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Juliette Chesnel-Le Roux, présidente du groupe de Gauche et Écologiste à la ville de Nice, invitée de Nice-Matin.
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00:12— Bienvenue sur le plateau de l'Interview à la Une, l'émission d'entretien sur les supports numériques du
00:19groupe Nice Matin.
00:21Cette semaine pour m'accompagner, Frédéric Maurice, le chef de l'édition Nice Métropole. Bonjour, Frédéric.
00:27— Bonjour, Nicolas. — Vous êtes avec moi, car notre invitée cette semaine, c'est Juliette Chesnel-Leroux, présidente du
00:33groupe d'opposition de gauche et écologiste à la ville de Nice.
00:37Et vous nous voyez venir. On va évidemment parler de ces deux premiers mois de mandature, à la fois le
00:45bilan d'Éric Ciotti, mais aussi le vôtre, Juliette Chesnel-Leroux,
00:48puisque vous n'êtes pas sur le reculoir. Au contraire, des propositions assez offensives, notamment sur les droits de l
00:56'enfant,
00:56puisque vous avez tenu une conférence de presse cette semaine sur le sujet. Donc on verra ce que vous proposez.
01:02Et puis on va revenir évidemment très largement sur l'épisode des Jeux olympiques. Vous étiez contre. Nice les a
01:09perdus.
01:09Donc on va voir comment vous analysez aussi cette situation et la perte de ces JO pour Nice. C'est
01:17la bataille politique aussi qui en a découlé et qui fait rage encore aujourd'hui.
01:21D'abord, Juliette Chesnel-Leroux. Quel bilan vous dressez de l'action d'Éric Ciotti après deux mois à la
01:28tête de la mairie ? Il est plutôt habile ?
01:31Ou il y a des choses déjà qui vous inquiètent ?
01:36Éric Ciotti a découvert une situation qui était celle que nous, nous avons dénoncée pendant les mandats précédents.
01:42Une situation ubuesque de dépenses pharaoniques, de grosses déceptions de la part des Niçois sur un certain nombre de sujets,
01:52mais les dépenses pharaoniques, notamment l'affaire des notes de frais que nous, nous avions dénoncées, nous avions même demandé
01:58de pouvoir avoir accès à ces notes de frais, on ne les a pas eues.
02:03Donc ce sont les notes de frais de Christian Estrosi. Il y aurait à peu près pour 300 000 euros
02:07de dépenses qui ne seraient pas justifiées selon Éric Ciotti.
02:10Ça vous paraît ?
02:10Alors ce sont les dépenses depuis 2018. Je ne sais pas pourquoi Éric Ciotti s'est arrêté à 2018.
02:16Peut-être parce qu'avant 2018, il était plutôt avec Christian Estrosi. Donc ne parlons pas de la période où
02:22ils étaient amis.
02:23Voilà, ils commencent là où ils ont commencé à se diviser. Mais si déjà on pouvait savoir où sont passés
02:29et à quoi ont servi ces 300 000 euros, ce serait pas mal.
02:32Alors vous soutiendrez une action en justice, puisque c'est ce dont menace Éric Ciotti de porter l'affaire devant
02:39la justice.
02:40Et Christian Estrosi, de l'autre côté, se justifie en disant que c'est contrôlé, que c'est validé, que
02:45c'est légal.
02:48S'il n'y a pas de traces, on ne peut pas savoir si c'est contrôlé, validé ou légal.
02:53Et ça rentrait dans l'enveloppe qui avait été votée en conseil municipal, certes, mais on ne sait pas sur
02:59quel sujet.
03:01Nous, on verra bien, c'est la mairie de toute façon qui fera appel à la justice s'il y
03:05a besoin.
03:05Dans les premières mesures, les premières orientations qu'affiche Éric Ciotti, est-ce que vous détectez les fermements de l
03:11'extrême droite ?
03:12Sur certains sujets, oui. Sur certains sujets, notamment le sujet de la place de la bagnole dans la ville.
03:18La voiture dans la ville semble être un sujet qui intéresse beaucoup M. Méringonne, son adjoint qui est du Rassemblement
03:26National.
03:26Et ce sujet-là nous semble particulièrement marquant sur certains. Par exemple, il avait voulu supprimer le tunnel du Congrès,
03:35le tunnel cyclable.
03:36Mais finalement, il ne le supprime pas, il le laisse au schiste.
03:37Finalement, il a fallu quand même arriver à plus de 8000 signatures d'une pétition.
03:41Moi, j'ai écrit à l'adjoint au handicap pour lui expliquer les choses, pour lui dire, mais il n
03:45'y a pas que les vélos.
03:46Vous pouvez être contre les vélos. Moi, je ne suis pas d'accord, mais vous pouvez être contre les vélos.
03:51Mais les personnes à mobilité réduite, elles utilisent aussi ce tunnel. Vous allez mettre un handicap de plus dans la
03:57ville.
03:58En tout cas, le réflexe, si je vous comprends bien, c'est que le réflexe, a priori, il est plutôt
04:05celui du logiciel de l'extrême droite
04:06par rapport à des questions d'urbanisation en matière de la place qu'elle essaie aux voitures dans la ville
04:11en particulier.
04:12C'est ce que je crains, puisque nous avons aussi demain une délibération à voter sur le stationnement payant.
04:19En voulant mettre le stationnement gratuit pendant deux heures, il va complètement abandonner les ressources du stationnement en ville
04:29et risquer de provoquer un embouteillage complet de la ville, puisque les voitures pourront rester deux heures.
04:34Il n'y aura plus de changements comme il y avait.
04:37En quoi c'est un thème spécifiquement de l'extrême droite ?
04:40Il y a des positions dans la droite un peu plus modérées, parfois même des discours de gauche,
04:45alors pas écologistes, mais qui sont un peu plus modérées avec la voiture
04:51et qui essayent eux aussi de ne pas se mettre à dos les automobilistes.
04:55Pour vous, c'est un marqueur de l'extrême droite ?
04:56C'est un marqueur dans le sens où ça balaye complètement les sujets de la qualité de l'air, les
05:02sujets de l'écologie.
05:04Le deuxième point, notamment sur le problème de la qualité de l'air, de l'écologie,
05:09qui a été balayé, c'était le projet du port qu'il veut faire à l'ouest de la ville
05:14de Nice,
05:15probablement pour faire plaisir à ses amis du comité de quartier du port de Nice.
05:20Mais faire un port à l'ouest de Nice, ça veut dire faire plus de bateaux, plus de bateaux de
05:26croisière,
05:27plus de pollution dans une aire marine protégée qu'il faut au contraire protéger.
05:30Et la climatisation dans les écoles, cette généralisation que promet Eric Ciotti, est-ce que c'est une bonne mesure
05:35?
05:35Alors c'est une mesure d'urgence, mais on n'arrête pas de faire des mesures d'urgence.
05:40Quand est-ce qu'on aura un plan, un vrai plan pour protéger nos écoles ?
05:45Parce que c'est quand même la première compétence de la ville de Nice, c'est les écoles, c'est
05:49les enfants.
05:50Qu'est-ce qu'il faudrait faire alors avant la climatisation ?
05:52Ce qu'il faut, c'est lancer un vrai plan d'isolation thermique des bâtiments.
05:57On va mettre la climatisation dans des bâtiments qui ne sont pas isolés.
06:00Ça veut dire que la clim, elle va fonctionner, enfin on sait très bien, ça va s'évaporer, ça va
06:06partir à fond perdu.
06:07Il faut vraiment un plan pour de la végétalisation, pour planter des arbres dans les cours d'école
06:13et surtout pour isoler les bâtiments, et thermiquement et phoniquement.
06:17Parce qu'il y a des écoles qui sont dans des situations de bruit qui sont telles qu'elles ne
06:22peuvent même pas ouvrir les fenêtres.
06:24Sur la question de la sécurité, maintenant, puisque son début de mandat a été marqué par cette fusillade tragique au
06:33Moulin,
06:33la lutte contre le narcotrafic, vous vous êtes exprimé aussi avec des positions un peu différentes.
06:41Comment vous jugez l'installation de la police municipale au cœur du quartier ?
06:47La communication aussi autour de cette affaire ?
06:51Est-ce que c'est réellement l'affaire du maire ?
06:53Est-ce qu'il aura les moyens de peser sur le gouvernement, de demander des policiers ?
06:57On a l'impression que c'est une lutte quand même très compliquée et qui dépasse malheureusement les pouvoirs d
07:03'un maire.
07:04Le sujet du narcotrafic, c'est un sujet d'ampleur nationale et internationale.
07:09Une première chose, c'est qu'au moins, il a voulu parler au préfet, ce que ne faisait pas Christian
07:13Estrosi.
07:14Il s'était mis à dos les deux derniers préfets, ce qui était quand même une erreur,
07:19puisque c'est lui qui peut se battre auprès de son ministre de tutelle pour obtenir des forces de police
07:26supplémentaires.
07:27Ce qui a été promis, ce n'est pas encore suffisant, bien sûr, il en faudra plus.
07:32Et on reconnaît le fait de mettre du bleu dans la ville, ça c'était aussi dans notre projet.
07:37On avait dit qu'il faut qu'il y ait du bleu dans la ville, c'est-à-dire que
07:39la sécurité soit assurée par des gens qui sont connus des habitants du quartier,
07:44puisque ce seront des relais et des référentiels.
07:47Quand on parle de police municipale, la police nationale, son rôle, c'est vraiment de mener les enquêtes et de
07:53prendre les malfrats dans leur filet.
07:57Mais en l'occurrence, nous, sur son projet de mettre le commissariat à la place des Amarylis, pourquoi pas ?
08:03Ce qu'il faut, c'est vraiment que l'association qui en a été délogée puisse trouver un autre lieu
08:06digne de ce nom,
08:08puisque c'est une association qui menait de bons projets.
08:10Et demain, notre conseiller municipal de notre groupe, Patrick Allemand, va faire une proposition pour qu'on ait aussi un
08:18poste de police municipale à l'est de la ville de Nice,
08:22dans le quartier Bon Voyage, près du Leclerc, vous voyez, parce que c'est un quartier qui commence lui aussi
08:27à avoir des...
08:28Mais quand même, ce poste de police municipale, c'est vraiment adapté à une situation où on a des tireurs
08:33qui viennent de l'extérieur ?
08:34Enfin, vous croyez que les tireurs vont prendre contact avec les policiers municipaux ?
08:38Les gens battent les policiers municipaux sur le sapin, on va arrêter de tirer dans le quartier ?
08:41Non, non, ce n'est pas le rôle de la police municipale.
08:43Le rôle de la police municipale, c'est d'être en contact avec la population, c'est-à-dire d
08:48'avoir aussi leur écoute.
08:50Les gens, ils ne parlent pas à des policiers nationaux ou des CRS qui passent une fois de temps en
08:55temps dans le quartier.
08:56Mais ils parleront à un policier municipal en lui disant...
08:59Là, il y a un truc qui se passe.
09:00D'accord, il faut remonter les informations.
09:01Un peu comme ce qui s'est passé, j'ai lu dans le journal Nice ce matin, dans le quartier
09:06Trachel,
09:07où justement une association locale, la Semeuse, avec les habitants du quartier, avec la police municipale,
09:14ont mis en place des solutions qui ont permis d'apaiser.
09:18Ça ne résout pas le problème du narcotrafic.
09:20Le problème du narcotrafic, c'est un problème national, international, un problème de pognon.
09:25Les gros bonnets qui sont au Qatar et qui se la coulent tranquille en envoyant des gens tuer les autres,
09:33c'est ceux-là qu'il faut attraper parce que c'est ceux-là qui ont l'argent pour faire
09:37fonctionner le modèle du narcotrafic.
09:40Éric Ciotti a fait le choix de proposer la présidence de la Commission des finances à Julien Picot,
09:47qui est membre de votre groupe.
09:49Il sera aussi d'ailleurs président de la Commission des finances à la Métropole.
09:53Comment on interprète ce signal ?
09:56Est-ce que ça va vraiment changer les choses ?
10:00Comment vous voyez ce rôle ?
10:03Est-ce que ça va vraiment pouvoir peser sur les décisions ?
10:06D'abord, ce n'est pas une nouveauté, puisque la ville de Bordeaux, la ville de Lyon, la ville de
10:11Paris ont fait la même chose.
10:12Ils ont donné la présidence de la Commission des finances à l'opposition.
10:16Ils auraient pu la donner à un estrosiste ?
10:18En l'occurrence, la vraie opposition, c'est la gauche.
10:21On verra l'usage.
10:23Pour l'instant, le doute est permis.
10:25On verra l'usage.
10:26En l'occurrence, M. Picot, en outre, c'est son métier.
10:29Il travaille dans un service finance d'une ville de la Métropole, d'une autre ville de la Métropole.
10:35Donc, il connaît les sujets.
10:36Il va savoir lire, comprendre ce qu'on lui dit et anticiper les questions qu'on peut poser.
10:43Est-ce qu'il pourra empêcher des investissements qui ne nous plairont pas ?
10:48Ce n'est pas du tout sûr, mais au moins, il saura les anticiper.
10:52Et on sera informé de façon un peu plus claire.
10:55Vous étiez favorable, d'ailleurs, à ce que M. Picot prenne la présidence de cette Commission ?
10:59C'est une décision qui a été collective au sein de l'opposition ?
11:02C'est notre groupe.
11:04Il fait partie de notre groupe.
11:06Donc, oui, on était d'accord, bien sûr.
11:08À propos d'un autre colistier, mais un ancien colistier, Jean-Marc Gouvernatori,
11:11comment vous appréciez les premiers pas en tant qu'adjoint au maire délégué à l'environnement,
11:15alors qu'il a été votre colistier lors du précédent mandat ?
11:19On va s'appuyer sur Jean-Marc Gouvernatori et sa conseillère déléguée,
11:25Elise Duc-Ménoglou, qui sont les deux seules à avoir vraiment l'air de comprendre
11:29ce dont on parle quand on parle d'environnement et d'écologie.
11:32Vous êtes en phase avec lui, a priori ?
11:34Je le trouve un peu timoré.
11:35Je trouve que d'avoir commencé en disant qu'il faut faire du partage automobile,
11:41il faut que les conducteurs se reprennent en main et décident de partager leur voiture,
11:45je trouve que c'est très timoré de mettre la faute sur l'usager
11:49plutôt que d'utiliser le pouvoir de la ville pour donner les moyens aux gens d'abandonner la voiture.
11:55Et quand on parle d'écologie, on parle de santé, on parle de qualité de l'air,
12:00il faut donner les moyens aux gens de pouvoir un jour abandonner la voiture.
12:04Est-ce qu'il y a suffisamment de transports en commun ?
12:07Est-ce qu'il y a assez de pistes cyclables ?
12:09Est-ce qu'il y a des moyens de prendre le train, le bus à toute heure pour pouvoir me
12:16déplacer dans tout le département ?
12:18Puisque finalement, les gens travaillent à Monaco, à Cannes et pas que à Nice.
12:23Bien sûr, bien sûr.
12:23Et sur le tramway ?
12:24Donc l'action de Jean-Marc Governatori, je ne le juge pas à une décision, j'attends de voir,
12:31mais je suis bien obligé de m'appuyer sur lui parce qu'il est le seul élu en charge.
12:35Je vous parlais de transports en commun sur le tramway, alors une question budgétaire,
12:39et ligne 4, ligne 5, on a un maire à Cannes-sur-Mer qui continue de s'opposer à l
12:45'arrivée du tramway.
12:46On sent bien qu'Éric Ciotti n'est pas forcément en phase,
12:50et pas le désavouer forcément publiquement,
12:53mais du coup, vous militez pour qu'on poursuive ces projets-là ?
12:58Alors, il y a deux aspects, il y a le VR à moitié plein, à moitié ville.
13:02La bonne nouvelle, c'est que c'est M. Ladislas Polski qui va s'occuper de la ligne 5,
13:06puisqu'il est vice-président en charge de la ligne 5,
13:08et on peut dire qu'en tant que maire de la Trinité,
13:11il est quand même le mieux placé pour défendre ce projet.
13:14Donc ça, on peut penser que ça va aboutir ?
13:16Voilà, lundi, on a une délibération qui va présenter les résultats de l'enquête publique,
13:20et on sent bien que ça a été une enquête publique qui a été très, très favorablement accueillie
13:26par les usagers, par les niçois et les métropolitains.
13:29Sur la ligne 4, j'espère qu'on va aboutir à une solution
13:35où il va quand même finir par comprendre que les Cagnois
13:38ne sont pas juste des Cagnois qui habitent Cagnes et qui travaillent à Cagnes.
13:41Les Cagnois, il y en a beaucoup qui travaillent à Nice,
13:44ou qui travaillent à Saint-Laurent-du-Var,
13:45et pour lesquels avoir un tramway, c'est quand même la possibilité de lâcher la voiture,
13:50de se délasser.
13:51C'est moi qui ai fait toute ma carrière de travail
13:56en prenant les transports en commun, le train le matin, le train le soir,
13:59mais c'est idéal quand vous n'avez pas besoin de conduire,
14:02vous bouquinez, vous faites vos mails perso, vous rentrez chez vous, vous êtes relax.
14:06Mais lui, Brian Masson, vous savez ce qu'il dit,
14:07il ne veut pas de la population des moulins à Cagnes-sur-Mer.
14:10Il l'a dit ici.
14:12Est-ce que le fait d'avoir le tramway au moulin
14:16a apporté des agréments ailleurs dans la ville ?
14:18Ce n'est pas du tout vrai.
14:19Ça, c'était vraiment le discours de Jacques Perra à l'époque où il refusait
14:22d'avoir le tramway à l'Ariane.
14:24Il avait même des termes encore plus insultants pour les populations.
14:28Et je pense que toute la population de Nice-Meridia,
14:32de ceux qui veulent aller au foot,
14:34sont très contents d'avoir un tramway qui longe la plaine du Var.
14:37Et nous, on sera contents d'avoir un tramway qui va jusqu'à la clinique Tsang.
14:43Et comme il sera difficile de mener les deux fronts, lequel doit être prioritaire ?
14:46La priorité pour moi, c'est la ligne 5.
14:48On connaît les embouteillages, effectivement, qui engorgent complètement la vallée du Payon.
14:52Tout à fait.
14:53Il y a des embouteillages, il y a des problèmes de qualité de l'air.
14:56Et puis il y a un quartier niçois qui est concerné aussi.
14:59C'est le quartier niçois.
15:00Il y a plus de 12 000 habitants.
15:01Et puis il y a tout le quartier du sang neuf qui est en plein développement,
15:04avec des nouvelles familles qui arrivent et qui sont vraiment embouteillées aussi.
15:09Avant de parler des Jeux olympiques, je voudrais qu'on ouvre le dossier école,
15:13si vous le voulez bien.
15:14À moins que vous ayez une question que je vous ai vu lancer, Fred.
15:18Je me suis dit, peut-être que je l'ai coupé.
15:19Non, c'est parfait.
15:20Mais sur les écoles, il faut quand même qu'on y passe du temps,
15:23parce qu'effectivement, le dossier est important,
15:27notamment l'accompagnement périscolaire.
15:29On sait qu'en France, il y a un débat qui s'ouvre là actuellement
15:32sur les violences, les agressions entre enfants,
15:36mais aussi beaucoup de la part des adultes.
15:39Vous vous proposez la création d'un référent droit de l'enfant à la mairie.
15:47Hier...
15:48Non, pas à la mairie.
15:49Alors, allez-y.
15:50Nous, on propose à un défenseur des droits de l'enfant
15:53qu'il soit une autorité indépendante,
15:55justement pour qu'il n'y ait pas de conflit de hiérarchie.
15:58Ah oui, non mais, tout à fait.
16:00Faites bien le précision.
16:01Ce n'était pas chapeauté par la mairie.
16:03Mais alors, présentez-nous finalement cette proposition
16:07et les objectifs.
16:09Et quelle serait la mission ?
16:11Voilà.
16:11Il existe déjà au niveau national un défenseur des droits,
16:15Mme Cléredon.
16:16Et il y a aussi un défenseur des droits de l'enfant
16:18qui lui reporte,
16:20qui est M. Luc Lemenard.
16:22Et ces personnes, donc, ont un rôle, mais au niveau national.
16:27L'idée, c'est d'avoir l'équivalent au niveau local.
16:30C'est-à-dire une personne qui est indépendante
16:33et qui a autorité, en tout cas discrétion,
16:36pour aller dans les différents lieux d'accueil des enfants
16:40et surtout d'être le point focal.
16:42Le point focal pour que les parents,
16:45les enfants eux-mêmes,
16:46l'entourage,
16:48les acteurs
16:51puissent contacter une personne,
16:52un numéro,
16:53quelque chose de clair, de simple.
16:56Parce que ce qui a été mentionné à Paris,
16:58c'est que les gens étaient perdus.
17:00Ils ne savaient pas s'il fallait s'adresser à la police,
17:02au procureur, au directeur de l'école,
17:04au directeur du centre aéré.
17:07Et du coup, ça traînait.
17:08Qui est une porte d'entrée unique pour ces questions-là.
17:10Qui est une porte d'entrée,
17:11un interlocuteur unique pour ces questions-là.
17:12Exactement.
17:13Qui soit une personne formée
17:15et qui ne mette pas en difficulté
17:17les personnels, par exemple,
17:19du centre de loisirs ou de l'école,
17:21si jamais il y a une relation hiérarchique.
17:24L'intérêt, c'est de faire accélérer les choses.
17:28Parce que ce qui est inacceptable,
17:30c'est qu'il y ait un signalement qui est fait
17:32par un parent
17:33et que ça mette quatre mois
17:35avant d'aboutir à une mise en sécurité.
17:38c'est-à-dire d'écarter une personne
17:39qui est soupçonnée de...
17:41A priori, vous êtes sur ce constat-là d'accord
17:45avec Éric Ciotti, puisque...
17:47Le même jour, mercredi.
17:49Il y a eu là aussi une présentation
17:51d'un certain nombre de mesures,
17:53notamment après l'affaire de Terra Amata,
17:56une enquête de l'Inspection générale des services
17:58qui a mis en lumière, je cite,
17:59une chaîne de défaillance
18:01qui a donc bloqué les alertes.
18:03C'est ce que vous soulevez vous aussi.
18:06Et toute une série de mesures
18:07qui sont présentées
18:10avec un objectif de les mettre en application très tôt.
18:12Donc, renforcer la présence et la vigilance.
18:16Évidemment, les critères d'embauche vérifiés.
18:19Une vigilance à tous les étages.
18:21La hausse des contrôles
18:22et l'automatisation des remontées d'incidents.
18:25Un canal d'alerte créé pour les parents.
18:29Je dis ça parce que vous faites aussi
18:30une proposition qui a du sens.
18:32Vous avez été entendu sur cette proposition ?
18:33Est-ce que vous avez un retour d'Éric Ciotti ?
18:37Notre proposition, elle est un peu plus large.
18:39C'est-à-dire que nous, on voudrait que ce référent
18:41ne se contente pas des lieux
18:45qui sont gérés par la ville de Nice,
18:47des écoles et du péri-scolaire.
18:49Mais il faut aussi que...
18:50Donc, une association privée...
18:51Voilà. L'année dernière,
18:53il y a eu une association sportive au Vallon des Fleurs
18:56et c'était une association indépendante,
18:59même pas subventionnée par la mairie.
19:00Donc, complètement hors du champ d'application
19:03des propositions de M. Ciotti.
19:05Mais j'ai entendu aussi
19:08qu'il commence à mettre des choses en place.
19:11Donc, on va faire en sorte
19:13qu'avec notre vœu,
19:15on essaye d'élargir ce droit.
19:16Et notamment aussi au collège et au lycée.
19:18Parce que les mineurs...
19:20Sur les tout-petits, c'est tellement scandaleux
19:23que ça nous donne envie de vomir, ce qui se passe.
19:25Mais il y a aussi des agressions qui se passent
19:27dans des collèges et dans des lycées
19:28qui ont besoin aussi, pour ces jeunes,
19:31d'avoir un endroit où appeler,
19:34à qui s'adresser.
19:35Si j'ai un problème dans ma famille,
19:37à qui je m'adresse ?
19:37Est-ce que j'ose aller à la police ?
19:39Certains ne l'osent pas, par exemple.
19:40Mais en ce qui concerne le périscolaire
19:42que gère le maire de Nice,
19:44donc Éric Ciotti,
19:45est-ce que vous lui donnez,
19:47quittus, des déclarations,
19:49des engagements qu'il a pris mercredi ?
19:50Est-ce que vous pensez que les mesures
19:52qu'il annonce vont dans le bon sens ?
19:54Ça va dans le bon sens.
19:55Je pense qu'il faut qu'on travaille
19:56le sujet un peu plus à fond,
19:58parce que c'est quelque chose de sérieux.
19:59Ça ne se décide pas.
20:01Ni nous, ni lui,
20:02ne pouvons en trois jours
20:03décider d'un truc bien construit,
20:06juridiquement calé,
20:07et qui permette d'avoir tous les moyens.
20:09J'insiste sur le fait
20:10qu'il faut que cette personne
20:11puisse aller dans les lieux,
20:13puisse y aller quand elle veut,
20:15sans prévenir trois semaines à l'avance,
20:16parce que dans ces cas-là,
20:17on peut penser
20:19qu'il y aura du ménage de fait entre-temps.
20:22Je ne sais pas.
20:23Il faut que ce soit plus large
20:25que la seule proposition qu'a fait, M. Chud.
20:27C'est un problème qui remonte,
20:28évidemment, jusqu'à l'État,
20:31puisque, vous avez vu,
20:32la ministre de la Santé, Stéphane Iris,
20:34a proposé un système de coupe-fil.
20:36Alors là, on est vraiment sur la santé mentale,
20:37mais ça inclut les questions de harcèlement
20:39et de violence,
20:40pour que les enfants puissent avoir accès,
20:43en 48 heures maximum,
20:44les enfants et les ados,
20:45à un professionnel de santé,
20:47un psychologue ou un psychiatre,
20:50pour les accompagner.
20:51Ça va dans le sens de ce que...
20:53C'est la proposition qu'on avait faite
20:54dans le cadre des violences
20:58qu'il y avait dans les quartiers
20:59à cause du narcotrafic,
21:00de dire qu'il faut qu'on ait des psychologues
21:02qui puissent intervenir très vite
21:04auprès des parents et des enfants
21:06à la suite de ce genre d'événements,
21:07parce qu'on ne sait pas de quelle façon.
21:09Après, ça pourrit dans la tête
21:13et dans le cœur des familles.
21:14Alors, à propos des mesures
21:16qu'a déjà prises Eric Siotis,
21:18est-ce qu'il a bien fait, selon vous,
21:20de commencer par s'en prendre
21:21à de grands événements
21:22comme l'Ultra Trail et l'Iron Man ?
21:24Sur ce sujet,
21:26nous étions très critiques
21:27dans l'ancienne mandature
21:28en tant qu'opposition à Christian Estrosi.
21:30On était très critiques de l'argent...
21:32Pour des raisons budgétaires ou écologiques ?
21:34Sur l'aspect budgétaire.
21:35Sur l'aspect budgétaire,
21:36de mettre à 500 000 euros,
21:39un million,
21:39sur des grands événements,
21:42écologiques aussi,
21:43puisque quand on fait venir
21:44des milliers de gens
21:45qui arrivent par avion,
21:47ça n'est pas très bon
21:48pour l'air respiré
21:49par les Niçoises et les Niçois.
21:51Nous, ce qu'on remarque simplement
21:52dans le sport,
21:53c'est qu'à Nice,
21:54et on l'a dénoncé aussi
21:56dans notre ancienne mandature,
21:58à Nice,
21:59on manque d'équipements sportifs
22:01pour tous les Niçois.
22:02Quand à la rentrée,
22:04les gamins veulent s'inscrire,
22:05il n'y a pas de place pour tous
22:07et surtout les équipements
22:08sont dans un état...
22:09Vous allez au stadium,
22:10c'est juste à côté d'ici,
22:11le stadium,
22:12les vestiaires,
22:13c'est des préfabriqués,
22:14il n'y a pas d'eau chaude,
22:15les douches ne ferment pas
22:16et quand on accueille
22:17les clubs extérieurs
22:18qui viennent faire
22:19des tournois ici,
22:20on a un peu honte.
22:21Ce n'est pas pour cette raison
22:22que Eric Ciotti a dit non
22:25aux Jeux Olympiques,
22:26c'est pour protéger
22:27les intérêts
22:28de l'Ogecénis,
22:29considérant que l'organisation
22:31des Jeux Olympiques
22:31allait chasser l'Ogecénis
22:33de son stade
22:33pendant plusieurs mois.
22:34En étant habile
22:35sur l'argent économisé...
22:38C'est arrivé dans un deuxième temps,
22:39c'est arrivé dans un deuxième temps.
22:40Oui, mais en attendant
22:41la proposition,
22:42c'est là aussi.
22:42Effectivement,
22:43le IATUS a vraiment été
22:44effectivement le fait
22:46que l'Ogecénis...
22:47Est-ce qu'il a eu raison
22:48de privilégier
22:49les intérêts
22:50de l'Ogecénis
22:50avant ceux
22:50des Jeux Olympiques ?
22:51Moi, ce que je notais
22:53surtout dans ce projet,
22:54c'était de couvrir
22:55un stade,
22:56un stade de plus
22:57de 30 000 places
22:58qui est à ciel ouvert,
22:59de le couvrir
23:01et de mettre
23:02de la glace dessous.
23:03C'est complètement dingue,
23:04écologiquement parlant.
23:05D'abord,
23:06ça coûtait 80 millions d'euros
23:07de le couvrir,
23:08même si ce n'était pas
23:09forcément notre argent,
23:10si c'était l'argent
23:10de la Solideo.
23:11Mais la Solideo,
23:12c'est qui ?
23:13C'est les contribuables français.
23:15Et puis,
23:15de mettre de la glace
23:16dans un stade
23:18aussi énorme,
23:19alors qu'en février 2030,
23:22il fera 10 degrés,
23:23il ne fera pas en dessous,
23:24le maximum.
23:24On avait dit ici,
23:26et je crois même
23:27que c'est moi
23:27qui vous l'avais dit,
23:28que c'était trop tard
23:29pour annuler les JO.
23:31On était ensemble,
23:32si je ne dis pas de bêtises,
23:33Frédéric.
23:34Preuve qu'on a eu tort,
23:35puisque la décision
23:37s'est inversée
23:38et que tout le monde
23:39avait un peu oublié
23:40quand même
23:40que le CIO
23:41restait maître
23:43et décisionnaire.
23:44Alors,
23:45ils ne le font pas
23:45pour les mêmes arguments
23:46que vous,
23:47enfin,
23:48quoique si,
23:48parce qu'eux disent
23:49qu'ils ne voulaient pas
23:49éparpiller les sites
23:50pour des questions
23:52écologiques.
23:53Vous dites qu'aujourd'hui,
23:55c'est finalement
23:55une bonne nouvelle
23:57pour Nice
23:57de ne pas avoir ces JO,
24:00malgré la guerre
24:01qui s'enclenche,
24:03malgré,
24:03on a bien compris aussi
24:04qu'il y avait des victoires
24:07un peu à la pyrus
24:09pour certains,
24:10mais vous,
24:10de votre côté,
24:11vous dites
24:11que c'est une bonne chose
24:12pour Nice.
24:13Ça clarifie vraiment
24:14les choses.
24:15Maintenant,
24:15on sait que les Jeux Olympiques
24:172030
24:17qui vont se faire,
24:19nous,
24:19on était,
24:19nous,
24:20les écologistes,
24:20je ne parle pas
24:21au nom de mes collègues
24:22de mon groupe
24:24PS et PC,
24:25mais les écologistes.
24:28ce n'était pas forcément
24:28partagé.
24:29On partageait le fait
24:31qu'à Nice,
24:32ça n'avait pas de sens
24:33et c'était insensé
24:34de mettre autant d'argent
24:35dans des sports
24:36qui vont durer
24:36quelques semaines
24:38et qui vont couvrir
24:39le stade.
24:40Mais vous,
24:40vous allez plus loin
24:41en disant que les Jeux
24:42Olympiques,
24:42c'est quelque chose
24:43qui est complètement
24:43anachronique aujourd'hui.
24:44Il faut vraiment
24:45se poser la question.
24:46À quoi ça sert
24:47tous les quatre ans
24:48de chercher un nouveau lieu
24:49pour faire des Jeux Olympiques ?
24:51Une fois qu'on aura trouvé
24:51un lieu qui permettra
24:53les équipements
24:53et d'avoir de la neige
24:54encore pendant,
24:56au moins jusqu'à la fin du siècle,
24:58on s'y tient,
24:59on y reste
25:00et on ne va pas à chaque fois
25:01construire des nouveaux équipements.
25:02Je suis allée à Barcelone,
25:04je suis allée à Athènes,
25:05j'ai vu dans quel état
25:07sont les restes
25:08des Jeux Olympiques.
25:09C'est un principe
25:09au départ d'universalité
25:10de pouvoir aller...
25:11Et puis là,
25:12vous prenez les mauvais exemples.
25:13Paris, est-ce que c'est un échec
25:14justement, l'héritage de Paris ?
25:16Je n'ai pas le bilan,
25:17mais en tout cas, non.
25:18Vous appuyez sur des bilans négatifs,
25:19c'est facile à dire aussi,
25:20mais il faut être honnête
25:20à un moment,
25:21c'est-à-dire qu'on ne peut pas
25:21prendre que le négatif.
25:22Est-ce que vous prenez le positif aussi ?
25:23Est-ce que vous prenez Cortina,
25:24par exemple ?
25:24Ce que je dis,
25:25c'est que les Jeux Olympiques d'hiver
25:26sont des Jeux Olympiques
25:27qui ont moins d'universalité
25:30que les Jeux Olympiques d'été.
25:31Ça, c'est sûr,
25:32il y a moins de nations
25:33qui y participent
25:33et c'est un fait de toute façon
25:36que les Alpes,
25:37et on l'a vu aussi
25:38à Milano-Cortina,
25:39les Alpes sont en grand danger.
25:43Ils se réchauffent beaucoup plus vite
25:45que les autres lieux de la planète.
25:48Il y a des glaciers qui fondent.
25:49Alors, mettre de la neige artificielle
25:51pour faire des épreuves sportives de ski,
25:54parce que c'est obligatoire.
25:55S'ils veulent que tout le monde
25:56soit à égalité sur la piste de ski,
25:58il faut mettre de la neige artificielle.
25:59La neige artificielle,
26:00c'est pomper de l'eau
26:01et de l'eau,
26:02on va en manquer.
26:03On en manque déjà
26:04et on va en manquer.
26:04Donc, c'est un sujet de fond.
26:06Je n'ai pas dit
26:06que c'était le sujet
26:07qui touchait 2030
26:08et c'est pour ça
26:08que je suis contente
26:09que Lyon récupère
26:11les sports de glace
26:12puisque ces Jeux 2030
26:13soient faits.
26:14Mais pour les années à venir
26:16d'ici la fin du siècle,
26:17il faut se poser la question
26:18de continuer
26:19des Jeux Olympiques d'hiver.
26:21Même du ski,
26:22est-ce que ça veut dire
26:22qu'il faut envisager
26:23la fermeture de nos stations,
26:24celles qui se trouvent
26:25dans la métropole,
26:27même hors métropole également,
26:28mais les stations de ski,
26:29est-ce qu'il faut les fermer ?
26:31Les domaines skiables,
26:32il n'y a pas forcément
26:32la station,
26:33mais les domaines skiables.
26:34Nous, on s'adapte.
26:35C'est ce qu'on appelle
26:36l'adaptation.
26:37On a bien vu
26:38qu'il y a quelques stations de ski
26:40qui ont déjà fermé
26:41quelques endroits
26:43dans les Alpes-Marie.
26:44Donc, c'est la logique
26:44des choses que
26:45Auron Isola 2000 ferme.
26:47Auron Isola 2000,
26:48pour l'instant,
26:49ils ont de la neige.
26:49Isola 2000 a de la neige.
26:51Auron, quand on investit
26:5240 millions d'euros
26:53pour faire remonter
26:54le front de neige
26:54parce que sinon,
26:56les Pichous,
26:57ils ne peuvent pas apprendre
26:57à skier
26:58parce qu'il n'y a plus de neige
26:59dans le bas des pistes.
27:01On commence à se poser
27:02la question,
27:03est-ce qu'on va continuer ?
27:04Les montagnes ne peuvent pas
27:05aller jusqu'au ciel
27:06à un moment.
27:08On n'y arrivera pas.
27:08C'est une question
27:09de l'aménagement
27:09des territoires aussi.
27:10C'est-à-dire qu'en fait...
27:10Il faut prévoir
27:12la montagne
27:13peut-être après
27:15quand il n'y aura
27:16plus de neige.
27:18Comme l'a fait d'ailleurs
27:19Valberg.
27:19Valberg a très bien fait
27:21son travail
27:22de faire un village
27:24qui vit toute l'année.
27:25En automne,
27:26on a des paysages magnifiques
27:27pour faire des randonnées.
27:28Au printemps,
27:29c'est extraordinaire.
27:30En hiver,
27:31quand il y a de la neige,
27:32on y va pour faire du ski.
27:33Et puis en été,
27:34les balades...
27:35Et c'est ce modèle-là
27:37qui fait ce modèle.
27:38Les élus de ce secteur-là
27:39disent que si on n'a plus
27:40la neige l'hiver,
27:40si on n'a plus les domaines
27:41skiables l'hiver,
27:42on n'aura plus les moyens
27:43de maintenir une population
27:45sur place.
27:46Ça va être la fin
27:46de ces vallées.
27:47Ça veut dire davantage
27:48de gens dans les villes,
27:49encore moins dans le rural.
27:50Est-ce que ce n'est pas
27:51la contrepartie ?
27:52Est-ce que ce n'est pas
27:53un risque à prendre ?
27:54Je crois que de toute façon,
27:55quand il n'y aura pas de neige,
27:57il n'y en aura plus.
27:57Quand il n'y aura plus de neige,
27:58il n'y en aura plus.
27:59On arrive aujourd'hui
28:00à stabiliser.
28:01Ce qu'il faut au contraire,
28:02c'est anticiper,
28:04c'est-à-dire petit à petit,
28:06construire un modèle
28:06sur toute l'année
28:07et pas juste
28:08sur les saisons d'hiver.
28:09C'est ce qu'ils font déjà.
28:11C'est ce que fait Valberg.
28:13La Colmia,
28:14elle a commencé bien avant Valberg.
28:14La Colmia,
28:16obligatoirement...
28:16C'est les stations
28:16effectivement un peu plus
28:18basses en altitude.
28:19On a effectivement
28:20aujourd'hui Auron et Isola
28:22qui capitalisent encore beaucoup
28:24sur le sport d'hiver.
28:25Il nous reste 5 minutes,
28:27Juliette Chénel-Leroux.
28:28Quelques questions politiques.
28:29On approche des sénatoriales.
28:31Quelle attitude doit adopter
28:32la gauche dans les Alpes-Maritimes ?
28:33Est-ce que vous êtes d'accord ?
28:34Je ne crois pas encore
28:35au sein du groupe.
28:36Il y a des volontés d'union,
28:38des volontés de mener des listes
28:41avec Francis Tujac,
28:43notamment d'autres
28:43qui plébisciteraient plutôt
28:46Jean-Christophe Picard.
28:48Est-ce que vous,
28:48vous avez une position ?
28:49Est-ce qu'il doit y avoir
28:50une seule liste de gauche
28:52ou est-ce qu'il faut encore
28:53qu'on s'attende
28:53à de la division ?
28:55Si on veut avoir
28:56un sénateur de gauche
29:00et ou écologiste
29:01sur les Alpes-Maritimes,
29:02il faut une liste unique.
29:05Il n'y a que 5 postes
29:06de sénateurs.
29:07Et les électeurs
29:09sont des électeurs
29:09qui sont des maires,
29:11des conseillers municipaux,
29:12des conseillers régionaux
29:13et départementaux.
29:14On connaît le paysage politique
29:16de notre département.
29:17Il est quand même très à droite.
29:18Donc, s'il faut qu'on ait
29:20un seul sénateur
29:21et on ne peut en avoir
29:23qu'un seul,
29:24il faut qu'on s'unisse.
29:25Et moi,
29:26je ne m'occupe pas
29:27de ce sujet de l'Union.
29:29Je les laisse négocier entre eux.
29:30Mais j'aimerais bien
29:31que ce soit effectivement
29:32Jean-Christophe Picard
29:33qui soit à la tête de liste.
29:34On verra bien
29:36comment se passera
29:37la négociation
29:38entre le PS,
29:39le PC,
29:41LFI,
29:41qui a aussi des électeurs
29:42et le Parti communiste.
29:44On partira ensemble.
29:45Il n'y a que comme ça.
29:46Sinon, c'est forcément l'échec.
29:48Les prochaines échéances,
29:49effectivement,
29:50ce sont les sénatoriales
29:51le 27 septembre
29:51et puis après,
29:52c'est en 2027,
29:53en avril 2027,
29:53l'élection présidentielle.
29:55Est-ce que vous considérez,
29:55d'Éric,
29:56que c'est déjà perdu d'avance
29:58pour la gauche
29:58et l'écologie ?
29:59Sinon, que faire ?
30:01Non, non.
30:01Il faut...
30:02Moi, je suis la ligne
30:04de mon parti
30:05parce que je la trouve
30:05extrêmement saine.
30:07Il faut absolument
30:08qu'il y ait une union
30:09de la gauche.
30:10Il faut que ces vieux éléphants
30:16de certains partis de gauche
30:18arrêtent de dire
30:19« je suis l'homme providentiel ».
30:20On ne parle pas
30:21d'homme providentiel,
30:22on parle de construire
30:23un projet pour la France
30:24et construire un projet
30:26pour la France
30:26qui ne soit pas celui
30:28d'Emmanuel Macron
30:29et surtout pas celui
30:30de Jordan Bardella.
30:32Il faut qu'on le construise
30:33ensemble dans toute la gauche.
30:35D'accord.
30:35Toute la gauche,
30:36ça veut dire mélange.
30:37Jusqu'à mélange.
30:38Pour l'instant,
30:39il ne veut pas.
30:39La France insoumise, non ?
30:40Pour l'instant,
30:40Jean-Luc Mélenchon
30:41ne veut pas.
30:42Mais ce n'est pas terminé.
30:43Et comment on désigne
30:44le ou la candidate ?
30:46Il se prévut des primaires.
30:48Il y aura des primaires.
30:48C'est contesté.
30:49Ça n'a pas l'air d'être...
30:51Qui d'avance ?
30:51Vous voulez des primaires ?
30:53Bien sûr qu'il faut des primaires
30:54parce qu'on ne va pas décider
30:56d'un...
30:57Comment voulez-vous décider
30:58lorsqu'il y a plusieurs parties
30:59de gauche ?
31:00Et les parties de gauche
31:01doivent s'unir.
31:02Ils doivent travailler ensemble.
31:03On arrive à le faire
31:03dans beaucoup de villes,
31:05de travailler ensemble.
31:06Et comme Raphaël Glucksmann
31:07n'a déjà dit,
31:08je ne participerai pas
31:09à les primaires.
31:10Je ne sais pas si Raphaël Glucksmann
31:11est de gauche que ça.
31:12Ah, pardon, d'accord.
31:14D'accord.
31:14Oui, mais voilà.
31:15Lui, il veut faire
31:16l'union du centre.
31:16En gros, lui,
31:17il veut faire l'union du centre.
31:18Mais...
31:19Ça veut dire que vous incluez
31:20qui, vous, dans l'union
31:21que vous imaginez ?
31:22Non, non, mais...
31:24Les écologistes,
31:25une partie des socialistes...
31:26Non, mais si Raphaël Glucksmann
31:27veut s'allier...
31:27Mais si Glucksmann va de son côté
31:28et que Mélenchon y va aussi,
31:31ça va diviser
31:31et éclater les voix, forcément.
31:32Non, mais c'était une blague.
31:34C'était une pique
31:34pour Raphaël Glucksmann.
31:36Mais ce que je veux dire,
31:37c'est qu'il y a des hommes,
31:39et on remarque que c'est souvent
31:40des hommes, d'ailleurs,
31:41moins les femmes,
31:42les hommes qui se sentent
31:44providentiels
31:44et qui sentent que c'est leur moment
31:46et du coup,
31:46il faut qu'ils y aillent.
31:49Je l'ai dit,
31:49il y a le même problème à droite.
31:51C'est tout aussi vrai
31:52votre analyse à droite.
31:54Effectivement.
31:55Et il va y avoir aussi
31:56peut-être une division
31:56de la droite.
31:57Mais en tout cas,
31:58moi, je m'intéresse
31:58à la gauche et à l'écologie.
32:00Et ce que je vois,
32:01c'est que c'est très important
32:02qu'on construise un projet ensemble
32:04et qu'on ait aussi
32:06des députés nombreux
32:07qui soient capables
32:08au Parlement
32:09de faire voter
32:10des lois qui sont bonnes
32:11pour les Français.
32:12C'est rare pour le signaler,
32:13on est dans les temps.
32:14Il nous reste deux minutes,
32:15mon cher Frédéric,
32:17pour la question perso
32:18qui vient toujours
32:19clôturer cet entretien.
32:22Petit jingle
32:23et puis on vous écoute.
32:31Julien Tchénel-Leroux,
32:32dans quel état d'esprit
32:33êtes-vous sorti
32:34de la campagne
32:35des élections municipales
32:36des 15 et 22 mars ?
32:41Fatiguée.
32:42C'était une campagne
32:44longue
32:45et très différente
32:48des campagnes
32:49qu'on avait pu mener avant.
32:51Je n'avais jamais été
32:51tête de liste,
32:52mais j'ai fait
32:52beaucoup de campagnes.
32:54Et celle-là
32:55a été difficile
32:55parce que
32:58la bataille
32:59entre
33:00les deux hommes
33:01de droite,
33:01Éric Ciotti
33:02et Christian Estrosi,
33:04monopolisait
33:04beaucoup
33:05les débats
33:06nationaux
33:07principalement
33:08et puis du coup
33:09ça se décline aussi
33:10au niveau local.
33:12Et il fallait vraiment
33:13faire beaucoup de terrain.
33:15Donc on a fait
33:15beaucoup de terrain
33:16pour dire aux gens
33:16c'est pas joué,
33:18c'est pas joué encore,
33:19il n'y a pas que ces deux-là.
33:20Il peut y avoir
33:21une triangulaire
33:22au second tour,
33:23voire une quadrangulaire,
33:24mais en tout cas
33:25on fera tout
33:26pour y arriver
33:27et pour tenir jusqu'au bout.
33:29Et c'est pour ça
33:29que je dis
33:30ça c'est terminé,
33:31on a été fatigué.
33:31Fatigué ou sonné ?
33:33Non, pas sonné.
33:34Parce qu'on a eu le sentiment
33:35qu'après il y a un petit
33:35flottement chez vous,
33:37on vous a beaucoup vu
33:38pendant la campagne
33:38et il y a eu,
33:39alors peut-être
33:40vous avez pris des vacances,
33:41peut-être vous avez mis
33:42un peu en retrait,
33:43mais effectivement
33:44on a le sentiment
33:45que vous n'êtes pas
33:47paru tout de suite
33:48en première ligne
33:49et donc ça a laissé
33:50la place notamment
33:51à d'autres personnages
33:52pour s'exprimer.
33:53On pense à Olivier Salernon,
33:54on pense à Julien Picot,
33:55on pense à Jonathan Gensburger
33:58ou des gens comme ça
33:59qui font une opposition
34:01très sonore,
34:02très vindicative.
34:03Vous êtes où par rapport à ça ?
34:04Parce que pour l'instant
34:05on a du mal à comprendre
34:05quelle est votre opposition à vous.
34:07Moi je conçois
34:07mon rôle de conseillère municipal
34:09comme je l'ai mené
34:11pendant le dernier mandat
34:13principalement,
34:14le dernier mandat,
34:14d'être vraiment attentive
34:17à tout ce qui se passe
34:18au niveau du conseil municipal,
34:21des Niçois,
34:21d'être à l'écoute des Niçois.
34:22Je reçois beaucoup
34:23d'associations,
34:25d'informations
34:26de Niçois et de Niçois
34:28qui m'ont beaucoup témoigné,
34:30beaucoup, beaucoup témoigné
34:32la satisfaction
34:34que nous nous soyons maintenus
34:36au second tour
34:36et que nous soyons
34:37une opposition forte
34:39et vigilante.
34:41Et je travaille en collectif
34:44et mon objectif
34:45c'est de faire que notre collectif
34:47qui est une construction
34:49de trois partis politiques
34:50avec des personnalités.
34:52Je connaissais Patrick Allemand
34:53mais je n'avais jamais travaillé
34:54avec Christine Mirosho
34:55ou avec Julien Picot
34:56donc il faut que ça se construise
34:57et on avance en marchant.
35:01Je suis moins sur les réseaux sociaux,
35:04sur Facebook que d'autres
35:06mais je fais mon travail
35:07et je continuerai de le faire
35:09pendant les six années qui viennent.
35:10Merci beaucoup Juliette Chesnel-Leroux,
35:13présidente du groupe de gauche
35:14et écologiste
35:15donc au Conseil municipal de Nice
35:18et métropolitain.
35:19Et métropolitain aussi,
35:20j'allais le préciser.
35:22Merci beaucoup Frédéric Maurice,
35:24chef de l'édition Nice Métropole.
35:26Merci à Sophie Doncé,
35:28Philippe Bertigny en régie
35:30à la réalisation
35:31et à l'habillage de cette émission
35:32et puis merci également
35:33à Christelle Benjamin
35:34pour la préparation de cet entretien.
35:36On se retrouve la semaine prochaine
35:38pour un nouveau numéro
35:39de l'interview à la une.
35:41A revoir sur tous les supports numériques
35:42évidemment du groupe de Nice Matin.
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