- il y a 7 heures
Un déjeuner partagé avec la députée LIOT du Loiret Constance de Pélichy pour parler d'un sujet qui peut angoisser les parents, comment bien nourrir son bébé ? Faut-il faire attention à l'alimentation dès le plus jeune âge ? Mais bien manger a un coût, alors comment aider les Français à bien s'alimenter ?
Focus également sur une chocolaterie près de Lille, l'une des très rares à fabriquer elle-même son chocolat à partir de fèves.
Elsa Mondin-Gava et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.
Focus également sur une chocolaterie près de Lille, l'une des très rares à fabriquer elle-même son chocolat à partir de fèves.
Elsa Mondin-Gava et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.
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00:18Bonjour à tous et bienvenue dans Politique à table.
00:21Vous avez réservé la meilleure table du PAF, alors installez-vous bien confortablement.
00:25On s'occupe du service avec notre invitée aujourd'hui, la députée Constance de Pellichy.
00:30Bonjour.
00:30Bonjour.
00:31Bonjour Constance de Pellichy.
00:32Et bonjour à vous Jean-Pierre Montanet.
00:33Bonjour Elsa.
00:34Alors Constance de Pellichy, vos débuts en politique, vous les faites aux côtés de l'ancien maire de Toulouse, Dominique
00:39Baudis.
00:39Vous êtes son assistante au Parlement européen.
00:42A 27 ans, vous êtes élue maire de la Ferté-Saint-Aubin dans le Loiret, la plus jeune édile du
00:47département.
00:48En 2024, vous déjouez les pronostics en vous imposant lors des élections législatives face à la députée Rassemblement National sortante.
00:55Femme de droite, vous prenez vos distances avec votre famille politique ici à l'Assemblée.
00:59Vous siégez au sein du groupe LIOT, Liberté, Indépendant, Outre-mer et Territoire.
01:04Et vous mettez votre expérience de maire M-A-I-R-E et de maire M-E-R-E au
01:11service de vos travaux.
01:12Vous avez présidé notamment la mission d'information sur la natalité.
01:15Vous dénoncez par exemple les espaces No Kids.
01:18Une société qui ne veut plus de ses enfants est une société malade, dites-vous.
01:22Alors nous, on est des grands enfants autour de cette table, Constance de Pellichy,
01:26et vous nous avez proposé un menu 100% de votre terroir, Jean-Pierre.
01:29Oui, avec une andouille de jargeau accompagnée d'asperges en vinaigrette et en dessert, des fraises et nous ce chocolat.
01:35Dans le dessous des plats, on va savoir comment bien nourrir son bébé.
01:39Ça peut être un sujet d'angoisse pour de nombreux parents.
01:41Eh bien, des aides existent.
01:43Dans les pieds dans le plein visite qui va vous faire plaisir, dans la chocolaterie Encuentro, près de l'île,
01:48une des très rares à maîtriser la fabrication de son chocolat, des fèves jusqu'aux tablettes.
01:53Voilà pour le menu.
01:54Constance de Pellichy, on va passer tout de suite à table avec Cuisine et Confidence.
02:04Ah, quel cauchemar avez-vous vécu, Constance de Pellichy, en préparant cette émission ?
02:08Nous sommes vraiment désolés, oui, je vous ai imaginé, transpirante, indécise, parfois lasse,
02:13puis même à bout, impuissante face à ce terrible dilemme presque existentiel pour vous,
02:18andouille ou andouillette de jargeau.
02:20Sachant que pour le profane, les différences entre ces deux saucisses sont ténues.
02:24Un matin, donc, c'était l'andouille qui tenait la corde, mais dès le lendemain, paf,
02:28l'andouillette avait repris le dessus dans votre esprit.
02:31Comment choisir, comment trancher entre ces deux spécialités charcutières, clivantes,
02:35le nirvana pour certains et pour d'autres, disons, le dégoût.
02:38Prenons l'andouillette, même vous, vous avez renoncé,
02:40car vous connaissez l'illustre citation d'Edouard Hériot, partie radicale,
02:44présidente de cette Assemblée après la guerre.
02:46La politique, c'est comme l'andouillette, ça doit un peu sentir, mais pas trop.
02:49Et encore, cette citation, je l'ai volontairement édulcorée.
02:52Quant à l'andouille, charcuterie un peu molle,
02:54elle a donné par extension son nom aux personnes lourdingues,
02:57pas très futées, bref, des nigos, espèce d'andouille, dit-on,
03:00plus facile à vociférer qu'à avaler.
03:02Mais c'est pourtant bien de l'andouille qui nous attend dans nos assiettes,
03:05donc on a hâte de connaître les dessous de votre coup de foudre avec ce crétin.
03:09Non, pardon, avec cette andouille, décidément, je m'y perds.
03:12Alors, pourquoi l'andouille ?
03:14L'andouille, c'est d'abord un plat typique de ma région.
03:18Là, on est sur de l'andouille de Jarjot,
03:20qui mériterait d'ailleurs probablement son IGP ou son AOP.
03:24Ensuite, de fait, j'ai été intronisée dans la confrérie de l'andouille,
03:28donc j'ai juré que je ferai autant que possible la promotion de ce mets délicat.
03:32Donc, je m'y tiens, je suis une femme de parole.
03:36Et puis, voilà, l'andouille, c'est aussi les barbecues,
03:39l'été qui arrive, la convivialité,
03:42et donc l'envie de passer un bon moment à table.
03:44Allez, on va.
03:45Alors, on la goûte.
03:46Dégustons justement cette andouille,
03:50qui a été notamment cuisinée par le Bourbon,
03:53qu'on remercie comme chaque semaine.
03:55Alors, vous l'avez associée à des asperges.
03:57Alors là, elle est cuitée.
03:58Vous qui connaissez mieux l'andouille que nous,
04:00elle a été cuisinée comment, celle-ci ?
04:02Elle est d'abord cuite au four.
04:04Alors, je ne suis pas une experte de la confection de l'andouille.
04:09Moi, ce que je peux vous dire, c'est qu'à la maison,
04:11on la grille au barbecue.
04:12On l'apprécie comme ça.
04:13En général, on l'accompagne assez simplement,
04:17parce que finalement, ça reste un plat convivial.
04:22Et donc, voilà, barbecue.
04:24Et puis, on la trouve beaucoup sur les foires aussi,
04:27les différentes foires du territoire.
04:28C'est un incontournable, les foires à l'andouille,
04:30dans votre circonscription.
04:31Vous disiez, il y a la confrérie des chevaliers du goutte-andouille de Jarjot.
04:36Comment ça se passe, ces fêtes-là ?
04:38Alors, il y a deux foires à l'andouille, sur ma circonscription.
04:42Il y a celle de Jarjot et celle de Saint-Gondon, à côté de G1.
04:45Mais à Saint-Gondon, ils font aussi l'andouille de Jarjot.
04:48Et donc, c'est l'esprit fête de village, l'esprit foire,
04:54où il y a un énorme stand buvette-restauration avec de l'andouille,
04:59et où la confrérie en profite pour introniser quelques nouvelles personnalités,
05:03mieux faire connaître son produit aussi.
05:07Et puis, ce qui est agréable, c'est que, dans la plupart des vins d'honneur,
05:11des moments de convivialité de ces villages,
05:13il n'est pas rare qu'on serve de l'andouille coupée en tranches,
05:16comme on servirait du saucisson ou autre chose.
05:19Et pour faire partie d'une confrérie comme ça, qu'est-ce qu'il faut faire ?
05:21Il faut faire quel vœu ? Il faut se manifester ?
05:23Jurer de défendre l'andouille et jurer de défendre le produit.
05:27Mais est-ce qu'il faut en manger beaucoup ? Comment ça se passe ?
05:29Parce que moi, j'ai l'impression qu'il y a des déguisements, des costumes.
05:32Il y a toujours un folklore autour de la confrérie.
05:33Il y a toujours un folklore autour de la confrérie,
05:35mais derrière, alors chaque confrérie a sa propre organisation,
05:38mais il y a toujours la volonté derrière chaque confrérie
05:43de, à la fois, mieux faire connaître les produits typiques et très locaux
05:48et puis de valoriser vraiment ses savoir-faire,
05:52de ne pas oublier que ce qui fait la force de la France,
05:55c'est quand même sa gastronomie, son savoir-faire gastronomique,
05:59ses traditions culinaires.
06:00Et donc, c'est ça le rôle d'une confrérie,
06:02c'est de faire connaître et reconnaître ses traditions culinaires.
06:05Mais il n'y a pas besoin de manger 17 kilos d'andouille par été
06:08pour avoir le droit d'être intronisée.
06:10Et pour les jeunes et les moins jeunes,
06:12il y a aussi des enfants qui ont dit tout de suite
06:15« Allez, andouille de jargeau, dès 3 ans ».
06:17Ça, je pense que c'est comme dans chaque territoire
06:19qu'il y a ses traditions culinaires.
06:21Finalement, on ne se pose pas tellement la question
06:22de l'âge de celui qui la mange.
06:24D'ailleurs, à l'époque, ma dernière avait 2 ans
06:28quand j'étais intronisée.
06:29Elle ne voulait pas me quitter, donc je l'avais dans les bras.
06:32Elle a été intronisée en même temps que moi.
06:33Elle a eu sa petite médaille de chevalier du goût d'andouille.
06:36Elle a mangé son morceau d'andouille.
06:37Mais vous vous souvenez de votre premier souvenir,
06:38de votre première andouille, chez vous, à table ?
06:40C'était avec mes parents sur des déjeuners dominicaux.
06:44Parce que c'est un peu clivant, quand même, non ?
06:46Alors, maman a toujours aimé l'andouille.
06:48Mon père, beaucoup moins.
06:51Et donc, c'était plutôt, effectivement,
06:52le moment du barbecue.
06:54Et vous dites que c'est un plat, effectivement,
06:56qui est un peu clivant.
06:57Il y a des possibilités ?
06:59Vous nous disiez, là, c'est une andouille de chair.
07:00Ça, c'est une andouille de chair.
07:02Moi, je préfère l'andouille de chair
07:03plutôt que les tripes,
07:04parce qu'effectivement, je suis moins tripe.
07:07Et je trouve que c'est vraiment intéressant
07:09qu'à Jargeau, les charcutiers proposent
07:13une alternative à la tripe.
07:15Donc, c'est de l'andouille de chair
07:16que je trouve un peu plus facile à digérer
07:20et qui permet à ceux qui sont un peu effrayés
07:23par la composition de l'andouille traditionnelle
07:26de pouvoir s'y acculturer.
07:28Oui, on y reviendra, mais c'est vrai
07:29que dans l'andouille, il y a un peu de partie
07:31de l'intestin, donc un tout petit peu de tripe.
07:32Mais moins que dans l'andouillette, je crois.
07:34Il n'y en a que 20% et après, il y a du porc.
07:37Donc, celle-ci, celle qu'on mange,
07:38elle est constituée uniquement de porc.
07:40Voilà, très bien.
07:42Et vous nous disiez aussi
07:43que vous n'aimiez pas les fruits de mer
07:45par rapport aux andouilles que vous adorez.
07:48Pourquoi vous n'aimez pas les fruits de mer ?
07:50Parce que je crois que dans votre famille,
07:51il y a des capitaines et des marins.
07:52Ça a dû déplaire.
07:56On ne choisit pas.
07:57Ce qu'on aime ou ce qu'on n'aime pas.
07:59C'est vrai qu'il y a un petit goût douxâtre
08:01dans les fruits de mer qui me dérange.
08:03Bon, c'est comme ça.
08:05Et après, je me venge sur les poissons.
08:06Donc, il n'y a pas de problème.
08:07J'arrive quand même à toujours faire partie
08:09de la famille maternelle.
08:11Mais c'est vrai que quand on voit
08:12le plateau de fruits de mer arriver à table à Noël,
08:14on se trouve une alternative.
08:16Vous ramenez une andouille de jargeau à la place.
08:19Vous les avez accompagnés d'asperges.
08:21Pourquoi ce choix ?
08:22Alors, les asperges, c'est aussi
08:25un mets typique du territoire.
08:28Il y a quelques jours, j'étais à la foire
08:29aux asperges de Tigi,
08:31qui est une foire vraiment importante
08:33sur le département.
08:34Pour moi, les asperges,
08:35alors, c'est très égocentrique,
08:37je m'excuse, mais c'est mon anniversaire.
08:39En fait, moi, je suis née début avril.
08:42C'est le moment où démarre
08:43la saison des asperges.
08:45C'est à la fois un plat qui est typique de Sologne.
08:50L'asperge de Sologne, elle est réputée.
08:52C'est aussi un plat très belge,
08:55les asperges à la flamande.
08:57Donc moi, j'ai le souvenir de ma grand-mère belge
08:58prenant un malin plaisir à nous sortir des asperges
09:02quand c'était le printemps.
09:03Donc il y a un petit côté madeleine de Proust
09:05et en même temps, la fierté de mettre en avant
09:08les productions locales.
09:09Donc blanche, l'asperge de SIGI est blanche.
09:12Tout à fait.
09:13Dans la question des asperges,
09:14il y avait aussi cette question de l'acétamipride.
09:16Quand les récoltes sont mauvaises,
09:18les producteurs disent qu'on aurait besoin
09:19de réutiliser ce pesticide très controversé.
09:25Comment ça se passe pour avoir une culture correcte ?
09:27Est-ce qu'on peut s'en passer ?
09:29Ce n'est pas le sujet sur lequel
09:31les agriculteurs d'asperges sont venus
09:33m'interpeller particulièrement.
09:35Il y a les questions des conditions climatiques.
09:38Cette année, c'était un peu plus compliqué
09:40de sortir suffisamment de kilos d'asperges
09:44pour la foire aux asperges de TIGI.
09:45J'avais cru comprendre que c'était une année exceptionnelle.
09:47En fait, on peut avoir plusieurs pousses d'asperges
09:52au cours de la saison.
09:54Tout dépend de la météo à ce moment-là.
09:57Et la foire aux asperges est arrivée
09:59après la semaine où il faisait froid
10:01et où il pleuvait.
10:03Et l'asperge a besoin de chaleur.
10:04Donc il y a eu moins d'asperges
10:07cette année à la foire aux asperges.
10:09Mais la semaine prochaine, ça peut repartir
10:10sans difficulté.
10:12Donc voilà, il y a vraiment la question
10:13de l'aléa climatique
10:14qui joue fortement sur les asperges.
10:17Et du coup, parfois, parce que ça se retrouve aussi
10:19dans le prix des asperges,
10:21c'est vrai que les concurrentes sont moins chères.
10:23Alors elles sont aussi cultivées
10:25dans des conditions moins bonnes qu'en France.
10:28– Mais ça, c'est le problème fondamental de l'agriculture.
10:32C'est qu'à partir du moment où on met l'agriculture
10:36sur un marché concurrentiel ouvert à l'international,
10:39on trouvera toujours un pays capable de produire
10:42à moins cher que nous, dans des conditions déplorables.
10:45D'où l'enjeu, je fais partie de ceux qui soutiennent
10:48la réciprocité dans les pesticides,
10:52les normes imposées à nos agriculteurs
10:54pour tous les produits importés.
10:56On ne peut pas continuer à travailler
10:58avec des règles qui sont différentes
11:00pour ceux qui produisent à l'extérieur
11:02de l'Union européenne par rapport aux producteurs français.
11:05Et je pense qu'on a vraiment besoin,
11:07si on veut remettre à l'honneur véritablement
11:10notre souveraineté alimentaire,
11:12autant que nos traditions agricoles
11:14et nos savoir-faire,
11:16de pouvoir faire jouer cette réciprocité.
11:18L'alimentation de qualité, elle a un coût.
11:21Si en France et en Europe,
11:23on a décidé de bannir certaines molécules,
11:27si on se contraint à certaines normes,
11:29c'est en premier lieu pour notre santé.
11:33Donc les autoriser quand ils viennent de l'extérieur,
11:36c'est un non-sens total.
11:37On a compris que vous aimez la bonne chair.
11:39Faire partie de la confrérie, c'est déjà un bon point.
11:42Mais quelle cuisinière êtes-vous ?
11:44Est-ce que vous êtes une cuisinière du quotidien ?
11:45Vous aimez être au fourneau ?
11:46J'imagine que votre agenda est un peu compliqué
11:49à gérer avec l'assemblée.
11:51Alors, j'aime cuisiner et je ne cuisine presque plus.
11:54C'est un drame.
11:55Quand j'étais étudiante,
11:56je vivais en colocation avec mon cousin,
11:58je cuisinais tous les soirs.
11:59Et vous faisiez quoi ?
12:00Tous les soirs, de tout.
12:02C'était des émincés de poulet à la crème aux quatre épices.
12:06C'était de la ratatouille.
12:08Mais tous les soirs, j'essayais vraiment de...
12:09Puis c'était plat, dessert ou entrée plat tous les jours.
12:13C'était sympa pour les colocataires.
12:14Je pense qu'il n'était pas à plaindre.
12:16Mais c'était une manière de me vider la tête,
12:19de manger correctement pour pas cher.
12:22Parce que malgré tout, quand on est étudiant,
12:23on fait attention à ce qu'on mange en termes de prix.
12:27Et c'est une habitude que j'ai gardée autant que j'ai pu.
12:31Et puis là, avec les contraintes professionnelles,
12:33ça devient plus compliqué.
12:34Mais c'est vrai que quand j'ai la chance d'être à la maison un week-end,
12:39j'aime bien cuisiner.
12:41Mon mari est un excellent cuisinier aussi.
12:43Et c'est quoi le plat ?
12:45Signature.
12:46Mon plat signature, c'est des pommes de terre
12:49qu'on a intitulées Marie-Marguerite,
12:50du nom de mon arrière-grand-mère.
12:52C'est des pommes de terre, on les fait pré-cuire à l'eau.
12:55On les met dans l'eau froide, on les enlève au premier bouillon.
12:59C'est des pommes de terre, soit grenailles,
13:00soit qu'on coupe en deux pour qu'elles ne soient pas trop grosses.
13:02On les met dans un plat.
13:04Qu'on recouvre très généreusement d'huile,
13:07au four pendant une bonne heure.
13:10Et avec du thym, du romarin, etc., de l'ail en chemise.
13:14Et elles ressortent, elles sont craquantes à l'extérieur,
13:18fondantes comme de la purée à l'intérieur.
13:20Elles sont confites, en fait.
13:21C'est incroyable.
13:23Pour accompagner n'importe quelle bonne viande,
13:26avec quelques haricots verts persil à côté.
13:28Pour moi, c'est le déjeuner dominical parfait.
13:30C'est facile de partager un fourneau à deux.
13:32En couple, souvent, il y a une hégémonie.
13:34Soit c'est la femme qui prend le pouvoir, soit c'est l'homme.
13:36Alors, vous avez un homme déconstruit, visiteur.
13:39Enfin, en partie, parce qu'on n'est jamais assez déconstruit pour les féministes.
13:41Mais bon.
13:42Alors, qui tient le manche dans cette cuisine ?
13:45C'est plutôt qu'on a nos plats.
13:46À quatre mains.
13:48Alors, moi, ça ne me dérange pas de cuisiner à quatre mains.
13:51Mon mari, il n'aime pas avoir quelqu'un dans les pâtes.
13:52Dans les pâtes.
13:54Non, ça va être...
13:55Voilà, ça va vraiment être en fonction de qui est dispo
13:59et qui s'occupe des enfants en même temps.
14:01Moi, ça ne me dérange pas de cuisiner avec les enfants.
14:03Lui, il a plus de mal.
14:05Et puis, en fonction de ce qu'on fait, on a nos petites recettes.
14:08Lui, il fait des rougailles exceptionnelles.
14:09Moi, je l'ai fait un peu moins bien que lui.
14:12Donc, je fais d'autres places.
14:13Ça fait varier les plaisirs.
14:15D'après ce que vous nous dites depuis le début de cette émission,
14:17vous faites très attention.
14:18C'est que du bio ou c'est que du local ?
14:21Vous regardez vraiment la provenance de chaque produit ?
14:23J'aimerais vous dire oui.
14:25Dans la vraie vie, moins que ce que j'aimerais.
14:29Mais de fait, on est attentif à avoir des produits plutôt locaux,
14:33plutôt bio, forcément de saison et produits en France autant que possible.
14:37C'est très rare qu'on achète des produits issus de l'étranger
14:43quand on se fait à manger.
14:44Et ça, c'est le vrai problème de l'alimentation.
14:47On peut choisir quand on cuisine.
14:49Exactement.
14:50Et en fait, c'est pour ça que je vous dis, j'aimerais vous dire oui.
14:52Parce que le fait est que je suis très peu à la maison,
14:56qui travaille à temps plein et qu'on est pris par un rythme complètement fou.
15:00Donc, de fait, il y a une part de notre alimentation qui est transformée.
15:06Et celle-ci, c'est beaucoup plus compliqué, en fait,
15:08de vérifier d'où proviennent la viande, les légumes, etc.
15:13Quand vous regardez les pots de compote, origine UE et non UE.
15:18En fait, ça ne veut rien dire.
15:20Oui, ça veut dire partout.
15:20Mes fruits viennent de partout dans le monde.
15:22Et c'est là que c'est un peu plus compliqué.
15:24Mais c'est vrai que pour les enfants, on fait vraiment attention
15:27à prendre, par exemple, essentiellement du bio.
15:29Et on en reparlera.
15:30On va revenir à notre andouille.
15:31Pas vous, Jean-Pierre.
15:33Merci, Elsa.
15:33Évidemment, l'andouille qui est dans notre assiette.
15:35Avec les trois choses à savoir de Jean-Pierre Montanet.
15:39Alors, un, on a bien compris, Elsa, qu'il ne faut pas confondre andouille et andouillette.
15:42Un crime de lèse charcuterie.
15:44L'andouille de Jarjot est produite principalement à Jarjot
15:47et plus largement dans tout le département du Loiret.
15:50Plus grosse que l'andouillette avec ses 15-20 cm,
15:53confectionnée avec 40% de tripes.
15:55Ça, je parle de l'andouillette.
15:56Les fameux chaudins.
15:57Alors qu'il constitue presque la totalité de l'andouillette,
16:00qui est donc plus forte en goût.
16:02Son histoire s'écrit dès le Moyen-Âge,
16:03mais sa notoriété est plus récente.
16:05Fin 19e siècle pour l'andouille.
16:08Faire son andouille soi-même, ce n'est pas si sorcier que ça,
16:10mais le plus commode quand même, je vous le conseille,
16:12c'est de l'acheter chez son bon charcutier.
16:14Elle va se trancher plus facilement,
16:16moins de risques d'éclatement,
16:18une texture souvent plus régulière,
16:20un bon goût de fumée.
16:21Alors, celle-ci, celle de Jarjot, n'est pas toujours très fumée.
16:23Il y en a qui sont plus fumées, par exemple celle de vire.
16:28Et c'est plus dur à obtenir un goût fumé chez soi.
16:31Vérifiez quand même bien auprès de votre charcutier
16:32si elle est crue ou déjà cuite quand vous l'achetez.
16:35Parce que si elle est crue, il faut la faire cuire.
16:36Ça peut prendre un peu de temps,
16:38deux bonnes heures dans de l'eau frémissante
16:39ou au four à 180 degrés, il faut compter au moins 40 minutes.
16:43Mais si elle est déjà cuite,
16:44vous pouvez la faire revenir sur une planche à ou dans une poêle,
16:48ou comme sur un barbecue.
16:50Barbecue, visiblement, c'est une de votre spécialité de l'été.
16:53Justement, barbecue, vous, vous mangez,
16:55c'est plutôt un plat d'été, c'est ça que vous disiez ?
16:57Plutôt dehors au barbecue, plutôt qu'en hiver à l'intérieur.
17:00Exactement, on la sort plutôt au barbecue.
17:02Là, je vais faire plaisir à Sandrine Rousseau,
17:04mais chez moi, c'est mon mari qui s'occupe du barbecue
17:06pendant que je m'occupe de l'accompagnement.
17:08Là, c'est de la cuisine à quatre mains.
17:11Mais oui, c'est plutôt un plat qu'on va sortir l'été,
17:15effectivement, accompagné éventuellement d'autres viandes
17:18qui seraient cuites en même temps.
17:19Et alors, vous proposez de l'accompagner,
17:21cette andouille de Jarjot, avec ce vin.
17:24Coteau du Giennois, domaine de la Thio,
17:27c'est domaine poupa et fils, racontez-nous.
17:29C'est un domaine qui a plus de 400 ans d'existence.
17:32Alors, je ne sais pas si c'est le meilleur accord
17:34mes vins que vous ayez jamais eu,
17:36mais c'est un vin que j'apprécie énormément.
17:39Les coteaux du Giennois, c'est vraiment une appellation
17:41qui mérite d'être mieux connue et reconnue.
17:44Là, on est sur des vignes qui sont entre Gien et Briard,
17:49avec pas mal de vignes à l'entrée de Briard.
17:51Et c'est un domaine viticole tenu par la même famille
17:56depuis le début.
17:57On est sur un pinot noir et finalement,
17:59les vins des coteaux du Giennois,
18:01on est sur des vins assez proches des vins de Sancerre.
18:04Ce sont les mêmes cépages,
18:05c'est à peu près la même typologie de terroir.
18:10Et voilà, moi, je reconnais que j'aime les Bourgognes,
18:14j'aime ces vins à la fois légers, subtils,
18:20qui sont aussi parfois assez surprenants.
18:23Finalement, on ne s'attend pas forcément
18:24à avoir ce type de vin dans le Loiret, par exemple.
18:28Donc, une belle découverte.
18:29Et on rappelle que l'alcool, ça se boit avec modération.
18:31Est-ce que vous, Constance de Pellichy,
18:33il y a un verre de vin à table,
18:34pour vous, c'est essentiel, ça accompagne le repas,
18:37ou est-ce que c'est plutôt réservé au week-end ?
18:41Alors, jamais le midi,
18:43parce qu'après, je roupille tout l'après-midi,
18:44donc ce n'est pas possible.
18:47Je bois très rarement dans le cadre professionnel,
18:51parce qu'en fait, on sort tellement tout le temps,
18:53on enchaîne les vins d'honneur, les inaugurations, etc.
18:57et qu'on se rend compte qu'on peut très vite sombrer
18:59dans une forme d'alcoolisme mondain,
19:01en plus du fait que ce ne sont pas des verres
19:03pour lesquels on prend du plaisir.
19:05Donc l'idée, c'est effectivement d'avoir une consommation d'alcool
19:09qui reste dans le domaine du plaisir,
19:11donc le dimanche à table,
19:13quand on se fait un bon repas en famille,
19:16avec mon mari ou autre, là, oui.
19:18Est-ce que vous avez sauté le pas ?
19:20Parce qu'ici, on nous en propose parfois
19:21des invités du vin sans alcool,
19:23pour vous, qui est tenu sur une terre de vignoble,
19:25c'est une hérésie.
19:26Je n'ai jamais osé.
19:27Pour être honnête, ça me...
19:30Alors, je ne suis pas fan des ersatz,
19:32je trouve que, pareil pour la viande,
19:35avoir un faux steak végétarien,
19:38ça ne me dérange pas du tout de manger végétarien,
19:40mais dans ces cas-là, c'est des lentilles,
19:41c'est des pois, c'est un vrai plat végétarien,
19:44je ne cherche pas à transformer un truc
19:46pour que ça ressemble à de la viande.
19:47Pour le vin, je suis un peu pareille.
19:50Je ne suis pas du tout tentée par les vins désalcoolisés.
19:53Je préfère une bonne eau gazeuse,
19:56éventuellement un jus de fruits ou autre chose, mais...
19:58C'est clair, on a compris.
19:59Et vous la connaissez, la famille Poupa ?
20:00Oui, je les ai rencontrés à plusieurs reprises,
20:03j'ai eu la chance de visiter leur chai,
20:06et voilà, ce sont des passionnés.
20:08Les deux fils reprennent aujourd'hui l'exploitation,
20:10chacun avec leur cuvée, avec leur personnalité,
20:15et l'envie de continuer à faire grandir ce nom du vin,
20:21à faire reconnaître les coteaux du Génois,
20:23mais c'est marrant parce que, voilà,
20:24chacun a sa cuvée, chacun s'affirme
20:28dans une direction qui lui est propre.
20:30Voilà.
20:31Allez, à présent, il s'agit de ne pas faire les andouilles,
20:33puisqu'on va faire dorer notre culture générale.
20:35J'avais dit que je ferais quelques jeux de mots
20:37autour de l'andouille.
20:38C'est parti, c'est les quiz.
20:43Alors, vous êtes solidaire du mouvement
20:45Hashtag Balance Ton Porc,
20:46et on vous dit pour cela bravo, tous les deux,
20:48car à cette table, on déteste les machos et les cochonneries,
20:51mais en revanche, cela ne nous interdit pas
20:54d'adorer la cochonaille,
20:55donc sauriez-vous nous dire si ces affirmations
20:57concernant le cochon sont vraies ou fausses ?
21:00L'expression du lard ou du cochon
21:02a été inventée par un faussaire
21:04doté d'un certain sens de l'humour,
21:06qui revendait à prix d'or des croûtes
21:08en les faisant passer pour des œuvres d'art.
21:13Allez, on va dire vraies.
21:15Non, faux.
21:16Cette expression dénonçait les marchands de cochons malhonnêtes
21:18qui refilaient à leurs clients du gras,
21:20c'est-à-dire le lard,
21:22en le faisant passer pour de la vraie chair de cochons.
21:25Au XVIIIe siècle,
21:26on voit fleurir des tirelires en forme de porc,
21:28car posséder un cochon est perçu
21:30alors comme un signe de richesse.
21:32Vrai ou faux ?
21:33C'est vrai.
21:34Vrai, et d'ailleurs, le proverbe dit
21:36tout est bon dans le cochon.
21:38C'est le pied de cochon pané
21:41qui est une spécialité née en 1730
21:43à Sainte-Méné-Houlde.
21:46Non, j'en ai absolument aucune idée.
21:50On va dire vrai.
21:52Eh bien, c'est vrai.
21:53Vous pourriez participer à la confrérie
21:55du pied de cochon maintenant.
21:57Parmi les produits tripiers du cochon,
21:59les riz sont très appréciés.
22:01C'est les riz de veau plutôt.
22:02On va dire faux.
22:02Exactement.
22:03Faux, on mange les riz de veau et d'agneau.
22:054 sur 4 ?
22:06Non, 3 sur 4.
22:08Mais c'est très bien.
22:09On va voir si vous poursuivez sur cette même lancée.
22:12Vous l'avez dit, votre père est belge,
22:13la patrie de la bière.
22:14Alors, concernant cette boisson,
22:16sauriez-vous nous dire si ces affirmations sont vraies ou fausses ?
22:19La découverte de la bière remonte au Moyen-Âge.
22:22J'aurais tendance à penser que c'est plus...
22:25Ah, pfff...
22:27Bon, on va dire vrai,
22:28même si je pense que c'est un peu plus ancien.
22:30Alors, c'est vrai ou c'est plus ancien ?
22:32Vous êtes un peu là.
22:34Bon, on va dire que c'est plus ancien.
22:36Donc, faux.
22:36Tout à fait, c'est faux.
22:37Entre 9000 et 7000 avant Jésus-Christ,
22:40les premières traces de la bière retrouvées dans le croissant fertile,
22:43c'était en Chine et en Égypte.
22:45La carbonade, le bœuf bourguignon des ch'tis,
22:48se prépare traditionnellement avec une bière blonde.
22:51Ça, c'est faux et archi-faux, c'est de la bière brune.
22:54Eh bien, tout à fait, à la rigueur.
22:56Rousse !
22:57Mais si vous souhaitez atténuer le côté sucré-salé du plat,
23:01il faut plutôt prendre une bière brune plus acide.
23:04Et si vous voulez renforcer le goût sucré,
23:06pas de mort.
23:06Nous conseille, justement, Jean-Pierre Montané.
23:09Alors, c'est la ville de Stenay-Dans-la-Meuse
23:11qui abrite le musée de la bière.
23:15On va dire vrai.
23:16Eh bien, c'est vrai.
23:17Tout à fait, depuis 1986.
23:20Dernière question.
23:21La chef étoilée Anne-Sophie Pic
23:23rajoute un peu de bière blanche dans ses œufs à la neige.
23:26C'est suffisamment original pour être vrai.
23:29Eh bien, c'est vrai.
23:30Ça leur donne davantage de texture.
23:32Eh bien, 7 sur 8, Constance de Pellichy.
23:34On va essayer pour les œufs à la neige.
23:37On va essayer.
23:38Vous n'avez jamais essayé, Jean-Pierre.
23:40Eh bien, on essaiera, justement.
23:41Je connaissais le sel dans les œufs, mais pas la bière.
23:45Pas la bière.
23:45Il y a un peu de levure.
23:46Peut-être que ça permet de gonfler un peu.
23:48On essaiera ça.
23:49Exactement.
23:49Écoutez, 7 sur 8, bravo.
23:51Vous pouvez continuer la suite du repas
23:53avec la brève de comptoir.
24:00Pour préparer l'émission, on demande à chaque invité
24:02de réfléchir un petit peu, de creuser dans sa mémoire
24:04un moment qui mêle cuisine et politique.
24:06Vous allez nous parler de votre mentor.
24:08Oui, j'avais envie de parler de Dominique Baudis
24:11parce qu'en fait, pour moi, il est intimement lié
24:14au moment du repas.
24:15Dominique Baudis, l'ancien maire de Toulouse, etc.
24:17Moi, je l'ai rencontré en 2009 lors de la campagne
24:22pour les élections européennes de l'époque.
24:26Et à l'époque, quand je dis, je me suis engagée
24:29dans la campagne de Dominique Baudis, les gens me regardent
24:32et me disent, Baudis, t'es sûre de toi ?
24:36Tu sais, il n'y a pas de fumée sans feu, etc.
24:39Et au départ, quand j'avais commencé à travailler pour lui,
24:41j'étais encore jeune.
24:43La question des affaires Baudis, j'étais vraiment trop jeune
24:45pour m'en rappeler. Et donc, je ne voyais pas
24:49où était le problème.
24:50Et puis, au fur et à mesure, en apprenant à le connaître,
24:54son équipe m'a fait lire le livre qu'il avait écrit
24:57qui s'appelle Face à la calomnie, où j'ai découvert...
25:00Rappelez-nous quand même en deux secondes.
25:02En fait, Dominique Baudis a été accusé d'une affaire
25:05montée de toutes pièces.
25:07A l'époque, il était président du CSA.
25:10C'était l'ancien maire de Toulouse.
25:11C'était une personnalité extrêmement forte et puissante
25:14qu'avait refusé plusieurs fois le ministère de l'Industrie,
25:17ancien présentateur du JT de TF1 et de France 2.
25:20Et il est tout d'un coup accusé d'être à la tête
25:23d'un réseau de prostitution sur tout le Sud-Ouest.
25:27Et puis, il y en a qui partent complètement dans des délires fous.
25:31Un journaliste du Monde et Carl Zéro
25:33qui finissent par l'accuser carrément de pédophilie
25:38jusqu'à la maison des horreurs
25:40où on aurait retrouvé des enfants accrochés à des croûtes bouchées.
25:43Un truc complètement fou
25:45qui s'avère avoir été vraiment monté de toute pièce.
25:48Ça a été démontré par la suite.
25:50Et malgré le non-lieu,
25:52il reste une partie des gens qui se sont dit
25:54« Ah, mais peut-être que ça vient de quelque part, etc. »
25:57Le fait est que l'affaire l'a littéralement détruite,
26:00enfin détruit lui, pardon,
26:02et tous ceux que j'ai pu rencontrer par la suite m'ont dit
26:05« Mais si tu l'avais connu avant, c'était pas le même homme, quoi. »
26:10Bref, tout ça pour dire que j'ai appris à connaître l'homme.
26:13Il a été élu au Parlement européen.
26:15Il m'a proposé de le suivre comme assistante parlementaire.
26:19Et puis, toutes les semaines, chaque fois qu'il était à Bruxelles,
26:22on mangeait ensemble.
26:24Et c'était des moments vraiment très privilégiés
26:27parce que, déjà, moi, j'avais 23, 24 ans,
26:30j'étais face à ce grand bonhomme qu'il était
26:32et où il me partageait ses anecdotes de politique,
26:37de combat pour la mairie de Toulouse,
26:39ce qui l'avait amené à refuser un ministère,
26:41comment il avait vécu cette affaire allègre,
26:45pourquoi il pensait, enfin, voilà,
26:46d'où il pensait que ça pouvait venir.
26:50Et je me dis que, voilà,
26:51j'ai été vraiment extrêmement privilégiée, en fait,
26:54de pouvoir avoir cette relation de proximité avec mon chef,
27:00de pouvoir bénéficier de sa sagesse.
27:03À l'époque, il avait un peu plus de 60 ans
27:05et il portait un regard aussi sur tout son parcours
27:10et, en même temps, un regard désintéressé.
27:11Il savait qu'il était à la fin de sa vie politique.
27:14Il avait souhaité devenir parlementaire européen
27:16parce qu'il était président de l'Institut du monde arabe.
27:19À l'époque, il y avait le rêve de monter l'union
27:21pour la Méditerranée.
27:24Et donc, c'était, voilà, c'était ce qui l'animait
27:26et des moments d'échange incroyables.
27:30Allez, on sait qu'ici, à l'Assemblée nationale,
27:32vous vous intéressez à la question de la natalité,
27:34la question des enfants.
27:35On va en parler dans le Dessous des Plats.
27:43Avoir un enfant, c'est une révolution
27:46et on a bien besoin de soutien.
27:48Le programme Malin épaule les jeunes parents
27:50pour l'alimentation de leurs bébés,
27:52aide financière, précieux conseils.
27:54Reportage Marion Becker et Juliette Prunier.
27:58C'est l'heure du biberon pour Lilith, 14 mois.
28:02Depuis sa naissance, ses parents bénéficient
28:05du programme Malin.
28:07Rita Jabert, nutritionniste diététicienne infantile
28:10du programme, est venue les rencontrer.
28:12Mélissande, du coup.
28:13Rita, enchantée.
28:14Anthony.
28:15Enchantée, Anthony.
28:16Et la petite Lilith.
28:17Lilith.
28:18Rita vient répondre à leurs questions
28:20et leur donner quelques conseils
28:22sur l'alimentation de Lilith.
28:24C'est la dame qui va t'aider à mieux manger.
28:27Elle a bien fait la transition
28:29quand on a commencé à lui faire goûter
28:31un peu les purées de carottes.
28:33Avec elle, c'était plutôt facile,
28:34en vrai, la diversification.
28:35Sauf les petits pois.
28:38Lorsqu'on propose plusieurs fois un aliment,
28:41même s'il n'est pas apprécié,
28:42il finit par être apprécié
28:43quand l'ambiance est positive.
28:45C'est-à-dire pas de forcing,
28:47on ne crie pas, on propose,
28:49mais sans vraiment insister, etc.
28:52Mais après, il y a des aliments
28:53qui ne sont pas aimés.
28:54Il faut l'accepter, c'est comme ça.
28:56Mais ça serait pas mal aussi,
28:57de temps en temps,
28:59de proposer des morceaux aussi,
29:01même si c'est un peu salissant,
29:02mais de proposer des morceaux mous
29:04qui s'écrasent et qu'elle puisse
29:05elle-même attraper et ramener dans sa bouche
29:06pour que vous puissiez vraiment avoir un repas,
29:09pas tout le temps, mais de temps en temps.
29:11Parce que clairement, un enfant,
29:12il va agir en vous mimeant.
29:14Il va vous voir manger,
29:16il va vouloir manger.
29:17Donc c'est une trop belle expérience pour lui.
29:19Les bénéfices que ça peut apporter,
29:20je n'y aurais pas pensé.
29:21Et moi, j'ai vraiment envie de tester en vrai.
29:24Pas tous les repas,
29:24parce que vraiment,
29:25c'est contraignant.
29:26De temps en temps,
29:27j'avoue que c'est une bonne idée.
29:28Tous ces conseils,
29:29les familles les retrouvent dans la newsletter
29:31et sur le site internet.
29:33Elles reçoivent également des bonds de réduction.
29:35Hop !
29:37Voilà, on voit qu'ils ont bien déjà été entamés.
29:41Et donc, hop !
29:43Là, on va avoir tout ce qui est le lait,
29:48les céréales,
29:50les plats plutôt salés,
29:53dans le sens légumes, petits plats, etc.
29:55Et on a eu ça.
29:57Et donc, c'est ça plutôt sur des produits frais.
29:59Donc, produits surgelés,
30:02conserves,
30:04poulets frais, vraiment.
30:05C'est des produits qui ont été choisis
30:08et validés par les pédiatres,
30:10nos pédiatres
30:11et également notre équipe de nutrition.
30:13Donc, l'objectif,
30:14c'est vraiment de mettre des produits adaptés
30:16en fonction de l'évolution de l'enfant
30:18pour respecter au mieux ses besoins
30:21et également, du coup,
30:22pour accompagner les familles
30:24à pouvoir acheter des produits sains,
30:26adaptés à un prix réduit
30:28et lutter contre l'inégalité alimentaire
30:32pour nos bébés.
30:35C'est la caisse d'allocations familiales
30:37qui a orienté Mélissande et Anthony
30:39vers le programme malin.
30:41110 000 familles en bénéficient aujourd'hui.
30:45C'est important, l'alimentation,
30:48dès le plus jeune âge.
30:49C'est vital.
30:53On l'a vu il n'y a pas si longtemps
30:54avec le scandale sur les laits infantiles.
30:58C'est à la fois vital.
31:00L'enfant, plus que l'adulte encore,
31:02a besoin d'être correctement nourri.
31:04Son cerveau ne se développe pas correctement.
31:06Lui-même ne grandit pas correctement
31:07s'il est mal nourri.
31:09C'est aussi vital en termes d'habitudes alimentaires
31:12qu'on va pouvoir garder toute sa vie.
31:14et là-dessus, on peut avoir un handicap profond
31:18quand on n'a pas été élevé
31:19avec des habitudes alimentaires correctes.
31:22Et puis, c'est la convivialité,
31:25c'est le vivre ensemble, en fait.
31:26Et donc, ce que j'ai découvert aussi, moi,
31:29à travers mes enfants,
31:31c'est à quel point le fait juste de manger ensemble
31:34va aider mes enfants aussi à développer
31:36d'autres capacités,
31:38telles que le langage, par exemple.
31:40Et alors, justement, vous avez enquêté
31:42sur la baisse de la natalité en France.
31:44Est-ce que ce type de soutien,
31:47c'est primordial pour les parents ?
31:49Alors, ce n'est pas forcément
31:50ce qui va leur donner envie de faire des enfants,
31:51mais se sentir accompagnés dans les moments
31:53et on sait que l'alimentation,
31:54ça peut être vraiment une angoisse
31:55quand l'enfant ne mange pas suffisamment,
31:57quand il refuse de goûter certains produits.
32:00De fait, la question de l'accompagnement
32:03à la parentalité est quand même
32:04assez souvent revenue.
32:07Les parents expriment aujourd'hui
32:09le fait d'avoir un stress,
32:10une charge très importante
32:13par rapport au sommeil de leur enfant,
32:15aux émotions, aux colères
32:16et à l'alimentation.
32:18Et c'est vrai que l'alimentation
32:20entre 0 et 18-24 mois,
32:23globalement, l'enfant,
32:24il mange à peu près de tout.
32:25Le stress qu'on peut avoir,
32:26ça va être de savoir comment le nourrir.
32:29À partir de 18-24 mois,
32:31là où l'enfant commence à s'affirmer,
32:33à s'opposer,
32:34il y en a pour qui ça roule.
32:36Il y en a d'autres,
32:37c'est un peu plus compliqué,
32:38je l'ai expérimenté.
32:39Vous dites vous-même,
32:39pour vos enfants,
32:403 et 5,
32:41ce n'est pas toujours facile,
32:42dites-nous.
32:42Ça va beaucoup mieux,
32:43mais de fait,
32:44ma fille aînée,
32:45à 18 mois,
32:46elle s'est arrêtée
32:46de vouloir d'accepter de manger
32:48les purées qu'on lui préparait.
32:50Elle ne voulait rien de solide,
32:51elle ne voulait plus de purée.
32:52Et pendant un an et demi,
32:55on s'est retrouvés
32:56complètement dans l'impasse.
32:58Et c'est vrai que ça rend fou,
32:59en fait.
33:00Un enfant qui ne veut plus manger,
33:01ça rend fou.
33:02Et le pire conseil qu'on vous dit,
33:04c'est,
33:04non mais t'inquiète pas,
33:06s'il a vraiment faim,
33:07il mangera.
33:08Ben non.
33:09ou t'énerve pas,
33:10le force pas.
33:10T'énerve pas,
33:11le force pas.
33:12Ben oui,
33:13mais ça fait trois repas de suite
33:14où elle ne mange pas,
33:14elle ne va pas se nourrir
33:15que de biberons
33:15le matin et le soir.
33:17Donc oui,
33:18ça peut être dur,
33:20mais de fait,
33:20il faut s'accrocher,
33:21ça finit par s'améliorer.
33:23Il y a une proposition de loi
33:23qui a été déposée
33:24pour interdire le sucre
33:26ajouté dans les aliments
33:27destinés aux nourrissons.
33:28Pour vous,
33:28il y a une stratégie
33:29de la part des industriels
33:30pour rendre addicts au sucre
33:31les nouveaux-nés,
33:32les nourrissons.
33:33Non mais déjà,
33:33je suis tombée de ma chaise.
33:35Je me dis,
33:36il faut qu'on en passe
33:36par une loi pour ça.
33:38Mais je pensais bêtement
33:39que c'était déjà interdit,
33:40en fait.
33:41Le sel,
33:41vous n'en avez pas
33:42dans les barquettes,
33:43mais ils sont capables
33:44de vous coller du sucre.
33:46Ben,
33:47il y a en tout cas
33:48une stratégie
33:48sur le mal-manger.
33:49Enfin,
33:49je veux dire,
33:51on sait aujourd'hui,
33:52il y a des pays
33:52qui surnomment le sucre
33:53la cocaïne des enfants.
33:55C'est une drogue,
33:56effectivement.
33:56C'est une drogue.
33:57Il y a une addiction au sucre.
33:59Il y a des troubles
34:01du métabolisme
34:01qui sont liés au sucre.
34:03Il y a le fait
34:04que ça met tout votre corps
34:05dans un état d'inflammation.
34:06Et je pense que
34:07la plupart des jeunes parents
34:08l'ont découvert.
34:10Vous faites le distinguo
34:11entre un goûter au sucre,
34:13genre goûter d'anniversaire
34:14avec les copains,
34:15ou absence totale de sucre
34:17pendant la journée.
34:17Votre journée,
34:18elle ne se passe pas du tout pareil.
34:19Franchement,
34:20ils sont horribles,
34:21les enfants,
34:21quand ils sont sous sucre.
34:23Vous avez remarqué ça ?
34:24Vous légiférez ?
34:25Ah oui,
34:25moi,
34:26je le remarque bien.
34:26Et souvent,
34:27en plus,
34:27avec les parents,
34:28quand on va chercher les enfants
34:29à la fin des goûters
34:30d'anniversaire,
34:30on se dit à quel moment
34:31il va y avoir la redescente.
34:33En fait,
34:34une fois qu'on sait
34:35que le sucre peut induire ça,
34:36on s'en rend compte,
34:37mais c'est fou l'effet
34:38que ça a sur les enfants.
34:39Donc,
34:39il faut légiférer,
34:41interdire,
34:41taxer.
34:42C'est dramatique
34:43d'en venir à devoir se dire
34:45qu'on est obligé,
34:46effectivement,
34:46de légiférer,
34:47de taxer,
34:48etc.
34:49Enfin,
34:49je ne sais pas,
34:50c'est des enfants,
34:51c'est des tout-petits,
34:52c'est des questions
34:52de santé publique,
34:55élémentaire.
34:56Donc,
34:57pour moi,
34:57c'est une nécessité,
34:58oui.
34:58Mais comment vous faites
34:59au quotidien,
34:59puisqu'il y avait des enfants
35:003-5 ans,
35:01si vous ne voulez pas
35:02les voir partir en toupie
35:04au goûter de 4 heures,
35:05qu'est-ce que vous leur donnez ?
35:06Alors,
35:06j'avoue que chez moi,
35:07il y a très peu de sucre.
35:08Une banane ?
35:08Vous n'achetez pas
35:09des produits de l'étranger ?
35:10Honnêtement,
35:11je suis peut-être
35:12un très mauvais parent,
35:13mais quand on est
35:15avec les enfants
35:16le week-end,
35:17souvent,
35:17on fait un bon repas
35:18le midi
35:18et elles ne veulent pas
35:19goûter derrière.
35:20Et on dîne tôt
35:21et comme ça,
35:22on n'a pas de problème.
35:23Le reste du temps,
35:24c'est plutôt l'étage.
35:25On propose fruits et compotes,
35:27même si la compote,
35:28on en revient beaucoup.
35:29On se rend compte
35:29qu'il y a beaucoup de sucre
35:30dans la compote.
35:31Donc,
35:32si on peut éviter,
35:33c'est mieux.
35:33Mais voilà,
35:34fruits,
35:34l'étage,
35:35ça peut être du pain,
35:36mais on n'est pas obligé
35:37de manger des gâteaux industriels
35:38et d'ailleurs,
35:39on n'en a jamais à la maison.
35:40Du coup,
35:40elles n'en demandent pas.
35:41C'est assez simple.
35:42Mais dans tout ce qu'on raconte,
35:44il y a aussi une forme
35:45de culpabilisation
35:46et beaucoup d'injonctions
35:47pour les parents
35:48parce qu'il ne faut pas
35:49de gâteaux industriels.
35:50OK,
35:50mais il faut encore
35:50avoir le temps de cuisiner.
35:52Jean-Pierre s'occupait
35:53beaucoup de l'alimentation
35:54de ses enfants,
35:55mais souvent,
35:55c'est sur les mères
35:56que ça retombe.
35:57On entend,
35:57il faut tout faire maison,
35:59il faut acheter des produits bio,
36:00il ne faut pas trop de sucre,
36:01etc.
36:02Mais au bout d'un moment,
36:02les parents ne savent plus
36:03comment faire.
36:03Alors,
36:04le truc qui m'a sauvé la vie,
36:05c'est les fruits secs.
36:07J'ai découvert ça
36:08grâce à la maison
36:09d'assistante maternelle
36:10où étaient mes filles.
36:13De temps en temps,
36:14elles au goûter,
36:15elles leur font goûter
36:16plein de trucs.
36:16Et donc,
36:17on dit un soir,
36:18ah bah Louise,
36:19elle a mangé des raisins secs,
36:20on ne pouvait plus l'arrêter.
36:22C'est vrai que raisins secs,
36:22abricots secs.
36:23Mais les fruits secs,
36:25ça marche trop bien.
36:26C'est relativement sain.
36:28Dès qu'ils ont 3 ans,
36:29on peut commencer
36:29avec les fruits à coque,
36:30les amandes,
36:31les pistaches,
36:32etc.
36:32Nous,
36:33on peut en manger à l'apéro.
36:34Eux,
36:34ils peuvent en manger
36:35à l'apéro avec nous.
36:36Enfin,
36:36c'est des choses
36:36qu'ils peuvent nous voir manger.
36:38Ça ne prend pas de place
36:39dans le sac à main.
36:40Je fais des petits sachets
36:41de fruits secs,
36:41on les embarque partout,
36:43ça coupe la faim,
36:44c'est génial.
36:44Ça m'a changé la vie.
36:45Ça et la banane.
36:46Il y a le temps
36:47et l'argent.
36:48Ça coûte aussi cher
36:50de bien manger ?
36:51En fait,
36:52c'est surtout le temps.
36:53Parce que ça coûte aussi cher
36:55d'acheter des plats préparés,
36:56en fait.
36:57En revanche,
36:58avoir le temps
36:59de se faire à cuisiner.
37:00Et moi,
37:00quand je parle du temps,
37:01c'est non seulement
37:02le temps au fourneau,
37:03mais je crois que le pire,
37:04c'est quand on se pose
37:05et qu'on se dit
37:06attends,
37:06on va faire quoi
37:07à manger cette semaine ?
37:08Qu'est-ce qu'on fait
37:09pour le dîner ?
37:09Et le moment le plus minuté,
37:12c'est le moment du dîner.
37:14On a mis en place
37:15récemment à la maison
37:16de dîner ensemble
37:18avec les enfants.
37:19Notamment pour essayer,
37:20et c'est vrai,
37:21ça règle pas mal
37:22de troubles alimentaires
37:23parce que les questions
37:25d'organisation quotidienne
37:26faisaient qu'on n'avait
37:27toujours pas sauté le pas.
37:28Ça nous a permis
37:29de régler des problèmes
37:30de sommeil chez nos enfants
37:31et des problèmes alimentaires
37:32chez nos enfants.
37:33Mais vous arrivez chez vous,
37:35il est 19h.
37:35Vos enfants,
37:36ils ont 2 et 4 ans.
37:37Vous devriez les coucher
37:38à 19h45.
37:39Il faut que vous fassiez
37:40à manger,
37:41que vous vous asseyez
37:42à table avec eux
37:42et que vous...
37:45Franchement,
37:45c'est vrai que...
37:46Enfin,
37:46c'est le temps,
37:46en fait.
37:47Je pense qu'il y a aussi
37:48l'argent quand on voit
37:48dans les familles
37:50socialement défavorisées
37:51qui ne mangent pas vraiment
37:52trois repas par jour.
37:54Il y a un souci aussi.
37:55D'abord,
37:55il y a une culpabilité
37:56vis-à-vis de ces enfants.
37:56Il y a un souci
37:57de leur faire plaisir
37:57à un moment.
37:58Et quand on leur fait plaisir,
37:59souvent,
38:00ça passe par du sucré.
38:05Il a mangé des coquillettes
38:06hier, avant-hier
38:07et les pommes de terre.
38:08Donc, je pense que,
38:09socialement,
38:10c'est aussi une question de prix.
38:11Les abricots secs,
38:12moi, je veux bien,
38:13mais c'est souvent...
38:15Ce n'est pas pejoratif
38:16dans mon esprit,
38:17mais des bobos
38:17ou des gens de bonnes conditions
38:19qui se promènent
38:19avec des preneaux.
38:21Les autres,
38:21c'est plus compliqué.
38:22J'admets que c'est complètement
38:23un truc de bobos.
38:24Enfin, je ne peux pas m'en cacher.
38:26Après, à la maison,
38:27c'est pain-beurre, par exemple.
38:28Une plaquette de beurre,
38:29ça ne coûte pas plus cher
38:29qu'un pot de Nutella.
38:30Oui, mais vos enfants
38:31mangent bien par ailleurs.
38:32Je parlais d'une famille
38:33qui a besoin de temps en temps
38:34de faire plaisir.
38:35Le plaisir, ça passe
38:36par l'alimentation chez les enfants.
38:37C'est aussi nos référentiels
38:38de plaisir.
38:39Et c'est là où le mimétisme,
38:41on en parlait tout à l'heure
38:42dans le reportage,
38:43le mimétisme joue beaucoup.
38:45Ce sont nos référentiels
38:46de plaisir
38:47et le fait que, souvent,
38:49le sucre a été associé
38:50à la récompense,
38:52au moment un peu festif,
38:54et où, du coup,
38:55on se dit,
38:55je vais faire plaisir
38:56à mon enfant
38:57en lui donnant du sucre.
38:58C'est bon, tout à fait.
38:59Mais les gâteaux,
39:00ça coûte cher aussi, en fait.
39:02Donc, ça va être
39:04beaucoup de référentiels.
39:05Et pour moi, encore une fois,
39:07alors je suis désolée,
39:08mais il y a certes
39:08la question économique,
39:10mais à la maison,
39:11on mange des conserves
39:12de haricots verts.
39:13C'est aussi des questions éducatives.
39:15Là, on retrouve
39:15des fossés socio-économiques,
39:18mais c'est plus des questions
39:20éducatives,
39:21de référentiels
39:22dans lesquelles on a pu évoluer
39:23qui vont nous aider
39:24à transmettre ces bons réflexes.
39:26Et là-dessus,
39:26on n'est pas égaux.
39:27C'est vrai.
39:27D'où l'intérêt du programme
39:28malin,
39:29d'aller remettre parfois
39:30un peu de cadre,
39:31un peu de compréhension.
39:33Et puis,
39:33des trucs et astuces,
39:34encore une fois,
39:35pour avoir des repas
39:36qui sont nourrissants,
39:37qui ne sont pas excessivement chers
39:39et qui,
39:39en même temps,
39:40sont corrects
39:42au niveau nutritionnel.
39:43On va continuer à parler.
39:44Là, on a parlé
39:45de sucre de bonbons,
39:46on va parler chocolat.
39:47On met les pieds dans le plat.
39:54C'est l'histoire d'une passion Elsa,
39:56celle d'un jeune couple
39:56pour la fève de cacao
39:58installée près de Lille.
39:59Leur manufacture baptisée
40:00Encuentro nous régale
40:01avec des chocolats préparés
40:03à partir de fèves
40:04d'une quinzaine de variétés
40:05de cacao différentes.
40:06C'est un reportage
40:07de Maïté Frémont
40:08et d'Aziz Auguz.
40:11Qui pourrait croire
40:13que derrière les murs
40:14de cette ancienne filature
40:15lilloise
40:16coulent des litres de chocolat ?
40:19Ici, chaque jour,
40:20ils sont une trentaine
40:21à confectionner
40:22toutes sortes de pièces
40:23en chocolat,
40:24des fruits confits
40:25aux tablettes
40:26en passant par
40:27des petits poussins
40:28fourrés au sésame.
40:30Ici, vous avez
40:31justement nos petits poussins.
40:33L'idée,
40:33ce n'est pas d'aller chercher
40:34le sucre à tout prix.
40:35Généralement,
40:36dans les fourrages,
40:37il y a entre 50 et 60 %
40:39de sucre.
40:40Dans notre cas,
40:40il n'y a que 15 %
40:41de sucre dans le fourrage.
40:43Moins de sucre
40:44et beaucoup de transparence
40:45car Antoine s'est fixé
40:46un défi
40:47et pas des moindres.
40:48Il fait partie
40:49des 1 %
40:50de chocolatiers français
40:51à fabriquer
40:52son propre chocolat
40:54depuis
40:54des fèves de cacao.
40:57Là, vous voyez
40:58ce que c'est
40:58qu'une fève de cacao
41:00de qualité exceptionnelle.
41:01En fait,
41:02c'est une fève
41:03qui va avoir
41:04cet aspect-là.
41:05Déjà, vous voyez
41:06qu'elles sont
41:07toutes homogènes.
41:08Il n'y a pas
41:08des fèves
41:08de différentes couleurs.
41:09Il n'y a pas
41:09de déchets
41:10à l'intérieur.
41:12C'est vraiment
41:12un cacao.
41:13Là, on est sur
41:13des cacaos
41:14qui coûtent
41:14entre 15 et 20 000 euros
41:16la tonne.
41:17Et ces fèves
41:18partent à la torréfaction
41:20étape cruciale.
41:21Et voilà à quoi ça ressemble.
41:21C'est ça qui va nous servir
41:23de matière première
41:23pour faire le chocolat.
41:26Ça paraît fou.
41:27Ça paraît fou, mais on fait partie
41:29des très rares
41:30à voir la matière première
41:32qui fabrique notre chocolat
41:33et à maîtriser sa fabrication.
41:35Les fèves sont refroidies,
41:37concassées,
41:38puis le gruet
41:38part vers cette machine.
41:40C'est des meules à l'ancienne,
41:42comme vous avez des meules
41:43pour faire de l'huile d'olive
41:43ou de l'huile de noix.
41:45C'est des roues de granit
41:46qui vont rouler
41:46sur une dalle de granit
41:47et qui vont malaxer
41:49le gruet de cacao,
41:50la pâte et le sucre
41:51et faire ce mélange de chocolat.
41:53Trois à cinq jours ici,
41:55puis le chocolat va maturer
41:56un peu comme un bon vin
41:58avant d'être refondu
41:59et moulé
42:00et enfin se retrouver
42:02dans vos placards.
42:05Alors,
42:07il tombe à pic ce reportage
42:08parce qu'au maquillage,
42:10tout à l'heure,
42:10vous êtes accro au chocolat.
42:11Je suis accro au chocolat.
42:13Presque.
42:14Je pense que c'est une vraie addiction.
42:16C'est-à-dire,
42:16quand j'étais étudiante,
42:17j'avais la mauvaise habitude
42:18de fumer.
42:19L'angoisse du dimanche,
42:21ce n'était pas
42:21« j'ai plus de cigarettes »,
42:23c'était « j'ai plus de chocolat ».
42:24Donc,
42:25il y a vraiment
42:26un côté addict
42:29au chocolat,
42:29au chocolat noir,
42:3170%.
42:32Vous ne me faites pas rêver
42:33avec une boîte
42:33de chocolat fourré,
42:34mais il me faut
42:35la plaquette brute.
42:38Alors,
42:38les fumeurs,
42:38ils parlent en termes
42:39de cigarettes ou de paquets.
42:40Vous,
42:40c'est en termes de tablettes ?
42:41Ça pouvait aller
42:42à combien de tablettes par jour ?
42:43Alors,
42:43c'est très variable
42:44en fonction des périodes
42:46de stress
42:46dans lesquelles je peux me trouver.
42:48Mais la campagne municipale
42:50de 2020,
42:51j'étais archi-favorite.
42:53Du coup,
42:53j'étais hyper stressée.
42:55Ça paraît paradoxal,
42:56mais ça me stressait
42:57beaucoup de devoir
42:58assumer ce rôle de favorite.
43:00Et pendant deux mois,
43:01je n'ai rien mangé d'autre
43:01que du chocolat.
43:02Je pouvais manger
43:03entre 2 et 400 grammes
43:04de chocolat par jour.
43:05Vous boulettez comme ça ?
43:06Alors,
43:07c'était sous deux formes.
43:08C'était à la fois
43:10le chocolat que je...
43:11Ouais,
43:11la tablette que je casse
43:13et puis j'aime bien
43:14prendre une tranche
43:15de pain de mie,
43:15la plier en deux
43:16et puis glisser
43:16dedans une barre de chocolat
43:17que je croque
43:18comme ça au petit déjeuner.
43:19Ça,
43:19c'est mon petit déjeuner
43:20encore à l'heure actuelle.
43:22Et puis,
43:22sous forme de mousse au chocolat
43:23et je me nourrissais
43:25exclusivement
43:25de mousse au chocolat
43:26faite maison.
43:27On en reparlera,
43:27de la mousse.
43:28Pendant deux mois.
43:29Exactement.
43:30Encuentro,
43:30c'est une marque,
43:31une maison très engagée.
43:33Et justement,
43:33c'est important
43:34d'avoir des producteurs
43:36engagés,
43:37vraiment de la fève
43:38jusqu'à la tablette ?
43:40Oui,
43:40parce que déjà,
43:42je trouve que ça permet
43:43de découvrir
43:44le chocolat autrement.
43:46J'ai eu la chance
43:47à l'époque
43:47où je vivais à Bruxelles
43:48de faire une dégustation
43:50de chocolat de ce type
43:51chez un grand chocolatier
43:53bruxellois
43:53qui faisait une opération
43:54porte ouverte
43:55et qui nous a fait goûter
43:56six ou sept chocolats noirs
43:58à 70%,
43:59fabriqués pareil,
44:00même taux de sucre,
44:00même taux de gras,
44:01mais juste avec
44:02des fèves différentes.
44:04La diversité aromatique
44:06est juste incroyable.
44:09Et à une époque
44:11où, finalement,
44:12on a standardisé les goûts,
44:14de rappeler qu'en fonction
44:15des variétés,
44:16des terroirs,
44:17on peut avoir
44:18une palette aromatique
44:19aussi diversifiée,
44:20moi, je trouve ça
44:22extraordinaire, en fait.
44:23Et puis,
44:23on est vraiment
44:24au cœur de l'artisanat,
44:25du respect du produit,
44:27de la plante
44:28au produit final.
44:30Je pense que c'est
44:30ce qu'il y a de plus beau
44:31pour un agriculteur aussi,
44:33de savoir que son produit
44:34est sublimé et respecté
44:36de cette manière-là.
44:36Mais vous, la matrice,
44:37vous seriez reconnaître
44:38un chocolat
44:40ou un cacao du Vietnam,
44:41du Guatemala,
44:42du Pérou,
44:43du Brésil ?
44:43Non, malheureusement,
44:44je ne suis pas aussi experte
44:46que ça.
44:46C'est ça, maintenant,
44:47vers lequel vous devez
44:48vous tourner après avoir
44:49mangé du...
44:49Ça peut être une piste
44:51vers laquelle je peux tendre,
44:53un objectif vers lequel tendre.
44:55Et je faisais le petit calcul,
44:56la moyenne,
44:56c'est 6 kilos de chocolat par an,
44:58donc vous étiez très largement...
44:59Ah oui, non,
44:59j'étais à 2 kilos...
45:006 kilos par personne ?
45:01Exactement.
45:02J'étais à 2 kilos par semaine,
45:03oui.
45:03On va finir le repas
45:04avec une note sucrée,
45:06des notes sucrées,
45:07puisque vous ne nous proposez
45:07pas un péché mignon,
45:08mais des péchés mignons.
45:13Oui, avec un dessert pluriel.
45:15On va commencer avec le fromage.
45:17Ah, avant le dessert.
45:19Oui.
45:19Très bien.
45:20Sans vent.
45:20Je vais vous faire goûter
45:21que vous nous avez proposé
45:23des crotins de chavignol.
45:24Dites-nous tout.
45:25Le crotin,
45:26tout le monde pense
45:27que ça vient de chavignol.
45:29C'est en partie vrai,
45:30mais l'AOC remonte
45:32jusque dans ma circonscription,
45:34jusqu'aux portes de Briard.
45:36Et donc, c'est un fromage
45:38en fonction de son affinage
45:40qui n'a pas toujours exactement
45:42le même goût
45:43ni la même texture.
45:46Et moi, j'aime le crotin
45:47parce que finalement,
45:49il a ce côté à la fois
45:51assez typé,
45:52tout en étant frais.
45:53Et j'adore cette texture
45:55du crotin à l'intérieur.
45:56J'ai l'impression
45:57de croquer dans du velours.
45:59Voilà.
45:59Vous l'achetez chez le producteur ?
46:01Vous connaissez ?
46:02Je connais un producteur
46:03de chavignol, tout à fait.
46:05Et puis, on peut le trouver
46:06sur le marché.
46:06L'avantage de cette région
46:09de la France,
46:10c'est qu'on a quand même
46:10une grande diversité
46:12d'appellations
46:13autour du fromage de chèvre.
46:14Donc, on les trouve
46:15assez facilement par chez nous.
46:17C'est une marque,
46:17le crotin de chavignol.
46:18Donc, c'est vrai que c'est
46:19un des fromages cultes
46:20de la France.
46:21Donc, avec vous, c'est
46:22fromage et dessert.
46:23Tant mieux.
46:25Donc, un dessert pluriel.
46:27Alors, moi, j'en ai qu'une partie,
46:28mais ça, c'est pas très grave.
46:29Je m'en contenterai
46:30ou Elsa m'en donnera
46:31quelques-unes.
46:31Je te donnerai quelques fraises.
46:32Il y a quelques fraises
46:33qui sont de votre région
46:34et cette fameuse
46:35mouche au chocolat
46:36qui fait partie
46:36de votre addiction.
46:37On l'a bien compris.
46:38Alors, les fraises,
46:39elles viennent de chez vous.
46:41C'est vous qui nous avez apporté.
46:42Quelle variété ?
46:43Ah, c'est pas vous.
46:44Alors, pardon.
46:45Alors, c'est moi
46:45qui les ai apportées,
46:46mais je n'ai pas demandé
46:47à l'agriculteur
46:48quelle était la variété.
46:51Pour être très honnête,
46:52elles viennent de l'exploitation
46:53du président
46:54de la Chambre d'agriculture
46:55du Loiret
46:56et qui a son exploitation
46:58pas très loin de chez moi.
47:00Donc, je lui ai dit
47:01j'aimerais mettre
47:02tes fraises à l'honneur.
47:03Les fraises, c'est pareil,
47:04c'est mon anniversaire.
47:05Moi, c'était Charlotte aux fraises
47:06parfois pour mon gâteau
47:07d'anniversaire.
47:08C'est le début du printemps.
47:10C'est le renouveau.
47:11C'est cette fraîcheur.
47:12Et puis, je suis capable
47:14d'en boulotter
47:14tout au long de la journée
47:16quand j'en ai sous la main.
47:18Cette année,
47:18c'est une année
47:20très généreuse en fraises,
47:21je crois, non ?
47:21Pour l'instant,
47:22c'est assez généreux,
47:23mais surtout,
47:24elles sont goûteuses.
47:25Elles ne sont pas toujours goûteuses.
47:26Et là, comme on a eu
47:27un printemps très ensoleillé,
47:28elles ont du goût.
47:30Et voilà, c'est...
47:31Et la fraise,
47:33c'est le plaisir simple.
47:34Gagner la bataille
47:34face à l'Espagne,
47:36notamment parce que
47:37les consommateurs
47:38veulent consommer
47:39de la fraise française,
47:40mais elle est plus chère.
47:41Mais c'est important.
47:42Les consommateurs,
47:43c'est un acte politique
47:44de consommer
47:45de la fraise française.
47:46Encore une fois,
47:47sur les produits bruts,
47:48on a la chance
47:49de pouvoir voir
47:49très simplement
47:50d'où viennent nos produits.
47:52Ce qui n'est pas le cas
47:53dans les produits transformés.
47:55Donc, cette fraise française,
47:57effectivement,
47:57il y a la fierté
47:59de pouvoir manger
48:00de la fraise
48:01qui vient de chez nous
48:01et de soutenir
48:02nos producteurs.
48:03Moi, je trouve aussi
48:04que la fraise française,
48:05elle est objectivement
48:05largement meilleure
48:06que la fraise espagnole.
48:08Quand on s'achète
48:09une barquette de fraises,
48:11ça reste un fruit
48:13qui est quand même
48:13très cher, la fraise.
48:15Du coup,
48:16il y a un achat plaisir.
48:18Moi, faire un achat plaisir
48:20pour avoir l'impression
48:21de croquer dans de la flotte,
48:23en fait,
48:23je ne me fais pas plaisir.
48:24Je me frustre.
48:24Ou même, parfois,
48:25un avet,
48:26c'est tout blanc à l'intérieur.
48:27Les Français,
48:27ils ont aussi su faire monter
48:30des marques.
48:30Par exemple,
48:30la garguette,
48:31ça booste
48:32parce qu'on est sûr
48:34d'une certaine qualité,
48:35même si son goût
48:36est un peu standardisé,
48:37mais très bon.
48:37Il y a la marée des bois.
48:39Il y a plein de variétés.
48:39Mais c'est vrai que c'est cher
48:40alors qu'on nous avait promis
48:41une très bonne récolte.
48:44Donc, les prix auraient dû baisser.
48:45Je trouve qu'ils ne baissent pas tellement.
48:46Comment vous l'expliquez ?
48:48Alors, il y a la question de la demande
48:50et puis il y a la question du fait
48:51que, malgré tout,
48:52ça se ramasse à la main,
48:53ça demande beaucoup de travail.
48:55Et vous avez beau avoir
48:56des grosses productions,
48:57vous avez quand même
48:57des fraises structurelles
48:58qui sont importants.
49:00Donc, je ne suis pas surprise
49:02que les prix n'aient pas tant baissé
49:04que ça.
49:06Après, encore une fois,
49:07je pense que la fraise,
49:08ça reste un produit plaisir
49:09et la différence de qualité gustative
49:13entre la fraise espagnole
49:14qu'on nous présente en France,
49:16je ne sais pas,
49:17il y en a probablement des très bonnes,
49:19et la garguette française,
49:20il n'y a pas photo.
49:21Là, elles sont excellentes.
49:23Elles se mangent nature.
49:25Vous, vous les mangez comment ?
49:26Moi, je les mange nature.
49:26Non, je les mange nature.
49:28Vous les mangez nature,
49:28mais vous nous avez quand même
49:29accompagnés avec une mousse au chocolat.
49:32Histoire de nous dire
49:32les fraises,
49:33c'était pour l'aspect régime
49:34et paf, la mousse au chocolat derrière.
49:36Vous m'avez demandé
49:37de vous présenter
49:38un menu qui me ressemble.
49:41J'avais très envie
49:43de mettre en avant
49:44les qualités de mon territoire
49:46parce que le Loiret,
49:48les gens savent à peine
49:50le situer autour d'une carte.
49:52Être capable de dire
49:54qu'est-ce qu'on fait dans le Loiret
49:55alors que c'est une terre
49:56gastronomique extraordinaire,
49:58c'était important pour moi
49:59de mettre en avant
50:00ce qu'on est capable de produire
50:01et ce qu'on fait très bien.
50:03Mais la mousse au chocolat,
50:04c'est une peu chimie.
50:04Oui, jusqu'à la preuve du contraire,
50:06il n'y a pas de fèves dans le Loiret.
50:06On remercie le Bourbon
50:08pour cette mousse au chocolat.
50:09Elle est très bonne.
50:10Alors, je ne sais pas
50:10s'il y avait un peu de bière
50:11dans les œufs en neige,
50:12mais on se souviendra
50:13pour la recette.
50:14Après, moi, je suis une puriste
50:15et c'est aussi pour ça
50:16que je l'aime bien celle-ci,
50:17de la crème au chocolat.
50:18Dans la crème au chocolat,
50:19il faut deux ingrédients.
50:20De la mousse au chocolat.
50:21De la mousse au chocolat, pardon.
50:22Oui, j'aime bien la crème aussi.
50:23Mais dans la mousse au chocolat,
50:24il faut deux ingrédients.
50:25Des œufs, du chocolat.
50:27Parfois, ça suffit.
50:28Tout ingrédient supplémentaire
50:30est superflu.
50:31Pas de sucre.
50:31Alors, il y a une querelle de chapelle
50:34entre ceux qui ne préfèrent
50:35que des blancs,
50:36donc une mousse très légère,
50:37et ceux qui préfèrent aussi
50:38les jaunes.
50:39Et celle-ci est sans doute
50:40faite à partir de jaune aussi,
50:41qui est un peu plus compacte,
50:43un peu plus riche.
50:44Et j'avais une question
50:46un peu incongrue,
50:46puisqu'on parle de dessert,
50:48pour clôturer cette partie sucrée.
50:51Et la pêche melba, vous aimez ?
50:53La pêche melba ?
50:55Eh bien, pas plus que ça,
50:57pour être honnête.
50:58Si vous m'emmenez sur le terrain
51:00des glaces,
51:01je vais être à Maréna.
51:02Très bien.
51:02Alors, la pêche melba,
51:03c'est une pêche pochée
51:04avec un peu de glace,
51:05mais c'était juste pour faire
51:05ma transition,
51:06parce que la pêche melba,
51:08elle a été inventée,
51:10et on la doit à l'illustre chef
51:12Auguste Escoffier,
51:13que vous connaissez sans doute,
51:14a disparu en 1937,
51:1635, pardon.
51:17C'est le père aussi
51:18du canard au sang,
51:19de la timbale de macaroni,
51:20vous le saviez ça Elsa ?
51:21On considère que c'est
51:22le maître de la cuisine moderne.
51:24C'est d'ailleurs le titre
51:25de cette BD
51:26qui lui est consacrée
51:27aux éditions plein vent,
51:28réalisée par Cédric Fernandez,
51:30Yvon Bertorello,
51:31avec la participation
51:32de Stéphane Berne,
51:34sacré personnage,
51:35visionnaire,
51:36et génial cuisinier,
51:38à lire et à déguster
51:39sans modération.
51:40Je vous l'offre.
51:40Voilà, le livre à déguster,
51:42le chocolat à déguster,
51:43c'est 70%
51:45du Salvador,
51:46de Madagascar,
51:47du Honduras ?
51:48Vous me prenez
51:48par les sentiments.
51:50J'ai dit 85% aussi.
51:52Non, je suis plutôt 70%.
51:54Là, pour le coup,
51:54je trouve que le sucre
51:55a toute sa place
51:56en termes d'exhausteur de goût
51:57avec le chocolat.
51:59On va tester
52:01Madagascar,
52:02vous l'avez en 70 ?
52:02Tout à fait.
52:03Allez, Madagascar.
52:04Je vous le donne à déguster.
52:05Le nouveau jeu
52:05de cette famille.
52:06Merci beaucoup.
52:07Voilà, vous pouvez le déguster,
52:10en chanson.
52:10Je pense que ça va
52:12rappeler de bons souvenirs
52:13à beaucoup de monde.
52:14On est à l'été 2024,
52:16cérémonie d'ouverture
52:17des Jeux de la Tour Eiffel,
52:18des Jeux Olympiques, pardon.
52:19Des Jeux de la Tour Eiffel.
52:20En haut de la Tour Eiffel,
52:21on entend ça.
52:24Le ciel bleu
52:27sur nous
52:28peut s'effondrer
52:32et la terre
52:34peut bien s'écrouler
52:38Peu m'importe
52:41si tu m'aimes
52:45Je me fous
52:47du monde entier
52:52Tant que l'amour
52:55inondera mes matins
52:58Vous vous souvenez
52:59de cette image ?
53:00L'apparition de Céline Dion,
53:01Tour Eiffel,
53:02Edith Piaf.
53:03Très, très bien.
53:04Alors, pour la blague,
53:05quand vous m'avez demandé
53:07de choisir la chanson,
53:09on ne savait pas encore
53:10qu'elle allait se produire
53:11en concert à Paris.
53:13Je vous ai donné le titre
53:14quelques jours avant
53:16qu'on ait l'annonce,
53:16donc on l'ignorait encore.
53:20Je suis une fan absolue
53:22de Céline Dion.
53:23Ça fait partie
53:24de mes plaisirs coupables.
53:25Quand je sillonne
53:26la circonscription,
53:27je mets Céline à fond
53:28dans la voiture.
53:30Je chante
53:30toutes les chansons.
53:31Enfin bref,
53:33vraiment,
53:34ça fait partie
53:35de ces plaisirs
53:36que j'ai.
53:39Et cette chanson,
53:41elle est associée
53:42à plein de souvenirs
53:43en même temps
53:44parce que
53:44c'était mon dernier
53:45conseil municipal.
53:47Le jour de l'ouverture
53:48de la cérémonie
53:49d'ouverture des JO,
53:51j'ai transmis
53:52mon écharpe de mer
53:53à ma successeur.
53:54Ça venait clore
53:55un chapitre
53:56de dix ans de ma vie
53:58avec un départ
53:59bien plus précipité
54:00que je ne l'aurais imaginé
54:01parce que trois semaines
54:02de campagne
54:02pour des législatives
54:03qui étaient totalement imprévues.
54:07Et en tant que maire,
54:08j'avais choisi
54:09de mettre des écrans géants
54:10dans la ville
54:11pour que la population
54:13puisse suivre
54:14la cérémonie d'ouverture.
54:16Donc on était attablés
54:17avec tous mes élus,
54:19plein de monde autour
54:20et puis on regardait
54:21la cérémonie d'ouverture
54:22en sortant de ce conseil.
54:25Et puis là,
54:27cette cérémonie d'ouverture,
54:28moi j'ai trouvé
54:29que c'était un bijou,
54:30vraiment.
54:31Je ne m'attendais pas
54:32à être un jour émue
54:34comme ça devant
54:34une cérémonie d'ouverture
54:35regardée à la télé
54:36et puis cette apparition
54:39incroyable.
54:40Enfin, voilà.
54:41Donc ça reste...
54:42Un grand moment.
54:43Merci d'avoir choisi
54:45cette chanson.
54:46On est tous fans
54:47de Céline Dion,
54:48évidemment.
54:48Merci beaucoup.
54:50Merci beaucoup,
54:51Constance de Pellichy.
54:52Merci.
54:52Merci à vous.
54:53Merci à vous
54:54de nous avoir suivis
54:55à très vite
54:55sur LCP.
55:02Sous-titrage Société Radio-Canada
55:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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