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  • il y a 1 semaine
Xavier Moreau vient de remporter deux sièges lors des élections consulaires couvrant la Russie et la Biélorussie. Pour ceux qui l'ignorent, le conseiller consulaire est un élu local représentant les Français de l'étranger auprès de l'ambassade et du ministère. Fait inédit, Moreau devient ainsi le premier élu de la République française faisant l'objet de sanctions européennes directes. Ce résultat électoral exprime une rupture nette entre la base des expatriés et la ligne diplomatique du Quai d’Orsay.

Cette élection agit comme un révélateur des contradictions de la caste politique française. Tandis que certains partis dits d'opposition valident en coulisses les livraisons d'armes, les électeurs sur le terrain ont choisi la clarté souverainiste. Selon toute vraisemblance, le système tenterait de compenser sa perte d'influence par une agressivité judiciaire accrue. Le gel des avoirs et les menaces administratives ne semblent plus suffire à contenir l'émergence d'une nouvelle élite ancrée dans les valeurs traditionnelles.

Alors que l'économie russe poursuit son industrialisation et sa robotisation, l'Union européenne s'enfonce dans une crise systémique liée à ses choix énergétiques. Xavier Moreau annonce son retour en France pour septembre 2026. Le régime pourrait-il risquer l'arrestation arbitraire d'un élu de la nation ? Entre l'effondrement militaire probable en Ukraine et le réveil des forces de vie françaises, les enjeux deviennent brûlants. Quel sera le prix à payer pour restaurer la souveraineté réelle du peuple français face à une oligarchie aux abois ?

Xavier Moreau et Nicolas Stoquer discutent des conséquences de cette élection et de l'avenir des relations franco-russes en direct sur GPTV.

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Transcription
00:00Ce que vous voulez nous dire, commencez peut-être justement par le résultat exact de ces élections.
00:05Vous avez remporté deux sièges, je crois, sur Moscou, enfin sur l'Alice.
00:12Est-ce que vous pouvez nous dire précisément, en tout cas, actuellement, maintenant, vous êtes conseiller consulaire ?
00:18Ça, c'est acquis.
00:20En fait, il faut s'imaginer, donc il faut comparer ça à une élection municipale.
00:24D'accord.
00:25Et il faut imaginer que vous avez un gros bourg de 3000 habitants.
00:30qui s'étend sur un fuseau horaire de la Biélorussie à la Russie et donc qui ont voté.
00:35Alors, la participation a été faible, comme de plus en plus en France.
00:40Ça doit faire autour de 15%, je crois.
00:43Et donc, on est en gros 500 votants, quelque chose comme ça, un peu plus de 500.
00:51Et donc, nous, comme c'est une proportionnelle au premier tour, nous avons eu finalement deux élus.
01:00Ce à quoi je ne m'attendais pas.
01:01Je pensais qu'il y avait trois listes, on aurait trois élus.
01:05Oui, chacun.
01:06Chaque liste de liste serait élue.
01:07Et finalement, nous, on a fait un score remarquable, il faut le dire.
01:11On a fait une très belle campagne.
01:12Ça aussi, je suis le seul qui souhaite aller à la fois à Saint-Pétersbourg, à Minsk.
01:18On avait fait aussi un démarrage de campagne à Moscou qui a eu beaucoup de succès.
01:23Et puis, j'ai pu bénéficier.
01:25J'avais un peu peur de ce que j'avais appelé le syndrome Asselineau.
01:29C'est-à-dire que j'avais participé à une émission avec lui.
01:33Après, on était allé boire un café.
01:35Et là, les gens s'arrêtaient pour le saluer, etc.
01:38Et ils leur demandaient, est-ce que vous avez voté pour moi ?
01:41Nous, on a voté RN, on a voté Marine Le Pen, etc.
01:45Voilà, c'est mon problème.
01:46C'est que les gens adorent m'écouter.
01:48Mais finalement, au moment de voter, la loi des partis, des gros partis, le vote soi-disant utile, l'a
01:55emporté.
01:57Et d'autant plus que moi, j'avais, en face de moi, une liste locale,
02:02qui est dirigée par Franche Ferré, qui capitalisait sur son bilan, qui était pas mal.
02:08Je vais vous dire, moi, je vais parler avec les gens.
02:10Ma liste était politique, en fait, on va dire par principe.
02:14Et lui avait fait du bon boulot pendant cinq ans.
02:17Et donc, en fait, il a été réélu pour ça, juste derrière moi.
02:21Et l'autre liste, qui était également sortante, qui avait été arrivée en tête il y a cinq ans,
02:27était parrainée par le RN.
02:29Il y a des gens très bien sur cette liste aussi.
02:31Moi, je leur avais dit, vous avez tort de vous faire parrainer par le RN.
02:35Le RN paye les bombes, enfin, vote pour les livraisons d'armes, pour les sanctions contre la Russie.
02:40Ils applaudissent Zelensky quand il appelle les sociétés françaises, en les nommant, si vous vous souvenez,
02:45en les nommant en mars 2022, en nommant les sociétés françaises pour qu'elles quittent la Russie,
02:52les sociétés françaises qui employaient des Français quand même.
02:54Mais malgré tout, ils se sont mis sous cette étiquette, la partie qui pour moi est russophobe,
03:00en tout cas dans ses déclarations, même si effectivement à l'intérieur du parti, c'était beaucoup plus compliqué que
03:04ça.
03:05Et donc, le résultat était là, il a été lourdement sanctionné.
03:09Et donc, voilà un peu ce qui s'est passé.
03:13Donc, contre toute attente, on a deux élus, dont moi, qui seraient donc non seulement conseillers des Français de l
03:21'étranger,
03:22conseillers consulaires, mais présidents du conseil consulaire,
03:27puisque les élus vont voter pour le maire de la ville.
03:32D'accord.
03:33Et donc, le vote aura lieu bientôt.
03:36Et donc, comme nous, on a deux, deux contraintes, c'est à priori, c'est moi qui serai élu.
03:43Donc, voilà un peu la situation.
03:46Et puis, les conséquences, on peut en parler.
03:48C'est notamment le fait que désormais, je suis le premier élu de la République sous sanction.
03:55Et bien, alors voilà.
03:58C'est ça.
03:59Parce que, un conseiller consulaire et un président, donc, à fortiori,
04:05quels sont les rapports que vous entretenez avec la République française, justement ?
04:09Alors, nous, on travaille avec l'ambassade,
04:13donc avec les affaires étrangères.
04:15C'est ça qui est drôle, c'est que mon attaché de presse, Jean-Noël Barraud,
04:19sans lequel je ne serai pas là en ce moment,
04:22est aussi mon ministre de tutelle.
04:27Donc, c'est ça qui est rigolo.
04:30Et surtout, enfin, il y a des missions qui sont très concrètes sur le terrain.
04:34J'ai pris des engagements que j'ai déjà commencé à tenir,
04:37notamment pour maintenir ouverte la médiathèque de Minsk.
04:42C'est un des gros soucis des habitants de Minsk.
04:44Donc ça, mon troisième demi-midi, je suis déjà en train de travailler là-dessus.
04:49On va voir qu'elle a identifié exactement le problème.
04:52Et puis, il y a pas mal de choses que je voudrais faire également dans notre circonscription.
04:56et je participerai au vote des sénateurs.
05:01Je suis grand électeur de sénateurs.
05:04Donc, il y aura lieu les sénatoriales pour six sénateurs des Français à l'étranger
05:10qui auront lieu au mois de septembre, fin septembre.
05:14Et j'en profiterai pour revenir en France, a priori,
05:16et faire une grande tournée de conférences.
05:19Sanctions ou pas sanctions ?
05:20Et donc, ma liste était éminemment politique.
05:27Je ne vais pas le cacher, mais je vais quand même m'occuper désormais de mes administrés.
05:32Et puis, c'est le premier pas vers d'autres investissements dans la vie politique nationale française.
05:41D'autant plus que j'ai reçu énormément de félicitations de toute la France,
05:45de gens qui en aura le bol.
05:47Et je pense que les circonstances sont telles en France
05:51qu'il y a moyen de faire sortir des forces politiques alternatives.
05:54Il y a déjà le mouvement souverainiste qui est largement représenté,
05:59avec, je viens de le citer, François Asselineau et Florian Philippot.
06:03On est en plus dans une année d'élections, dans un cycle d'élections.
06:08On va avoir, là, j'ai dit les sénatoriales, il y a les présidentielles qui arrivent,
06:12qui seront suivies ensuite d'élections législatives.
06:14Ce qui veut dire qu'on va avoir, tout ce qui va se passer en 2026-2027
06:19va résonner d'autant plus fort.
06:20Donc, on est en train de mettre au point notre stratégie.
06:22Je n'en dirai pas plus aujourd'hui, mais la semaine prochaine,
06:26je pense qu'on aura quelques annonces intéressantes à faire.
06:32Donc, on est en train d'y travailler.
06:34On a bien l'intention de s'investir davantage dans la vie politique française,
06:39la vie politique nationale.
06:40Quand vous dites « nous », c'est qui ?
06:43Ce sont des Français qui vivent justement en Russie, en Biélorussie ?
06:48Exactement.
06:49Les gens, vous les regardez, ils sont sur ma liste.
06:52Mais également d'autres personnes.
06:55Pour l'instant, je suis assez discret.
06:56Et puis, il faut être prudent parce qu'encore une fois,
06:58on est dans un état où la France n'est plus un état de droit, malheureusement.
07:02La République française n'est pas un état de droit.
07:04Donc, on veut faire courir le risque de risque à un minimum de personnes.
07:08Donc, on est prudent.
07:10Mais voilà, ça ne fait que commencer.
07:13C'est ce que je peux dire.
07:16C'est un début.
07:18Et alors, on a vu d'ailleurs sur les chaînes d'info principales,
07:22enfin, même les principales chaînes de télévision russe,
07:26Fabrice Sorlin, qui était honoré par Vladimir Poutine,
07:31reçu par Poutine au titre des familles nombreuses.
07:34Et je crois que Fabrice Sorlin est aussi,
07:36vous le connaissez bien, vous travaillez avec lui, entre autres, sur…
07:40C'était mon cinquième de liste.
07:43C'est ça.
07:44Cinquième de liste.
07:45Je suis le parrain d'une de ces petites filles.
07:48Oui, je suis vraiment très heureux pour lui,
07:50pour Isabelle, surtout pour Isabelle,
07:52qui est une femme d'un courage extraordinaire,
07:55que je connais bien,
07:57et qui a aussi eu à subir toutes les difficultés
08:02de venir vivre en Russie,
08:04dans des codes qui sont différents.
08:08Et déjà, ça a été une excellente nouvelle.
08:12Et puis, je pense que le geste extrêmement important,
08:15c'est de montrer qu'au moment où on détruit la famille traditionnelle en France,
08:20en Russie, on la célèbre.
08:22Même si la Russie, comme la France d'ailleurs,
08:24a des problèmes démographiques,
08:27qu'elle tente, et je pense qu'elle est en train de résoudre avec succès,
08:31parce qu'elle cherche,
08:31et surtout elle a compris le fond du problème.
08:34Le fond du problème, en fait, ce sont les valeurs.
08:37Et notamment pour un pays comme la Russie,
08:40les valeurs chrétiennes.
08:41Parce qu'en fait, on voit très bien, par exemple, la Pologne,
08:44et je le regrette beaucoup.
08:45La Pologne, l'avortement est interdit.
08:49Vu de l'extérieur, on croirait que c'est un pays extrêmement conservateur,
08:52mais ils ne font pas d'enfants.
08:53Ils ont une situation démographique qui est une des plus graves en Europe,
08:59et c'est très triste,
09:00d'autant plus que la gauche est en train de pousser.
09:02J'ai un de mes amis qui m'envoyait un défilé d'Ungé Pride,
09:09même pas à Varsovie,
09:11une ville moyenne dans laquelle ils habitent.
09:13Donc, en fait, on s'aperçoit que s'il n'y a pas de défense des valeurs traditionnelles,
09:18et en France, il y a une religion fondatrice,
09:20ça s'appelle le catholicisme.
09:23J'aime beaucoup, d'ailleurs, cette notion
09:25que j'aimerais bien étendre en France qu'on trouve en Russie,
09:27c'est-à-dire que la Russie est un pays multiconfessionnel.
09:30Je pense que la France est un pays multiconfessionnel.
09:34Ça ne doit pas être un pays, surtout dans les termes utilisés,
09:37ce que ça signifie, c'est-à-dire la laïcité,
09:39qui est en fait un athéisme militant anticatholique.
09:44Je pense que la France doit être un pays multiconfessionnel,
09:47mais il y a une religion fondatrice,
09:48quand ça fait 1500 ans qu'on existe, et c'est le catholicisme.
09:52Et même, évidemment, le fait d'être catholique ou pas musulman,
09:55c'est un rapport avec Dieu, en fait.
09:58Encore une fois, on ne va pas imposer la religion catholique.
10:01Mais en revanche, il y a une réalité,
10:03c'est que si nous sommes devenus, au XVIIIe siècle,
10:06qui a été l'apogée de notre puissance,
10:08cette puissance, le peuple le plus nombreux,
10:11le plus courageux, le plus travailleur, etc.,
10:13c'est parce qu'il y avait un peuple fondateur
10:16qui était une ethnie fondatrice
10:18qui était un mix de migration européenne
10:23et une religion fondatrice
10:24qui n'a pas changé jusqu'à la deuxième moitié du XVIe siècle,
10:29qui était la religion catholique.
10:32Et ça, c'est quelque chose qu'il faut dire et répéter,
10:34et donc réfléchir sur ce fait
10:36que c'est ça qui a fait ce que nous sommes de bon.
10:41Je voyais ça, il y a des jeunes et moins jeunes,
10:44d'ailleurs, français de Russie,
10:46qui viennent de monter un club qui s'appelle La Bagarre.
10:48Ils m'ont invité, alors pour l'instant,
10:49je n'ai pas eu le temps d'y aller,
10:50mais qui se retrouvent tous les samedis
10:52pour faire de la boxe ensemble.
10:55Donc, c'est ça aussi qui est important
10:56par rapport à mon vote.
10:58Vous avez une liste locale
11:02et vous avez une liste qui était la mienne,
11:05qui était une liste politique.
11:06Mais quand on regarde la sociologie des gens qui votent,
11:09les gens qui viennent en Russie, c'est pour ça.
11:11C'est ceux qui viennent pour être français,
11:13parce qu'ils n'arrivent plus à être français en France.
11:15Et donc, que fait un français ?
11:16Eh bien, il entreprend, il travaille dur,
11:19il se marie, il élève des enfants,
11:22et quand il a un peu de temps, il va se battre
11:25et boire un coup avec ses copains.
11:27Donc, c'est ça en fait,
11:28ce que LFI veut interdire en France, par exemple.
11:32Donc, je dirais qu'il faut revenir en France
11:37sur ce qu'est réellement la France.
11:39C'est également le sens du bouquin de Nicolas Mirkovic,
11:44qui a d'ailleurs ma plaisir de présenter son livre
11:47lors de mon meeting de lancement de campagne,
11:50fin avril.
11:51Donc, en fait, c'est cette idée-là.
11:54Et c'est ce qui est possible en Russie.
11:56C'est ce qu'on se disait d'ailleurs,
11:56finalement, pour être français,
11:59vraiment, et être apprécié en tant que tel,
12:00parce que les Russes aiment les Français
12:02tels qu'ils les imaginent,
12:04positivement, extrêmement positivement,
12:06eh bien, il faut venir dans un autre pays.
12:07Donc, imaginez si jamais on mettait en place,
12:11je dirais, un modèle économique,
12:13un modèle social,
12:15comme celui que l'on observe en Russie,
12:17mais la France devient la première puissance
12:21européenne hors Russie en dix ans.
12:24C'est évident.
12:25Et surtout, en plus, on a cette richesse,
12:27notamment, c'est aussi ces familles
12:30nombreuses françaises que je ne vois nulle part.
12:32Par exemple, les seules familles de dix enfants
12:34que je vois en Russie,
12:35c'est les familles des prêtres orthodoxes,
12:38qui, eux, font beaucoup d'enfants.
12:41Mais sinon, c'est...
12:42Alors, cela dit, c'est en train de changer.
12:44Je peux vous dire que dans mon quartier,
12:45maintenant, la norme,
12:47Poutine avait dit la norme,
12:48la norme, ça doit être trois,
12:49trois enfants, c'est courant.
12:51Et maintenant, on est passé,
12:52même à quatre,
12:53une des amies de ma femme
12:54vient de lui annoncer
12:55qu'elle attendait le cinquième.
12:57Voilà.
12:58Et petit à petit,
12:59on est de plus en plus nombreux
13:02à être des familles nombreuses.
13:03Alors, pour autant que Fabrice,
13:04je me suis arrêté à la moitié.
13:07Mais...
13:08Ça, c'est quand même,
13:09c'est le fruit de notre civilisation chrétienne française.
13:17En fait, c'est la famille nombreuse.
13:18C'est quelque chose que beaucoup de mes amis catholiques
13:22dans d'autres pays nous envient.
13:24C'est le fait qu'on conserve cette puissance de vie
13:27et que finalement,
13:29au grand désarroi de Jean-Luc Mélenchon,
13:31le grand emplacement, c'est nous.
13:32Et ça, je pense que ça fera la différence petit à petit
13:37pour les nouvelles générations qui ont rêvé,
13:39puisque malheureusement,
13:40la gauche française est une puissance de mort.
13:42Elle tue les enfants dans le ventre de leur maman.
13:45Elle détruit la famille traditionnelle.
13:48Elle dégénère.
13:51Elle abrutit par des idéologies absurdes
13:53les enfants dès le plus jeune âge dans les écoles
13:56qu'elle contrôle.
13:58Donc, ça, ça ne marchera pas en fait.
14:01Donc, tôt ou tard,
14:03finalement, la nature fera
14:05que ce sont ces grandes familles nombreuses
14:07qui fourniront,
14:08qui est un scandaleux.
14:09Non seulement, il y a beaucoup d'enfants,
14:10mais ils sont élevés.
14:11Ce sont ces grandes familles nombreuses
14:12qui fourniront l'élite de la nation
14:14et qui la reconstruiront.
14:17Et la gauche, culture de mort,
14:19n'y pourra rien en fait.
14:20En réalité, c'est ça.
14:21C'est pour ça, vous voyez,
14:22le plus important ministère
14:24pour la gauche française,
14:26c'est l'éducation.
14:27Parce qu'ils ne font pas d'enfants.
14:28Ils ne font pas d'enfants.
14:29Et ils veulent quand même des gens
14:30pour les servir dans la jeunesse.
14:32Donc, ils comptaient sur les vagues de migrants.
14:36Mais finalement, comme on l'a vu,
14:38à la sortie du PSG,
14:39ils ne contrôlent rien.
14:40Et puis, pour l'instant,
14:44c'est un échec complet.
14:45Et ils n'arriveront pas à en faire
14:46les cadres de la nation de demain.
14:48J'ai été très déçu.
14:49On avait parlé à M. Bayou Bayamonco
14:52à Saint-Denis.
14:53J'avais bien aimé la manière
14:54dont il avait répondu aux attaques
14:56sous la ceinture qui lui avait été faite.
14:58Et je me dis, tiens, c'est intéressant.
14:59Qu'est-ce qu'il va faire ?
15:00La première chose qu'il fait,
15:01c'est une manif antiraciste.
15:02Donc, en fait, il est nul.
15:03Il est aussi nul que les autres.
15:06Et donc, en fait,
15:07ce n'est pas de là qu'il produit.
15:09Mais il est père de quatre enfants.
15:11Mais ce n'est pas là
15:12que viendra, je dirais,
15:13le renouveau.
15:13Le renouveau viendra
15:17du peuple français
15:20qui admet que la France
15:23effectivement est un pays
15:25qui s'est construit
15:26avec un peuple fondateur
15:29et une religion fondatrice.
15:31Et c'est ce dont je viens de parler.
15:34Et ça, ça reste une minorité aujourd'hui.
15:36Ce n'est pas grave.
15:37Ce n'est pas grave à terme.
15:39C'est une minorité qui grandit,
15:40si vous voulez.
15:43Vous avez un Fabrice Sorlin
15:44et une Isabelle Sorlin.
15:46Ils ont fait dix enfants.
15:47Donc, à côté de ça,
15:50vous avez le couple gauchiste.
15:55En admettant même
15:56qu'ils ne soient pas homosexuels,
15:57donc qu'ils puissent avoir des enfants,
15:59ils n'en font pas dix.
16:01Et donc, la réalité, c'est ça.
16:04Oui, il faut se projeter
16:06dans le temps long.
16:07On a 1500 ans d'histoire.
16:08Je suis très admiratif,
16:09d'ailleurs, de la Chine,
16:11de l'Iran.
16:12On a beaucoup parlé
16:14de ces grands pays
16:15qui ont une histoire millénaire.
16:17Mais nous avons une histoire millénaire.
16:18Nous sommes la plus vieille nation d'Europe,
16:21née d'un baptême,
16:22du baptême de Clovis.
16:23Nous sommes encore plus vieille nation
16:25que la Russie,
16:27qui, elle, a mis plus de mille ans d'histoire.
16:32Donc, il n'y a pas de raison
16:34qu'on ne puisse pas se redresser.
16:37On va passer par des moments
16:38extrêmement difficiles.
16:39Mais la puissance de vie
16:42que représentent les forces conservatrices
16:44en France,
16:45cette puissance de natalité,
16:48je dirais,
16:49finira par l'emporter,
16:51quoi qu'il arrive.
16:52Alors, évidemment,
16:52la gauche ne se laissera pas
16:54passer comme ça.
16:56Elle n'hésite pas à tuer.
16:58On l'a vu dans l'histoire.
16:59Ça a commencé par ça.
17:00D'ailleurs, la terreur,
17:02la terreur,
17:03c'est l'acte fondateur
17:04de la gauche française par excellence.
17:05C'est ce que j'explique dans mon livre.
17:08Mais cela dit,
17:09ils ne peuvent rien.
17:10Ils sont une puissance de mort.
17:13C'est la guerre.
17:15La gauche française,
17:15c'est la guerre.
17:16On le voit avec l'Ukraine.
17:18Leur obsession et leur fanatisme
17:20les font soutenir une guerre
17:21qui est perdue d'avance.
17:22Qui est perdue d'avance
17:23parce que le spectateur lambda de LCI
17:27croit que l'Ukraine
17:28ait un jour eu la chance
17:30de gagner la guerre.
17:32Évidemment,
17:32avec le matraquage qu'il subit,
17:34c'est tout à fait normal.
17:35Mais aujourd'hui,
17:36je pense que dans l'entourage
17:37d'Emmanuel Macron,
17:38on sait pertinemment
17:38que la guerre est perdue.
17:39Et on est tellement
17:41un niveau de russophobie élevé
17:45que finalement,
17:46tout ce qu'on dit à l'Ukraine,
17:48on dit à Zelensky,
17:49continuez la guerre
17:49quoi qu'il arrive.
17:50Même si votre pays est détruit,
17:52on va vous donner de l'argent,
17:53mais surtout n'arrêtez pas.
17:55Et ça, c'est terrible.
17:56Ça, c'est vraiment
17:57l'idéologie.
18:01Il faut mieux aussi se souvenir.
18:03La histoire de la gauche française
18:04commence par une guerre
18:06impérialiste idéologique.
18:09Avril 1792,
18:11c'est Brissot qui déclare la guerre
18:13au roi de Bohème.
18:15Donc, il déclare la guerre
18:16aux Autrichiens
18:17qui met l'Europe,
18:17c'est le début d'une guerre
18:20jusqu'en 1815,
18:23qui va mettre l'Europe
18:24à feu et à sang
18:25et qui va déclencher
18:28le déclin de la France.
18:29Malgré toute la grandeur
18:30des batailles napoléoniennes,
18:33la réalité, c'est qu'en 1814-1815,
18:36c'est la fin de notre apogée.
18:40ce à quoi va mener la monarchie
18:45et surtout ce peuple fondateur
18:47et cette religion fondatrice
18:49qui a été le catholicisme
18:50et qui va être persécuté
18:52et qui est né encore aujourd'hui
18:54par les régimes successifs,
18:56à de rares exceptions.
18:57Donc, on est dans une période charnière
19:01et les puissances de vie
19:02vont l'emporter,
19:03c'est sûr,
19:03c'est certain.
19:05Et comment ça va se passer,
19:06la confrontation entre les,
19:09j'ai envie de dire,
19:09les enfants de Fabrice Sorlin,
19:11d'un côté,
19:12et puis toute cette racaille
19:13qu'on a vue piller,
19:15se déverser dans Paris,
19:18justement,
19:18c'est ce que vous citez
19:20le soir
19:23de la victoire du Paris Saint-Germain.
19:28Je pense qu'à terme,
19:29il y aura un affrontement
19:31très très dur
19:32entre les forces de l'ordre,
19:34la police,
19:35peut-être même l'armée.
19:36Je voyais les commentaires
19:37de ce qui s'est passé,
19:38pourquoi l'armée n'y va pas.
19:39Ils ont des espèces
19:41de feux d'artifice
19:43qui tirent sur les armes de feu.
19:46Donc, c'est à l'État
19:47de faire respecter l'ordre.
19:49La question,
19:49c'est qui viendra
19:51à la tête de l'État
19:52quand, effectivement,
19:55les circonstances particulières
19:56auront lieu
19:57et qui sera choisie,
19:58finalement,
19:59par les Français,
20:00y compris ceux, d'ailleurs,
20:01issus de l'immigration,
20:01parce que je pense que
20:06les pères de famille,
20:07a priori,
20:09normalement,
20:09un père de famille
20:10comme Bayo Bayamoco,
20:12père de quatre enfants,
20:13il a les mêmes problèmes
20:14que moi.
20:15Et c'est-à-dire,
20:15ces problèmes,
20:16c'est le problème
20:16de ses enfants.
20:17Comment les faire vivre,
20:18le niveau de l'enseignement scolaire,
20:20est-ce qu'il y en a pas
20:21un qui a des difficultés,
20:22qu'il va falloir aider,
20:23etc.
20:23Donc, normalement,
20:24ces gens-là,
20:24ils n'ont pas envie
20:25de voir des sauvages
20:28tout ravager.
20:29Donc, je pense que,
20:30contrairement à ce qu'on imagine,
20:31à un moment,
20:32il y aura un sursaut conservateur
20:35et ce sur quoi joue,
20:37notamment,
20:38quelqu'un comme Jean-Luc Mélenchon,
20:39c'est-à-dire le réflexe,
20:40le réflexe,
20:43comment dirais-je,
20:43j'allais dire identitaire,
20:46mais de la part
20:48des populations immigrées
20:49ne jouera plus.
20:50Et finalement,
20:50celui qui tiendra un discours
20:52en disant, bon,
20:54l'immigration est une catastrophe
20:55pour la France,
20:56ça ne marche pas du tout,
20:57mais ça ne peut pas
20:57continuer comme ça.
20:58Donc, il va falloir prendre
20:59des mesures extrêmement dures,
21:00tripler le nombre
21:01de places de prison,
21:03être dans de la tolérance zéro,
21:04mais je pense qu'il y aura
21:05une large majorité de Français,
21:07y compris des familles
21:08issues de l'immigration
21:08qui seront d'accord avec ça.
21:10Je n'en doute pas.
21:11Mais pour ça,
21:11il faut une nouvelle élite.
21:14Je ne dirais même pas nouvelle
21:15parce qu'il n'y a pas d'élite aujourd'hui.
21:16En France,
21:16il y a une classe dirigeante,
21:17il n'y a pas d'élite.
21:17Donc, il faut créer une élite,
21:19remettre des choses
21:20qui étaient positives
21:22dans l'idée révolutionnaire initiale,
21:26notamment chez Condorcet,
21:27c'est-à-dire l'élitisme,
21:29je le répète souvent,
21:32ce que disait Condorcet,
21:33l'excellence
21:34est la forme suprême
21:35de l'égalité.
21:36Aujourd'hui,
21:36quand on regarde
21:37notamment les concours,
21:39il y a plein de moyens
21:40de contourner
21:41le système de sélection
21:43en France.
21:44C'est émis
21:45par une espèce
21:46de pseudo-réistocratie gauchiste
21:49qui veut que ses enfants
21:50également aient accès
21:50au meilleur poste.
21:52Donc, en fait,
21:54l'exigence n'est plus la même.
21:56On peut arriver
21:56en contournant,
21:57en arrivant en dernière année.
22:00Pour Saint-Cyr,
22:00par exemple,
22:01on peut arriver
22:01en dernière année
22:02par un espèce de système.
22:04Il faut revenir
22:06à la sélection,
22:07il faut revenir
22:08à l'élitisme,
22:10mais un élitisme
22:11qui soit fait
22:11sur la compétence
22:12et qui donne la possibilité
22:14à tous les enfants,
22:16quelle que soit
22:16leur origine sociale
22:17ou raciale,
22:18d'avoir accès au poste
22:20et pas parce que
22:20vous êtes un enfant de gauchiste.
22:23C'est intéressant d'ailleurs
22:24parce qu'on en avait parlé
22:26également avec ce qui s'était
22:27passé avec Quentin
22:27sur la composition sociale
22:30des antifas,
22:31par exemple.
22:32C'est celle des sans-culottes,
22:33c'est-à-dire que ce sont
22:34des bourgeois.
22:35Et c'est eux,
22:36en fait,
22:36qui confisquent
22:37le système politique.
22:39C'est eux qu'on voit
22:40également,
22:40c'est ce qu'on a vu
22:43avec Delphine Ernot
22:45et sa clique
22:46au moment du rapport
22:48à l'oncle
22:48sur l'audiovisuel public.
22:50C'est-à-dire qu'on s'aperçoit
22:51qu'il y a une hyper-classe
22:52gauchiste
22:53qui ne travaille pas,
22:53qui ne sait rien faire
22:54et qui est payée
22:58des sommes extraordinaires,
22:59qui cumule
23:01les boulots
23:02payés par l'État.
23:04Et ça,
23:04c'est rédhibitoire.
23:06De la manière
23:06qu'on a créé
23:08à Bruxelles
23:09toute une clique
23:10de gens
23:11qui sont prêts
23:11à tuer pour l'Union européenne
23:12parce qu'ils ne retrouveront
23:13jamais un boulot
23:14à 8000 euros par mois
23:17étant donné leur niveau.
23:19C'est-à-dire que
23:20soit ils font de la politique,
23:21soit ils vont servir
23:23des cafés chez McDo.
23:24Et je peux vous dire
23:24qu'en tant qu'entrepreneur,
23:26avant de vous payer
23:26un salaire
23:27de 8000 euros par mois,
23:28il faut en signer
23:29des contrats.
23:30Il faut en faire tourner.
23:31Donc,
23:32c'est énormément de travail.
23:34Tout ça doit disparaître.
23:37Il y a tout un système
23:38qui doit être créé,
23:39qui doit être fondé
23:40sur le mérite.
23:41Le mérite authentique,
23:42pas le mérite
23:42d'être un enfant de gauchiste.
23:45Et aujourd'hui,
23:46en France,
23:46c'est ce qu'on observe.
23:47C'est-à-dire,
23:48c'était la lutte
23:49des gilets jaunes
23:50contre les parasites
23:51d'en haut
23:51et les parasites d'en bas.
23:53C'est le retour
23:54d'une vraie classe moyenne
23:55travailleuse,
23:56pieuse.
23:57Et là,
23:59notre pays,
24:00en 10 ans,
24:01se redresse.
24:01C'est une évidence.
24:03Il y a
24:03la ressource humaine,
24:05elle existe.
24:05On n'a pas besoin
24:06d'être des dizaines
24:09de millions.
24:10Mais on doit être là,
24:12faire des enfants,
24:13être exemplaires
24:14et les gens suivront.
24:17C'était déjà
24:18un petit peu l'espoir
24:19de cette génération
24:20de la Manif pour tous
24:21avec beaucoup,
24:21beaucoup de jeunes.
24:22Mais ça n'a rien donné.
24:24Le problème,
24:25c'est...
24:25À l'époque,
24:26Poutine avait vu ça
24:27d'un bon oeil.
24:28C'est ce qui avait été dit,
24:29en tout cas.
24:30En fait,
24:31il y avait le confesseur
24:31de Poutine,
24:32le père Tihon,
24:33qui était venu à Paris
24:34et qui avait dit,
24:35lui,
24:36il était à la base
24:37très remonté
24:38contre la France
24:38à cause de la révolution
24:39qui a généré
24:40le bolchevisme
24:42et on peut même
24:42considérer
24:43le national-socialisme.
24:44L'idéologie
24:45est très proche
24:46de la violence révolutionnaire.
24:50Hitler cite Robespierre
24:51et Danton
24:52dans Mein Kampf
24:53en regrettant
24:56quitte à avoir
24:57la gauche au pouvoir,
24:58si au moins
24:59ça avait été,
24:59au-delà d'avoir
25:01Streismann,
25:02ça avait été Robespierre
25:04et Danton,
25:04ça aurait été mieux.
25:06Donc,
25:07en fait,
25:07on a...
25:08À l'origine,
25:09le père Tihon
25:10nous envoulait
25:11un peu à la France
25:11à cause de la révolution
25:12et des malheurs
25:13qu'elle a provoqués
25:14dans le monde entier.
25:14mais là,
25:18il a dit
25:18quand même
25:19c'est incroyable,
25:21ça n'arriverait.
25:22Et d'ailleurs,
25:22tous les conservateurs
25:23russes
25:23étaient impressionnés
25:25par la ferveur.
25:27Le problème,
25:28et là aussi,
25:29c'est que
25:30le système
25:31a réussi
25:31à bien
25:33canaliser
25:33le mouvement
25:34en le dépolitisant
25:36parce que le mouvement
25:38était dirigé
25:39par des bourgeois.
25:40Je suis désolé,
25:40j'aime beaucoup
25:42les gens
25:43qui ont apparu
25:44au moment
25:44de la Manif pour tous,
25:45mais finalement,
25:45c'est comme
25:46les gilets jaunes,
25:46c'est-à-dire
25:46que ceux
25:47qui sont apparus
25:47avec ce mouvement
25:49sont impotents,
25:50impuissants,
25:51parce qu'il faut
25:52faire de la politique
25:52et surtout,
25:53à un moment,
25:54il faut pacifiquement
25:57marquer une rupture.
25:58Et il y a eu
25:59cette occasion,
26:00j'étais à ce moment-là,
26:02j'ai fait plusieurs
26:04manifestations
26:04de la Manif pour tous,
26:05il fallait rester
26:06devant les Invalides,
26:07on était au printemps,
26:09si je me souviens bien,
26:10ou au printemps,
26:11il fallait rester
26:12et ne pas se disperser.
26:14Et là,
26:14les flics sont arrivés
26:15et ils ont dit,
26:16ils savaient juste
26:17d'être assis,
26:18ils avaient des centaines
26:19de milliers de personnes
26:20assises.
26:20C'était une marée
26:21humaine considérable.
26:22C'était une marée humaine
26:23et ils ne pouvaient rien faire.
26:24Et là,
26:25on aurait fait du Gandhi,
26:27c'est-à-dire
26:27de la non-violence,
26:29mais notre détermination.
26:31Et le mouvement
26:32a été dépolitisé.
26:35Et ça a été
26:36d'une bêtise sans nom,
26:38je le dis honnêtement.
26:39qui est de la même manière
26:40qu'il y avait encore
26:41l'archevêché derrière.
26:44Il y avait l'église de France.
26:46Oui,
26:47mais ce n'est pas
26:47à l'église
26:47de nous dire
26:49de...
26:50Ah ben non !
26:51L'église,
26:52elle est là pour...
26:54Oui,
26:55mais elle avait noyauté
26:56la tête du mouvement.
26:58Oui,
26:59mais enfin,
26:59non,
27:00moi,
27:00je n'en veux pas à l'église.
27:02C'est...
27:03En plus,
27:04vous avez vu
27:05ce qui est en train
27:05de se passer
27:05avec le secret de la confession.
27:06C'est-à-dire qu'il y a encore
27:08des bêtes sauvages
27:09qui dirigent notre pays,
27:10qui sont très influents
27:11et qui n'ont rien d'autre
27:13à faire en ce moment
27:14très grave pour notre nation
27:15que de nouveau
27:17s'en prendre aux catholiques.
27:17Finalement,
27:18de ce qui reste
27:19de la révolution,
27:19c'est ça.
27:20C'est la haine du catholicisme,
27:22la haine de Dieu.
27:22Ah oui,
27:22Et il continue,
27:23et il continue,
27:24et il continue.
27:25Donc,
27:25moi,
27:25je vais...
27:26L'église catholique de France,
27:28elle est en danger permanent
27:30contre ces sauvages.
27:31Donc,
27:31il faut être prudent.
27:32Donc,
27:32je ne vais pas lui demander
27:32de faire de la politique.
27:33La politique,
27:33je vais la faire de la politique.
27:34Mais elle collabore !
27:35Là,
27:35je vais prochainement faire une émission
27:38avec Alain Escada
27:39où la nuit blanche,
27:40Barbara Butch
27:41va négocier
27:43avec l'archevêché
27:44et il y aura
27:45des festivités.
27:48On imagine
27:48les festivités
27:49avec Barbara Butch
27:50qui était
27:53lors des cérémonies
27:55des JO
27:55et qui donc
27:56va faire
27:57des festivités
27:58dans plusieurs églises
28:00avec la collaboration
28:02de l'archevêché.
28:03et ça sera le 6 juin.
28:06Non,
28:07mais on va voir
28:08ce que ça va donner.
28:09Mais après,
28:10c'est les catholiques.
28:11Et là aussi,
28:11encore une fois,
28:12les catholiques
28:13ont les moyens
28:14de protester
28:15en priant,
28:16en se rassemblant
28:18contre des choses
28:19comme ça.
28:19Mais je ne vais pas
28:20attaquer l'église de France
28:21d'un morceau.
28:22Déjà,
28:23elle est diverse.
28:25Effectivement,
28:26il y a des...
28:26Malheureusement,
28:28il y a des éléments
28:29très progressistes
28:30à l'intérieur
28:30de cette église.
28:32Mais globalement,
28:32si vous voulez,
28:33on a le droit
28:33à tous les sacrements.
28:34On a le droit
28:35de recevoir
28:36les sacrements.
28:37On a des messes.
28:39Donc,
28:40voilà,
28:40je pense qu'il faut
28:43l'aménager.
28:44Et encore une fois,
28:45elle est sous la menace
28:46permanente du régime.
28:48Je vais être plutôt
28:50une voie plaisante là-dessus.
28:51En revanche,
28:52nous,
28:52on doit faire de la politique.
28:53Moi,
28:53honnêtement,
28:54je n'en veux pas
28:56à l'église
28:59sur la manière
28:59dont s'est terminée
29:01la manif pour tous.
29:03Mais à la limite,
29:04je peux m'en vouloir
29:04à moi aussi.
29:05Pourquoi ?
29:05Je n'ai pas essayé
29:06d'être actif
29:10sur le plan politique
29:11pour dire aux gens
29:12non,
29:12on ne quitte pas
29:14la place des Invalides,
29:15on y reste,
29:15on est assis,
29:16on ne bouge pas
29:17tant que cette loi inique
29:19peut être prise.
29:21Et voilà.
29:23Mais un moment ou un autre,
29:24on affrontera le régime,
29:26c'est certain.
29:27Les gens me disent
29:28« mais si tu rentres en France,
29:30est-ce que tu ne risques pas
29:31d'aller en prison ? »
29:32Je ne sais pas.
29:34Et aujourd'hui,
29:34la France,
29:35c'est ça.
29:35Mais peut-être qu'il faut
29:36qu'il y en ait parmi nous
29:37qui aillent en prison
29:39pour que les Français
29:40se réveillent
29:40et se rendent compte
29:41du régime
29:42dans lequel ils vivent,
29:43qui est le contraire
29:44même de l'État de droit,
29:45que l'Union européenne
29:46est une dictature,
29:47une tyrannie.
29:50ce qu'on a aujourd'hui,
29:53on a une grande chance,
29:54c'est qu'on a
29:55les réseaux sociaux.
29:56Donc, le sacrifice
29:57de quelqu'un
29:58ne sera pas inutile.
30:01Il ne sera pas discret,
30:02il ne pourra pas être maintenu
30:03discrètement.
30:06Même Solzhenitsyn,
30:08alors qu'à l'époque,
30:09il n'avait pas
30:10de chaîne YouTube,
30:12Solzhenitsyn
30:12inquiétait tellement
30:13le régime soviétique
30:14qu'ils ont fini
30:14par l'expulser,
30:16le chasser de chez lui,
30:16alors qu'il ne le demandait pas,
30:17il ne demandait pas
30:18émigrer à Yeltsin.
30:20Et donc,
30:21ça veut dire,
30:21imaginez que si on était
30:25quelques dizaines
30:26de Solzhenitsyn
30:27qui commencent
30:28à être prêts
30:29à aller jusqu'au bout
30:31pacifiquement,
30:32mais en disant la vérité,
30:33cette puissance
30:34qui a la vérité,
30:36vous verrez le résultat,
30:38ça va être exceptionnel.
30:40Donc,
30:41voilà.
30:42Et on sait
30:43qu'il y a des forces
30:45qui comptent en France.
30:46Vous parliez
30:47de la manif pour tous.
30:49Les gens
30:49qui étaient
30:50à la manif pour tous,
30:51les enfants maintenant
30:51sont en âge
30:52d'avoir des enfants
30:53eux-mêmes.
30:54Et donc,
30:54en fait,
30:55tout ça,
30:56cette puissance de vie,
30:58le régime
30:58n'y peut rien.
30:59À moins de tous
31:01nous tuer.
31:01Peut-être qu'ils y pensent
31:02de temps en temps,
31:03c'est peut-être
31:03le sens du vaccin.
31:06Mais,
31:08ils ne pourront rien
31:09y faire contre ça,
31:10contre cette puissance.
31:11En revanche,
31:12mais ils vont être violents.
31:13Et ça,
31:13c'est quelque chose
31:14que nous,
31:14on doit intégrer.
31:16nous qui sommes
31:17des militants,
31:18c'est qu'en face,
31:19on va avoir
31:20un régime aux abois
31:21des gens stupides
31:24qui sont à la tête
31:25de la plupart
31:25des grands partis
31:27qui savent très bien
31:28qu'en dehors
31:29de ce régime,
31:30ils vont perdre
31:31ils vont perdre
31:33le statut social financier
31:35parce qu'ils sont
31:36incapables de rien
31:40et là,
31:40pour ça,
31:41ils sont prêts à tuer.
31:42Il faut vraiment
31:43l'intégrer
31:44parce que sinon,
31:44on va être surpris encore.
31:45Non,
31:46il faut se rendre compte
31:47que le combat
31:48qu'on va devoir
31:48mener
31:49pour redresser
31:50notre pays
31:50dans les années
31:51qui viennent,
31:53ça va être
31:55du lourd
31:55comme disent les jeunes.
31:58Donc vous êtes
31:58dans une stratégie
31:59quand même
32:00qui est celle
32:00même si
32:02vous parlez
32:02de non-violence
32:04qui est quand même
32:04une stratégie
32:05de la confrontation
32:05avec le pouvoir en place.
32:07Ah oui,
32:08tout à fait.
32:09Gandhi
32:11était non-violent
32:12mais il a mis
32:13les Anglais dehors.
32:15donc c'est
32:17la confrontation.
32:17De toute manière,
32:18c'est eux qui cherchent.
32:20Regardez
32:20mon attaché de presse
32:22Jean-Noël Barraud.
32:24Il m'a donné
32:25une stature
32:26que je n'avais pas avant
32:27parce que
32:28et des réactions
32:29comme ça
32:29hystériques et stupides
32:31contre-productives
32:32même pour eux,
32:32on va en avoir davantage
32:33et ce n'est pas du genre
32:34à se dire
32:36zut,
32:36j'ai fait une erreur,
32:38je vais faire autrement.
32:40Je pense que
32:42quelqu'un
32:43comme Jean-Noël Barraud
32:44qui a, je pense,
32:45de graves problèmes
32:46personnels
32:48va plutôt
32:49au contraire
32:49vouloir passer
32:50à l'étape
32:52supérieure,
32:52plus violente.
32:53L'Union européenne aussi,
32:54vous avez des gens
32:54comme Kayakalas,
32:56comme
33:00notamment
33:00toute cette clique
33:00de Balte
33:01qu'on voit,
33:02je ne sais plus
33:03comment il s'appelle,
33:03Mitilus,
33:06le commissaire
33:06à la défense,
33:07c'est un lituanien,
33:08je vous dis toujours
33:08son nom,
33:09mais on s'en fiche,
33:10on ne connaît même pas
33:11le nom d'ailleurs
33:11des gens qui nous dirigent,
33:13c'est ça qui est incroyable.
33:14Kayakalas,
33:15je la connais
33:15parce que c'est elle
33:15qui a signé
33:16les sanctions contre moi
33:16et puis elle est tellement
33:18bête qu'elle fait
33:20des déclarations stupides
33:20à peu près une fois
33:21par semaine
33:22et qui font rire
33:23tout le monde
33:24en Russie,
33:24mais donc tous ces gens-là
33:26sans l'Union européenne,
33:28sans Nicolas qui paie,
33:29Helmut qui paie
33:30ou Giuseppe qui paie,
33:31ils ne sont rien
33:32et pour cela,
33:33ils vont tuer,
33:34il faut bien se rendre compte.
33:35Ces gens-là,
33:36ces gens stupides
33:38tueront pour conserver
33:39leur position,
33:40ils seront d'une violence
33:42inouïe,
33:42donc il faut l'intégrer
33:43et en même temps,
33:44ça ne doit pas nous faire
33:45baisser les bras,
33:47il faut avancer
33:49et les circonstances
33:50je pense vont le permettre,
33:51il y a plusieurs choses
33:52qui vont le permettre,
33:53il y a une remise en cause
33:53du système international,
33:55jusqu'à présent,
33:56les Français vivaient
33:57dans un pays
33:58où ils s'imaginaient
33:58qu'il était un des plus riches
34:00du monde,
34:00qu'on était encore
34:01le centre du monde,
34:02d'ailleurs cette arrogance
34:03voltairienne qu'on voit
34:04dans les déclarations
34:05de Macron
34:05ou de Jean-Noël Barrault
34:06ou de la plupart
34:07des dirigeants français
34:10se fonde sur une illusion,
34:12c'est qu'ils sont persuadés
34:13qu'on est encore
34:14au 19ème siècle
34:15ou disons dans la première
34:17moitié,
34:17moins dans les années 60
34:20mais on ne l'est plus
34:21et la défaite
34:22de Washington en Iran,
34:25j'écoutais ce que disait
34:26je suis tout à fait d'accord
34:27avec ce que disait
34:27notre ami François Martin
34:29juste avant,
34:30la défaite
34:31de l'Union Européenne
34:33parce que c'est l'Union Européenne
34:33maintenant qui combat
34:35en Ukraine
34:36va avoir des répercussions,
34:38les défaites militaires
34:39ont des répercussions politiques,
34:421905 en Russie,
34:431917,
34:45quoique 1917
34:46l'armée russe
34:47était en train de gagner
34:48sur la ligne de France,
34:48c'est paradoxe,
34:49mais l'extrême pauvreté
34:55et la défaite militaire,
34:57c'est ce qui fait tomber
34:59les régimes.
35:01Regardez Napoléon III,
35:03je ne parle même pas
35:04d'Adolf Hitler,
35:05mais la défaite militaire
35:08de l'Union Européenne
35:08en Ukraine
35:09va avoir des conséquences
35:10politiques extrêmement vastes,
35:13et ce sera à nous
35:14d'en profiter.
35:16Je pense que ce sera aussi
35:17des choses qui vont
35:18ouvrir les yeux
35:19des Français
35:22et ce sera nous de jouer.
35:25Mais elle tarde à venir,
35:26cette victoire totale
35:28qui est attendue,
35:29en effet,
35:30parce que ce serait
35:30quelque chose
35:31dont l'Union Européenne
35:32aurait beaucoup de mal
35:33à se remettre.
35:35La situation sur le terrain,
35:37même si elle est loin
35:39d'être désespérée
35:40pour la Russie,
35:41n'aboutit pas pour l'instant
35:43à une victoire totale.
35:47Je pense qu'il faut attendre
35:48le résultat de la campagne d'été,
35:50c'est ce que j'ai dit
35:51au début de cette année.
35:53Moi, je crois toujours
35:53que les combats
35:54peuvent s'arrêter cette année.
35:55Je pense qu'il y aura
35:56une trêve,
35:56mais ça va beaucoup dépendre
35:58de la campagne d'été.
36:01Vladimir Poutine
36:02a été, une fois de plus,
36:03extrêmement optimiste.
36:05Il a été interrogé
36:06après le forum
36:10économique asiatique.
36:11Il était à Astana,
36:12de mémoire,
36:13il était à Astana.
36:14Il avait rencontré
36:14le président kazakh
36:15juste avant.
36:16Et on lui a reposé la question
36:18puisqu'il avait dit
36:18qu'il pensait
36:18qu'il serait bien terminé.
36:19Il a dit,
36:19je ne peux pas vous dire
36:20quand exactement
36:21que ça va se terminer
36:21puisque les Européens
36:23sont toujours en train
36:24de fournir,
36:25et même les Américains
36:26sont toujours en train
36:26de fournir la moite,
36:28mais les rapports
36:29que j'ai sur le terrain
36:30me disent que la fin
36:31est proche.
36:32Je pense qu'effectivement,
36:33c'est le soldat russe,
36:34bien plus le soldat russe
36:35qui mettra fin à la guerre
36:37plutôt que les négociations.
36:40Les négociations reprendront
36:41le jour où les Russes
36:43domineront totalement
36:44sur le terrain.
36:44Et moi qui fais
36:45ma carte militaire,
36:47je crois que je vous l'avais
36:47dit la dernière fois,
36:48maintenant ça fait plus d'un mois
36:50que lorsque je la tourne le jeudi,
36:52je la publie le vendredi,
36:54ça fait plus d'un mois,
36:55comme il y a un an,
36:56quand je la publie vendredi,
36:57elle n'est déjà plus à jour
36:58parce que l'armée russe
36:59a encore avancé.
37:01Et l'armée russe avance,
37:03elle n'a jamais cessé d'avancer
37:05contrairement à ce qui a été
37:05raconté par...
37:06Là, actuellement,
37:07on nous explique que l'armée russe
37:08a des difficultés considérables
37:10sur le terrain.
37:13C'est pour ça que moi,
37:14depuis 2022,
37:15j'avais dit,
37:17je ne fais pas de considération
37:18sur les pertes
37:19de part et d'autre.
37:19De temps en temps,
37:20quand il y a un chiffre intéressant,
37:21je le donne en disant,
37:22mais faites attention,
37:23le chiffre vient
37:24de telle et telle analyse.
37:26Tiens,
37:28un tel a fait
37:33tel pronostic,
37:34tel sur les...
37:35Moi, je n'en fais pas.
37:36Je cite uniquement
37:38les rapports
37:41qu'on ne peut contester.
37:42Par exemple,
37:43quand il y a des échanges de corps
37:44où, en gros,
37:45il y a pour un 39 corps ukrainiens,
37:47il y a un corps russe
37:48qui est rendu.
37:50La puissance de feu.
37:53Ukraine n'a pas de bombe planante
37:54comme la Russie,
37:56etc.
37:57Donc, ça,
37:58c'est des rapports
37:59qui me laissent supposer
38:00qu'il y a bien plus de pertes
38:02du côté ukrainien
38:02qu'il y en a du côté russe.
38:03Mais combien exactement
38:04je ne sais pas.
38:05On le sort à la fin de la guerre.
38:06Donc, pour moi,
38:07il y a des données
38:08qui ne peuvent pas être contestées.
38:10Et c'était mon idée
38:11de la carte militaire.
38:12C'est-à-dire,
38:13je regarde
38:13d'une semaine sur l'autre
38:15qui a avancé
38:15et qui a reculé.
38:16C'est plus difficile à faire
38:18étant donné que la tactique
38:19a changé.
38:19Il y a beaucoup
38:20d'infiltrations.
38:21Par exemple,
38:22les soi-disant reconquêtes
38:25qui avaient été annoncées
38:26par le régime de Kiev
38:27que j'avais d'ailleurs
38:28validées sur ma carte.
38:29Je donne toujours la priorité
38:31au narratif quiévien,
38:32à moins qu'il soit
38:33complètement absurde.
38:35du mois de mars,
38:36du mois de mars,
38:37en fait,
38:38se sont avérés
38:38complètement faux.
38:39C'était des groupes isolés
38:40qui prenaient des photos
38:41et en fait,
38:42les Russes
38:42les ont laminées.
38:43Donc,
38:44ces opérations TikTok
38:46sont extrêmement coûteuses
38:47pour l'armée
38:48Otano-Kievienne
38:49et ne signifient pas
38:51qu'il y a eu
38:51une contre-offensive ukrainienne.
38:52La seule contre-offensive
38:53sérieuse que je vois
38:54pour l'instant,
38:55c'est le front ouest
38:56de Zaporozhye.
38:58Mais même là,
38:59les gains sont très limités.
39:00Et sur tout le reste
39:01de la ligne de front,
39:02l'armée Otano-Kievienne
39:04se fait défoncer.
39:05La ville de Konstantinovka
39:06qui est l'ultime ville
39:08avant que les opérations
39:10sur Slavians
39:11et Kramators,
39:11qui sont les objectifs
39:12de 2022,
39:13soient lancées,
39:14c'est-à-dire,
39:15je pense,
39:15dans les semaines qui viennent,
39:17c'est une véritable catastrophe
39:18pour le régime de Kiev.
39:20Et donc,
39:20dire que la Russie
39:21n'avance pas,
39:22alors qu'elle est en train
39:23de faire tomber la ville,
39:24c'est tout simplement
39:26absurde.
39:26Mais je pense qu'il s'agit
39:28effectivement
39:29de justifier
39:30vis-à-vis
39:30des opinions publiques
39:31occidentales
39:32que Nicolas continue
39:33à payer
39:33pour une guerre
39:34qui est perdue d'avance,
39:35pour un régime
39:36hyper corrompu.
39:37C'est ça qui est...
39:39Parce que ça,
39:39effectivement,
39:40ça a fait du mal.
39:41Il y a une chose
39:41qui a fait bien
39:43l'administration américaine,
39:44c'est un,
39:45de cesser de financer
39:46la guerre
39:46et de donner
39:47des armes gratuitement.
39:48Au moins,
39:49il faut les faire payer.
39:50Donc,
39:52ça ruine
39:53les supports
39:54de l'Ukraine,
39:55malheureusement la France,
39:56notamment.
39:57Mais,
40:00c'est une chose
40:01qu'ils ont fait bien,
40:01c'est les opérations
40:03anticorruption,
40:04puisque le Naboo,
40:05qui est le bureau
40:05de lutte contre la corruption,
40:06est contrôlé par le FBI.
40:07Donc,
40:08ça,
40:08c'est quelque chose
40:10qui a fait énormément de mal.
40:11l'interview par Tucker Carlson
40:13de Julia Mendel,
40:15l'ancienne porte-parole
40:16de Zelensky,
40:18également a fait des ravages,
40:19notamment aux Etats-Unis,
40:21parce qu'on s'aperçoit,
40:22finalement,
40:22que tout ce que nous disons,
40:24notamment sur GPTV,
40:25que Zelensky est corrompu,
40:26que c'est un narcomane,
40:29qu'il est mythomane
40:31et c'est un sociopathe,
40:34en fait,
40:35on a sa porte-parole
40:36qui nous le dit.
40:38Et surtout,
40:39ce qui est intéressant,
40:40c'était que,
40:40parce que Julia Mendel,
40:42elle a quitté ses fonctions
40:43avant l'opération militaire spéciale.
40:45Mais déjà,
40:45à l'époque,
40:46Zelensky,
40:47qui était en perte de vitesse,
40:48c'est ce que j'expliquais
40:48dans mon livre
40:49« Pourquoi la Russie n'est gagnée »,
40:50Zelensky veut déclencher
40:52les opérations militaires
40:53dans le Donbass
40:54pour l'épuration ethnique,
40:55parce que ça va mal
40:56au niveau intérieur.
40:57Il est dans les Pandora Papers
40:59à l'automne 2021
41:02et la situation économique
41:04est catastrophique.
41:05Et c'est pour ça
41:07qu'il décide
41:08de lancer les opérations
41:09contre le Donbass.
41:10Je vous renvoie
41:11au rapport de l'OSCE
41:13de la mi-février.
41:15Et donc,
41:16tout ça,
41:17maintenant,
41:17c'est sorti.
41:19Donc,
41:19il faut faire des campagnes
41:20de désinformation massive
41:22sur les soi-disant
41:24progressions.
41:25D'ailleurs,
41:25ce qui est assez intéressant,
41:26c'est qu'il faut bien comprendre
41:27que, par exemple,
41:29deux villes
41:29comme Pakrovsk
41:30et Mernograd
41:31qui ont été prises
41:32par les Russes
41:33de manière objective
41:36depuis six mois.
41:37Il y a quelques groupes
41:38ukrainiens isolés
41:39qui permettaient
41:41de dire
41:41que le ministère
41:42de la Défense
41:42dit qu'il ne s'est pas
41:43encore pris.
41:44Là,
41:44finalement,
41:44ça a été reconnu
41:45par l'ASW
41:46que ça a été tombé.
41:47Donc,
41:47ça veut dire que,
41:48normalement,
41:48pour la progression
41:49de l'armée russe
41:50du mois de mai,
41:51on va avoir
41:52un énorme chiffre
41:56de kilomètres carrés
41:57puisqu'ils adorent
41:57les kilomètres carrés.
41:59On va voir
41:59ce que va dire
42:00le bilan
42:00qu'elle va faire
42:01l'ASW
42:02pour le mois de mai.
42:05La Russie,
42:06comme eux,
42:07ils n'avaient pas reconnu
42:07la perte
42:08de Mernograd
42:09et de Pakrovsk,
42:10maintenant qu'ils l'ont reconnu,
42:11ça devrait avoir
42:12un impact significatif
42:13sur les kilomètres carrés
42:16qui ont été repris
42:18par la Russie.
42:19Ça va être intéressant
42:20de le voir.
42:21Donc,
42:21évidemment,
42:22ça a provoqué
42:23des dépressions
42:25sur les plateaux de télé,
42:27mais qui,
42:27de tout cas,
42:28de ce que je vois,
42:28en parle beaucoup moins.
42:31Je pense d'ailleurs
42:32qu'à l'arrivée
42:33de l'élection
42:35présidentielle française,
42:36la rentrée,
42:36ce sera au mois de septembre,
42:38on va avoir
42:39quelques déclarations,
42:39même si,
42:40a priori,
42:41les candidats
42:41sont plus ou moins connus,
42:43on aura peut-être
42:43des surprises.
42:45Donc,
42:46effectivement,
42:46l'Ukraine va passer
42:47en second plan,
42:48même si,
42:48vous l'avez vu,
42:49c'est devenu le passage obligé
42:50pour tous les toccards
42:51de la vie politique française,
42:53je ne comprends pas
42:53pourquoi Bardella
42:54n'y est toujours pas allé,
42:56de faire le pèlerinage
42:57à Kiev.
42:58Donc,
42:58on a vu
43:00le terroriste
43:00vendé à Retailleux,
43:02voilà,
43:03comment il s'appelle ?
43:05Philippe.
43:06Philippe.
43:07Voilà,
43:07et puis,
43:07on avait eu au mois de février,
43:09c'est Gabriel Attal.
43:10Gabriel Attal,
43:12Donc,
43:13voilà,
43:13on attend de voir
43:14les autres défiler,
43:16c'est toujours un plaisir,
43:17mais ce n'est pas forcément
43:18un bon choix,
43:19parce que se mettre,
43:21si Zelensky tombe,
43:22parce que si jamais
43:23il y a une trêve,
43:23je pense que la trêve
43:24sera fatale à la dictature.
43:27en fait,
43:29toutes leurs analyses
43:31bidons sur la Russie,
43:33vous pouvez les exercer
43:35sur l'Ukraine,
43:37ça coche toutes les cases.
43:38Et il est vrai
43:38qu'encore une fois,
43:39la défaite militaire
43:40provoque des changements
43:41de régime.
43:41et une trêve,
43:44si les Russes accordent
43:45une trêve,
43:46comme je l'avais évoqué
43:47sur GPTV,
43:48si les Russes accordent
43:49une trêve
43:49après avoir libéré
43:51le Donbass,
43:53à ce moment-là,
43:55c'est ce que demandent
43:55les Occidentaux,
43:57les Européens,
43:58notamment,
43:58l'Union Européenne,
43:59c'est une trêve
43:59sur la ligne de front.
44:00Donc,
44:00les Russes vont dire,
44:00on a libéré le Donbass,
44:03c'était le but de 2022,
44:05donc,
44:05on fait une trêve
44:06et on négocie sur le reste,
44:07c'est-à-dire
44:08et la trêve
44:10provoquera l'effondrement
44:11du régime de Zelensky.
44:13Les dictatures
44:14ne tiennent pas
44:16ce genre
44:17d'événement,
44:20une trêve
44:20sur une position
44:21militaire défaillante
44:23et perdante,
44:25ça sera fatal.
44:26Et à ce moment-là,
44:28ceux qui auront fait
44:29la visite à Kiev
44:30auront l'air un peu édioués.
44:32La défaite de Zelensky,
44:35comment dire,
44:36les atteindra
44:38incontestablement ?
44:39Oui.
44:40Mais alors,
44:41est-ce que la Russie
44:42n'est quand même pas
44:44ennuyée,
44:45agacée par
44:45ces frappes de drones
44:47dans la profondeur,
44:48les raffineries
44:49qui sont attaquées ?
44:50Là,
44:50on apprend qu'il n'y aura
44:51pas de kérosène
44:52qui sortira de Russie
44:53dans les mois à venir
44:54pour stabiliser le marché.
44:56Il y a quand même
44:57cet impact
44:58des frappes
44:59des drones.
45:00Non.
45:01La Russie
45:02est en surcapacité
45:04de raffinage.
45:05Ce n'est pas moi
45:05qui le dis,
45:05c'est Reuters.
45:06Et on avait eu
45:07le même numéro
45:08l'année dernière.
45:09Et à la fin,
45:10on avait fait des comptes
45:11en disant,
45:11finalement,
45:13la Russie
45:15produit le carburant
45:16dont elle a besoin.
45:17Encore une fois,
45:18la limitation
45:19de l'exportation
45:20des carburants,
45:21c'est pour empêcher
45:22les producteurs
45:23de carburants
45:24en Russie
45:25de privilégier
45:26le marché à l'export,
45:27ce qui provoquerait
45:28une inflation
45:28en Russie.
45:29Voilà.
45:30Puisque les prix
45:31augmentent.
45:31Or,
45:33la décision
45:33de cesser
45:35les exportations
45:36de carburants,
45:40elle a été prise
45:41il y a déjà
45:41un peu plus d'un mois.
45:42Et pour l'instant,
45:43c'est prise jusqu'au 1er juillet.
45:44Et je pense que
45:45ce sera prolongé
45:46jusqu'au mois de septembre.
45:47Et ce n'est pas que,
45:48d'ailleurs,
45:48la guerre,
45:49c'est également
45:49les récoltes.
45:50Et c'est le moment
45:51où les Russes
45:52partent en vacances
45:52avec leurs voitures,
45:53etc.
45:53Donc,
45:54il y a une grosse
45:54consommation
45:55de carburants.
45:56Mais la Russie
45:57a également interdit
45:58l'exportation d'engrais.
45:59Pareil,
46:00pour ne pas que
46:00les producteurs
46:01d'engrais
46:04privilégient
46:05le marché
46:05à l'export
46:05et que ça fasse monter
46:06les prix en Russie.
46:07Puisque aujourd'hui,
46:08avec ce qui se passe
46:08en Iran,
46:09il y a une
46:14limite
46:14dans la production
46:15des engrais azotés.
46:18Et les Ukrainiens
46:19ne bombardent pas
46:20les fabriques
46:21d'engrais.
46:22Donc,
46:23ça veut dire
46:24que la raison
46:24est autre.
46:25La raison,
46:25elle est globale.
46:27C'est le détroit
46:27d'Ormousse.
46:28C'est que tous
46:28les prix
46:29de carburant
46:30sont les prix
46:31du pétrole brut,
46:33du carburant
46:34et de tout
46:36ce qui est lié
46:38aux hydrocarbures.
46:39Je ne parle pas
46:39de l'engrais,
46:40mais les plastiques,
46:41les pneus,
46:42tout ce que vous voulez.
46:43Tout ça va subir
46:44une inflation
46:46très importante
46:48et va bénéficier
46:50de la Russie.
46:52Le budget russe
46:53de cette année
46:54ne sera pas déficitaire.
46:55Là,
46:55on a encore
46:56un mois
46:58des réserves
46:58de pétrole stratégique
46:59américaines
47:00qui sont au plus bas
47:01depuis 1983,
47:02je crois.
47:03On n'avait jamais vu ça.
47:05On en a encore
47:07jusqu'à mi-juin
47:08à peu près.
47:09À partir de mi-juin,
47:10si jamais
47:10il n'y a pas de solution
47:11en Iran,
47:12c'est une crise
47:15systémique
47:15massive,
47:16massive,
47:17dont la Russie
47:18bénéficiera au début.
47:19Après,
47:19l'effondrement économique,
47:21tout le monde va payer,
47:22y compris la Russie,
47:23mais si vous voulez,
47:25je pense que
47:26l'ultime stratégie
47:27de l'Union européenne,
47:29c'était que la Russie
47:31allait plier économiquement.
47:32Là,
47:32la Russie,
47:32elle ne plie pas
47:32économiquement.
47:33Elle vient d'ouvrir
47:34la plus grande usine
47:35au monde
47:36de production
47:37de produits populaires
47:38en Sibérie,
47:39près du fleuve Amour,
47:40dans un consortium
47:42sino-russe.
47:44Donc,
47:44elle continue
47:45à s'industrialiser,
47:46les infrastructures
47:47continuent à se développer
47:47partout.
47:48en bas de chez moi,
47:49ils sont en train
47:49de construire
47:50une bretelle
47:54pour éviter
47:54les embouteillages
47:56qui sont un gros problème
47:57à Moscou.
47:58en fait,
48:00effectivement,
48:00ça serait mieux
48:01s'il n'y avait pas la guerre,
48:04mais le problème
48:05de l'économie russe,
48:06ce n'est pas la guerre,
48:06c'est la surchauffe
48:07et qu'il n'y a pas assez
48:08de main-d'œuvre.
48:11La fin de la guerre
48:12ne changera rien à ça.
48:15De toute manière,
48:16il y a une armée
48:16d'un million et demi,
48:18le but,
48:19c'est qu'elle reste
48:20à peu près à ce niveau-là.
48:22et puis,
48:24ces jeunes
48:24qui ont fait la guerre
48:25pendant 4 ans,
48:27ils n'auront pas forcément
48:28envie de retourner
48:28à l'usine.
48:30Donc,
48:31en fait,
48:31le problème de la Russie,
48:32c'est la robotisation.
48:33D'ailleurs,
48:34cette usine
48:34dont j'ai parlé
48:35dans mon dernier bulletin
48:38près du fleuve Amour,
48:39dans la région de l'Amour,
48:41eh bien,
48:41elle va,
48:44il y a très peu d'employés.
48:45C'est ce qu'on appelle
48:47une usine sombre,
48:48une dark factory.
48:49C'est le modèle chinois.
48:52c'est comme ça
48:54qu'on va régler
48:54la pénurie de main-d'œuvre.
48:56En faisant des enfants,
48:57mais ça,
48:58les résultats seront
48:59à temps de plusieurs années.
49:01une immigration contrôlée,
49:02une immigration de travail
49:03sans regroupement familial
49:04avec des contrats de travail
49:05qui,
49:06dès qu'ils s'achèvent,
49:07provoquent le retour chez lui,
49:09la responsabilisation
49:10des entrepreneurs
49:11et puis,
49:15la robotisation.
49:17C'est le chemin
49:18que prend la Russie.
49:19C'est le chemin
49:20que prend la Russie.
49:21Mais ce que je veux dire,
49:22c'est que si demain,
49:23la guerre s'arrête,
49:24le problème principal
49:26économique de la Russie
49:27qui est la pénurie de main-d'œuvre
49:31va même s'aggraver.
49:32Parce que si la guerre s'arrête,
49:33comme le dit très bien
49:34le premier ministre Slovak Fitsso,
49:36si la guerre s'arrête,
49:38ils se casseront les jambes
49:39pour aller courir vers la Russie
49:41et racheter du pétrole
49:43et du gaz russe.
49:43C'est ce qu'a dit même Magyar.
49:47Les chefs d'État
49:48d'Europe de l'Est
49:48sont beaucoup plus lucides.
49:51Les sociétés étrangères
49:52vont revenir investir.
49:54Il va y avoir
49:56encore un boom économique
49:57qui va s'additionner
49:58à celui qui existe déjà
49:59et il y aura un problème
50:00énorme de manœuvres.
50:02Énorme de manœuvres.
50:03Parce que,
50:04même la Russie,
50:05du point de vue énergétique,
50:06elle a tout.
50:07Le pays plus riche du monde.
50:08Elle récupère de l'Ukraine
50:10ce qui compte le plus,
50:11c'est-à-dire
50:13les mines
50:14qui sont essentiellement
50:16dans le base
50:19et les ports.
50:20Le maire d'Azov
50:21est totalement contrôlé
50:22par la Russie.
50:23D'après mes calculs,
50:24ils ont récupéré
50:2435 000 km²
50:25de terre arable
50:27au Tchernozium.
50:30Et ce qui restera
50:31de l'Ukraine
50:32qui sera pris en charge
50:33par Nicolas Kippé,
50:35il n'y aura pas grand-chose.
50:36Il n'y aura pas grand-chose.
50:38Le plan de voler,
50:40non.
50:42Donc,
50:43on va avoir...
50:45L'avenir pour la Russie
50:46est plutôt radieux.
50:49Et en plus,
50:49il y aura,
50:50c'est la victoire militaire.
50:51La victoire militaire,
50:51ça donne confiance
50:52c'est une génération.
50:54En soi,
50:55il y a une espèce
50:56de renouvellement
50:57du sacrifice
50:57de la Seconde Guerre mondiale
50:59qui va marquer
51:00une génération.
51:00Moi,
51:01je vois la génération
51:01de mon fils aîné.
51:02Il y a une certaine gravité
51:04dans les considérations
51:05par rapport au monde
51:07parce qu'ils ont un père
51:10qui est parti à la guerre.
51:14Il y en a qui sont morts,
51:15etc.
51:16Donc,
51:16ça fait une génération sérieuse
51:18et pas futile
51:20malgré les nouvelles technologies.
51:21Donc,
51:23je vais le voir.
51:24je suis plutôt optimiste
51:27pour l'avenir de la Russie,
51:28même franchement optimiste
51:29pour l'avenir de la Russie.
51:31Alors,
51:32deux questions
51:32pour terminer peut-être
51:33cet entretien,
51:34Xavier.
51:36D'abord,
51:39on annonce
51:40l'ensemble
51:41de ces candidats
51:42à l'élection présidentielle
51:43venir en Ukraine.
51:45Alors,
51:45est-ce que le consul
51:48de France
51:49à Moscou
51:50va recevoir ?
51:51Est-ce que vous pensez
51:53qu'il faudrait
51:55que les candidats,
51:56par exemple,
51:57souverainistes
51:58qui s'annoncent
51:58à l'élection présidentielle,
52:00viennent en Russie
52:01justement pour montrer,
52:03par exemple,
52:03sur le plan énergétique,
52:05qu'il y a une alternative
52:06à la politique suicidaire
52:08de la France ?
52:09Est-ce que vous les accueillerez
52:10avec plaisir ?
52:12Oui, bien sûr,
52:13de toute manière,
52:13tout ce qui peut provoquer
52:14le rapprochement franco-russe.
52:16Je pense aussi,
52:17c'est ça qui est important,
52:18c'est que je suis quelqu'un
52:18quand même d'assez connu en Russie.
52:21Je suis,
52:21je n'ai pas pu,
52:22je devais,
52:23j'étais invité
52:24chez Soloviov ce soir,
52:25je ne peux pas y aller
52:26parce qu'on fait
52:26notre petite fête
52:27pour notre victoire.
52:29Mais,
52:30je suis quelqu'un
52:30qui est connu.
52:32donc le fait
52:32que les Français
52:33de Russie
52:33et de Biélorussie
52:33m'aient choisi,
52:35c'est ainsi un signe
52:35vis-à-vis des Russes,
52:36vis-à-vis des autorités russes.
52:38Et regardez,
52:40on aime le pays
52:40dans lequel on est
52:41et on n'hésite pas
52:42à voter pour quelqu'un
52:43qui pourtant est sous sanction.
52:44Mais,
52:45et encore une fois,
52:47il faut avoir
52:47un peu de recul
52:48vis-à-vis des événements.
52:50Parce que tôt ou tard,
52:51la Russie va l'emporter,
52:52les sociétés françaises,
52:54d'ailleurs,
52:54toutes ne sont pas parties,
52:55vont commencer à revenir
52:57et on aura tout à reconstruire
52:58dans cette relation
52:59de confiance.
53:00Et de ce que j'observe,
53:01moi, depuis 26 ans
53:02que je suis en Russie,
53:03c'est que c'est que
53:05au début,
53:05ça s'appelait
53:06la Chambre de Commerce.
53:08Là, ça s'appelait
53:08le Club France
53:09qui avait été monté
53:10par Emmanuel Kidet.
53:11Aujourd'hui,
53:12c'est la Chambre de Commerce
53:13et d'Industrie.
53:14Ce sont eux
53:15qui ont fait
53:15la meilleure diplomatie
53:16depuis 26 ans.
53:18C'est-à-dire que quoi qu'il arrive,
53:19même quand on était
53:21mal représenté,
53:22que le ministère
53:23des Affaires étrangères
53:24faisait n'importe quoi.
53:25Moi, je suis arrivé en Russie,
53:26c'était Jospin,
53:27le Premier ministre,
53:28comme le disait
53:30un de mes amis
53:30à l'époque,
53:31il m'a dit
53:31qu'il va faire
53:32sa politique étrangère
53:34en lisant Le Monde,
53:35après avoir lu Le Monde,
53:36l'article anti-russe
53:37sur la guerre en Tchétchénie.
53:40Mais quoi qu'il arrive,
53:41à l'époque,
53:42c'était le Club France,
53:42existait,
53:43et puis les entrepreneurs,
53:45les grandes sociétés françaises
53:47qui s'installaient
53:47s'y retrouvaient
53:50et discutaient ensemble.
53:52Les Russes, c'est-à-dire...
53:53Poutine recevait une fois par an
53:58les patrons des grandes boîtes françaises
54:00présentes en Russie.
54:02Donc, c'était vraiment...
54:03Et je pense qu'aujourd'hui,
54:05pour l'instant,
54:05ils sont encore assez discrets,
54:07mais je pense qu'aussitôt que la guerre
54:10sera terminée,
54:10si en plus,
54:11il y a un changement de régime,
54:16il faudrait voir qui,
54:18mais parmi les grands candidats,
54:20mais si on regarde,
54:22on retire la politique intérieure,
54:24par exemple,
54:25si Jean-Luc Mélenchon était élu,
54:27ce serait une catastrophe pour la France,
54:29mais pour les relations étrangères,
54:30il a dit qu'il sortait de l'OTAN.
54:32Il est évident qu'il y aura
54:33un rapprochement
54:35entre la France et la Russie.
54:37Et là, des gens comme moi
54:38qui sont prépositionnés
54:41avec une responsabilité publique
54:43auront un rôle important à jouer.
54:45Et je n'ai pas l'intention
54:46de me disputer
54:48avec les représentants
54:50des autorités françaises.
54:51D'autant plus que,
54:52je dois le dire,
54:53j'ai été très bien traité,
54:55de manière tout à fait convenable,
54:56comme les autres candidats,
54:57quand il a fallu enregistrer la liste,
55:01etc.
55:01J'ai apprécié.
55:03Donc, je vais jouer le jeu.
55:05Et de toute manière,
55:07Macron, c'est une petite séquence
55:09dans une immense histoire
55:11de 1500 ans.
55:12C'est sûr que si vous faites
55:13commencer l'histoire de France
55:14en mai 68 ou en 1940,
55:17vous vous dites,
55:18tous les épisodes
55:18qui sont succédés,
55:19à part les 11 ans
55:20avec le général de Gaulle,
55:21sont catastrophiques.
55:24Mais si vous mettez
55:26notre lente construction nationale,
55:28notre natiogénèse
55:29sur 1500 ans,
55:31finalement,
55:33les 10 ans de Macron,
55:34tout le monde les aura oubliés.
55:35Tout le monde les a déjà oubliés.
55:37De toute manière,
55:38aujourd'hui,
55:39la Russie, la Chine
55:41ne prêtent plus attention
55:42à ce que dit Macron.
55:43Il s'en fiche.
55:44Il s'en fiche absolument.
55:45Donc, il y aura,
55:49il y aura,
55:49comment dirais-je,
55:50il y aura des choses à dire.
55:51On ne sait jamais.
55:52Alors, si c'est Jordan Bardella,
55:53ce sera une catastrophe.
55:54Mais si Marine Le Pen
55:56est éligible
55:57et qu'elle est élue,
55:59elle sait s'entourer.
56:01Donc, je pense que la situation aussi
56:04pourrait s'améliorer
56:05entre nos deux pays.
56:07Et là aussi,
56:08évidemment,
56:10le retour,
56:11encore une fois,
56:11du business,
56:12le retour d'une relation apaisée
56:14entre la France et la Russie
56:17se produira
56:17et on aura tous
56:19notre rôle à jouer,
56:20incontestablement.
56:24Dernière question,
56:25Xavier.
56:26Donc,
56:26vous nous dites
56:27que vous allez prochainement
56:28venir en France
56:29et faire une tournée.
56:31Alors,
56:31quels sont les risques ?
56:33Puisque je le dis dans le chat,
56:34les gens ont peur
56:35qu'on vous envoie en prison directement.
56:37Il y a un risque de ce type
56:38aujourd'hui
56:39si vous franchissez
56:41justement les frontières.
56:42Est-ce qu'on vous les laissera franchir
56:44d'ailleurs ?
56:46Alors,
56:46il n'y a pas de bannissement
56:48en France.
56:49Donc,
56:49ils ne peuvent pas m'empêcher
56:50de revenir en France.
56:52Ce que je ne peux pas faire,
56:53c'est de passer,
56:54je ne peux pas venir en voiture
56:55en passant
56:56par la Pologne,
56:57par exemple.
56:58Les Pologne ne me laisseront pas rentrer.
56:59Ils sont chez eux.
57:00C'est leur droit
57:01le plus souverain.
57:03Mais on ne peut pas m'empêcher
57:04de rentrer chez moi.
57:06Après,
57:07encore une fois,
57:08si on était dans un pays normal,
57:10dans une démocratie
57:11avec un minimum de règles,
57:13de lois,
57:14parce qu'en fait,
57:14c'est ça,
57:15ils opposent la règle à la loi.
57:16En fait,
57:16c'est ce qu'ils font désormais
57:17du point de vue international
57:18et du point de vue national.
57:20En fait,
57:21je ne risque rien.
57:23Je n'ai rien fait de mal.
57:24Je n'ai pas été condamné.
57:25Les sanctions sont
57:26une condamnation sans tribunal.
57:27C'est pour ça que j'ai pu me présenter.
57:29Si j'avais été condamné,
57:30j'aurais perdu mes droits civiques.
57:31Je ne les ai pas perdus.
57:33En principe,
57:33je dois même être rétribué
57:34par l'État
57:35qui a gelé mes comptes.
57:37On en est là.
57:39Je vais le découvrir petit à petit.
57:41Je vous tiendrai au courant.
57:42Je vous plierai là-dessus.
57:45Le moment Kafka,
57:47ça va s'appeler.
57:50En principe,
57:51il ne peut rien m'arriver
57:52à part être interrogé
57:55pendant une demi-heure,
57:56une heure.
57:56Mais je l'étais déjà avant
57:57puisque je suis fichier S.
58:03En principe,
58:04rien.
58:04Mais comme l'arbitraire est total,
58:06ils peuvent très bien inventer
58:07une raison.
58:09Par exemple,
58:10vous avez ces gens
58:11des SOS Donbass
58:12qui sont toujours en prison.
58:13Oui.
58:14J'aimerais bien savoir pourquoi.
58:16J'aimerais bien savoir pourquoi.
58:18Donc,
58:18effectivement,
58:20je ne peux pas dire
58:21qu'il n'y ait pas de risque.
58:22Mais il y a un moment ou un autre,
58:23ce que je disais,
58:24il faut quand même
58:25arrêter de penser qu'à soi
58:27et penser pour la nation.
58:29Donc,
58:30je prendrais ce risque.
58:33Ce n'est pas Jean-Noël Barraud
58:35qui va m'empêcher
58:35de rentrer chez moi.
58:36Ce n'est pas Jean-Noël Barraud
58:37qui va m'empêcher de rentrer chez moi.
58:39Et j'ai la chance
58:40d'avoir ma famille
58:41à l'abri ici.
58:41Donc,
58:44même s'ils ont,
58:45en me mettant sous sanction,
58:46en gelant mes fonds,
58:47etc.,
58:48ça a porté un coup
58:48à ma famille.
58:50Ça a été dur.
58:51Mais,
58:52finalement,
58:53on a tenu
58:53et on a des tas de gens
58:54qui nous soutiennent.
58:56Et donc,
58:57c'est aussi vis-à-vis
58:57de ces gens-là.
58:58Il y a des gens,
58:59enfin,
58:59un jour,
59:00je raconterai,
59:00mais il y a des gens
59:01qui m'ont soutenu
59:01de manière assez incroyable.
59:04Et c'est vis-à-vis
59:05de ces gens-là
59:05que je dois d'avancer,
59:09de défier le régime.
59:10Donc,
59:10oui,
59:10je vais défier
59:11le régime.
59:12Je vais revenir en France
59:12en septembre
59:13et ce sera un défi
59:14que je lancerai.
59:15Oui, c'est un défi.
59:18Mais vous y serez
59:19aussi en tant qu'autorité
59:21de l'État
59:22en Russie.
59:23Dialog poste.
59:25Voilà.
59:27Ce sont,
59:28d'ailleurs,
59:28la question se posait,
59:30je ne veux pas être indiscret,
59:31mais s'il y avait
59:32des rémunérations
59:33dans ce type de poste
59:34et comment ils allaient faire
59:34pour vous rémunérer
59:35puisqu'ils vous ont sanctionné
59:37par ailleurs.
59:38Je ne sais pas.
59:39Ce n'est pas mon problème.
59:41C'est l'heure.
59:42Oui, c'est l'heure.
59:45C'est l'heure.
59:47Ça sera le moment Kafka.
59:49On va voir ce que ça va dire.
59:50Le moment Kafka.
59:51Oui, absolument.
59:53Bon.
59:54Bon.
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