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  • il y a 2 jours
Cyclisme - Tour de France -
10ème étape -
Juillet 1986 -
Comm FRA

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00Oui mon cher Daniel, c'est un échantillon de l'équipe du Journal du Tour, un bel échantillon d'ailleurs,
00:06avec Montel, Olivier Vernon et les autres.
00:09Alors pour vous présenter ce soir un échantillon aussi de Journal du Tour, puisqu'il sera un peu plus court
00:14que d'habitude.
00:15Avec tout de même un résumé d'étape assez long Alain, puisqu'il s'est passé pas mal de choses.
00:20Avec surtout le nom d'un vainqueur espagnol que je vous laisse dire, puisque vous êtes l'hispanisant du groupe.
00:25Voilà, on dit Angel José Sarrapio, c'est son premier tour de France, il a fait une superbe échappée avec
00:29Bagot de 120 km.
00:31Alors moi Alain, je vous préciserai tout de même que nous sommes ici à Jaune-et-Clan.
00:34Alors Jaune-et-Clan, qu'est-ce que c'est ? C'est le parc des technologies du futur, qui
00:39sera terminé et complètement ouvert au public en 1990 à peu près.
00:44C'est le Futuroscope, alors ce sera un peu le Disney World des technologies du futur.
00:48Mais tout de suite Alain, ce que je vous propose comme chaque soir, c'est de nous présenter l'étape
00:54du jour.
00:54Alain Vernon, c'est à vous.
01:03Bon d'accord, Inno, Lemon, Fignon, on les connaît, vous les connaissez.
01:08Mais lui, le maillot jaune, Jürgen Pedersen le Danois, qui est-il ? Que fait-il ? Quelle ambition a
01:14-t-il ?
01:16Vous savez, c'est vraiment plus que je n'aurais jamais osé espérer.
01:19Tout est neuf pour moi et j'avoue qu'être en jaune, c'est tout simplement fabuleux.
01:26Jürgen Pedersen est d'autant plus heureux qu'il conserve le maillot jaune après le terrible contre-la-montre de
01:31Nantes.
01:32Pas mal pour l'un des 20 professionnels seulement danois du cyclisme.
01:36Mais à Nantes, les basques annoncés à Bayonne sont déjà là.
01:40Des basques pacifiques, c'est la fête à Ruiz Cabestani, les Jareta, Echave ou Esparza.
01:51Ils sont en train de faire une tournée en Bretagne.
01:54Ils ont profité qu'il soit là le départ du Tour de France pour venir nous encourager,
02:01pour venir chanter avec nous et nous rappeler notre terre.
02:06Mais sur les routes du Tour, on fête déjà le 14 juillet.
02:10D'ailleurs, aujourd'hui, tout le monde est fatigué.
02:13Ils ont tous le contre-la-montre dans les jambes.
02:16Il faut se refaire une santé, flâner un peu, bref, détendre les organismes.
02:50Tout cela fait bien l'affaire du maillot jaune.
02:53Pedersen peut lui aussi récupérer sans être inquiété.
02:59Le peloton s'amuse alors l'Espagnol.
03:01Sarapio en profite pour tirer sa révérence au kilo 60.
03:05Bagot a senti le bon coup.
03:07Il rejoint Sarapio.
03:09Les Fagor veulent des victoires d'étape à défaut du maillot jaune.
03:19On veut fatiguer un petit peu les coureurs.
03:23Nous essayons de tout faire depuis le départ du Tour, attaquer.
03:27Je pense que pour l'instant, ça ne réussit pas trop mal.
03:30Pas mal du tout, même.
03:32Jean-Claude Bagot veut toujours sa victoire d'étape.
03:35Il se lance dans un effort solitaire de 120 kilomètres.
03:39Autrement dit, Bagot, c'est deux contre la montre en 48 heures.
03:46Jean-Claude Bagot, 27 ans, 4e du Dauphiné libéré cette saison,
03:50né à Saint-Hilaire-du-Harcouet, évadé entre Nantes et Poitiers.
04:06Avec lui, pour prendre les relais,
04:08Angel José Sarapio, un Espagnol de 26 ans, coéquipier d'Echave.
04:11Les deux hommes connaissent leur avance lorsqu'ils arrivent au ravitaillement.
04:169 minutes et 2 secondes, le peloton n'a pas réagi.
04:20Mais il reste tout de même 80 kilomètres avant l'arrivée,
04:24donc trop tôt pour savoir si l'échappé ira jusqu'au bout.
04:28Mais Bernardo s'en charge.
04:59Musique
05:01L'idéal, c'est d'avoir une présence en tête de toute l'équipe
05:04pour impressionner un petit peu l'adversaire,
05:07pour lui donner, pour lui couper un petit peu l'envie d'attaquer.
05:10Et pendant 20 kilomètres, ça a bien attaqué, mais ensuite, ça s'est calmé.
05:13Un peloton qui se calme et un peloton toujours aussi important.
05:16191 coureurs encore aujourd'hui et des chutes pratiquement inévitables.
05:23Un ralentissement qui profite en tout cas à Bagot et Sarapio qui voient le bout du tunnel.
05:287 minutes 30 d'avance à moins de 35 kilomètres de l'arrivée.
05:31Mais au lieu de réduire un peu l'allure,
05:34Eh bien, Bagot assure le train sans faiblir.
05:37C'est sans doute là l'erreur.
05:38Et c'est Sarapio qui s'adjuge la victoire d'étape avec 2.42 d'avance.
05:43Bagot s'est fait avoir comme un bleu.
05:52Bon, Sarapio, il ne passait pas, mais...
05:55Bon, je n'avais rien à faire.
05:56Il ne passait pas si je ne roulais pas, on se faisait revoir.
05:59Les classements, Sarapio devant Bagot.
06:01Donc, Van der Arden remporte le sprint du peloton.
06:03Au classement général, Pedersen est toujours maillot jaune.
06:06C'est pelier cette fois le Dauphin à 1.03.
06:09Les favoris, Lémon est à 1.59, Fignon à 2.44, Herrera à 8.21.
06:18Voilà, Bagot battu par l'Espagnol qui était parti avec lui dans cet échappé.
06:23Alors, les Français ne seraient-ils pas capables de concrétiser leur avance quand ils s'échappent ?
06:27C'est l'objet de notre crible du jour.
06:29Et le criblé, c'est le directeur sportif de Bagot,
06:32M. Bazot.
06:40Pierre Bazot, les coureurs français sont moins malins que les coureurs espagnols ?
06:44Je pense que peut-être que les coureurs français sont peut-être trop honnêtes.
06:48La preuve, c'est qu'on a vu le cas de Pellier avec Vandeuvel.
06:53On vient de voir le cas de Jean-Claude Bagot avec Sarapio.
06:57Je crois que pour nous, c'est une déception un petit peu aujourd'hui
07:00parce que Sarapio, quand je suis monté à l'auteur de Jean-Claude Bagot,
07:05Sarapio m'a dit que je ne suis pas bien du tout, je ne peux pas le relayer.
07:07Mais en faisant deuxième, je suis très content, si ça va au bout, de faire deuxième.
07:10Mais ce n'est pas le rôle du directeur sportif de dire à Bagot, fais attention,
07:13le peloton ne reviendra pas de toute façon.
07:15Alors maintenant, il ne faut plus rouler, il faut être plus malin que lui.
07:17Si, je suis monté à la hauteur de Jean-Claude Bagot pour lui dire.
07:20D'ailleurs, il a bien ralenti parce que l'écart a très vite diminué.
07:27Mais ce qu'il y a, Jean-Claude pensait aussi de gagner.
07:30Je suis monté à sa hauteur pour lui dire que l'arrivée était en légère montée.
07:35Mais ce qu'il y a, Sarapio est en restant 80 km à l'abri.
07:41Donc c'est sûr qu'il est beaucoup plus frais que Jean-Claude Bagot avec l'effort qu'il avait
07:45fait.
07:45Mais vous, quand vous courriez, vous n'étiez pas naïf quand même.
07:48Alors pourquoi vos coureurs sont naïfs ?
07:50Je n'étais pas naïf, mais c'est sûr que ce que vous voulez faire,
07:53si Sarapio dit « je ne suis pas bien en faisant deuxième, je me contente »,
08:00je pense que j'aurais fait le même coup que Jean-Claude Bagot.
08:04Qu'est-ce qui se passe après dans le peloton ?
08:05Il y a des règlements de compte pour des affaires comme ça ?
08:07Non, je pense que s'il fait ça à Pierre Bazot,
08:09s'il me passe à 100 mètres de la ligne, je lui saute carrément sur lui.
08:13J'aurais peut-être été déclassé d'être mis hors course du tour,
08:15mais c'est sûr qu'il n'aurait pas franchi la ligne d'arrivée.
08:23Laurent Fignon à Jacques Laffitte.
08:26Jacques, nous venons d'apprendre ton accident à Bransach.
08:30Je suis très peiné pour toi et j'espère que tu vas te rétablir très vite
08:34et que dès cet hiver, nous pourrons aller faire du ski ensemble
08:36et que nous te reverrons sur le peloton du Tour de France ou sur un terrain de golf.
08:40J'espère en tout cas que tu vas te remettre très vite
08:42et je sais qu'avec la volonté que tu as, ça va très bien se passer.
08:46Toute mon amitié.
08:53L'image du jour, c'est une chute en queue de peloton,
08:55celle de Robert Millard, l'écossais.
08:57Une petite blessure au genou et l'on va découvrir toute l'organisation d'une équipe.
09:01Henke Luberding, l'équipier, le garde du corps, s'est déjà arrêté.
09:06Le médecin s'approche aussi.
09:08Non, je n'ai pas besoin de vous.
09:09Millard se dirige alors vers la voiture de son directeur sportif,
09:13mais le mécano vient déjà à sa rencontre.
09:15Il change de machine et peut repartir avec le fidèle Henke Luberding.
09:20Il n'aura pas fallu plus de 22 secondes à Millard pour repartir.
09:25Et il ne mettra pas plus d'une minute pour reprendre sa place dans le peloton.
09:33Voilà, le mini journal du tour est terminé.
09:35Alors demain, comme d'habitude à 19h35,
09:38nous retrouvons un véritable journal du tour avec demain enfin la rétro.
09:41Jean-Paul, aujourd'hui, nous en avons été privés
09:43parce que pour cause de stade 2, il y a beaucoup d'actualités le dimanche.
09:46Mais alors demain, nous présenterons comme d'habitude le jour du lendemain.
09:50Donc il s'agira de pot.
09:51Alors Jean-Paul, le programme.
09:53Un pot, c'est traditionnel, c'est la poule au pot.
09:56Nous vous la présenterons.
09:58Et puis alors en ce qui concerne la rétro,
10:00nous allons vraiment remonter plus loin que d'habitude.
10:03Nous allons remonter à 1947
10:05et nous verrons une arrivée triomphale de Jean Robic
10:07dans la cité du Mont-Roi Henri.
10:10Puisque Robic, cette année-là, en 1947, avait gagné 4 étapes.
10:12Mais il n'avait pas encore gagné le Tour de France.
10:14Vous savez qu'il a gagné dans la dernière étape,
10:15l'arrivée au Parc des Princes.
10:17Alors ça, je crois que ça va remuer un petit peu de souvenirs.
10:19Bon Jean-Paul, puisqu'on vous tient un petit pronostic pour demain à Bordeaux.
10:22Alors je n'ai pas votre science du vélo,
10:24mais il me semble qu'à Bordeaux,
10:26ce sont généralement des arrivées au sprint.
10:28Et particulièrement pour des néerlandais.
10:30Oui, en effet, beaucoup de Hollandais ont gagné à Bordeaux.
10:32C'est écrit dans l'histoire, c'est écrit dans les faits.
10:35Mais cette série victorieuse a été interrompue en 1956.
10:39Un Hollandais a failli gagner encore à Bordeaux en 1956.
10:41Mais à ce moment-là, il y avait dans l'échappée
10:43Roger Asseforder, qui allait très très vite au sprint.
10:45Et comme c'est 1956, c'est une arrivée que vous avez pu du reste suivre,
10:50revivre tout à l'heure dans l'émission de Jacques Chancel.
10:52C'était premier Roger Asseforder et deuxième un Hollandais tout à fait inconnu,
10:56qui n'a pas du tout laissé de nom dans l'histoire,
10:58qui s'appelait Harry van der Pleum.
11:00Bon Patrick, montez-le très vite.
11:02Les quelques magues, comme vous dites,
11:04qui sont en préparation pour le journal du Tour ?
11:06Oui, je crois qu'on s'est un peu bloqué, peut-être,
11:09un peu polarisé sur le duel entre Hino et Fignon.
11:11On aura l'occasion de voir demain qu'il y a des hommes qui sont très très dangereux.
11:14Ce sont des grimpeurs, on va les voir bientôt, très bientôt en action.
11:16Alors demain, un petit max sur les grimpeurs.
11:18Parfait. Alain Vernon, on vous retrouve comme chaque jour pour l'histoire du jour.
11:22Alors vous n'allez pas nous raconter ce qui se passera demain,
11:24parce que vous ne le savez pas encore.
11:25Demain, rendez-vous donc 19h35 pour le journal du Tour,
11:28avec toute l'équipe d'Antenne 2.
11:30Mais le direct également avec Robert Chappat,
11:34Jean-Paul Olivier sur sa moto,
11:36et puis Jacques Anctil, bien sûr,
11:38et puis Pierre Badel, aux commandes,
11:40qui réalise de fort belles images sur ce Tour de France.
11:43Et puis Jacques Chancel, le rendez-vous quotidien à chacun son tour.
11:47Juste après l'étape à la Vernon, on arrête.
11:50On rend l'antenne à Daniel Cazal.
11:52Attendez, vous m'entendez Patrick ?
11:54Bonjour Daniel.
11:55Bonjour, bonjour.
11:56On ne s'ennuie pas, je crois que ça se voit.
11:58Vous entendez Patrick ?
12:00Bien sûr que je vous entends, Daniel.
12:01Vous parliez avec Patrick Montaigne des grimpeurs.
12:06Bon, Herrera, le Colombien, c'est un bon grimpeur,
12:10mais ils ne sont plus que 5 au total.
12:12Alors comment va-t-il faire ?
12:14Ça, c'est le grand problème.
12:15Je crois qu'on peut en parler avec Jean-Paul Olivier,
12:17qui suit des courses depuis bien longtemps.
12:18C'est vrai qu'Herera se retrouve un peu seul.
12:215 abandons dans cette équipe.
12:22Mais Jean-Paul, lorsqu'on arrive dans les Pyrénées,
12:24je ne crois pas que ce sont des grands Néerlandais
12:26ou des grands Belges de ces rouleurs,
12:27de ces équipiers, qui peuvent être très utiles.
12:29Vous savez, il faut faire très attention,
12:31d'autant plus que Jemignani est directeur sportif des Colombiens.
12:33Il en reste peu, c'est vrai,
12:34mais ils peuvent semer une perturbation absolument extraordinaire.
12:37Parce que si ces Colombiens attaquent, par exemple,
12:40au bas de la montagne,
12:41vous savez, la course va être différente.
12:43Il va falloir que chacun s'organise.
12:45Et je crois que le visage du tour peut changer à ce moment-là.
12:48Ça, on ne sait pas du tout.
12:49C'est la raison pour laquelle ce tour est un tour très ouvert,
12:52très beau, finalement.
12:54Et je crois qu'effectivement, il ne faut pas négliger les Colombiens
12:56et surtout pas Herrera,
12:57car n'oubliez pas les arrivées en montagne.
12:58Elles sont nombreuses cette année.
12:59Mais Jean-Paul, dans ces soirées qui font le charme du Tour de France,
13:03on entend les anciens discuter.
13:04Et j'en ai entendu quelques-uns dire,
13:06je ne parierais pas un franc sur Hino ou Fignon dans ce Tour de France.
13:10Moi, je ne dirais pas la même chose.
13:12Du reste, je me suis un petit peu mouillé à stade 2,
13:14puisque j'ai dit, il y a déjà de longues, très longues semaines,
13:17qu'Hino gagnerait le Tour de France.
13:19Et j'ai dit aussi que Fignon n'était peut-être pas suffisamment prêt.
13:22Fignon a beaucoup montré sa classe durant ces dernières semaines.
13:25Il a montré sa classe, notamment au Dauphiné Libéré,
13:27avec quelques éclairs de génie.
13:29Mais dès que la montagne s'est présentée,
13:31eh bien, il a été hors du coup.
13:32Tout simplement parce qu'il n'est pas encore totalement guéri.
13:34Il faut une certaine rééducation.
13:35Donc ça n'est pas fait.
13:37Mais Hino a connu ce problème.
13:39Alors Jean-Paul, je regarde avec intérêt Hino.
13:41Je ne suis pas breton comme vous,
13:42mais je sais qu'il est aussi mon favori du Tour de France.
13:44Toutefois, un nom à citer avec insistance,
13:46dont on n'a pas encore beaucoup parlé,
13:48Zimmermann.
13:49Voilà.
13:49Oui, parce que Zimmermann...
13:50Réveille !

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