00:00Je n'ai pas peur que Patrick m'envoie un tueur à gage, mais disons que je n'ai pas
00:07besoin, dans ma vie actuelle, qui est déjà compliquée comme ça, d'avoir une déferlante de haine sur les médias
00:15sociaux.
00:16Néanmoins, Marie a tenu à se manifester, car l'histoire de Karine faisait grandement écho à la sienne.
00:22Je reconnais le même modus en operandi.
00:25Attachée de presse, elle aussi, Marie a travaillé avec Patrick Bruel quelques années avant Karine, en 2004, pour la sortie
00:31d'un film que le comédien venait promouvoir à Bruxelles.
00:35Et donc, voilà, la journée débute.
00:38À midi, je me rappelle, on a été déjeuner dans un restaurant au Sablon.
00:44Et il y avait donc mon client qui était assis à ma gauche, la personne qui accompagnait de TF1 international
00:52en face de moi, et Patrick Bruel à ma droite.
00:55C'était une toute petite table de quatre.
00:57Et puis, je sens les mains de Patrick Bruel sur mes cuisses.
01:01« Bon, il faut remettre les choses en contexte. Nouveau, c'est milieu des années 2000, avant toute la déferlante
01:09MeToo.
01:10C'est un monde dans lequel on avait l'habitude que des hommes nous mettent les mains aux fesses.
01:18C'était pas une raison de faire un esclandre à cette époque-là. »
01:21Marie aurait tout de même tenté de faire comprendre aux chanteurs qu'elle n'était pas consentante.
01:25« Je me suis levée et je suis allée aux toilettes. Et je me suis rassise avec les jambes complètement
01:31en diagonale pour qu'ils ne puissent plus les toucher. »
01:37Et je me dis, bon, je sais pas, la plupart des hommes normalement constitués comprennent qu'il n'y a
01:43pas d'ouverture dans ces cas-là.
01:47« Bon, ça lui a pas suffi. Et il a continué à essayer de se rapprocher toute l'après-midi
01:54lors des entretiens, exactement comme Karine Viseur le décrit. »
01:58Et au milieu de l'après-midi, l'acteur serait parvenu à se retrouver seul avec Marie dans une chambre
02:03d'hôtel qui servait à faire des interviews promotionnelles.
02:06Et il m'a coincée dans le coin derrière la porte.
02:11Donc là, vraiment, j'ai commencé à avoir peur, sincèrement.
02:15Et je me suis dit, bon, je parle plus fort.
02:18Parce que je savais qu'il y avait des journalistes qui étaient de l'autre côté de la porte.
02:21Donc j'ai commencé à parler vraiment fort.
02:23« Oui, mais il y a le journaliste suivant qui arrive, etc. »
02:26Et donc là, je pense qu'il s'est écarté un peu.
02:29J'ai pris la porte, je suis sortie.
02:33À ce moment-là, je suis descendue voir la personne de TF International qui l'accompagnait sur sa tournée.
02:41Et je lui ai dit, j'ai des problèmes avec Patrick.
02:44C'est à ce moment précis que Marine aurait découvert le véritable rôle de l'accompagnateur de Patrick Bruel sur
02:50sa tournée.
02:51Et là, il m'a répondu de but en blanc, je sais, c'est pour ça que je suis là.
02:55J'ai dit, oui, mais pourquoi est-ce que tu me laisses seule avec lui, alors ?
02:59Et effectivement, il est resté avec moi tout le reste de la journée.
03:02Donc à chaque fois qu'il y avait un journaliste qui rentrait dans la pièce, il rentrait avec moi et
03:05on ressortait.
03:06C'était un espèce de petit balai ridicule.
03:08Sa mission consistait notamment à protéger les jeunes femmes de Patrick Bruel.
03:15En lui assignant un chaperon, TF1 aurait donc été au courant du comportement problématique de Bruel avec les femmes.
03:21J'ai questionné TF1 sur ces éléments qui m'ont dit ne pas être en mesure de retrouver les responsables
03:27de l'époque de cette filiale de TF1
03:28et d'avoir les réponses étant donné qu'on parlait de FED il y a 20 ans.
03:32Aujourd'hui, j'ai re-questionné TF1 concernant un certain nombre de choses au spectacle des Enfoirés.
03:36T'ai mes claves qui me pousse, je miligne carrières, je relève les points de啦