00:00Grâce à ce match-là, je ne tarderai plus jamais.
00:09On est en finale de la Coupe du Monde.
00:12Ce n'est pas donné à tout le monde.
00:14La Marseillaise, finale de la Coupe du Monde, est un moment extraordinaire
00:17parce que c'est le moment où on rentre dans la finale,
00:20on rentre dans une autre dimension.
00:22On a l'impression que toute la Terre vit pour une chose,
00:25la finale de la Coupe du Monde.
00:27Évidemment que c'est électrique.
00:30C'est Zinedine qui va tirer le pénalty.
00:33Là, on a déjà une excitation terrible de savoir qu'on a l'occasion de marquer un lieu.
00:38Il va la tirer.
00:40Et là, puis non, il a fait la panacar.
00:43Ce n'est pas possible.
00:45Là, on est dans la dimension de voir des choses extraordinaires.
00:49Là, on réalise.
00:50Oui, on est en finale de la Coupe du Monde.
00:52Oui, on va voir des choses extraordinaires.
00:54Oui, comme contre le Brésil, contre le Portugal, contre l'Espagne.
00:58C'est notre maître à jouer.
01:00Oui, le chef d'orchestre, il est là.
01:02Un coup de folie et un coup de génie, c'est lié.
01:04Moi, j'adore la folie, évidemment.
01:05Je n'aime pas ce qui est conventionnel.
01:07On l'a bien compris.
01:08J'aime la folie de Franck Ribéry.
01:10J'aime tout.
01:10C'est moins attendu du côté de Zizou.
01:13Que lui, il a un coup de folie.
01:15Mais c'est ça qui devient du génie.
01:19À la parade de Bouffon sur la tête de Zidane,
01:25c'est l'image.
01:26C'est l'image que j'ai.
01:27On voit la tête partir, cette tête croisée.
01:30On voit le but.
01:31On voit le but.
01:32Évidemment, on voit le but.
01:33Ah y est, on a gagné.
01:35Oui, on pense que Zizou, il va encore faire des deux coups du monde.
01:39Un but sur pénalty, un but sur la tête.
01:41Merci, au revoir.
01:43Et comment, comment Bouffon, il va aller la cherche ?
01:46Pourquoi on tombe sur Bouffon, ce jour-là, en fait, Comte ?
01:49Et il nous a privé de la victoire, là.
01:52C'est à ce moment-là que j'accepte de dire
01:55qu'on n'est pas champion du monde.
01:57Cette action-là aura certainement changé beaucoup de choses.
02:02On essaye de comprendre.
02:03Qu'est-ce qu'il y a ?
02:04Qu'est-ce qu'il y a ?
02:05Et Claudio Gordino, et même Lippi, je les vois,
02:07qui me montre.
02:08Le banc italien est sorti.
02:10Ils ont la caméra du quatrième orbite qui est là.
02:13Donc ils peuvent voir.
02:14Nous, on est là.
02:15Ils me font comprendre.
02:16Comme s'ils étaient un peu désolés.
02:18Ne crient pas, tu vois.
02:19Ne crient pas.
02:20Viens voir l'image.
02:20Elle est terrible.
02:21Et là, je comprends.
02:22Qu'à l'image, ils ont quelque chose.
02:23Et là, j'essaie.
02:25On essaye.
02:25On crie toutes nos forces auprès du quatrième orbite.
02:28Mais quelle image ?
02:29Elle ne veut pas regarder l'image.
02:31Est-ce que vous avez vu quelque chose ?
02:33Nous, on se remêle.
02:34On est énervé.
02:35On comprend qu'il va être sanctionné
02:36parce que le quatrième orbite a vu l'image
02:39que les Italiens ont montré sur l'écran.
02:42Mais viens voir.
02:42Viens voir.
02:43Dans le stade, ils sont en train de mettre l'image en boucle
02:45qui comme ça doit être sur les télés.
02:46Je ne sais pas où.
02:47Au grand écran, on ne l'a pas.
02:51Je ne lui en veux pas d'avoir pris un rouge.
02:54Je ne lui en veux pas.
02:56C'est le foot.
02:57C'est ce qui me ramène au foot.
02:58Je me dis, à ce moment-là,
03:00j'ai envie de l'aimer parce que la personne
03:03qui s'en veut le plus,
03:05donc on n'a pas besoin de lui en vouloir.
03:07C'est lui-même.
03:10Le tir au but de Trezeguet,
03:12il est extraordinaire
03:14parce que j'ai vécu cette scène la veille.
03:16On s'entraîne toujours.
03:17Quelques joueurs m'ont toujours
03:18s'entraîné à tirer quelques pénaltys.
03:20Trezeguet prend un ballon.
03:22C'est Greg qui est dans le but à ce moment-là
03:24et qui me dit,
03:25tiens, Robert,
03:25pour marquer le pénalty à Buffon,
03:28il faut lui tirer comme ça.
03:30Il prend le ballon,
03:31il tire fort,
03:31il le met sous la barre
03:32et ça remonte.
03:34Lui, c'est un génie.
03:36Il tire son pénalty, fantastique.
03:37Il le prend une deuxième.
03:39Trois fois.
03:39C'est bon.
03:40C'est un génie pour moi.
03:42Et au moment de la finale,
03:43quand il m'a tiré,
03:44j'ai dit, il y en a un,
03:44il le met, c'est lui.
03:46Ça tape la barre.
03:47Et un peu comme la Panentia,
03:48on ne sait pas,
03:49elle n'a pas franchi.
03:50Ça, c'est un demi-millimètre.
03:53Ça ne s'appelle pas demi-millimètre,
03:54c'est des enche-trûnes.
03:55Ça ne rentre pas.
03:59Ce match-là,
04:00qu'est-ce qui reste pour moi ?
04:01C'est...
04:03Je ne perdrai plus jamais.
04:04Parce qu'il n'y aura plus jamais
04:06un seul match aussi important à perdre.
04:09Aucune défaite
04:10ne pourra être plus dure
04:11que cette défaite-là.
04:13Donc, grâce à ce match-là,
04:15je ne t'arriverai plus jamais.
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