Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 heures

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est à vous Sophia Aram, on vous écoute !
00:04Sophia Aram ! Sophia Aram !
00:06Mais oui, dans ma bouche ce matin, un article publié dans le supplément Lear Magazine du quotidien Ouest France
00:13intitulé « Le péril jeune » au sujet du dernier livre de Pierre Valentin,
00:17« Malaise dans la génération Z » publié chez Gallimard.
00:20Et si je vous en parle, au-delà de la considération que je porte au journal Ouest France et au
00:24talentueux Pierre Valentin,
00:25c'est parce que, au détour d'un message sur X, Valentin a fait remarquer qu'en dehors de deux
00:31ou trois,
00:31la totalité des citations qui lui sont attribuées dans cette recension sont fausses.
00:36Constat qui l'amène à se demander si, je cite, « si l'article n'a pas été intégralement rédigé
00:41par une IA
00:42et si lire magazine n'aurait pas arrêté de lire ».
00:46N'ayant pas encore lu moi-même le dernier livre de Pierre Valentin,
00:50j'ai demandé à une IA de confirmer les propos de l'auteur.
00:52Ce qu'elle fit en ajoutant qu'une autre erreur semblait s'être glissée dans cette critique
00:57quand le journaliste, ou son IA, écrit que Pierre Valentin, alors âgé de 25 ans,
01:02regrettait que l'idéologie victimaire de la révolution woke séduisit à ce point la génération Z, je cite,
01:08« née comme lui au XIe siècle ».
01:11Une remarque assez peu compatible avec l'état de santé actuel de Pierre Valentin,
01:15ni avec celle du pétillant Benjamin Duhamel qui jouit également d'une arrogante vivacité.
01:28Mais voyons Sophia, au cas où cette critique ait vraiment été rédigée par une machine,
01:32peut-on affirmer ici que l'IA ment ?
01:35Mais grave, vous avez tellement raison Benjamin !
01:39Mais oui, l'IA ment, elle ment souvent, elle ment en allemand, elle ment en français,
01:44et en ce que vous voulez, mais elle ment, elle dit ce qu'elle trouve dans l'air du temps,
01:48elle le digère, elle le recrache avec l'aplomb d'un agent immobilier.
01:51Forte de ces constats, j'ai demandé à mon IA de me rédiger une chronique sur le sujet,
01:56à la manière des billets d'humour diffusés sur France Inter.
01:58Trois secondes et une tonne de CE2 plus tard,
02:01me voilà en train de vous lire sa réponse au sujet de cet article,
02:04qui marquera sans doute un tournant dans l'histoire de la critique littéraire
02:07qui, après avoir reproché aux auteurs de ne pas savoir écrire
02:10ou d'avoir recours à des « nègres littéraires »,
02:12terme problématique mais proposé par l'IA,
02:14se retrouve accusée aujourd'hui de sous-traiter sa critique à une machine.
02:18Ce qui inviterait à soumettre à la critique des ouvrages écrits par l'IA
02:22qu'elle finirait par trouver formidables.
02:24Bon, je marque une pause pour vous dire qu'après avoir fait remarquer à mon IA
02:27que je n'étais pas forcément en phase avec ce qu'elle me faisait dire,
02:29elle a intégré ma remarque au récit que je suis en train de vous lire.
02:33Et c'est là que j'ai compris que la capacité de contradiction d'une IA
02:35était équivalente à celle d'un mec bourré
02:37qui, faute de concurrence, est prêt à tout pour te sauter en fin de soirée.
02:42Ha ha ha !
02:45Blague dont je ne suis plus certaine d'être l'autoriste,
02:47tant il est peu probable que j'utilise le terme auteuriste
02:50que je trouve personnellement très moche.
02:52Bon, j'en conclus que nous ferions tous mieux de nous précipiter en librairie
02:56pour acheter le dernier livre de Pierre Valentin,
02:58ce qui nous permettra collectivement d'engager un débat critique
03:01avec nos IA respectifs pour savoir ce que l'on en pense,
03:03mais seulement après l'avoir lu de grâce.
03:06Évidemment, avec nos IA bourrés.
03:08Oui, mais enfin les IA sont toujours d'accord, c'est un peu le principe.
03:11Toujours.
03:11Oui.
03:11Merci Sophia Aram.
03:13Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations