique
00:41:25de lui dire
00:41:25que c'est ici même
00:41:26à Versailles
00:41:27que la toute jeune république
00:41:30américaine
00:41:31a été reconnue
00:41:32par un Louis XVI
00:41:33qui à cette époque
00:41:34va dépenser une fortune
00:41:36convaincu par Lafayette
00:41:37qu'il faut aider
00:41:38cette jeune nation
00:41:39contre la grande rivale
00:41:40la Grande-Bretagne
00:41:41et beaucoup d'historiens
00:41:42ne manquent pas
00:41:42de rappeler
00:41:43que tout cet argent
00:41:44dépensé
00:41:45par des finances publiques
00:41:48de l'époque
00:41:48déjà plutôt mal en point
00:41:50aura été la goutte d'eau
00:41:51qui a fait basculer
00:41:52la monarchie
00:41:53sans doute
00:41:54et déclencher
00:41:55la révolution
00:41:56Merci Olivier
00:41:57on passe à la question
00:41:58qui fâche
00:42:07NGT
00:42:08trois lettres
00:42:09dont vous allez
00:42:10beaucoup entendre
00:42:10parler dans les prochains jours
00:42:12voire même
00:42:13les prochaines années
00:42:13nouvelle technique
00:42:15génomique
00:42:16le Parlement européen
00:42:17a dit oui
00:42:17aujourd'hui
00:42:18à un assouplissement
00:42:19de l'interdiction
00:42:19des OGM
00:42:20ce qui va permettre
00:42:21d'utiliser ces NGT
00:42:23dans l'agriculture européenne
00:42:24c'est une décision historique
00:42:26et une innovation
00:42:27qui divise le monde agricole
00:42:28et la classe politique
00:42:29aussi
00:42:30on va en parler avec vous
00:42:30Eric Martineau
00:42:31bonsoir
00:42:32vous êtes député
00:42:33modem de la Sarthe
00:42:34vous êtes vous-même
00:42:35je crois producteur
00:42:35de pommes
00:42:36et bonsoir
00:42:38Anne Stambacter Noir
00:42:39vous êtes député
00:42:40LFI de Haute-Garonne
00:42:42et je salue également
00:42:42avec nous Dominique Desclos
00:42:44bonsoir
00:42:44vous êtes chercheuse
00:42:46agronome à l'INRAE
00:42:48merci d'être avec nous
00:42:49c'est Maïté Frémont
00:42:50qui vous pose
00:42:50à tous les trois
00:42:51la question qui fâche
00:42:54dans la question qui fâche
00:42:56une technique
00:42:57et un acronyme
00:42:59NGT
00:43:00traduisez
00:43:01nouvelle technique
00:43:02génomique
00:43:02au coeur du débat
00:43:04aujourd'hui à Strasbourg
00:43:05aucun amendement
00:43:07n'est adopté
00:43:07le Parlement européen
00:43:09a complété
00:43:09la deuxième lecture
00:43:10et l'acte législatif
00:43:11a été adopté
00:43:13les eurodéputés
00:43:14donnent leur feu vert
00:43:15pour autoriser
00:43:16une nouvelle génération
00:43:16d'OGM
00:43:17l'enjeu
00:43:18pour la commission européenne
00:43:20soutenir
00:43:21l'innovation
00:43:22est restée compétitif
00:43:23car les brevets
00:43:25sont aujourd'hui
00:43:25quasiment américains
00:43:27il ne s'agit pas
00:43:28contrairement à ce que
00:43:29disent certains
00:43:29d'importer le modèle
00:43:30américain
00:43:31d'importer le modèle
00:43:32brésilien
00:43:33des nouvelles techniques
00:43:33génomiques
00:43:34mais au contraire
00:43:34de créer un modèle
00:43:35souverain
00:43:36de nouvelles techniques
00:43:37génomiques
00:43:37qui servira
00:43:38nos agriculteurs
00:43:39leurs revenus
00:43:40nos rendements
00:43:41et notre souveraineté
00:43:42alimentaire
00:43:43mais de quoi
00:43:44parle-t-on
00:43:44il s'agit
00:43:45d'une technique
00:43:46permettant de modifier
00:43:47le génome
00:43:48d'une plante
00:43:49d'un fruit
00:43:50ou d'un légume
00:43:51sans introduire
00:43:52d'ADN étranger
00:43:53contrairement aux OGM
00:43:55de première génération
00:43:56l'objectif
00:43:58est de développer
00:43:59des variétés
00:44:00plus résistantes
00:44:01ou plus adaptées
00:44:02à la sécheresse
00:44:03par exemple
00:44:04novateur pour les uns
00:44:06alarmant pour d'autres
00:44:08hier
00:44:09à l'appel
00:44:10de la Confédération Paysanne
00:44:12ils étaient
00:44:12une centaine
00:44:13d'agriculteurs
00:44:14français
00:44:15allemands
00:44:16et italiens
00:44:17tous présents
00:44:18pour protester
00:44:19contre
00:44:19et demander
00:44:20des mesures
00:44:20sur la traçabilité
00:44:22des semences
00:44:23dans 10 ans
00:44:24et bien là où on a
00:44:2650 ou 100
00:44:27plants de tomates
00:44:27il n'y en aura
00:44:28que 4 ou 5
00:44:29ce sera plus cher
00:44:30et ils seront tous
00:44:31entre les mains
00:44:31de Monsanto
00:44:32de Saint-Genta
00:44:34de Corteva
00:44:35des grandes multinationales
00:44:36qui n'ont aucun rapport
00:44:37avec l'agriculture
00:44:38alors la question
00:44:40qui fâche ce soir
00:44:41la voici
00:44:41ces OGM
00:44:42nouvelles générations
00:44:44pour nourrir la planète
00:44:46innovantes
00:44:46ou inquiétantes
00:44:49avant de me tourner
00:44:50vers les députés
00:44:50je vais d'abord me tourner
00:44:51vers vous
00:44:52Dominique Desclos
00:44:53je vais vous demander
00:44:53d'être très pédagogique
00:44:54pour qu'on comprenne bien
00:44:56l'enjeu de ce soir
00:44:57d'abord
00:44:58quand et comment
00:44:58est-ce qu'on a découvert
00:44:59ces nouvelles techniques
00:45:00génomiques
00:45:04alors ça date
00:45:05maintenant un petit peu
00:45:06puisqu'on va être
00:45:08dans les années
00:45:1095-96
00:45:12où on commence
00:45:12au niveau scientifique
00:45:13à en parler
00:45:15avant que
00:45:16ça se développe
00:45:18beaucoup plus
00:45:19et qu'on arrive
00:45:19à trouver notamment
00:45:20ces fameux ciseaux moléculaires
00:45:22le CRISPR-Cas9
00:45:24dont je pense
00:45:25la plupart
00:45:26des personnes
00:45:27ont entendu parler
00:45:28puisqu'il y a eu
00:45:29deux prix Nobel
00:45:30là-dessus
00:45:32dont un Français
00:45:33la Française
00:45:34Emmanuelle Charpentier
00:45:35qu'on peut saluer
00:45:36quand même
00:45:37prix Nobel
00:45:38en 2020
00:45:40donc ça part
00:45:41de cette biotechnologie
00:45:44mais pourquoi
00:45:45est-ce qu'aujourd'hui
00:45:46on en parle
00:45:46comme des nouveaux OGM
00:45:47quelle est la différence
00:45:48entre les NGT
00:45:49et les OGM
00:45:52alors la différence
00:45:53est relativement simple
00:45:54puisqu'elle est sémantique
00:45:55un OGM
00:45:56est un organisme
00:45:58génétiquement modifié
00:45:59donc on parle
00:46:00d'organisme
00:46:02les NGT
00:46:03comme leur nom
00:46:04l'indique
00:46:04sont des techniques
00:46:07des techniques
00:46:08de modification
00:46:09du génome
00:46:10qui vont du coup
00:46:11amener
00:46:12à des organismes
00:46:13génétiquement modifiés
00:46:16je vais être très claire
00:46:18dès le début
00:46:19mais dire que
00:46:20une plante
00:46:22issue de NGT
00:46:24n'est pas un OGM
00:46:26est une erreur
00:46:27est une erreur sémantique
00:46:29tout simplement
00:46:29parce que ça reste
00:46:30une manipulation génétique
00:46:31en fait
00:46:31tout à fait
00:46:34on appliquerait
00:46:36cette technique
00:46:37cette NGT
00:46:38à quelles plantes
00:46:39à quels produits
00:46:42alors
00:46:43en théorie
00:46:45on peut
00:46:45appliquer ces techniques
00:46:47à toutes les espèces
00:46:48puisqu'on les applique
00:46:50aussi bien
00:46:50aux humains
00:46:51qu'aux animaux
00:46:52qu'aux végétaux
00:46:53et aux micro-organismes
00:46:54puisqu'une loi aussi
00:46:55est en cours
00:46:57au Parlement
00:46:58sur les micro-organismes
00:47:00génétiquement modifiés
00:47:01les MGM
00:47:03donc finalement
00:47:04tout ce qui contient
00:47:05de l'ADN
00:47:06donc tout ce qui est vivant
00:47:07peut être
00:47:08génétiquement modifié
00:47:13au niveau des plantes
00:47:15on va essentiellement
00:47:16avoir
00:47:17les plantes
00:47:18dites
00:47:18majeures
00:47:20les espèces
00:47:21dites majeures
00:47:22c'est à dire
00:47:22que l'on connaît bien
00:47:23le maïs
00:47:24le soja
00:47:25le riz
00:47:26le blé
00:47:27qui était déjà
00:47:28les pommes
00:47:32on peut aussi
00:47:32en faire sur les pommes
00:47:33mais pour l'instant
00:47:34c'est un producteur
00:47:35de pommes
00:47:35sur le plateau
00:47:37oui oui tout à fait
00:47:38les pommes aussi
00:47:40oui oui
00:47:40il y en a qui
00:47:40commencent à travailler
00:47:41là-dessus
00:47:42mais disons que
00:47:44sur ces principales
00:47:45espèces de grandes cultures
00:47:46on va dire que
00:47:47c'est là-dessus
00:47:47que les OGM
00:47:48ont déjà commencé
00:47:49et que les NGT
00:47:51aussi
00:47:52se mettent en place
00:47:52Olivier, question ?
00:47:53Est-ce que ça n'est pas
00:47:54une version plus moderne
00:47:55d'une greffe ?
00:47:57Est-ce qu'un brugnon
00:47:58est un OGM ?
00:48:00Est-ce que la Quintigny
00:48:01ne faisait pas déjà
00:48:02la même chose ?
00:48:08Alors
00:48:11naturellement
00:48:11c'est sûr que
00:48:12naturellement
00:48:13la nature
00:48:15crée des variétés
00:48:16tous les jours
00:48:16si c'est ça
00:48:17que vous voulez dire
00:48:19mais je vous ai mal entendu
00:48:19parce qu'à un moment
00:48:20il y a eu un double son
00:48:22désolé
00:48:22on est en duplex
00:48:24je suis à Montpellier
00:48:25et du coup
00:48:25le son n'est pas
00:48:26forcément très bon
00:48:28La question
00:48:29c'est
00:48:30d'abord
00:48:31est-ce que
00:48:31comme le disait Olivier
00:48:32est-ce que
00:48:33une greffe
00:48:34n'est pas plus
00:48:35est-ce que
00:48:35c'est une greffe
00:48:36en fait les NGT
00:48:37et l'autre question
00:48:38c'est aussi
00:48:39bénéfice
00:48:40risque ?
00:48:43Alors
00:48:43les NGT
00:48:44ne sont pas des greffes
00:48:45non
00:48:46les NGT
00:48:47ce sont
00:48:48donc des techniques
00:48:50où on peut
00:48:50modifier précisément
00:48:52le génome
00:48:54on le modifie
00:48:55comment
00:48:55soit
00:48:56en coupant
00:48:58donc dans l'ADN
00:48:59on peut couper
00:49:00très précisément
00:49:01de l'ordre d'une base
00:49:02on peut couper
00:49:02un peu plus large
00:49:03des fragments d'ADN
00:49:04on peut également
00:49:06rajouter
00:49:06des fragments d'ADN
00:49:09et on peut
00:49:11voilà
00:49:12il y a des techniques
00:49:12également
00:49:13de mutagénèse
00:49:14qui sont
00:49:14qui rentrent dans
00:49:15ces nouvelles techniques
00:49:16génomiques
00:49:16Eric Martineau
00:49:18Eric Martineau
00:49:19vous qui êtes
00:49:20député de la Sarthe
00:49:21et producteur de pommes
00:49:22qu'est-ce que vous dites
00:49:23des NGT ?
00:49:25Alors
00:49:26j'ai accepté
00:49:27merci pour l'invitation
00:49:28j'ai accepté de venir
00:49:29en me disant
00:49:29mais je vais encore passer
00:49:30pour le méchant de service
00:49:32parce que
00:49:33voilà
00:49:33tant mieux
00:49:34merci
00:49:34jamais sur ce plateau
00:49:35parce que
00:49:36voilà
00:49:36moi je m'interroge toujours
00:49:37sur ce côté naturel
00:49:39non naturel
00:49:40vous avez très bien
00:49:41posé la question
00:49:42justement
00:49:43en parlant des greffes
00:49:44nous on parle aussi
00:49:45d'hybridation
00:49:46de mutation
00:49:47de sommation
00:49:49aujourd'hui
00:49:50lorsqu'on l'en consomme
00:49:51donc je suis dans les pommes
00:49:52moi je mets par exemple
00:49:53des fruits
00:49:53les variétés
00:49:54que l'on consomme
00:49:55tous les jours
00:49:56que vous achetez
00:49:56dans les magasins
00:49:57c'est bien des variétés
00:49:58qui ont été inventées
00:49:59par l'homme
00:49:59pour l'homme
00:50:00il n'y a plus grand chose
00:50:02de vraiment naturel
00:50:03c'est pas la pomme d'Adam
00:50:04et pourquoi ?
00:50:06parce qu'on a toujours
00:50:07essayé de rechercher
00:50:08des fruits
00:50:09qui répondaient
00:50:10à des critères
00:50:11et quand je dis des critères
00:50:12c'est-à-dire
00:50:13qu'ils soient
00:50:14forcément productifs
00:50:16qu'on puisse produire
00:50:17tous les ans
00:50:17on a oublié
00:50:18qu'un pommier
00:50:19initialement
00:50:19ne produit pas
00:50:20des pommes
00:50:21tous les ans
00:50:21on a arrivé
00:50:22à faire
00:50:23qu'un pommier
00:50:23produit tous les ans
00:50:24et heureusement
00:50:26parce que
00:50:26vous dites quoi
00:50:26que c'est le sens
00:50:27de l'histoire ?
00:50:28moi je dis que
00:50:31on est contre
00:50:32les pesticides
00:50:32on veut pas de pesticides
00:50:33on veut pas de stockage
00:50:35de l'eau
00:50:35on veut pas arroser
00:50:36et il faudra trouver
00:50:37des solutions
00:50:37parce qu'on a
00:50:38un dérèglement climatique
00:50:39on le voit en ce moment
00:50:40je vous promets
00:50:41que moi mes arbres
00:50:42ils sont en train
00:50:42de souffrir
00:50:43parce qu'ils sont
00:50:44en plein soleil
00:50:44nous on a la clim
00:50:45on a l'ombre
00:50:46mais comment on va faire
00:50:47pour que nos feuilles
00:50:49puissent résister
00:50:50aux UV
00:50:51résister à la chaleur
00:50:53parce que les cellules
00:50:54se referment
00:50:54elles perdent de l'eau
00:50:55du temps de mon grand-père
00:50:57les pommiers
00:50:58ils allaient chercher
00:50:58l'eau en profondeur
00:51:00on a trouvé
00:51:01d'autres techniques
00:51:02qui ont fait
00:51:02que pour que ça produise plus
00:51:04il faut que les racines
00:51:06soient traçantes
00:51:07aujourd'hui on est en train
00:51:08c'est-à-dire
00:51:08sur 30-40 cm du sol
00:51:11mais aujourd'hui
00:51:12on est en train
00:51:12de se dire
00:51:12peut-être qu'il va falloir
00:51:13revenir à des systèmes
00:51:14racinaires
00:51:15racinaires pardon
00:51:16pivotants
00:51:16et donc moi j'ai confiance
00:51:19justement
00:51:20à des gens
00:51:20des chercheurs
00:51:21comme Aline Rae
00:51:22moi je ne suis pas
00:51:23le scientifique
00:51:23et vous dire
00:51:25que si on me dit
00:51:26les NGT
00:51:27sont dangereuses
00:51:28toxiques
00:51:28il ne faut surtout
00:51:29pas les utiliser
00:51:30soit
00:51:30je fais confiance
00:51:32mais dire
00:51:33qu'il faut s'interdire
00:51:34d'aller vers
00:51:35des nouvelles technologies
00:51:37je vous dis
00:51:37l'hybridation
00:51:39enfin
00:51:39un stomp
00:51:40back terre noire
00:51:40oui
00:51:41oui
00:51:41monsieur Martineau
00:51:42la question
00:51:43c'est pas d'être méchant
00:51:44pour moi
00:51:44c'est la question
00:51:44d'être responsable
00:51:45là
00:51:46moi je suis sidéré
00:51:48par la légèreté
00:51:49avec laquelle
00:51:50cette déréglementation
00:51:51majeure
00:51:52de notre protection
00:51:53vis-à-vis des OGM
00:51:55a été votée
00:51:56donc par
00:51:57de la Macronie
00:51:58jusqu'à l'extrême droite
00:51:59c'est en discussion
00:51:59quand même
00:52:00à Strasbourg
00:52:00et à Brunson
00:52:01pourquoi vous êtes
00:52:01si c'est léger
00:52:02parce qu'il n'y a pas
00:52:03d'étude d'impact
00:52:03il n'y a pas d'évaluation
00:52:05des risques
00:52:05il n'y a aucune
00:52:06traçabilité possible
00:52:07aucun étiquetage possible
00:52:08ça veut dire que
00:52:09ni vous ni moi
00:52:09ne pourrons savoir
00:52:10si ce que nous consommons
00:52:11contient ou non
00:52:12de ces nouveaux OGM
00:52:13on s'assoit complètement
00:52:15sur le droit du consommateur
00:52:16et là
00:52:17on parle de risque
00:52:18de risque sanitaire
00:52:19de risque de contamination
00:52:20les scientifiques préviennent
00:52:21une seule modification
00:52:22je pense que madame
00:52:23pourra confirmer
00:52:24une seule modification
00:52:25du génome
00:52:26peut avoir
00:52:26de grandes conséquences
00:52:27et là
00:52:28on parle de contamination
00:52:29donc y compris
00:52:30entre les plantes
00:52:31mais aussi
00:52:31des effets indirects
00:52:33par exemple
00:52:33sur toute la chaîne alimentaire
00:52:35vis-à-vis des pollinisateurs
00:52:36franchement là
00:52:37c'est un saut dans l'inconnu
00:52:38qu'on nous propose
00:52:39alors qu'on ne connaît
00:52:40par ailleurs
00:52:40une explosion
00:52:41des maladies environnementales
00:52:42qui devrait nous inviter
00:52:44un minimum de prudence
00:52:45mais Dominique Desclos
00:52:46est-ce que ces risques
00:52:47ils ont été identifiés
00:52:48par les agronomes
00:52:50par les chercheurs
00:52:52alors quelques risques
00:52:54sont identifiés
00:52:54mais pas tous
00:52:56il est sûr que
00:52:59pour expliquer
00:53:00quand même rapidement
00:53:00aujourd'hui
00:53:01créer une variété
00:53:02une variété
00:53:02de blé
00:53:03je ne parle pas
00:53:04de plantes pérennes
00:53:05comme des pommiers
00:53:06ou d'autres fruitiers
00:53:07créer une variété
00:53:08de blé
00:53:08aujourd'hui
00:53:09ça demande entre 15
00:53:10et 20 ans
00:53:11ces techniques génomiques
00:53:14aussi intéressantes
00:53:15qu'elles soient
00:53:15et sont
00:53:16et sont
00:53:17et sont
00:53:18mises en avant
00:53:18justement
00:53:19parce qu'elles vont permettre
00:53:20d'aller beaucoup plus vite
00:53:21donc elles vont aller
00:53:22beaucoup
00:53:23on va aller beaucoup plus vite
00:53:24mais c'est là
00:53:24où on pense
00:53:26qu'on ne va pas maîtriser
00:53:27tous les risques
00:53:27et justement
00:53:28c'est cette vitesse
00:53:30qui fait aussi
00:53:30qu'on ne peut pas dire
00:53:32que ce soit équivalent
00:53:34à ce qu'on pourrait trouver
00:53:35dans la nature
00:53:37puisque
00:53:38voilà
00:53:39les NGT1
00:53:40sont aujourd'hui
00:53:40considérées réglementairement
00:53:41comme équivalentes
00:53:42à ce qui pourrait
00:53:44avoir lieu
00:53:46naturellement
00:53:46c'est à dire
00:53:47que pour être clair
00:53:48une pomme de terre
00:53:49par exemple
00:53:50une pomme de terre
00:53:51elle va générer
00:53:53elle-même
00:53:53un gène résistant
00:53:54à la sécheresse
00:53:55mais ça va mettre
00:53:55des décennies
00:53:56et des décennies
00:53:57là où les NGT
00:53:59vont permettre demain
00:54:00d'avoir une patate
00:54:01résiliente à la chaleur
00:54:02c'est ça
00:54:03je ne me trompe pas
00:54:04tout à fait
00:54:05et on connaît
00:54:06quand même encore mal
00:54:07les systèmes de régulation
00:54:09des gènes
00:54:10dans les plantes
00:54:10donc les scientifiques
00:54:12alertent là-dessus
00:54:13en disant
00:54:13les techniques
00:54:13sont très jolies
00:54:14mais
00:54:15les risques
00:54:16ne sont aujourd'hui
00:54:17pas suffisamment
00:54:18maîtrisés
00:54:19et même
00:54:20envisagés
00:54:21je pense
00:54:21et donc on n'a pas
00:54:22de recul suffisant
00:54:24parce que par ailleurs
00:54:25ces NGT sont autorisés
00:54:26dans d'autres pays du monde
00:54:27mais c'est bien
00:54:28ce que je reproche
00:54:28et par ailleurs
00:54:29si vous me permettez
00:54:29de rebondir
00:54:30moi je voudrais rajouter
00:54:31quand même
00:54:31que là en fait
00:54:31on met notre santé
00:54:33on met la sécurité
00:54:34aussi des agriculteurs
00:54:35dans la main
00:54:36de l'agro-industrie
00:54:36parce que c'est
00:54:37les grands semenciers
00:54:38qui sont aussi
00:54:38l'agro-chimie
00:54:39la question des brevets
00:54:41est centrale
00:54:41exactement
00:54:42parce qu'ils veulent
00:54:43pouvoir privatiser
00:54:44toutes ces nouvelles molécules
00:54:45donc on se met
00:54:46dans leurs mains
00:54:46et je vous disais
00:54:47tout à l'heure
00:54:48comment on va faire
00:54:48face au changement climatique
00:54:49en fait
00:54:50la vraie solution
00:54:51c'est l'agro-écologie
00:54:52c'est la diversité
00:54:53la biodiversité
00:54:54c'est parce qu'on a
00:54:55différentes espèces
00:54:56qu'effectivement
00:54:56c'est ce qu'expliquait
00:54:57madame très bien
00:54:57il y a une espèce
00:54:58qui va mieux résister
00:55:00à la chaleur
00:55:00mieux résister
00:55:01à tel parasite
00:55:02alors que là
00:55:02ce qu'on nous propose
00:55:03et ce qui va se passer
00:55:04c'est une uniformisation
00:55:06ce qui fait que
00:55:07effectivement
00:55:08il va y avoir
00:55:08des résistances
00:55:09qui vont se développer
00:55:09on le sait
00:55:10c'est toujours le cas
00:55:10ça a été le cas
00:55:11avec les OGM aussi
00:55:12et là vous allez vous retrouver
00:55:13avec des cultures
00:55:13qui vont être
00:55:14complètement décimées
00:55:15enfin on va à rebours
00:55:16de ce qu'il faudrait faire
00:55:17encore une fois
00:55:17on se met dans la main
00:55:19de l'agro-industrie
00:55:20vraiment
00:55:21juste note d'espoir
00:55:22pour les gens qui nous écoutent
00:55:232027 c'est l'année prochaine
00:55:24on peut faire autrement
00:55:25on fera autrement
00:55:26avec un modèle agro-écologique
00:55:28qui protège la santé publique
00:55:29et les agriculteurs
00:55:30mais on a toujours
00:55:30si je peux rebondir
00:55:31pardon
00:55:32vous avez parlé
00:55:32oui des insectes
00:55:33et du climat
00:55:34mais vous n'avez pas parlé
00:55:35des maladies
00:55:36et ça aujourd'hui
00:55:37non
00:55:37et non
00:55:38et c'est
00:55:39non non
00:55:39les parasites
00:55:40c'est pas des maladies
00:55:41ah non non
00:55:42c'est des fongicides
00:55:42ce sont des champignons
00:55:43et les parasites
00:55:45ce sont des mauvaises
00:55:46et donc
00:55:47et donc
00:55:48ce que je veux dire par là
00:55:49c'est qu'aujourd'hui
00:55:50et on l'a fait par exemple
00:55:51sur les vergers
00:55:52parce qu'on accuse toujours
00:55:53par exemple les pommes
00:55:53qui sont toujours traitées
00:55:55les salades et compagnie
00:55:56mais nous ce que l'on essaye
00:55:58ce sont des variétés
00:55:59résistantes aux maladies
00:56:00les mauvais insectes
00:56:01on y arrive justement
00:56:02par la bioécologie
00:56:03mais j'en reviens à la biodiversité
00:56:04c'est parce que vous avez
00:56:05certaines variétés de pommes
00:56:07qui vont résister à la maladie
00:56:08si vous avez un truc uniforme
00:56:10ça ne fonctionne plus
00:56:11donnez-moi dans ce cas-là
00:56:12parce que ça
00:56:12on ne les a pas encore
00:56:13les mauvais insectes
00:56:15oui
00:56:15on arrive à avoir
00:56:16des prédateurs
00:56:17des mauvais
00:56:18vous connaissez tous
00:56:19la coccinelle
00:56:21pardon
00:56:22qui mange le puceron
00:56:23mais il y en a plein
00:56:23dans la nature
00:56:24vous avez des aphilinus
00:56:25vous avez tout un tas
00:56:26d'insectes utiles
00:56:27et ça on y arrive
00:56:28il n'y a pas besoin
00:56:28des NGT pour ça
00:56:29par contre sur la maladie
00:56:31de la tavelure
00:56:31l'oïdium
00:56:32le chancre
00:56:32toutes ces choses
00:56:34qu'on a dans la nature
00:56:35qui sont dans l'air
00:56:36qu'on respire
00:56:37ce n'est pas des virus
00:56:38ce sont des champignons
00:56:39qui sont microscopiques
00:56:40et bien ces champignons
00:56:42aujourd'hui
00:56:42alors sur le blé
00:56:44vous avez d'autres maladies
00:56:46sur le maïs
00:56:46ils ne sont pas contraints
00:56:47mais comment on va faire
00:56:49on peut aussi
00:56:50se poser la question
00:56:51comment faire
00:56:52pour éviter
00:56:53d'avoir des pesticides
00:56:54qui eux-mêmes polluent
00:56:55la qualité de l'eau
00:56:57le sol
00:56:57l'environnement
00:56:58je ne dis pas
00:57:00que les NGT
00:57:01sont la solution
00:57:01mais il faut peut-être
00:57:03donner la possibilité
00:57:05à nos chercheurs
00:57:07les agents
00:57:07les techniciens
00:57:09de l'INRAI
00:57:09de trouver des solutions
00:57:10mais oui d'accord
00:57:11mais vous avez entendu
00:57:12madame
00:57:13les risques concours
00:57:15et vous ça ne vous pose
00:57:15pas de problème
00:57:16par exemple
00:57:16que les gens
00:57:17qui achètent vos pommes
00:57:18ne pourront pas savoir
00:57:18si oui ou non
00:57:19elles contiennent
00:57:20c'est un gros problème
00:57:22c'est exactement
00:57:25ce que veut
00:57:25l'agro-industrie
00:57:26et tout le système
00:57:27après il y aura
00:57:27une transposition
00:57:28en France
00:57:30est-ce que par exemple
00:57:32dans le cas
00:57:32d'une transposition
00:57:33en France
00:57:34vous voulez ajouter
00:57:35un étiquetage
00:57:36pour les consommateurs
00:57:37parce que pour l'instant
00:57:38l'étiquetage
00:57:38ne serait prévu
00:57:39que sur les semences
00:57:39achetées par l'agriculture
00:57:41non mais ça
00:57:41ça me paraît évident
00:57:42que le consommateur
00:57:44soit au courant
00:57:44de ce qu'il mange
00:57:45vous savez
00:57:45sur l'étiquetage
00:57:46nous aussi
00:57:47dans l'état
00:57:47ce n'est pas prévu
00:57:48dans le texte
00:57:49qui a été voté
00:57:49je ne t'ai pas dit
00:57:51que j'aurais voté
00:57:51peut-être comme ça aussi
00:57:52moi je suis convaincu
00:57:53que oui
00:57:54le consommateur
00:57:55doit être informé
00:57:56y compris sur l'origine
00:57:57et qu'est-ce que vous faites
00:57:58de la contamination
00:57:59parce que là par exemple
00:58:00il n'y a aucune protection
00:58:01par exemple
00:58:01pour l'agriculture bio
00:58:02qui ne souhaite pas
00:58:04qui ne peut pas d'ailleurs
00:58:05utiliser ces nouveaux OGM
00:58:06s'il y a des contaminations
00:58:08et ça va arriver
00:58:09non seulement
00:58:10ils ne peuvent pas
00:58:10s'en protéger
00:58:11mais en plus de ça
00:58:12tenez-vous bien
00:58:12l'industrie peut même
00:58:13je me permets de poser
00:58:14la question à l'agronome
00:58:15qui est avec nous
00:58:16est-ce qu'il y a un risque
00:58:17de contamination
00:58:17c'est-à-dire que
00:58:20admettons
00:58:20je vais rester sur mes patates
00:58:21pardonnez-moi
00:58:22je suis sur les patates
00:58:23une pomme de terre
00:58:25NGT
00:58:27est-ce que
00:58:28si à côté
00:58:29il y a un champ de betterave
00:58:30on est dans le nord
00:58:30d'accord
00:58:31à côté il y a un champ de betterave
00:58:32est-ce qu'il peut y avoir
00:58:33une contamination
00:58:35à d'autres champs
00:58:35de pommes de terre
00:58:36pas NGT
00:58:36à des betteraves
00:58:37qui sont à côté
00:58:38est-ce que c'est possible
00:58:39ça naturellement
00:58:42alors
00:58:43entre espèces
00:58:44si on n'est pas
00:58:44dans le même groupe
00:58:45d'espèces
00:58:45ça va être très compliqué
00:58:46mais
00:58:47des pommes de terre
00:58:49d'une variété NGT
00:58:50avec des pommes de terre
00:58:51d'une autre variété
00:58:52non NGT
00:58:52bien sûr que oui
00:58:53des contaminations
00:58:54peuvent être faites
00:58:55ça a été très largement
00:58:56montré sur les OGM
00:58:58où on a
00:59:00finalement
00:59:01des pays
00:59:01je pense à la
00:59:02à la papaye
00:59:04un cas où ça a
00:59:05relativement bien marché
00:59:06d'après
00:59:07voilà
00:59:08d'après
00:59:09pas mal de papiers
00:59:10scientifiques
00:59:10la papaye
00:59:11à Hawaï
00:59:12qui a été
00:59:14OGM
00:59:15et puis
00:59:16ça s'est vraiment
00:59:17croisé
00:59:18avec tous les papayés
00:59:19de l'île
00:59:19et donc
00:59:20voilà
00:59:22maintenant
00:59:22les papayes
00:59:23sont toutes
00:59:23super résistantes
00:59:25alors le problème
00:59:27c'est que
00:59:27elles auraient dû
00:59:28être toutes
00:59:29super résistantes
00:59:29mais
00:59:30les virus
00:59:31et les champignons
00:59:32mutent
00:59:32aussi
00:59:34donc
00:59:34maintenant
00:59:35la résistance
00:59:36a été contournée
00:59:37donc
00:59:37ce n'est plus
00:59:38aussi favorable
00:59:39que ça ne l'était
00:59:40au début
00:59:41je ne sais pas
00:59:41si je suis très rassurée
00:59:43par ce débat ce soir
00:59:43en réalité
00:59:45il y a des solutions
00:59:46l'agroécologie
00:59:47la biodiversité
00:59:48c'est ça qu'il faut
00:59:49préserver
00:59:50et pas un système
00:59:51agro-industriel
00:59:52agro-chimique
00:59:52comme on nous impose
00:59:54aujourd'hui
00:59:54il faut sortir de ça
00:59:55et faire confiance aussi
00:59:56à nos chercheurs
00:59:57qui doivent trouver
00:59:58des solutions
00:59:58pour avoir moins
01:00:00de pesticides
01:00:01et qu'on lutte
01:00:02autrement
01:00:03contre les maladies
01:00:04oui ça serait bien
01:00:05merci à tous les deux
01:00:06restez là tout de suite
01:00:07c'est Bourbon Express
01:00:07je salue
01:00:08Dominique Desclos
01:00:09qui a bien voulu être
01:00:09en direct avec nous
01:00:10depuis Montpellier
01:00:11ce soir
01:00:11tout de suite
01:00:11c'est Bourbon Express
01:00:12et c'est Marco Pommier
01:00:13c'est notre pause fraîcheur
01:00:14à nous
01:00:21bonsoir Marco
01:00:22à la une de Bourbon Express
01:00:24ce soir
01:00:25d'abord
01:00:25les questions au gouvernement
01:00:26avec l'affaire Liana
01:00:28qui a à nouveau
01:00:28agité l'hémicycle
01:00:29et une passe d'armes
01:00:31entre Mathilde Panot
01:00:32et Sébastien Lecornu
01:00:33en particulier
01:00:33oui c'est le fait du jour
01:00:34pendant la séance
01:00:35de questions au gouvernement
01:00:36Mathilde Panot
01:00:37a critiqué l'inaction
01:00:38d'Emmanuel Macron
01:00:39et de ses ministres
01:00:40depuis 2017
01:00:40pour lutter
01:00:41contre les violences
01:00:42sexistes et sexuelles
01:00:43faites aux enfants
01:00:44et aux femmes
01:00:45elle a réclamé
01:00:463 milliards d'euros
01:00:47pour les associations
01:00:48Sébastien Lecornu
01:00:49a accusé
01:00:50la présidente
01:00:50du groupe LFI
01:00:51de récupération politique
01:00:54Monsieur le Premier Ministre
01:00:55dans la France de Macron
01:00:56le planning familial
01:00:57licencie
01:00:58c'est ça la réalité
01:00:59assumez vos responsabilités
01:01:01politiques
01:01:02mettez les 3 milliards
01:01:04flagrant délit
01:01:05de récupération
01:01:05quel est le rapport
01:01:06entre l'affaire Liana
01:01:07et le planning familial
01:01:09soyons précis
01:01:10soyons sérieux
01:01:13donc ouvrons
01:01:14tous les débats
01:01:16toutes les questions
01:01:17y compris celles
01:01:18des moyens
01:01:19y compris celles
01:01:20des associations
01:01:21mais de grâce
01:01:22stop à votre cynisme
01:01:25tension maximale
01:01:27résultat
01:01:27les députés LFI
01:01:29en colère
01:01:30ont décidé
01:01:31de quitter l'hémicycle
01:01:32vous le voyez
01:01:33en pleine séance
01:01:34de questions au gouvernement
01:01:35voilà pour l'info du jour
01:01:36dans l'hémicycle
01:01:36l'info la plus stupéfiante
01:01:38du jour à présent
01:01:39le Premier Ministre
01:01:40et Matignon
01:01:41ont envoyé hier
01:01:41au gouvernement
01:01:42à tous les ministères
01:01:43une circulaire
01:01:45pour imposer
01:01:46des dépistages
01:01:46anti-drogue
01:01:47aux collaborateurs
01:01:48des ministres
01:01:48des dépistages
01:01:49inopinés
01:01:50et obligatoires
01:01:51sous la forme
01:01:51de tests salivaires
01:01:53sont concernés
01:01:53les membres
01:01:54des cabinets ministériels
01:01:55mais aussi
01:01:56les hauts fonctionnaires
01:01:57et les agents
01:01:58qui ont accès
01:01:58à des informations
01:01:59sensibles
01:02:00en cas de résultat positif
01:02:02les ministres
01:02:02devront décider
01:02:03des conséquences
01:02:04sur le plan disciplinaire
01:02:05alors bonne ou mauvaise idée
01:02:07écouite de l'Assemblée
01:02:08dans tout ça
01:02:09faut-il organiser
01:02:10des tests
01:02:11pour les députés
01:02:11et leurs collaborateurs
01:02:12Antoine Palos
01:02:13et Eva Billion
01:02:14ont posé la question
01:02:16il y a quelques cas
01:02:17quand même
01:02:17il y a un groupe politique
01:02:19qui est particulièrement
01:02:20ciblé régulièrement
01:02:21donc ça pourrait être
01:02:23intéressant
01:02:23de faire des tests
01:02:24moi je pense
01:02:24qu'il faut arrêter
01:02:25de faire peser
01:02:26comme ça
01:02:26la suspicion
01:02:27et je ne sais même pas
01:02:29si c'est légal
01:02:29d'ailleurs
01:02:29de contraindre
01:02:31comme ça
01:02:31des salariés
01:02:32à du dépistage
01:02:33sans leur consentement
01:02:33la transparence
01:02:34elle doit être la même
01:02:35pour tout le monde
01:02:35pour les banquiers
01:02:37qui sont un cocaïnomane
01:02:39comme pour les parlementaires
01:02:41qui ne le sont pas forcément
01:02:42il y a aussi
01:02:42nos libertés fondamentales
01:02:45et il faut toujours savoir
01:02:46où est-ce qu'on met
01:02:47le curseur
01:02:48et hasard du calendrier
01:02:49demain
01:02:50le député LFI
01:02:51Andy Kerbrat
01:02:52organise à l'Assemblée
01:02:53un colloque
01:02:54sur les drogues
01:02:55et les addictions
01:02:55pour rappel
01:02:56l'insoumis avait été pris
01:02:58en flagrant délit
01:02:59d'achat de drogue
01:02:59en octobre 2024
01:03:00il avait été exclu
01:03:02temporairement
01:03:02de l'Assemblée
01:03:03les actualités
01:03:04s'entrechoquent
01:03:05mon cher Marc
01:03:05la collaboration
01:03:07entre Chine
01:03:08et le BHV à Paris
01:03:09c'est fini
01:03:09à l'occasion
01:03:10d'un changement
01:03:11de propriétaire
01:03:12bye bye Chine
01:03:13c'est une décision
01:03:14saluée par de nombreux
01:03:15parlementaires
01:03:16oui souvenez-vous
01:03:17en novembre dernier
01:03:18l'ouverture au bazar
01:03:19de l'hôtel de ville
01:03:20de Paris
01:03:21du premier magasin
01:03:22physique de Chine
01:03:23ça avait fait polémique
01:03:24et bien 7 mois plus tard
01:03:26la société
01:03:26des grands magasins
01:03:27dirigée par Frédéric Merlin
01:03:29que vous voyez à l'écran
01:03:31cède le BHV
01:03:32à son directeur général
01:03:33actuel
01:03:34conséquence immédiate
01:03:36la marque chinoise
01:03:37va quitter
01:03:37l'emblématique
01:03:38magasin parisien
01:03:39une décision saluée
01:03:40par le député
01:03:41Antoine Vermorel Marques
01:03:43très engagé
01:03:44contre la fast fashion
01:03:45c'est une bonne nouvelle
01:03:46à la fois pour
01:03:47le secteur économique français
01:03:49et c'est une bonne nouvelle
01:03:49aussi pour les valeurs
01:03:50qu'on porte
01:03:50pour le secteur économique français
01:03:51parce que
01:03:52c'est la preuve
01:03:53que Chine n'a pas sa place
01:03:55dans les magasins physiques
01:03:56et contrairement à ce qu'ils nous disent
01:03:57ils ne créent pas d'emplois
01:03:58en France
01:03:59et la deuxième chose
01:04:00pour nos valeurs
01:04:01c'est qu'en fait
01:04:02on ne peut pas tout acheter
01:04:02avec de l'argent
01:04:03et c'est pas ça
01:04:04qui fait le business français
01:04:05c'est pas ça
01:04:05qui fait aussi les valeurs
01:04:06de respect
01:04:07de nos normes sociales
01:04:08sanitaires
01:04:09et environnementales
01:04:10Antoine Vermorel Marques
01:04:11qui a participé aujourd'hui
01:04:13à la commission mixte paritaire
01:04:15la CMP chargée
01:04:16de trouver un accord
01:04:16entre députés et sénateurs
01:04:18sur la loi anti-fast fashion
01:04:20un compromis
01:04:20a été trouvé
01:04:21il y a deux heures
01:04:22objectif du texte
01:04:23mieux encadré
01:04:24la commercialisation
01:04:26des vêtements
01:04:26à très bas prix
01:04:27critiqués
01:04:28pour leur impact environnemental
01:04:30dans le viseur
01:04:31notamment du texte
01:04:32Chine ou Tému
01:04:33parmi les mesures importantes
01:04:34l'interdiction
01:04:35de la publicité
01:04:36pour l'ultra-fast fashion
01:04:37et des pénalités financières
01:04:39visant les produits issus
01:04:40de ce modèle
01:04:41on termine Marco
01:04:42avec le mondial de foot
01:04:43moi je vous le dis
01:04:43si vous voulez gagner
01:04:44au loto sportif
01:04:45il faut regarder LCP
01:04:45parce qu'on a quelques députés
01:04:47qui avaient vu juste
01:04:48sur le 3 buts à 1
01:04:49de la France
01:04:50contre le Sénégal
01:04:50hier soir
01:04:51il y a des députés
01:04:51qui sont bien inspirés
01:04:52en fait on a demandé
01:04:53un pronostic aux députés
01:04:54qui sont passés
01:04:55dans nos émissions
01:04:55hier sur LCP
01:04:56et trois d'entre eux
01:04:57ont tapé dans le mille
01:04:58voici nos trois
01:04:59madame Irma
01:05:01la France évidemment
01:05:02alors quel score ?
01:05:04je pense 3-1
01:05:05je ne sais pas
01:05:06ce que je gagnerais
01:05:06si je trouve le résultat
01:05:08mais 3-1
01:05:08allez un 3-1
01:05:093-1 pour la France
01:05:11pour la France
01:05:11mais pardon
01:05:11ça me semble évident
01:05:13bon franchement bravo
01:05:14j'aurais dû jouer
01:05:16parce que moi
01:05:16c'était pas du tout
01:05:17mon pronostic
01:05:17on va peut-être
01:05:18aller les revoir
01:05:19la semaine prochaine
01:05:19pour leur demander
01:05:20leur pronostic
01:05:20sur France-Irak
01:05:21c'est lundi
01:05:22France-Irak
01:05:22vous avez un pronostic ?
01:05:23ah oui
01:05:23on va leur mettre
01:05:26quelque chose quand même
01:05:27pareil
01:05:28au moins 3-1
01:05:29pareil
01:05:30ils sont capables
01:05:31de refaire
01:05:31ou 4 même
01:05:32il faut choisir
01:05:333-0
01:05:354-1
01:05:363-0
01:05:36ok
01:05:38même différence
01:05:38de but
01:05:39entre vous deux
01:05:40merci d'être venu
01:05:41ce soir sur le plateau
01:05:41merci à Mariette
01:05:43et à Olivier
01:05:44merci à Marco
01:05:45aussi
01:05:46il a perdu hier
01:05:47le pronostic
01:05:48et merci à vous
01:05:49de nous avoir suivis
01:05:50Jacques Voixcomte
01:05:51est rediffusé tout à l'heure
01:05:52à 23h30
01:05:52et vous retrouvez
01:05:54à tout moment
01:05:54aussi cette émission
01:05:55sur lcp.fr
01:05:57dans un instant
01:05:58les programmes
01:05:59de la 8
01:06:00les programmes de LCP
01:06:01nous on sera là
01:06:02demain en direct
01:06:03à 19h30
01:06:03on vous souhaite
01:06:04une excellente soirée
01:06:05à demain
01:06:05merci à vous
01:06:08merci à vous
01:06:09merci à vous
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