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  • il y a 2 minutes
Intervenant dans La Matinale, Nelson Monfort revient sur le tournoi de Roland-Garros, avec notamment la qualification de Flavio Cobolli pour les demi-finales. Le journaliste se focalise également sur la domination des joueurs et joueuses espagnols au palmarès du tournoi.

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Transcription
00:00Montfort, comme tous les jours dans la matinale de CNews, Nelson Montfort qui nous fait l'amitié d'être là
00:04pour nous parler de son Roland-Garros.
00:06Bonjour Nelson.
00:06Bonjour à vous tous. Buenos dias.
00:08Buenos dias.
00:09Oui, parce que là, aujourd'hui, il y a buongiorno aussi.
00:12Oui, ça c'est plus, c'est de l'italien, mais parce qu'on va parler de la domination italienne
00:16hier à Roland-Garros.
00:17Oui, avec notamment Flavio Cobolis, jeune joueur de 20 ans, romain, supporter, grand supporter de l'AS-ROM,
00:24mais là, c'est surtout un grand supporter de son propre jeu de tennis puisqu'il vient à bout du
00:28Canadien Félix Auger alias Sims en 4-7.
00:31Et je pense que ce jeune garçon, je pense qu'on a une bonne chance de le voir dimanche et
00:36qui sait, qui sait, soulever le trophée.
00:38Parce qu'il me fait penser diablement à, vous vous en souvenez sans doute, au jeune outsider brésilien Gustavo Curtin
00:45que personne ne voyait venir
00:46et qui finalement avait remporté ce tournoi.
00:48Je pense que là, enfin nous verrons, mais je pense qu'il a une réelle chance de remporter ce trophée.
00:52Bon, là, on a parlé des Italiens pour l'édition 2026 de Roland-Garros, mais vous allez retracer la domination
01:00espagnole à Roland-Garros.
01:02Les exemples ne manquent pas. Comment expliquer déjà cette mainmise ibérique sur le tournoi ?
01:08Ibérique de façon générale et catalane en particulier, parce que c'est vrai que ces jeunes Espagnols s'entraînent énormément
01:15sur terre battue.
01:16Et c'est vrai que cette saga espagnole a commencé bien avant Rafael Nadal, dont je vous parlerai demain.
01:22C'est amené vers lui, qui lui a été un peu, je dirais, la couronne de cette domination espagnole.
01:28Alors là, ici, on voit Sergi Bruguera, catalan, qui a remporté deux fois ce tournoi, notamment une fois contre l
01:34'américain Jim Courir, vous en souvenez sûrement.
01:37Et puis, nous allons enchaîner avec d'autres images.
01:39Alors ici, Carlos Moya. Alors, Carlos Moya, pour la petite histoire, a remporté ce tournoi en 1998.
01:44Et, ça va peut-être intéresser les dames autour de ce plateau, il a été considéré comme l'un des
01:48hommes les plus beaux au monde.
01:50Carlos Moya, non seulement sur le cours, mais également hors du cours, avec une personnalité extraordinaire.
01:55Il est devenu par la suite, comme vous le savez, entraîneur de Rafael Nadal.
01:59Après Carlos Moya, donc vainqueur en 1998, nous allons enchaîner sur Albert Costa.
02:05Alors, lui, il a remporté une fois ce tournoi, il n'est pas resté tellement, tellement dans la...
02:09Il n'y a pas Borg derrière lui ?
02:11Borg qui lui remettait le trophée.
02:13Ah oui, qui lui remettait le trophée, oui.
02:15Non, c'est Nastas.
02:17Ah, c'est Nastas.
02:17C'est Nathas, un peu caché par le bras de Costa.
02:21Et Christian Bim, je crois.
02:23Absolument.
02:23Bravo, qui était président de la Fédération Française de Tennis à l'époque.
02:27Et puis, nous allons enchaîner sur d'autres joueurs espagnols.
02:30Ici, Juan Carlos Ferreiro, dernier vainqueur espagnol avant Nadal.
02:37Et Juan Carlos Ferreiro, pour la petite histoire, est devenu par la suite entraîneur de Carlos Alcara.
02:42C'est-à-dire que non seulement il y a cette domination sur le cours, mais en plus, il y
02:45a une sorte de filière
02:46qui fait que lorsque, je pense notamment à Moya et Ferreiro, lorsqu'ils quittent les cours, ils rejoignent les box.
02:51Les box, vous savez, c'est là où sont les entraîneurs, mais autres managers des joueurs.
02:55Et on va dire que concernant ces deux joueurs, ils ne se sont pas trompés.
02:57L'un avec Nadal, l'autre avec Alcaraz.
03:02Voilà, Juan Carlos Ferreiro, garçon.
03:03Avec Noah derrière, bien sûr.
03:05Exactement.
03:06Cette domination, là, c'est qui ?
03:08Alors là, oui, je ne saurais oublier les jeunes femmes.
03:12Arangsa Sanchez, ici présente, a remporté trois fois ce tournoi, dont une fois devant Marie Pierce.
03:19Donc, c'était une domination non seulement chez les garçons, mais également chez les jeunes filles.
03:24Arangsa Sanchez, je ne sais pas si vous vous souvenez de sa façon de jouer.
03:26Elle, on surnommait René Lacoche, le crocodile, vous en souvenez, on en a parlé il y a quelques jours.
03:32Mais elle aurait pu également avoir ce tournoi parce qu'elle ne lâchait rien.
03:35Elle était au fond du cou, au fond du cou.
03:37Elle remettait une balle, on ne sait pas, par miracle.
03:40Et finalement, ses adversaires, ce n'est pas possible.
03:42Elle va à chaque fois, à chaque fois nous remettre une balle.
03:45Et ce qui lui avalue, donc, le fait de remporter trois fois ce titre de Roland-Garros.
03:50Il y a un point commun entre tous ces joueurs et toutes ces joueuses ?
03:53Je dirais qu'il y a la grinta.
03:54La grinta, c'est cette volonté de ne rien lâcher.
03:59Et vous savez, l'adversaire qui se retrouve face à une Arangsa Sanchez, qui a 0-0 dans le premier
04:03set,
04:04est déjà comme ça.
04:04Je ne sais pas comment est-ce que je vais...
04:06D'autant qu'en plus qu'avec Arangsa, comme avec Carlos d'ailleurs,
04:10les matchs pouvaient durer assez longtemps.
04:12Et plus les matchs duraient, et bien plus il y avait une chance de l'emport.
04:15Ce sont des crocos.
04:16Oui, c'est ça.
04:17Si le surnom n'avait pas été pris par René Lacoste il y a 80 ans,
04:21je pense qu'effectivement, ce surnom leur va bien.
04:26Et j'ajoute en plus que tous avaient une personnalité attachante également.
04:31Arangsa Sanchez a eu beaucoup de soucis personnels.
04:34Elle s'en est remise.
04:36Et vraiment, voilà, Juan Carlos Ferreiro aussi, un garçon absolument adorable.
04:40Quand je vois Carlos Moya, je me dis qu'il a gagné une fois à Roland Garros.
04:45L'année de 98, c'est pelé.
04:46Vous savez, on en a parlé hier, qu'il lui a remis le trophée.
04:48Je pense que Carlos aurait peut-être pu remporter un peu plus que ça.
04:52Mais vous savez, remporter un de ses grands titres, c'est déjà énorme.
04:55Et ce sont vraiment des personnes...
04:57J'adore cette photo.
04:58En plus, c'est un garçon vraiment que j'aime énormément, Carlos Moya.
05:01Beaucoup de classe, beaucoup de classe sur le cours.
05:02Ça, c'est quelque chose que l'on peut dire de façon générale pour les joueurs espagnols.
05:06Ils ne contestaient pas les points.
05:08Ils avaient une vraie éducation, une vraie éthique.
05:11Fair play.
05:11Oui, fair play.
05:12Qu'est-ce qui reste à la fin ?
05:13Au-delà du palmarès, il reste cela.
05:15Mais ça, demain, avec Raphaël, je pourrais...
05:18En un mot, Raphaël Nadal.
05:21On en parlera demain en longueur.
05:22Ça, c'est un très joli teaser, ça.
05:24Gentleman.
05:25Gentleman.
05:26On reste sur le fair play, sur le type bien.
05:28Je vous raconterai quelques anecdotes sur lui,
05:32comme on est hors des cours,
05:33qui vous prouveront des anecdotes que j'ai vraiment vécues personnellement.
05:37Un garçon bien, tout simplement.
05:39Et qu'est-ce qui reste, au fond, à la fin ?
05:40C'est ça.
05:41Mais c'est la même chose pour ceux que l'on vient de voir,
05:43notamment pour Carlos.
05:44J'ai certaines sympathies pour lui, pour Arangsa, etc.
05:48Non, c'est vrai que...
05:49Je ne veux pas faire de comparaison avec la France,
05:51mais nous, on n'a pas gagné ce tournoi depuis 1983.
05:55Là, c'est un trust espagnol sur la terre basse parisienne.
05:58Ils travaillent plus que nous, les Espagnols ?
06:00S'il faut répondre par oui ou par non à cette question,
06:03je dirais oui.
06:04Parce qu'il y a un moment où il n'y a pas de miracle,
06:05c'est comme dans tout.
06:06Exactement, Romain.
06:07Et en plus, ils travaillent beaucoup sur terre battue.
06:09La terre battue, c'est vraiment le socle du tennis espagnol.
06:12Alors qu'en France, nous le savons tous,
06:14il y a assez peu de cours sur terre battue.
06:16Et surtout, les joueurs ne s'entraînent pas suffisamment
06:18sur terre battue, mais nous y reviendrons demain.
06:20Sous-titrage Société Radio-Canada
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