00:00Bonjour Julien.
00:01Alors bonjour à vous Elisa, il avait donc été signalé à la police française par un organisme un peu méconnu
00:07ici en France
00:08mais qu'on découvre à cette occasion, un organisme anti-pédocriminalité américain.
00:12Expliquez-nous comment ça s'est passé.
00:13Alors voilà, vous l'avez dit, il existe un organisme de référence qu'on appelle le NECMEC
00:18qui collecte au niveau international les alertes des fournisseurs d'accès à internet, les géants du web, les réseaux sociaux,
00:26ça peut être Facebook, Pornhub, TikTok, etc.
00:28Ces alertes peuvent concerner un adulte qui par exemple va interagir sexuellement avec un mineur
00:34ou un internaute qui va télécharger, échanger du contenu pédocriminel.
00:39Et bien cet organisme-là américain avait repéré justement un comportement suspect en ligne de Jérôme Barrella
00:47et transmis bien avant l'affaire Liana plusieurs signalements à l'office mineur.
00:53C'est le service de la police judiciaire pour lutter contre les violences sexuelles faites aux mineurs.
00:59Mais ce signalement, il s'est noyé parmi des milliers d'autres et c'est seulement après la disparition de
01:06Liana
01:06que les services de police et de gendarmerie français ont recherché la trace de Jérôme Barrella dans les bases de
01:13données.
01:13On a dit mal à comprendre justement Elisa, pourquoi tout ça s'est fait après ?
01:16Pourquoi est-ce que la réaction n'a pas été plus précoce de la part des autorités françaises ?
01:19Il faut savoir que NECMEC transmet selon nos informations environ 200 000 signalements chaque année aux autorités françaises.
01:28Selon l'ancienne chef de l'office mineur, la France c'est le quatrième pays au monde
01:33a hébergé le plus de contenus pédocriminels derrière les Etats-Unis, la Russie et les Pays-Bas.
01:39Je vais vous donner d'autres chiffres édifiants transmis justement par l'office mineur.
01:45En 2023 par exemple, 318 000 signalements de comportement pédocriminels ont été reçus.
01:52Moins d'un pour cent d'entre eux ont pu être traités.
01:55Alors manque de moyens, manque de personnel, dit l'office mineur qui compte en une quarantaine d'enquêteurs.
02:05Pour vous donner une idée, au Royaume-Uni, ils sont 840 en France, c'est très peu.
02:12Et puis enfin, il faut savoir que les autorités ne disposent pas forcément des identités complètes des suspects.
02:18Ils peuvent avoir seulement un pseudo ou une adresse IP.
02:21Donc les investigations sont très très longues.
02:23Merci pour ces chiffres, ces précisions Elisa, Pauline.
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