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  • il y a 3 minutes

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Transcription
00:00Beaucoup de gens disent qu'il y a un film qui sort, non mais ce film financé par nos impôts...
00:04Non, une grande partie du procès qui est fait au cinéma de se faire grâce à l'argent public
00:12est très, en grande partie, faux.
00:16Ce que notre pays a toujours voulu depuis la fin de la guerre, c'est protéger sa culture.
00:23C'est Malraux qui a dit ça, à la sortie de la guerre.
00:25Et là, il dit, et ils construisent, et depuis ça n'a jamais été remis en cause, ni par les
00:31gouvernements de gauche ou de droite,
00:33c'est de soutenir notre culture.
00:35Mais soutenir, ça veut dire quoi ?
00:36Ça ne veut pas dire demander aux Français de payer des impôts pour aller faire des films.
00:40Non, ça veut dire que toute entreprise, par exemple, de télévision, que ce soit des entreprises privées ou des entreprises
00:46publiques,
00:47les deux, TF1 autant que le service public, ont une obligation d'investir dans le cinéma.
00:53Autrement dit, ce sont sur les recettes publicitaires que génèrent l'une et l'autre
00:59qu'une partie doit être réinvestie dans le cinéma.
01:02Et ça veut donc dire que ces chaînes participent à la création de nouvelles œuvres.
01:09Lorsque l'on parle du fonds de soutien, alors c'est un terme où on se dit, ah bah oui,
01:13c'est du soutien.
01:13Oui, mais sauf que sur chaque billet, il y a une petite part qui est réinvestie dans un fonds commun
01:20qui permet aux producteurs de disposer d'un certain argent pour pouvoir avancer des nouvelles productions.
01:27Mais là encore, ce fonds de soutien n'est perçu que sur des spectateurs qui ont décidé d'aller voir
01:33un film,
01:33qu'ils soient français ou américains.
01:35Souvent d'ailleurs, les Américains le reprochent en disant, vous exagérez, c'est finalement nos recettes qui viennent.
01:40Bah oui, monsieur, vous êtes en France, c'est comme ça.
01:43Et si vous n'êtes pas content, ne sortez pas votre film.
01:45Et évidemment, ils ont intérêt à le sortir.
01:47Tout ça pour dire qu'il y a des aides au CNC qui, elles, sont des aides publiques et qui
01:54sont assez faibles en montant,
01:56mais qui néanmoins n'existent pas dans la plupart des autres pays, mais qui aident le cinéma français à faire
02:04des films
02:04qui, eux, sont plus difficiles, ce qu'on appelle l'avance sur recette.
02:07Ce sont des jeunes créateurs ou ce sont des films difficiles, mais qui donnent naissance parfois à des mauvais films
02:13et puis parfois à des bons films. Mais on ne sait pas au départ qu'est-ce qui est mauvais
02:18et qu'est-ce qui est bon.
02:18Donc il y a une volonté d'aider à cet endroit et de faire en sorte que les nouveaux films
02:26puissent se faire
02:26et avoir un coup de main. Là, oui, mais c'est en aucun cas, en volume, quelque chose qui peut
02:33mettre en danger les comptes de l'État.
02:35C'est complètement une chimère.
02:38Et dites-moi si je me trompe, mais il me semble qu'à pied d'œuvre de Valérie Donzeli,
02:41c'est la première fois que vous avez demandé l'avance sur recette ?
02:43100% de réussite.
02:44Je n'ai jamais été demandé l'avance sur recette avant le film de Valérie Donzeli.
02:48Pourquoi ? J'ai toujours considéré que les films que je produisais n'en avaient pas besoin.
02:53Donc je n'ai pas voulu tenter d'aller ponctionner chez des gens qui, eux, en ont vraiment besoin.
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