Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 6 minutes
Ce mardi 9 juin, les convictions de Levy Capital Partners concernant les marchés portés par la tech ont été abordées par Olivier Levy, président de Levy Capital Partners, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01En portefeuille, oui, on va parler un petit peu d'allocation, qu'est-ce qu'il faut faire aujourd'hui
00:05?
00:05Sachant que c'est vrai que c'est compliqué de faire une émission, sans parler d'intelligence artificielle,
00:10avec toujours beaucoup de volatilité liée notamment aux valeurs liées au second conducteur,
00:15on le voit notamment depuis vendredi, et la très forte volatilité, notamment sur l'indice de Philadelphie,
00:20qui a perdu 10% vendredi et qui a repris un peu plus de 5% hier.
00:24Bonjour Olivier Lévy.
00:25Bonjour Étienne.
00:26Président de Lévy Capital Partners.
00:28Oui, alors on va essayer de parler des marchés sans parler que de l'intelligence artificielle,
00:32parce que dans un portefeuille, on ne peut pas que avoir des valeurs liées à l'intelligence artificielle.
00:37Comment vous regardez un petit peu ce qui se passe sur les marchés ?
00:39Encore ce matin, c'est poussif en Europe, et puis du côté de l'Asie, du côté des États-Unis,
00:43on a une énorme volatilité avec ces valeurs liées aux semi-conducteurs qui prennent une place énorme dans les indices,
00:49avec des capitalisations boursières qui sont juste stratosphériques.
00:52Encore SKINX ce matin, plus 10%, ça pèse 1000 milliards,
00:55donc c'est vrai que c'est compliqué de faire l'impasse et de ne pas en parler.
00:58Oui, c'est compliqué de ne pas en avoir, par contre il faut raison garder, il faut pouvoir écréter, en
01:02bonne gestion.
01:03Les marchés sont nerveux, resteront volatiles,
01:07dans l'attente effectivement de ce que les banques centrales vont faire fin de semaine.
01:12Le Moyen-Orient est dans la séquence, là aussi,
01:16donc cela rajoute du stress, alors que si on regarde sur le long terme,
01:20de l'inflation il y aura, et il faut savoir s'en protéger.
01:23Donc nous, dans nos portefeuilles, on reste sur des positions très solides,
01:28où on a des actions qui ont un véritable pricing power sur le long terme.
01:33On a des obligations qui nous protègent de l'inflation, comme les OATI,
01:38qui là aussi s'indexent sur l'inflation.
01:41On a des actifs réels, qu'on joue et qu'on surjoue.
01:45On a beaucoup de matières premières aussi,
01:47donc là aussi on se laisse porter par la volatilité,
01:50mais sur le long terme on a besoin de cette décorrélation apportée par les matières premières.
01:55Quand vous parlez des matières premières, c'est du pétrole, c'est de l'or, c'est des minerais,
02:01c'est très large les matières premières.
02:02On dit souvent les hard et les soft commodities,
02:05c'est-à-dire aussi bien les matières premières agricoles
02:08que des matières premières type pétrole ou de l'or, le nickel,
02:13pour se couvrir et pour jouer la tendance ou la raréfaction de ces matières sur le long terme.
02:18On nous a souvent dit qu'il y avait le peak oil,
02:20c'est-à-dire qu'on serait sur la fin du pétrole,
02:23mais en fait on ne le voit pas,
02:24puisque les grandes économies continuent à utiliser l'énergie fossile massivement.
02:31Donc on continue, pour certaines poches, à jouer effectivement ces matières premières.
02:37Dans un family office, on est là sur du temps long,
02:39on n'est pas là pour faire de la spec ni du trading.
02:41Néanmoins, on l'a vu depuis le début de l'année,
02:43il y a eu quand même beaucoup de revirements.
02:46En termes de conviction, comment ça a évolué ?
02:48Est-ce que vous avez pris des billets nouveaux ?
02:51Est-ce qu'il y a certaines positions que vous avez arrêtées ?
02:53Comment ça s'est déroulé ?
02:54On arrive bientôt à la fin du premier semestre.
02:57Ça n'a pas été un long fleuve tranquille pour l'instant ?
02:59Non, vous avez raison, mais on reste arc-bouté sur nos convictions,
03:05où effectivement l'inflation n'est pas morte,
03:07et ça joue sensiblement,
03:09puisque chez les V-Capital Partners,
03:10on doit neutraliser l'inflation, la fiscalité,
03:14et le train de vie de nos clients.
03:15Donc effectivement, l'inflation est un des moteurs de protection,
03:19de performance que sais-je,
03:20pour effectivement jouer cette tendance-là.
03:22Il faut être sur des tendances longues,
03:24et de facto, effectivement,
03:26c'est sur un portefeuille obligataire,
03:29mitiger la sensibilité et la duration des portefeuilles,
03:32à l'aune des nouveaux taux.
03:34Les taux, il y a encore quelques années, étaient très bas.
03:36Le 10 ans français a fait une pointe à 4%.
03:38Il y a encore 10 jours,
03:40on est revenu à 3,60, 3,70.
03:42Donc, et c'est peut-être pas fini,
03:44puisqu'on a eu un moment en Angleterre très douloureux,
03:48très douloureux, le moment listresse,
03:50où là aussi, les marchés financiers n'ont pas aimé
03:52la politique gouvernementale anglaise en son temps,
03:55quid de la politique française, à l'aune des élections.
03:58Donc, on n'est pas à l'abri que les taux puissent,
04:01là aussi, continuer à progresser.
04:02Et puis, mécaniquement, il semblerait que les banques centrales
04:06hauchent leurs taux bientôt.
04:08Avec notamment la BCE, qui est attendue au tournant jeudi.
04:11Donc, plutôt sur la duration courte ?
04:13Courte, ou pourquoi pas forcément.
04:15Il y a des choses aussi très longues.
04:16On doit faire preuve d'audace aussi.
04:19Quand vous avez du Bundis 30 ans qui sert des taux très sympathiques,
04:23bon, ben voilà, on a des convictions sur l'Allemagne
04:25qui a une structure bilancielle exceptionnelle.
04:27Ce n'est pas l'Italie, ce n'est pas la France.
04:28En termes actions, ça ressemble à quoi aujourd'hui,
04:30la poche actions, que ce soit en termes sectoriels,
04:33mais aussi géographiques ?
04:35Toujours concentré sur les US pour les moteurs de performance
04:39que vous l'avez mentionné en début,
04:40l'intelligence artificielle, la technologie, le cloud et autres.
04:44Ils sont incontournables.
04:45Incontournables, malgré la hausse de l'année ?
04:47Oui, parce que vous avez des faiseurs.
04:49Donc, les grands faiseurs, les alphabètes, les Microsofts,
04:52seront encore là dans quelques années,
04:54parce qu'elles prennent, là aussi, les bonnes décisions.
04:59Quand bien même, il y a beaucoup, effectivement,
05:01de spéculation autour des data centers et de l'IA.
05:04En Europe, on continue à être sur des sociétés comme, par exemple, Safran,
05:09qui va profiter des lois de programmation militaire.
05:11On l'oublie, mais bon, eux, ils ont, là aussi, un boulevard dans le civil et le militaire.
05:17Donc, ça, c'est pour des grandes capitalisations.
05:19Sur des petites, il y a beaucoup de sociétés qui sont très délaissées
05:22ou des situations spéciales.
05:24Et je pense à la santé, comme Boiron,
05:26qui avait, là aussi, une tentative de retrait de la cote il y a deux ans et demi.
05:30Le cours ne vaut pas grand-chose.
05:32Donc, c'est le moment de s'y réintéresser avec des coupons
05:35qui viennent, là aussi, nous conforter dans l'approche.
05:38Quand on a 5-6% de dividendes,
05:40eh bien, ça nous permet d'être patient et de porter notre position.
05:44Diversification, bien sûr.
05:45Ce n'est pas un conseil.
05:46Vous êtes là pour partager un petit peu vos convictions.
05:49Et puis, les foncières.
05:51C'est vrai que les foncières ont bien performé l'année dernière en bourse.
05:55Et puis là, forcément, avec ce contexte inflationniste,
05:58pourquoi pas des banques centrales qui vont remonter leurs taux à plusieurs reprises.
06:02Est-ce que ça ne remet pas un petit peu en cause le modèle des foncières ?
06:05En tout cas, la profitabilité.
06:07Ça ne remet pas en cause le modèle,
06:09puisque sous Mitterrand, les taux n'étaient pas les mêmes,
06:12l'inflation n'était pas la même
06:13et ça n'a pas empêché les foncières de bien se développer.
06:15La question, c'est de trouver celles qui sont sur, là aussi,
06:20les leviers de performance de demain.
06:21Donc, il y a effectivement des moteurs de croissance dans la logistique,
06:25la santé, les résidences étudiantes
06:26que vous ne trouvez plus dans le résidentiel.
06:28Vous avez eu l'effet richesse.
06:30Il y en a qui sont peut-être mieux gérés que d'autres.
06:33Il y en a qui sont mieux géographiquement diversifiés que d'autres.
06:37Vous avez Merci Alice qui est très franco-française.
06:39Vous aviez Unibac qui est européenne et américaine pour 30%.
06:44Vous avez des acteurs comme Clépierre qui sont en Italie et en Scandinavie.
06:47Vous avez des acteurs comme Vonovia qui sont très concentrés sur l'Allemagne
06:50avec un encadrement des loyers.
06:53Donc, vous avez, là aussi, du shopping à faire dans un gisement qui est très petit
06:57parce qu'il n'y a pas beaucoup de foncières cotées en bourse.
06:59Mais ce sont encore les grandes aristocrates.
07:01Cela veut dire quoi ?
07:02Cela veut dire qu'elles vous distribuent un dividende
07:04entre 4, 5, 6 ou 7% selon les années
07:08qui est souvent appréciable.
07:09Et ce sont des sociétés qui ne sont pas toutes endettées.
07:12Là aussi, il y a des sociétés qui avaient fait la restructuration
07:14qui s'imposait il y a quelques années.
07:16Il y en a d'autres qui sont très endettées
07:17comme Around Town en Allemagne,
07:20comme Vonovia en Allemagne
07:22et d'autres qui le sont beaucoup moins,
07:24qui avaient profité, là aussi, pour vendre des actifs
07:27et se désendetter, je pense, à Merci Alice ou Carmilla.
07:30Mais quand vous voyez la remontée des taux longs,
07:31c'est vrai que tout à l'heure, vous parliez du disant français,
07:33le Bund allemand à 3%, etc.
07:35Pour vous, non.
07:36Il faut garder la tête froide et ne pas vendre ses foncières.
07:39Cela ne remet pas en cause la thèse d'investissement.
07:41Comme je vous l'ai dit, il faut pouvoir être sélectif
07:44dans ce gisement-là.
07:45Évidemment, il y a un effet mécanique.
07:47Quand les taux montent,
07:48les gens se désengagent de cette classe d'actifs.
07:51Quand je dis les gens, c'est les ETF.
07:53Quand je dis les gens, il y a des institutionnels
07:55et des investisseurs audacieux qui, eux, y rentrent.
07:58Merci beaucoup, Olivier Lévy.
07:59Il nous a repartagé les convictions de votre famille.
08:01Je rappelle que vous êtes président de Lévy Capital Partners.
08:04Le CAC.
08:04Merci.
Commentaires

Recommandations