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  • il y a 8 heures
Chaque samedi, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 12h à 15h dans BFM Midi.

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00:00:00Il est presque midi, bonjour et bienvenue sur BFM TV.
00:00:03A la une, le point sur l'enquête autour du meurtre de Liana.
00:00:07L'autopsie a eu lieu il y a une semaine.
00:00:09De quels éléments disposent les enquêteurs ?
00:00:12D'après nos informations, les recherches se concentrent sur la voiture du principal suspect, Jérôme Barrella.
00:00:17Et puis nous serons à Florence, au lendemain des obsèques de la petite fille.
00:00:20C'est toute la commune qui attend des réponses.
00:00:23Les suites également de l'affaire Patrick Bruel qui a échappé cette semaine, vous le savez,
00:00:28à la détention provisoire qui était requise d'ailleurs par le parquet.
00:00:31Information ce matin, deux nouvelles plaintes ont été déposées hier contre Patrick Bruel.
00:00:36Une plainte pour tentative de viol en marge d'un festival, l'autre pour un viol.
00:00:41On fait le point dans un instant.
00:00:44Un nouvel espoir de paix aux proches et au Moyen-Orient.
00:00:47C'est une première depuis le début de la guerre.
00:00:49Les Iraniens affirment être proches d'un accord.
00:00:51Qu'en est-il vraiment ?
00:00:53Les équipes de BFM TV, vous allez le voir, sont déployées dans toute la région
00:00:57pour vous faire vivre ces événements au plus près.
00:00:59Et puis vous le verrez, il y a eu des tensions dans l'étroit d'Ormouz.
00:01:02Nous serons sur place.
00:01:16Mais on part tout de suite dans le Gers pour vous retrouver.
00:01:20Boris Karlamov, bonjour Boris.
00:01:21Vous avez assisté hier à ces obsèques bouleversantes de la petite Liana.
00:01:27Et à présent, Boris, la tristesse laisse place également à la colère,
00:01:31mais aussi à l'incompréhension.
00:01:35Absolument, Samy, puisque l'heure était au recueillement à l'occasion des obsèques de Liana.
00:01:39Les habitants de Florence, comme bon nombre de Français, attendent désormais des réponses.
00:01:45En parallèle de cela, les investigations, elles se poursuivent.
00:01:48Elles sont menées, vous le savez, par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse.
00:01:52Et ce, huit jours après la découverte du corps de cet enfant âgé de 11 ans,
00:01:56si la première autopsie n'a pas permis de déterminer les causes de la mort.
00:02:01Il y a eu des expertises complémentaires qui ont été ordonnées.
00:02:04Et ces expertises, elles sont toujours en cours dans un laboratoire.
00:02:07Un travail minutieux qui peut prendre du temps.
00:02:11Encore peut-être une quinzaine de jours, voilà ce que confie une source proche de l'enquête à BFM TV.
00:02:15Et puis, il y a cette voiture.
00:02:16Cette voiture qui est au cœur des investigations, puisque c'est à l'intérieur du véhicule de Jérôme Barrella
00:02:21que Liana a été vue pour la toute dernière fois.
00:02:24C'était le 29 mai dernier.
00:02:27D'après nos informations, les expertises sur ce véhicule sont terminées.
00:02:32Mais les enquêteurs doivent désormais exploiter toutes les données qui ont été récoltées à bord de cette voiture.
00:02:39On sait que c'est un modèle plutôt ancien.
00:02:41Il y a donc moins d'informations à récolter que dans un véhicule moderne.
00:02:44Ce qui veut dire que la tâche est d'autant plus compliquée pour les enquêteurs de l'IRCGN,
00:02:50l'Institut de Recherche Criminel de la Gendarmerie Nationale.
00:02:53Des questions que vous vous posez, vous, que l'on se pose tous ici.
00:02:56Et des questions que la justice va poser forcément à Jérôme Barrella,
00:03:00puisqu'il va être à nouveau entendu convoqué dans le bureau du juge d'instruction
00:03:03en charge du dossier au tribunal judiciaire d'Agin.
00:03:05Puisque jusqu'à présent, Jérôme Barrella, vous le savez, il a été mis en examen
00:03:08pour enlèvement et séquestration sur mineurs de 15 ans.
00:03:12Désormais, la justice va devoir déterminer son éventuelle implication dans la mort de Liana.
00:03:19Merci beaucoup, Boris Karlamoff, avec Annaëlle Le Teneux depuis Florence.
00:03:24On va faire le point sur l'enquête ensemble avec vous, notamment Paul Conge.
00:03:28Bonjour.
00:03:28Bonjour.
00:03:29Merci de nous avoir rejoints.
00:03:30Vous êtes journaliste police-justice.
00:03:32L'autopsie, on le disait, sur le terrain a eu lieu il y a une semaine.
00:03:35Sait-on de quelles informations disposent les enquêteurs ?
00:03:38Eh bien, les enquêteurs cherchent déjà à déterminer les causes de la mort de la petite Liana.
00:03:43L'autopsie, on l'a dit, a été effectuée et en première analyse n'a pas permis de déterminer de
00:03:48quoi était morte la fiette.
00:03:50C'est pourquoi le médecin légiste a demandé de nombreuses autres analyses toxicologiques,
00:03:54notamment pour voir si la fiette a été empoisonnée, radiologiques, pour trouver des fêlures, par exemple, sur des os, des
00:04:00traces de gestes violents.
00:04:01Mais aussi, ils ont recours à des spécialistes de l'étude des organes,
00:04:04qui font des prélèvements organiques sur le corps de la fiette et qui sont ensuite traités chimiquement.
00:04:09Ça peut permettre de montrer, par exemple, des lésions au niveau du larynx, ce qui serait le cas d'une
00:04:13suffocation.
00:04:14Le seul hic, c'est que ces analyses-là, ça prend des semaines.
00:04:17Et donc, pendant ces semaines, il faut s'armer de patience pour avoir des résultats.
00:04:22Et à côté de ça, évidemment, vous avez l'analyse de la voiture, où là, les cordes d'analyse sont
00:04:27aussi importantes.
00:04:29Les emplois digitales, les traces de fibres, les traces de fluides corporels, les traces d'ADN, de sang éventuellement.
00:04:35Et ça, ça a déjà été effectué.
00:04:37Mais maintenant, les enquêteurs se focalisent sur le calculateur, sur l'ordinateur de bord de la voiture,
00:04:41en espérant y trouver des traces GPS, par exemple, et qui pourraient indiquer où était Jérôme Barrella
00:04:47pendant les heures où la fiette a disparu.
00:04:49Alors, Jean-Pierre Colombi, c'est vrai que vous êtes ancien policier de la police judiciaire.
00:04:53Jérôme Barrella a été placé en détention provisoire, évidemment.
00:04:56Il y a eu ces obsèques hier de l'IANA.
00:04:58Comment vont travailler, justement, ces enquêteurs, à la lumière de ce que vient de dire Paul Conge à l'instant
00:05:04?
00:05:05Il a quasiment tout dit, puisque ce qui est important d'établir dans la procédure,
00:05:10c'est la proximité entre Barrella et la petite fille, jusqu'au lieu de découverte du corps.
00:05:15S'ils se contentent, s'ils se mûrent dans un silence obstiné en disant
00:05:18« Oui, elle est rentrée dans ma voiture, oui, je l'ai déposée là, et basta, plus rien ! »
00:05:22et qu'on n'arrive pas à faire le lien matériel entre le décès, les causes du décès et l
00:05:28'individu,
00:05:30on sera avec une procédure avec des points de suspension,
00:05:32même si intellectuellement, on ne va pas se raconter d'histoire.
00:05:35Il est très probablement celui qui a causé la mort de l'enfant.
00:05:39Mais une fois qu'on a dit ça, il faut que tout soit consolidé,
00:05:42il faut aussi savoir s'il y a eu un rapport sexuel, si ça a laissé des traces.
00:05:47Enfin, effectivement, tout ça a fait l'objet de prélèvements.
00:05:50On va essayer de déterminer où était la petite fille dans la voiture,
00:05:55si elle a été sur la banquette arrière, le coffre.
00:05:56Enfin, ce qu'on a déjà fait lors de l'affaire Lollandais,
00:05:59où on a réussi à déterminer que la petite avait été mise dans le coffre.
00:06:05Tout ça est terrible à entendre pour la famille et même pour ceux qui nous écoutent,
00:06:11parce qu'on rentre dans le sordide.
00:06:13Mais qui a besoin de réponse également à cette famille.
00:06:15On ne peut pas faire l'économie de la technique et de la technique d'enquête, tout simplement,
00:06:20parce que si on veut un procès solide, il faut aller jusqu'au bout de toutes ces investigations.
00:06:25C'est évident.
00:06:26Dans ce dossier, il est aussi question du père, Joël Barrella.
00:06:29Il a été visé par des plaintes pour viol et agression sexuelle déposées par ses deux petites filles.
00:06:34L'enquête s'est terminée sur un non-lieu.
00:06:36Leur avocat, Maître Batik, était l'invité de BFM TV hier soir.
00:06:39Il sera aussi sur ce plateau tout à l'heure.
00:06:41Pour lui, c'est évident, la parole de l'enfant n'est pas entendue.
00:06:45Vous avez deux jeunes femmes.
00:06:46L'une qui est agressée sexuellement à l'âge de 9 ans, Maëva,
00:06:50qui va aller à la police et qui va expliquer ce que ce monsieur lui a fait,
00:06:54se frotter par derrière, à de nombreuses reprises,
00:06:58dans une caravane, à la mer, à la piscine.
00:07:01Et qu'est-ce qu'on va dire à cette jeune enfant ?
00:07:04Circule, il n'y a rien à voir, nous ne te croyons pas.
00:07:07Et par la suite, il va y avoir sa grande sœur,
00:07:09qui elle ne va malheureusement, qui va subir plus,
00:07:13qui va subir plus grave, parce que c'est toujours plus,
00:07:15parce que quand il y a l'impunité, on va aller plus loin,
00:07:18on va aller plus fort, si je puis me permettre cette expression.
00:07:20Et donc, cette jeune femme, elle va être violée pendant trois années.
00:07:24Trois années, ce n'est pas une jeune femme, c'est une jeune femme aujourd'hui.
00:07:26C'était une enfant, c'était un bébé de l'âge de 10 ans à 13 ans.
00:07:30Et là, pareil, information judiciaire qui va être ouverte,
00:07:33on peut s'en orgueillir, on peut se dire,
00:07:34c'est mieux qu'une enquête préliminaire.
00:07:36Eh bien, même résultat, non lieu.
00:07:40La parole de l'enfant, je crois que l'on peut se le dire
00:07:42de manière très calme et très posée,
00:07:43il y a un problème dans ce pays avec les paroles de l'enfant.
00:07:47Ils ne sont pas crus.
00:07:49Alors, Jean-Pierre Colombi, je vous donne la parole dans un instant,
00:07:52justement, sur ce cri de colère de Maître Batik.
00:07:55Mais Florent Gateria, vous êtes psycho-criminologue.
00:07:58C'est vrai que le père de Jérôme Barrella,
00:08:01Jérôme Barrella lui-même dans cette affaire,
00:08:03son frère également,
00:08:06et c'est parfaitement légitime que les Français, aujourd'hui,
00:08:09se posent la question sur cette famille.
00:08:12Ce type de comportement rentre généralement dans un parcours,
00:08:15une histoire, et une histoire familiale notamment.
00:08:18Là, on a affaire à une famille qui est probablement dysfonctionnelle,
00:08:21je ne la connais pas, mais néanmoins,
00:08:22ses différents parcours individuels et criminels sembleraient le prouver.
00:08:28Ce qu'il faut savoir, c'est que pour avoir suivi beaucoup d'agresseurs sexuels,
00:08:35dans ce que j'ai suivi, à peu près deux tiers d'entre eux
00:08:38ont été maltraités ou abusés pendant l'enfance.
00:08:41La particularité de ce qu'ils ont vécu,
00:08:45c'est qu'ils n'ont pas été reconnus dans ce qu'ils ont subi.
00:08:48On les a laissés avec la culpabilité, la honte,
00:08:51et l'abandon que ça peut impliquer de subir ce genre de choses,
00:08:56surtout si c'est dans le cadre familial.
00:08:58Donc, il est particulièrement important de pouvoir soutenir les victimes,
00:09:04évidemment pour elle en premier,
00:09:06mais aussi pour qu'il n'y ait pas une répercussion de ce type de comportement.
00:09:09Une reproduction de ce genre de comportement.
00:09:11Vous êtes d'accord avec l'avocat Maître Batik
00:09:14quand il dit qu'il y a un problème avec la parole de l'enfant,
00:09:17qu'elle est bien souvent ignorée ?
00:09:19L'enfant, on a eu tendance pendant des siècles
00:09:23à ne pas écouter l'enfant,
00:09:24quand on se dirait même que ce n'était pas un être humain à part entière
00:09:28jusqu'au XIXe siècle, parce que l'enfant pouvait mourir très tôt.
00:09:33L'affaire Outreau nous a montré quelque chose
00:09:35qui a marqué les esprits.
00:09:38Il y a eu des plaintes concernant des personnes
00:09:41qui étaient fausses concernant ces personnes-là,
00:09:45et qui étaient vraies sur le fond.
00:09:47Les enfants de l'affaire Outreau ont réellement été abusés,
00:09:50et pas forcément de la façon dont ça a été mis en avant.
00:09:54Pas tous ?
00:09:56Quasiment tous.
00:09:57Non, non, mais le mot quasiment,
00:09:58excusez-moi de vous interrompre,
00:09:59mais on sait que par mimétisme des enfants...
00:10:02Oui, on n'est pas en train de juger Outreau.
00:10:03Non, mais je sais, mais...
00:10:03On est en train de parler de la parole de l'enfant.
00:10:05La parole de l'enfant qui doit être réellement entendue
00:10:08au fond de ce qu'il est.
00:10:09Entendue, mais pas sacralisée.
00:10:10Il y a des techniques d'écoute et d'entretien
00:10:13qui sont développées,
00:10:15et qui, beaucoup,
00:10:18un certain nombre de gendarmes,
00:10:19et un peu moins de policiers,
00:10:20y sont formés.
00:10:21C'est la moindre des choses.
00:10:23D'abord, entendre.
00:10:24Pas forcément donner un quittus à la parole,
00:10:29mais l'entendre au plus profond
00:10:30et de tout ce que ça peut impliquer.
00:10:32C'est forcément passé dans cette affaire, Jean-Pierre.
00:10:34Non, mais c'est...
00:10:35En fait, je suis désolé,
00:10:37il ne s'agit pas de contredire ce que vous dites,
00:10:39ce n'est pas le problème.
00:10:40Mais moi, je n'aime pas le concept de sacralisation
00:10:43de quelque parole que ce soit.
00:10:44Tout à fait, c'est ça ce que je dis.
00:10:45Il faut la contextualiser,
00:10:47la recontextualiser, l'étudier.
00:10:49Là, l'avocat qui vient de s'exprimer,
00:10:50que j'ai croisé quelques fois,
00:10:51on sent qu'il...
00:10:52Bon, il se fait plaisir,
00:10:53parce qu'il se fait plaisir en façon de parler.
00:10:55On entend toujours la même chose,
00:10:56mais vous allez comprendre pourquoi je dis ça.
00:10:57C'est parce qu'il défend sa position
00:11:00d'avocat de victime,
00:11:01que lui considère comme victime.
00:11:03Il faudrait poser peut-être la question
00:11:04en miroir à l'avocat de la partie adverse,
00:11:07qui vous dira peut-être exactement l'inverse.
00:11:09Et quand il dit circuler,
00:11:10il n'y a rien à voir,
00:11:10j'aimerais d'abord savoir
00:11:11ce qu'il entend par là.
00:11:12Parce qu'un classement sans suite,
00:11:15ou un non-lieu,
00:11:16signifie qu'il n'y a pas de preuves.
00:11:17Tout simplement que le dossier,
00:11:18on n'a pas pu le nourrir.
00:11:20Qu'il n'y a pas d'éléments.
00:11:21Tout simplement.
00:11:21Et on ne peut pas juger quelqu'un.
00:11:22Je suis désolé.
00:11:23Ou alors on a changé de régime
00:11:24et on change de façon de fonctionner
00:11:26dans le droit.
00:11:27On est dans un droit
00:11:27où il faut des éléments, des preuves.
00:11:29Si on ne juge que par dénuit...
00:11:31En tout cas, la parole n'a pas été prise au sérieux.
00:11:33De qui vous parlez ?
00:11:34L'avocat, maître Bati.
00:11:36De l'avocat du grand-feu, vous voulez dire ?
00:11:38Oui, pas de la petite...
00:11:39De Maéva et de Priscilia.
00:11:40Mais par exemple,
00:11:41dans le cas de l'affaire de la petite Rosa,
00:11:43il y avait un rapport médico-légal
00:11:44qui était là
00:11:45et qui n'a pas justement...
00:11:47Oui, c'est le processus après transmission
00:11:49et aussi de professionnalisation
00:11:51des gens qui sont intervenus dans l'affaire.
00:11:54Pourquoi je vous dis ça ?
00:11:54C'est parce que quand vous avez
00:11:55une affaire très sensible comme celle-là,
00:11:57il y a eu deux modes de réflexion
00:11:58sur cette affaire Rosa.
00:11:59Un, les enquêteurs ont dû se dire
00:12:01j'en suis certain.
00:12:02La petite a été victime d'un viol
00:12:03mais elle est en sécurité
00:12:04parce qu'elle est auprès de sa maman.
00:12:05Et l'auteur, présumé,
00:12:06ou l'auteur, on va dire,
00:12:08n'est plus là.
00:12:09Donc elle n'est pas en danger,
00:12:10il y a moins d'urgence.
00:12:11Je me fais l'avocat du diable.
00:12:13Ce qui aurait dû être fait,
00:12:14c'est un petit coup de fil
00:12:15d'enquêteur à enquêteur
00:12:16en disant attention,
00:12:17le dossier en question,
00:12:18il est solide,
00:12:20il est avéré,
00:12:20ça n'a pas été fait.
00:12:21Ok.
00:12:22Mais quand j'entends quand même
00:12:23qu'on jette le bébé
00:12:24avec l'eau du bain
00:12:25en disant tous les enquêteurs
00:12:26sont mal formés
00:12:27ou n'écoutent pas du tout
00:12:27la parole des enfants...
00:12:28Non, c'est pas ce qu'il a dit là.
00:12:29Très réducteur.
00:12:30C'est pas ce qu'il a dit.
00:12:31On le rappelle,
00:12:32il sera notre invité
00:12:33justement tout à l'heure.
00:12:34Il y a quand même
00:12:34une allusion à un concept global.
00:12:36Moi, je suis désolé,
00:12:37j'ai travaillé avec des gens
00:12:38qui étaient en charge de ça,
00:12:39de Brigade des Mineurs,
00:12:40notamment à Boulogne,
00:12:41pour ceux que j'ai connus
00:12:42personnellement.
00:12:43Croyez-moi,
00:12:43ils étaient très attachés
00:12:44à ce qu'ils faisaient.
00:12:45En réaction à la mort de Liana,
00:12:47de nombreuses propositions fusent.
00:12:49Parmi elles,
00:12:50celle d'Antoine Vermorel,
00:12:51député LR de la Loire,
00:12:53qui vient d'annoncer
00:12:54une proposition de loi
00:12:55qu'il déposera la semaine prochaine
00:12:56à l'Assemblée.
00:12:57Maëva Lamy nous a rejoint.
00:12:58Maëva,
00:12:59que propose-t-il concrètement ?
00:13:01Eh bien, Amélie,
00:13:01il propose en fait
00:13:02de créer un fichier national
00:13:03des agresseurs sexuels.
00:13:05En fait,
00:13:05une fiche AS
00:13:07pour agresseurs sexuels
00:13:08sur le modèle
00:13:09des fichiers S
00:13:10qui menacent,
00:13:11on le sait,
00:13:11la sûreté de l'État.
00:13:12Et donc,
00:13:13de créer ces fiches
00:13:13dès qu'un même nom
00:13:14apparaît deux fois
00:13:15dans des signalements distincts.
00:13:17Et puis ensuite,
00:13:18il propose ces informations,
00:13:20ces fiches,
00:13:20de les regrouper
00:13:21sur une plateforme
00:13:22qui serait commune
00:13:23à la police,
00:13:24à la gendarmerie,
00:13:25aux mairies
00:13:25et à l'éducation nationale
00:13:27pour qu'en fait,
00:13:27des mesures de précaution
00:13:28soient prises
00:13:29avant un éventuel passage
00:13:31à l'acte.
00:13:32Il estime,
00:13:32ce député,
00:13:33qu'entre 5 000
00:13:34et 15 000 profils
00:13:35seraient concernés
00:13:37dans un premier temps.
00:13:38Et puis,
00:13:38il chiffre cette proposition
00:13:39de loi
00:13:40à quelques dizaines
00:13:41de millions d'euros.
00:13:42Alors,
00:13:43pourquoi justement
00:13:43cette proposition ?
00:13:44Qu'est-ce qui existe
00:13:44aujourd'hui, Maëva ?
00:13:45Alors, Samy,
00:13:46il y a aujourd'hui
00:13:46le FIGES.
00:13:48C'est un fichier
00:13:49qui a été créé
00:13:49il y a maintenant 20 ans
00:13:51qui intègre surtout
00:13:52les personnes condamnées
00:13:53pour des crimes
00:13:54ou des délits
00:13:55de nature pédocriminelle
00:13:56avec plus ou moins
00:13:57d'automaticité
00:13:58selon la gravité des faits.
00:14:00Par exemple,
00:14:00le classement à ce fichier
00:14:01n'est pas automatique
00:14:02pour une peine de prison
00:14:03inférieure à 5 ans.
00:14:05Et puis,
00:14:05l'accès,
00:14:05il faut le préciser,
00:14:06à ce fichier
00:14:07est réservé
00:14:07aux fonctionnaires habilités
00:14:09et à l'autorité judiciaire.
00:14:11Et pour ce député,
00:14:12ça pose deux problèmes.
00:14:13D'abord,
00:14:14ce fichier concerne,
00:14:15je le disais,
00:14:15surtout les personnes condamnées
00:14:16et donc,
00:14:17selon lui,
00:14:17il rate sa vocation préventive.
00:14:19Et puis ensuite,
00:14:20il estime, le député,
00:14:21qu'il y a aussi un problème
00:14:22d'échange
00:14:22entre les différentes institutions,
00:14:24la police,
00:14:25l'école, etc.
00:14:26Alors,
00:14:26on le précise toutefois,
00:14:27sa proposition à lui
00:14:28ne fait pas non plus
00:14:29l'unanimité.
00:14:30Certains estiment
00:14:31que les fichiers existants
00:14:33suffisent
00:14:33et qu'il faut plutôt
00:14:34mettre davantage
00:14:35de moyens pour la justice.
00:14:36Merci beaucoup,
00:14:37Maé Valamy.
00:14:38Anthony Lebois,
00:14:39c'est vrai qu'on le disait,
00:14:40les propositions se multiplient.
00:14:42On vient de voir
00:14:42celle-ci déposée
00:14:44par Antoine Vermorel.
00:14:45Que propose
00:14:46le bloc central
00:14:47ces derniers jours ?
00:14:48Gabriel Attalier
00:14:49dans le Figaro,
00:14:50a été le premier
00:14:51à dévoiler son plan
00:14:52et ses propositions
00:14:53et il veut,
00:14:54je cite,
00:14:55instaurer une véritable
00:14:56culture de l'urgence.
00:14:57Il souhaite notamment
00:14:58que chaque plainte
00:14:59pour viol
00:15:00ou agression sexuelle
00:15:01sur mineurs
00:15:02donne lieu
00:15:03à une action
00:15:04engagée sous 48 heures
00:15:05et que l'enquête
00:15:05soit bouclée
00:15:06dans un délai maximal
00:15:07de trois mois.
00:15:08Il plaide aussi,
00:15:09comme d'autres,
00:15:10pour une perpétuité réelle
00:15:11pour les violeurs
00:15:13récidivistes
00:15:13et pour l'imprescriptibilité
00:15:14des crimes sexuels
00:15:15commis contre les mineurs.
00:15:17Il va encore plus loin.
00:15:18Il veut que les pédocriminels
00:15:18soient traités
00:15:19comme les terroristes.
00:15:20Avec la création,
00:15:21c'est ce qu'il propose
00:15:22d'un parquet national
00:15:23dédié à la pédocriminalité,
00:15:25la création d'un service
00:15:26de renseignement
00:15:27sur la pédocriminalité
00:15:28et un fichage
00:15:30aussi des pédocriminels
00:15:31sur le modèle
00:15:31des fichiers S.
00:15:32On l'évoquait.
00:15:33En quoi sera-t-il différent
00:15:34de celui qui existe déjà ?
00:15:36On l'évoquera sans doute
00:15:37avec vous.
00:15:38Et il défend aussi
00:15:38un vaste plan de recrutement
00:15:40avec 3000 magistrats
00:15:41greffiers supplémentaires
00:15:42à partir de 2027.
00:15:43C'est un lieu commun
00:15:45de dire qu'il faut plus
00:15:46de moyens désormais
00:15:47ces derniers jours,
00:15:48même si le gouvernement
00:15:49dit que ce n'est pas du tout
00:15:50une question de moyens.
00:15:50Gérald Darmanin l'a rappelé aussi
00:15:52pour dire qu'il n'y a pas
00:15:53de question de moyens.
00:15:54Et le président Emmanuel Macron.
00:15:55Il rappelle que le budget
00:15:56de la justice a augmenté
00:15:57de 50% entre 2017 et 2026
00:16:00de 7 milliards à 10 milliards 5.
00:16:02Edouard Philippe devra
00:16:03s'exprimer demain
00:16:03dans un autre journal
00:16:04mais lui prône,
00:16:05je le cite,
00:16:06le principe de précaution
00:16:07appliquée à la protection
00:16:08de l'enfance
00:16:09avec une priorité absolue
00:16:10donnée au signalement
00:16:11et aux plaintes des enfants.
00:16:13On a évoqué aussi
00:16:13toute cette semaine
00:16:14la proposition
00:16:15assez commentée
00:16:16de Bruno Rotaillot.
00:16:17Obligation de castration chimique
00:16:19pour les récidivistes.
00:16:20Ça a été largement balayé
00:16:21par la gauche
00:16:22qui elle, au-delà même
00:16:23de ses revendications
00:16:24pour avoir plus de moyens
00:16:25pour la justice,
00:16:27Jean-Luc Mélenchon disait
00:16:28que les coupes budgétaires
00:16:29alimentaient le crime,
00:16:29je le cite,
00:16:31propose davantage
00:16:31de prévention
00:16:32des cours notamment
00:16:33d'éducation à la sexualité
00:16:35à la vie active.
00:16:35Sachant qu'aujourd'hui
00:16:36il faut l'accord du détenu
00:16:37pour justement
00:16:38se procéder là.
00:16:39Sur la castration chimique
00:16:40c'est toute la nuance.
00:16:41Et Bruno Rotaillot
00:16:41propose qu'elle devienne
00:16:42obligatoire
00:16:43sous attestation médicale.
00:16:44Et donc la gauche
00:16:45pour conclure
00:16:46veut des cours
00:16:47d'éducation à la sexualité
00:16:49dès la maternelle.
00:16:50C'est notamment
00:16:51ce que propose Marie-Thondel.
00:16:52Alors je vous ai vu
00:16:52un peu soupirer
00:16:53à l'énonciation
00:16:54de ces éléments
00:16:55par Anthony Lebeau.
00:16:57Vous m'accorderez
00:16:57qu'il y a de quoi
00:16:58parce que là
00:16:58c'est un florilège
00:16:59de propositions.
00:17:01Mais il faut quand même
00:17:01réagir.
00:17:03Vous allez comprendre
00:17:03pourquoi je soufflais
00:17:05que je hausais même
00:17:05des épaules si vous voulez
00:17:06parce que j'ai quand même
00:17:07écrit un bouquin là-dessus
00:17:08sur la face obscure
00:17:09de la police
00:17:10mais dans lequel je reprends
00:17:11la face obscure aussi
00:17:12des politiciens
00:17:13qui sont bien souvent
00:17:14à l'origine
00:17:14de la dégradation des moyens
00:17:16parce qu'ils ne veulent pas
00:17:17en entendre parler
00:17:17mais ils vont en entendre
00:17:18parler quand même.
00:17:18Ils commencent un peu
00:17:19à le dire.
00:17:19L'État a failli.
00:17:20C'est aussi dans leur stratégie
00:17:21de l'éducation
00:17:22de reconnaître
00:17:23cette forme d'air.
00:17:23Edouard Philippe
00:17:24ne débarque pas aujourd'hui
00:17:25en politique.
00:17:25Il était Premier ministre.
00:17:27Monsieur Attal aussi.
00:17:28Et tout à coup
00:17:29il découvre une urgence.
00:17:30Mais de qui se moque-t-on ?
00:17:31On est au mois de juin là.
00:17:33Les vacances judiciaires
00:17:34au mois de juillet.
00:17:35On va rentrer
00:17:35en campagne électorale.
00:17:36Il y est déjà.
00:17:37Le calendrier parlementaire.
00:17:39Vous êtes en train de dire
00:17:40qu'il cherche des bouquets émissaires ?
00:17:41Bien évidemment.
00:17:42Et puis surtout
00:17:42c'est des propositions
00:17:43qui n'ont ni queue ni tête.
00:17:44Je lisais la loi intégrale.
00:17:46On a l'impression
00:17:47de découvrir
00:17:48enfin du moins
00:17:49c'est une projection
00:17:49d'un monde idéal
00:17:50mais qui ne peut pas exister
00:17:51demain.
00:17:52Pourquoi ?
00:17:53Parce qu'il n'y a pas
00:17:54d'effectifs
00:17:54la promesse de recrutement
00:17:56de 3000 magistrats
00:17:57de qui on se moque.
00:17:58Donc c'est un manque
00:17:59de moyens pour vous ?
00:18:00Bien évidemment.
00:18:01Quand vous lisez
00:18:02dans le projet de loi
00:18:03qu'il faut des parquets
00:18:04spécialisés par-ci,
00:18:05par-là,
00:18:05des parquets spécialisés
00:18:07partout quasiment.
00:18:08Mais avec qui ?
00:18:09Avec quoi ?
00:18:10Vous allez mettre
00:18:11les mêmes magistrats
00:18:11qui étaient spécialisés
00:18:12sur autre chose ?
00:18:13Vous allez les déspécialiser ?
00:18:14On se moque de vous.
00:18:15Mais c'est vrai
00:18:17que Florent Gaterra
00:18:18sur cette question-là,
00:18:20lorsque Gérald Damanin
00:18:21a dit
00:18:21il faut reprendre
00:18:22les 70 000 plaintes
00:18:23qui sont en cours
00:18:24d'ici au mois de juillet,
00:18:25presque la quasi-totalité
00:18:27des magistrats
00:18:27ont dit
00:18:27mais c'est impossible
00:18:28en fait.
00:18:29C'est un plan Marshall
00:18:31qu'il faut.
00:18:32Allez-y,
00:18:33après on vous redonne la parole.
00:18:34Oui, merci.
00:18:34Non, c'est évident
00:18:36que face
00:18:37à l'encombrement
00:18:39des dossiers
00:18:41sur les bureaux
00:18:43des magistrats
00:18:44et des policiers
00:18:45d'armes.
00:18:4614 000 en attente
00:18:47de la Gendarmerie nationale.
00:18:48Exactement.
00:18:50C'est vouloir
00:18:53réagir
00:18:54en un temps limité,
00:18:56c'est maltraiter
00:18:57les affaires.
00:18:57Bien sûr.
00:18:58Tout à fait.
00:18:58Et donc maltraiter
00:18:59les victimes
00:18:59une deuxième fois.
00:19:00Exactement.
00:19:01Donc c'est quelque chose
00:19:02qui est insupportable
00:19:05à entendre
00:19:05de cette façon-là.
00:19:06Qu'il faille faire quelque chose,
00:19:07on est bien d'accord.
00:19:09Il n'y a pas non plus
00:19:10de recette miracle
00:19:11mais quand j'entends
00:19:12par exemple
00:19:12la castration chimique
00:19:14obligatoire,
00:19:15d'abord c'est un terme
00:19:17impropre,
00:19:17ça n'existe pas
00:19:18la castration chimique.
00:19:19C'est des médicaments
00:19:21frénateurs de libido
00:19:23et qui impliquent
00:19:25plusieurs choses.
00:19:26D'abord
00:19:28effectivement
00:19:29des conséquences physiques
00:19:31parce que quand on change
00:19:32l'équilibre hormonal
00:19:33d'un individu,
00:19:34ça change plein de choses
00:19:35dans sa vie.
00:19:36Ensuite,
00:19:39c'est considéré
00:19:40que l'agression sexuelle
00:19:42est uniquement
00:19:43l'affaire
00:19:43d'une pulsion sexuelle.
00:19:45Or on voit
00:19:46dans la plupart des cas
00:19:47et notamment
00:19:47dans les affaires
00:19:48sur enfants
00:19:49que c'est aussi
00:19:49un rapport de domination,
00:19:52un rapport de violence.
00:19:54Et là,
00:19:55cette violence
00:19:56et cette volonté
00:19:57de domination
00:19:57n'est pas freinée
00:19:58par ce type
00:19:59de médicaments.
00:20:01donc effectivement,
00:20:02ce n'est qu'un faux
00:20:03semblant.
00:20:04C'est ce que je réclame.
00:20:09Pourquoi je me bagarre ?
00:20:11Je ne suis pas tout seul
00:20:11dans cette bagarre.
00:20:13Malheureusement,
00:20:13ceux qui disent
00:20:14la même chose que moi
00:20:14sont moins souvent entendus.
00:20:16Mais c'est une réforme globale.
00:20:18Ce n'est pas simplement
00:20:18du bricolage qu'il faut.
00:20:21Quand vous lisez
00:20:22tous les derniers rapports
00:20:23sur les modifications
00:20:24des orientations sécuritaires
00:20:25dans ce pays,
00:20:26elles sont tournées vers quoi ?
00:20:28Vers le maintien de l'ordre,
00:20:29le sécuritaire,
00:20:30la défense de l'État.
00:20:31À aucun moment
00:20:31ou très peu,
00:20:32à la marge,
00:20:33on parle de judiciaire,
00:20:34on parle de formation.
00:20:36Pardon.
00:20:37Les gendarmes
00:20:38sont mieux formés
00:20:39en matière de protection,
00:20:40de recueil de plaintes
00:20:41sur les enfants.
00:20:42Mais le judiciaire
00:20:43est en état
00:20:43de catastrophe nationale
00:20:45au niveau de la police.
00:20:47On forme des flics
00:20:47à la va-vite.
00:20:48Et on vous parle de quoi ?
00:20:49De réserve civile,
00:20:50de police municipale.
00:20:51Mais ce n'est pas de ça
00:20:52qu'il faut parler.
00:20:53Et ce sur quoi
00:20:54je me bagarre,
00:20:55j'essaie de porter la voix,
00:20:56c'est sur une réforme de fond.
00:20:58Il faudra des années pour ça.
00:20:59Et pas simplement
00:21:00des petites propositions
00:21:01à la va-vite et mal faites.
00:21:02Merci beaucoup.
00:21:02Et on continuera évidemment
00:21:03d'évoquer ce dossier
00:21:04dans un instant.
00:21:06On vous retrouve
00:21:07dans quelques minutes.
00:21:08Les procédures judiciaires,
00:21:10sachez-le,
00:21:10s'accumulent
00:21:11pour Patrick Bruel.
00:21:12Le chanteur est visé
00:21:14par deux nouvelles plaintes
00:21:15pour viol,
00:21:16tentatives de viol
00:21:17et agressions sexuelles.
00:21:18Nous ferons le point
00:21:19dans un instant.
00:21:21De retour sur BFM TV
00:21:22avec, à la une de l'actualité,
00:21:24les suites de l'affaire
00:21:26Patrick Bruel
00:21:27qui a, vous le savez,
00:21:28échappé cette semaine
00:21:29à la détention provisoire
00:21:30qui était requis
00:21:31par le parquet.
00:21:32Cette information ce matin,
00:21:34deux nouvelles plaintes
00:21:35ont été déposées hier
00:21:36contre Patrick Bruel.
00:21:38Une plainte pour tentative
00:21:39de viol en marge
00:21:40d'un festival,
00:21:42l'autre pour un viol.
00:21:43On fait le point
00:21:43dans un instant.
00:21:45L'adieu bouleversant
00:21:46lors des obsèques
00:21:47à Florence
00:21:48de la petite Liana hier.
00:21:50L'enquête,
00:21:50elle se poursuit.
00:21:51Selon nos informations,
00:21:52les gendarmes
00:21:53se concentrent
00:21:53sur la voiture
00:21:54de Jérôme Barrella,
00:21:56le point complet
00:21:57dans cette édition.
00:21:58Et puis,
00:21:58nous serons à Florence,
00:21:59aux côtés des habitants.
00:22:01L'onde de choc
00:22:02liée à cette affaire
00:22:02est considérable.
00:22:03Une très large partie
00:22:05de l'opinion
00:22:05est en colère
00:22:06car ce drame
00:22:07aurait pu être évité.
00:22:08Et puis,
00:22:09cela va-t-il remettre
00:22:10en cause
00:22:10le processus
00:22:11de négociation
00:22:12qui est en cours
00:22:13entre les Etats-Unis
00:22:14et l'Iran ?
00:22:15L'armée américaine
00:22:17affirme avoir abattu
00:22:18plusieurs drones iraniens
00:22:19qui ciblaient,
00:22:20selon eux,
00:22:21des navires commerciaux
00:22:22dans le détroit d'Hormuz.
00:22:23Nous serons en direct
00:22:24avec nos envoyés spéciaux
00:22:25dans un instant.
00:22:33Et on commence donc
00:22:34avec cette information
00:22:35du service police-justice
00:22:36de BFM TV
00:22:37concernant l'affaire
00:22:38Patrick Bruel.
00:22:39Deux nouvelles plaintes
00:22:40ont été déposées hier
00:22:41contre le chanteur.
00:22:42L'une pour tentative
00:22:44de viol en marge
00:22:44d'un festival.
00:22:45L'autre pour un viol.
00:22:47L'avocate de Karine Wieser,
00:22:49l'une des plaignantes
00:22:50dans ce dossier,
00:22:51était l'invité
00:22:51de BFM TV ce matin.
00:22:53Écoutez-la,
00:22:54elle dit que pour elle,
00:22:55ce n'est que le début
00:22:56de cette affaire.
00:22:57Je ne suis pas du tout
00:22:58surprise et je m'y attendais
00:23:00quand la justice
00:23:01met quatre juges d'instruction.
00:23:02C'est quand elle s'attend
00:23:03elle-même à avoir
00:23:04beaucoup de plaintes.
00:23:05Encore hier soir,
00:23:06j'ai deux plaignantes
00:23:07qui m'ont contactée,
00:23:08une mannequin
00:23:09et une hôtesse de l'air.
00:23:10Elles m'ont elles-mêmes
00:23:12dit qu'elles avaient
00:23:14des connaissances
00:23:14qui avaient été victimes.
00:23:15Donc je pense
00:23:16qu'on va être
00:23:18complètement sous l'eau
00:23:19du nombre de plaignantes
00:23:20ou de personnes
00:23:22qui ont été victimes
00:23:23qui ne souhaitent pas
00:23:23porter plainte
00:23:24mais témoignées.
00:23:25C'est assez impressionnant.
00:23:29Paul Conge
00:23:30du service
00:23:30pour les justices
00:23:31de BFM TV.
00:23:32Paul,
00:23:32information de Mediapart
00:23:33confirmée par BFM TV
00:23:35sur ces deux nouvelles plaintes
00:23:37qui ont été déposées
00:23:38hier contre Patrick Bruel.
00:23:39Bruel,
00:23:40que savons-nous
00:23:41justement de cette nouvelle affaire ?
00:23:42Ce qu'on en sait,
00:23:43c'est que ces deux plaintes
00:23:44ont été déposées hier
00:23:45au tribunal judiciaire
00:23:47de Nanterre.
00:23:47C'est le parquet de Nanterre
00:23:49qui regroupe
00:23:49toutes les plaintes
00:23:50déposées contre le chanteur
00:23:51pour des raisons de compétence territoriale.
00:23:53Une plainte donc
00:23:54pour tentative de viol
00:23:55et agression sexuelle
00:23:56des faits qui auraient été commis
00:23:57en octobre 2007
00:23:58en marge
00:23:59de la venue de Patrick Bruel
00:24:00au festival du film
00:24:01de La Réunion.
00:24:02L'autre plainte,
00:24:03elle a été déposée
00:24:03pour viol et pour agression sexuelle
00:24:05sur des faits
00:24:06qui seraient survenus
00:24:07en mai 2012
00:24:08dont on ne sait pas
00:24:09grand-chose pour l'instant.
00:24:10Ce que je peux vous dire,
00:24:11c'est la réaction
00:24:12de l'avocate
00:24:13de ces deux plaignantes,
00:24:14l'avocate parisienne
00:24:15Jade Doucelin
00:24:16qui nous indique
00:24:17que nous n'en sommes
00:24:19en réalité
00:24:19qu'aux prémices
00:24:20de cette affaire.
00:24:21Les témoignages affluent
00:24:22en nombre
00:24:23et nul doute
00:24:23qu'il faille s'attendre
00:24:24à des évolutions rapides
00:24:26et importantes
00:24:26de ce dossier
00:24:28susceptibles de donner lieu
00:24:29à de nouvelles mises en examen.
00:24:30On rappelle que
00:24:30Patrick Bruel
00:24:31a été mis en examen
00:24:32pour quatre faits
00:24:33à ce stade
00:24:34il y a quelques jours
00:24:35au tribunal judiciaire
00:24:36de l'Enterre.
00:24:36Marion Bannos,
00:24:37merci de nous avoir rejoints.
00:24:38Bonjour,
00:24:39vous êtes vice-présidente
00:24:40de MeToo Media
00:24:40et présidente de la commission
00:24:42Écoute et Accompagnement.
00:24:44Plus les jours passent
00:24:45et plus on constate
00:24:46que les témoignages
00:24:48s'accumulent,
00:24:48que la parole se libère
00:24:49de plus en plus
00:24:50dans ce dossier.
00:24:51Oui, tout à fait,
00:24:51la parole se libère
00:24:52de plus en plus.
00:24:53Je pense que c'est
00:24:55multifactoriel.
00:24:55La rapidité de la justice
00:24:57sur ce dossier
00:24:57n'y est pas pour rien.
00:24:58On a quand même
00:24:59une mise en examen rapide,
00:25:01on a une mise
00:25:02sous contrôle judiciaire rapide.
00:25:03Ça pousse les femmes
00:25:04à parler.
00:25:05Je rappelle qu'il y a
00:25:05neuf femmes sur dix
00:25:06qui ne portent pas plainte
00:25:07dans les affaires de viol
00:25:08et d'agression sexuelle.
00:25:09Parce qu'elles pensent
00:25:10qu'elles ne vont pas
00:25:11être écoutées justement ?
00:25:12Oui, parce qu'elles pensent
00:25:13qu'elles ne vont pas
00:25:13être écoutées,
00:25:14parce qu'elles savent
00:25:15que la justice est lente
00:25:16parce que la justice
00:25:17ne nous pousse pas forcément
00:25:18à passer les portes
00:25:20d'un commissariat.
00:25:21Et là, il se passe
00:25:22quelque chose,
00:25:23il se passe quelque chose
00:25:23d'intéressant.
00:25:24On a l'affaire Liana
00:25:25et l'affaire Bruel
00:25:26qui sont un peu
00:25:28le miroir l'une de l'autre.
00:25:29D'un côté,
00:25:30une justice qui a été
00:25:31particulièrement lente
00:25:31et qui n'a pas su
00:25:35protéger cet enfant.
00:25:36Et d'un autre côté,
00:25:38maintenant,
00:25:38la justice qui est
00:25:39extrêmement rapide
00:25:40sur Patrick Bruel
00:25:41et qui va pousser
00:25:42les femmes à parler.
00:25:42Est-ce que vous avez
00:25:43l'impression qu'on vit
00:25:45véritablement un tournant ?
00:25:46En tout cas,
00:25:47cette semaine
00:25:47et ces derniers jours,
00:25:48vous avez parlé
00:25:49de ces deux affaires.
00:25:50L'onde de choc
00:25:51est considérable,
00:25:52que ce soit pour
00:25:53l'affaire Liana
00:25:53ou l'affaire Bruel.
00:25:55Vous êtes optimiste
00:25:56sur la réaction
00:25:57et peut-être
00:25:59ce que disait aussi
00:26:00Paul à l'instant,
00:26:01c'est-à-dire que
00:26:01le législateur,
00:26:03maintenant,
00:26:03va se saisir
00:26:04véritablement de ses affaires
00:26:05ou alors,
00:26:05finalement,
00:26:06ça va être
00:26:07comme tant d'autres
00:26:08et le train va passer
00:26:09et puis on parlera
00:26:10d'autres choses
00:26:10dans les prochaines semaines
00:26:11et ça tombera
00:26:12dans les oubliettes ?
00:26:13J'espère,
00:26:13j'espère que ça va
00:26:14changer les choses.
00:26:15Je rappelle quand même
00:26:16qu'on a une loi intégrale
00:26:17qui est en discussion.
00:26:19Cette loi intégrale,
00:26:20elle pourrait changer
00:26:20beaucoup de choses.
00:26:21On a la preuve là
00:26:22que si cette loi intégrale
00:26:23peut passer,
00:26:24ça peut faire bouger
00:26:25vraiment beaucoup les choses.
00:26:27Je ne vais pas énumérer
00:26:28tous les points
00:26:29de la loi intégrale
00:26:29mais entre autres,
00:26:30la rapidité justement
00:26:32des procédures judiciaires
00:26:33qui sont censées
00:26:34être accélérées,
00:26:35la mise en place
00:26:36de juridictions spécialisées,
00:26:37la formation de magistrats
00:26:38sur les questions
00:26:39de violences sexistes
00:26:40et sexuelles,
00:26:42l'audition systémique
00:26:43des mises en cause
00:26:44dans le cadre
00:26:46d'affaires judiciaires
00:26:48sur des agressions sexuelles.
00:26:49Ce qui n'est pas le cas
00:26:50aujourd'hui.
00:26:50Ce qui n'est pas le cas
00:26:51aujourd'hui,
00:26:51on l'a vu avec
00:26:53malheureusement
00:26:53l'affaire Liana
00:26:54et Jérôme Barrella.
00:26:56Du coup,
00:26:57j'ai espoir
00:26:58que tout ça
00:26:59fasse changer les choses.
00:27:00Après,
00:27:01est-ce que ce sera
00:27:02réellement le cas ?
00:27:03Seul l'avenir nous le dira
00:27:04mais j'espère.
00:27:04On va écouter
00:27:05l'avocate de Patrick Bruel,
00:27:07Fanny Collin,
00:27:07qui s'exprime justement
00:27:09sur l'état d'esprit
00:27:10du chanteur.
00:27:11Je relève que
00:27:12depuis que cette affaire
00:27:14est née médiatiquement,
00:27:16la voix,
00:27:17la parole
00:27:17de Patrick Bruel
00:27:19est absolument inaudible.
00:27:21Et là,
00:27:21on lui a posé des questions,
00:27:23les policiers lui ont posé
00:27:24des questions
00:27:24pendant 48 heures.
00:27:27Après eux,
00:27:27les juges d'instruction,
00:27:28M. Bruel a pleinement coopéré
00:27:30et apporté
00:27:30toutes les réponses.
00:27:31Qu'est-ce qu'il vous dit
00:27:32hier soir ?
00:27:34Il nous dit
00:27:35qu'il est heureux
00:27:36d'avoir pu s'exprimer.
00:27:38Alors,
00:27:38Paul,
00:27:38cette question peut-être,
00:27:40bien sûr,
00:27:40Patrick Bruel
00:27:41est présumé innocent,
00:27:42il va y avoir la justice
00:27:43qui passera,
00:27:44mais est-ce qu'il peut
00:27:45être à nouveau entendu
00:27:47en garde à vue
00:27:48dans les prochains jours,
00:27:49les prochaines semaines
00:27:50sur ce genre d'affaires
00:27:51et repasser comme ça
00:27:53devant la justice ?
00:27:54Il peut bien sûr
00:27:55être à nouveau entendu,
00:27:56alors pas forcément
00:27:56sur le mode
00:27:57de la garde à vue,
00:27:58mais en tout cas,
00:27:58il peut être reconvoqué
00:28:00par les juges d'instruction
00:28:00pour un interrogatoire
00:28:02complémentaire
00:28:03et il y en aura
00:28:03très probablement
00:28:04parce que mercredi soir
00:28:06au tribunal de Nanterre,
00:28:07il a été interrogé
00:28:08pendant trois heures
00:28:09par quatre juges d'instruction.
00:28:10Il a été absolument impossible
00:28:11dans ce délai
00:28:12de revenir sur tous les faits
00:28:13les uns après les autres,
00:28:14le dossier étant
00:28:15particulièrement volumineux.
00:28:17Donc,
00:28:17s'ajoutent déjà
00:28:18les simples quatre
00:28:19mises en examen
00:28:20pour lesquelles
00:28:20qui ont déjà été prononcées.
00:28:22Il sera probablement
00:28:23réinterrogé
00:28:24dans le futur proche,
00:28:26mais il y a aussi
00:28:27toutes les nouvelles plaintes
00:28:28qui sont déposées
00:28:28pour lesquelles il sera nécessairement
00:28:31aussi entendu.
00:28:32La seule chose,
00:28:33c'est qu'à ce stade,
00:28:34les nouvelles plaintes
00:28:35se cumulent.
00:28:36On entend des avocats,
00:28:37des plaignantes
00:28:37qui ont déjà déposé plainte,
00:28:39qui auraient de nouvelles plaintes encore.
00:28:40On ne sait pas combien il y en aura,
00:28:41on ne sait pas
00:28:41sur quelle période de temps
00:28:43ça va s'étaler.
00:28:43Donc, il y en a sans doute
00:28:44pour un petit moment.
00:28:45Peut-être un dernier mot,
00:28:46c'est un processus long,
00:28:47c'est ce que dit Paul à l'instant.
00:28:48C'est un processus extrêmement long.
00:28:50Je le vois en tant que
00:28:52vice-présidente de MeToo Media
00:28:53et surtout en présidence
00:28:54de la commission Écoute et Accompagnement
00:28:56où j'accompagne des victimes.
00:28:57Je suis moi-même victime
00:28:59dans une affaire
00:29:00qui est ouverte
00:29:01depuis neuf ans
00:29:02et qui actuellement
00:29:03n'est toujours pas jugée.
00:29:04Donc, la justice est lente.
00:29:06La justice est très lente.
00:29:07On attend
00:29:08une amélioration.
00:29:10Merci infiniment.
00:29:11Merci d'avoir été
00:29:12avec nous.
00:29:13On va maintenant
00:29:13faire le point sur
00:29:14l'enquête
00:29:15autour du meurtre
00:29:16de Liana.
00:29:17On part tout de suite
00:29:18dans le Gers
00:29:18pour vous retrouver.
00:29:19Boris Karlamov
00:29:21au lendemain
00:29:22de cet adieu
00:29:23bouleversant
00:29:23aux obsèques
00:29:24de la petite fille.
00:29:25L'enquête se poursuit,
00:29:26Boris.
00:29:28Oui, absolument.
00:29:29Avec un nombre
00:29:30calculable
00:29:30de questions
00:29:32après l'émotion,
00:29:33le recueillement,
00:29:34la tristesse.
00:29:34Hier, place désormais
00:29:35à une colère froide.
00:29:37Voilà ce que nous disent
00:29:38les habitants de Florence.
00:29:39Il y a toujours
00:29:40ces investigations
00:29:40menées par la section
00:29:41de recherche de Toulouse
00:29:42qui sont en cours.
00:29:43Et la première autopsie,
00:29:44vous le savez,
00:29:45elle n'a pas permis
00:29:46de détecter,
00:29:47d'identifier
00:29:48les causes
00:29:48de la mort
00:29:49de l'IANA.
00:29:51Il y a donc eu
00:29:51des examens,
00:29:52des expertises complémentaires
00:29:54qui sont toujours en cours
00:29:55dans un laboratoire,
00:29:56un travail minutieux
00:29:57qui peut prendre du temps
00:29:58une quinzaine de jours.
00:29:59Voilà ce que nous confiait
00:30:00une source proche
00:30:01de l'enquête
00:30:01à BFM TV.
00:30:02Un élément en particulier
00:30:04au cœur
00:30:04de ces investigations,
00:30:05c'est la voiture,
00:30:06le véhicule
00:30:07de Jérôme Barrella
00:30:07puisque c'est à bord
00:30:09de cette voiture
00:30:09que l'IANA a été vue
00:30:10pour la toute dernière fois.
00:30:11C'était le 29 mai dernier.
00:30:14Cette voiture,
00:30:15elle a été expertisée
00:30:17à l'IRCGN,
00:30:18l'Institut de recherche criminelle
00:30:19de la Gendarmerie nationale
00:30:21qui se situe à Pontoise,
00:30:22non loin de Paris.
00:30:24Et il y a eu
00:30:25un nombre incalculable
00:30:26de données
00:30:26qui ont été récoltées,
00:30:27place désormais
00:30:28à l'expertise
00:30:29de toutes ces données
00:30:30avec une difficulté particulière
00:30:32à souligner tout de même,
00:30:33c'est que cette voiture
00:30:34est un modèle ancien.
00:30:35Il y a donc
00:30:36moins d'informations
00:30:37à récolter
00:30:38que dans un véhicule moderne,
00:30:40ce qui rend
00:30:40la tâche plus difficile
00:30:42pour les enquêteurs.
00:30:43Des questions
00:30:44que les habitants de Florence,
00:30:45que les Français
00:30:45se posent aujourd'hui.
00:30:47Ces questions,
00:30:48forcément,
00:30:48elles vont être posées
00:30:49au principal suspect
00:30:51dans cette affaire,
00:30:52à savoir Jérôme Berrella,
00:30:53puisqu'il a été mis en examen,
00:30:54vous le savez,
00:30:55pour enlèvement
00:30:56et séquestration
00:30:56sur mineurs
00:30:57de moins de 15 ans.
00:30:58Il va être à nouveau
00:30:59convoqué
00:31:00dans le bureau
00:31:00du magistrat instructeur
00:31:01au tribunal judiciaire
00:31:02d'Agin
00:31:02pour qu'il puisse expliquer
00:31:05sur son éventuelle
00:31:06implication
00:31:07dans la mort
00:31:08de cet enfant
00:31:09âgé
00:31:10de 11 ans.
00:31:11Une convocation
00:31:12qui devrait intervenir
00:31:13dans les prochains jours,
00:31:14si ce n'est dans les prochaines semaines.
00:31:16Merci beaucoup,
00:31:17Boris Karlamov,
00:31:18pour toutes ces précisions.
00:31:19Jean-Pierre Colombiès,
00:31:20on était tout à l'heure ensemble.
00:31:22Il y avait forcément
00:31:23beaucoup d'émotions,
00:31:24beaucoup de questions
00:31:25qui se posaient
00:31:26et puis aussi
00:31:26beaucoup d'interrogations
00:31:27sur la suite.
00:31:29Bien sûr,
00:31:30la façon
00:31:30dont la société
00:31:31va se saisir
00:31:32de cette question
00:31:33et dont le législateur
00:31:34va le faire également.
00:31:35C'est tout le problème.
00:31:36C'est de quelle façon
00:31:36surtout le législateur
00:31:38va réagir
00:31:39et prendre
00:31:40toute sa part
00:31:41de responsabilité
00:31:43pour la désagrégation
00:31:44de l'univers judiciaire
00:31:46dans son ensemble
00:31:47depuis plus de 20 ans.
00:31:48À un moment donné,
00:31:49il faut arrêter
00:31:49de faire comme si
00:31:50on découvrait
00:31:51un phénomène
00:31:52X ou Y.
00:31:53Avant-hier,
00:31:54une dame de 86 ans
00:31:55a été égorgée.
00:31:56À l'entre-deux-tours
00:31:57des élections présidentielles
00:31:58de 2017,
00:32:00Berthe,
00:32:00une dame de 92 ans,
00:32:01a été cambriolée,
00:32:02violée
00:32:02et elle est morte
00:32:03sous les coups
00:32:03de son agresseur.
00:32:04Est-ce qu'on doit
00:32:05créer un parquet spécifique
00:32:07aux meurtres
00:32:08et aux agressions
00:32:08des personnes âgées ?
00:32:09Je ne sais pas.
00:32:10Si on commence
00:32:11à partir là-dedans,
00:32:12dans ce type d'analyse
00:32:13ou cet angle d'analyse,
00:32:14on va dans le mur.
00:32:15Ce n'est pas comme ça
00:32:16qu'il faut voir les choses.
00:32:17Il y a un état des lieux
00:32:18qui a été fait
00:32:19depuis des années,
00:32:20des années,
00:32:21sur un processus
00:32:22de dégradation
00:32:23qui ne date pas d'aujourd'hui.
00:32:24Mais quand j'entends
00:32:25des personnes
00:32:25qui ont été
00:32:25premières ministres
00:32:26comme Édouard Philippe
00:32:27ou M. Attal,
00:32:29ils ont bien été aux manettes
00:32:30pendant une dizaine d'années
00:32:31quasiment,
00:32:32M. Attal n'a pas quitté
00:32:32le gouvernement
00:32:33depuis dix ans.
00:32:34Et ils découvrent aujourd'hui
00:32:35qu'il y a une urgence.
00:32:36Donc au bout d'un moment,
00:32:36je pose juste une question
00:32:37toute simple,
00:32:38c'est est-ce qu'on se fout de nous ?
00:32:41Florent Gaterias,
00:32:42finalement,
00:32:43est-ce que vous n'avez pas
00:32:44un peu peur
00:32:45justement de voir tout le monde
00:32:46s'opposer sur ce dossier ?
00:32:49S'opposer,
00:32:49ce n'est pas grave.
00:32:50C'est normal
00:32:51qu'il y ait des échanges.
00:32:53Que chacun se renvoie
00:32:54la responsabilité
00:32:54et qu'on n'avance pas plus.
00:32:55C'est ça le problème.
00:32:56Et le problème,
00:32:57c'est la surenchère,
00:32:59la surenchère de principe
00:33:00sans mettre les moyens
00:33:01à disposition
00:33:02pour pouvoir régler le problème.
00:33:04Quand je vois effectivement
00:33:06que, par exemple,
00:33:07le nombre,
00:33:08le quantum de peine
00:33:09des agresseurs sexuels
00:33:11a largement augmenté
00:33:12ces dernières décennies
00:33:14et en même temps,
00:33:15le nombre de classements
00:33:17sans suite
00:33:17est extraordinaire.
00:33:20Donc en fait,
00:33:21on augmente le nombre de peines
00:33:23pour pouvoir justifier
00:33:24qu'on ne fait rien.
00:33:25Ça, c'est quelque chose
00:33:26qui particulièrement
00:33:27me choque personnellement.
00:33:29Merci en tout cas
00:33:30à tous les deux.
00:33:31On y reviendra évidemment
00:33:32dans nos prochaines éditions.
00:33:34Mais on va parler à présent
00:33:35d'un tout autre sujet
00:33:36à l'actualité internationale
00:33:37bien sûr
00:33:38autour de la question iranienne
00:33:39et des Etats-Unis.
00:33:41Alors, on l'a appris tout à l'heure,
00:33:42cela va-t-il remettre en cause
00:33:44le processus de négociation
00:33:46qui est en cours
00:33:46entre l'Iran
00:33:47et les Etats-Unis ?
00:33:49L'armée américaine.
00:33:49L'armée américaine affirme
00:33:50avoir abattu plusieurs drones iraniens
00:33:52qui ciblaient des navires commerciaux
00:33:54dans le détroit d'Hormuz.
00:33:55On vous retrouve.
00:33:55Pauline Sarafi,
00:33:56vous êtes à Doha.
00:33:57On ne va pas vous faire attendre
00:33:58depuis longtemps
00:33:58parce qu'on sait qu'il fait très chaud
00:34:00là où vous vous trouvez.
00:34:02Pauline,
00:34:02c'est le centre du commandement américain
00:34:06qui a annoncé justement
00:34:07ces destructions.
00:34:10Oui, pour la troisième nuit consécutive,
00:34:13les Etats-Unis affirment avoir intercepté
00:34:15des drones iraniens.
00:34:16Selon le centre de commandement,
00:34:18plusieurs drones ennemis
00:34:20auraient ciblé des navires commerciaux,
00:34:21des navires qui tentaient probablement
00:34:23de franchir le détroit d'Hormuz
00:34:25ou du moins qui s'en approchaient
00:34:26dangereusement.
00:34:27Parce qu'il faut le rappeler,
00:34:28il y a deux jours,
00:34:29l'Iran avait annoncé fermer
00:34:31cet axe stratégique jusqu'à nouvel ordre.
00:34:34Téhéran multiplie donc les avertissements
00:34:36et les démonstrations de force.
00:34:38Mais de l'autre côté,
00:34:38il y a aussi la version américaine
00:34:40selon laquelle le trafic maritime
00:34:43continue plutôt normalement.
00:34:45Les Américains vont même encore plus loin.
00:34:47Ils annonçaient hier
00:34:48que plus de 7 millions de barils de pétrole
00:34:50continuaient de sortir chaque jour
00:34:52du détroit d'Hormuz.
00:34:53Cela représente près de 3 super tankers par jour.
00:34:57C'est donc encore une fois
00:34:58une guerre d'autorité
00:35:00qui se joue entre les Etats-Unis
00:35:02et l'Iran dans le golfe d'Hormuz.
00:35:04Et c'est tout le paradoxe de la situation
00:35:06puisque d'un côté,
00:35:07on a les deux camps
00:35:08qui se disent plutôt confiants,
00:35:10optimistes quant à la signature
00:35:11d'un accord de paix.
00:35:13Et de l'autre côté,
00:35:14sur le terrain,
00:35:15on a ces incidents
00:35:16qui continuent de se succéder
00:35:19jour après jour.
00:35:20Pauline Sarafi et Antoine Guillet à Doha.
00:35:23On quitte le Qatar
00:35:24pour aller cette fois aux Etats-Unis.
00:35:26Car dans le même temps,
00:35:27un accord entre les Iraniens
00:35:28et les Américains
00:35:29semble se dessiner.
00:35:30Le chef de la diplomatie iranienne
00:35:32a même indiqué
00:35:33qu'il pourrait être signé à distance.
00:35:35Clémence Renard,
00:35:36vous êtes à Washington
00:35:37pour BFM TV.
00:35:38Est-ce que l'on sait précisément
00:35:40quels sont les points essentiels
00:35:42de cet accord ?
00:35:45Il y a des points de discordance
00:35:46toujours entre les deux parties
00:35:47et ceux,
00:35:48y compris en ce qui concerne
00:35:49le contenu de cet accord.
00:35:51Ce que l'on sait ici,
00:35:52côté américain,
00:35:53c'est que 5 points
00:35:54ont été présentés
00:35:55par un haut responsable
00:35:56à l'AFP hier
00:35:57après que Donald Trump
00:35:58ait fustigé l'Iran
00:35:59d'avoir divulgué,
00:36:01selon lui,
00:36:01de fausses informations
00:36:02en ce qui concerne
00:36:02les termes de cet accord.
00:36:035 points donc
00:36:04que les Iraniens auraient acceptés.
00:36:06Les voici d'abord.
00:36:07L'uranium enrichi en Iran
00:36:09serait détruit et enlevé.
00:36:10Le programme nucléaire
00:36:11serait démantelé.
00:36:12Les avoirs gelés iraniens
00:36:13ne seraient pas débloqués
00:36:15tant que l'Iran
00:36:16n'aurait pas respecté
00:36:16ses engagements
00:36:17prévus dans l'accord.
00:36:18Le détroit normaux
00:36:20serait rouvert.
00:36:20Et enfin,
00:36:21l'Iran serait également
00:36:23engagé à ne pas financer
00:36:25de groupes terroristes.
00:36:26Voilà pour ces 5 points
00:36:28en ce qui concerne
00:36:28maintenant les modalités
00:36:30de signature.
00:36:31Là aussi,
00:36:31il y a deux versions
00:36:32alors que Washington
00:36:32évoque une signature
00:36:34ce week-end
00:36:35ou en début de semaine
00:36:35en Europe.
00:36:36En Europe,
00:36:36peut-être en Suisse.
00:36:38Les Iraniens,
00:36:38eux, ont affirmé hier soir
00:36:40que cette signature
00:36:40se ferait à distance.
00:36:42Merci beaucoup Clémence Renard.
00:36:44C'était très clair
00:36:44avec Marion Delpierre
00:36:45qui vous accompagne.
00:36:47Général Sidos,
00:36:48peut-être que finalement
00:36:49ce accord
00:36:50où on est en train d'assister,
00:36:51c'est peut-être
00:36:52l'aboutissement d'un accord
00:36:53mais généralement
00:36:54dans cette période-là,
00:36:56il y a toujours
00:36:56ces frictions
00:36:57et ces frappes
00:36:59sur le terrain.
00:37:00C'est quelque chose
00:37:00d'assez classique finalement.
00:37:01Oui,
00:37:02alors qu'il y ait des frictions
00:37:03et qu'il y ait des combats
00:37:05résilients
00:37:05effectivement dans toutes
00:37:06les périodes
00:37:06de cesser le feu,
00:37:07c'est le cas.
00:37:08Mais enfin,
00:37:08cette semaine,
00:37:08on a quand même assisté
00:37:09à des frappes très violentes
00:37:10de la part des Américains
00:37:11et quasiment,
00:37:12il y avait une double frappe
00:37:13qui était prévue.
00:37:13On a quand même eu
00:37:1490 Tomahawk
00:37:15qui sont partis.
00:37:15Ils ont quand même ciblé.
00:37:16C'est quand même un engin
00:37:17qui coûte une fortune.
00:37:19Il paraît que les Américains
00:37:19n'en avaient plus.
00:37:20Ils les ont quand même trouvés.
00:37:21Et donc,
00:37:22il y a quand même
00:37:22une frappe très violente.
00:37:23Alors,
00:37:23ça peut être ramené
00:37:24les Iraniens
00:37:25à la table de négociation.
00:37:27Ça,
00:37:27c'est possible.
00:37:28Parce que vraisemblablement,
00:37:29du côté iranien,
00:37:30on semble un peu confirmer
00:37:31aussi le fait
00:37:32que ça avance bien.
00:37:33Oui,
00:37:33effectivement.
00:37:34D'ailleurs,
00:37:35dans leur déclaration,
00:37:36ils disent qu'ils sont
00:37:37dans une situation positive
00:37:38pour eux.
00:37:39Oui, absolument.
00:37:39C'est-à-dire qu'ils donnent
00:37:40un petit peu le ton.
00:37:41Tout ça,
00:37:41ils ne veulent pas perdre la face,
00:37:42c'est certain.
00:37:43Mais néanmoins,
00:37:44ce qui est clair et précis,
00:37:45c'est que l'affaire
00:37:46du Détroit-Dormou,
00:37:47ça ne s'est jamais vraiment arrêté.
00:37:48Quand il y a eu le projet
00:37:49de Freedom début mai,
00:37:50on s'est dit,
00:37:50tiens,
00:37:50ils ont arrêté.
00:37:51Eh bien non.
00:37:52Parce qu'en fait,
00:37:52on a découvert
00:37:53qu'il y avait des attaques américaines,
00:37:55qu'il y avait des bateaux
00:37:55qui passaient,
00:37:56mais il y avait très peu
00:37:57d'informations.
00:37:58Et puis,
00:37:58il y a quelques semaines,
00:37:59il y a eu un article
00:38:00très discret du Wall Street Journal
00:38:01qui parlait de ça.
00:38:02Et les assureurs,
00:38:03ils assument.
00:38:04Ils assument.
00:38:05Et donc,
00:38:05dans cet article,
00:38:06ils expliquaient que
00:38:07quand un bateau passe,
00:38:08on rembourse la moitié
00:38:09de la prime.
00:38:09Parce qu'en fait,
00:38:10c'est en coordination
00:38:11avec les Américains.
00:38:18tout ça,
00:38:18il y a une guerre secrète.
00:38:20Il l'a dit d'ailleurs,
00:38:20Trump.
00:38:21Une guerre secrète
00:38:22qui se déroule.
00:38:22C'est très intéressant.
00:38:24Alors justement,
00:38:24Patricia Alémonière,
00:38:25est-ce qu'il faut porter
00:38:27une attention particulière
00:38:28à la déclaration
00:38:29des Iraniens ?
00:38:30C'est vrai que c'est assez rare
00:38:31pour être souligné.
00:38:32Ils le disent.
00:38:33On est proche d'un accord.
00:38:34On est proche d'un accord.
00:38:36Et ajoute Araqchi,
00:38:37le ministre des Affaires étrangères,
00:38:38il y a encore
00:38:39quelques détails.
00:38:40Donc,
00:38:41c'est souvent dans les déclarations,
00:38:42le président Trump
00:38:43a retweeté
00:38:44que la première partie
00:38:45de la déclaration d'Araqchi,
00:38:47il oubliait de parler
00:38:48des détails.
00:38:49Et on le voit très bien
00:38:49puisque les Iraniens
00:38:51parlent de 14 points,
00:38:52les Américains
00:38:53de 5 points.
00:38:54Quel est l'enjeu
00:38:55au-delà de tout ça ?
00:38:57C'est qu'effectivement,
00:38:58les choses avancent.
00:38:59Effectivement,
00:39:00les Américains
00:39:01voudront sortir.
00:39:01Et le président Trump
00:39:02aurait beaucoup aimé
00:39:03que les Iraniens
00:39:04lui fassent ce cadeau.
00:39:06Parce que ça serait un cadeau.
00:39:07Que ça soit
00:39:08enterriné avant le G7
00:39:10qui commence lundi.
00:39:11Bon, ça ressemble
00:39:12un peu juste.
00:39:13Mais bref,
00:39:14ça serait un cadeau iranien.
00:39:15Et quant aux Iraniens,
00:39:17ils aimeraient pouvoir
00:39:18présenter à leur peuple
00:39:20une victoire
00:39:21et la victoire
00:39:22présentée à leur peuple,
00:39:23c'est sur les avoirs
00:39:25essentiellement
00:39:25et aussi sur le nucléaire.
00:39:26Mais Patricia Lémonière,
00:39:27qu'est-ce qui change
00:39:28contrairement à ces dernières semaines ?
00:39:30Est-ce qu'il y a
00:39:30une réelle avancée ?
00:39:31Oui.
00:39:32Je pense qu'il y a
00:39:33un désir
00:39:34des deux protagonistes
00:39:36de sortir
00:39:37de cette guerre
00:39:39qui n'en finit pas.
00:39:41Parce que c'est un cessez-le-feu,
00:39:42c'est une guerre larvée
00:39:43en quelque sorte,
00:39:44qui n'en finit pas.
00:39:45Ils veulent en sortir
00:39:46les Américains
00:39:47parce que Donald Trump
00:39:49aimerait quand même
00:39:50s'occuper des affaires internes
00:39:51dont il s'occupe
00:39:52avec les élections
00:39:53de mid-term
00:39:53parce que sa base
00:39:55ne le suit pas
00:39:56et même pas,
00:39:57enfin,
00:39:57sa base Maga le suit
00:39:58mais les autres républicains
00:39:59ne le suivent pas
00:40:01dans cette guerre.
00:40:01Et les Iraniens
00:40:02voudraient en sortir
00:40:03parce qu'ils savent très bien
00:40:04que sur un plan économique,
00:40:06dans deux, trois mois,
00:40:06ils seront totalement étranglés
00:40:08et ils ne pourront plus continuer.
00:40:09Quand vous parlez,
00:40:10Général Sido,
00:40:10c'est Patricia,
00:40:11justement,
00:40:11de cette guerre secrète.
00:40:14Qu'est-ce que cela implique ?
00:40:16Finalement,
00:40:16c'est vrai qu'un hélicoptère
00:40:17de type Apache américain
00:40:19a été abattu
00:40:20par les Iraniens.
00:40:22On sait,
00:40:22vous l'avez dit,
00:40:22c'est 90 Tomahawk
00:40:23qui ont été tirés
00:40:24sur l'Iran.
00:40:25Qu'est-ce que cela veut dire ?
00:40:27Ça veut dire
00:40:27qu'il y a des opérations
00:40:28qui sont menées,
00:40:28même des opérations spéciales.
00:40:30Là,
00:40:30on découvre que
00:40:32l'équipage américain
00:40:33de l'Apache
00:40:34a été secouru
00:40:34par un drone.
00:40:35Mais en fait,
00:40:36après,
00:40:36on découvre effectivement
00:40:37qu'il y a toute une task force,
00:40:39la task 59,
00:40:40à Bahreïn,
00:40:40avec énormément
00:40:41de types de bâtiments,
00:40:44de drones,
00:40:44c'est-à-dire téléguidés,
00:40:45en fait,
00:40:46par l'intelligence artificielle.
00:40:48Et en fait,
00:40:48ils font des opérations sous-marines,
00:40:50ils font des opérations
00:40:50de reconnaissance.
00:40:51C'est-à-dire que le drone
00:40:52qui a récupéré
00:40:54les deux aviateurs américains
00:40:55ne fait pas que ça.
00:40:57Il fait de la reconnaissance,
00:40:58il fait de la détection de mines.
00:41:00Il a plein de missions.
00:41:02Donc, vous voyez...
00:41:03Donc, on va rester
00:41:03sur ce champ de la guerre-là.
00:41:05Exactement.
00:41:06Il travaille là-dessus.
00:41:07Donc, là,
00:41:07faire des mines,
00:41:08on en parle un jour.
00:41:08Et puis après,
00:41:09on découvre
00:41:10les drones
00:41:10qui vont chasser les mines
00:41:11et qui permettent
00:41:12de faire passer les bâtiments.
00:41:13On découvre
00:41:13que les accords
00:41:15qui sont passés
00:41:16avec les armateurs,
00:41:17c'est que pendant
00:41:18deux, trois heures,
00:41:19on coupe l'AIS,
00:41:20ce fameux détecteur
00:41:22qui permet de localiser,
00:41:23éviter les collisions.
00:41:24Mais ils sont quand même aidés
00:41:26par les Américains.
00:41:27Vous voyez,
00:41:28par l'État-major américain.
00:41:29Mais chacun n'a pas envie,
00:41:30j'en finirai par un seul show,
00:41:32chacun n'a pas envie,
00:41:33se prépare
00:41:34à une reprise de la guerre
00:41:35sans avoir envie
00:41:36d'y retourner.
00:41:36Absolument.
00:41:37Merci.
00:41:38On revient dans un tout petit instant
00:41:39sur BFM TV
00:41:41avec cette enquête
00:41:42qui se poursuit
00:41:43autour de la mort
00:41:44de la petite Liana.
00:41:45Selon nos informations,
00:41:46les gendarmes
00:41:47se concentrent
00:41:48sur la voiture
00:41:48du principal suspect.
00:41:50Jérôme Bardella,
00:41:51on fait un point complet
00:41:52dans un instant.
00:41:53Il est presque 13h sur BFM TV.
00:41:56Merci d'être avec nous.
00:41:57À la une,
00:41:58le point sur l'enquête
00:41:59autour du meurtre de Liana.
00:42:01L'autopsie a eu lieu
00:42:02il y a une semaine.
00:42:03De quels éléments
00:42:04disposent les enquêteurs ?
00:42:05D'après nos informations,
00:42:07BFM TV,
00:42:07les recherches se concentrent
00:42:09sur la voiture
00:42:10du principal suspect,
00:42:11Jérôme Bardella.
00:42:12Et puis,
00:42:12nous serons à Florence,
00:42:14au lendemain des obsèques
00:42:15de la petite fille.
00:42:16C'est toute la commune
00:42:18qui attend des réponses
00:42:19dans le Gers.
00:42:19Nos équipes sont sur place
00:42:21aux côtés des habitants
00:42:22en colère.
00:42:24Et puis,
00:42:24les suites de l'affaire
00:42:26Patrick Bruel
00:42:27qui a échappé,
00:42:28vous le savez,
00:42:29cette semaine
00:42:29à la détention provisoire.
00:42:31Et cette information,
00:42:32ce matin,
00:42:33deux nouvelles plaintes
00:42:34ont été déposées hier
00:42:36contre Patrick Bruel.
00:42:37Une plainte
00:42:38pour tentative de viol,
00:42:40c'était en marge
00:42:41d'un festival.
00:42:42L'autre pour un viol
00:42:43qui daterait de 2012.
00:42:45On fera le point,
00:42:46bien sûr,
00:42:47dans les prochaines minutes.
00:42:49Et puis,
00:42:50c'est un nouvel espoir
00:42:51de paix aux proches
00:42:52et au Moyen-Orient.
00:42:53C'est une première
00:42:54depuis le début de la guerre.
00:42:55Les Iraniens affirment
00:42:56être proches d'un accord.
00:42:58Mais qu'en est-il vraiment ?
00:42:59Les équipes de BFMTV
00:43:01sont déployées
00:43:02dans toute la région
00:43:03pour vous faire vivre
00:43:04ces événements
00:43:04au plus près.
00:43:06Et puis,
00:43:06vous le verrez,
00:43:07il y a eu des tensions
00:43:08dans le détroit d'Hormuz.
00:43:09Nos équipes vous racontent tout.
00:43:12Voilà pour le programme.
00:43:20Donc,
00:43:21vous n'avez jamais su
00:43:22faire de choix ?
00:43:24Non.
00:43:26D'aussi loin
00:43:26que je me souvienne ?
00:43:27Non.
00:43:30Même pas une fois.
00:43:33Une fois.
00:43:35Dites-moi tout.
00:43:36Enfin,
00:43:36une décision facile à prendre.
00:43:38N'attendez pas
00:43:39le leasing social
00:43:40pendant les instants
00:43:41électriques Volkswagen.
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00:43:45100% électrique.
00:43:50Oula,
00:43:51faudra faire une machine
00:43:52en rentrant.
00:43:52Ah oui,
00:43:53tiens,
00:43:53ça fait pas que j'oublie
00:43:53de la payer,
00:43:54non plus.
00:43:54Comment ça,
00:43:55ça fait 2 semaines
00:43:55qu'on l'a,
00:43:55il n'est pas encore payé ?
00:43:56T'inquiète,
00:43:57je gère.
00:43:57Comment ça,
00:43:58je gère ?
00:43:58C'est payé ou c'est pas payé ?
00:43:59Avec l'app et la carte
00:44:01Sofinko,
00:44:01en magasin
00:44:02ou même après l'achat,
00:44:05choisissez.
00:44:07Sofinko,
00:44:07vous donnez de l'avance.
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00:44:3590 euros.
00:44:36Portes ouvertes
00:44:37du 11 au 15 juin.
00:44:40BFM TV,
00:44:41partenaire de la comédie musicale
00:44:42du Roi Lion.
00:44:43Ce spectacle grandiose
00:44:44qui a séduit déjà
00:44:45plus de 2 millions
00:44:46de spectateurs en France
00:44:47se joue au Théâtre Mogador
00:44:49à Paris
00:44:49jusqu'au 9 août 2026.
00:44:51Chaque soir,
00:44:52plus de 200 costumes
00:44:53et 150 artistes
00:44:54et techniciens
00:44:55sont présents sur scène
00:44:56pour raconter
00:44:57l'histoire de Simba.
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00:46:00de garantie offerte.
00:46:10Et là, le char
00:46:11il perd sa roue.
00:46:12On va vous prendre
00:46:13pour un fou.
00:46:1520 spectacles
00:46:16grandioses
00:46:17au cœur de la Vendée.
00:46:18Puis du fou
00:46:19billé à partir
00:46:20de 37 euros.
00:46:27GMF, bonjour.
00:46:27Bonjour, je suis embêté
00:46:28et je me suis fracturé
00:46:29le genou.
00:46:29J'ai six semaines
00:46:30d'immobilisation.
00:46:31Nous allons mettre en place
00:46:31un service d'aide à domicile.
00:46:32Et pour vos enfants,
00:46:33nous pourrons faire venir
00:46:34un proche pour vous aider
00:46:35à les garder.
00:46:35Ah bah, ce serait super génial.
00:46:36Assurance, accident
00:46:37et famille GMF.
00:46:38Vous écoutez et vous comprendre.
00:46:39C'est ça, être assurément humain.
00:46:41Ce n'est pas qu'une voiture connectée.
00:46:43C'est une voiture
00:46:44qui vous comprend.
00:46:44Ok, BYD, mets ma musique.
00:46:46Ce n'est pas une hybride
00:46:47comme les autres.
00:46:47C'est la technologie
00:46:48super hybride de BYD.
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00:46:58Oula, faudra faire une machine
00:46:59en rentrant.
00:47:00Ah oui, tiens,
00:47:00il ne faut pas que j'oublie
00:47:01de la payer non plus.
00:47:02Comment ça, ça fait deux semaines
00:47:03qu'on l'a, il n'est pas encore payé ?
00:47:04T'inquiète, je gère.
00:47:05Comment ça, je gère ?
00:47:06C'est payé ou ce n'est pas payé, je dis ?
00:47:07Avec l'app et la carte Sofinko
00:47:09en magasin ou même après l'achat
00:47:10payé en une ou plusieurs fois.
00:47:12C'est vous qui choisissez.
00:47:14Sofinko, vous donnez de l'avance.
00:47:17Cuisine Ixina présente
00:47:18La cuisine avec
00:47:19Oh non, j'ai encore loupé le but.
00:47:21Et en ce moment,
00:47:22ne loupez pas jusqu'à 6 électros offerts.
00:47:25Ixina
00:47:27Abre de glace, pas besoin d'attente demain.
00:47:29Vous pouvez régler le problème tout de suite.
00:47:31Tenez mon client,
00:47:32juste avant un moment
00:47:32qu'il ne pouvait pas rater,
00:47:34il a profité de l'attente
00:47:35et ça s'est fait en quelques clics.
00:47:36Tout simplement,
00:47:38il a fini juste à temps
00:47:39pour en profiter.
00:47:41Alors, vous aussi,
00:47:42prenez rendez-vous dès maintenant.
00:47:43Carre classe répare,
00:47:45carre classe remplace.
00:47:47R.M.C. Sport présente
00:47:49l'événement MMA
00:47:50qui va choquer le monde.
00:47:51À la Maison Blanche,
00:47:52Cyril Gann affronte
00:47:53la légende Alex Pereira
00:47:55pour la ceinture intérimaire des lourds.
00:47:57UFC Freedom 250
00:47:58Gann Pereira
00:48:00dans la nuit du 14 au 15 juin
00:48:01en direct sur R.M.C. Sport 1.
00:48:03R.M.C. Sport
00:48:05écrit l'histoire du MMA.
00:48:08Qui veille sur votre famille
00:48:10et votre maison
00:48:10pendant votre absence ?
00:48:12Grâce à la détection
00:48:13anticipée de vérissures,
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00:48:1524h sur 24
00:48:16et 7 jours sur 7.
00:48:20Nos experts sont prêts
00:48:21à intervenir en quelques secondes
00:48:23et alertent les forces
00:48:24de l'ordre en cas de besoin.
00:48:26Partez sereinement en vacances
00:48:27cet été,
00:48:27nous veillons à votre absence.
00:48:29N'attendez plus.
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00:48:38A la Matmut,
00:48:39vous pouvez être relogé
00:48:40en urgence
00:48:41en cas de catastrophe naturelle.
00:48:43Et ça,
00:48:44c'est plus juste pour tous.
00:48:45Matmut,
00:48:46élu marque de l'année 2026.
00:48:58L'électrique n'a jamais été
00:48:59aussi irrésistible.
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00:49:09Oui, madame,
00:49:09je sais que chez Free,
00:49:10les techniciens se déplacent
00:49:11chez vous en cas de besoin,
00:49:12mais vous,
00:49:12vous êtes chez Riff.
00:49:13Non, mais on fait comment
00:49:14quand on habite Narbonne ?
00:49:15Vous prenez train,
00:49:16Narbonne-Paris,
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00:49:24Découvrez Free Proxy,
00:49:25notre assistance de proximité
00:49:26avec des techniciens
00:49:27près de chez vous.
00:49:28Merci Free.
00:49:3613h07 sur BFM TV.
00:49:38Merci de nous rejoindre.
00:49:39Des questions qui restent donc
00:49:40sans réponse
00:49:41après la mort de Liana.
00:49:43Bonjour Boris Karlamoff.
00:49:44Vous êtes à Florence,
00:49:45dans le Gers.
00:49:46Vous avez assisté hier
00:49:47aux obsèques de la petite fille.
00:49:49À présent,
00:49:50la tristesse a laissé place
00:49:51à la colère
00:49:51et à l'incompréhension
00:49:53là où vous vous trouvez.
00:49:55Et une colère froide,
00:49:56Émilie.
00:49:57Voilà ce que nous disent
00:49:58les habitants de Florence
00:49:59après l'émotion,
00:50:00le partage de cette tristesse
00:50:02hier à l'occasion
00:50:02des obsèques de Liana.
00:50:04Et ce,
00:50:05à 8 jours après la découverte
00:50:07du corps de cet enfant
00:50:08de 11 ans,
00:50:09il y a ces investigations,
00:50:10ces larges investigations
00:50:11qui se poursuivent
00:50:12menées par la section
00:50:14de recherche de Toulouse.
00:50:16Vous le savez,
00:50:17il y a eu cette première autopsie
00:50:18qui n'a pas permis
00:50:19de déterminer les causes
00:50:20de la mort de Liana.
00:50:22Il y a donc eu des expertises
00:50:23complémentaires
00:50:24qui sont toujours en cours
00:50:25selon nos informations
00:50:25et ce,
00:50:26dans un laboratoire.
00:50:27Un travail minutieux
00:50:29qui peut prendre encore
00:50:29du temps,
00:50:30peut-être une quinzaine de jours.
00:50:31Voilà ce que nous confiait
00:50:32une source proche de l'enquête.
00:50:34Et puis,
00:50:34il y a un élément
00:50:35qui est au cœur
00:50:35de toutes ces investigations,
00:50:36c'est le véhicule
00:50:37de Jérôme Barrella
00:50:38puisque c'est à l'intérieur
00:50:40de cette voiture
00:50:40que Liana a été vue
00:50:41pour la toute dernière fois
00:50:42le 29 mai dernier.
00:50:45D'après nos informations,
00:50:46les expertises
00:50:47sur son véhicule
00:50:48sont terminées
00:50:49mais les enquêteurs
00:50:50doivent désormais
00:50:51exploiter toutes les données
00:50:52qui ont été récoltées
00:50:53dans ce véhicule.
00:50:55C'est un modèle ancien.
00:50:55Il y a donc moins d'informations
00:50:57à récolter
00:50:58que dans un véhicule moderne.
00:50:59La tâche est plus compliquée
00:51:01pour ces gendarmes.
00:51:02Beaucoup de questions
00:51:03aujourd'hui
00:51:03et ces questions,
00:51:04elles seront posées
00:51:05au principal suspect
00:51:06dans cette affaire,
00:51:07à savoir Jérôme Barrella
00:51:07qui sera convoqué
00:51:08d'ici à quelques semaines
00:51:10dans le bureau
00:51:11du magistrat instructeur
00:51:12au tribunal judiciaire
00:51:13d'Agin
00:51:13pour qu'il s'explique
00:51:15sur son éventuelle
00:51:15implication
00:51:16dans la mort
00:51:17de la jeune fille.
00:51:19Merci beaucoup
00:51:19Boris Karlamoff
00:51:20avec Annaëlle Le Tenneu.
00:51:22Justement,
00:51:22Paul Conch,
00:51:23sur cette question-là,
00:51:24comment désormais
00:51:25vont travailler
00:51:25les enquêteurs
00:51:26puisque,
00:51:26on le sait,
00:51:27Jérôme Barrella
00:51:28est en détention provisoire,
00:51:30que les obsèques
00:51:30de la petite Léana
00:51:31ont eu lieu hier.
00:51:33Maintenant,
00:51:33il va falloir aller
00:51:34sur des pistes
00:51:36qui ont été,
00:51:37en tout cas des indices
00:51:37qui ont été recueillis
00:51:38il y a quelques jours.
00:51:39Oui,
00:51:40les enquêteurs
00:51:40s'attachent déjà
00:51:41à trouver les causes
00:51:42de la mort de Léana
00:51:42parce que,
00:51:43pour le moment,
00:51:44on ne le sait pas.
00:51:45L'autopsie,
00:51:46en première analyse,
00:51:46n'a pas permis
00:51:47de déterminer.
00:51:48Donc,
00:51:48il y a d'abord
00:51:49un travail de police scientifique
00:51:50ou de gendarmerie scientifique
00:51:51en l'occurrence
00:51:51parce que ce sont
00:51:52les gendarmes
00:51:52qui s'en occupent.
00:51:53Le médecin légiste
00:51:55a demandé
00:51:55de nombreuses expertises,
00:51:58notamment en toxicologie
00:51:59pour déterminer
00:52:00si la fillette
00:52:00a été empoisonnée,
00:52:01en radiologie
00:52:02pour trouver des traces
00:52:03éventuellement de fêlures
00:52:04sur les os,
00:52:05des traces de gestes violents.
00:52:07Il y a aussi
00:52:07des spécialistes
00:52:08de l'étude des organes
00:52:09qui font des prélèvements
00:52:10sur tout le corps
00:52:11de tissus
00:52:12qui sont ensuite
00:52:13traités chimiquement
00:52:14pour les faire parler.
00:52:15Ça peut,
00:52:16par exemple,
00:52:16permettre de montrer
00:52:17des lésions
00:52:17au niveau du larynx,
00:52:18ce qui serait donc
00:52:19des traces de suffocation.
00:52:21Le seul hic,
00:52:22c'est que ces analyses
00:52:22prennent plusieurs semaines
00:52:24et donc,
00:52:25c'est encore en cours
00:52:26en laboratoire.
00:52:27Alors,
00:52:27on se parle,
00:52:27ça va prendre au moins
00:52:28encore deux semaines.
00:52:28Il y a encore
00:52:29un dernier point,
00:52:30c'est l'analyse
00:52:31de la voiture
00:52:32où là,
00:52:32pour le coup,
00:52:33bien sûr,
00:52:33des cohortes d'expertise
00:52:34ont été faites
00:52:35sur les fluides,
00:52:36les fibres,
00:52:37l'ADN,
00:52:37les empreintes.
00:52:38Mais ce qui les intéresse,
00:52:39à part le sujet tout,
00:52:40c'est l'ordinateur de bord
00:52:41et le calculateur embarqué.
00:52:43Ils espèrent déchiffrer,
00:52:45alors ça a été fait,
00:52:45le déchiffrage des données
00:52:47de ce calculateur
00:52:47pour essayer de trouver
00:52:48des traces GPS,
00:52:49éventuellement pour remonter
00:52:50les emplacements
00:52:51et les lieux
00:52:52visités par Jérôme Barrella
00:52:54le jour de la disparition
00:52:55de la fillette.
00:52:55Oui,
00:52:56Jean-Pierre Colombiesse,
00:52:57justement,
00:52:57je voulais rebondir
00:52:58sur les informations
00:52:59de mon BFM TV
00:53:00que Paul Conge évoquait
00:53:02il y a un instant,
00:53:02c'est vrai que les enquêteurs
00:53:03semblent insister
00:53:04sur cette voiture
00:53:07de Jérôme Barrella.
00:53:08Pourquoi est-ce qu'on a
00:53:10plus de mal
00:53:10à avoir des informations
00:53:11sur un vieux modèle ?
00:53:12Parce qu'il n'y a pas
00:53:13de GPS, par exemple ?
00:53:14Non,
00:53:15mais ça peut aussi,
00:53:16tout dépend de l'état
00:53:17de propreté du véhicule,
00:53:20tout simplement.
00:53:23Ils s'attacheront
00:53:24à recueillir
00:53:25le maximum d'éléments.
00:53:26Enfin,
00:53:27je ne connais pas sa voiture,
00:53:28je ne sais pas
00:53:28dans quel état elle est,
00:53:29mais bien évidemment,
00:53:30plus elle est dégradée,
00:53:30s'il a transporté
00:53:32énormément de matériel derrière,
00:53:33ce sera beaucoup plus compliqué
00:53:34pour les enquêteurs,
00:53:35c'est évident,
00:53:37mais le front.
00:53:38Suzanne Frugier,
00:53:39merci d'être avec nous,
00:53:40vous êtes secrétaire générale
00:53:41de l'association
00:53:41Mouve Enfant.
00:53:43On voit que cette affaire
00:53:44provoque véritablement
00:53:46une onde de choc
00:53:46qui est considérable
00:53:47à travers tout le pays
00:53:48et ces messages
00:53:49qui sont bouleversants
00:53:50et ces failles
00:53:51qu'il y a eues justement
00:53:52dans le système
00:53:55politico-judiciaire
00:53:55et aussi policier,
00:53:56bien sûr,
00:53:57mais plutôt du côté
00:53:57de la gendarmerie.
00:53:58Est-ce que vous pensez
00:54:00qu'aujourd'hui,
00:54:00on va aller véritablement
00:54:02vers la prise en compte
00:54:04ou en tout cas
00:54:04l'écoute,
00:54:05peut-être de façon
00:54:06plus attentive,
00:54:07de cette parole
00:54:08des enfants ?
00:54:10Ce que l'on peut constater
00:54:11aujourd'hui,
00:54:13non,
00:54:14je le dis très clairement,
00:54:16je ne vois pas
00:54:17en fait
00:54:18de différence.
00:54:19pour nous,
00:54:20ce qu'on disait hors antenne,
00:54:23c'est qu'il y avait
00:54:23beaucoup de récupération
00:54:24politique dans tout ça.
00:54:25Mais au-delà de la récupération
00:54:25politique,
00:54:26c'est-à-dire que nous,
00:54:26ça fait quand même des années
00:54:27qu'on répète systématiquement
00:54:29la même chose.
00:54:30Là,
00:54:30vous vous rendez compte
00:54:31qu'à travers cette affaire,
00:54:32on a 12 plaintes,
00:54:34deux générations,
00:54:37un même nom.
00:54:38En fait,
00:54:39ça,
00:54:40il y en a combien
00:54:41en fait des barrailles
00:54:41là en France ?
00:54:42Il y en a énormément.
00:54:43Quand on dit 160 000 enfants
00:54:44par an,
00:54:45trois enfants par classe,
00:54:46ça veut dire qu'il y a
00:54:46autant de pédocriminels,
00:54:48voire même plus,
00:54:49et sachant qu'autour,
00:54:50il y a toujours un système
00:54:51de personnes
00:54:52qui savent,
00:54:53se taisent,
00:54:54ne disent rien
00:54:55ou sont dans le déni.
00:54:57Et la société toute entière
00:54:59en réalité
00:54:59est encore dans le déni.
00:55:01Moi,
00:55:01on est ravis
00:55:02vraiment d'avoir vu
00:55:03autant de personnes
00:55:03se mobiliser lundi.
00:55:04On appelle encore
00:55:05à la mobilisation
00:55:06chaque lundi.
00:55:07Chaque lundi,
00:55:08tout à fait.
00:55:09Mais nous,
00:55:10on a peur que ça retombe.
00:55:11Pourquoi ?
00:55:12Parce qu'à travers
00:55:12cette affaire,
00:55:14de quoi on parle ?
00:55:14D'ailleurs,
00:55:15on en parle très peu
00:55:16dans les médias.
00:55:16D'ailleurs,
00:55:16j'ai même entendu
00:55:17personne n'en parler.
00:55:18Il est question d'inceste.
00:55:20Et ça,
00:55:20c'est vraiment,
00:55:21quand on parle
00:55:22de violences sexuelles
00:55:22faites aux enfants,
00:55:23c'est le mot
00:55:24dont personne ne veut
00:55:25entendre.
00:55:26Même encore aujourd'hui ?
00:55:27Bien sûr.
00:55:28C'est pour ça
00:55:29que je le dis
00:55:29sur ce plateau,
00:55:30parce que personne
00:55:31ne le dit.
00:55:32Et quand je dis
00:55:3312 plaintes
00:55:34de génération,
00:55:35parce que malheureusement,
00:55:37l'inceste,
00:55:37c'est ça.
00:55:38C'est que ça se reproduit
00:55:40de génération en génération.
00:55:41On est face
00:55:42à un fléau
00:55:43qui est massif.
00:55:44On est face
00:55:45à des crimes
00:55:45qui sont extrêmement importants.
00:55:47Et les réactions politiques
00:55:49avec les petites mesures
00:55:50de chacun,
00:55:51moi je dis,
00:55:51c'est un scandale.
00:55:52C'est absolument pas du tout
00:55:53à la hauteur
00:55:54justement des enfants.
00:55:55Et moi,
00:55:56ce qui me préoccupe aussi,
00:55:57c'est là,
00:55:59ce qui se passe aujourd'hui.
00:56:00Les enfants,
00:56:01les adolescents,
00:56:02ils en entendent parler.
00:56:03Qui s'en préoccupe ?
00:56:04Qui se préoccupe
00:56:05de savoir
00:56:05comment ils...
00:56:06ils réagissent
00:56:07par rapport à ça ?
00:56:09Est-ce qu'on leur propose
00:56:09un espace de parole
00:56:10pour qu'ils puissent
00:56:11s'exprimer ?
00:56:12Vous parlez de cette attention
00:56:13médiatique
00:56:13qui est en cours là-dessus
00:56:14sur ce qu'il se passe.
00:56:16Et pourtant,
00:56:17moi je suis dans une association,
00:56:19on est là
00:56:19pour la protection des enfants
00:56:21en lutte contre
00:56:21les violences sexuelles.
00:56:23Et à force en fait
00:56:24d'enchaîner
00:56:25cette actualité,
00:56:26j'ai eu cette réflexion
00:56:27moi-même.
00:56:29Donc vraiment,
00:56:29tout le monde doit prendre
00:56:30sa responsabilité
00:56:31et nous aussi.
00:56:32Que hier,
00:56:34sur ce plateau,
00:56:35parce que j'ai vécu
00:56:36ici sur ce plateau
00:56:37les obsèques en direct.
00:56:38C'était un moment
00:56:39extrêmement douloureux
00:56:40pour tout le monde.
00:56:41Et à ce moment-là,
00:56:42je regardais en direct
00:56:43les obsèques
00:56:44et je me dis
00:56:44mais mince,
00:56:45c'est pas possible en fait.
00:56:46Joseph Agostini,
00:56:47vous avez ressenti
00:56:48aussi cette prise
00:56:50de conscience peut-être ?
00:56:51Oui, on était ensemble
00:56:52d'ailleurs sur le même plateau
00:56:53et on a pu se faire
00:56:57la réflexion aussi
00:56:58que, vous savez,
00:56:59ce qui est important
00:57:00c'est de se dire aussi
00:57:02qu'il y a un tabou fondamental
00:57:04du côté des familles.
00:57:05L'inceste,
00:57:06c'est la famille.
00:57:07Mais d'ailleurs,
00:57:07ce n'est pas,
00:57:08il faudrait ajouter,
00:57:09ce n'est pas que
00:57:10l'inceste paternel.
00:57:11Il y a aussi
00:57:11de l'inceste fraternel,
00:57:12de l'inceste maternel.
00:57:14Alors, on en parle
00:57:14encore moins.
00:57:16Alors là,
00:57:16c'est le tabou,
00:57:17effectivement.
00:57:17Mais combien de mères
00:57:18touchent leurs enfants ?
00:57:20Et combien d'enfants
00:57:22sont complètement sidérés ?
00:57:25Et je vais vous dire,
00:57:25c'est aussi une question
00:57:26de code,
00:57:27de code socio-culturel.
00:57:29On ne peut même pas penser,
00:57:32figurer la possibilité
00:57:34d'être incesté
00:57:35quand on a 8-9 ans,
00:57:37quand on est comme ça
00:57:38submergé par cet impossible.
00:57:41Et aujourd'hui,
00:57:43il y a vraiment
00:57:44quelque chose
00:57:45d'un paradoxe total.
00:57:46On s'offusque
00:57:47des AVC de l'égalité,
00:57:49on fait un cas
00:57:51de l'enfant transgenre,
00:57:53par exemple.
00:57:54On l'a entendu
00:57:54à tort et à travers,
00:57:55on la raccourcit d'ailleurs,
00:57:57cette question-là,
00:57:58parce qu'évidemment,
00:57:58elle est bien plus complexe.
00:58:00Mais on s'offusque beaucoup
00:58:01dans des idéologies réactionnaires
00:58:03qui consistent vraiment
00:58:04à refuser le progrès,
00:58:06la reconnaissance des droits humains.
00:58:08Et on ne parle pas
00:58:09de l'essentiel,
00:58:10à savoir les tabous fondamentaux
00:58:11dans les familles
00:58:12de l'inceste.
00:58:14Et donc,
00:58:15en quelque sorte,
00:58:16on déplace le problème
00:58:17et le véritable problème
00:58:18qui est familial,
00:58:20qui est vraiment
00:58:20intrafamilial
00:58:21la plupart du temps,
00:58:22on l'évacue.
00:58:23Pour faire face
00:58:24à ce problème justement
00:58:25et en réaction
00:58:26à la mort de Liana,
00:58:27il y a de nombreuses propositions
00:58:28qui fusent ces derniers jours.
00:58:30Antoine Vermorel,
00:58:31député à l'ère de la Loire,
00:58:32vient d'annoncer
00:58:33une proposition de loi
00:58:34qu'il déposera
00:58:34la semaine prochaine
00:58:35à l'Assemblée.
00:58:36Maëva Lamy,
00:58:37vous nous avez rejoint
00:58:37pour nous en parler justement.
00:58:39Que propose-t-il concrètement,
00:58:40Maëva ?
00:58:41Eh bien,
00:58:41il propose en fait
00:58:41de créer un fichier national
00:58:43des agresseurs sexuels,
00:58:45une fiche AS
00:58:46pour agresseurs sexuels,
00:58:47un peu sur le même modèle
00:58:48que les fichiers S
00:58:50qui menacent
00:58:51la sûreté de l'État
00:58:52et donc de créer ces fiches
00:58:53dès qu'un même nom
00:58:54apparaît deux fois
00:58:55dans des signalements distincts.
00:58:58Et puis ensuite,
00:58:58il propose ces données,
00:58:59ces fiches,
00:59:00de les regrouper
00:59:01sur une plateforme commune
00:59:03à la police,
00:59:04à la gendarmerie,
00:59:05aux mairies
00:59:05ou encore
00:59:06à l'éducation nationale.
00:59:07L'idée,
00:59:07c'est que des mesures
00:59:08de précaution,
00:59:09de surveillance
00:59:10soient prises
00:59:11avant un éventuel passage
00:59:13à l'acte.
00:59:13Il estime,
00:59:14ce député,
00:59:15qu'entre 5 000
00:59:16et 15 000 profils
00:59:17seraient concernés
00:59:19dans un premier temps
00:59:20par ce fichage
00:59:21et puis il chiffre
00:59:22cette proposition de loi
00:59:23à quelques dizaines
00:59:24de millions d'euros.
00:59:25Alors Maëva,
00:59:25pourquoi cette proposition ?
00:59:26Qu'est-ce qui existe aujourd'hui ?
00:59:28Alors aujourd'hui,
00:59:28il existe le fichèse
00:59:30qui a été créé
00:59:31il y a maintenant 20 ans
00:59:33et qui intègre en fait
00:59:34surtout des personnes
00:59:34condamnées
00:59:35pour des crimes
00:59:36ou des délits
00:59:37de nature pédo-criminel
00:59:38avec plus ou moins
00:59:39d'automaticité
00:59:40selon la gravité des faits.
00:59:42Par exemple,
00:59:42le classement
00:59:43n'est pas automatique
00:59:44pour une peine de prison
00:59:45inférieure à 5 ans.
00:59:46Puis l'accès à ce fichier
00:59:47est réservé
00:59:48aux fonctionnaires habilités
00:59:49et à l'autorité judiciaire.
00:59:51Alors pour le député,
00:59:52ce fichier pose
00:59:53deux problèmes.
00:59:54D'abord,
00:59:55je le disais,
00:59:55il concerne surtout
00:59:56les personnes
00:59:56qui ont été condamnées
00:59:58et donc selon lui,
00:59:59il rate sa dimension,
01:00:00sa vocation préventive.
01:00:02Et puis ensuite,
01:00:03le député estime
01:00:03qu'il y a aussi
01:00:04un problème d'échange
01:00:05entre les différentes institutions,
01:00:07l'école,
01:00:07la police,
01:00:08la justice,
01:00:08etc.
01:00:09Alors on le précise,
01:00:10sa proposition de loi
01:00:11à lui ne fait pas
01:00:12non plus l'unanimité.
01:00:14Certains estiment
01:00:14que les fichiers
01:00:15qui existent déjà
01:00:16suffisent,
01:00:16que c'est finalement
01:00:17de la poudre aux yeux
01:00:18et qu'il faudrait davantage
01:00:19mettre des moyens surtout.
01:00:21Merci beaucoup Maëva Lamy
01:00:22pour toutes ces précisions.
01:00:23Je vous fais réagir
01:00:24dans un instant.
01:00:25Mais avant,
01:00:25c'est notre programme
01:00:26en audio description
01:00:27comme chaque semaine.
01:00:28Voici les trois images fortes
01:00:29qui font l'actualité
01:00:30cette semaine.
01:00:31Elles sont commentées
01:00:32et choisies
01:00:32par nos équipes Ligne Rouge.
01:00:36Cette photo a été prise
01:00:38le 8 juin 2026
01:00:40à Paris,
01:00:40en France.
01:00:43Place Vendôme,
01:00:44des manifestants,
01:00:45surtout des femmes,
01:00:46scandent des slogans,
01:00:48bouge grande ouverte.
01:00:50Les traits sont marqués
01:00:51par une colère
01:00:52et une détermination intense.
01:00:56Une pancarte,
01:00:57nos enfants valent plus
01:00:58que vos délais,
01:00:59est brandie par une manifestante.
01:01:02alors que ce vendredi
01:01:03ont eu lieu
01:01:04les obsèques de Liana
01:01:05à Florence.
01:01:08Ce cliché
01:01:09a été pris le 11 juin 2026
01:01:11à Gleimgorli,
01:01:13au Royaume-Uni.
01:01:15Des policiers,
01:01:16équipés de casques
01:01:17et de boucliers,
01:01:19forment une ligne
01:01:19derrière des véhicules
01:01:20anti-émeute blindés.
01:01:23Après de nouvelles manifestations
01:01:25d'extrême droite,
01:01:26l'un d'eux se tient
01:01:27devant un conteneur
01:01:28qui brûle
01:01:29sur la chaussée jonchée
01:01:31de projectiles.
01:01:33À l'arrière-plan,
01:01:35face à un canon à eau,
01:01:37des panaches de fumée noire
01:01:38et des flammes oranges
01:01:39de plus de 2 mètres de haut
01:01:40masquent les manifestants.
01:01:44Cette photo
01:01:44a été prise
01:01:45le 10 juin 2026
01:01:47à Barcelone,
01:01:48en Espagne.
01:01:50La Sagrada Familia
01:01:51se dresse
01:01:52telle une forêt
01:01:53de pierres sculptées
01:01:54dans le ciel bleu nuit.
01:01:57De dos,
01:01:58le pape Léon XIV
01:01:59bénit la tour du Christ
01:02:01qui culmine
01:02:02à 172 mètres
01:02:03au-dessus de Barcelone.
01:02:06Flanquée d'une grue
01:02:07de chantier,
01:02:08elle est coiffée
01:02:08d'une immense croix
01:02:09tridimensionnelle
01:02:10à quatre bras
01:02:11en céramique blanche
01:02:12et en verre
01:02:12qui brille dans la pénombre.
01:02:16Sur cette photo
01:02:17de 2025,
01:02:18alors âgé de 40 ans,
01:02:21Charlie Dallin
01:02:21se tient sur son monocoque.
01:02:24Vêtu d'une salopette
01:02:25de navigation étanche
01:02:27jaune vif,
01:02:28il lève les bras
01:02:28vers le ciel
01:02:29en signe de victoire
01:02:30tout en brandissant
01:02:31des fumigènes allumés.
01:02:34Ses cheveux bruns
01:02:35en bataille
01:02:36encadrent son visage
01:02:37aux traits tirés
01:02:38déjà marqués
01:02:39par la maladie.
01:02:42Le skipper
01:02:43est décédé cette semaine.
01:02:45Et vous ne bougez pas,
01:02:46nous revenons
01:02:47dans une poilée de minutes
01:02:48justement
01:02:49sur cet adieu bouleversant
01:02:51qui a eu lieu
01:02:52et alors des obsèques
01:02:53à Florence
01:02:53de la petite Liana.
01:02:54L'enquête,
01:02:55elle, elle se poursuit
01:02:56et selon nos informations,
01:02:57les gendarmes
01:02:57se concentrent
01:02:58sur la voiture
01:02:59de Jérôme Barrella.
01:03:00On fait le point
01:03:01dans un instant.
01:03:02De retour sur BFM TV,
01:03:0413h29,
01:03:05on vient tout juste
01:03:06de l'apprendre
01:03:07d'ailleurs
01:03:08par un message
01:03:09posté par le Premier ministre
01:03:11pakistanais,
01:03:11l'accord de paix
01:03:12entre l'Iran
01:03:14et les Etats-Unis
01:03:15pourrait être finalisé
01:03:16dans les 24 prochaines heures.
01:03:19On va y revenir
01:03:20bien sûr
01:03:20dans un instant
01:03:21justement dans ce journal.
01:03:23Et puis nous parlerons
01:03:24de l'adieu bouleversant
01:03:25lors des obsèques
01:03:26à Florence
01:03:26de la petite Liana
01:03:28hier.
01:03:29L'enquête se poursuit
01:03:30selon nos informations.
01:03:32Les gendarmes
01:03:32se concentrent
01:03:33sur la voiture
01:03:34de Jérôme Barrella
01:03:35et puis nous serons
01:03:36à Florence
01:03:37aux côtés des habitants.
01:03:39L'onde de choc
01:03:40liée à cette affaire
01:03:40est considérable.
01:03:41Une très large partie
01:03:42de l'opinion
01:03:43est en colère
01:03:43car ce drame
01:03:44aurait pu être évité.
01:03:47Et puis les suites
01:03:48de l'affaire Patrick Bruel
01:03:50qui a échappé
01:03:50vous le savez
01:03:51cette semaine
01:03:51à la détention
01:03:52provisoire
01:03:53et cette information
01:03:54deux nouvelles plaintes
01:03:55ont été déposées
01:03:57hier
01:03:58contre Patrick Bruel
01:03:59une
01:03:59pour tentative
01:04:01de viol
01:04:01c'était en marge
01:04:02d'un festival
01:04:03l'autre
01:04:03pour un viol.
01:04:05On fait le point
01:04:05dans un instant.
01:04:09Voilà pour cette
01:04:10actualité justement
01:04:11et on a
01:04:13cette toute dernière
01:04:14information
01:04:15on le disait à l'instant
01:04:15Émilie
01:04:16vraiment
01:04:16qui nous parvient
01:04:17c'est le Premier ministre
01:04:19pakistanais
01:04:20qui communique
01:04:20puisque l'accord de paix
01:04:22entre l'Iran
01:04:23et les Etats-Unis
01:04:24pourrait être finalisé
01:04:25je cite
01:04:26je lis en même temps que vous
01:04:27dans les 24 prochaines heures
01:04:29les précisions justement
01:04:30de Syavosh Ghazi
01:04:31qui est à Téhéran
01:04:32justement pour BFM TV.
01:04:36Le ministre iranien
01:04:37des effets étrangères
01:04:37qui intervenait
01:04:38à la télévision d'Etat
01:04:39hier soir
01:04:39a été très clair
01:04:40donc lors de la première phase
01:04:43qui va durer 60 jours
01:04:44il n'est pas question
01:04:45de discuter
01:04:46du dossier nucléaire
01:04:47donc un démenti
01:04:50des affirmations américaines
01:04:51pour l'instant
01:04:52ce que a-t-il affirmé
01:04:54l'Iran pourrait faire
01:04:55c'est de diluer
01:04:58les stocks d'uranium enrichis
01:04:59notamment les fameux
01:05:00450 kg
01:05:01enrichis à 60%
01:05:03pas question de les envoyer
01:05:04à l'étranger
01:05:05donc une dilution
01:05:06qui pourrait amener
01:05:08le degré d'enrichissement
01:05:09à 20%
01:05:11ou 3,67%
01:05:13beaucoup d'experts
01:05:15estiment
01:05:15et affirment
01:05:16que l'Iran
01:05:17ne doit pas faire baisser
01:05:18le niveau d'enrichissement
01:05:19à moins de 20%
01:05:20parce qu'il y a toujours
01:05:21la menace
01:05:22de nouvelles frappes
01:05:23de nouvelles actions militaires
01:05:24israéliennes
01:05:25contre l'Iran
01:05:26mais aussi américaines
01:05:28contre l'Iran
01:05:28et ça sera
01:05:29un bouclier
01:05:30pour Téhéran
01:05:31parce que si jamais
01:05:31il y a une nouvelle guerre
01:05:32et bien l'Iran
01:05:33pourrait riposter
01:05:34et donc
01:05:35et même
01:05:37s'il y a par exemple
01:05:38des frappes
01:05:38avec des bombes nucléaires
01:05:40tactiques
01:05:40l'Iran pourrait utiliser
01:05:41cet enrichissement
01:05:43pour frapper
01:05:44à son tour
01:05:44Israël
01:05:45avec ce qu'on appelle
01:05:46des bombes sales
01:05:47et donc pas question
01:05:48de faire baisser
01:05:48le niveau d'enrichissement
01:05:49à moins de 20%
01:05:50c'est ce que disent
01:05:51les experts ici
01:05:52à Téhéran
01:05:53ce document de dopage
01:05:54sera signé
01:05:55de manière séparée
01:05:56et il n'y aura donc
01:05:57pas de cérémonie non plus
01:05:58pour ne pas faire plaisir
01:06:00aux américains
01:06:00chaque pays
01:06:01signera le document
01:06:03donc dans sa capitale
01:06:04donc il n'y aura pas
01:06:06de cérémonie
01:06:06qui permettrait
01:06:07aux Etats-Unis
01:06:08de dire
01:06:09qu'ils ont obtenu
01:06:10donc c'est une victoire
01:06:12pour les Etats-Unis
01:06:13ou utiliser ça
01:06:14comme un moyen
01:06:16de montrer
01:06:16qu'ils ont imposé
01:06:18à l'Iran
01:06:18leur volonté
01:06:19ce qui n'est pas le cas
01:06:20puisque le cessez-le-feu
01:06:22concerne également
01:06:23le Liban
01:06:23l'Iran garde
01:06:24le contrôle
01:06:25sur le détroit d'Urmuz
01:06:27et les avoirs iraniens
01:06:28seront débloqués
01:06:29par les Etats-Unis
01:06:31Voilà donc
01:06:31pour cette toute
01:06:32dernière information
01:06:33encore une fois
01:06:34qui nous est parvenue
01:06:34il y a quelques minutes
01:06:36par la voix d'ailleurs
01:06:37et il faut le rappeler
01:06:38du Premier ministre pakistanais
01:06:40vous le savez
01:06:41le Pakistan
01:06:41qui a ce rôle
01:06:43véritablement
01:06:43de médiateur
01:06:44dans cette guerre
01:06:45entre l'Iran
01:06:45et les Etats-Unis
01:06:46Oui et on va y revenir
01:06:47dans un instant
01:06:48avec évidemment
01:06:49nos spécialistes
01:06:50on voudrait aussi évoquer
01:06:51ces accrochages
01:06:52dans le détroit d'Urmuz
01:06:53est-ce qu'ils peuvent
01:06:54remettre en cause
01:06:55justement ce processus
01:06:56de négociation
01:06:57qui est en cours
01:06:58entre les Etats-Unis
01:06:59et l'Iran
01:07:00l'armée américaine
01:07:01affirme ces dernières heures
01:07:03avoir abattu
01:07:03plusieurs drones iraniens
01:07:05qui ciblaient
01:07:05des navires commerciaux
01:07:06dans le détroit d'Urmuz
01:07:07on va retrouver
01:07:08Pauline Sarafi
01:07:09notre envoyée spéciale
01:07:10à Doha au Qatar
01:07:11c'est une information
01:07:12Pauline
01:07:12qui a été donnée
01:07:13par le centre
01:07:14de commandement américain
01:07:16pour la troisième nuit
01:07:17consécutive
01:07:18les Etats-Unis
01:07:18affirment avoir intercepté
01:07:20des drones iraniens
01:07:21selon le commandement américain
01:07:23plusieurs drones ennemis
01:07:24auraient visé
01:07:25des navires commerciaux
01:07:26cette nuit
01:07:27ces navires
01:07:27tentaient probablement
01:07:28de franchir
01:07:29le détroit d'Urmuz
01:07:30ou du moins
01:07:31s'en approcher
01:07:31dangereusement
01:07:33parce qu'il faut le rappeler
01:07:34il y a deux jours
01:07:35l'Iran annonçait
01:07:36avoir fermé
01:07:37cet axe stratégique
01:07:38jusqu'à nouvel ordre
01:07:39Téhéran multiplie donc
01:07:40les avertissements
01:07:41et les démonstrations
01:07:42de force
01:07:42mais de l'autre côté
01:07:43on a aussi
01:07:44la version américaine
01:07:45celle selon laquelle
01:07:46le trafic maritime
01:07:48serait plutôt fluide
01:07:49dans le détroit
01:07:50les américains vont même
01:07:51encore plus loin
01:07:52ils annonçaient hier
01:07:53que plus de 7 millions
01:07:54de barils de pétrole
01:07:55par jour
01:07:56continuaient de sortir
01:07:57du détroit
01:07:58cela représente
01:07:59environ 3 super tankers
01:08:01c'est donc une guerre
01:08:02d'influence
01:08:03d'autorité
01:08:03qui continue de se jouer
01:08:05entre les Etats-Unis
01:08:06et l'Iran
01:08:07dans le détroit
01:08:08et c'est là
01:08:09tout le paradoxe
01:08:10de la situation
01:08:11puisque l'on a d'un côté
01:08:12les deux camps
01:08:13qui se disent favorables
01:08:14et très optimistes
01:08:15quant à la signature
01:08:16d'un accord de paix
01:08:17dans les prochains jours
01:08:18et de l'autre côté
01:08:19sur le terrain
01:08:20nous avons ces incidents
01:08:22qui continuent
01:08:23de se succéder
01:08:24jour après jour
01:08:25voilà pour les précisions
01:08:27de Pauline Sarafi
01:08:27depuis Doha
01:08:28justement
01:08:29sur ces toutes dernières
01:08:31informations
01:08:31dont on viendra
01:08:32bien sûr
01:08:32dans un instant
01:08:33mais on va vous parler
01:08:34tout de suite
01:08:35d'autres choses
01:08:35et cette information
01:08:36qui est tombée
01:08:37tout à l'heure
01:08:38bien sûr
01:08:38concernant Patrick Bruel
01:08:40puisque deux nouvelles plaintes
01:08:42ont été déposées hier
01:08:44Paul Conge
01:08:45Paul Conge
01:08:45du service police-justice
01:08:46de BFM TV
01:08:47vous êtes avec nous
01:08:48depuis tout à l'heure
01:08:48parce qu'il y a
01:08:49ces deux nouvelles plaintes
01:08:50une pour tentative de viol
01:08:52et une autre pour viol
01:08:53oui absolument
01:08:54deux nouvelles plaintes
01:08:54qui ont été déposées hier
01:08:56le 12 juin
01:08:57au tribunal judiciaire
01:08:58de Nanterre
01:08:59c'est à Nanterre
01:08:59que seront groupées
01:09:00toutes les plaintes
01:09:01contre le chanteur
01:09:03âgé de 67 ans
01:09:04pour des raisons
01:09:05de compétence territoriale
01:09:06première plainte
01:09:07donc déposée
01:09:07pour tentative de viol
01:09:08à l'agression sexuelle
01:09:09qui aurait été commise
01:09:10en octobre 2007
01:09:12en marge
01:09:12de la venue
01:09:13de Patrick Bruel
01:09:14au festival du film
01:09:15de la Réunion
01:09:16l'autre plainte
01:09:17pour viol
01:09:17celle-ci
01:09:18et pour agression sexuelle
01:09:19concerne des faits
01:09:20qui seraient survenus
01:09:20en mai 2012
01:09:22on n'en sait pas
01:09:23beaucoup plus
01:09:24sur ces faits-là
01:09:25en tout cas
01:09:25l'avocate parisienne
01:09:27qui représente
01:09:27les deux plaignantes
01:09:28Jade Doucelin
01:09:29nous a transmis
01:09:30quelques mots
01:09:30elle nous explique
01:09:31que nous n'en sommes encore
01:09:32en réalité
01:09:33qu'aux prémices
01:09:33de cette affaire
01:09:34les témoignages
01:09:35affluent en nombre
01:09:36et donc
01:09:37elle estime
01:09:37que cela se soldera
01:09:38sans doute
01:09:39par de nouvelles
01:09:40mises en examen
01:09:40pour Patrick Bruel
01:09:41on rappelle
01:09:42Patrick Bruel
01:09:42qui a été mis en examen
01:09:43il y a trois jours
01:09:44pour quatre faits
01:09:45de violences sexuelles
01:09:46et justement
01:09:47on va écouter
01:09:47l'avocate de Karine Wieser
01:09:49l'une des plaignantes
01:09:50qui était sur BFM TV
01:09:51ce matin
01:09:52elle n'est pas surprise
01:09:53par ce qui se passe
01:09:54pour elle
01:09:55ce n'est que le début
01:09:55de cette affaire
01:09:57je ne suis pas du tout
01:09:58surprise
01:09:58et je m'y attendais
01:09:59quand la justice
01:10:00met quatre juges
01:10:01d'instruction
01:10:01c'est quand elle s'attend
01:10:03elle-même
01:10:03à avoir beaucoup de plaintes
01:10:05encore hier soir
01:10:06j'ai deux plaignantes
01:10:07qui m'ont contactée
01:10:08une mannequin
01:10:09et une hôtesse de l'air
01:10:10elles m'ont
01:10:11elles m'ont
01:10:11elles-mêmes dit
01:10:12qu'elles avaient
01:10:13des connaissances
01:10:14qui avaient été victimes
01:10:15donc je pense qu'on va être
01:10:17complètement sous l'eau
01:10:19du nombre de plaignantes
01:10:20ou de personnes
01:10:21qui ont été victimes
01:10:22qui ne souhaitent pas
01:10:23porter plainte
01:10:23mais témoigner
01:10:24c'est assez impressionnant
01:10:28Bonjour Maëlle Janton
01:10:29vous nous avez rejoint
01:10:30merci
01:10:31vous êtes reporter
01:10:31justement en ligne rouge
01:10:33puisque dans un instant
01:10:33on va diffuser
01:10:35justement ce long format
01:10:36ligne rouge
01:10:37consacré à cette affaire
01:10:38dont vous avez fait
01:10:39bien sûr partie
01:10:41et vous avez enquêté
01:10:41pour ce document
01:10:43et Maëlle
01:10:44vous avez vous
01:10:45recueillit notamment
01:10:46des témoignages rares
01:10:47dans ce document
01:10:49Oui tout à fait
01:10:50en fait c'est des témoignages
01:10:51qui sont assez rares
01:10:52parce que les victimes
01:10:53ont assez peur de parler
01:10:55et encore plus
01:10:56à visage découvert
01:10:56parce qu'il faut se rendre compte
01:10:57qu'elles s'attaquent
01:10:58à un mastodonte médiatique
01:10:59à Patrick Bruel
01:11:00un mastodonte
01:11:01qui a aussi énormément de fans
01:11:03et donc ces prises de parole
01:11:05elles sont souvent suivies
01:11:06d'harcèlement
01:11:06d'insultes
01:11:08de moqueries
01:11:08sur les réseaux sociaux
01:11:09et donc ces femmes
01:11:10veulent de moins en moins
01:11:11parler en fait
01:11:12parce qu'au fur et à mesure
01:11:14c'est vraiment quelque part
01:11:15porter plainte contre Patrick Bruel
01:11:17n'a rien d'anodin
01:11:18Alors d'après vous
01:11:19pourquoi ont-elles accepté
01:11:20de se livrer à votre micro ?
01:11:21En général
01:11:22elles ont accepté
01:11:23de se livrer
01:11:24pour témoigner notamment
01:11:25d'un double visage
01:11:26de Patrick Bruel
01:11:27un visage qui d'abord
01:11:28est affable
01:11:29le visage qu'on connaît
01:11:31j'ai envie de dire
01:11:31sur les plateaux de télévision
01:11:32affable
01:11:33blagueur
01:11:33un peu séducteur
01:11:34mais surtout
01:11:35assez accessible
01:11:36elles en sont elles-mêmes
01:11:37surprises souvent
01:11:38au moment où elles le remarquent
01:11:39et puis ces victimes présumées
01:11:41elles nous racontent
01:11:41qu'ensuite
01:11:42d'un coup
01:11:43en une fraction de seconde
01:11:44il changerait de visage
01:11:45il deviendrait incontrôlable
01:11:46aurait une sorte de pulsion
01:11:48et se jetterait sur elle
01:11:49et à ce moment-là
01:11:50rien ne serait possible
01:11:52pour elle
01:11:53en fait
01:11:53il ne comprendrait pas le nom
01:11:54elle n'aurait plus
01:11:55aucune prise sur lui
01:11:56Et je rappelle
01:11:57que ces témoignages
01:11:57d'ailleurs ont été recueillis
01:11:58avant ces deux nouvelles plaintes
01:12:00qui ont été déposées
01:12:01hier
01:12:01peut-être on rappelle Paul
01:12:02que Patrick Bruel
01:12:04a échappé cette semaine
01:12:05à la détention provisoire
01:12:06Oui absolument
01:12:07à l'issue de sa garde à vue
01:12:08qui a duré 48 heures
01:12:09et à l'issue d'un interrogatoire
01:12:11qui a duré 3 heures
01:12:11devant les juges d'instruction
01:12:124 juges d'instruction
01:12:14donantaires
01:12:14Ce qui est exceptionnel
01:12:16Exceptionnel
01:12:17et quasiment jamais vu
01:12:18de mémoire d'avocat
01:12:19en tout cas
01:12:20et bien
01:12:21il a été donc
01:12:21mis en examen
01:12:22pour 4 faits
01:12:24un viol à Neuilly-sur-Selle
01:12:25en 2008
01:12:26une tentative de viol
01:12:27en 2010 à Bruxelles
01:12:28et des faits de harcèlement
01:12:29sexuel
01:12:30et d'agression sexuelle
01:12:31à Perpignan
01:12:32et aussi un fait à Ajaccio
01:12:33Il a été donc
01:12:35libéré effectivement
01:12:36on est sous contrôle judiciaire
01:12:37et donc astreint
01:12:38à plusieurs obligations
01:12:39notamment
01:12:40ne pas rentrer en contact
01:12:41évidemment avec les victimes
01:12:42ou se rentrer à leur domicile
01:12:43Il a aussi interdiction
01:12:44de fréquenter
01:12:45les salons de massage
01:12:46Pourquoi ?
01:12:47Et bien parce que
01:12:47deux des faits
01:12:48pour lesquels il a été mis en examen
01:12:49se seraient déroulés
01:12:50dans des salons de massage
01:12:52Enfin
01:12:52il doit suivre
01:12:53des soins psychologiques
01:12:54et fournir une caution
01:12:56de 500 000 euros
01:12:57Est-ce qu'il pourrait
01:12:57être à nouveau entendu
01:12:58ces prochains jours ?
01:13:00Très probablement
01:13:01étant donné que
01:13:02l'interrogatoire
01:13:03qui a eu lieu
01:13:03il y a trois jours
01:13:04devant les juges d'instruction
01:13:05n'a duré que trois heures
01:13:06Il n'a pas été possible
01:13:07dans ce laps de temps
01:13:08d'aborder tous les faits
01:13:09qui sont très nombreux
01:13:10et d'aborder tout le dossier
01:13:11parce qu'il est très volumineux
01:13:12Donc il sera réentendu
01:13:14sur le fond
01:13:15par les juges d'instruction
01:13:16dans les semaines
01:13:16dans les mois à venir
01:13:17et puis il faudra ajouter à cela
01:13:18toutes les nouvelles plaintes
01:13:19on en annonce beaucoup
01:13:20toutes les nouvelles plaintes
01:13:21qui devront être étudiées
01:13:22et peut-être
01:13:23peut-être
01:13:23se solderont-elles
01:13:24par de nouvelles mises en examen
01:13:25pour Patrick Brul
01:13:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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