- il y a 1 jour
L'affaire Lyhanna qui secoue la France depuis plusieurs jours s'est évidemment invitée dans l'hémicycle, ce mardi 9 juin. Face à la gravité des faits et des dysfonctionnements, chaque groupe politique est revenu sur l'affaire. Les députés de plusieurs groupes, à l'instar de la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet, ont demandé l'inscription à l'ordre du jour de la proposition de "loi intégrale" contre les violences sexistes et sexuelles commises à l'encontre des femmes et des enfants, déposée en décembre dernier par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez et cosignée par les députés de 8 groupes.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, rappelant que le texte avait été transmis au Conseil d'État pour avis avant son futur examen, a néanmoins assuré aux députés « qu'aucune des dispositions de la loi intégrale n'aurait répondu dans le cas précis au drame de la petite Lyhanna ». Interrogé à son tour, Sébastien Lecornu a déclaré devant la représentation nationale qu'il fallait « agir vite face à ce qui n'est pas un fait divers mais un véritable fait de société ». Niant un problème de « moyens » dans la gestion des plaintes et signalements à l'encontre de Jérôme Barella, le gouvernement est également revenu sur les 70 000 plaintes en cours concernant des mineurs victimes, pour lesquelles les procureurs généraux ont reçu l'ordre de procéder à une revue d'ici au 14 juillet. Les conclusions de l'enquête sur les dysfonctionnements dans le traitement de la précédente plainte pour viols à l'encontre du suspect du meurtre de Lyhanna sont attendues d'ici au 18 juin.
La députée écologiste Marie-Charlotte Garin, posant une question sur la protection des femmes et des enfants, est également revenue sur l'agression mortelle de Noahm, 19 ans, à Metz (Moselle) le 30 mai dernier. Il est décédé trois jours plus tard. Les députés lui ont rendu hommage en début de séance, et la ministre de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a confirmé que des « cris homophobes » avaient été rapportés pendant l'agression.
En parallèle de ces 12 questions sur l'affaire Lyhanna et la protection des femmes et des enfants, les députés ont également interrogé le gouvernement sur la grève des AESH, la précarité des Français, les personnes sans abri, la situation à Mayotte ou encore les risques des paris sportifs à 2 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2026.
Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, rappelant que le texte avait été transmis au Conseil d'État pour avis avant son futur examen, a néanmoins assuré aux députés « qu'aucune des dispositions de la loi intégrale n'aurait répondu dans le cas précis au drame de la petite Lyhanna ». Interrogé à son tour, Sébastien Lecornu a déclaré devant la représentation nationale qu'il fallait « agir vite face à ce qui n'est pas un fait divers mais un véritable fait de société ». Niant un problème de « moyens » dans la gestion des plaintes et signalements à l'encontre de Jérôme Barella, le gouvernement est également revenu sur les 70 000 plaintes en cours concernant des mineurs victimes, pour lesquelles les procureurs généraux ont reçu l'ordre de procéder à une revue d'ici au 14 juillet. Les conclusions de l'enquête sur les dysfonctionnements dans le traitement de la précédente plainte pour viols à l'encontre du suspect du meurtre de Lyhanna sont attendues d'ici au 18 juin.
La députée écologiste Marie-Charlotte Garin, posant une question sur la protection des femmes et des enfants, est également revenue sur l'agression mortelle de Noahm, 19 ans, à Metz (Moselle) le 30 mai dernier. Il est décédé trois jours plus tard. Les députés lui ont rendu hommage en début de séance, et la ministre de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a confirmé que des « cris homophobes » avaient été rapportés pendant l'agression.
En parallèle de ces 12 questions sur l'affaire Lyhanna et la protection des femmes et des enfants, les députés ont également interrogé le gouvernement sur la grève des AESH, la précarité des Français, les personnes sans abri, la situation à Mayotte ou encore les risques des paris sportifs à 2 jours du coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2026.
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00:00:01Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues.
00:00:09Dimanche dernier, dans le Loiret, un hélicoptère de la gendarmerie s'est écrasé alors qu'il menait une mission de
00:00:17recherche pour retrouver une personne disparue.
00:00:21Trois militaires se trouvaient à bord. L'un d'entre eux, l'adjudant Dorian Larigauderie de la brigade de Châteauneuf
00:00:30-sur-Loire, a perdu la vie.
00:00:33Il avait 27 ans. Ses deux camarades gendarmes ont été quant à eux hospitalisés en urgence absolue.
00:00:41Aujourd'hui, nos pensées attristées vont à la famille de l'adjudant Larigauderie. Elles accompagnent les deux militaires blessés dans
00:00:49leur combat pour la vie.
00:00:50Et elles embrassent plus largement tous ceux qui risquent leur existence pour protéger les nôtres.
00:00:58Protéger, tel est le devoir premier de la République.
00:01:04Pourtant, mes chers collègues, ces derniers jours, la République a cruellement et collectivement failli à ce devoir.
00:01:12Elle n'a pas su protéger celles et ceux qui devaient l'être.
00:01:16La mort tragique de Liana, 11 ans, a bouleversé, meurtri la nation.
00:01:24Chaque mère, chaque père, chaque enfant s'est senti horrifié et révulsé par ce crime d'une horreur absolue.
00:01:35Nos pensées accompagnent en cette heure la famille, les proches et les amis de Liana.
00:01:43Qu'ils sachent que la représentation nationale partage leur affliction.
00:01:49Ce drame vient à la suite de beaucoup d'autres.
00:01:52Et chacun était le drame de trop.
00:01:57L'émotion de la nation est également très vive après le meurtre de Noam, victime d'un véritable lynchage dans
00:02:04les rues de Metz.
00:02:06Noam avait 19 ans.
00:02:08Il rentrait simplement d'une soirée entre amis.
00:02:11Dans notre République, personne, absolument personne, ne devrait être insulté, harcelé, tué, pour être qui il est, pour simplement aimer.
00:02:21La représentation nationale adresse ces pensées émues et endeuillées à la famille, aux proches et amis de Noam.
00:02:30Alors, mes chers collègues, mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
00:02:33en signe d'hommage et en la mémoire de ces vies tragiquement brisées,
00:02:40je vous invite à observer une minute de silence.
00:02:43Merci.
00:02:51Merci.
00:03:41L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:03:45La première va être posée par madame Gabrielle Catala pour le groupe La France Insoumise.
00:03:55Merci, Présidente.
00:03:56Messieurs les ministres, nous pensons à Liana, à celles et ceux qui l'ont aimée,
00:04:01à tous les enfants victimes de ces violences insupportables.
00:04:04Mais au-delà de la peine, nous sommes en colère.
00:04:07Les hommes violent des femmes, des petites filles, des petits garçons,
00:04:10non par pulsions sexuelles mais pour dominer les corps,
00:04:12le plus souvent dans la famille, parfois ils tuent.
00:04:15Monsieur Darmanin, cette affaire n'a rien d'un dysfonctionnement.
00:04:1873% des plaintes pour violences sexuelles faites aux enfants sont classées sans suite.
00:04:2270% ne génèrent aucun acte d'investigation.
00:04:26Cette affaire reflète le fonctionnement tristement ordinaire de la justice française.
00:04:30Et vous feignez de le découvrir et de découvrir que ces violences sont systémiques,
00:04:34que les corps des femmes et des enfants sont des objets dont les hommes peuvent disposer dans notre société,
00:04:39que les enfants parlent mais ne sont pas protégés.
00:04:41Il faut qu'ils meurent pour qu'enfin on les croit,
00:04:44alors que les militantes féministes et enfantistes alertent depuis des années.
00:04:48Alors que la civise a listé 82 préconisations que vous avez enterrées,
00:04:53alors que vous êtes en responsabilité depuis 9 ans.
00:04:56Et depuis 9 ans, vos gouvernements ont démantelé les services publics
00:04:59et mis en oeuvre des politiques patriarcales,
00:05:01soit des coups de menton sécuritaires au détriment de la sécurité des femmes et des enfants.
00:05:05A présent, vous jetez en pâture les magistrats que vous avez noyés sous des dizaines de priorités
00:05:11pour vous défausser après avoir refusé d'entendre leurs alertes sur les moyens insuffisants de la justice.
00:05:17Pire, vous lancez une enquête sur les responsabilités qui ont conduit au drame.
00:05:21Ne craignez-vous pas qu'elles remontent jusqu'à vous, monsieur Darmanin ?
00:05:25Mediapart nous apprend même qu'un rapport accablant vous a été remis il y a 4 ans
00:05:29sur les défaillances en matière de lutte contre la pédocriminalité.
00:05:33L'avez-vous seulement lu, il est dans votre tiroir.
00:05:36La question n'est pas que faire, nous avons la réponse.
00:05:39Nous n'avons pas besoin d'une énième loi d'affichage,
00:05:41mais d'une loi cadre pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes et aux enfants.
00:05:45Un budget de 3 milliards et la prise en charge intégrale par la sécurité sociale
00:05:50d'un parcours de soins pour toutes les victimes.
00:05:52La question est plutôt, pourquoi avez-vous décidé de ne rien faire ?
00:05:57Et quand assumerez-vous votre part de responsabilité en présentant votre démission ?
00:06:02Merci, madame la députée.
00:06:06La parole est à monsieur Gérald Darmanin, garde des Sceaux, ministre de la Justice.
00:06:13Merci, madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres,
00:06:17madame la députée.
00:06:21Je suis persuadé que sur tous ces bancs, nous sommes profondément traumatisés,
00:06:26choqués par la mort de l'INA, et comme vous l'avez dit, madame la présidente,
00:06:30de tous les drames qui ont pu toucher les familles de France.
00:06:35Chacun ici est père ou mère de famille,
00:06:37et bien sûr que notre cœur, comme ceux des magistrats,
00:06:40comme ceux des enquêteurs, bat de tristesse,
00:06:43parce que nous n'avons pas su protéger une enfant de la République.
00:06:47Un rapport d'inspection a été commandé, à la demande de monsieur le président de la République
00:06:50et de monsieur le Premier ministre, par le ministre de l'Education nationale,
00:06:52par monsieur le ministre de l'Intérieur et de moi-même.
00:06:55Numé remonté des procureurs généraux qui sont son autorité,
00:06:57j'ai pu dire, et je le dis,
00:06:59cela fait 20 ans que ça n'avait pas été dit aux Français,
00:07:02par un garde des Sceaux,
00:07:02que l'institution judiciaire que je représente
00:07:04devait présenter ses excuses,
00:07:06pas seulement à la famille, mais aux Français,
00:07:08que nous avons failli, comme l'a très bien dit également le procureur général
00:07:11près de la Cour de cassation hier soir,
00:07:12à une heure de grande écoute,
00:07:14et que nous tirons toutes les conclusions des défaillances.
00:07:17S'il y en a des systémiques, nous les changerons,
00:07:20mais également particulières.
00:07:22J'ai regretté la politisation,
00:07:26et, il faut bien le dire,
00:07:28le manque de respect, sans doute,
00:07:30puisque, dès ce week-end,
00:07:32votre président de groupe politique
00:07:33a appelé à la démission de membres du gouvernement.
00:07:35Et si vous pensez à un seul instant, madame,
00:07:37que vous allez refaire,
00:07:40protéger,
00:07:41donner du courage aux enquêteurs,
00:07:43aux magistrats,
00:07:44à toute la société,
00:07:45si vous allez protéger les enfants en faisant de la politique politicienne,
00:07:48je pense que vous vous trompez frontalement.
00:07:53Je vous demande de ne pas renverser le gouvernement,
00:07:56comme l'année dernière,
00:07:56pour pouvoir augmenter ses budgets, en effet,
00:07:59mais aussi de voir que,
00:08:01quand il y a des responsabilités,
00:08:04quand il y a des responsabilités,
00:08:06laisser les ministres prendre les sanctions,
00:08:08qui vont avec ses responsabilités.
00:08:11Merci beaucoup,
00:08:13monsieur le ministre.
00:08:14Vous n'avez plus de temps,
00:08:15madame la députée,
00:08:16vous aviez d'ores et déjà dépassé.
00:08:19La parole est à présent à monsieur Jean-René Cazeneuve,
00:08:22pour le groupe Ensemble pour la République.
00:08:28Merci, madame la présidente,
00:08:30monsieur le garde des Sceaux.
00:08:32Pardon pour ce que tu as vécu.
00:08:35Ce sont les mots des parents de l'IANA,
00:08:37dont je veux souligner la grande dignité,
00:08:40et à qui je veux exprimer toute notre compassion et notre soutien.
00:08:43Je pense aussi aux habitants de Florence,
00:08:47Montestruc,
00:08:48puis à ce qui est de tout le Gers,
00:08:49territoire endeuillé,
00:08:51territoire en colère.
00:08:53Dimanche,
00:08:54nous étions 6 000 pour la marche blanche.
00:08:57Mais ne vous y trompez pas,
00:08:59monsieur le ministre,
00:09:00ce sont 68 millions de Français
00:09:02qui, aujourd'hui,
00:09:03attendent des réponses.
00:09:05Les inspections en cours
00:09:06en apparteront.
00:09:08Si les procédures ont été respectées,
00:09:11il faudra les changer.
00:09:13Si elles n'ont pas été respectées,
00:09:15il faudra aussi les changer
00:09:16pour éviter qu'on puisse y déroger.
00:09:19Pardon pour ce que tu as vécu.
00:09:22Ce sont aussi des mots
00:09:24que nous devrions tous prononcer ici.
00:09:27Le problème est systémique,
00:09:28sociétal,
00:09:29pour reprendre les mots
00:09:30du maire de Florence.
00:09:32Les prédateurs sexuels
00:09:34et les pédocriminels
00:09:35rôdent autour de nos écoles,
00:09:36ou sur les réseaux sociaux.
00:09:38Il faut que cesse ce déni collectif
00:09:42face à 160 000 enfants
00:09:43victimes de violences sexuelles
00:09:45chaque année.
00:09:46Qu'aucun dossier de viol
00:09:47sur enfants ne soit abandonné.
00:09:49Que nos principes fondamentaux
00:09:51soient revus
00:09:52à l'aune de ces crimes odieux.
00:09:54Que l'horreur de ces actes
00:09:55appelle des réponses exceptionnelles.
00:09:59Certes,
00:10:00les moyens ont progressé
00:10:00ces dernières années dans le Gers
00:10:02avec la création
00:10:02d'une maison des familles,
00:10:04d'un pôle d'accueil des victimes,
00:10:06d'une unité d'accueil pédiatrique
00:10:07d'enfance en danger,
00:10:08d'une unité médico-judiciaire
00:10:09de proximité,
00:10:10des structures portées
00:10:11par des hommes et des femmes,
00:10:13remarquables,
00:10:13et que je veux aussi remercier.
00:10:15Mais il faut aller
00:10:16beaucoup plus loin,
00:10:18continuer à agir.
00:10:19Il y en a
00:10:20et le drame de trop.
00:10:22Quand,
00:10:23Monsieur le ministre,
00:10:24la loi intégrale
00:10:25contre les violences sexuelles
00:10:26et sexistes
00:10:27soutenue par notre groupe
00:10:28et la galerie natale
00:10:28sera-t-elle examinée,
00:10:30quelles réformes structurelles
00:10:31comptez-vous porter ?
00:10:32Merci.
00:10:33Merci beaucoup,
00:10:34Monsieur le député.
00:10:35La parole est à
00:10:36M. Gérald Darmanin,
00:10:37garde des Sceaux,
00:10:38ministre de la Justice.
00:10:40Merci,
00:10:40Madame la Présidente.
00:10:42Mesdames et Messieurs les députés,
00:10:43Monsieur le député Cazeneuve,
00:10:44je sais qu'en tant que député
00:10:46de ce département,
00:10:47à plusieurs reprises,
00:10:48vous vous êtes intéressé,
00:10:50comme votre autre collègue député,
00:10:52au moyen de la justice
00:10:53dans votre département
00:10:54et c'est entendu
00:10:55que nous avons en effet
00:10:56créé l'unité
00:10:58que vous avez souhaitée,
00:10:59médico-judiciaire,
00:11:01mais aussi
00:11:01que nous avons renforcé
00:11:03les moyens
00:11:03du parquet Doche.
00:11:05D'ailleurs,
00:11:05dans votre cours d'appel,
00:11:07vous connaissez
00:11:07les renforts
00:11:07extrêmement importants
00:11:08en magistrat,
00:11:09en greffier,
00:11:10en assistant de justice
00:11:11et en service enquêteur
00:11:12du ministère intérieur.
00:11:13Vous avez accompagné
00:11:14toutes ces augmentations
00:11:15d'effectifs
00:11:16et nous devons
00:11:17continuer à le faire.
00:11:18Le tribunal Doche
00:11:19était en procédure pénale
00:11:20numérique.
00:11:21Le tribunal Doche
00:11:22connaît,
00:11:23avec les services enquêteurs,
00:11:25une activité soutenue,
00:11:26mais qui n'explique pas,
00:11:28Monsieur le député,
00:11:29vous le savez,
00:11:29les dysfonctionnements
00:11:30qu'il peut exister
00:11:31dans cette affaire
00:11:32entre ce qui s'est passé
00:11:33à Toulouse
00:11:33et ce qui s'est passé
00:11:35à Hoche.
00:11:35Les inspections le diront,
00:11:37on en tira
00:11:37toute conclusion
00:11:38qu'il s'agisse
00:11:39en effet de sujets
00:11:40structurels,
00:11:41s'ils devaient y en avoir,
00:11:42et de sujets individuels,
00:11:43s'ils devaient y en avoir.
00:11:45La loi intégrale
00:11:46que vous évoquez
00:11:47a été présentée
00:11:48par Monsieur le Premier ministre
00:11:49au Conseil d'Etat
00:11:50pour nous donner
00:11:51le conseil juridique
00:11:52sur une grande loi,
00:11:53sans doute,
00:11:54que nous devons accompagner.
00:11:55Je me suis exprimé
00:11:56à plusieurs reprises
00:11:57sur des sujets
00:11:59de cette loi intégrale.
00:12:00L'imprescriptibilité
00:12:01des crimes pour mineurs,
00:12:02voilà plusieurs mois
00:12:03que je souhaite
00:12:04que nous inscrivions
00:12:05dans la loi.
00:12:06Je constate malheureusement
00:12:07que ce n'est pas partagé
00:12:08sur tous les bancs
00:12:09de l'hémicycle.
00:12:10Tant mieux
00:12:10si nous pouvons le porter,
00:12:12prendre à un enfant
00:12:13sans prendre
00:12:13à l'humanité tout entière.
00:12:15La perpétuité
00:12:16pour les viols syriels
00:12:17sur les enfants,
00:12:18une proposition
00:12:19qui a été faite
00:12:19à Monsieur le Premier ministre.
00:12:21L'encadrement
00:12:22dans la loi
00:12:23pour trois mois,
00:12:24puisque les circuits
00:12:25politiques générales
00:12:26ne sont pas appliqués,
00:12:26puisque vous savez
00:12:27que je ne peux pas
00:12:28légalement intervenir
00:12:30dans les affaires individuelles
00:12:31depuis 2013,
00:12:32encadrer en trois mois
00:12:33pour qu'il y ait
00:12:34des gardes à vue
00:12:34et des mises en cause.
00:12:35C'est également
00:12:36un sujet extrêmement important
00:12:37pour que nous puissions
00:12:38lever le doute
00:12:39et poursuivre
00:12:39les auteurs de crimes
00:12:41contre les enfants.
00:12:42Voilà,
00:12:43Monsieur le député,
00:12:43nous avons fait beaucoup
00:12:44et nous ferons encore
00:12:45beaucoup avec vous.
00:12:46Merci beaucoup,
00:12:48Monsieur le garde de Sceaux.
00:12:50Je précise à la représentation nationale
00:12:51que j'ai saisie
00:12:52dès hier,
00:12:53le Conseil d'Etat
00:12:54sur la proposition
00:12:55de loi intégrale
00:12:56transpartisane
00:12:57signée par 116 députés
00:12:58de cet hémicycle.
00:13:01Et je donne la parole
00:13:02à sa première auteure,
00:13:04Madame Céline Thiebaud-Martinez
00:13:06pour le groupe socialiste.
00:13:18Monsieur le Premier ministre,
00:13:20Mesdames et Messieurs
00:13:21les membres du gouvernement,
00:13:22car je m'adresse
00:13:23à vous toutes sur ces bancs,
00:13:24Mesdames et Messieurs les ministres.
00:13:26Avant toute chose,
00:13:27je voudrais adresser
00:13:27mes pensées les plus sincères
00:13:29à la famille
00:13:29et aux proches de l'IANA.
00:13:31Le meurtre de l'IANA,
00:13:32ce n'est pas un simple drame.
00:13:34L'IANA,
00:13:34c'est le visage
00:13:35d'une réalité
00:13:36que notre pays
00:13:37ne peut plus ignorer.
00:13:38Cette réalité
00:13:40nous concerne
00:13:40toutes et tous.
00:13:42Elle concerne
00:13:43Niana,
00:13:43Gisèle,
00:13:44Chahina,
00:13:45Yanis.
00:13:46Elle concerne
00:13:46nos enfants,
00:13:47nos soeurs,
00:13:48nos mères,
00:13:48nos proches.
00:13:49Elle concerne
00:13:50notre société
00:13:51toute entière.
00:13:53Mais cette fois,
00:13:55Monsieur le Premier ministre,
00:13:56plus jamais ça.
00:13:57Plus jamais ça
00:13:58parce que vous devez
00:13:59agir.
00:13:59Agir avec détermination
00:14:01et avec ambition.
00:14:03Le 25 novembre dernier,
00:14:04avec plus de 110 députés,
00:14:05nous avons déposé
00:14:06une proposition de loi
00:14:07intégrale.
00:14:08Depuis huit mois,
00:14:09je vous interpelle.
00:14:10Depuis huit mois,
00:14:11nous demandons à avancer.
00:14:12Jusqu'alors,
00:14:13ce sujet
00:14:14n'a pas été
00:14:15votre priorité.
00:14:16Et malheureusement,
00:14:18une fois de plus,
00:14:18c'est l'horreur
00:14:19qui nous oblige
00:14:20à regarder la réalité
00:14:21en face.
00:14:22Cette réalité,
00:14:23nous devons l'affronter
00:14:24en travaillant enfin
00:14:25sur une proposition
00:14:25de loi intégrale.
00:14:27L'examen du texte
00:14:28est demandé
00:14:28dès le mois de septembre
00:14:29en session extraordinaire.
00:14:31Qui le demande ?
00:14:32Nous,
00:14:32les députés,
00:14:33mais aussi
00:14:34des sénateurs
00:14:34et des sénatrices
00:14:35qui ont travaillé
00:14:36sur le texte.
00:14:37La coalition
00:14:38de plus 150 associations
00:14:40et syndicats
00:14:41a l'initiative
00:14:42d'une plateforme
00:14:42inédite de proposition.
00:14:44Les prêts
00:14:45de 200 000 signataires
00:14:46de la pétition
00:14:47pour une loi intégrale.
00:14:48A nos voix
00:14:49se sont ajoutées hier
00:14:50celles de milliers
00:14:51de citoyens
00:14:52et de citoyennes
00:14:53mobilisés partout
00:14:54en France.
00:14:55Monsieur le Premier ministre,
00:14:56cette mobilisation
00:14:57appelle désormais
00:14:58une réponse politique.
00:14:59J'ai bien entendu
00:15:01vos annonces faites ce midi
00:15:02et qui seront examinées
00:15:03dans le texte
00:15:03sur la protection
00:15:04de l'enfance.
00:15:05Mais soyons clairs,
00:15:06nous ne nous contenterons
00:15:07pas de cela.
00:15:08Ce ne sera pas suffisant.
00:15:10Monsieur le Premier ministre,
00:15:11au nom de toutes celles
00:15:12et de tous ceux
00:15:12qui veulent être écoutés,
00:15:14protégés et défendus,
00:15:15je vous demande
00:15:16d'inscrire à l'ordre du jour
00:15:17la proposition
00:15:18de loi intégrale
00:15:19visant à lutter
00:15:19contre les violences
00:15:20faites aux femmes
00:15:20et aux enfants.
00:15:22Merci beaucoup,
00:15:24Madame la députée.
00:15:28La parole est à
00:15:29Monsieur Gérald Darmanin,
00:15:31garde des Sceaux,
00:15:32ministre de la Justice.
00:15:35Madame la députée Thiebaud-Martinez,
00:15:40nous nous sommes vus
00:15:41à plusieurs reprises
00:15:42et nous connaissons tous
00:15:43ici votre engagement
00:15:46sur la lutte
00:15:47contre les violences sexuelles.
00:15:52Chacun des ministres ici,
00:15:53je pense à Madame Berger,
00:15:54je pense à Monsieur Nunez,
00:15:55a eu l'occasion
00:15:55d'évoquer avec vous
00:15:56vos propositions.
00:15:57Comme vous l'a dit
00:15:57Monsieur le Premier ministre,
00:15:58comme l'a dit
00:15:58la présidente de l'Assemblée nationale,
00:16:00le texte s'est transmis
00:16:00au Conseil d'Etat.
00:16:02Personnellement,
00:16:02je me suis déjà exprimé
00:16:03favorablement,
00:16:04y compris devant vous
00:16:05en commission parlementaire
00:16:06et y compris encore
00:16:07ce matin en Sénat
00:16:08avec le ministre de l'Intérieur
00:16:08pour dire bien sûr
00:16:10à quel point
00:16:11les dispositions
00:16:11de la loi intégrale
00:16:12pouvaient nous aider
00:16:13pour lutter
00:16:14contre les crimes sexuels
00:16:16contre les femmes
00:16:16et les enfants.
00:16:18Mais puis je peux vous permettre
00:16:20Madame la députée,
00:16:22aucune des dispositions
00:16:23de la loi intégrale
00:16:24n'aurait répondu
00:16:25dans le cas précis
00:16:27au drame
00:16:29de la petite Yana.
00:16:32Nous n'avons pas besoin
00:16:33de nouvelles lois
00:16:34pour ce cas très précis.
00:16:37Nous n'avions pas besoin
00:16:39d'avantage de moyens
00:16:41parce que
00:16:43personne ne comprend
00:16:44quand une enquête
00:16:45est ouverte
00:16:47par un parquet
00:16:48que nous avons un médecin
00:16:50qui a constaté
00:16:51des faits de viol
00:16:52sur une petite fille,
00:16:53que nous avons un expert
00:16:54qui en 10 jours
00:16:55a rendu un rapport,
00:16:56que nous avons des auditions
00:16:59circonstanciées,
00:17:00que nous avons
00:17:00l'incrimination
00:17:01et nous connaissons l'auteur
00:17:02et que les fichiers
00:17:03applicatifs fonctionnent
00:17:04et que nous savons
00:17:05qu'il a eu déjà
00:17:06de plaintes classées
00:17:07pour viol.
00:17:08Personne ne comprend
00:17:10Madame la députée
00:17:11dans cette affaire
00:17:12très précise
00:17:13pourquoi on met
00:17:149 mois
00:17:15à mettre
00:17:16en garde à vue
00:17:17un auteur
00:17:18criminel
00:17:19syriel
00:17:19sur mineur.
00:17:21La loi intégrale
00:17:22est nécessaire
00:17:22pour des dizaines
00:17:24de milliers de cas
00:17:24sans aucun doute.
00:17:25Mais ne faisons pas
00:17:26croire aux Français
00:17:27que dans le cas
00:17:29extrêmement précis
00:17:30c'est une nouvelle loi
00:17:33ou des moyens
00:17:34supplémentaires
00:17:35qui auraient empêché
00:17:36ce drame.
00:17:38Merci Monsieur le Garde
00:17:39des Sceaux.
00:17:40C'est ma responsabilité
00:17:41de chef de l'administration
00:17:43que de vous le dire.
00:17:44Merci Monsieur le Garde
00:17:45des Sceaux.
00:17:48Je remercie
00:17:49vous n'avez plus de temps
00:17:50Madame la députée
00:17:51s'il vous plaît.
00:17:53Chut !
00:17:54La parole est à présent
00:17:55à Madame Marie-Charlotte
00:17:56Garin
00:17:57pour le groupe
00:17:57Écologiste et Social.
00:18:02Applaudissements
00:18:03Madame la Présidente
00:18:04parce que les mots
00:18:05leur importance
00:18:06vous me permettrez
00:18:07de dire dans cet hémicycle
00:18:08que Noam a été tué
00:18:09parce que gay
00:18:09à cause de l'homophobie.
00:18:12Applaudissements
00:18:12Merci.
00:18:20Applaudissements
00:18:44Monsieur le Premier ministre
00:18:47Vous savez ce qu'on dit
00:18:49c'est pas bien de mentir.
00:18:51Alors il faudra dire
00:18:52que c'est pas bien de mentir
00:18:54au Président de la République
00:18:55qui ne veut entendre
00:18:57aucun argument de moyens
00:18:58dans cette affaire.
00:18:59Il faudra dire
00:19:00que c'est pas bien de mentir
00:19:02à votre ministre de l'Intérieur
00:19:03qui nous explique
00:19:04que le meurtre de l'Iéana
00:19:05serait le fruit
00:19:06d'erreurs individuelles
00:19:07et non d'un système défaillant.
00:19:09Il faudra dire
00:19:10que c'est pas bien de mentir
00:19:12au ministre sans pouvoir
00:19:13que vous nous envoyez
00:19:14pour expliquer que tout est
00:19:15vraiment bien fait
00:19:16pour lutter contre les violences.
00:19:18Vous savez à qui
00:19:19on a longtemps dit
00:19:20c'est pas bien de mentir ?
00:19:22Aux enfants
00:19:23qui parlent
00:19:24quand ils ont été victimes.
00:19:26Aux femmes
00:19:27qui dénoncent leur violeur.
00:19:30Vous ne pouvez pas dire
00:19:31que vous ne saviez pas.
00:19:32Il y a eu le MeToo
00:19:33des adultes et des enfants,
00:19:35les rapports,
00:19:35les commissions d'enquête,
00:19:36les questions qu'on vous pose
00:19:37inlassablement ici,
00:19:38les 82 mesures de la civise
00:19:40et la loi intégrale
00:19:41portées par les associations
00:19:42et les parlementaires.
00:19:44Vous savez exactement
00:19:46ce qu'il faut faire.
00:19:48Mais il a fallu
00:19:49qu'une enfant meure
00:19:50pour qu'en grand seigneur
00:19:51vous déniez nous dire
00:19:52OK
00:19:53pour la loi intégrale.
00:19:55Quand on vous pose
00:19:56la question des moyens,
00:19:58vous nous dites
00:19:59on ne touchera pas
00:20:00au budget du ministère
00:20:01de l'Intérieur,
00:20:01de la Justice,
00:20:02de l'Éducation
00:20:02et de l'Égalité
00:20:03l'année prochaine.
00:20:04Mais vous réalisez
00:20:05que c'est justement
00:20:06ce budget-là
00:20:07qui est insuffisant,
00:20:08qui est responsable
00:20:09des femmes et des enfants
00:20:10qui sont morts.
00:20:12Vous réalisez
00:20:13que c'est ce budget-là
00:20:15qui fait que les magistrats
00:20:16ne peuvent pas
00:20:17faire leur travail correctement.
00:20:19Alors monsieur le Premier ministre,
00:20:21une loi intégrale
00:20:22sans moyens supplémentaires,
00:20:23c'est encore
00:20:24abandonner les victimes.
00:20:26Est-ce que vous vous engagez
00:20:28aujourd'hui
00:20:29à mettre 3 milliards
00:20:30sur la table
00:20:31pour lutter contre
00:20:32les violences faites
00:20:33aux femmes et aux enfants ?
00:20:35Merci madame la députée.
00:20:38La parole est à madame
00:20:39Aurore Berger,
00:20:41ministre en charge
00:20:42de l'égalité
00:20:42entre les femmes
00:20:43et les hommes
00:20:43et de la lutte
00:20:44contre les discriminations.
00:20:47Merci madame la présidente.
00:20:49Mesdames et messieurs
00:20:50les députés,
00:20:51permettez-moi d'abord
00:20:52madame la députée
00:20:52de saluer aussi
00:20:53la mémoire de Noam
00:20:54puisque vous l'avez fait
00:20:55et vous avez posé
00:20:56les termes
00:20:56qui doivent être posés.
00:20:57Il y a eu en effet
00:20:59des cris homophobes
00:21:00qui ont été constatés
00:21:00et personne ne doit mourir
00:21:02pour qui il est
00:21:02ou pour qui il aime
00:21:03dans notre pays.
00:21:12Concernant la lutte
00:21:13contre les violences sexuelles,
00:21:14vous êtes en colère
00:21:15et vous avez raison
00:21:16de l'être.
00:21:17Vous êtes en colère
00:21:18et je crois
00:21:18que les français aussi
00:21:19sont en colère
00:21:20et ils ont raison
00:21:21de l'être.
00:21:22J'espère d'ailleurs
00:21:23que cette colère
00:21:23ne va pas faiblir,
00:21:25que cette colère
00:21:25va rester dans la société
00:21:26et que cette colère
00:21:27saine et nécessaire
00:21:28va continuer à nous habiter
00:21:30de manière à ce que
00:21:30nous puissions continuer
00:21:31continuer à agir
00:21:33et à prendre
00:21:34toutes les dispositions
00:21:35qui sont absolument
00:21:36nécessaires
00:21:37pour protéger
00:21:38les enfants
00:21:38et protéger les femmes
00:21:40victimes de violences sexuelles.
00:21:42Les victimes
00:21:43ont toujours parlé,
00:21:44les enfants
00:21:45ont toujours parlé
00:21:46mais la justice
00:21:48ne les a pas toujours
00:21:49entendues,
00:21:49la société
00:21:50ne les a pas toujours
00:21:51entendues.
00:21:52Les femmes
00:21:53ont toujours parlé
00:21:54et les mères
00:21:55ont toujours
00:21:55protégé leurs enfants.
00:21:57Et ce que nous
00:21:58voulons faire justement,
00:21:59notamment dès maintenant,
00:22:01dès cette semaine
00:22:02avec une lettre rectificative
00:22:03dans le projet de loi
00:22:04dédiée à la protection
00:22:05de l'enfance
00:22:06et de l'élargir
00:22:07à la lutte
00:22:08contre les violences sexuelles,
00:22:09notamment pour protéger
00:22:11les mères
00:22:11qui protègent leurs enfants
00:22:13et qui, elles,
00:22:13sont incriminées
00:22:14pour non-présentation
00:22:16d'enfants par exemple,
00:22:17pour résoudre ce sujet
00:22:18qui est absolument
00:22:19insupportable,
00:22:20pour que le doute
00:22:21ne profite jamais
00:22:23encore une fois
00:22:24alors que nous avons
00:22:25la nécessité
00:22:26de mieux
00:22:27protéger
00:22:28nos enfants.
00:22:29Les enfants parlent,
00:22:30il faut les écouter,
00:22:31les mères protègent,
00:22:33il faut les écouter
00:22:34et il faut les protéger.
00:22:36L'objectif
00:22:37est d'aller vite,
00:22:38l'objectif est d'aller vite
00:22:39et de faire bien.
00:22:40C'est exactement
00:22:41ce que nous allons faire
00:22:42en nous inspirant
00:22:43de toutes,
00:22:44je dis bien
00:22:45toutes,
00:22:45les initiatives parlementaires
00:22:47qui ont été prises
00:22:48sur tous les bancs
00:22:49et de l'Assemblée nationale
00:22:50et du Sénat.
00:22:51Je vous remercie.
00:22:52Merci beaucoup,
00:22:53Madame la Ministre.
00:22:54Madame la députée.
00:22:55Monsieur le Premier ministre,
00:22:56tous vos ministres
00:22:57qui nous parlent
00:22:58sans argent,
00:22:58c'est que du vent.
00:23:01Je vous remercie.
00:23:02La parole est à présent
00:23:04à Madame Marine Le Pen,
00:23:06présidente du groupe
00:23:07Rassemblement National.
00:23:09Monsieur le Premier ministre,
00:23:11le chagrin du peuple français
00:23:13en écho à celui
00:23:14de sa famille
00:23:15et de ses proches
00:23:16à l'annonce
00:23:17de la mort de Liana,
00:23:1811 ans,
00:23:19assassinée par un homme
00:23:20déjà connu comme pédophile,
00:23:22un prédateur identifié,
00:23:23mais jamais interpellé,
00:23:25jamais neutralisé,
00:23:26a laissé place
00:23:27à la colère
00:23:28et à les justifier.
00:23:30Cette petite fille
00:23:31a été sacrifiée
00:23:32sur le tête
00:23:32de la nonchalance
00:23:33d'un État
00:23:33dont l'appareil judiciaire
00:23:35a failli.
00:23:36Un État englué
00:23:37dans le déni
00:23:38de l'explosion
00:23:38de la criminalité
00:23:40contre les enfants
00:23:40et la culture généralisée
00:23:42du pas de vague.
00:23:43Ce drame s'inscrit
00:23:44dans un tableau d'ensemble
00:23:45qui s'avère révélation
00:23:46après révélation
00:23:47proprement effrayant
00:23:48et accablant.
00:23:49Il intervient
00:23:50après l'affaire
00:23:51du périscolaire parisien
00:23:52qui a révélé
00:23:53une ampleur
00:23:54de mise en cause
00:23:55qui dépasse manifestement
00:23:56la faute individuelle
00:23:57alors même
00:23:58que le silence
00:23:59a protégé les bourreaux
00:24:00et le laissé faire
00:24:02livrer les jeunes
00:24:02et malheureuses victimes
00:24:03à l'indicible
00:24:04et à l'irréparable.
00:24:06Et que dire
00:24:06de tant d'autres affaires
00:24:08de Epstein
00:24:09aux enfants de l'ASE
00:24:11captifs
00:24:11de réseaux de prostitution
00:24:13à pensant
00:24:13par l'affaire Bétarame.
00:24:16Ce drame
00:24:16a plusieurs causes
00:24:17mais qui relève
00:24:19toutes du politique.
00:24:20Sa réticence
00:24:22a traité
00:24:22avec une fermeté
00:24:23absolue
00:24:23les atteintes
00:24:24à l'intégrité physique
00:24:25en particulier
00:24:26des enfants.
00:24:27Son déni
00:24:28face à l'explosion
00:24:29de la criminalité
00:24:30qui fait renoncer
00:24:30aux moyens supplémentaires
00:24:31pour y faire face.
00:24:33Son aveuglement
00:24:34sur la délinquance
00:24:34des mineurs
00:24:35qui embolise
00:24:36les institutions
00:24:37chargées aussi
00:24:38des mineurs victimes.
00:24:39Le manque récurrent
00:24:41de places de prison
00:24:42qui affaiblit
00:24:43toute la chaîne pénale.
00:24:44L'obsession idéologique
00:24:46de la réinsertion
00:24:47des criminels
00:24:48au détriment
00:24:49de la protection
00:24:49de la société.
00:24:50Et je ne parle pas
00:24:52des idées perverses
00:24:53sur la sexualisation
00:24:54des enfants
00:24:55distillés dans les années 70
00:24:57dans certains milieux
00:24:57culturels
00:24:58et qui fut relayés
00:24:59par des pans entiers
00:25:00de la pensée
00:25:01dite progressiste.
00:25:03Vous n'êtes pas
00:25:03exclusivement responsable
00:25:04de tout cela
00:25:05parce que ces dérives
00:25:06durent depuis des décennies
00:25:07mais vous avez préféré
00:25:09les camoufler.
00:25:10J'en veux pour preuve
00:25:11le rapport de 2022
00:25:12de la civise
00:25:13qui a été volontairement caché.
00:25:14Monsieur le Premier ministre,
00:25:16une seule question.
00:25:16comptez-vous tout
00:25:17remettre à plat
00:25:18pour permettre aux Français
00:25:20de retrouver la confiance
00:25:21aujourd'hui terriblement
00:25:22entamée ?
00:25:25Merci.
00:25:26La parole est à
00:25:27Monsieur le Premier ministre.
00:25:28Madame la Présidente
00:25:29de l'Assemblée nationale,
00:25:30Mesdames et Messieurs
00:25:30les députés,
00:25:32Madame la Présidente
00:25:32Marine Le Pen,
00:25:33je vous réponds
00:25:34puisque évidemment
00:25:34vous présidez votre groupe
00:25:36mais j'en profite
00:25:37pour répondre
00:25:37et rendre compte
00:25:38à l'ensemble
00:25:39de la représentation nationale
00:25:40dans la suite
00:25:40des précédentes questions.
00:25:44Je ne ferai pas
00:25:45commerce de mots.
00:25:46inutile de redire
00:25:47l'effroi,
00:25:48l'émotion
00:25:49et je m'inscris
00:25:49dans les propos
00:25:50que la Présidente
00:25:50de l'Assemblée
00:25:51a donnés
00:25:52à l'ouverture
00:25:53de cette séance
00:25:54et par pudeur
00:25:55vous permettrait
00:25:56de ne pas y revenir.
00:25:58Au fond,
00:25:59de là où je suis,
00:25:59de là où nous sommes,
00:26:00c'est aussi pour ça
00:26:01que je souhaitais
00:26:01que les ministres
00:26:01puissent s'exprimer
00:26:02avant moi,
00:26:04seul le résultat compte
00:26:05et donc il nous faut agir vite.
00:26:07Le premier moyen
00:26:08d'agir vite
00:26:08c'est évidemment
00:26:09de faire la vérité
00:26:10et on le voit bien
00:26:10la séance de questions
00:26:11gouvernement,
00:26:11je vais revenir,
00:26:12parle à la fois
00:26:13du drame épouvantable
00:26:14qui touche la famille
00:26:15de Liana et Liana
00:26:16et en même temps
00:26:17un fait de société
00:26:18plus large.
00:26:18Repartons quand même
00:26:19des faits,
00:26:20nous devons la vérité
00:26:22au peuple français
00:26:23sur ce qui s'est passé
00:26:24dans cette affaire
00:26:26et donc c'est le sens
00:26:26de la saisine
00:26:27des inspections
00:26:28éducation nationale,
00:26:30justice intérieure
00:26:31qui devra,
00:26:33il faut bien le reconnaître,
00:26:34expliquer l'inexplicable
00:26:35et rendre compréhensible
00:26:37ce qui semble incompréhensible.
00:26:38Je le dis
00:26:39parce qu'évidemment
00:26:40nous avons déjà
00:26:40des remontées
00:26:41par la voie hiérarchique,
00:26:42celles et ceux
00:26:43qui ont été ministres
00:26:43ou premiers ministres
00:26:44le savent très bien
00:26:45et je vais y revenir
00:26:46dans un instant
00:26:46sur la question
00:26:47de la loi intégrale
00:26:48puisque je pense
00:26:48qu'il nous faut être précis.
00:26:50J'ai bien peur
00:26:51et nous le verrons
00:26:52peut-être
00:26:52que la question
00:26:54de la loi intégrale
00:26:54ne couvre pas malheureusement
00:26:56le drame
00:26:56là auquel
00:26:57nous devons faire face.
00:26:59Si, c'est le sujet,
00:27:01soyons rigoureux.
00:27:02Je vais y revenir,
00:27:03je vais y revenir
00:27:04mais soyons précis,
00:27:05je veux quand même
00:27:06là aussi
00:27:07que la vérité soit faite
00:27:08et dite
00:27:08devant le peuple français.
00:27:09Le 19 juin,
00:27:10les inspecteurs généraux
00:27:12rendront leurs conclusions
00:27:13à moi-même,
00:27:14au ministre,
00:27:15à Matignon
00:27:16et comme le garde des Sceaux
00:27:17s'y est engagé
00:27:18le ministre de l'Intérieur
00:27:19et le ministre
00:27:19de l'Education nationale,
00:27:20nous publierons
00:27:21l'intégralité
00:27:22de leurs conclusions
00:27:23ce qui permettra
00:27:24même la présidente
00:27:25de l'Assemblée
00:27:25aux législateurs
00:27:27d'examiner aussi
00:27:28ce qui s'est passé
00:27:29et de le traduire
00:27:30dans un certain nombre
00:27:31de propositions.
00:27:32La deuxième des choses,
00:27:34il faut agir vite,
00:27:36il faut agir vite,
00:27:38ce n'est pas très élégant
00:27:39mais c'est comme ça
00:27:40que techniquement
00:27:40on dit sur le stock.
00:27:41C'est évidemment
00:27:42les 70 000 plaintes
00:27:43qui sont actuellement
00:27:45en cours.
00:27:45Le garde des Sceaux
00:27:45a réuni, vous le savez,
00:27:46les procureurs généraux
00:27:47lundi dernier.
00:27:49Une date a été donnée
00:27:50le 14 juillet,
00:27:50je n'y reviens pas,
00:27:51tout a été dit
00:27:51mais c'est une question
00:27:53de confiance
00:27:54dans l'autorité judiciaire
00:27:55que d'être capable
00:27:56de dire précisément
00:27:57où nous en sommes.
00:27:58Cela va susciter
00:27:59une mobilisation importante
00:28:00des services d'enquête,
00:28:01police,
00:28:02gendarmerie
00:28:02mais c'est indispensable.
00:28:04La troisième chose,
00:28:05c'est d'agir vite
00:28:07face à ce qui n'est pas
00:28:08un fait divers.
00:28:09J'en suis intimement persuadé,
00:28:10vous l'avez d'ailleurs
00:28:11toutes et tous
00:28:12redit dans vos propos
00:28:14mais qui est un véritable
00:28:15fait de société
00:28:16sur une violence
00:28:17qui est endémique
00:28:17qui ne va pas
00:28:19en s'arrangeant,
00:28:19c'est le moins qu'on puisse dire
00:28:20ces dernières années.
00:28:21J'ai moi-même
00:28:22président un département,
00:28:23j'ai été maire
00:28:23il y a de cela
00:28:24quelques années,
00:28:25force est de constater
00:28:26que dans mon propre département
00:28:27de l'heure,
00:28:27je vois les faits s'aggraver
00:28:28et donc par définition
00:28:29il nous faut nous adapter
00:28:30à cette violence
00:28:32dans la société.
00:28:33Cela m'amène
00:28:33à plusieurs types de réponses
00:28:35là aussi pour être précise.
00:28:36La première des choses,
00:28:37nous avons un projet de loi
00:28:38qui a déjà été discuté
00:28:40et validé
00:28:41par le Conseil d'Etat
00:28:42et le Conseil des ministres
00:28:43visant à la protection
00:28:44des mineurs
00:28:45qui emportait déjà
00:28:46la plupart des réponses
00:28:48qu'un certain nombre
00:28:49d'entre vous
00:28:49de manière transpartisane
00:28:51avaient demandé
00:28:52de reprendre,
00:28:52je regarde le député Santiago
00:28:53et d'autres,
00:28:54que nous avons donc repris.
00:28:55Ce vecteur-là,
00:28:56il va être inscrit
00:28:57à l'ordre du jour
00:28:58de l'Assemblée nationale
00:28:59le 15 juillet.
00:29:01Nous allons compléter
00:29:03ce projet de loi
00:29:04pour les...
00:29:05Est-ce que je peux m'exprimer ?
00:29:08Dans le calme
00:29:09et dans la dignité.
00:29:11Est-ce que notre démocratie
00:29:13parlementaire,
00:29:14est-ce que je peux rendre compte
00:29:16au Parlement
00:29:17dans le calme
00:29:18et la dignité ?
00:29:20Ce qui,
00:29:20me semble-t-il,
00:29:21au regard de la gravité
00:29:22du sujet
00:29:23qui amène
00:29:24notre ordre du jour,
00:29:25le mérite
00:29:26et le nécessite.
00:29:28Allez,
00:29:28s'il vous plaît.
00:29:30Ce texte
00:29:31de loi,
00:29:31Madame la Présidente,
00:29:33Mesdames,
00:29:33Messieurs les députés,
00:29:34va être rectifié
00:29:36par un Conseil des ministres
00:29:37qui aura lieu
00:29:37dans dix jours
00:29:38sur au moins
00:29:39quatre demandes
00:29:40qui nous sommes urgentes
00:29:41et qui correspondent
00:29:43malheureusement,
00:29:45directement
00:29:45ou indirectement,
00:29:46à l'affaire
00:29:47de la petite Liana.
00:29:49La première question,
00:29:50c'est évidemment
00:29:50l'alourdissement des peines.
00:29:52Je l'ai dit,
00:29:53mais ce sont les associations
00:29:55qui le demandent.
00:29:56Vous en débattrez.
00:29:57Allez, s'il vous plaît.
00:29:58Vous en débattrez,
00:29:58Mesdames et Messieurs les députés.
00:30:00Cessez de polémiquer
00:30:01à chaque fois
00:30:01qu'une proposition
00:30:02est mise sur la table.
00:30:03Nous cherchons à agir
00:30:05en droit
00:30:05et pas sur le terrain
00:30:07politicien.
00:30:08Allez, s'il vous plaît,
00:30:09on laisse le ministre
00:30:10terminer.
00:30:1120 ans
00:30:11de réclusion criminelle
00:30:13pour les viols
00:30:15en série.
00:30:16Il vous sera proposé
00:30:17de débattre.
00:30:19S'il vous plaît.
00:30:21de débattre
00:30:22et de porter
00:30:23de 20 ans
00:30:24à la perpétuité
00:30:25pour les crimes sexuels
00:30:26commis contre les mineurs.
00:30:27Madame la présidente
00:30:28de l'Assemblée,
00:30:28nous ouvrons la concertation
00:30:30pour aller plus loin
00:30:31que la seule question
00:30:32des crimes sexuels
00:30:33contre les mineurs
00:30:33car je sais
00:30:34que c'est une demande
00:30:34qui émane
00:30:35d'un certain nombre
00:30:36de groupes transpartisans.
00:30:37La deuxième des choses,
00:30:38et ça,
00:30:39ça répond très directement
00:30:40à l'affaire
00:30:41sur laquelle le garde des Sceaux
00:30:42vous a répondu tout à l'heure,
00:30:44nous encadrerons
00:30:45dans un quantum
00:30:46de trois mois,
00:30:47un quantum de délai,
00:30:49de temps
00:30:49qui permettra
00:30:50aux enquêteurs
00:30:51qui obligera
00:30:52et les enquêteurs
00:30:53et les parquets
00:30:54d'effectuer
00:30:55les premiers actes
00:30:56d'enquête
00:30:56qui permet ou non
00:30:57d'emmener
00:30:58un présumé coupable
00:31:00à la garde à vue.
00:31:01En clair,
00:31:01ce sont malheureusement
00:31:02les instructions
00:31:03du garde des Sceaux
00:31:04par circulaire
00:31:04que nous allons
00:31:05vous proposer
00:31:06de transcrire
00:31:07dans la loi
00:31:08pour faire en sorte
00:31:09que le système
00:31:09soit beaucoup plus protecteur,
00:31:11beaucoup plus rigide.
00:31:12Ça,
00:31:12ça répond très clairement
00:31:14malheureusement
00:31:14à notre actualité.
00:31:16La troisième chose,
00:31:17ce travail
00:31:18n'est pas consensuel,
00:31:19je le sais,
00:31:20mais il faut l'ouvrir,
00:31:21c'est le travail
00:31:21sur les prescriptions.
00:31:22Donc là,
00:31:23il y a un débat important,
00:31:24il faut le prendre
00:31:26avec beaucoup
00:31:26de précautions juridiques,
00:31:28beaucoup de précautions
00:31:29constitutionnelles,
00:31:29mais je ne veux pas
00:31:30fermer la porte
00:31:31à cette question
00:31:31des prescriptions
00:31:32et donc,
00:31:32j'ai demandé
00:31:33aux gardes des Sceaux
00:31:33et à la ministre
00:31:34de vous réunir,
00:31:35de réunir les présidents
00:31:36de groupes,
00:31:37les responsables de textes
00:31:38qui sont engagés
00:31:38sur ces sujets
00:31:39pour essayer de bâtir
00:31:40un compromis
00:31:41qui nous permette,
00:31:42dans le cadre
00:31:43de la lettre rectificative,
00:31:45d'avancer.
00:31:46Puis la quatrième chose,
00:31:47et c'est une absolue nécessité,
00:31:48vous le savez toutes et tous,
00:31:49c'est la question
00:31:50de la transparence
00:31:51des procédures.
00:31:53C'est la question
00:31:53des transparences
00:31:54des procédures
00:31:55pour les victimes
00:31:56parce qu'on le voit bien,
00:31:58c'est un enjeu majeur.
00:32:00Mais ça nous amène
00:32:01à la question
00:32:01de la loi dite intégrale.
00:32:04Il ne peut pas être
00:32:05seulement question
00:32:06de la mobilisation.
00:32:08Je cherche
00:32:08la députée
00:32:09Thiebaud-Martinez.
00:32:14Madame la députée,
00:32:15la loi intégrale
00:32:17est utile
00:32:18et donc,
00:32:19nous allons l'utiliser.
00:32:20En cela,
00:32:21qu'elle nous permettra
00:32:22d'aller au-delà
00:32:23des questions
00:32:23liées au ministère
00:32:24de l'Intérieur
00:32:24et de la Justice.
00:32:25Ça pose la question
00:32:26de la psychiatrie,
00:32:27de la mobilisation
00:32:28de la santé,
00:32:29de la mobilisation
00:32:29des collectivités locales,
00:32:30de la mobilisation
00:32:31de l'éducation nationale,
00:32:32de la mobilisation
00:32:33des collectivités locales.
00:32:35Mais des moyens,
00:32:36s'il faut en débloquer
00:32:37pour les enfants,
00:32:37nous le ferons.
00:32:38Mais ne mentez pas
00:32:39au peuple français
00:32:40en laissant à penser
00:32:41que ce n'est qu'une affaire
00:32:43de moyens
00:32:43puisque malheureusement
00:32:44vos propos,
00:32:45vous le verrez,
00:32:46vieilliront mal.
00:32:47En tout cas,
00:32:48Madame la députée,
00:32:48je vous recevrai
00:32:49si vous en êtes d'accord
00:32:50avec les collègues
00:32:50de votre choix
00:32:51en cette fin de semaine.
00:32:52La présente de l'Assemblée
00:32:53a saisi le Conseil d'Etat.
00:32:54Je l'ai fait aussi
00:32:55pour montrer l'engagement
00:32:56de l'exécutif
00:32:57à côté de la présente
00:32:58de l'Assemblée nationale.
00:32:59Beaucoup de mesures,
00:33:00mais vous le savez déjà,
00:33:01en bonne professionnelle
00:33:01de ce sujet
00:33:02sont réglementaires,
00:33:03ce qui veut dire
00:33:04que nous pourrons également
00:33:05les prendre très en amont
00:33:06d'une discussion
00:33:06de ce texte.
00:33:07En tout cas,
00:33:08moi, je souhaite
00:33:08qu'on avance
00:33:09sans démagogie,
00:33:10sans instrumentalisation
00:33:12politicienne
00:33:12pour apporter
00:33:13une réponse sociétale
00:33:14à un problème
00:33:15de société large.
00:33:18Dernier point,
00:33:19et pardon d'être long,
00:33:19mais je manquerai,
00:33:20Madame la Présidente Le Pen,
00:33:22Madame et Messieurs les députés,
00:33:23à mon devoir
00:33:24de chef de l'administration.
00:33:25Je veux quand même,
00:33:27parce que personne ne l'a fait
00:33:29ou presque
00:33:29depuis le début
00:33:30de cette séance,
00:33:31redire ma confiance
00:33:32dans les enquêteurs,
00:33:35les policiers,
00:33:36les gendarmes,
00:33:37les magistrats,
00:33:38l'ensemble
00:33:39de ces métiers
00:33:40de justice
00:33:40qui bien souvent
00:33:41se sont engagés
00:33:42par vocation
00:33:43pour protéger
00:33:44nos concitoyennes
00:33:45et nos concitoyens.
00:33:46J'ai eu l'honneur
00:33:47de porter l'uniforme
00:33:48de la gendarmerie,
00:33:48de servir dans des brigades.
00:33:50Je sais qu'il y a des gens
00:33:51qui sont engagés
00:33:52pour cela
00:33:52et je ne veux pas
00:33:53qu'on jette l'opprobre
00:33:54sur celles et ceux
00:33:56qui ont fait vœu
00:33:57de protéger les autres
00:33:58et de rendre le service
00:34:00indispensable
00:34:00de la protection
00:34:01des plus fragiles
00:34:02au nom de la République.
00:34:04Merci beaucoup,
00:34:06Monsieur le Premier ministre.
00:34:09La parole est à présent
00:34:10à Monsieur Pierre-Henri Carbonell
00:34:12pour le groupe UDR.
00:34:14Monsieur le Premier ministre,
00:34:15après les scandales
00:34:16du périscolaire,
00:34:17l'affaire Liana
00:34:17a bouleversé
00:34:18la nation entière.
00:34:20Au-delà de l'émotion,
00:34:21cette tragédie
00:34:22soulève une question fondamentale.
00:34:24Comment notre État
00:34:25a-t-il pu échouer
00:34:26à protéger une enfant
00:34:27alors que plusieurs alertes
00:34:29ont procédé
00:34:30le passage à l'acte ?
00:34:31La colère éclate
00:34:32avec la révélation
00:34:34qu'une plainte visait
00:34:34depuis neuf mois
00:34:36certificat médical
00:34:37d'une victime antérieure
00:34:37à l'appui,
00:34:38un agresseur sexuel
00:34:39d'enfants multisignalés
00:34:41sans que celui-ci
00:34:42ait même été entendu
00:34:43par la justice.
00:34:44Cette NICI folle
00:34:46a condamné Liana.
00:34:47Les signalements,
00:34:49plaintes
00:34:49et antécédents
00:34:50n'ont servi à rien.
00:34:51Ce drame interroge
00:34:53l'impuissance publique,
00:34:54les défaillances
00:34:54de la chaîne de protection
00:34:55de la France,
00:34:56de la justice
00:34:56et de la sécurité publique.
00:34:59Les prédacteurs sexuels
00:35:00qui s'attaquent à des enfants
00:35:01ne sont pas
00:35:02des criminels
00:35:02comme les autres.
00:35:03Ils doivent être mis
00:35:04hors d'état de nuire.
00:35:07Pouvez-vous nous indiquer
00:35:08quelles responsabilités
00:35:09ont été identifiées,
00:35:10quelles sanctions
00:35:11seront prises
00:35:11et quelles réformes
00:35:12entendez-vous engager
00:35:13pour qu'aucune famille
00:35:14n'ait à revivre
00:35:15un tel drame ?
00:35:16Vous avez demandé
00:35:18au procureur généraux
00:35:18de reprendre
00:35:19l'intégralité
00:35:20des plaintes
00:35:21qui touchent les enfants.
00:35:22Soit 110 000,
00:35:23soit 2 000 par jour.
00:35:24C'est impossible
00:35:25et vous le savez.
00:35:26Le nombre
00:35:27d'inquiétateurs
00:35:27ne cesse de diminuer.
00:35:29là est le vrai problème.
00:35:31Alors,
00:35:31quelles mesures concrètes
00:35:32prendrez-vous
00:35:33pour garantir
00:35:33que les sixièmements
00:35:34soient suivis
00:35:35des faits ?
00:35:35Allez-vous soutenir
00:35:37notre proposition
00:35:37de suppression
00:35:38des aménagements
00:35:39de peine
00:35:39et la fin
00:35:40des confusions
00:35:40des peines
00:35:41pour les auteurs
00:35:42de crimes
00:35:42et délits
00:35:42sur mineurs ?
00:35:43L'état de droit
00:35:44doit faire en sorte
00:35:45que les citoyens
00:35:46n'aient pas à craindre
00:35:47des autres citoyens.
00:35:48Écrivez Montesquieu
00:35:49quand allez-vous
00:35:50le rétablir.
00:35:51Merci.
00:35:52Merci beaucoup,
00:35:53monsieur le député.
00:35:54La parole est à monsieur
00:35:55Gérald Darmanin,
00:35:56garde des Sceaux,
00:35:56ministre de la Justice.
00:36:00Merci, madame la présidente,
00:36:01mesdames et messieurs les députés.
00:36:02Monsieur le député,
00:36:0570 000 plaintes,
00:36:06c'est aujourd'hui
00:36:08les plaintes ouvertes
00:36:09par les parquets
00:36:11qui n'ont pas été classés
00:36:13et qui ne connaissent
00:36:14pas une information judiciaire.
00:36:16Il s'agit à la fois
00:36:17de délits
00:36:19et de crimes
00:36:20qui touchent
00:36:20des personnes mineures.
00:36:22Parmi ces délits
00:36:23et ces crimes,
00:36:24il y a des faits prescrits
00:36:26qui ne connaissent pas
00:36:27la même urgence
00:36:29que lorsque ça concerne
00:36:30des enfants
00:36:31qui sont encore enfants
00:36:32et il y a aussi
00:36:34des crimes
00:36:35qui sont commis
00:36:35sur des mineurs
00:36:36qui ne sont pas prescrits
00:36:38mais dont des personnes
00:36:39qui ont 30, 40 ou 50 ans
00:36:42disent
00:36:42des années après
00:36:43qu'ils ont été
00:36:44victimes de viol
00:36:45de personnes
00:36:45qui ont parfois
00:36:4570, 80 ou 90 ans.
00:36:47C'est évidemment important
00:36:49de les traiter.
00:36:50Elles n'ont pas
00:36:51le même caractère
00:36:52à mon avis
00:36:52d'urgence
00:36:53que des enfants mineurs
00:36:54qui viennent voir
00:36:55la police
00:36:56et la gendarmerie
00:36:56pour dire
00:36:57protégez-moi
00:36:57parce que d'autres victimes
00:36:58sont par ailleurs
00:36:59aussi possibles
00:37:01comme c'est le cas
00:37:02de la plainte
00:37:02du mois d'août 2025
00:37:03que vous avez citée.
00:37:05Donc j'ai demandé
00:37:05aux parquets généraux
00:37:06de faire leur travail
00:37:08quotidien
00:37:08puisqu'ils m'assurent
00:37:10que c'est ce qu'ils font
00:37:11et j'ai entendu
00:37:12des trois heures
00:37:12de discussion
00:37:13avec les parquets généraux
00:37:14comme de toutes les réunions
00:37:15que je fais depuis trois mois
00:37:16depuis mes circulaires
00:37:16de politique pénale
00:37:17que dans l'immense majorité
00:37:19des cas
00:37:19les services enquêteurs
00:37:20de M. le ministre de l'Intérieur
00:37:21sont particulièrement mobilisés
00:37:23et que les procureurs
00:37:25mettent en priorité
00:37:26comme je l'ai demandé
00:37:27depuis maintenant
00:37:2814 mois
00:37:28mais c'était
00:37:29je sais le cas
00:37:30de mes prédécesseurs
00:37:31les crimes
00:37:32comme enfants
00:37:33en haut de la pile.
00:37:34La question est donc
00:37:35de savoir
00:37:35s'il y a d'autres
00:37:35à faire l'IANA
00:37:37M. le député.
00:37:38Petit 1
00:37:39l'inspection
00:37:40que nous commandons
00:37:41qui dans 13 jours
00:37:41rendra publique
00:37:42verra les défaillances
00:37:43de la chaîne
00:37:44des enquêteurs
00:37:45des magistrats
00:37:46peut-être d'autres
00:37:47services publics
00:37:48et on en tirera
00:37:48des conclusions.
00:37:49Petit 2
00:37:50les rapports
00:37:51que je demande
00:37:51à un procureur en généraux
00:37:52pour s'arriver à d'autres
00:37:53à faire l'IANA
00:37:53seront rendus publiques également
00:37:54je les transmettrai
00:37:55aux commissions des lois
00:37:56et si vous le souhaitez
00:37:57à l'ensemble
00:37:57des groupes politiques
00:37:58pas à connaître
00:37:59des affaires individuelles
00:38:00mais le Parlement
00:38:01à connaître
00:38:02des affaires générales
00:38:02et je ferai toute la vérité
00:38:03sur cette histoire.
00:38:04Merci beaucoup
00:38:05M. le ministre
00:38:06M. le député.
00:38:07Mon constat
00:38:08que vous avez pris
00:38:0890 heures
00:38:09pour auditionner
00:38:10les agriculteurs
00:38:10après la manifestation
00:38:11de la GERS
00:38:11et vous n'avez pas trouvé
00:38:133 heures
00:38:13pour auditionner
00:38:14un prédateur
00:38:15mystique sexuel
00:38:16multi-récidiviste
00:38:17dans le même parquet d'Auch
00:38:18durant la même période.
00:38:20Alors M. le ministre
00:38:21nous n'avons pas
00:38:21les mêmes sens de priorité
00:38:22et de l'urgence.
00:38:25Merci beaucoup
00:38:25M. le député.
00:38:27La parole est à présent
00:38:28Mme Muriel Levraud
00:38:30pour la France insoumise.
00:38:36Merci Mme la présidente.
00:38:37M. le ministre
00:38:39Les femmes et les hommes
00:38:40qui accompagnent
00:38:41les élèves
00:38:41en situation de handicap
00:38:43tous les jours
00:38:43à l'école
00:38:44sont aujourd'hui
00:38:45en grève
00:38:45partout dans le pays.
00:38:47Et quand on gagne
00:38:48à peine 1000 euros
00:38:49par mois
00:38:50ce n'est pas
00:38:51de gaieté de coeur.
00:38:52Précarisé
00:38:53maintenu
00:38:54sous le statut
00:38:54de contractuel
00:38:55de la fonction publique
00:38:56les AESH
00:38:57mènent la lutte
00:38:58aujourd'hui
00:38:58pour qu'elles soient
00:38:59enfin reconnues
00:39:00comme des professionnelles.
00:39:01Elles réclament
00:39:02d'intégrer
00:39:03un corps de fonctionnaires
00:39:03de catégorie B
00:39:05et donc de bénéficier
00:39:06d'une formation
00:39:07à la hauteur
00:39:08de leur mission
00:39:08afin de passer
00:39:10un concours
00:39:10qui pourrait s'organiser
00:39:12par Pial
00:39:12ce qui réglerait
00:39:13votre problème
00:39:14de mobilité
00:39:14d'obtenir un diplôme
00:39:16et d'être rémunéré
00:39:17dignement
00:39:17pour un temps plein
00:39:1824 heures par semaine
00:39:20car oui
00:39:21elles font
00:39:22du travail invisible.
00:39:24Et pour comble
00:39:25de cynisme
00:39:26vous annoncez
00:39:26que vous réfléchissez
00:39:27à accorder un statut
00:39:28à seulement 20%
00:39:29d'entre elles.
00:39:30Vous voulez les mettre
00:39:31en concurrence
00:39:32les unes
00:39:33contre les autres.
00:39:35Et parce que
00:39:36vous refusez
00:39:36de mettre
00:39:36les moyens
00:39:37pour l'inclusion scolaire
00:39:38vous continuez
00:39:39de généraliser
00:39:40les pôles d'appui
00:39:40à la scolarité.
00:39:41Ce dispositif
00:39:42de rationalisation
00:39:43qui augmente encore
00:39:45le périmètre de travail
00:39:46des AESH
00:39:47et qui va augmenter
00:39:48de fait
00:39:48la mutualisation
00:39:49de l'accompagnement.
00:39:51Alors que l'Assemblée nationale
00:39:53et la commission
00:39:53mixte paritaire
00:39:54ont par trois fois
00:39:55voté contre
00:39:57les AESH
00:39:59les AESH
00:39:59reçoivent
00:40:00en ce moment même
00:40:01des avenants
00:40:02à leur contrat
00:40:03pour changer
00:40:03leur cadre
00:40:04de travail
00:40:04dès la rentrée scolaire
00:40:06sur lequel est indiqué
00:40:07qu'en cas de refus
00:40:08de signer
00:40:09une procédure
00:40:10de licenciement
00:40:11sera alors engagée
00:40:12à l'initiative
00:40:13de l'employeur.
00:40:15Monsieur le ministre
00:40:16c'est vous
00:40:17l'employeur
00:40:18alors qu'il manque
00:40:19déjà 50 000
00:40:20AESH
00:40:21allez-vous licencier
00:40:22toutes celles
00:40:23qui refusent
00:40:23les pôles d'appui
00:40:24à la scolarité
00:40:25que vous voulez imposer
00:40:26contre l'avis
00:40:27de la représentation nationale
00:40:28des syndicats
00:40:29et de nombreux
00:40:30professionnels de terrain ?
00:40:33Je vous remercie
00:40:34Madame la députée
00:40:35la parole est à
00:40:37Monsieur Edouard Geffray
00:40:38ministre de l'Education nationale
00:40:42Merci Madame la Présidente
00:40:43Mesdames et Messieurs
00:40:44les députés
00:40:45Madame la députée
00:40:47Vous savez effectivement
00:40:48que la question
00:40:49des...
00:40:50le rôle
00:40:50des AESH
00:40:51vous l'avez dit
00:40:52est assez central
00:40:52en matière d'école inclusive
00:40:54et on ne peut pas
00:40:55ignorer les efforts
00:40:56qui ont été faits
00:40:56depuis 2017
00:40:57pour construire
00:40:58un véritable service
00:40:59public de école inclusive
00:41:01Pardon d'y revenir
00:41:02Non c'est vrai Madame
00:41:02pardonnez-moi
00:41:04Mais on va essayer
00:41:05de faire commis
00:41:05le Parlement des enfants
00:41:06et de s'écouter
00:41:06Vous auriez vu
00:41:07c'était formidable
00:41:08Alors
00:41:09premier élément
00:41:11Premier élément
00:41:12il y avait plus 68
00:41:13nous avons créé
00:41:15plus 68%
00:41:16de postes
00:41:16d'AESH
00:41:18plus 68%
00:41:19de postes d'AESH
00:41:19depuis 2017
00:41:21Deuxièmement
00:41:21nous avons ouvert
00:41:23par dérogation
00:41:24et c'est la loi
00:41:24qui l'a fait
00:41:25par dérogation
00:41:26aux règles applicables
00:41:27à la fonction publique
00:41:27la possibilité
00:41:28de cédéiser
00:41:29dès 3 ans
00:41:30Deux tiers
00:41:31des AESH
00:41:32sont aujourd'hui cédés
00:41:34et on a révisé
00:41:34et on a également
00:41:34révisé à cette occasion
00:41:35leur grille
00:41:36qui a pris une augmentation
00:41:37dont j'ai conscience
00:41:38qu'elle est modeste
00:41:39je ne le nie pas
00:41:39mais néanmoins
00:41:40de 13%
00:41:41de leur rémunération
00:41:42au cours des deux dernières années
00:41:43maintenant
00:41:44il y a deux questions
00:41:45qui se posent
00:41:45derrière votre question
00:41:46la première question
00:41:48c'est celle des passes
00:41:49il est dans mon esprit
00:41:50hors de question
00:41:51de licencier
00:41:52qui que ce soit
00:41:53au motif que
00:41:54certains AESH
00:41:54relèvent de passes
00:41:55simplement
00:41:56il s'agit d'une clause
00:41:57pardonnez-moi
00:41:58comme on change
00:41:59dès lors que vous modifiez
00:42:00le périmètre d'affectation
00:42:02il s'agit d'une clause
00:42:03substantielle du contrat
00:42:04que vous êtes tenu
00:42:06par conséquent
00:42:08de faire valider
00:42:10par l'agent
00:42:10et si l'agent refuse
00:42:11effectivement
00:42:12vous avez à ce moment-là
00:42:13un risque
00:42:14mais qui est un risque
00:42:15et que je ne souhaite pas
00:42:16voir se réaliser
00:42:17et j'ai moi-même
00:42:18passé des consignes
00:42:19d'ailleurs au recteur
00:42:20pour que
00:42:21les aires
00:42:22d'intervention
00:42:23des AESH
00:42:24ne soient pas modifiées
00:42:25dans le cadre des passes
00:42:26et qu'elles restent
00:42:27raisonnables
00:42:27territorialement
00:42:28quant au deuxième sujet
00:42:30que vous avez posé
00:42:30la question
00:42:31d'une éventuelle
00:42:32fonctionnalisation
00:42:32d'une partie des AESH
00:42:33nous avons lancé
00:42:34une consultation
00:42:35avec les administrations
00:42:36syndicales
00:42:36le fin mai
00:42:38il y aura une nouvelle réunion
00:42:40le 15 juin
00:42:41les travaux continueront
00:42:42ça pose des questions
00:42:42de temps de travail
00:42:43et de mobilité
00:42:44merci beaucoup
00:42:45monsieur le ministre
00:42:46madame la députée
00:42:48monsieur le ministre
00:42:49il y a déjà eu
00:42:50des licenciements
00:42:51parce qu'elles n'avaient pas
00:42:52signé leur avenant
00:42:53donc vous mentez
00:42:58la parole est à présent
00:42:59madame
00:43:01Colin
00:43:01Austerlet
00:43:02pour le groupe
00:43:02Horizon Indépendant
00:43:05merci
00:43:06madame la présidente
00:43:07monsieur le garde des Sceaux
00:43:09dimanche à Florence
00:43:106 000 personnes
00:43:11ont marché en silence
00:43:12pour dire la douleur
00:43:13d'une famille
00:43:13et l'effroi
00:43:14d'un pays tout entier
00:43:16notre groupe partage
00:43:17cette blessure
00:43:17et cette colère
00:43:19nationale
00:43:20Yana n'est pas morte
00:43:21seulement sous les coups
00:43:22d'un homme
00:43:22elle est morte dans les lenteurs
00:43:23de nos enquêtes
00:43:24dans les silences
00:43:25de nos institutions
00:43:26dans cette chaîne
00:43:27où chacun pense
00:43:28peut-être avoir fait son travail
00:43:30mais où personne
00:43:31n'a empêché
00:43:32l'irréparable
00:43:34cet homme avait été
00:43:35écarté d'un collège
00:43:35avait été signalé
00:43:36et visé par plusieurs plaintes
00:43:38jamais
00:43:38avant ce drame
00:43:39il n'a été placé
00:43:40en garde à vue
00:43:42combien de Jérôme
00:43:43sont à cette heure
00:43:44libres dans nos écoles
00:43:46dans nos foyers
00:43:46de l'aide sociale
00:43:47à l'enfance
00:43:47dans nos services publics
00:43:49votre circulaire
00:43:51faisant des enfants victimes
00:43:52une priorité
00:43:52n'a pas été respectée
00:43:53vous l'avez dit
00:43:55mais quand la parole
00:43:55du garde des Sceaux
00:43:56n'est pas entendue
00:43:57c'est l'autorité
00:43:58de l'Etat
00:43:58tout entière
00:43:59qui est bafouée
00:44:00dans cet hémicycle
00:44:01nous sommes nombreux
00:44:02à être avant tout
00:44:03des parents
00:44:05lorsqu'un enfant parle
00:44:06lorsqu'une mère supplie
00:44:08qu'on l'entende
00:44:08lorsqu'une éducatrice
00:44:10fait un signalement
00:44:10pour viol sur un enfant
00:44:11de l'aide sociale
00:44:12à l'enfance
00:44:13l'Etat n'a pas le droit
00:44:15d'être lent
00:44:15l'Etat n'a pas le droit
00:44:17d'être vague
00:44:18l'Etat n'a pas le droit
00:44:19d'attendre la prochaine victime
00:44:21pour mettre un prédateur
00:44:22hors d'état de nuire
00:44:24l'heure est venue
00:44:25de retrouver
00:44:25l'intransigeance régalienne
00:44:26de l'Etat
00:44:27placer l'agresseur présumé
00:44:29en garde à vue
00:44:30sous 48 heures
00:44:31et mettre la victime
00:44:32à l'abri
00:44:33contrôler l'honorabilité
00:44:34partout
00:44:35où l'on approche
00:44:36des enfants
00:44:37garder à vie
00:44:38la trace
00:44:39des crimes sexuels
00:44:40dans les antécédents judiciaires
00:44:42Monsieur le Premier ministre
00:44:43a formulé des propositions
00:44:45qui seront ajoutées
00:44:45au projet de loi
00:44:46relatif à la protection
00:44:47des enfants
00:44:48nous sommes prêts
00:44:49à les accompagner
00:44:50mais au-delà des lois
00:44:51la nation tout entière
00:44:53doit faire bloc
00:44:54unie
00:44:54elle viendra
00:44:55à bout
00:44:56de ces défaillances
00:44:57Monsieur le garde des Sceaux
00:44:58êtes-vous prêt
00:44:59à engager l'Etat
00:45:00dans cet exercice
00:45:01de lucidité
00:45:02et de transformation profonde
00:45:03pour que de tels
00:45:05dysfonctionnements
00:45:05aux conséquences
00:45:06si dramatiques
00:45:07ne se reproduisent jamais
00:45:09je vous remercie
00:45:10Merci Madame la députée
00:45:11la parole est à Gérald Darmanin
00:45:13garde des Sceaux
00:45:13ministre de la Justice
00:45:17Merci Madame la Présidente
00:45:18Mesdames et Messieurs les députés
00:45:19Madame la députée
00:45:20merci pour votre question
00:45:21pleine d'émotions
00:45:23qui me permet de répondre
00:45:24peut-être sur le fonctionnement
00:45:24de la justice
00:45:25et de l'autorité
00:45:26du ministre
00:45:27sur un ministère particulier
00:45:28le seul cité
00:45:29par Michel Lebray
00:45:30le général de Gaulle
00:45:31dans la constitution
00:45:31et qui gère
00:45:33parmi ses agents
00:45:35agents de la PJJ
00:45:36agents de l'administration pénitentiaire
00:45:37un corps indépendant
00:45:39qui s'appelle
00:45:40les magistrats
00:45:42je parle devant
00:45:43l'Assemblée nationale
00:45:43qui fait la loi
00:45:44depuis 2013
00:45:45Madame la députée
00:45:46l'Assemblée nationale
00:45:46et le Sénat
00:45:47ont retiré
00:45:48aux gardes des Sceaux
00:45:49les instructions individuelles
00:45:51c'est l'article 30
00:45:52du code de procédure pénale
00:45:54les français doivent savoir
00:45:55que alors que vous m'interrogez
00:45:56parfois personnellement
00:45:57parce que vous recevez
00:45:58des familles
00:45:59et pleurez dans votre permanence
00:46:00que je croise des gens
00:46:01chez moi
00:46:01à Tourcoing
00:46:02que sur les réseaux sociaux
00:46:03on m'envoie
00:46:04des affaires
00:46:04parfois incompréhensibles
00:46:06je suis le seul
00:46:07en France
00:46:08à ne pas pouvoir faire
00:46:09un article 40
00:46:10ce qui serait vu
00:46:11et on a vu
00:46:12à quel point cela pouvait être
00:46:13difficile pour certains
00:46:14de mes prédécesseurs
00:46:15comme une injonction
00:46:16dans le fonctionnement
00:46:16de la justice
00:46:17je suis celui
00:46:18qui ne peut pas donner
00:46:19d'instructions individuelles
00:46:20au procureur de la république
00:46:21et je ne sais pas
00:46:22si les français
00:46:22et si même les parlementaires
00:46:23le savent
00:46:24le garde des Sceaux
00:46:24ne peut pas appeler
00:46:25un procureur de la république
00:46:26pour une affaire
00:46:27ne peut pas le recevoir
00:46:28pour une affaire
00:46:30alors il y a deux solutions
00:46:32soit on part du principe
00:46:33que l'indépendance
00:46:34qui garantit la démocratie
00:46:35permet en revanche
00:46:36la responsabilité
00:46:38quand il y a des fautes professionnelles
00:46:39soit on redonne
00:46:41au garde des Sceaux
00:46:41les moyens d'intervenir
00:46:42sur les instructions individuelles
00:46:44alors mesdames la députée
00:46:45c'est un débat parlementaire
00:46:47extrêmement important
00:46:48pour notre démocratie
00:46:49la seule chose
00:46:50que je puisse faire
00:46:52c'est demander
00:46:52par des circulaires
00:46:54politiques générales
00:46:55et je n'ai même pas
00:46:55le droit de dire
00:46:56systématiquement
00:46:57cela m'a été interdit
00:46:59par le conseil d'état
00:47:00je ne peux que demander
00:47:01par des circulaires
00:47:02politiques générales
00:47:03de dire
00:47:03quelles sont les priorités
00:47:04de politique pénale
00:47:05et comme elles n'ont
00:47:06manifestement pas été
00:47:07respectées partout
00:47:08et incontestablement
00:47:09dans cette affaire
00:47:10j'ai proposé
00:47:11à monsieur le Premier ministre
00:47:11que dans la loi
00:47:12les parlementaires disent
00:47:14qu'en moins de trois mois
00:47:15on doit faire
00:47:16sur les crimes pour enfants
00:47:17les minimums
00:47:18d'actes d'enquête
00:47:19qui permettent
00:47:19la garde à vue
00:47:20et parfois
00:47:21peut-être même
00:47:22je l'espère
00:47:22la détention provisoire
00:47:24de personnes
00:47:24qui sont des criminels
00:47:25merci beaucoup
00:47:26monsieur le ministre
00:47:28je suis heureuse
00:47:29de donner la parole
00:47:30pour sa première question
00:47:31au gouvernement
00:47:32à madame
00:47:33Catherine Delon-Mingue
00:47:34devenue députée
00:47:35de la troisième circonscription
00:47:36du Gard
00:47:37en remplacement
00:47:38de madame
00:47:39Pascale Borde
00:47:40madame la députée
00:47:41vous avez la parole
00:47:42pour le groupe
00:47:42Rassemblement National
00:47:43merci madame la présidente
00:47:46monsieur le premier ministre
00:47:47les chiffres du baromètre
00:47:49du secours populaire
00:47:50sont alarmants
00:47:5131% des français
00:47:53peinent à se procurer
00:47:54une alimentation saine
00:47:56pour trois repas par jour
00:47:57et 59% craignent
00:47:59de ne pas pouvoir
00:48:00faire face
00:48:00à un imprévu
00:48:01la précarité
00:48:02ne frappe plus seulement
00:48:04aux portes
00:48:04des plus démunis
00:48:05elle s'installe
00:48:06dans le quotidien
00:48:07des millions de foyers
00:48:08entre l'explosion
00:48:10des prix
00:48:10et la stagnation
00:48:11des revenus
00:48:12les français sont
00:48:13contraints de choisir
00:48:14entre bien manger
00:48:15et payer leurs factures
00:48:16un dilemme inacceptable
00:48:18dans un pays
00:48:19comme le nôtre
00:48:20ce n'est pas seulement
00:48:21une question
00:48:22de pouvoir d'achat
00:48:22c'est une urgence
00:48:24de santé publique
00:48:25les jeunes
00:48:25les seniors
00:48:26les familles modestes
00:48:27tous sont épuisés
00:48:28par cette course
00:48:29à l'économie
00:48:30où il faut acheter
00:48:30des légumes moches
00:48:31chasser les promotions
00:48:33ou recourir
00:48:34à la seconde main
00:48:35pour s'en sortir
00:48:36préserver son niveau
00:48:37de vie
00:48:37est devenu une obsession
00:48:38au détriment
00:48:39de la qualité de vie
00:48:40et de l'avenir
00:48:41pourtant
00:48:42où sont les mesures concrètes
00:48:44votre politique
00:48:45se résume à des chèques
00:48:46complexes
00:48:47illisibles
00:48:48pour les professionnels
00:48:49comme pour les consommateurs
00:48:50tandis que l'inflation
00:48:52continue de ronger
00:48:53le budget des ménages
00:48:54aucune anticipation
00:48:55aucune relance économique
00:48:57aucune solution structurelle
00:48:59pour résorber la dette
00:49:00ou redonner du souffle
00:49:01aux français
00:49:02résultat
00:49:03une société
00:49:04de la débrouille
00:49:05où chacun doit se battre
00:49:06pour survivre
00:49:06pourtant des solutions existent
00:49:08nous au rassemblement national
00:49:10nous proposons
00:49:11de baisser la TVA
00:49:12de 20%
00:49:12à 5,5%
00:49:14sur toutes les énergies
00:49:15électricité
00:49:16gaz, fuel
00:49:17et carburant
00:49:17baisser la TVA à zéro
00:49:19sur les 100 premiers produits
00:49:20de première nécessité alimentaire
00:49:22et hygiénique
00:49:22en cas d'inflation
00:49:23supérieure à 3%
00:49:25agir sur les prix
00:49:26en luttant
00:49:27contre les marges abusives
00:49:28et en soutenant
00:49:29la production locale
00:49:31monsieur le premier ministre
00:49:32quand allez-vous
00:49:33enfin écouter les français
00:49:35quand allez-vous
00:49:36prendre les mesures
00:49:37fortes et immédiates
00:49:38pour redonner
00:49:39du pouvoir d'achat
00:49:40et protéger
00:49:41leur santé
00:49:41les français
00:49:42n'ont plus
00:49:43le temps d'attendre
00:49:46merci madame la députée
00:49:47la parole est à monsieur
00:49:48Roland Lescure
00:49:49ministre de l'économie
00:49:51et des finances
00:49:53merci madame la présidente
00:49:54mesdames messieurs
00:49:55les députés
00:49:56madame la députée
00:49:56de l'enmingue
00:49:57bienvenue à l'Assemblée nationale
00:49:58je suis un peu surpris
00:50:00de la teneur
00:50:00de votre question
00:50:01qui donne l'image
00:50:02d'une France misérable
00:50:04d'une France pauvre
00:50:06d'une France
00:50:06d'une France
00:50:08d'une France
00:50:10qui n'est pas capable
00:50:11aujourd'hui
00:50:11de se projeter
00:50:14je vais répondre
00:50:15à madame la députée
00:50:16monsieur O'Doul
00:50:16si vous pouviez
00:50:17me laisser tranquille
00:50:18alors qu'aujourd'hui
00:50:19la France fait face
00:50:20à des défis énormes
00:50:21évidemment
00:50:21et nous souhaitons
00:50:22pouvoir continuer
00:50:23à accompagner
00:50:23celles et ceux
00:50:24qui souffrent
00:50:24mais cette image
00:50:25de la France
00:50:27qui n'a aucun espoir
00:50:28cette image
00:50:29de la France
00:50:30qui est
00:50:31un continent
00:50:32de pauvreté
00:50:33cette image
00:50:33de la France
00:50:34qui aujourd'hui
00:50:36est malade
00:50:37endémiquement
00:50:37c'est pas la France
00:50:38que je connais
00:50:39et c'est pas la France
00:50:39que je veux construire
00:50:41alors vous nous tracez
00:50:43le portrait
00:50:43d'une France
00:50:45qui n'est pas la mienne
00:50:46et vous y répondez
00:50:48alors ça
00:50:49c'est rien de nouveau
00:50:49ça fait maintenant
00:50:50trois mois
00:50:51qu'on l'entend
00:50:52en disant
00:50:52baisser la TVA
00:50:53sur l'essence
00:50:54excusez-moi
00:50:54c'est pas au niveau
00:50:55c'est pas un niveau
00:50:56et alors
00:50:57si vous passez
00:50:58effectivement
00:50:58à celles et ceux
00:50:59qui souffrent aujourd'hui
00:51:01qu'allez-vous dire
00:51:02à celles et ceux
00:51:02pour qui vous allez
00:51:03baisser le prix de l'essence
00:51:04alors qu'ils n'en ont
00:51:05aucun besoin
00:51:07celles qui aujourd'hui
00:51:08et ceux qui aujourd'hui
00:51:09conduisent des véhicules
00:51:10de société
00:51:11celles et ceux
00:51:12qui conduisent
00:51:13des véhicules énormes
00:51:14celles et ceux
00:51:15qui aujourd'hui
00:51:15n'ont pas besoin
00:51:17celles et ceux
00:51:17qui vont s'enrichir
00:51:18au passage
00:51:19vers des marges
00:51:19qui seront évidemment
00:51:21accrues
00:51:21Madame la députée
00:51:22cette mesure
00:51:23n'est en aucun cas
00:51:24opérante
00:51:25elle n'est en aucun cas
00:51:26efficace
00:51:27elle creusera un trou
00:51:28dans les finances publiques
00:51:29que vous n'aurez
00:51:30aucun moyen
00:51:31de boucher
00:51:32franchement
00:51:33j'ai déjà eu l'occasion
00:51:35de le dire à un de vos collègues
00:51:36vous venez d'arriver
00:51:38choisissez des mesures
00:51:39un peu plus innovantes
00:51:40que celles de vos collègues
00:51:41et je vous écouterai
00:51:43Merci beaucoup
00:51:44Monsieur le Ministre
00:51:45S'il vous plaît
00:51:48la parole est à présent
00:51:49à Monsieur Emmanuel Duplessis
00:51:52pour le groupe
00:51:52écologiste et social
00:51:55Madame la Présidente
00:51:57ma question s'adresse
00:51:57à Madame la Ministre
00:51:58des Sports
00:51:59dans deux jours
00:52:00s'ouvre la coupe
00:52:01du monde de football
00:52:02et des millions
00:52:03de familles
00:52:04seront devant leur télévision
00:52:05pour supporter
00:52:06les bleus
00:52:07mais pendant ce temps
00:52:08une autre compétition
00:52:09se prépare
00:52:10celle des opérateurs
00:52:11de Paris sportifs
00:52:12qui ont prévu
00:52:13d'investir
00:52:14près de 800 millions
00:52:15d'euros
00:52:16en publicité
00:52:17cette année
00:52:17soit une hausse
00:52:18de 25%
00:52:19les bookmakers
00:52:20pratiquent
00:52:21une politique
00:52:22Mbappesque
00:52:23moi
00:52:24tu ne me parles
00:52:24pas d'âge
00:52:25en ciblant
00:52:26directement
00:52:26les plus jeunes
00:52:27résultat
00:52:28près de 8 adolescents
00:52:29sur 10
00:52:30ont déjà été
00:52:30exposés
00:52:31à des publicités
00:52:33pour les jeux
00:52:33d'argent
00:52:34alors que les mises
00:52:35dans les paris sportifs
00:52:36ont été multipliées
00:52:37par 3 en seulement 5 ans
00:52:39et vont dépasser cette année
00:52:41le milliard d'euros
00:52:42il est urgent d'agir
00:52:43contre le matraquage publicitaire
00:52:45pour cela
00:52:46j'ai déposé une proposition
00:52:48de loi
00:52:48déjà co-signée
00:52:49par une quarantaine
00:52:50de députés
00:52:50allant du groupe
00:52:51communiste
00:52:52jusqu'au groupe
00:52:53horizon
00:52:54nos propositions
00:52:55sont simples
00:52:56inspirées de la loi
00:52:57et soutenues
00:52:58par l'ANJ
00:52:59elle-même
00:53:00empêcher la publicité
00:53:02pour les paris sportifs
00:53:03pendant les matchs
00:53:04et sur les réseaux sociaux
00:53:05mieux encadrer
00:53:06les contenus
00:53:06pour que les bookmakers
00:53:07arrêtent de faire croire
00:53:09qu'on peut mettre
00:53:09la daronne à l'abri
00:53:10en misant
00:53:11sur le prochain buteur
00:53:12combattre
00:53:13l'association
00:53:14systématique
00:53:15entre le sport
00:53:16et les jeux d'argent
00:53:17en empêchant
00:53:18le naming des stades
00:53:19des compétitions
00:53:21et l'utilisation
00:53:22de l'image des joueurs
00:53:23comme l'ont récemment
00:53:24réclamé
00:53:25plusieurs membres
00:53:26de l'équipe de France
00:53:27le coût pour la société
00:53:28des jeux d'argent
00:53:29est de 15 milliards
00:53:30d'euros par an
00:53:31soit près de 3 fois
00:53:33les recettes fiscales
00:53:34du secteur
00:53:35si nous voulons
00:53:36tous et toutes
00:53:37ramener la coupe
00:53:38à la maison
00:53:38il va aussi falloir
00:53:40ramener les publicitaires
00:53:42à la raison
00:53:42Madame la ministre
00:53:44êtes-vous prête
00:53:45à agir
00:53:45rapidement
00:53:46sur cette question
00:53:48merci beaucoup
00:53:49monsieur le député
00:53:50la parole est à madame
00:53:51Marina Ferrari
00:53:52ministre de la jeunesse
00:53:52et des sports
00:53:54merci beaucoup
00:53:55madame la présidente
00:53:56mesdames et messieurs
00:53:56les députés
00:53:57monsieur le député
00:53:58du Plessis
00:53:58d'abord vous dire
00:53:59monsieur le député
00:54:00que le gouvernement
00:54:01est extrêmement attentif
00:54:02à cette question
00:54:03des paris sportifs
00:54:04en ligne
00:54:05parce que pour nous
00:54:05notre responsabilité
00:54:06elle est claire
00:54:07c'est de lutter
00:54:08bien évidemment
00:54:08contre les addictions
00:54:09mais également
00:54:10de protéger
00:54:10les jeunes publics
00:54:11et vous avez raison
00:54:12de le rappeler
00:54:12ils sont particulièrement
00:54:14exposés en cette période
00:54:15de coupe du monde
00:54:16vous dire que
00:54:17des travaux sont en cours
00:54:18parlementaires
00:54:19vous avez évoqué
00:54:20votre proposition
00:54:21de loi
00:54:21vous avez eu
00:54:21l'amabilité
00:54:22de me la transmettre
00:54:23et j'espère que
00:54:23nous aurons le plaisir
00:54:24d'en débattre
00:54:25mais également
00:54:26vous le savez
00:54:26dans le cadre
00:54:27de la proposition
00:54:28de loi
00:54:28pour le sport
00:54:29professionnel
00:54:29il y a des éléments
00:54:31qui luttent
00:54:32contre le piratage
00:54:32et vous savez
00:54:33que par l'IPTV
00:54:34il y a beaucoup
00:54:34également de sites
00:54:35de paris sportifs
00:54:36illégaux en ligne
00:54:36contre lesquels
00:54:37nous pourrons lutter
00:54:38mais également
00:54:39des propositions
00:54:39qui ont été
00:54:40introduites par voie
00:54:41d'amendement
00:54:41notamment du député
00:54:42Belladad
00:54:43pour limiter
00:54:44justement
00:54:44le montant
00:54:45des mises
00:54:46pour les jeunes
00:54:46entre 18 et 25 ans
00:54:48donc la représentation
00:54:49nationale
00:54:49avec le gouvernement
00:54:50nous travaillons
00:54:51sur ce sujet
00:54:51vous dire que
00:54:52vous le savez
00:54:52la lutte contre
00:54:53les abus
00:54:54des paris sportifs
00:54:55est encadrée
00:54:55par une direction
00:54:56bicéphale
00:54:57l'ANJ d'un côté
00:54:58et l'ARCOM de l'autre
00:54:59et dans le cadre
00:55:00de la préparation
00:55:01de cette coupe du monde
00:55:01il y a des dispositifs
00:55:02très importants
00:55:03qui ont été mis en oeuvre
00:55:04vous l'avez rappelé
00:55:05plus 25%
00:55:06d'augmentation publicitaire
00:55:07des sites de paris sportifs
00:55:09en revanche
00:55:10tout cela est très encadré
00:55:12et bien évidemment
00:55:13l'ANJ va être très attentive
00:55:14à ce que non seulement
00:55:16ces budgets
00:55:16soient strictement respectés
00:55:18mais également
00:55:19comment vont être ciblés
00:55:20ces publicitaires
00:55:21l'ANJ d'ailleurs vient de faire
00:55:22vous l'avez vu
00:55:22une opération
00:55:23de communication
00:55:24et de sensibilisation
00:55:25zone à risque
00:55:26une semaine
00:55:26avant le début
00:55:27de la coupe du monde
00:55:28et puis dans ces nouvelles
00:55:29pauses fraîcheurs
00:55:29qui s'ouvrent
00:55:30et qui créent potentiellement
00:55:31des nouveaux temps
00:55:32auxquels pourraient être exposés
00:55:33à la publicité
00:55:34sur les paris sportifs
00:55:35vous l'avez vu
00:55:36et je tiens à remercier
00:55:37pour cela les diffuseurs
00:55:38ils se sont engagés
00:55:39à refuser toute publicité
00:55:41qui aurait attrait
00:55:42à la promotion
00:55:43des paris sportifs
00:55:44mais vous le savez
00:55:45c'est également au niveau
00:55:46international
00:55:46que nous devons agir
00:55:47pour lutter également
00:55:48contre les paris illégaux
00:55:49qui sont un risque
00:55:51très important
00:55:51et donc vous savez
00:55:53que nous sommes associés
00:55:54notamment au travers
00:55:55des actions
00:55:56avec Interpol
00:55:57sur des actions
00:55:58que vous connaissez
00:55:58comme Soga par exemple
00:56:00qui vont justement
00:56:01nous permettre
00:56:02pendant la coupe du monde
00:56:02d'avoir une vigilance
00:56:03plus particulière
00:56:04je vous remercie
00:56:05pour votre engagement
00:56:06sur le sujet
00:56:06merci madame la ministre
00:56:08merci monsieur le député
00:56:10j'aimerais avoir votre enthousiasme
00:56:12madame la ministre
00:56:13malheureusement
00:56:13dans le projet de loi
00:56:14sur le financement du sport
00:56:15il n'y a pour le moment
00:56:17rien ou si peu
00:56:18pour bien mieux
00:56:19encadrer les paris sportifs
00:56:21qui sont très largement
00:56:22en dynamique
00:56:22comme je vous l'ai démontré
00:56:24et il est urgent
00:56:24à mettre un coup d'arrêt
00:56:26à ce secteur d'activité
00:56:27qui...
00:56:27merci monsieur le député
00:56:29merci beaucoup
00:56:30la parole est à présent
00:56:31madame Émilie Bonivard
00:56:33pour le groupe
00:56:33droite républicaine
00:56:36ma question s'adresse
00:56:38à monsieur le garde des Sceaux
00:56:40effroi, colère
00:56:42dégoût et douleur
00:56:44voilà ce que nous ressentons tous
00:56:47en pensant à Liana
00:56:48et à sa famille
00:56:49au delà de toute la lumière
00:56:51qu'il faut faire
00:56:52sur les causes de ce drame
00:56:53j'ai une conviction profonde
00:56:55notre système judiciaire
00:56:57peine à prendre pleinement
00:56:59et a priori en compte
00:57:00la parole des enfants
00:57:02quand un enfant parle
00:57:04et c'est déjà très difficile
00:57:05pour lui
00:57:06ce devrait être
00:57:07code rouge
00:57:08de tous les côtés
00:57:09dans l'entourage
00:57:10dans notre système judiciaire
00:57:11on arrête tout
00:57:12et on le met à l'abri
00:57:14ainsi que tous les enfants
00:57:15susceptibles d'être menacés
00:57:17monsieur le ministre
00:57:18comment comptez-vous
00:57:19améliorer concrètement
00:57:20la prise en compte immédiate
00:57:21de cette parole
00:57:22et la protection de l'enfant
00:57:24le principe de précaution
00:57:25doit impérativement s'appliquer
00:57:27cela demande une vraie révolution
00:57:29dans la manière
00:57:30d'aborder ces crimes
00:57:31souvent confrontés
00:57:32à la difficulté
00:57:33de la preuve matérielle
00:57:34mais la difficulté
00:57:36ne peut signifier
00:57:37l'abandon
00:57:38de nos enfants
00:57:39ou l'impossibilité
00:57:40à juger
00:57:40il faut se donner
00:57:42de nouveaux moyens
00:57:43d'instruire ces plaintes
00:57:44monsieur le ministre
00:57:45vous aviez initié
00:57:46avant ce drame
00:57:46d'importants chantiers
00:57:47pour mieux protéger
00:57:48les enfants
00:57:49je veux le préciser
00:57:50souvent contre l'avis
00:57:52général de l'institution
00:57:53judiciaire
00:57:54comme sur l'imprescriptibilité
00:57:55pouvez-vous nous dire
00:57:56quelles sont vos priorités
00:57:57sur lesquelles
00:57:58nous devons être
00:57:58collectivement mobilisés
00:58:00et puis je crois
00:58:01que dans les moments
00:58:02de douleur
00:58:03que nous vivons
00:58:03on a besoin
00:58:04collectivement
00:58:05d'humilité
00:58:06et d'unité
00:58:07assez de jeter
00:58:08l'anathème
00:58:09sur les uns
00:58:10et sur les autres
00:58:11je rappelle
00:58:11qu'il y a un an et demi
00:58:12dans cette même assemblée
00:58:13on a eu l'occasion
00:58:14de se prononcer
00:58:15pour l'imprescriptibilité
00:58:17des crimes sexuels
00:58:18sur les enfants
00:58:18et qu'en raison
00:58:19de l'opposition
00:58:22du rassemblement national
00:58:23de l'UDR
00:58:24mais aussi de la gauche
00:58:25nous nous y sommes parvenus
00:58:27nous avons perdu
00:58:28un an et demi
00:58:29chacun doit balayer
00:58:31devant sa porte
00:58:33humilité
00:58:34unité
00:58:35travaillons ensemble
00:58:36avec respect
00:58:37pour protéger
00:58:38nos enfants
00:58:39je vous remercie
00:58:40merci beaucoup
00:58:41madame la députée
00:58:42la parole est à madame
00:58:43Aurore Berger
00:58:44ministre en charge
00:58:46de l'égalité
00:58:46entre les femmes
00:58:47et les hommes
00:58:49merci madame la présidente
00:58:51mesdames et messieurs
00:58:51les députés
00:58:52madame la députée
00:58:53Émilie Bonivard
00:58:54et permettez-moi
00:58:54de saluer votre engagement
00:58:55personnel
00:58:56dans la cause des enfants
00:58:57et de très longue date
00:58:59et en effet
00:58:59quand il s'était agi
00:59:01de travailler ensemble
00:59:02sur la question
00:59:03de l'imprescriptibilité
00:59:04vous avez été au nom
00:59:06de votre groupe
00:59:06au rendez-vous
00:59:07et au premier rang
00:59:08pour porter ce combat
00:59:09qui est je crois nécessaire
00:59:10j'espère que le moment
00:59:12est venu
00:59:13j'espère que l'heure
00:59:14est venue
00:59:15que nous soyons en capacité
00:59:16d'entendre les enfants
00:59:18d'entendre leurs paroles
00:59:19d'entendre les révélations
00:59:21qu'ils sont prêts
00:59:22à nous faire aujourd'hui
00:59:23et dire aussi
00:59:24à ceux qui
00:59:26ayant vécu cela
00:59:27enfant
00:59:27et qui sont devenus adultes
00:59:28qu'il ne sera
00:59:29jamais trop tard
00:59:31pour que leurs paroles
00:59:32puissent être entendues
00:59:33pour qu'ils aient
00:59:34toujours la possibilité
00:59:35d'avoir dans leur vie
00:59:37accès à la justice
00:59:39parce qu'aujourd'hui
00:59:39la prescription
00:59:41elle protège les bourreaux
00:59:42et elle condamne
00:59:44les victimes
00:59:45c'est ça qui se passe
00:59:46dans notre société
00:59:47et je crois que c'est cela
00:59:49aujourd'hui
00:59:49que nous pouvons
00:59:50et même que nous devons
00:59:52collectivement changer
00:59:53nous sommes prononcés
00:59:54vous le savez
00:59:54avec le garde des Sceaux
00:59:55de manière
00:59:56à ce que l'imprescriptibilité
00:59:59conformément d'ailleurs
00:59:59aux recommandations
01:00:00qui étaient celles
01:00:01de la civise
01:00:01puissent devenir la règle
01:00:03dans notre pays
01:00:04nous recevrons
01:00:05à la demande du Premier ministre
01:00:06l'ensemble des parlementaires
01:00:07engagés sur cette question
01:00:09dès cette fin de semaine
01:00:10pour y travailler
01:00:11et pour je l'espère
01:00:12permettre que
01:00:13dès le texte
01:00:14sur la protection de l'enfance
01:00:15cela puisse être inclus
01:00:16et puis vous l'avez dit
01:00:17il y a aussi
01:00:17la question de la détection
01:00:19comment détecter
01:00:20comment entendre
01:00:22ce qui n'est pas forcément
01:00:22formulé par une parole
01:00:24mais qui peut être
01:00:25un trouble du comportement
01:00:26un trouble alimentaire
01:00:27une régression des apprentissages
01:00:29parce que nos enfants
01:00:30parlent de mille et une manières
01:00:31pour nous livrer
01:00:32les mots qui sont les leurs
01:00:34et cela
01:00:35c'est l'enjeu
01:00:35de la formation systématique
01:00:37de l'ensemble des professionnels
01:00:38au contact des enfants
01:00:39du contrôle d'honorabilité
01:00:41de l'ensemble des professionnels
01:00:42au contact des enfants
01:00:43et de la liste noire aussi
01:00:44qui va enfin pouvoir exister
01:00:46entre périscolaire
01:00:47scolaire et monde sportif
01:00:49et associatif notamment
01:00:50merci à vous
01:00:51et nous allons réussir ensemble
01:00:52merci beaucoup
01:00:53madame la ministre
01:00:55la parole est à présent
01:00:57à monsieur David Topiak
01:00:58pour le groupe Yot
01:01:02merci madame la présidente
01:01:05ma question s'adresse
01:01:06à monsieur le premier ministre
01:01:08je suis aujourd'hui
01:01:09le représentant
01:01:09de départements traumatisés
01:01:11et en colère
01:01:12dimanche
01:01:12lors de la marche blanche
01:01:13pour l'Aïana
01:01:14une phrase était omniprésente
01:01:16plus jamais ça
01:01:17cette colère
01:01:18ne pourra pas trouver
01:01:19d'apaisement
01:01:20qu'au travers d'une action
01:01:21résolue et concrète
01:01:22la semaine dernière
01:01:23j'interrogeais
01:01:24le ministre de l'Intérieur
01:01:25afin d'obtenir des réponses
01:01:26sur des manquements
01:01:27qui ne font aujourd'hui
01:01:28plus guère de doute
01:01:30une enquête administrative
01:01:31a été diligentée
01:01:32or je constate
01:01:32avec effarement
01:01:33qu'avant même
01:01:34ces conclusions
01:01:34le président de la république
01:01:36et le garde des Sceaux
01:01:37valaient de manière
01:01:38bien désinvolte
01:01:38la question des moyens
01:01:39de justice
01:01:41malgré une augmentation
01:01:42du budget
01:01:42de la justice
01:01:43je rappelle
01:01:44que la France
01:01:45ne dispose
01:01:45pour 5000 habitants
01:01:46que de 3 procureurs
01:01:48contre 12
01:01:48pour ses voisins européens
01:01:49alors que les violences
01:01:51sexuelles ont augmenté
01:01:52de 282%
01:01:53entre 2017
01:01:54et 2023
01:01:55ni ce constat
01:01:57est irresponsable
01:01:57je crains
01:01:58que le gouvernement
01:01:59se défausse
01:02:00d'un enjeu systémique
01:02:01au travers
01:02:02d'une recherche
01:02:02de responsabilité
01:02:03individuelle
01:02:04la lutte
01:02:06contre les violences
01:02:06faites aux femmes
01:02:07et la protection
01:02:08des enfants
01:02:09a pourtant été érigée
01:02:10en grande cause
01:02:10du quinquennat
01:02:11d'Emmanuel Macron
01:02:12à deux reprises
01:02:13en 2017
01:02:13puis 2022
01:02:14et pourtant
01:02:15en décembre 2023
01:02:16le rapport
01:02:17de la civise
01:02:17est enterré
01:02:18à l'exception
01:02:18de 23 mesures
01:02:19sur 82
01:02:20en novembre 2025
01:02:22le dépôt
01:02:22d'une proposition
01:02:23de loi intégrale
01:02:24contre les violences
01:02:24sexistes et sexuelles
01:02:26est resté sans suite
01:02:27à partir de janvier 2026
01:02:29malgré plusieurs échanges
01:02:30entre la coalition parlementaire
01:02:31et certains membres
01:02:32du gouvernement
01:02:33le Premier ministre
01:02:34n'a jamais répondu
01:02:34à nos demandes
01:02:35de rendez-vous
01:02:36depuis une semaine
01:02:37je ne compte plus
01:02:38les témoignages
01:02:39qui me parviennent
01:02:39à ma permanence
01:02:40les mobilisations
01:02:41citoyennes d'hier
01:02:42à travers tout le pays
01:02:43illustrent la montée
01:02:44la levée
01:02:45d'une omerta
01:02:45les Gersois
01:02:46les Français
01:02:47ne se satisferont plus
01:02:48de demi-mesure
01:02:49et réclament des actes
01:02:50une protection
01:02:51le devant à toutes les victimes
01:02:52le devant à l'ayana
01:02:55il s'agit désormais
01:02:56il s'agit désormais
01:02:56de choix politiques
01:02:56de volonté
01:02:57ma question est donc simple
01:02:58monsieur le Premier ministre
01:02:59êtes-vous prêt à instruire
01:03:00à l'estat de madame la présidente
01:03:02de l'Assemblée
01:03:03notre proposition
01:03:04de loi intégrale
01:03:05contre les violences
01:03:06sexistes et sexuelles
01:03:07avant la fin de l'année
01:03:082026
01:03:09merci monsieur le député
01:03:10la parole est à monsieur
01:03:11Gérald Darmanin
01:03:12garde d'essai
01:03:13au ministre de la justice
01:03:15merci madame la présidente
01:03:16mesdames et messieurs
01:03:16les parlementaires
01:03:17monsieur le député
01:03:18comme j'ai répondu
01:03:19à Jean-René Cazeneuve
01:03:20notre député du Gers
01:03:21comme vous
01:03:22je crois que l'on peut
01:03:24à la fois dire
01:03:24que nous devons
01:03:25augmenter les moyens
01:03:26pour l'ensemble
01:03:27des services
01:03:27qui s'occupent
01:03:28des violences faites aux enfants
01:03:29personne n'en dit ce qu'on vient
01:03:30je viens d'un département
01:03:32qui est le plus touché
01:03:33par les violences faites aux enfants
01:03:34et j'ai dirigé
01:03:35une commune extrêmement populaire
01:03:37où comme conseil départemental
01:03:38et comme maire
01:03:39j'ai essayé
01:03:39d'alerter
01:03:41et parfois d'améliorer
01:03:42les moyens donnés
01:03:43pour l'aide sociale en France
01:03:44comme pour toutes les personnes
01:03:45qui méritent protection
01:03:46et c'est bien sûr
01:03:48le cas de la justice
01:03:48mais c'est bien sûr
01:03:49le cas de toute une chaîne
01:03:50des collectivités locales
01:03:51vous le savez bien
01:03:53jusqu'à la justice
01:03:55et à la police
01:03:55viendra aussi le moment
01:03:57où on pourra parler
01:03:57des collectivités locales
01:03:58monsieur le député
01:04:00et peut-être
01:04:01des difficultés
01:04:02que nous avons parfois
01:04:03dans le fonctionnement général
01:04:04de la protection
01:04:05je pense
01:04:06vous le savez bien
01:04:07dans votre département
01:04:08au signalement
01:04:08que fait l'aide sociale
01:04:09à l'enfance
01:04:10ou les maisons de santé
01:04:11aussi
01:04:11qui sont parfois informées
01:04:13de solutions
01:04:14et qui ne nous aident
01:04:15pas toujours
01:04:16par manque d'informations
01:04:16collectives
01:04:17de pouvoir repérer
01:04:19des auteurs
01:04:20et pouvoir les poursuivre
01:04:21monsieur le député
01:04:22le premier responsable
01:04:23de cette situation
01:04:24d'abord
01:04:25c'est le criminel
01:04:26et nous pourrions ici
01:04:27dire
01:04:28que c'est
01:04:29d'abord le criminel
01:04:31et nous avons
01:04:32beaucoup d'auteurs
01:04:33qui sont en effet
01:04:34à poursuivre
01:04:3510 000 personnes
01:04:36qui sont en information
01:04:37judiciaire
01:04:3814 000 mis en cause
01:04:39par an
01:04:39pour viol sur mineurs
01:04:40ce sont des masses
01:04:41et on ne peut pas dire
01:04:42que la justice
01:04:42et la police
01:04:43et la gendarmerie
01:04:44ne font rien
01:04:44il se trouve qu'à Hoche
01:04:45un magistrat de plus
01:04:47est arrivé en septembre
01:04:47à la suite
01:04:48de votre interpellation
01:04:49et je vous ai répondu
01:04:50à ce moment là
01:04:51monsieur Cazin
01:04:52avait parlé de l'UMJ
01:04:53et je lui ai répondu
01:04:54à ce moment là
01:04:54il y avait 3 enquêteurs
01:04:563 OPJ
01:04:56sur les 8 gendarmes
01:04:57à la brigade
01:04:58de monsieur le ministre
01:04:59de l'intérieur
01:05:00et il y a 180 dossiers criminels
01:05:01dans l'ensemble
01:05:02du département
01:05:02du Gers
01:05:03pour un tribunal
01:05:05qui compte
01:05:0511 magistrats
01:05:06sur 11
01:05:0758 greffiers
01:05:08sur 60
01:05:08et 4 parquetiers
01:05:09sur 4
01:05:10au tribunal
01:05:12Doche
01:05:12donc oui
01:05:13il faut augmenter
01:05:13les moyens
01:05:14mais il faut aussi
01:05:14voir monsieur le député
01:05:16les dysfonctionnements
01:05:17individuels
01:05:17lorsqu'il y en a
01:05:18et c'est bien
01:05:19de le dire aussi
01:05:19merci beaucoup
01:05:21monsieur le ministre
01:05:22la parole est à présent
01:05:23madame Karine Lebon
01:05:24pour le groupe GDR
01:05:25merci madame la présidente
01:05:27monsieur le garde des Sceaux
01:05:29moi aussi
01:05:30j'ai un coeur qui bat
01:05:30c'est ce que vous avez
01:05:31déclaré ce matin
01:05:32devant nos collègues sénateurs
01:05:34mais le coeur de Liana
01:05:35lui s'est arrêté
01:05:36vous avez présenté
01:05:37des excuses
01:05:39des excuses
01:05:39ne protègent pas
01:05:40les enfants
01:05:42hier partout
01:05:42dans le pays
01:05:43des femmes
01:05:43des enfants
01:05:44des familles
01:05:44des associations
01:05:45se sont rassemblées
01:05:46devant les tribunaux
01:05:47pour dire leur colère
01:05:48chaque année
01:05:49ils sont 160 000
01:05:51à être victimes
01:05:52de violences sexuelles
01:05:52dans notre pays
01:05:53des victimes
01:05:54qui ne sont pas écoutées
01:05:55face à une offre
01:05:56de soins insuffisantes
01:05:57des institutions saturées
01:05:58des procédures classées
01:06:00combien de temps
01:06:01allons-nous encore
01:06:03mimer la stupeur
01:06:04devant ces crimes
01:06:04combien de temps
01:06:06allons-nous encore
01:06:06découvrir
01:06:07après coup
01:06:07que les alertes existaient
01:06:09que les plaintes existaient
01:06:10que les signaux existaient
01:06:11que les institutions
01:06:12savaient
01:06:13il faut des moyens
01:06:15pour opérer un tournant
01:06:16mais des moyens
01:06:16vous prétendez
01:06:17ne pas en avoir
01:06:18lorsqu'on exige
01:06:19une loi intégrale
01:06:20déjà déposée
01:06:21et signée par plus de 100 députés
01:06:22vous nous répondez
01:06:23que vous êtes pour
01:06:24mais vous nous renvoyez
01:06:25vers le premier ministre
01:06:26car selon vous
01:06:26elle serait trop coûteuse
01:06:28mais c'est une question
01:06:29de choix politique
01:06:30et votre inaction
01:06:31coûte plus cher encore
01:06:33Liana a été tuée
01:06:34alors que l'homme
01:06:35mis en cause
01:06:36avait déjà fait l'objet
01:06:37de plusieurs plaintes
01:06:38pour violences sexuelles
01:06:39sur mineurs
01:06:40ce drame révèle
01:06:41une chaîne de défaillance
01:06:42pourtant
01:06:43contrairement à de nombreux dossiers
01:06:45il y avait des preuves
01:06:46rapport médical et judiciaire
01:06:48expertise
01:06:49témoignages
01:06:49les magistrats
01:06:50ne sont pas les seuls responsables
01:06:52c'est tout un système
01:06:53qui a failli
01:06:53système
01:06:54dont vous êtes
01:06:55le principal moteur
01:06:57le problème
01:06:58c'est plus l'absence
01:06:59de diagnostic
01:06:59le problème
01:07:00c'est l'écart
01:07:02insupportable
01:07:02entre ce que l'état sait
01:07:04et ce que l'état fait
01:07:06allez-vous enfin
01:07:07vous placer
01:07:08du côté des victimes
01:07:09et appuyer l'inscription
01:07:10de la proposition
01:07:11de la loi intégrale
01:07:12à l'ordre du jour
01:07:13soit vous le faites
01:07:14soit vous partez
01:07:16merci madame la députée
01:07:18la parole est à Gérald Darmanin
01:07:20garde des Sceaux
01:07:21et ministre de la justice
01:07:23merci madame la présidente
01:07:24mesdames et messieurs
01:07:25les députés
01:07:25madame la députée
01:07:29d'abord si vous me le permettez
01:07:30je ne vous permets pas
01:07:32un seul instant
01:07:32d'évoquer le terme
01:07:33de complicité
01:07:34dans mon action personnelle
01:07:35ou de terre
01:07:36d'évidence faite aux enfants
01:07:39vous ne connaissez
01:07:41madame la députée
01:07:42je vous ai entendu
01:07:43vous ne connaissez rien
01:07:44de mon histoire personnelle
01:07:46vous ne connaissez rien
01:07:49vous ne connaissez rien
01:07:50de mon histoire personnelle
01:07:51s'il vous plaît
01:07:51s'il vous plaît
01:07:52s'il vous plaît
01:07:52s'il vous plaît
01:07:54s'il vous plaît
01:07:54et si je peux me permettre
01:07:56l'omerta existe
01:07:58dans beaucoup de sociétés
01:07:59partout sur le territoire national
01:08:01et que nous en sommes tous
01:08:03si c'est le cas alors
01:08:04particulièrement responsable
01:08:07vous ne connaissez
01:08:08madame la députée
01:08:09rien de mon histoire personnelle
01:08:12vous ne
01:08:13vous m'avez posé une question
01:08:16j'y réponds
01:08:17parce que jetez l'anathème
01:08:19comme vous le faites
01:08:21personnellement
01:08:21alors que lorsque je vais
01:08:22venir devant vous
01:08:23et que je vais vous demander
01:08:24l'intprescriptible des crimes
01:08:25pour les mineurs
01:08:26vous me direz sans doute non
01:08:26comme vous l'avez déjà dit
01:08:28lorsque je vous demanderai
01:08:30que les gardes des sceaux
01:08:30puissent donner des instructions
01:08:32individuelles
01:08:33au procureur
01:08:34vous me direz non
01:08:35parce que je vous rappelle
01:08:35que c'est vos groupes politiques
01:08:36qui ont voté cette loi en 2013
01:08:38et après dans l'hémicycle
01:08:40vous me dites
01:08:40il y a une loi qui a été classée
01:08:42il y a une plainte
01:08:43qui a été classée
01:08:43en 2020
01:08:44et une autre en 2023
01:08:45et vous me dites
01:08:46monsieur Gardesau
01:08:46qu'est-ce que vous faites
01:08:47quand les magistrats sont indépendants
01:08:49madame
01:08:49et c'est heureux sans doute
01:08:51qu'ils le soient
01:08:52dans un grand pays démocratique
01:08:53on accepte leurs décisions
01:08:55et quand ils font des fautes professionnelles
01:08:57s'ils en ont fait
01:09:00madame la députée
01:09:01les magistrats sont indépendants
01:09:02je ne peux pas leur donner
01:09:04d'instructions individuelles
01:09:07voulez-vous
01:09:07en redonner
01:09:08aux gardes des Sceaux
01:09:11quand le magistrat
01:09:12sont indépendants
01:09:12et c'est heureux
01:09:13en démocratie
01:09:14il faut accepter
01:09:15que lorsqu'il y aura
01:09:15une inspection
01:09:16on puisse relever
01:09:18s'il y en a
01:09:18de fautes professionnelles
01:09:20et les sanctionner
01:09:20à la Réunion
01:09:22il y a
01:09:22comme dans mon département du Nord
01:09:24énormément de violences
01:09:25faites aux enfants
01:09:26il y a un nombre de viols
01:09:28sur enfants
01:09:28qui est extrêmement important
01:09:29comme dans mon département du Nord
01:09:31et il y a aussi dans une société
01:09:33comme la Réunion
01:09:33comme dans le Nord Pas-de-Calais
01:09:34comme dans le Nord Pas-de-Calais
01:09:37parfois une omerta
01:09:38alors tous ensemble
01:09:39nous devons lever cette omerta
01:09:41en évitant de jeter
01:09:42des noms d'oiseaux à la tête
01:09:43merci monsieur le ministre
01:09:44madame la députée
01:09:46merci madame la présidente
01:09:48monsieur le ministre
01:09:48je vous ai parlé
01:09:49de la mort
01:09:50d'une enfant
01:09:51je ne vous ai pas parlé
01:09:52de votre histoire personnelle
01:09:53merci de ne pas confondre les deux
01:09:56je vous remercie
01:09:58la parole est à présent
01:10:00à madame
01:10:00allez
01:10:01la parole est à présent
01:10:03à madame Béatrice Bellet
01:10:04pour le groupe socialiste
01:10:11merci madame la présidente
01:10:13monsieur le premier ministre
01:10:14Mayotte est française
01:10:15les Mahorais et les Mahoraises
01:10:17ont choisi la France
01:10:19mais ce mariage choisi
01:10:20est une trahison
01:10:21c'est un goût amer
01:10:22que nous habitants
01:10:23des pays des océans
01:10:24connaissons déjà
01:10:25je rentre d'une mission
01:10:27d'information parlementaire
01:10:28de la délégation aux Outre-mer
01:10:30là-bas comme chez moi
01:10:31en Martinique
01:10:32ils ont le sentiment
01:10:33que la République
01:10:34les regarde de loin
01:10:35de haut
01:10:35comme si l'égalité républicaine
01:10:37s'arrêtait au rivage
01:10:38de leur île
01:10:39à Mayotte
01:10:40plus de 350 000 habitants
01:10:41sont recensés
01:10:42alors que tout le monde sait
01:10:43qu'il y en a bien davantage
01:10:44et ce faisant
01:10:45les modalités d'accès à l'eau
01:10:47aux soins
01:10:48à l'école
01:10:48au logement
01:10:49au service public
01:10:50demeurent profondément difficiles
01:10:52et leur organisation
01:10:53sous-dimensionnée
01:10:54ainsi
01:10:55il n'y a pas d'eau
01:10:56au robinet
01:10:56les coupures se font
01:10:57deux jours
01:10:58deux fois par semaine
01:10:59mais l'état
01:11:00l'état tolère
01:11:00qu'une bouteille d'eau
01:11:01de 33 centilitres
01:11:02soit vendue
01:11:0380 centimes
01:11:04et n'en fournit pas
01:11:05à ses concitoyennes
01:11:07et concitoyens
01:11:08les inégalités
01:11:09y atteignent
01:11:10un niveau
01:11:11que vous n'accepteriez
01:11:12nulle part ailleurs
01:11:13sur les territoires
01:11:14nationales
01:11:15continentales
01:11:16à cette crise sociale
01:11:18s'ajoute
01:11:19une crise sécuritaire
01:11:20majeure
01:11:21les habitants
01:11:21vus sous la menace
01:11:22quotidienne
01:11:23des violences
01:11:24des cambriolages
01:11:24des bandes organisées
01:11:26les élus locaux
01:11:26alertent sans relâche
01:11:28sur une situation
01:11:29devenue insoutenable
01:11:30et comment parler
01:11:31de sécurité
01:11:32sans évoquer
01:11:33oui la question
01:11:34migratoire
01:11:35ne nous cachons pas
01:11:36Mayotte supporte
01:11:37seule une pression
01:11:38migratoire
01:11:38exceptionnelle
01:11:39qui résulte aussi
01:11:41de l'incapacité
01:11:42de l'état
01:11:42à construire
01:11:43une réponse durable
01:11:44et humaine
01:11:45dans son environnement
01:11:46régional
01:11:47cette situation
01:11:48nourrit les tensions
01:11:49fragilise la cohésion sociale
01:11:51et alimente
01:11:52les discours de rejet
01:11:53dans le même temps
01:11:54le gouvernement
01:11:55a décidé de maintenir
01:11:56les visas territorialisés
01:11:57délivrés notamment
01:11:58aux ressortissants
01:11:59de la République démocratique
01:12:00du Congo
01:12:01alors même que ce pays
01:12:02est confronté
01:12:03à une résurgence grave
01:12:04d'Ebola
01:12:05cette décision
01:12:06soulève
01:12:06une interrogation
01:12:07quant à la cohérence
01:12:08de votre politique sanitaire
01:12:10migratoire
01:12:11et humanitaire
01:12:12dans l'océan indien
01:12:13mépris
01:12:14alors le drame
01:12:15après le drame
01:12:16du cyclone Chido
01:12:17après les promesses
01:12:18de reconstruction
01:12:18après l'annonce
01:12:19d'une grande loi
01:12:20de refondation
01:12:21je vous le demande
01:12:22où sont les moyens nouveaux
01:12:24quel calendrier précis
01:12:25quelles mesures concrètes
01:12:26comptez-vous engager
01:12:27pour garantir
01:12:28enfin la sécurité
01:12:29madame la députée
01:12:32madame la ministre
01:12:33Naïma Moutchou
01:12:34ministre en charge
01:12:34des Outre-mer
01:12:40merci madame la présidente
01:12:41mesdames messieurs
01:12:41les députés
01:12:42madame la députée
01:12:43Bélé
01:12:44vous revenez de Mayotte
01:12:45et vous y avez vu
01:12:46les difficultés
01:12:47elles sont réelles
01:12:48je ne les conteste pas
01:12:50vous avez parlé
01:12:51de la pression migratoire
01:12:52c'est une pression hors normes
01:12:54c'est le seul territoire
01:12:55de la République
01:12:55qui effectivement
01:12:56subit cette pression
01:12:57en démographie
01:12:58vous avez évoqué
01:12:59les difficultés
01:13:00d'accès à l'eau
01:13:00les tensions
01:13:01sur les services publics
01:13:02je suis consciente
01:13:03de la situation
01:13:04mais je ne tire pas
01:13:05les mêmes conclusions
01:13:06des constats que vous faites
01:13:07vous en tirez
01:13:08un procès
01:13:09en abandon de l'Etat
01:13:10moi j'y vois l'obligation
01:13:11d'accélérer
01:13:12ce que nous faisons
01:13:13sur le terrain
01:13:14parce que nous n'abandonnons
01:13:15pas Mayotte
01:13:16je veux le redire
01:13:16nous avons pour cette année
01:13:19sanctuarisé 800 millions d'euros
01:13:20pour la reconstruction
01:13:21quand je dis sanctuarisé
01:13:22c'est fléché pour Mayotte
01:13:24de l'argent pour Mayotte
01:13:25à destination des projets
01:13:26pour Mayotte
01:13:27nous accompagnons
01:13:29nous accompagnons
01:13:30les collectivités
01:13:31nous avons imaginé
01:13:32un établissement public
01:13:33qui permette
01:13:34d'accompagner les maires
01:13:35dans la création
01:13:36des écoles
01:13:36les grands projets
01:13:38structurants
01:13:39pour le territoire
01:13:40je pense à l'aéroport
01:13:41de Bouyuni
01:13:41avancent
01:13:42l'usine de dessalement
01:13:44puisqu'on a parlé
01:13:45d'accès à l'eau
01:13:45à Ironibé
01:13:46avancent
01:13:47les calendriers
01:13:48sont tenus
01:13:48non madame la députée
01:13:50le calendrier est tenu
01:13:51en revanche
01:13:52il reste beaucoup
01:13:53à faire c'est vrai
01:13:54personne n'a dit
01:13:55que la reconstruction
01:13:56se ferait en quelques mois
01:13:57je ne l'ai pas dit
01:13:58pas plus que mon prédécesseur
01:13:59nous sommes conscients
01:14:00que tout ça
01:14:01prend du temps
01:14:01mais nous serons au rendez-vous
01:14:03et la question
01:14:03je vais vous dire
01:14:04c'est pas celle de l'action
01:14:05mais c'est celle
01:14:06de l'action collective
01:14:06est-ce que nous serons tous
01:14:07au rendez-vous
01:14:08l'état bien sûr
01:14:09mais aussi les collectivités
01:14:10et les élus
01:14:11au rendez-vous
01:14:12de la reconstruction
01:14:12au rendez-vous
01:14:13des choix budgétaires
01:14:14et financiers
01:14:15à soutenir
01:14:15au rendez-vous
01:14:16des réformes
01:14:17il y aura des décisions
01:14:18à prendre difficiles
01:14:19en matière de gestion
01:14:20des flux migrateurs
01:14:20est-ce que vous serez au rendez-vous
01:14:21madame la députée
01:14:22dans les prochaines semaines
01:14:23et vous le savez
01:14:25ça pèse
01:14:25sur le quotidien
01:14:26des maoraises
01:14:27et des maorais
01:14:28et j'invite d'ailleurs
01:14:29tous les députés ici
01:14:30à l'Assemblée nationale
01:14:31à être au rendez-vous
01:14:32dans les prochaines semaines
01:14:33pour être à la hauteur
01:14:34des défis de Mayotte
01:14:36et donc
01:14:36à sortir des constats
01:14:37et donc
01:14:37à sortir des postures
01:14:39merci beaucoup
01:14:40madame la ministre
01:14:41la parole est à présent
01:14:42madame Périne Goulet
01:14:43pour le groupe démocrate
01:14:46merci madame la présidente
01:14:47monsieur le garde des Sceaux
01:14:49le 4 juin dernier
01:14:50la petite Liana a 11 ans
01:14:51et retrouvée sans vie
01:14:53pourtant
01:14:53pour appréhender
01:14:54l'homme soupçonné
01:14:55de l'avoir tué
01:14:55les signaux
01:14:56et les outils juridiques
01:14:57existaient
01:14:57ce n'est pas le cadre légal
01:14:59qui a failli
01:15:00c'est son application
01:15:01comme trop souvent
01:15:02quand cela concerne les enfants
01:15:03les lois sont votées
01:15:05mais non appliquées
01:15:06sans qu'aucune sanction
01:15:07ne soit jamais prise
01:15:08ce sont des signalements
01:15:09qui ne remontent pas
01:15:10des informations préoccupantes
01:15:11qui ne circulent pas
01:15:12entre les services
01:15:12des mesures de protection
01:15:14qui arrivent trop tard
01:15:15ou qui n'arrivent pas
01:15:16nous le savons
01:15:17les derniers travaux
01:15:17de la délégation
01:15:18aux droits des enfants
01:15:19et de l'Assemblée
01:15:19le prouvent
01:15:20il y a trop de dysfonctionnements
01:15:21entre les acteurs
01:15:22trop de cloisonnements
01:15:23persistants
01:15:23en matière de protection
01:15:24de l'enfance
01:15:25et pas assez de partage
01:15:26d'informations
01:15:28à la lumière des faits
01:15:29nous devons aussi
01:15:30nous interroger
01:15:30sur l'efficacité
01:15:31de la justice
01:15:32il y a le temps
01:15:33de l'enquête
01:15:33et le temps de la justice
01:15:34mais nous devons réduire
01:15:35les délais inutiles
01:15:36et nous le pouvons
01:15:37comme en Espagne
01:15:38nous pourrions mieux
01:15:39utiliser le numérique
01:15:40supprimer les actes superflus
01:15:41ou encore éviter
01:15:43les transferts papiers
01:15:43entre juridictions
01:15:44il est temps
01:15:45de faire entrer
01:15:46notre justice
01:15:47dans le 21ème siècle
01:15:48pour la rendre
01:15:48plus efficace
01:15:49il en va
01:15:50de la confiance
01:15:51de nos concitoyens
01:15:52dans leur justice
01:15:53mais il n'y a pas
01:15:54que l'organisation
01:15:55de notre justice
01:15:55que nous devons repenser
01:15:56l'affaire récente
01:15:57du périscolaire
01:15:58à Paris
01:15:58comme bien d'autres
01:15:59démontre que
01:16:00malgré des signes
01:16:00manifestes de maltraitance
01:16:01personne n'a rien dit
01:16:03personne n'a signalé
01:16:04les faits
01:16:04laissant les enfants
01:16:05seuls
01:16:05sans protection
01:16:06face à leur bourreau
01:16:07alors pourquoi ?
01:16:09parce que nous sommes
01:16:09collectivement convaincus
01:16:11que c'est l'affaire
01:16:11des magistrats
01:16:12des policiers
01:16:12et des travailleurs sociaux
01:16:13au fond
01:16:14l'affaire des autres
01:16:15parce que notre société
01:16:16ferme encore trop souvent
01:16:17les yeux sur les violences
01:16:18commises sur les enfants
01:16:19parce que l'enfant
01:16:20est encore perçu
01:16:20comme l'extension
01:16:21de ses parents
01:16:21mais non
01:16:22la protection de l'enfance
01:16:24c'est l'affaire
01:16:24de chacune et chacun
01:16:25c'est notre affaire
01:16:26ce que nous devons construire
01:16:28c'est une société
01:16:29de la vigilance
01:16:30de la protection
01:16:30absolue des enfants
01:16:31quitte à suspendre
01:16:33des droits d'adultes
01:16:34lorsqu'un doute survient
01:16:35les enfants doivent savoir
01:16:36aussi qu'en s'ouvrant
01:16:38vers les forces de l'ordre
01:16:39ils seront protégés
01:16:41avant tout
01:16:41les enfants doivent être
01:16:43écoutés
01:16:44monsieur le garde des Sceaux
01:16:45alors que nos enfants
01:16:46n'ont toujours pas
01:16:47de représentants dédiés
01:16:48au gouvernement
01:16:48que comptez-vous mettre en place
01:16:50pour moderniser la justice
01:16:51et mieux coordonner
01:16:52les acteurs
01:16:53afin qu'on arrête
01:16:54le travail en silo
01:16:55et que notre pays
01:16:56entre dans une réelle
01:16:57aire de protection
01:16:58de nos enfants
01:16:58merci madame la députée
01:17:00la parole est à monsieur
01:17:01Gérald Darmanin
01:17:02garde des Sceaux
01:17:03ministre de la justice
01:17:05merci madame la présidente
01:17:08mesdames et messieurs les députés
01:17:10madame la députée Goulet
01:17:10moi je voudrais vous dire
01:17:12que comme vous le savez
01:17:13depuis longtemps
01:17:13j'admire votre engagement
01:17:14pour les causes des enfants
01:17:15ici dans cet hémicycle
01:17:16et ailleurs
01:17:17et que je me suis exprimé
01:17:18non seulement à la suite
01:17:19de vos travaux
01:17:20et de vos différentes questions
01:17:21mais aussi dans les commissions
01:17:21d'enquête
01:17:22ou dans la dégation
01:17:23aux droits de l'enfant
01:17:24pour lesquelles vous participez
01:17:25et que vous présidez
01:17:28je me suis exprimé
01:17:29à plusieurs reprises
01:17:29bien avant ce drame
01:17:31pour dénoncer ces silos
01:17:33je ne parle pas
01:17:34des questions pénales
01:17:35qui bien sûr
01:17:36nous occupent
01:17:36mais beaucoup de questions
01:17:37civiles parfois
01:17:38entraînent des drames
01:17:40des viols qui ne sont pas
01:17:41arrêtés
01:17:42des agressions physiques
01:17:43ou psychologiques
01:17:44et parfois
01:17:46des personnes
01:17:46qui sont en détresse
01:17:47pas simplement
01:17:48malheureusement
01:17:49les mères de famille
01:17:50mais bien évidemment
01:17:51les enfants
01:17:52j'ai fait deux propositions
01:17:53fortes
01:17:54pour lutter contre ces silos
01:17:55d'abord dépénaliser
01:17:57la non-présentation
01:17:58d'enfants
01:17:59lorsqu'il y a une accusation
01:18:00d'agression sexuelle
01:18:03il y a dans l'article
01:18:04premier
01:18:05de la loi
01:18:06qui vous est présentée
01:18:07le 15 juillet
01:18:08sur la protection
01:18:08de l'enfance
01:18:09avec Stéphanie Riste
01:18:10l'ordonnance de sûreté
01:18:11tant attendue
01:18:11et qui est parfois
01:18:13tant combattue aussi
01:18:14au sein même
01:18:15de mon ministère
01:18:15vous le savez bien
01:18:16mais parfois
01:18:17on le verra
01:18:17dans l'hémicycle
01:18:18parce qu'il s'agit
01:18:19d'un principe de précaution
01:18:20qu'on appliquera aux enfants
01:18:22et puis deuxième point
01:18:24il y a l'enfant balotté
01:18:25par les silos
01:18:25du ministère de la justice
01:18:26et je ne parle même pas
01:18:27des autres silos
01:18:27du service public
01:18:29reconcentrons-nous
01:18:29sur l'autorité judiciaire
01:18:31un enfant
01:18:32peut connaître
01:18:33à la fois
01:18:33un juge
01:18:34des affaires familiales
01:18:36un juge
01:18:38correctionnel
01:18:39et évidemment
01:18:40aussi
01:18:41un juge
01:18:42des enfants
01:18:43et on ne connaît pas
01:18:44à 360 degrés
01:18:45la composition
01:18:46d'une famille
01:18:47l'historique
01:18:48les plaintes
01:18:48pour viol déposé
01:18:49contre l'éventuel
01:18:50papa
01:18:50les difficultés
01:18:52psychiatriques
01:18:53les problèmes de santé
01:18:54les difficultés
01:18:55tout simplement
01:18:55de la famille
01:18:56j'ai proposé
01:18:57un juge
01:18:58des familles
01:18:59celui qui est capable
01:19:00à 360 degrés
01:19:01de pouvoir
01:19:01l'intégralité
01:19:02du dossier d'enfant
01:19:03d'une famille
01:19:03pour éviter
01:19:04pour faire arrêter
01:19:04immédiatement
01:19:06les difficultés
01:19:07et pour qu'on puisse
01:19:08mettre les silos
01:19:09cassés
01:19:09là où il faudrait
01:19:10les mettre
01:19:11et je voudrais dire
01:19:12que c'est je crois
01:19:13une grande réforme
01:19:13que nous porterons
01:19:14j'ai lancé
01:19:15cette constatation
01:19:15je suis sûr qu'avez-vous
01:19:16on l'inscrira dans la loi
01:19:17merci beaucoup
01:19:18monsieur le ministre
01:19:19la parole est à maintenant
01:19:21à madame Katiana
01:19:22Levevasseur
01:19:23pour le rassemblement national
01:19:26merci madame la présidente
01:19:29monsieur le ministre
01:19:30en 2025
01:19:31selon le collectif
01:19:32les morts de la rue
01:19:33au moins 929 personnes
01:19:35sans domicile
01:19:36sont mortes
01:19:37dans notre pays
01:19:37près de 1000 morts
01:19:39dans les rues
01:19:39dans une voiture
01:19:40dans un abri de fortune
01:19:42parfois dans l'indifférence
01:19:43la plus totale
01:19:44ce ne sont pas seulement
01:19:45des chiffres
01:19:46ce sont des vies brisées
01:19:47ce sont nos concitoyens
01:19:48des hommes
01:19:49des femmes
01:19:49qui ont fini par mourir dehors
01:19:51dans un pays
01:19:52qui dépense toujours plus
01:19:53mais qui semble de moins en moins
01:19:54incapable de protéger les siens
01:19:56c'est un drame national
01:19:57en ce drame dit quelque chose
01:19:59de l'état de notre pays
01:20:00l'échec d'un état
01:20:01qui laisse très souvent
01:20:02les associations
01:20:02seules en première ligne
01:20:03l'épuisement des travailleurs sociaux
01:20:05l'impuissance du 115
01:20:07saturé
01:20:08et la solitude des mères
01:20:09confrontées à des situations
01:20:11humaines dramatiques
01:20:12sont toujours disposées
01:20:13pardon disposées
01:20:14de moyens nécessaires
01:20:16le plus insupportable
01:20:17c'est que parmi ces morts
01:20:18figurent aussi des enfants
01:20:19des enfants de moins de 4 ans
01:20:21des adolescents
01:20:22comment accepter cela
01:20:24depuis des années
01:20:25le gouvernement annonce
01:20:26des plans
01:20:26des crédits
01:20:27des dispositifs
01:20:28pourtant le nombre de morts
01:20:30continue d'augmenter
01:20:31celui de 2025
01:20:32est déjà supérieur
01:20:33à celui de 2024
01:20:35en 2017
01:20:36Emmanuel Macron
01:20:37a affirmé
01:20:37qu'il ne voulait plus voir
01:20:38de femmes
01:20:39et d'hommes
01:20:39dormir dans les rues
01:20:40neuf ans plus tard
01:20:41cette promesse
01:20:42résonne comme le symbole
01:20:44d'une parole présidentielle
01:20:45déconnectée du réel
01:20:46de grandes déclarations
01:20:48des effets d'annonce
01:20:49et au bout du compte
01:20:50des français
01:20:50qui meurent toujours dehors
01:20:53vous nous opposerez peut-être
01:20:54les 203 000 places
01:20:55d'hébergement d'urgence
01:20:56financées par l'Etat
01:20:57mais entre la saturation
01:20:58du 115
01:20:59la pression migratoire
01:21:00sur les dispositifs d'accueil
01:21:02et les 350 000 personnes
01:21:04sans domicile
01:21:04dans notre pays
01:21:05le compte n'y est pas
01:21:06aujourd'hui
01:21:07la rue continue de tuer
01:21:08elle tue par le froid
01:21:10la chaleur
01:21:10la maladie
01:21:11la violence
01:21:12l'isolement
01:21:13mais aussi
01:21:14par l'abandon
01:21:14Monsieur le ministre
01:21:16cette situation
01:21:17appelle autre chose
01:21:18que des éléments
01:21:18de langage
01:21:19le gouvernement
01:21:20attend-il enfin
01:21:21de faire de la protection
01:21:22de nos compatriotes
01:21:23sans abri
01:21:24une véritable priorité nationale
01:21:26quelles mesures
01:21:27comptent-ils prendre
01:21:28pour soutenir
01:21:29les acteurs du terrain
01:21:30garantir la mise
01:21:31à l'abri
01:21:31des plus vulnérables
01:21:33et permettre
01:21:34afin une sortie durable
01:21:35de la rue
01:21:35merci
01:21:36la parole est à Monsieur Vincent Jeanbrun
01:21:38ministre de la ville
01:21:39et du logement
01:21:41merci Madame la Présidente
01:21:43Mesdames et Messieurs
01:21:44les députés
01:21:44vous l'avez dit
01:21:45Madame la députée
01:21:46il y a des choses
01:21:47dans notre pays
01:21:49qui ne sont pas acceptables
01:21:50la rue tue
01:21:51elle tue trop
01:21:52et chacune de ses victimes
01:21:54est une victime de trop
01:21:55cela va sans dire
01:21:56les gouvernements successifs
01:21:58ont depuis 2017
01:21:59augmenté les moyens
01:22:00plus de 60% de budget
01:22:02plus de 55% de place
01:22:04pour accueillir
01:22:05celles et ceux
01:22:06qui sont en difficulté
01:22:07pour se loger
01:22:08pour avoir un toit
01:22:08et tout simplement
01:22:09pour être protégés
01:22:11alors
01:22:12merci de poser cette question
01:22:14merci de dire
01:22:15à quel point
01:22:15il faut qu'on reste mobilisés
01:22:17sur ces sujets majeurs
01:22:18et merci de rappeler
01:22:19qu'au fond
01:22:20et c'est là
01:22:21au plafond de cette coupole
01:22:22le mot fraternité
01:22:23n'est pas un vain mot
01:22:25et merci par avance
01:22:26Madame la députée
01:22:27de le dire
01:22:28à tous vos collègues
01:22:29ici présents
01:22:30qui ont déposé
01:22:31au moment du budget
01:22:32non pas un
01:22:33non pas deux
01:22:34mais quatre amendements
01:22:35pour baisser le budget
01:22:37de l'hébergement d'urgence
01:22:38le baisser de plus de 300 000 euros
01:22:39pour baisser le nombre de places
01:22:41pour baisser l'accompagnement
01:22:42alors c'est pas parce que
01:22:44la campagne présidentielle arrive
01:22:45qu'il faudrait faire semblant
01:22:47vous avez systématiquement défendu
01:22:49la baisse des moyens
01:22:49de l'hébergement d'urgence
01:22:50alors réfléchissez bien
01:22:52avant de poser ce genre de questions
01:22:53il y a ceux qui agissent
01:22:55il y a ceux qui parlent
01:22:57merci monsieur le député
01:23:00la parole est à madame Laure Miller
01:23:03pour le groupe Ensemble
01:23:04pour la République
01:23:06merci
01:23:08merci madame la présidente
01:23:10ma question s'adressait
01:23:11au premier ministre
01:23:13et aux membres du gouvernement
01:23:14je voulais en effet
01:23:16demander au premier ministre
01:23:17et au gouvernement
01:23:18de pouvoir rassembler
01:23:19finalement toutes les initiatives
01:23:20qui existent
01:23:21dans notre parlement
01:23:22et beaucoup de députés
01:23:24qui sont engagés
01:23:25sur ces questions
01:23:25autour de la protection
01:23:26de l'enfance
01:23:26de manière générale
01:23:27et donc je voulais vous poser
01:23:29cette question
01:23:29et en fait
01:23:30j'ai plus du tout envie
01:23:31de suivre mon propos
01:23:32parce que je suis
01:23:34enfin en fait
01:23:34j'ai honte
01:23:36depuis qu'on a commencé
01:23:37cette séance de questions
01:23:38au gouvernement
01:23:39j'ai honte
01:23:39de l'image qu'on donne
01:23:41hier
01:23:41il y a des hommes
01:23:42des femmes
01:23:43beaucoup de femmes
01:23:44qui se sont déplacées
01:23:45probablement pour la première fois
01:23:46de leur vie
01:23:47devant un palais de justice
01:23:49pour nous demander
01:23:50d'agir en responsabilité
01:23:52et de protéger nos enfants
01:23:53et depuis 15 heures
01:23:54on se renvoie la balle
01:23:56comme des gamins
01:23:56dans une cour d'école
01:23:57on cherche des responsabilités
01:24:00individuelles
01:24:01et en fait
01:24:01j'imaginais
01:24:02mais avec beaucoup
01:24:03de maïveté sans doute
01:24:04qu'on allait être constructifs
01:24:06enfin
01:24:06parce que je crois
01:24:07que c'est ce que les gens
01:24:07attendent de nous
01:24:08sur un sujet comme celui-ci
01:24:09qu'on se tienne la main
01:24:11qu'on se tende la main
01:24:12qu'on se mette tous
01:24:13autour d'une table
01:24:14pour travailler
01:24:15pour nos enfants
01:24:16c'est pas un sujet politicien
01:24:18c'est un sujet
01:24:19d'ampleur
01:24:20de grande ampleur
01:24:21et voilà
01:24:21j'imaginais qu'on allait avoir ça
01:24:22et en fait j'ai honte
01:24:23et je voudrais
01:24:23m'excuser
01:24:24parce qu'on a donné une image
01:24:25mais déplorable
01:24:26il n'y a déjà plus beaucoup
01:24:27de français qui croient
01:24:28encore en la politique
01:24:29mais je crois que ce qu'on est
01:24:30en train de donner
01:24:31encore à voir
01:24:33comme image de la politique
01:24:34c'est vraiment
01:24:34un désastre
01:24:36un désastre
01:24:36donc je suis désolée
01:24:37et si être députée
01:24:38en mai 2026
01:24:40c'est ça
01:24:40et bien je ne suis pas
01:24:41je ne me sens pas députée
01:24:43je me sens citoyenne
01:24:44et je suis vraiment déçue
01:24:45donc je vous demande quand même
01:24:46monsieur le premier ministre
01:24:48de mettre autour de la table
01:24:49il y a des hommes
01:24:50et des femmes
01:24:50dans cet hémicycle
01:24:51qui sont de bonne volonté
01:24:53qui mettent de côté
01:24:54leur étiquette politique
01:24:54et qui savent construire des choses
01:24:56et j'aimerais que cette année
01:24:57ne soit pas une année
01:24:58de paralysie politicienne
01:25:00mais une année vraiment
01:25:01au service de cette protection
01:25:03de l'enfance
01:25:03au sens large
01:25:04et je crois que c'est possible
01:25:05avec les bonnes personnes
01:25:06et je vous remercie par avance
01:25:07si vous pouvez le faire
01:25:09merci beaucoup
01:25:10madame la députée
01:25:11la parole est à madame Aurore Berger
01:25:12ministre en charge
01:25:13de l'égalité entre les femmes
01:25:14et les hommes
01:25:18merci madame la présidente
01:25:19mesdames et messieurs
01:25:20les députés
01:25:21madame la députée
01:25:21Laure Miller
01:25:22les membres du gouvernement
01:25:23n'ont pas le droit
01:25:23d'applaudir les députés
01:25:24mais je me serais volontiers
01:25:26associée aux applaudissements
01:25:27qui viennent de vous être adressés
01:25:28parce que je crois
01:25:29que vous avez fait honneur
01:25:30à cet hémicycle
01:25:31en rappelant la dignité nécessaire
01:25:33qui doit présider à nos débats
01:25:34ce d'autant plus
01:25:35quand on parle de la protection
01:25:36des plus vulnérables
01:25:37dans notre société
01:25:38c'est-à-dire de nos enfants
01:25:39donc merci à vous
01:25:41de permettre que nous puissions
01:25:41conclure cette séance
01:25:43de questions au gouvernement
01:25:44dans ce qui devrait être
01:25:45l'unité nationale
01:25:46et la concorde nationale
01:25:47et le sursaut national
01:25:49qui doit être le nôtre
01:25:50pour protéger nos enfants
01:25:51protéger les femmes
01:25:52face aux violences sexuelles
01:25:54vous êtes au rendez-vous
01:25:55et en effet
01:25:56sur tous les bancs
01:25:57de cet hémicycle
01:25:58à l'Assemblée
01:25:58comme au Sénat
01:25:59il y a des hommes
01:26:00et des femmes
01:26:00de bonne volonté
01:26:01qui veulent agir
01:26:01il y a des initiatives parlementaires
01:26:03qui viennent de tous les bancs
01:26:04et nous n'avons pas le droit
01:26:06vis-à-vis des enfants
01:26:07je vois votre émotion
01:26:09madame la députée
01:26:09vis-à-vis de Yanis
01:26:10que vous avez souhaité
01:26:12en honneur de quelle
01:26:13vous avez souhaité porter
01:26:14une proposition de loi
01:26:15essentielle
01:26:16adoptée ici
01:26:17à l'unanimité
01:26:18en hommage à Liana
01:26:18en hommage
01:26:19à tous les enfants
01:26:20qui malheureusement
01:26:21ne sont plus là
01:26:22et que nous aurions dû
01:26:23collectivement réussir
01:26:24à protéger
01:26:25nous nous devons
01:26:26d'être au rendez-vous
01:26:27et nous faisons la promesse
01:26:28au sein du gouvernement
01:26:29que nous serons au rendez-vous
01:26:30avec toutes celles
01:26:31et tous ceux
01:26:31qui veulent agir
01:26:32merci à vous
01:26:33Merci beaucoup
01:26:34madame la ministre
01:26:35la séance de questions
01:26:36au gouvernement
01:26:37est terminée
01:26:38la séance est suspendue
01:26:39merci à vous
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