Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 17 heures
Au programme de cette édition, l’affaire Lyhanna scandalise les Français. Une nouvelle fois, le système politico-judiciaire a failli au détriment de victimes innocentes pendant que des juges montrent quotidiennement leur opiniâtreté sur des affaires politiques.

Mais avant, nous évoquerons l’escalade au Moyen-Orient. Alors que Donald Trump répète qu’un accord avec l’Iran est imminent pour mettre un terme à la guerre, Israël multiplie ses offensives contre le Liban, relançant ainsi la riposte de Téhéran et des Houthis.

Nous irons ensuite à Budapest, où la droite hongroise tente de se remobiliser, notamment contre l’adoption du Pacte migratoire européen par le nouveau gouvernement.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il y a un an, le système politico-financier frappait Tével en fermant notre compte bancaire sans justification.
00:07Le coût a été rude, très rude.
00:09Et un an plus tard, nous pouvons même le chiffrer, 442 987 euros.
00:15Une part énorme de notre budget, des projets retardés, un manque à gagner colossal
00:20et un temps précieux volé à notre mission première, vous informer.
00:24Alors nous avons décidé de ne pas laisser cette attaque sans réponse en saisissant la justice,
00:28non seulement pour obtenir réparation, mais aussi pour forcer le pouvoir à expliquer cette chasse aux sorcières contre TVL.
00:35Car les opérations de déstabilisation du système contre TV Liberté s'enchaînent.
00:40Il y a bien sûr cette censure bancaire qui nous traite en paria pour des raisons politiques
00:44et nous interdit l'accès à des prêts pour investir et pérenniser notre activité.
00:49Mais il y a aussi les censures, les suppressions de nos émissions, de notre chaîne, de nos abonnés
00:54et notre visibilité sur les plateformes qui est amoindrie pour limiter notre force de frappe
00:59ainsi que la presse aux ordres qui cherche sans arrêt à nous salir.
01:03Tout est bon pour nous anéantir.
01:06Pourtant, jusqu'ici, nous tenons bon.
01:09Nous tenons bon grâce à vous, mais aussi grâce à une gestion au cordeau des dépenses
01:14et une rigueur sans faille dans notre volonté de vous informer sans jamais céder à la facilité.
01:20Et depuis la création de TVL, les faits nous donnent raison.
01:22Ces dernières années, notre traitement de la crise sanitaire, de la guerre en Ukraine,
01:26plus récemment de la crise au Moyen-Orient, nos analyses n'ont jamais été battues en brèche.
01:32Certains médias courent désormais derrière nos décryptages pour tenter d'effacer leurs inconséquences,
01:38leurs mensonges et leurs partis pris.
01:39Mais à l'aube d'échéance cruciale, le pouvoir est aux abois et il est prêt à tout.
01:46Avant 2027, ils veulent contrôler les réseaux sociaux, surveiller vos activités,
01:51censurer les médias alternatifs et les saigner.
01:54Ils veulent imposer leurs programmes mortifères, la guerre, la ruine, la dette et la mort de notre civilisation.
02:01Mais la violence du système traduit aussi son agonie.
02:04Et c'est là que nous devons lancer tous nos efforts dans la bataille.
02:07Face à cet extrême centre au pouvoir et aux médias financés par des oligarques, des puissances étrangères,
02:13le complexe militaro-industriel ou même vos impôts,
02:16plus que jamais nous devons nous battre pour rétablir la vérité.
02:20Quand la presse vous impose des œillères, TVL vous offre une longue vue.
02:25Car TVL n'a pas de conflit d'intérêt.
02:27Notre mission, c'est vous informer.
02:29Une mission uniquement rendue possible par votre don.
02:32Alors mettez les bouchées doubles et soutenez TVL.
02:36Dès maintenant, je compte sur vous.
02:58Madame, Monsieur, bonsoir.
03:00Je suis ravie de vous retrouver au programme de cette édition.
03:03L'affaire Liana scandalise les Français.
03:05Une nouvelle fois, le système politico-judiciaire a failli au détriment de victimes innocentes
03:10pendant que des juges montrent quotidiennement leur opiniâtreté sur des affaires politiques.
03:15Mais avant, nous évoquerons l'escalade au Moyen-Orient.
03:19Alors que Donald Trump répète qu'un accord avec l'Iran est imminent pour mettre un terme à la guerre,
03:23Israël multiplie ses offensives contre le Liban,
03:26relançant ainsi la riposte de Téhéran et même des outils.
03:31Nous irons ensuite à Budapest, où la droite hongroise tente de se remobiliser,
03:35notamment contre l'adoption du pacte migratoire européen par le nouveau gouvernement de Peter Magyar.
03:45Nouveaux sursauts d'ampleur dans la guerre américano-israélienne.
03:48Après 100 jours de conflits contre l'Iran, les hostilités ont largement entamé le cessez-le-feu décidé il y
03:54a deux mois.
03:55Téhéran accepte désormais une nouvelle trêve en échange d'un arrêt des frappes israéliennes contre le Liban.
04:00Le point tout de suite.
04:03Donald Trump a-t-il perdu le contrôle de la guerre qu'il a déclenché aux côtés d'Israël contre
04:08l'Iran ?
04:08C'est en tout cas l'impression que l'on pourrait avoir en observant les événements des dernières heures.
04:13Alors que le président américain appelait Tel Aviv à la retenue depuis des jours dans ses frappes contre le Liban,
04:20c'est finalement une véritable escalade qui s'est déroulée au Moyen-Orient.
04:24Samedi, Beyrouth a fait les frais de frappes importantes de la part d'Israël qui affirmait cibler un bastion du
04:30Hezbollah dans le quartier de Daïe.
04:33A noter que cette zone est très largement au nord du fleuve Litani, censée matérialiser la frontière de la présence
04:39du Hezbollah.
04:40Après avoir exigé à de nombreuses reprises que le cessez-le-feu concerne aussi le Liban pour continuer le processus
04:46de négociation,
04:47Téhéran a donc décidé de frapper directement Israël dans la soirée de samedi par deux salves de missiles.
04:53Donald Trump a demandé à Benjamin Netanyahou de ne pas riposter, argant qu'un accord était imminent.
04:59Une demande restait lettre morte, comme le revendique Effi Défrine, le porte-parole de l'armée israélienne.
05:06Le régime terroriste iranien a commis une grave erreur en choisissant une nouvelle fois la voie du terrorisme.
05:11En ripostant aux attaques de l'armée israélienne contre Daïe, par des tirs directs sur notre territoire,
05:17le régime tente de changer la donne. Nous ne le permettrons pas.
05:21Nous avons frappé Daïe en réaction aux tirs incessants du Hezbollah sur les localités du Nord.
05:26Les forces de défense israéliennes poursuivront leurs opérations dans tout le Liban
05:30et infrigeront des pertes encore plus lourdes à l'organisation terroriste du Hezbollah.
05:35Nous ne permettrons pas la poursuite de tirs visant les citoyens de l'État d'Israël.
05:39Tel Aviv a donc ciblé l'Iran sans prendre en considération les demandes du président américain,
05:44lequel s'est dit très mécontent.
05:45Donald Trump a également exhorté Israël à mener des frappes, je cite,
05:49« plus chirurgicales » contre le Hezbollah,
05:52formule laissant donc entendre que la population libanaise payait un prix particulièrement élevé.
05:57En effet, depuis le début de la guerre, on compte déjà près de 3 500 morts au 1er juin,
06:03dont 3 200 civils.
06:05Par ailleurs, plus d'un million de personnes ont été déplacées, dont 350 000 enfants.
06:10Une situation catastrophique dont on voit mal la porte de sortie,
06:14tant le mécanisme à l'œuvre est infernal.
06:16En effet, la décision israélienne de ne pas accepter le principe de cesser le feu
06:21dans sa lutte contre le Hezbollah rendait l'inaction difficile pour l'Iran à long terme.
06:25Les ripostes iraniennes contre Tel Aviv impliquent ainsi les répliques inverses.
06:29Et l'Iran frappe aussi les bases américaines pour sommer Donald Trump
06:33de reprendre le contrôle de son allié israélien.
06:35Une poudrière dans laquelle les Houthis du Yémen prennent désormais leur part
06:41en lançant une salve de missiles sur l'État hébreu,
06:44ouvrant ainsi un troisième front dans le conflit.
06:51La droite hongroise vend debout contre l'adoption du pacte migratoire européen
06:56par le nouveau gouvernement.
06:57Alors que la Hongrie avait été en première ligne lors de la crise migratoire de 2015,
07:01le nouveau gouvernement de Peter Maguire vient de céder pour recevoir les fonds retenus par Bruxelles.
07:07Explication de Nicolas Delambertherie.
07:09Le pacte migratoire européen entrera en vigueur ce vendredi 12 juin 2026.
07:17Négocié au forceps depuis plusieurs années,
07:21ce dispositif n'est jamais qu'une ressuscée du projet de quota de répartition des migrants
07:26que voulait déjà mettre en œuvre la Commission européenne il y a plus de dix ans,
07:31lors de la crise migratoire de 2015.
07:34À l'époque, le projet avait fini par être enterré,
07:37face à l'opposition bruyante et coordonnée des pays d'Europe centrale et orientale,
07:42en particulier les quatre pays du groupe dit de Vichégrade,
07:46c'est-à-dire Hongrie, Slovaquie, Tchéquie et Pologne,
07:49avec la Pologne en poids lourd, du fait de son importance démographique et économique,
07:54et la Hongrie de Viktor Orban en principal communicant.
07:58Le mécanisme nouveau du pacte migratoire européen
08:01est l'obligation de solidarité entre États membres,
08:05c'est-à-dire l'obligation de répartir des migrants
08:08en direction de pays où il y a peu de demandes d'asile.
08:12Jusqu'à présent, Budapest s'opposait fermement à ce dispositif.
08:17Mais le nouveau gouvernement, désireux de réaligner la Hongrie sur Bruxelles
08:21afin de débloquer les fonds européens gelés,
08:24devrait donc céder face à Bruxelles.
08:26Une situation qui a abouti à une manifestation civile spontanée
08:30sous les bureaux du nouveau Premier ministre
08:32et constitue une première tentative de la droite hongroise
08:36de surmonter l'état de sidération
08:38dans lequel elle se trouve depuis la défaite du 12 avril.
08:42La question migratoire en Hongrie a été symbolique
08:46et très polarisante ces dernières années,
08:49si bien que Peter Magyar hérite une situation
08:52où il ne peut pas rendre les armes
08:55et abdiquer finalement les positions qu'avait Victor Orban.
08:59La tournée triomphale qu'a fait Peter Magyar
09:01dans toute l'Europe ces derniers jours
09:03a pendant souligné une convergence de vues avec Bruxelles.
09:07Et c'est là que la société civile hongroise,
09:10c'est-à-dire indépendamment du parti Fidesz et Miazanc,
09:15s'est mobilisée et il y a eu cette manifestation la semaine dernière.
09:19Des citoyens hongrois se mobilisent pour contester
09:23cet arrêt finalement de la législation hongroise
09:25pour trouver un consensus avec Bruxelles.
09:28Ce qui est en jeu, c'est notamment ce pacte migratoire
09:31et la manière dont la Hongrie paye 1 million d'euros par jour
09:37à l'Union européenne puisqu'elle a été condamnée
09:39pour le non-respect des lois sur l'asile et l'immigration.
09:44Et Peter Magyar cherche évidemment à faire lever ces sanctions.
09:47Il faut bien trouver des accommodements.
09:48Alors Peter Magyar indique qu'il n'y aura pas
09:51de migrants illégaux qui entreront en Hongrie.
09:54Le problème, c'est que si ces migrants sont légalisés
09:57par la justice européenne,
09:58puis qu'ils sont répartis selon des quotas dans des pays,
10:02ils ne sont plus illégaux.
10:02Et c'est évidemment contre cette option-là
10:05que les hongrois se sont mobilisés la semaine dernière.
10:09Et scène particulièrement amusante ou surprenante,
10:12lorsque les manifestants sont arrivés aux fenêtres
10:15des bureaux du Premier ministre,
10:17ce dernier est sorti sur le balcon pour les saluer
10:20ou plutôt les moquer,
10:22brandir un drapeau hongrois et prendre des photos.
10:25Un style assez déroutant qui a malgré tout jusqu'alors
10:28plutôt bien réussi à Peter Magyar.
10:31Peter Magyar avait fait campagne sur une ligne très polémique
10:36avec des discours incendiaires.
10:38Et au lendemain de l'élection,
10:39il a conservé ce style très polémique.
10:42Alors a priori, on pourrait croire que ça ne durerait simplement
10:45que ce mois de délai qu'il y a eu avant de prendre ses fonctions.
10:49Mais en fait, ça dure aussi depuis le 9 mai,
10:52jour dans lequel le nouveau Parlement est entré en fonction.
10:56Ce qui est en jeu, c'est que Peter Magyar a une domination
11:02sans partage sur le Parlement et donc sur les autres institutions
11:05et qu'il peut, pour l'instant, rester sur un style très offensif,
11:11voire effronter le Fides ayant dégringolé dans les sondages
11:15avec le contre-coup de la défaite et Miyazank ne profitant pas,
11:18le parti nationaliste, d'une embellie dans cette situation-là.
11:23Pour l'instant, Peter Magyar est indéniablement dans un état de grâce.
11:28Ça durera sans doute encore l'été,
11:30mais viendra avec l'automne le budget à adopter pour l'année prochaine
11:35et viendront aussi les défis économiques qui pèsent sur l'Europe.
11:39Et dans ce contexte, le style clivant de Peter Magyar
11:44pourrait se retourner contre lui.
11:45Et justement, cet automne, les premières conséquences économiques sérieuses
11:50de la guerre au Proche-Orient vont arriver en Europe,
11:53tandis que les conséquences alimentaires devraient commencer
11:56à lourdement frapper une partie de l'Afrique et de l'Asie.
11:59De longue date, les euromondialistes rêvent d'une situation
12:03permettant de justifier l'arrivée de dizaines de millions
12:06de migrants supplémentaires en Europe,
12:08que ce soit avec des argusties économiques
12:11ou du charabia climatique.
12:13La catastrophe alimentaire annoncée,
12:16consécutive à l'effondrement de la production d'engrais alimentaires
12:19au Proche-Orient,
12:20pourrait donc bien fournir le prétexte
12:22pour faire venir au forceps cette vague migratoire
12:26tant désirée par les dirigeants euromondialistes.
12:29En matière d'immigration,
12:31les Européens n'ont donc peut-être encore presque rien vu.
12:35Et il n'y aura même plus d'aiguillon hongrois
12:37pour sonner l'alarme.
12:42Fait divers et scandale d'État.
12:45La mort tragique de la jeune collégienne Liana
12:48dans le Gers illustre les failles et les priorités
12:51d'un pouvoir politico-judiciaire en fin de cycle.
12:54Le point d'Olivier Frère Jacques.
12:56La mort de Liana, collégienne de 11 ans,
12:59retrouvée violée et assassinée dans le Gers début juin 2026,
13:02a provoqué une onde de choc national.
13:04Le principal suspect, Jérôme Barrella,
13:06était pourtant connu des services judiciaires.
13:09Depuis août 2025,
13:11plusieurs plaintes et signalements pour viol sur mineurs le visaient.
13:15Malgré cela, aucune mesure efficace n'a été prise
13:17pour écarter ce danger public.
13:19Le ministre de la Justice, Gérald Darmenin,
13:21a lui-même reconnu les défaillances judiciaires
13:24sans pour autant envisager de démissionner.
13:26Perdre un enfant, c'est déjà absolument ignoble.
13:29Mais le perdre des circonstances ignobles, dramatiques,
13:34pour lesquelles manifestement les services publics au sens large,
13:39la justice en particulier, mais pas seulement,
13:42auraient pu éviter les drames.
13:44De ce que j'en comprends, c'est absolument ignoble.
13:46Emmanuel Macron, au pouvoir depuis 9 ans,
13:48est grand promoteur dans le monde de la notion d'état de droit,
13:52a parlé d'un dysfonctionnement inacceptable.
13:55Lundi matin, après avoir rencontré les procureurs,
13:57le ministre a battu le rappel des troupes
13:59dans un jeu de communication qui confine à l'abject,
14:01vu les circonstances du meurtre et la responsabilité
14:04de l'appareil judiciaire français.
14:06Nous devons, en nous appuyant sur cette confiance,
14:09pouvoir avoir la mobilisation générale
14:13que je demande dans les prochaines semaines
14:15pour que nous puissions faire la vérité des chiffres
14:19aux Français sur ce qui ne s'est pas bien passé
14:21dans l'affaire de Liana,
14:22mais sur ce qui se passe mal ailleurs.
14:24Est-ce que l'affaire Liana est une affaire de défaillance ponctuelle ?
14:30Est-ce que c'est un mauvais process mortel
14:34qui nous amène là où nous en sommes ?
14:36Ou est-ce qu'il y a de façon plus systémique
14:38de très nombreuses affaires comme celle-ci
14:40dans les cours d'appel et dans les parquets en France ?
14:44C'est l'inspection qui le dira
14:46et c'est le travail que font les procureurs généraux
14:47et je ferai toute la vérité sans rien cacher aux Français.
14:51Process systémique, tout le verbiage de jeunes premiers est là.
14:55Quant à faire toute la lumière sur l'affaire,
14:57qui peut encore avoir confiance dans une équipe
15:00arrivée aux manettes il y a bientôt une décennie
15:02et qui a vu se succéder les affaires de ce type
15:04avec toujours de jeunes victimes ?
15:06Lola, Philippine, Elias.
15:08Par ailleurs, ce drame révèle une nouvelle fois
15:10les défaillances structurelles du système pénal français
15:12face aux pédocriminels.
15:14Dans le samedi politique, l'avocat Juan Branco
15:16évoquait ce versant de l'affaire devenue scandale d'État.
15:19Que ce soit via l'impunité à l'égard des pédocriminels,
15:24la défaillance absolue des services de l'État sur l'ASE
15:27et évidemment les manques de moyens
15:29mais aussi des difficultés non seulement structurelles
15:34mais morales au sein de la justice et de la police,
15:37un effondrement du traitement de ces questions en bout de chaîne
15:40parce qu'il faut aller chercher en amont
15:42ce qui fait qu'aujourd'hui il y a une reproduction
15:44si importante de cette forme de criminalité.
15:47Et moi je pense qu'elle est très liée à la relativisation
15:50qu'il y a eu, voire le cachet qui a été donné
15:53aux violences pédocriminelles
15:55qui comme vous le savez génèrent de la...
15:58Elles se reproduisent de génération en génération.
16:00Une partie des victimes est susceptible de devenir
16:03auteurs ou autrices devenues adultes.
16:07Un climat propice rendu possible par la libération sexuelle
16:10et un appareil judiciaire dépassé
16:11ou qui se désintéresse de ces affaires
16:13notamment dans le Gers où les services de l'État
16:16avaient mis tant d'abnégation à réprimer les gilets jaunes.
16:19Des dizaines de signalements ont été ignorés dans ce cas.
16:23Des plaintes classées sans suite
16:24ou traitées avec une lenteur inexplicable
16:26et un suivi défaillant des individus dangereux.
16:29Ce problème de délai de jugement en France
16:31l'est d'autant plus dans les affaires relatives
16:33aux questions de violences sexuelles.
16:34Cette embolie du système.
16:37Et donc on a une crise absolue.
16:39Les délais de jugement, là on parlait sur l'enquête préliminaire,
16:42mais ça s'étend à l'ensemble de la chaîne pénale.
16:45Aujourd'hui il faut en moyenne 6 ans
16:46pour qu'il y ait un jugement sur une affaire de violences sexuelles.
16:506 ans, c'est à la fois pour la mise en cause
16:52s'il est injustement ou pour la victime
16:54si elle a véritablement fait l'objet de violences sexuelles.
16:58C'est absolument inacceptable.
16:59C'est absolument inacceptable.
17:01Et on n'a pas du tout conscience
17:03du fait qu'on est dans une situation unique
17:05à l'échelle du monde,
17:06dans cette embolie absolue.
17:09Une insécurité juridique pour les victimes
17:11comme pour les personnes accusées à tort.
17:13L'indignation ici est d'autant plus vive
17:15que l'appareil judiciaire français
17:16sait se montrer extrêmement réactif dans d'autres domaines.
17:20On l'a vu avec la rapidité des poursuites
17:22et des condamnations contre des militants nationalistes
17:24comme Elliot Bertin
17:25ou contre l'humoriste Dieudonné.
17:27Souvent pour des propos ou des gestes jugés provocateurs
17:31avec une mise en danger de l'ordre public
17:33tout à fait relative
17:34en comparaison avec des prédateurs sexuels.
17:37Dans les cas qu'elle choisit,
17:39la machine judiciaire française sait
17:40accélérer les procédures,
17:42les moyens sont mobilisés
17:43et les sanctions tombent.
17:44En revanche, lorsqu'il s'agit de protéger les enfants
17:47contre des pédocriminels récidivistes,
17:49la machine semble gripper.
17:51Manque de moyens, priorité bureaucratique,
17:54culture du classement sans suite
17:55et réticence à prendre des mesures préventives fermes.
17:58L'affaire Liana soulève ainsi un problème profond,
18:01celui d'un appareil judiciaire français
18:03en crise de fonctionnement et de légitimité
18:05avec de plus en plus de distance avec les justiciables
18:08et une situation qui pousse les Français
18:10à régler leurs problèmes eux-mêmes.
18:13C'est là où je réponds aussi à l'argument
18:15qui commence à être opposé
18:16de façon très corporatiste
18:17par les magistrats et autres,
18:18que ce serait exclusivement lié
18:20à un manque de moyens.
18:21Il y a aussi un vrai problème
18:23de fonctionnement interne,
18:24un manque d'autorité
18:25avec un corps qui est vermonu,
18:26avec un corps judiciaire
18:27et de la magistrature
18:29qui n'est plus contrôlé.
18:30Ça, c'est aussi très important
18:31que les Français le sachent.
18:33On est en train de supprimer
18:34à toutes les échelles les jurés,
18:36que ce soit aux assises
18:37avec les cours départementales.
18:39Maintenant, on veut les supprimer
18:40en appels aussi.
18:41Il y a une impunité telle de ce corps
18:44qu'il y a un dégoût, en fait,
18:45naissant de la part de la société.
18:47Et ce qui va se passer,
18:48et c'est très clair,
18:49vous savez, la forme de l'État
18:50n'est pas éternelle.
18:52On va revenir à des règlements
18:54de nos propres conflits
18:55par nous-mêmes.
18:56On va revenir à ce qui était fait avant,
18:58que ce soit les FED,
19:00toutes ces méthodes,
19:01l'avant d'État qui existait
19:03avant la généralisation de l'État.
19:04Et les gens vont commencer
19:05à prendre leurs problèmes
19:06à leur propre compte.
19:07Parce que là, on parle du pénal,
19:08mais c'est la même chose
19:09aux civils, aux commerciaux,
19:10aux prud'hommes.
19:10C'est des années de suspension
19:12d'une vie,
19:12pour des décisions
19:13qui, la plupart du temps,
19:15sont soit incompréhensibles,
19:16soit uniques,
19:17soit contestées, contestables.
19:19Bon, bref.
19:19Un n'importe quoi généralisé
19:22qui, à mon avis,
19:23fonde l'urgence
19:24de cette révolution politique
19:26à laquelle on appelle,
19:27parce qu'on s'institue en société
19:29justement pour réduire la violence
19:31et pour créer des institutions
19:34qui règlent les conflits.
19:36Si cette base,
19:38c'est la base première
19:38de la construction d'un État
19:40et d'une...
19:40Si on est défaillant
19:41à ce niveau-là,
19:42évidemment,
19:43les gens se désaffilient.
19:47Et à présent,
19:48partons faire le tour
19:49de l'actualité en bref
19:50en France.
19:54Démonstration de force
19:56et rétrécissement du pays.
19:57Jean-Luc Mélenchon
19:58a lancé officiellement
19:59sa campagne
19:59pour la présidentielle 2027
20:00dans un grand meeting
20:01à Saint-Denis dimanche
20:02revendiquant plus de 20 000 personnes
20:04dans les rues.
20:05Les images sont en effet
20:06impressionnantes
20:06avec une assistance
20:07particulièrement homogène
20:08au point de rappeler
20:09les grands meetings
20:09du maire Jacques Doriot.
20:11Devant la foule,
20:12le candidat a développé
20:13et élargi son concept
20:14de nouvelle France
20:15intégrant évolution sociétale,
20:17famille, genre, masculinité,
20:19« migration intérieure »
20:21et « héritage immigré »,
20:23une théorisation extrême
20:24et structurée
20:25de la convergence des luttes.
20:26Il a en outre affiché
20:27un ton rassembleur et apaisé,
20:29condamnant implicitement
20:30les excès récents
20:31et installé clairement
20:32le duel
20:33avec le Rassemblement national.
20:34Il a aussi annoncé
20:35qu'en cas d'élection,
20:36la Nouvelle-Calédonie
20:37serait indépendante
20:38et la Corse autonome,
20:39indiquant vouloir
20:40ouvrir la voie
20:41à des démarches similaires
20:42dans d'autres territoires
20:42d'outre-mer.
20:43Il a frit,
20:44peut-il se croire,
20:45tout permis ?
20:46Selon une information
20:47de Mediapart dévoilée vendredi,
20:48l'homme d'affaires
20:49Xavier Niel
20:49aurait fourni à Paris Match
20:51les photos volées
20:51du député UDR Charles Aloncle
20:53avec sa collaboratrice parlementaire.
20:54L'enjeu était lourd,
20:55l'emploi d'un conjoint
20:56comme assistant parlementaire
20:57est puni de trois ans de prison
20:58et 45 000 euros d'amende.
21:00Yael Broun-Pivet
21:01s'était empressé
21:02de saisir le déontologue
21:03de l'Assemblée nationale,
21:04mais Charles Aloncle
21:05a été mis hors de cause.
21:06Tout porte à croire
21:06que Xavier Niel
21:07aurait voulu attaquer
21:08personnellement Charles Aloncle,
21:09le rapporteur
21:10de la commission d'enquête
21:10sur l'audiovisuel public,
21:12s'étant intéressé
21:13de très près
21:13au lien de MediaOne,
21:14société fondée par Xavier Niel,
21:16avec France Télévisions.
21:17Charles Aloncle
21:18lui a reproché
21:18de capter une part
21:19très importante
21:20du milliard d'euros annuel
21:21que France Télévisions
21:22dépense en production externe,
21:23au détriment d'une vraie concurrence
21:25et alors que le service public
21:26emploie déjà
21:26de nombreux salariés.
21:28Après les révélations
21:29de Mediapart
21:29sur les photos volées,
21:30Charles Aloncle
21:31fustige, je cite,
21:32des méthodes mafieuses
21:33de la part d'un milliardaire
21:35mécontent
21:35d'avoir eu à rendre des comptes.
21:37Rendez-vous dans 48 heures
21:39après la garde à vue,
21:40Patrick Bruel
21:40a été sommé
21:41de s'expliquer
21:41devant les enquêteurs
21:42de la police judiciaire
21:43dès 8h30 ce lundi matin
21:44après une dizaine
21:46de plaintes
21:46pour violences sexuelles.
21:47La plainte
21:48avec constitution
21:49de parti civil
21:49pour viol
21:50déposée par l'animatrice
21:51Flavie Flamand
21:52ne sera pas abordée
21:54à l'instar d'autres affaires,
21:55notamment la procédure
21:56dite des masseuses
21:57ainsi que la plainte
21:58pour viol
21:58d'Ophélie Faffer.
22:00Patrick Bruel, 67 ans,
22:01conteste fermement
22:02les accusations
22:03et a annulé
22:03l'essentiel des représentations
22:04qui étaient prévues
22:05aussi bien au théâtre
22:06qu'en concert.
22:07De quoi laisser penser
22:08à une fin de carrière
22:09anticipée.
22:11Tragique accident
22:11d'hélicoptère.
22:12Dimanche,
22:13à Brès-Saint-Aignan,
22:13dans le Loiret,
22:14un hélicoptère
22:14de la gendarmerie
22:15s'est écrasé
22:16dans la forêt
22:16domaniale d'Orléans.
22:17Un gendarme est mort.
22:18La pilote
22:19et le mécanicien
22:20ont été évacués,
22:21conscients,
22:21en urgence absolue
22:22au centre hospitalier
22:23universitaire d'Orléans.
22:24Les militaires effectuent
22:25ce vol
22:26pour retrouver
22:26un adolescent
22:27de Bousy-la-Forêt
22:28disparu la veille au soir.
22:29Une enquête est en cours
22:30pour déterminer
22:30les causes de l'accident.
22:32Et pour finir,
22:33partez à la découverte
22:34des arènes romaines.
22:35Samedi 20
22:36et dimanche 21 juin,
22:37un festival antique
22:38se tient au domaine
22:39de Courcelles
22:39à Salbris
22:40dans le Loiret-et-Cher.
22:41Au programme
22:41course de chars
22:42et reconstitution
22:43de combats de gladiateurs.
22:45Un marché d'artisans
22:46se tiendra sur place.
22:47Le thème de l'année 2026
22:48sera l'année des 4 empereurs.
22:53Et nous poursuivons
22:54avec l'actualité internationale.
22:58Pas de perspective de paix
23:00en Ukraine.
23:00Dimanche,
23:01Vladimir Zelensky
23:02a retrouvé
23:02ses trois amis
23:03faucons à Londres.
23:04Ainsi,
23:05Friedrich Merz,
23:06Kerstarmer
23:06et Emmanuel Macron
23:07ont réitéré
23:08tout leur soutien
23:09au président ukrainien
23:09sans mandat
23:10et ont subitement
23:11décidé de soutenir
23:12l'idée d'une rencontre
23:13entre Zelensky
23:14et Vladimir Poutine.
23:15Sans surprise,
23:16ils ont toutefois
23:17attendu le refus
23:18du président russe
23:19qui réclame d'abord
23:19un cessez-le-feu complet
23:20pour estimer
23:21qu'il s'agissait
23:22d'une bonne idée.
23:23Depuis quelques semaines,
23:24les frappes
23:24se sont intensifiées
23:25de part et d'autre
23:26et l'Ukraine
23:27a profité
23:27d'un sommet
23:28économique international
23:28à Saint-Pétersbourg
23:29pour tenter
23:30un coup d'éclat.
23:31Moscou continue
23:32pour sa part
23:33de frapper
23:33des sites logistiques
23:34aux alentours de Kiev.
23:36Erevan regarde
23:37un peu plus
23:38à l'ouest.
23:39Le premier ministre
23:39arménien
23:40Nikol Pachignon
23:41a remporté
23:42une victoire claire
23:43aux élections législatives
23:44organisées dimanche.
23:45Son parti contrat civil
23:46arrive largement en tête
23:47avec 49,8%
23:49des voix
23:49loin devant
23:50l'alliance
23:50de l'homme d'affaires
23:51russo-arménien
23:52Samvel Karapetian
23:5423,3%.
23:55Ce scrutin
23:56semble confirmer
23:57la réorientation
23:58pro-occidentale
23:58du pays.
23:59Pachignon
24:00qui a revendiqué
24:01une victoire historique
24:02entend poursuivre
24:03le rapprochement
24:03avec l'Union Européenne
24:04et les Etats-Unis
24:05tout en disant
24:06vouloir maintenir
24:07des relations
24:07avec la Russie.
24:08Après la défaite
24:09de 2020
24:09et la perte
24:10du Carbag
24:11en 2023
24:12il présente
24:13ce vote
24:14comme un choix
24:14entre une paix durable
24:15avec l'Azerbaïditchan
24:16et un retour
24:17au conflit.
24:19Xi Jinping
24:20avec Kim Jong-un
24:22c'est lundi
24:22et mardi
24:23le président chinois
24:24va rencontrer
24:25son homologue
24:25de Corée du Nord
24:26après 7 ans
24:27sans visite
24:27et à l'occasion
24:28du 65e anniversaire
24:29du traité d'amitié
24:30et de coopération
24:31entre les deux pays.
24:32Quelques semaines
24:33après la visite
24:34de Donald Trump
24:34à Pékin
24:35cette rencontre
24:36est perçue
24:36comme une nouvelle
24:37démonstration chinoise
24:38de vouloir
24:38consolider
24:39les relations
24:40avec ses partenaires
24:41pour se constituer
24:42comme une véritable
24:43alternative aux Etats-Unis.
24:45Xi Jinping
24:45avait d'ailleurs
24:46reçu
24:47Vladimir Poutine
24:47quelques heures
24:48après le président américain.
24:49Tout porte également
24:50à croire
24:51que la rencontre
24:51sino-coréenne
24:52vise aussi
24:53à réaffirmer
24:54l'influence
24:54de Pékin
24:55sur Pyongyang
24:55alors que les relations
24:56avec la Russie
24:57sont de plus en plus importantes.
24:59Les Russes sont à Paris
25:01les craintes
25:01des plus inquiets
25:02se sont avérées
25:03finalement justes
25:04puisque ce sont bien
25:05deux Russes
25:05qui ont remporté
25:06Roland-Garros
25:06samedi et dimanche
25:07à seulement 19 ans
25:08Myra Andreeva
25:09a remporté
25:10la finale féminine
25:11samedi
25:11en dominant nettement
25:12la polonaise
25:13Maja Svalinska
25:14tête de série
25:15numéro 8
25:16Andreeva
25:16s'offre son premier titre
25:18du grand chelème
25:18et devient la plus jeune
25:19vainqueur à Paris
25:20depuis Monica Seles
25:21en 1992
25:22face à elle
25:23la 114ème mondiale
25:25Svalinska
25:26sortit des qualifications
25:27à réaliser
25:28un parcours exceptionnel
25:30avec 9 victoires
25:31mais n'a pas pu rivaliser
25:32en finale
25:32ni le drapeau
25:34ni l'hymne russe
25:35n'ont été admis
25:35la fédération de tennis
25:36ayant sanctionné
25:37la Russie
25:38chez les hommes
25:39c'est aussi une première
25:40pour Alexander Zverev
25:41de nationalité allemande
25:43mais dont les deux parents
25:44sont russes
25:45vainqueur d'une finale
25:46disputée en 5-7
25:47face à Flavio Coboli
25:52Et voilà c'est déjà
25:53la fin de cette édition
25:54dès à présent
25:54retrouvés
25:55politique et éco
25:56Pierre Bergerot
25:57reçoit le conseiller
25:58stratégique et financier
25:59Emmanuel Cren
25:59pour évoquer la menace
26:01du FMI
26:01de mise sous tutelle
26:02de la France
26:03sur fonds
26:04de crise
26:04et de dette
26:06ça veut dire qu'en gros
26:07vous avez une charge
26:08de la dette
26:08qui va augmenter
26:09au cours du temps
26:10quand on va refinancer
26:13cette dette
26:13si toutefois
26:13on arrive à la refinancer
26:15et aujourd'hui
26:16la charge de la dette
26:17en 2025
26:19était de 75 milliards
26:20en 2026 pardon
26:22elle va être
26:22en 2026
26:23de 75 milliards
26:25et en 2027
26:26on prédit
26:26qu'elle sera
26:27aux alentours
26:27de 90 milliards
26:29vous rapportez ça
26:30à des recettes
26:31de 380 milliards
26:34c'est considérable
26:35c'est plus que
26:36le budget de l'éducation
26:37enfin bon
26:38ou de l'armée
26:39enfin bon
26:39ou approximativement
26:41celui de l'armée
26:41enfin c'est gigantesque
26:43la justice
26:44la police
26:45représente
26:46une part
26:46beaucoup plus
26:48faible
26:49enfin
26:49des montants
26:50beaucoup plus faibles
26:50donc en fait
26:52qu'est-ce qui se passe
26:53si demain
26:54nos créanciers disent
26:55bon ben
26:55votre financement
26:56on ne le fait pas
26:58on ne va plus pouvoir
26:59financer nos intérêts
27:01le paiement de nos intérêts
27:02qui représente
27:03les trois quarts
27:04du déficit primaire
27:0675 milliards
27:07sur 120
27:08ça fait
27:08les 60%
27:10donc
27:10vous voyez bien
27:12que si
27:13la pompe
27:14la pompe afrique
27:15s'arrête
27:15c'est terminé
27:17demain
27:18dès 7h
27:18retrouver un nouveau zoom
27:19avec monsieur Toribio
27:20pour son roman
27:21l'usine
27:22sur la fin
27:22du monde ouvrier
27:24c'est à présent
27:25la fin de cette édition
27:26merci à tous
27:27pour votre fidélité
27:28rendez-vous demain
27:28même mieux même heure
27:29en attendant
27:30portez-vous bien
27:31bonsoir
27:32à la fin de cette édition
Commentaires

Recommandations