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  • il y a 4 minutes
Que l'on aime ou pas le média Frontières, on en peut que leur reconnaître du courage et la volonté d'aller sur le terrain pour rapporter des faits et savoir de quoi ils parlent. Depuis plusieurs mois, les journalistes de ce magazine, dont Jordan Florentin par exemple, prennent des risques et vont affronter les personnes en désaccord avec eux et tentent de comprendre et de dénoncer les oppositions.

Hier soir, c'est un violent accrochage qui s'est produit sur le plateau de Cnews, alors que l'avocate Sarah Saldmann, invitée régulière sur le plateau de la chaîne et sur Europe 1 a voulu frapper fort. Visiblement elle avait un message à faire passer contre "Frontières" et ses mots ont été très agressifs contre ceux qui travaillent pour le magazine.

Au départ, le désaccord portait sur l'analyse de la sociologie de la délinquance, Sarah Saldmann a soutenu que le dénominateur commun des casseurs résidait dans les « milieux défavorisés » plutôt que dans l'immigration. L

L'échange avec Pascal Praud a été tendu, ce dernier ne comprenant pas cette sortie l'avocate qui provoque également la colère sur les réseaux sociaux.

Beaucoup ne comprennent pas ce qu'ils appellent la métamorphose de l'avocate sur le plateau de Cnews dont le discours a totalement évolué depuis quelques semaines et elle prend désormais régulièrement la défense d'Emmanuel Macron.

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Transcription
00:00Ce matin, il s'en est pris à M. Bardet, là.
00:04Ce qu'on avait vu, on ne l'avait pas vu.
00:06Et c'est toujours la même chose.
00:07C'est-à-dire qu'il y a d'abord ce qu'on voit le dimanche ou le samedi.
00:12Et puis pendant 24h, 48h, évidemment, on n'ose rien dire parce que c'est tellement évident.
00:17On voit les images.
00:18Il y a juste à voir les gens.
00:19Il y a juste à voir les gens qui sont entrés dans l'immeuble.
00:22Oui, il y a un rapport avec l'immigration.
00:24Non, il n'y a aucun rapport avec l'immigration.
00:26On ne peut pas mettre l'immigration dans toutes les sauces non plus.
00:29Vous voulez que je vous montre les gens qui sont entrés dans l'immeuble ?
00:31Et vous allez me montrer quoi ?
00:32Qu'ils sont noirs ou arabes ?
00:33Et vous allez me dire que c'est l'immigration ?
00:35Mais qu'est-ce que vous en pensez ?
00:37Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:38Alors ça, c'est lunaire, quand même.
00:39Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:40Je ne sais pas si je vous pose la question.
00:42Non, mais je vous pose la question.
00:43Je pense que ce sont des gens qui, majoritairement, sont nés en France.
00:46Et pourquoi ils disent nique la France ?
00:48Mais vous pouvez être français et dire nique la France.
00:49Ah bon ?
00:50On faisait allusion éventuellement à des gens issus de l'immigration.
00:54Ils n'ont pas de cours amenés à l'immigration tout le temps.
00:57Pas tout le temps, mais là, ce sujet-là, c'est un sujet...
00:59Mais sur ce sujet, précisément, je ne trouve qu'il n'y a pas de lien.
01:01Pour vous, il n'y a pas de rapport.
01:02C'est-à-dire que ce qui s'est passé, il n'y a aucun rapport avec l'immigration.
01:04Il y a un lien avec, vous pouvez parler de la réponse judiciaire, vous pouvez parler...
01:07Pour vous, il n'y a aucun rapport.
01:08Les gens qui disent nique la France, qui s'attaquent à tous les symboles de la France,
01:11Je pense que ce sont des gens perdus.
01:12Et vous voyez, le charme de ce débat, c'est la diversité.
01:14Bien sûr.
01:15Mais vous ne voyez pas la dimension civilisationnelle.
01:18C'est civilisationnel.
01:19C'est peut-être un des aspects, mais ce n'est pas l'aspect principal.
01:21Ce n'est pas simplement une accumulation de violence.
01:23On voit bien que ce sont des slogans qui ont des répercussions politiques.
01:26Mais ce sont des slogans qui se sont répétés bêtement lors d'une manifestation.
01:30Avec des gens qui se sont préparés et qui se sont organisés, quand même.
01:32Alors, ce que je vous propose, c'est d'écouter, monsieur.
01:34Quand on entend...
01:35Moi, j'entends des gens qui disent nique la France.
01:37J'entends ça.
01:38J'entends des gens qui revendiquent, d'ailleurs.
01:42Qui disent on est la nouvelle France, etc.
01:43Je vois bien qu'il y a une...
01:46Pascal, mais tout le monde le voit.
01:47Pardon d'être honnête, Sarah.
01:49Je pense que tu le vois aussi, mais que tu ne peux pas le dire.
01:51Parce que le milieu dans lequel tu évolues ne le tolèrerait pas.
01:54C'est sûr que je n'évolue pas au milieu de frontières.
01:56Ça, c'est sûr.
01:57Je suis honnête avec toi.
01:58Je pense que tu ne peux pas le dire.
02:00Parce que le milieu dans lequel tu évolues ne le tolèrerait pas.
02:01Mais simplement, sur ce sujet-là, il n'y a pas de problème migratoire.
02:04Mais tout le monde le voit.
02:04Sur ce sujet-là.
02:05Mais tout le monde le voit.
02:06Non, j'ai lu des journaux, personne ne le voit.
02:08Tu as lu des journaux, c'est intéressant.
02:10Évidemment, si tu lis Libération ou l'Humanité,
02:12ils vont t'expliquer, comme M. de Villepin,
02:13qu'il n'y a pas de lien avec l'immigration.
02:14Il n'y a pas que frontière comme journal non plus.
02:15Mais il est évident qu'une majorité, pas tous, naturellement,
02:20mais une majorité de ceux qui ont déferlé dans les grandes villes de France
02:24sont des personnes issues de l'immigration.
02:26Il y a un problème avec elles,
02:28parce que ces personnes-là n'aiment pas notre pays,
02:30sont français, mais n'aiment notre pays.
02:32Mais elles le disent, d'ailleurs.
02:33Elles le disent.
02:34Évidemment, c'est même revendiqué.
02:36C'est même revendiqué.
02:37Je suis quand même surpris que ça a un contexte.
02:39Mais pour aller dans votre sens,
02:42vous regardez le profil des gens qui sont passés en comparution immédiate.
02:45Il y a plusieurs étrangers en situation régulière avec des titres de séjour.
02:49Mais il y a des gens,
02:51dont le prénom est à ta consonance extrêmement française.
02:54Il y a des gens issus de l'immigration,
02:56et il y a des gens,
02:56et ça c'est la nouveauté,
02:58vous allez voir dans les prochaines années,
02:59on parlera à ça,
03:00c'est des gens qui sont issus de l'ultra-gauche,
03:02des gens ultra-sélicités.
03:02Alors ça, c'est autre chose.
03:03Et nous, on a pu accéder à un certain nombre d'identités.
03:06On a regardé, on a croisé avec les réseaux sociaux,
03:09et ce sont des gens, pour beaucoup d'entre eux,
03:11qui sont proches des mouvances d'ultra-gauche,
03:14de Raphaël Arnaud.
03:15Donc maintenant, on a une photo qui se précise.
03:17C'est immigration,
03:19issus de l'immigration,
03:20et ultra-gauche.
03:21C'est ça le profil des gens qui ont été interpellés.
03:22C'est un petit soir.
03:24Convenez que,
03:24d'ailleurs ce n'est pas lié au football,
03:25mais la fête de la musique,
03:27le 31 décembre,
03:29le 14 juillet,
03:30le Paris Saint-Germain,
03:32a attiré un certain type de sociologie.
03:35On peut le dire comme ça.
03:37Or, la finale de la Coupe de France contre Lens,
03:39c'est une autre sociologie.
03:41Et manifestement, il n'y a pas d'incident.
03:42C'est Laurent Nunez qui le dit d'ailleurs.
03:43Il dit, c'est pas le même public.
03:45Il l'a dit.
03:47C'est ce qu'il dit lui.
03:48C'est pas le même public.
03:49C'est pas moi qui l'ai dit.
03:50Mais vous, vous dites que c'est l'immigration.
03:51Moi, je pourrais vous dire
03:51que c'était des personnes
03:52d'un milieu plutôt défavorisé.
03:54Ça dépend du prisme qu'on adopte.
03:56Il y a beaucoup de défavorisés.
03:58Et on peut être immigrés,
03:59ne pas tenter.
04:00Mais pardonnez-moi,
04:01pourquoi les Lensois,
04:02qui sont beaucoup plus défavorisés,
04:03pourquoi il n'y a pas de souci ?
04:04Oui, mais il y a aussi des personnes
04:05ici de l'immigration
04:05qui ne cassent pas.
04:07Cet argument rhétorique ne tient pas.
04:08C'est pas ce qu'on dit.
04:09Personne ne dit,
04:10enfin voyons.
04:11Non, mais vous êtes des prouvesses.
04:12Non, mais personne.
04:14Écoutez, ça ne sert à rien
04:15parce que vous défendez une posture.
04:17Non, mais exactement.
04:18Pour les raisons.
04:18Bien sûr.
04:19Franchement, j'ai rien contre personne.
04:20C'est juste une posture.
04:21C'est pas vrai.
04:22Vous venez ici pour faire un numéro.
04:23C'est pas vrai.
04:24Et c'est pas agréable.
04:24Non, mais si, je peux me permettre.
04:25Et c'est pas parce que je ne ressors pas
04:26la propagande de Frontière
04:27que je ne peux pas avoir
04:28un point de vue qu'il est le lien.
04:29C'est une fois que vous citez Frontière
04:30qui travaille sur notre chaîne.
04:32Ça fait cinq fois.
04:32Si je peux me permettre.
04:33Vous pouvez le faire une sixième fois.
04:35Ça fait cinq fois.
04:36Oui, parce que ce sont les seuls
04:38qui ont tenu cette position-là.
04:39Non, non, non.
04:40C'est pas sûr.
04:40Mais ça, je ne suis pas dupe
04:43de ce que vous faites.
04:43Si je peux me permettre.
04:44Ça s'appelle une posture.
04:46Mais vous aussi, c'est une posture.
04:47Non, non, non.
04:48Et ce n'est pas bien
04:48pour la chaîne sur laquelle vous êtes présente.
04:50Pascal, si on peut se permettre
04:51de revenir à des choses plus factuelles.
04:55Il y a bien sûr
04:56que ça n'est pas toute l'immigration.
04:58Bien sûr.
04:58Personne ne dit ça, d'ailleurs.
04:59Personne.
04:59Mais ce qui a composé
05:01l'essentiel de ces gens,
05:03c'est d'une part
05:04des gens issus de l'immigration,
05:06peut-être même de la deuxième génération,
05:09pas forcément nés à l'étranger,
05:10et d'autre part
05:11des Français de France
05:13qui ont la détestation pathologique
05:17de la France
05:17et qui ont justement
05:20inoculé à ces jeunes-là
05:22la détestation de notre pays.
05:24Mais cette extrême gauche-là,
05:25vous convenez qu'elle est française.
05:27C'est une extrême-gauche française.
05:30Je vous confirme
05:30que je considère M. Mélenchon
05:32comme purement français.
05:34Je considère M. Thomas Porte
05:35comme purement français.
05:37Il n'est pas issu de l'immigration,
05:38M. Porte.
05:39Il est en commun avec ces gens-là
05:40la détestation, notamment de la France.
05:43Donc vous reconnaissez
05:43que ce n'est pas que l'immigration.
05:44Mais personne ne dit que c'est une extrême-gauche française.
05:45Et puis je vais vous dire quelque chose,
05:46parce que ça suffit d'attaquer Frontière.
05:48Frontière, ils font de le job.
05:50Mais du coup, c'est de la propagande d'extrême-droite.
05:52Vous commentez ce que je pense de Frontière ?
05:54Non, non, non.
05:55Non, je récuse ce que vous dites,
05:56parce que d'abord,
05:57c'est très grave ce que vous dites.
05:58Puisque si vous nous accusez, nous,
06:00de faire de la propagande d'extrême-droite...
06:02On n'est pas en plateau avec Frontière, là ?
06:03Moi, je travaille avec eux,
06:04je peux vous le dire.
06:05Et moi, je suis leur avocat.
06:07Attendez.
06:08Attendez, je termine.
06:09Frontière.
06:10Et j'en suis fier.
06:11Frontière.
06:12Et il faut vraiment défendre ce média.
06:14Non, je ne veux pas défendre ce média.
06:15Non, non, non.
06:16Je ne peux pas, j'en suis pas terrible.
06:18Attendez.
06:18C'est moi.
06:19Je vous donne...
06:20Moi, je travaille avec eux.
06:22On ne les reçoit jamais en plateau.
06:24Je travaille avec eux.
06:26Ils sont sur le terrain.
06:28Ils témoignent de la réalité.
06:31Avec un garçon qui s'appelle Jordan Florentin.
06:34Ils sont sur le terrain.
06:35Le travail qu'ils font,
06:37c'est un travail journalistique
06:39de témoignages.
06:41Vous ne pouvez pas dire des choses comme ça.
06:42Je le dis parce que c'est vrai.
06:43Mais ce n'est pas vrai.
06:44Et on les écoute régulièrement.
06:45On a un travail formidable.
06:46Et heureusement qu'ils sont là.
06:48Et heureusement qu'ils sont là
06:50pour montrer une réalité
06:51que personne ne veut montrer en France.
06:52Mais parce que ce n'est pas la réalité.
06:53Ah bon ?
06:54Moi, j'ai lu le journal.
06:56Mais ce n'est pas la réalité.
06:57Et accessoirement.
06:59Et en fait, c'est ça qui vous ennuie tellement.
07:02Mais ce n'est pas vrai.
07:02Ça vous ennuie tellement
07:03qu'ils montrent les témoignages.
07:05Ce n'est pas vrai.
07:05Mais on va marquer une autre.
07:06Et vraiment, moi,
07:08je défends Éric Tecler et ses équipes.
07:09Et accessoirement,
07:10ils ont fait des études
07:12sur le milieu antisémite islamiste
07:15que personne n'avait.
07:16Ah oui ?
07:17Bien sûr.
07:18Et c'est une des raisons d'ailleurs
07:19pour lesquelles...
07:20Mais vous savez très bien
07:21comment ils sont en vrai.
07:22Vous le savez très bien.
07:23Non, non, arrêtez avec les vous
07:24le savez très bien.
07:26Moi, je ne pense pas du tout comme...
07:27C'est vous qui êtes dans la posture.
07:29Vous savez très bien
07:29qui sont en vrai.
07:30Vous savez très bien
07:31qui sont en vrai.
07:31Moi, je participe.
07:32Écoutez, je participe.
07:33Je participe de temps en temps
07:35à 100% frontières.
07:36Je peux vous assurer
07:36qu'ils sortent des images
07:38qui sont des vraies images
07:39qu'on ne voit pas ailleurs.
07:41Vous n'allez pas me traiter
07:42de quelqu'un d'extrême droite.
07:43Mais parce que c'est un prisme.
07:45Mais non, mais c'est un prisme.
07:46Il n'y a rien de prisme.
07:47Ils sont sur le terrain.
07:47Ils témoignent.
07:48Il y a des images
07:49qu'on ne voit nulle part ailleurs.
07:50Je vous assure.
07:51Et vous ne vous demandez pas pourquoi.
07:53Mais parce que les autres
07:53ne peuvent pas les montrer.
07:55Parce que c'est eux qui sont à minuit.
07:56Oui, mais ce n'est pas
07:57des fausses images.
07:58Sarah, ce n'est pas des fausses images.
07:59Elles ne sont pas créées
07:59par de l'intelligence artificielle.
08:01Ce n'est pas des fausses images.
08:02Je demande à Benjamin
08:04de ressortir les images.
08:05Je crois que lundi,
08:06il n'était pas là
08:08lorsque ces jeunes gens
08:09sont avec un mortier.
08:12et qui sont très...
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