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  • il y a 2 heures
Quinze ans après la disparition de Xavier Dupont de Ligonnès, "Appel à témoins" de Julien Courbet a consacré, hier soir sur M6, un numéro spécial à cette affaire. Depuis plusieurs jours, la chaîne promet des révélations exclusives et des éléments qui pourraient faire rebondir ce dossier. En avril 2011, l’homme disparait alors que sa femme et ses quatre enfants sont retrouvés assassinés au domicile familial. Aujourd’hui, les enquêteurs continuent de chercher le fugitif. En vain.

Beaucoup d'éléments diffusaient hier soir étaient en réalité connus par tous ceux qui suivent l'enquête mais un témoignage, en revanche était inédit et pose question à la fois sur sa véracité et sur son contenu. Car si ce que dit l'homme est vrai, c'est un nouvel élément explosif.

Un homme se présentant comme le père Marc est donc intervenu en direct à l'antenne. Ce prêtre a affirmé avoir rencontré Xavier Dupont de Ligonnès en 2022, dans l'Aude. Selon le religieux, le fugitif présumé aurait alors reconnu être l'auteur des meurtres de sa femme et de ses quatre enfants.

"Il était vraiment désespéré", affirme-t-il. Le prêtre a également indiqué que l'homme lui aurait confié son intention de partir "du côté de Grasse", dans les Alpes-Maritimes. Conscient du caractère exceptionnel de ces révélations, le père Marc a expliqué avoir obtenu l'accord de l'évêque de Carcassonne pour évoquer publiquement cette confession.

"On savait qu'il y avait cette émission-là", a-t-il déclaré, précisant que ce contexte avait été considéré comme le moment opportun pour "dénoncer" les faits. Selon lui, l'évêque lui aurait donné l'autorisation de revenir sur ces échanges malgré le principe du secret de la confession.

Selon Sébastien, responsable du standard, une sœur du même établissement religieux aurait corroboré ce témoignage. « Il prendrait beaucoup de risque à nous raconter n’importe quoi », a conclu Julien Courbet.

À ce stade, aucune preuve n'a été apportée pour étayer ces affirmations.

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Transcription
00:00— Oui, je vous entends très bien, monsieur.
00:02— Alors, mon père, on va parler un petit peu. Je vous couperai, je vous reprendrai après.
00:06Simplement, dans quelle ville, mon père, auriez-vous vu Xavier Dupont de Ligonnès ?
00:12— Alors, dans la ville, ici, c'est pas une ville, c'est un village, c'est Plaviva. Plaviva dans
00:16l'hôteur.
00:17— Très bien. Dans quelles circonstances l'auriez-vous vu ?
00:20— Alors, c'est une circonstance où il est venu pour venir passer quelques jours chez nous,
00:27où il y a eu cette confession, comme j'expliquais tout à l'heure à votre journaliste. Voilà.
00:32— Mais vous êtes quoi, une sorte de monastère ? On peut venir y faire des retraites ?
00:36Comment ça se passe ? Vous pouvez accueillir des gens ? Vous les hébergez ?
00:39— Oui, on peut, on peut, mais pas... Voilà. On peut à une certaine fréquence.
00:45— Voilà. C'est exactement ce que vous disiez, Jacques Dallest. Vous m'avez dit en rentaide.
00:48Il y a le monastère. Alors, c'est vrai que pourtant, cette piste, elle a été ressassée dans tous les
00:53sens.
00:53Reste quand même une façon de pouvoir disparaître. Alors, mon père, est-ce que vous êtes sûr à 100%
01:00qu'il s'agit de lui ?
01:02— Oui, bien sûr. Avec la confession, la confession, on dit beaucoup. Voilà. Exactement.
01:07— Mais on parle de 2022 ?
01:09— Oui, 2022. Exactement.
01:11— Mon père, je me dois de vous dire, il y a le secret de la confession. Donc, pourquoi vous
01:17nous en parlez ce soir ?
01:19— Oui, parce que depuis maintenant quelques temps, enfin, un an, on revient avec notre évêque de Carcassonne, il y
01:25a celui de nous.
01:25Donc, nous avons décidé aujourd'hui d'en parler. C'est certain. Et on a précisé toutes ces occasions-là.
01:30Voilà.
01:30— Non, mais c'est complètement fou, là, ce que vous êtes en train de nous dire. Donc, en 2022,
01:34Xavier Dupont-de-Ligonnès, c'est con...
01:36Alors, je ne vais pas vous demander ce qu'il vous a dit, évidemment, mais c'est confié à vous
01:39?
01:40— Exactement. Exactement.
01:42— Est-ce que... Mon père, est-ce qu'il a parlé des crimes ?
01:47— Oui, tout à fait. Tout à fait. Tout à fait. Voilà.
01:50— Il vous a dit « J'ai tué ma famille et je veux me confesser ».
01:54— Exactement. Avec des fleurs, comme j'ai pu expliquer. Il y a eu 15 minutes de fleurs. Et après,
01:59il s'est passé...
02:01C'est triste.
02:03— Il était habillé comment, mon père ? Vous vous rappelez à peu près ou pas du tout ?
02:07— Il était habillé d'une tenue simple, un juge, une petite chemise, un tarot...
02:13— Il portait des lunettes ?
02:15— C'est un peu très court. Voilà. Un homme était très... très mal dans sa pouce.
02:22— Comment ? Enfin, est-ce que vous avez senti un homme, on imagine, si on est en train d
02:28'avouer qu'on a tué sa famille,
02:30un homme désemparé ou, au contraire, très froid ? Comment était-il ?
02:35— Non, il était vraiment désemparé. Je pense que là, on était dans un problème, comme j'ai pu expliquer,
02:40je pense, de psychiatrique à ce niveau. Il était vraiment dans un état plutôt super...
02:44— Et il est resté combien de temps avec vous, mon père, là-bas ?
02:47— Il est resté avec nous 4 jours, exactement.
02:50— Mon père, je me permets de vous poser la question. Pourquoi vous n'en avez pas parlé avant ?
02:55— Parce que, du coup, j'ai voulu protéger un peu cette affaire-là pour éviter que, voilà, ça...
03:04— Et qu'est-ce qui vous a décidé ce soir, mon père ?
03:08— C'est-à-dire, ce soir, ben, en fait, comme j'ai expliqué tout à l'heure, j'ai
03:11eu un...
03:12On savait qu'il y avait cette émission-là qui allait être aujourd'hui.
03:14Et c'est le Québec, j'ai eu tout à l'heure au télécom, il m'a dit...
03:17— C'est le moment d'en parler.
03:18— Je dénonçais tout ça, mais on dénonce tout aujourd'hui au sein de l'église.
03:22Il n'y a pas que ça. On dénonce aussi les vieux qui se passent chez nous dans nos paroisses.
03:26Tout ça, on dénonce tout aujourd'hui, voilà.
03:27— Alors, attendez, bougez pas, parce que ça continue de rebondir.
03:30Que se passe-t-il en régie ? S'il vous plaît, vous m'avez parlé.
03:33On a quelqu'un d'autre qui vient d'appeler ?
03:35— Ah, d'accord. C'est l'évêque, pardon, excusez-moi.
03:38C'est l'évêque qui vous a demandé d'en parler, qui vous a dit
03:41« Je vous donne l'autorisation d'en parler parce que c'est trop grave. »
03:45Effectivement, il faut aider tout ça.
03:47Quand il est parti...
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