- il y a 23 heures
Sur ma route avec Valentine Fanjeaux
PDG de Bergère de France SCOP
PDG de Bergère de France SCOP
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00:00Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
00:06Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
00:32Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce nouveau numéro du magazine Sur ma Route.
00:37Vous avez vu derrière moi, je suis cette semaine à Bar-le-Duc, la très belle préfecture de la Meuse.
00:45Mon invité est Valentine Fangeau, qui est la PDG d'une marque que les Lorrains, les Meusiens, les Lorrains, les
00:52Français au-delà, et même les Belges, nous dit-on, adorent.
00:57C'est une marque référence en France, Berger de France.
01:02Avec Valentine, on va d'abord aller à l'usine, à l'usine de Berger de France, qui est à
01:07la sortie de Bar-le-Duc.
01:08On va voir un petit peu tout le processus de fabrication de cette laine.
01:13On va parler aussi tricot, on va parler économie.
01:15On va faire un mélange un petit peu de tout ça.
01:17Et puis on viendra ici faire une dernière séquence sur ce belvédère qui domine la ville de Bar-le-Duc,
01:22qui est absolument magnifique.
01:24Pour l'heure, je pars rejoindre mon invité, Valentine Fangeau, PDG de Berger de France.
01:29A tout de suite.
01:37Bonjour Valentine.
01:38Bonjour Vianney.
01:39Merci de nous accueillir dans cette belle entreprise, Berger de France.
01:44On est très attachés.
01:45Expliquez-nous d'abord, on est où ici, dans la phase de fabrication ?
01:48Alors on est sur la première étape de fabrication, on est dans le service teinture.
01:52D'accord.
01:53Là où on a reçu la matière première brute, et on va être chargé de la transformer, de la teinter
01:58au coloris voulu.
01:59Donc ça c'est la matière, c'est ça ?
02:01La matière brute, elle arrive comme ça.
02:02Elle arrive comme ça.
02:03Et puis on va voir au fur et à mesure les autres étapes, c'est quoi les deux, trois, quatre
02:06suivantes, c'est quoi ?
02:07Alors une fois qu'on atteint de cette matière, on va aller mélanger les différentes matières.
02:12Parce qu'on a des fils avec 100% laine, mais aussi de l'acrylique, du polyamide.
02:16Donc on va mélanger ces matières, mais aussi faire un beau ruban bien peigné.
02:20Ensuite, ce ruban va être transformé progressivement en fils.
02:24Ce fil-là, il va falloir le contrôler, savoir si la qualité est bonne, s'il n'est pas trop
02:28fin, trop gros ou pollué.
02:29Donc on va avoir une étape de bobinage.
02:32On assemble ces différents fils ensemble, on les retort.
02:35Et ensuite, on arrive quasiment au produit final.
02:38D'accord. Et là, si j'ai bien compté, on est à sept étapes ?
02:41Oui.
02:41À peu près ?
02:41Oui.
02:42Donc on va regarder les étapes ensemble, puis on rediscutera un petit peu de tout ce processus-là,
02:46parce que c'est passionnant quand même. Là, on est dans une belle industrie.
02:49Et ça demande un sacré savoir-faire.
02:50Et ça demande un sacré savoir-faire, effectivement.
02:52Je voudrais qu'on remonte un petit peu dans le temps pour démarrer.
02:55Est-ce que vous fêtez les 80 ans de Berger de France ?
02:581946, parce que je sais compter en plus, c'est merveilleux.
03:021946, c'est... Comment ça se passe la création de Berger de France ?
03:05C'est Robert Petit, c'est ça ?
03:06Voilà. Robert Petit, à l'après-guerre, décide de revendre de la laine.
03:10C'était plutôt un négociant à ce moment-là.
03:13Et quelques années plus tard, une entreprise de filature, malheureusement ferme,
03:17mais lui va pouvoir récupérer ce matériel de fabrication.
03:20Et donc va créer ses locaux ici où on est.
03:23Ici même ?
03:23Voilà, en 1962.
03:25Et commencer à développer du fil.
03:27Et donc après, toute l'histoire de Berger a continué comme ça.
03:30La structure s'est amplifiée.
03:333,8, presque 800 personnes a travaillé cette matière pour avoir du fil pour l'ensemble des ménages.
03:39Mais en 1946, quand il émarre, c'est quel type de produit ?
03:42C'est à peu près les mêmes choses, non ?
03:44C'est de la laine, mais qui récup...
03:47C'est pas fait pareil, quoi.
03:47C'est pas fait pareil, c'est pas filé ici à Bar-le-Duc, c'est de la revente.
03:51Ah oui, d'accord. Donc c'est très différent.
03:53Et ça reste, jusqu'à ce que vous deveniez PDG, on va y revenir, ça reste dans la famille petite.
03:59Ça reste une entreprise familiale.
04:00C'est ça, entreprise familiale, trois générations.
04:02Et donc après, il y a eu le passage en scope.
04:05Quand on est à la tête d'une entreprise comme ça, qui a 80 ans, qui a une grande histoire,
04:11une entreprise à laquelle les Français sont très attachés,
04:13Berger de France, c'est pas n'importe quoi,
04:15on a en tête évidemment toute l'histoire, les bouleversements, les succès, les doutes.
04:19Ça a été quoi les grandes étapes de l'évolution de Berger de France ?
04:24Alors, il y en a eu beaucoup.
04:25Il y a eu vraiment, dans les années 90, où c'était le plus gros,
04:29c'était au niveau de l'apogée de l'entreprise,
04:31donc diversification, export à l'international.
04:35Et ensuite, il y a eu manque de transmission du tricot de mère en fille,
04:40et puis cette nécessité de tricoter pour toute la famille, en fait.
04:43Donc du coup, ça a commencé à décliner, certains marchés se sont arrêtés.
04:49Un redressement en 2015, qui a déjà été assez compliqué.
04:52Puis ensuite, on est arrivé à l'avant-Covid, où c'était encore un peu plus compliqué.
04:57Ah oui, c'est ça.
04:57Le Covid a permis de redonner du souffle à Berger.
05:00Malheureusement, 2024, en avril 2024, l'annonce de la cessation de paiement.
05:04Donc il y a eu pas mal de phases assez compliquées sur les dernières années.
05:07Et là, alors vous, vous êtes déjà dans l'entreprise depuis un certain temps, en 2024,
05:13mais il y a la création de la SCOP.
05:14Donc Société Coopérative, ça veut dire ça, ouvrière ?
05:18Coopérative.
05:19Coopérative, c'est quoi ?
05:20Productive.
05:21Ah, productive, d'accord.
05:24Comment le personnel prend les choses ?
05:27Parce qu'il y en a 55, je crois, au début, qui deviennent des associés.
05:30Comment ça se passe concrètement, au quotidien ?
05:33Alors, c'est une certaine mécanique.
05:36On est à un nombre très restreint à d'abord travailler sur le sujet de Berger de France.
05:41Quel axe prendre ?
05:42Comment changer certaines choses pour rendre le projet viable ?
05:45Ensuite, il y a l'annonce à l'ensemble du personnel.
05:47Donc là, il y a l'équipe de l'URSCOP, c'est l'union régionale.
05:50C'est eux, les porteurs de SCOP, qui viennent et qui exposent ce projet à l'ensemble des salariés.
05:56Donc à ce moment-là, on était 145.
05:57Un peu plus nombreux que les 56 qui sont restés.
06:01Et donc, après, il y a une phase d'échange, parce qu'à ce moment-là, tout le monde est
06:04un peu perdu.
06:04Il y a de la peur.
06:06Est-ce que c'est risqué ?
06:08Donc voilà, il y a toute une phase d'échange qui va se passer sur quelques jours, semaines,
06:12parce qu'il faut se dire qu'on va vite.
06:13C'est fin octobre pour reprendre.
06:15Donc ça, ça se fait fin août.
06:16Et donc, on rentre dans une démarche juste d'échange, en fait.
06:19D'accord.
06:20Mais comme vous dites, il y a des craintes.
06:22Mais concrètement, quand on devient salarié associé d'une SCOP comme ça, on met sur la table de l'argent,
06:28c'est ça ?
06:29On met une partie de notre prime de licenciement sur la table.
06:32Et puis après, d'autres aides annexes qui seront mises, qui ne sortent pas direct de la poche du salarié,
06:37mais qui lui seront associés.
06:39Et à ce moment-là, est-ce que vous sentez qu'il y a...
06:41Est-ce que, je disais, c'est une belle notoriété française, Berger de France,
06:45mais d'abord, Parisienne, Meusienne, Lorraine ?
06:49Est-ce que vous sentez que vous avez une région derrière vous qui vous soutient ?
06:52Ah, clairement.
06:54Berger représente Gourault pour la ville, la région.
06:57Et avec notre passage en SCOP, on a senti la mobilisation pour nous aider, nous porter.
07:03Encore à l'heure d'aujourd'hui, tout le monde est proche de nous pour nous aider.
07:07Si on a moins de questions, besoin d'aide, on est supporté.
07:11Oui, c'est une marque qu'on aime.
07:13C'est une marque de cœur.
07:13Oui, c'est une marque de cœur, c'est exactement beau, exactement.
07:16Alors, Valentine, je vous suis.
07:18On va aller voir les autres étapes.
07:19Je vous suis.
07:25Alors, nous voilà, là, on est sur la deuxième étape, quand on parlait.
07:29C'est ça.
07:30Tout de suite, ce qui saute aux yeux, c'est les couleurs.
07:31Vous avez des superbes couleurs, ça, le bleu, ce rouge-là.
07:35Voilà, c'est des couleurs qui sont réfléchies quasiment 18 mois à l'avance.
07:38Ça change tous les ans ?
07:39Ça change tous les ans.
07:40Alors, pas en l'entièreté de notre collection,
07:42mais il y a du changement tous les ans.
07:44En fonction des modes, en fonction des...
07:46C'est ça, des saisonnalités, de ce qu'on voit en tendance qui va commencer à avoir le jour.
07:51Alors, des fois, certaines années, ça va rester deux, trois ans, la même typologie de couleurs.
07:55Le bleu électrique, ça reste depuis un moment maintenant.
07:58Mais, il y a du renouvellement comme ça.
08:00Et c'est des couleurs.
08:01C'est des couleurs.
08:02On le voit aussi dans l'industrie automobile, où ils font très attention à ça.
08:05Des couleurs plus flashy qui reviennent.
08:07C'est ça.
08:07Alors qu'on était dans des pastels plus avant.
08:11On a eu pas mal d'essor, oui, de revenir à du vif, à du punch.
08:16Le tricot.
08:17On dit un mot sur le tricot parce qu'aujourd'hui, on sent...
08:21Enfin, moi, de ce que je connais, des discussions que je peux avoir,
08:24on sent quand même un regain d'intérêt, et y compris chez des hommes et chez des jeunes.
08:29C'est ça.
08:29On le voit de plus en plus.
08:31C'est plus ouvert.
08:33Il y a moins de complexe aussi à dire qu'on tricote pour un côté masculin.
08:36Et on voit surtout chez les jeunes que cette faculté à revenir a de la motricité, à se déconnecter.
08:43Donc, il y a vraiment un regain.
08:45Et l'aspect crochet aussi.
08:46Ah oui.
08:49Ressort du lot essentiellement.
08:51C'est-à-dire que tricoter ou faire du crochet, c'est bon pour la santé.
08:55C'est anti-stress ?
08:56C'est anti-stress, oui.
08:57Ah oui.
08:58Alors, une fois qu'on a passé la phase d'apprentissage, il faut quand même être honnête.
09:02En premier, il faut faire des fers.
09:04Morphée est souvent avec nous.
09:06Pardon, je me suis trompée, c'est Pénélope qui est souvent avec nous.
09:09Mais après, non, ça a vraiment un gain.
09:12Oui.
09:13Moi, je suis toujours admiratif quand je regarde ces femmes plus souvent que ces hommes et ces femmes quand même.
09:18Et comme ça, sans regarder, comme ça, qu'ils font des tricots.
09:22C'est ça.
09:22Même en regardant la télé.
09:23Voilà, c'est ça.
09:24Les ciné-tricots aussi qui prennent de plus en plus d'ampleur dans les grandes villes.
09:28Oui.
09:28Se retrouver ensemble, faire quelque chose et en même temps avoir son film.
09:32Bon, ouais.
09:32Puis on croise des gens qui tricotent dans les bus.
09:35Enfin, moi, ça n'est jamais arrivé.
09:36Je trouve ça génial.
09:37Ça revient, donc.
09:38C'est bon pour vous, ça.
09:39C'est bon pour nous.
09:40Il faut surtout qu'on arrive à montrer notre marque à ses nouvelles clientes.
09:44Dans vos produits, il y a la laine à tricoter, pour vous dire les choses simplement.
09:48Il y a d'autres produits que vous sortez sur la gamme Berger de France ?
09:52On a la négoce parce que pour pouvoir travailler notre fil, il faut aussi des aiguilles, des ciseaux.
09:59Ah oui, d'accord.
09:59Il y a tous ces produits-là annexes.
10:01Et puis, on a aussi d'autres marques revendeurs où ça sera plus de l'atelier loisirs créatifs.
10:06D'accord.
10:07Très bien.
10:09Alors, deuxième étape, on va faire un petit saut sur les troisièmes, quatrièmes.
10:13On va essayer de tout faire.
10:23Alors là, on est, je sais bien, au quatrième ou au cinquième.
10:26En fait, il y a beaucoup d'étapes.
10:28Il y a beaucoup d'étapes de transformation, effectivement.
10:30Et là, c'est parce qu'on a vu les fils très épais.
10:34On a passé par une autre phase.
10:35Et là, on arrive à ça ?
10:36Alors, on arrive à une bobine où le fil aura été contrôlé sur sa qualité.
10:40Donc, là, un bon fil régulier.
10:41Et on va venir l'assembler.
10:43Donc, on va en mettre de deux à six à huit fils ensemble, de façon parallèle sur une bobine.
10:48Et l'avantage aussi de cette étape-là, c'est qu'on va pouvoir venir mixer, mettre plusieurs coloris différents.
10:53D'accord.
10:54Ou mettre un fil fantaisie avec de la paillette.
10:56Ah oui, c'est ce qu'on a vu là-bas ?
10:57C'est ça.
10:58C'est cette plot fantaisie, comme vous dites, c'est ça ?
11:00C'est ça, ou avec un petit effet, soit de paillettes, de grosseur.
11:03Enfin, on peut se permettre un peu, justement.
11:06Il y a combien d'étapes encore après celle-ci ?
11:09Après, on l'a assemblée, mais il va falloir le retendre, tourner le fil ensemble, puis ensuite le stabiliser et
11:16en faire une pelote.
11:17J'ai lu dans plusieurs médias ou chez vous, vous êtes la dernière filature de France, dernière filature intégrée.
11:25Intégrée, précisez peut-être ce que ça veut dire.
11:28On fait tout ici, on fait de la teinture, la filature, l'assemblage, le retort, la pelote.
11:33Donc, en fait, on fait vraiment tout.
11:34Tous les corps de métier sont à même le site.
11:37Ok.
11:38Filature dernière de France.
11:39C'est ça, pour filature longue.
11:41Parce que nous, on travaille des fibres qui font 7 cm en moyenne de longueur.
11:44Ok, d'accord.
11:46Ok, écoutez, on poursuit.
11:47Je vous suis.
12:02Valentin, j'ai l'oreille un petit peu indiscrète, j'ai entendu derrière quelqu'un qui parlait, qui prenait une
12:06commande.
12:07Donc ici, on est dans un centre de commande, c'est comment ?
12:10Prise de commande.
12:11Prise de commande.
12:11Oui.
12:12Donc les gens appellent ?
12:13C'est ça, les gens appellent ou envoient leur commande par papier et donc elle est saisie dans ce service
12:17-là.
12:18D'accord.
12:19Ça, ça représente quel pourcentage en termes de clientèle ?
12:22Sur notre vente directe, 40%.
12:2440%.
12:25Les gens, autrement, achètent où les produits de l'argent de France ?
12:28Et sinon, c'est sur le site internet directement.
12:30Directement, site internet.
12:31Ou en mercerie ?
12:32En mercerie, donc ça représente à peu près 20% de notre chiffre d'affaires, c'est en mercerie chez
12:36des revendeuses.
12:38D'accord, d'accord.
12:38Est-ce qu'il y a un chiffre qui peut donner sur la quantité de production par jour, par semaine
12:45ou par mois ?
12:46Je ne sais pas.
12:46C'est difficile à dire ça quand on parle de laine.
12:51Alors, difficile ou non, c'est juste qu'on avance par à-coup dans la production en faisant des besoins
12:55des autres services aussi.
12:57Depuis la représentation COP, les personnes ont extrêmement de polyvalence.
13:01Donc, en fonction des périodes de l'année, elles vont aller en renfort, soit dans la fabrication des colis pour
13:07nos clientes.
13:08D'accord.
13:08Et donc, les ateliers n'avancent pas tous au même rythme.
13:10D'accord.
13:11Mais grosso modo, on fait 140 tonnes annuelles.
13:14D'accord, 140 tonnes annuelles quand même.
13:16Voilà.
13:16Et tout ça est mis en paquet dans l'étape qu'on a vu un petit peu avant avec le
13:20grand tapis.
13:22Qui est prise manuellement, une par une, pour être expédiée.
13:27J'ai lu ce terme de recentrage de la gamme.
13:30Je me trompe ou pas ?
13:32L'année dernière, sur le nuancier qui est sorti après le passage en COP.
13:36Et ça, ça veut dire quoi, recentrer la gamme ?
13:38Ça veut dire quoi ?
13:39On est passé d'une quarantaine de qualités, ça devait être 36 à 12.
13:44D'accord.
13:44Intemporel, puis classique, maintenu toute l'année.
13:47Mais après, au coût par coût de l'année, on a envoyé des one-shots, on appelle ça.
13:51Donc c'est des gammes éphémères, mais qui sortaient régulièrement tout au long de l'année.
13:56Là, pour la nouvelle année, le catalogue, enfin le nuancier maintenant, sera un peu plus étoffé.
14:02D'accord.
14:02Le nuancier, alors c'est, il y a quelques années, je ne sais plus, c'est au moment de la
14:05scope, je ne sais plus.
14:07Ça coûte très cher en fait, le nuancier a été offert.
14:10Et puis vous avez décidé de le vendre, ce qui se comprend, parce que c'est des produits extrêmement chers.
14:14C'est ça.
14:14Et vous avez eu des retours de clients ou de… non ?
14:19La communication auprès des clientes sur ce passage n'a pas été bien entendue,
14:26parce qu'on a certes donné un prix, mais en même temps, on a glissé les explications à l'intérieur.
14:33Donc au lieu de séparer les brins de laine et après avoir les explications, tout était en un.
14:38Oui.
14:39Et les explications étaient payantes avant, donc, mais c'est, voilà, la nouveauté, voilà, il faut le temps de faire
14:45passer le…
14:46Oui, il faut le temps.
14:47Puis quand on connaît le nuancier, c'est quand même un sacré produit, quoi.
14:51C'est ça, ça demande pas mal d'heures de fabrication, de confection, à la réalisation aussi, parce que mine
14:58de rien, tout doit être pensé.
14:59Donc c'est un sacré investissement.
15:01C'est très impressionnant, quand même, toutes les étapes que vous nous avez montrées.
15:05Là, on est à la dernière, quasiment, non ?
15:07Oui, puisqu'on est sur l'expédition, là.
15:08Il y a quand même des services cachés, comme la création, parce que sans la création, tout ça n'existerait
15:14pas.
15:15Il n'y aurait pas ces nouveaux fils, ces nouveaux coloris et les modèles.
15:18Donc du coup, il y a la créa, le digital pour tout ce qui est site internet,
15:23donc tout ce qui est œuvré pour mettre en avant nos produits, et puis après, les fonctions support.
15:28Vous restez dans du traditionnel et en même temps, vous êtes dans de l'hyper moderne,
15:32que ce soit, enfin, dans la relation client, vraiment, vous jouez sur les deux, quoi.
15:35Et il y a besoin, en fait, c'est autant accompagner nos anciennes clientes,
15:40eux aussi, les nouvelles qui pourraient nous rejoindre.
15:42Puis on a aussi un service qui est un peu propre à Bergère, c'est le conseil tricot.
15:47Ah oui ?
15:47Voilà, donc on entend des cendrines prendre une commande,
15:49mais en règle générale, les personnes l'appellent aussi,
15:52parce qu'elles sont en panne sur leur modèle, et donc du coup, elles expliquent.
15:55C'est vrai ?
15:56Voilà, ouais.
15:57Vachement bien, conseil tricot.
15:59De l'accompagnement jusqu'à la maison.
16:00Ok, c'est noté, conseil tricot, parfait.
16:03Il nous reste, Manon, il nous reste, on va encore faire une ou deux étapes avec vous.
16:08On va parler plus de votre parcours à vous, personnellement, si vous êtes d'accord, Valentine.
16:12D'accord.
16:13Je vous suis.
16:14Je vous suis.
16:22Ça, c'est la courbe de l'album pour les 80 ans, c'est ça ?
16:26On en parlait au début d'émission.
16:27Oui, 1946, donc voilà, 80 ans.
16:30Il va y avoir une grosse communication, porte ouverte, des choses importantes ?
16:35Alors, début juillet, on aura notre braderie annuelle, mais un peu plus encore, parce que c'est les 80 ans.
16:41Donc, le vendredi, porte ouverte de l'usine, visite toutes les heures, faite par les salariés.
16:47Et puis, le samedi, un peu plus festif encore, avec des animations supplémentaires.
16:51Et c'est là, peut-être qu'on ressent, vous allez me dire, que vous avez une ville, une région
16:56qui est derrière vous,
16:57qui aime bergère de français, et qui est derrière vous.
17:00C'est ça, et qu'ils sont là en support depuis le début de l'ASCOP, mais aussi, dans ces
17:05événements-là,
17:06ils aiment bien aussi venir participer, s'associer à nous, échanger.
17:10Donc, c'est vraiment des liens assez forts qu'il y a dans la région.
17:14Alors, l'ASCOP, c'est donc 2024, à l'issue de... enfin, quand il y a une reprise, quoi.
17:19C'est ça.
17:20C'est-à-dire, il y a combien de salariés qui deviennent des associés ? Comment ça se passe concrètement
17:24?
17:25Alors, on était 145, et puis, à l'annonce de l'association de paiement, un groupe de 56 s'est
17:31fait.
17:32Et donc, on a repris l'entreprise à 56 salariés associés.
17:35D'accord. Quand on est salarié associé, c'est un statut quand même très particulier.
17:38Est-ce qu'on est impliqué différemment dans la vie d'une entreprise ?
17:43On surveille ça de très près ?
17:45C'est une vie interne d'entreprise qui doit être quand même très différente.
17:48Alors, c'est différent, mais la coopérative, c'est quelque chose à acquérir.
17:52Donc, ça va prendre du temps à acquérir.
17:55Il y a plus de demandes, et ce qui est tout à fait légitime, de savoir ce qui se passe
17:59dans tous les secteurs.
18:00Mais après, il ne faut pas rappeler qu'une entreprise reste une entreprise.
18:04Donc, dans la vie de tous les jours, chacun est à son poste aussi.
18:06Après, il y a des âgés, il y a des moments d'échange qui sont un peu plus concrets et
18:11poussés que dans les entreprises ambas.
18:14Alors, vous-même, Valentine, vous êtes arrivée dans l'entreprise en 2014, je crois, c'est ça ?
18:19C'est ça.
18:19Mais vous arrivez... La question que je me pose, c'est quand on est barisienne comme vous, arriver chez Berger
18:24de France, c'est quoi ?
18:26C'était un rêve ? C'était une envie ? C'est un hasard ? C'est comment ?
18:30Plutôt un hasard. Je connaissais très mal Berger, du moins ce qui se passait dans les murs de Berger avant
18:362012,
18:36où j'ai fait un stage d'initiation textile.
18:40Mais je n'ai pas trouvé de travail sur Lyon dans la foulée.
18:43Il y a un poste qui s'est à pourvoir à Berger. Je suis arrivée à Berger.
18:47Ah oui ? Parce qu'à Lyon, vous étiez, vous faisiez vos études, vous étiez ingénieure. Vous êtes ingénieure chimiste
18:51?
18:51Je suis ingénieure option textile, oui.
18:53Option textile, d'accord.
18:54Donc, j'ai fini le cursus, et puis quatre mois après, j'étais à Berger.
18:58Donc, la vie de Lyon, revenir à Bar-le-Duc, mais en même temps, vous revenez dans votre pays natal.
19:03C'est ça.
19:03Donc, ça change les choses, non ?
19:04Dans ma région natale, dans mon calme, plus de bouchons, et la famille à proximité.
19:10Ah oui, c'est vrai, quand on est arrivé là, pas de bouchons, rien du tout, c'est impeccable.
19:14Ah ben, on est calme, on est pargnante, dolce vita.
19:17Oui, c'est super. On vous souhaite un bon anniversaire.
19:22Merci.
19:22A tous les salariés, les associés, à vous-même, à tous les clients, un bon anniversaire.
19:28Puis, on va aller terminer notre conversation.
19:31Vous nous avez suggéré d'aller dans un endroit très particulier de Bar-le-Duc pour terminer notre émission.
19:36Le belvédère, où on va surplomber toute la ville.
19:39Oui, super. J'aimerais jouer, on y va.
19:57Valentin, pour finir, vous nous avez emmenus dans un endroit charmant.
20:01On est tout en haut de Bar-le-Duc.
20:03On est tout en haut de Bar-le-Duc, vu sur toute la ville basse,
20:06et même sur la côte 5 Catherine, qui est en face de nous.
20:08Ah oui, la grande, la petite montagne, on va dire.
20:13C'est ça, où il y a fort longtemps, il y avait des vignes tout le bord.
20:17Ah oui, parce que vous, donc, barisienne, vous avez passé votre enfance ici.
20:22C'est quel souvenir ?
20:24Tiens, quand vous regardez cette vue de Bar-le-Duc, qu'on va voir dans un instant,
20:29qu'est-ce qui vous revient en tête ?
20:31Ah ben, tous les moments d'enfance, à se balader dans les rues,
20:34aller jouer dans les petites rues, venir voir le quartier Renaissance,
20:37où mes grands-parents étaient, le parc de l'hôtel de ville.
20:40Donc, c'est que des souvenirs d'enfance à jouer.
20:43Vivre dans sa ville d'enfance, c'est un plaisir.
20:46Ben, on connaît tout.
20:48Et puis, l'avantage, c'est qu'on a la famille aussi, à côté de soi.
20:51Est-ce qu'il y a des choses de l'enfance,
20:54des valeurs qu'on vous a inculquées dans votre famille,
20:56ou à l'école, ou pas,
20:58qui vous sont restées, auxquelles vous êtes profondément attaché,
21:01que vous avez gardé de cette époque-là ?
21:03Ben, il ne faut pas perdre ce qu'on a ici.
21:05D'où aussi le côté industriel, où on se bat pour la garder,
21:09parce qu'il ne faut pas perdre tout ce savoir-faire.
21:11Il y a beaucoup de choses à Bar-le-Duc, mine de rien.
21:13Donc, le bergère, c'est une chose,
21:15mais il y a aussi la groseille et pépinée à la collétoie.
21:18Il y a plein de petits savoir-faire
21:19qui ont le mérite d'être là,
21:21et qui devraient être plus reconnus.
21:23Et puis, pas très loin, Essilor.
21:26La grande marque Essilor,
21:28qui est lignée en barroie, je crois.
21:29À lignée en barroie, oui.
21:30Et lignée en barroie, c'est aussi là où Brigitte Bardot
21:33venait passer ses vacances d'été.
21:35C'est ça ?
21:36C'est ça, c'est exactement ça.
21:37Notre bébé national venait passer ses vacances d'été ici.
21:41Alors, vous qui êtes une barisienne
21:44dans l'âme, de cœur, de naissance,
21:47quel conseil vous donnez aux gens qui viennent passer un séjour ?
21:50Parce qu'on passe des séjours touristiques ici.
21:52Oui.
21:52Facilement.
21:53C'est ça.
21:53Alors, il y a déjà, rien que ça, le quartier Renaissance,
21:56là où on se situe, juste à côté,
21:57avec ces magnifiques pierres.
22:00Donc, ça a vraiment le mérite d'être vu.
22:03Ensuite, pas loin, on a quand même le lac du Der,
22:04qui a été pendant très longtemps le plus grand lac artificiel.
22:08Et puis, il y a plein de petites choses, en fait.
22:11Nos bois, pour en profiter.
22:13La Madine aussi.
22:14Mais pas très loin.
22:14Elle n'est pas loin non plus.
22:15Oui.
22:16Il y a plein de choses à voir.
22:17Et il y a Verdun.
22:18Et il y a Verdun.
22:19Il y a Verdun, pour ne pas oublier Verdun.
22:21En fait, il y a plein de choses à voir.
22:22Il y a Verdun, il y a Lignan-Barou en dessous,
22:23il y a Commercy, il y a Saint-Miel.
22:25Plein de belles villes, en fait.
22:26La Madeleine.
22:27Et la Madeleine de Commercy.
22:29La Madeleine de Commercy.
22:30Bien sûr, la Madeleine de Commercy.
22:31Ne l'oublions pas.
22:33Un tout dernier mot, on parlait des entreprises.
22:35Tout-le-le-en, on parlait d'Essilor, on parlait de la Madeleine aussi.
22:39Mais il y a aussi, évidemment, Bergère de France.
22:44Dans l'engagement que vous avez pris avec vos associés, c'est de moderniser l'image de Bergère de France.
22:51C'est déjà entamé, d'ailleurs.
22:52C'est déjà entamé, oui.
22:53Est-ce que ça fait ? Parce que je vous ai vu à l'Elysée, je ne sais pas comment
22:58on appelle ça,
22:59une opération qui s'appelait, je crois, du Fabriquer en France.
23:01Fabriquer en France, oui.
23:02C'est moderne aujourd'hui, dire on fabrique en France, on fabrique en Lorraine, on fabrique en Meuse.
23:06C'est de la modernité, ça.
23:08Ça devient de la valeur pour les Français.
23:10Après, il y aura toujours un petit rapport qualité-prix aussi.
23:14Mais ça commence à prendre vraiment de l'ampleur.
23:16On veut savoir les origines et aussi la nocivité des produits.
23:19Parce que ce qu'on importe, on ne sait pas toujours quelle est la nocivité.
23:24Donc, ça prend de la valeur.
23:25Et donc, on a vraiment besoin de montrer, d'être transparents avec nos clientes.
23:29C'est pour ça qu'on s'engage d'autant plus sur le salon du Made in France.
23:33On se montre, on sort de notre zone de confort et on va en amont de notre cliente.
23:37Bon, on va aller jeter un oeil pour terminer.
23:39En fait, c'était votre terrain de jeu d'enfant, ça ?
23:42C'est ça, exactement.
23:42Ce qu'on va voir là, c'est votre terrain de jeu.
23:44C'est ça.
23:44Quel terrain de jeu, franchement, c'est génial.
23:46Merci en tout cas, Valentine, pour cette belle balade.
23:49Merci Vianney.
23:50Et à bientôt.
23:51Et vive Berger de France.
23:53Et vive Bar-le-Duc.
23:55À bientôt.
24:08Ici Lorraine, crack pour l'émission, sur Marouk, sur Moselle TV et Vosges Télévisions.
24:14Ici, votre radio de proximité en Lorraine.
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