- il y a 2 jours
France, Manuel Ferré, 2026.
Un représentant de commerce va avoir, sans faire exprès, filmé son patron en plein
ébat amoureux.
tous droits réservés
la Distrib' productions Manuel Ferré
Un représentant de commerce va avoir, sans faire exprès, filmé son patron en plein
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Court métrageTranscription
00:00:14On vivra dans un monde où chacun aura monté sa propre affaire.
00:00:18Si en dépit des candidatures, on n'est pas éligible à cause de je ne sais pas quoi,
00:00:21l'employeur, on ne lit pas dans ses pensées.
00:00:24Si passé 40 ans, on n'est pas éligible, cela cesse d'être motivant.
00:00:28Et puis, alors moi, moi j'ai de réponses, de démonstrations manifestées, de signes d'intérêt, moi je fais de
00:00:33démarches.
00:00:34Ne me prenez pas, vous avez raison.
00:00:37Je vais rester une année de plus en vacances.
00:00:39De toute façon, indirectement, vous me payez quand même.
00:00:42Aucune importance.
00:00:43Aucun scrupule de mon côté.
00:00:46Apparemment, discriminer un mec supposément parce qu'il a 48 ans, ça ne les dérange pas.
00:00:50Comme si nous n'étions pas dans la force de l'âge.
00:00:52Mais en plus, avec expérience.
00:00:53C'est qui, eux ?
00:00:54On devrait être le premier choix.
00:00:56Un choix vertueux.
00:00:58Alors moi, je ne vois pas pourquoi nous aurions des scrupules à leur dire en travers de la gueule
00:01:01qu'en France, on peut bien vivre quand même.
00:01:05Ça, c'est quand même notre meilleure réponse.
00:01:10Prenez-moi pas.
00:01:11J'ai de l'occupation, c'est pas un problème.
00:01:16Dans le ménage, en plus.
00:01:17Je croyais que j'allais choisir mon employeur.
00:01:24Qui nous courrait après ?
00:01:47J'ai visé le ménage, justement.
00:01:53Mais, mais, mais, je ne veux pas de moi.
00:01:55C'est un peu comme si une table osait se proposer à 100 euros alors que c'est de l
00:02:00'agglomérer.
00:02:02Ah, c'est l'éternuement.
00:02:07Monsieur, l'éternuement d'abord.
00:02:10Toi, tu es en train de faire quelque chose, mais non.
00:02:11C'est lui, c'est s'attaque à part.
00:02:15Il y a un moment où que c'est...
00:02:21L'éternuement, il te confronte au fait de mettre en pause ce que tu es en train de faire.
00:02:26Il vient s'immiscer, s'attaque à part.
00:02:29C'est lui, c'est...
00:02:31Peu importe ce que tu es en train de faire, non, il se...
00:02:34L'éternuement, c'est monsieur, il s'investit, il s'impose.
00:02:41Il y a un moment où ton corps ne t'appartient plus de façon exclusive.
00:02:44Il y a une force qui se permet de venir t'annexer, de coloniser.
00:02:47Tu es pris en otage.
00:02:48Un vrai régime de l'occupation.
00:02:51Bon, durée hebdomadaire, 25 heures par semaine.
00:02:55Pas plus.
00:03:00CDI, CDI, il arrive à 40.
00:03:03Ça fait dans...
00:03:05Dans 32 minutes !
00:03:06Oh, les vacances scolaires, je crois que je les déteste pratiquement autant que les jours fériés.
00:03:12Bon, CDI...
00:03:29CDI, ils veulent vraiment accrocher les gens.
00:03:31Et moi, si dans un an, je veux faire autre chose, ou même dans 4 mois.
00:03:34J'ai toujours dit qu'une vie, c'était pour vivre plusieurs petites vies.
00:03:37Ah, CDD.
00:03:39Oui, mais temps plein.
00:03:40Bon, non, c'est un temps partiel que je recherche.
00:03:44Naturellement, je trouve qu'à 25 heures, c'est parfait.
00:03:47D'abord, qui a décrété que 35 heures, et que dis-je, il y a encore un siècle, c'était
00:03:52bien pire.
00:03:52Et peut-être même encore aujourd'hui dans certains secteurs.
00:03:56Mais qui a un jour pensé, et établi sur papier, que 35 heures, 39 heures, tout ça, c'était humainement
00:04:04acceptable ?
00:04:06Qui a décrété que consacré 8 heures par jour à un travail professionnel, alors qu'il y a plein d
00:04:12'autres choses à faire dans une journée,
00:04:16que 8 heures, c'était physiologiquement, humainement normal ?
00:04:23Qui a trouvé légitime d'établir que pour l'être humain, 8 heures, ça devait être ça la référence, le
00:04:29standard.
00:04:30Moi, je ne me sens pas obligé de souscrire à ça, car au final, la référence est la place où
00:04:35on veut.
00:04:36Et autrement, dans ces conditions, on se soumet à tout ce qui a existé, ben non.
00:04:40Parce que ça a existé, pour moi, c'est non.
00:04:43Sans compter qu'il y a d'autres moyens de donner de l'énergie, que ce soit générateur.
00:04:46Par exemple, certaines passions qui, même en tant que passion, serviront le peuple, mais différemment.
00:04:55Avant, j'ai parfois exercé des métiers qui servaient à rien.
00:05:00Par exemple, j'allais voir les gens aux arrêts de bus et...
00:05:03Je leur disais simplement...
00:05:05Ne vous inquiétez pas, le bus va arriver.
00:05:09Et puis je m'en allais.
00:05:23Ils vous autorisent ce jeu de tenue ?
00:05:26Oui, c'est un job d'été.
00:05:34Ou encore, je repérais des personnes qui avaient des sacs à main de luxe, des voitures de luxe, des bijoux.
00:05:40Et je leur disais, allez-y.
00:05:42C'est bien ici pour l'entretien ?
00:05:43Pour qu'ils me passent devant.
00:05:44Bonjour.
00:05:45Ainsi, cela cultivait une image assez dispendieuse, voire aristocratique.
00:05:55Voire résidentielle, voire aristocratique, d'un territoire donné.
00:06:00Comme ça, les petits commerces, ils vivaient assez bien.
00:06:17Moi, je recherche un emploi.
00:06:24Remarquez, je suis déjà le vôtre.
00:06:27La voiture.
00:06:29Non, mais vous allez le devenir.
00:06:34Je vais vous faire un contrat.
00:06:38Oui, il y a un magasin par là-bas.
00:06:57Où j'allais caresser mon chat en public.
00:07:02À peu près.
00:07:03Je suis au chômage.
00:07:06Je suis suivi par mon conseiller.
00:07:08Donc, au chômage, mais serein.
00:07:12Je vois sur votre CV une période sans emploi assez significative.
00:07:16Je sais, au départ, c'était un après-contrat.
00:07:20Ensuite, je disais que c'était des vacances.
00:07:23Après, une extension de vacances.
00:07:25Mais dans des métiers comme plombier.
00:07:26Pour finir, je finissais par plutôt dire que c'était une pré-retraite.
00:07:30Ça manque de main d'oeuvre.
00:07:30À mon avis, dans ces métiers-là, il faut être passionné d'opérance.
00:07:36Oui, mais regardez.
00:07:38Vous savez.
00:07:38On peut souvent lire ou recrute chez chauffeur de car.
00:07:41Dans ces métiers, je pense qu'il faut être passionné de plus petit.
00:07:44Du bout jusqu'à offrir désespérément de permis.
00:07:46Et dans le paysage, ici.
00:07:48Oui, vous savez.
00:07:49C'est comme dans tous les emplois où cela impose une tenue assez spéciale.
00:07:54Chasuble.
00:07:57Non, ni combinaison.
00:07:59Non, non, je préfère travailler naturel et s'en tenir un peu.
00:08:03Chez moi, il sera un signe.
00:08:04C'est bien pour ça que j'ai enfin trouvé le métier.
00:08:06Chez vous.
00:08:38Sous-titrage Société Radio-Canada
00:08:40C'est un signe.
00:09:36Sous-titrage Société Radio-Canada
00:09:47Moi, mon délire, c'est de prendre des vidéos sans regarder ce que je filme.
00:09:52C'est presque jouissif de regarder ça longtemps après.
00:09:57Comme ça, on repart en vacances.
00:10:00Et en plus, on a la surprise.
00:10:04Excitant, non ?
00:10:34Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:04Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:35Sous-titrage Société Radio-Canada
00:11:43C'est un signe.
00:12:22C'est la chambre 4.
00:12:25Je descends pour régler.
00:12:30Oui, je les ai mis au sale.
00:12:33La réduction, c'est bien si on fait le lit.
00:12:37Oui.
00:12:38Non, mais j'avais tout trouvé dans l'armoire.
00:12:42Dans l'armoire.
00:12:44Ok, je descends pour régler.
00:12:47Il y avait un bruit dans le couloir.
00:12:59C'est bien, votre couloir ?
00:13:01Arrête tes conneries.
00:13:02Tu vois bien qu'il n'y a personne.
00:13:03On ne sait jamais.
00:13:07La paranoïa, c'est pas toi.
00:13:09Ou alors tu détends.
00:13:11Alors ?
00:13:11Tes vacances ?
00:13:12Ne change pas de sujet.
00:13:14Quand vas-tu te décider à le lui avouer ?
00:13:17Qu'une vacance, quelle question ?
00:13:18T'es bien placé pour savoir que...
00:13:20Je sais.
00:13:22On se voit dès demain au bureau ?
00:13:24Tu sais, être l'associé de quelqu'un, c'est aussi une garantie de confiance.
00:13:30Pourquoi le cacher de cette couverture ?
00:13:32Au fait, j'ai tout changé.
00:13:33Drap.
00:13:34Drap couverture.
00:13:38C'est mon côté cachotier.
00:13:43Dis donc, au fait, les vacances en automne, c'était obligatoire.
00:13:45Ben quoi ?
00:13:46T'as pas d'enfant ?
00:13:47Donc tous les autres prioritaires ?
00:13:49Normal.
00:13:50Comme moi, mon vieux.
00:13:51L'année prochaine, je ferai moi-même mon planning.
00:13:54Jamais content, celui-là.
00:13:55Ah, non.
00:13:57Il m'arrive parfois de sourire encore plus que là, là.
00:14:00J'ai des clients à voir.
00:14:03Ouais, je sais.
00:14:04Ah bah, je choisis mon métier en fonction de la tenue qu'il va me conférer.
00:14:09Ah, tu me verras jamais dans des métiers où il faut se mettre une tenue à la con.
00:14:18Mais, je sais pas, les cirés, les...
00:14:24Les chapeaux, les chasubles, les charlottes, j'en parle même pas.
00:14:29Oui, ben, c'est important.
00:14:32Oui, ben, de l'apparence et de conscientiser sa propre apparence découle le bien-être,
00:14:38dont découle la qualité des relations sociales et cercle vertueux.
00:14:42De fait, on m'apprécie, donc bien-être, etc.
00:14:45Non, l'apparence est loin d'être quelque chose d'anodin.
00:14:51Et tout ça, oui, relève d'un désir à la clé de se montrer, de me montrer.
00:15:06Venez dans mon bureau.
00:15:08Oui, j'arrive.
00:15:12Gardez pour vous ce que j'ai à vous demander.
00:15:14C'est sur moi.
00:15:16Il n'y a que moi, dans les éléments subordonnés de l'entreprise, qu'il se reste.
00:15:23Ben non, c'est là que j'ai tout calculé.
00:15:26A chacun de vous, je vais faire la même confidence.
00:15:31Simplement, je voulais juste éviter que vous en parliez entre vous.
00:15:35Moi aussi, j'ai eu ma période parano.
00:15:37Bref.
00:15:39Si je suis venu vous voir, c'est que...
00:15:42Pourquoi ?
00:15:43Parce que je vous demande de réaliser photos, vidéos, tout ce que vous voulez, de vos prospections.
00:15:50J'ai beau être soigné pour ma pathologie, je manque encore de confiance envers l'autre.
00:15:57En fait, quand j'ai démarré cette société, il y a eu des abus.
00:16:05Il y en a qui mélangeaient travail et vacances, et bien sûr, ils ne vendaient rien.
00:16:11J'ai dû virer tout le monde, et tout recommencer.
00:16:15Ok, je me ferai un plaisir de vous apporter des preuves.
00:16:20Disque dur, ça vous va ?
00:16:22Oui, oui, comme vous voulez.
00:16:25J'essaierai de prendre un peu de tout en évitant les clients.
00:16:29Je suis toujours désireux d'être intègre sur le plan du droit à l'image.
00:16:34Sur le plan d'ensemble, même tout seul.
00:16:51Allô ?
00:16:52Tu ne vas pas me croire, je suis encore en vacances.
00:16:55Ben quoi ?
00:16:56Et alors ?
00:17:00Mais là, c'est vrai que...
00:17:05Mais là, j'ai fait fort, j'ai carrément demandé à commencer par les vacances.
00:17:09Parce que j'avais peur de perdre celles liées à l'emploi précédent.
00:17:16Je ne sais même pas si c'est très légitime.
00:17:48Je ne sais même pas si c'est très légitime.
00:17:49Parfait...
00:17:54Parfait...
00:17:58Parfait...
00:18:18Parfait...
00:18:26C'est parti.
00:18:52Oui, bonjour, c'est pour retourner étudiant.
00:18:57Bah, parce que j'ai envie de... d'officier chez vous.
00:19:04Dans quoi ? Bah, je...
00:19:06Parce qu'en plus, il faut savoir dans quoi on veut être.
00:19:12Oui.
00:19:52Oui, c'est moi.
00:19:54Ça y est, je suis enfin en vacances.
00:20:06Bah, vous êtes déjà rentré ?
00:20:08Comment ça, rentré ?
00:20:11Il faut que je passe chez moi, en plus, parce qu'il faut que je prépare toutes mes zones d
00:20:15'accord.
00:20:15Mais regardez, surtout, j'ai non-déposé mes bagages.
00:20:22C'est dingue, je veux exactement la même voiture de fonction que celle que je vous prête.
00:20:32Enfin, surtout la plaque d'immatriculation.
00:20:35Mais attendez, vous ne m'avez pas laissé le temps de vous raconter mes vacances.
00:20:39J'espère que c'est pas en rapport avec ma chérie.
00:20:42Bah, alors non, parce que l'hôtel où j'étais pensionnaire était mitoyen de votre maison de vacances.
00:20:47Vous avez pu me rendre visite.
00:20:50J'étais comme un étranger pour vous.
00:20:52Mais comment voulez-vous que je devine que cette maison était la vôtre ?
00:20:56Mais vous venez de me dire, il n'y a même pas un quart d'heure que...
00:20:59Donc cette maison était bien la vôtre.
00:21:01J'y comprends rien.
00:21:03C'est dingue, oui.
00:21:05Hein ?
00:21:05Vous voulez que je vous raconte quoi, alors ?
00:21:18Oh, je vais réciter tout à l'heure.
00:21:42Moi, je suis désolé.
00:21:45Je suis comme une petite fille.
00:21:49J'ai besoin de douceur.
00:21:56Il faut me prendre avec tendresse.
00:21:59J'ai besoin qu'on me protège.
00:22:05J'ai besoin d'un câlin.
00:22:16Je suis comme une petite fille.
00:22:24T'as pas compris, toi ?
00:22:25Je suis scandalisé.
00:22:26Très bien.
00:22:30C'est de l'amour que je cherche.
00:22:33Alors, si tu veux pas m'en donner, je te confronte.
00:22:39Moi, je te montre mes fesses.
00:22:42Tu t'y attendais pas, hein ?
00:22:45Je te confronte.
00:22:47Je te confronte.
00:22:55Jaune !
00:22:56Tissu jaune !
00:22:57Tissu jaune !
00:22:59On y rêve.
00:23:00Bon.
00:23:02Il faut absolument que je prépare la tournée.
00:23:04Manson n'est pas là.
00:23:17C'est parti.
00:23:21Tissu jaune !
00:23:44Il faut que je prépare ma tournée et puis surtout il faut que je n'en dise à personne
00:23:47et surtout pas au chef que l'associé mène en fait une double carrière professionnelle.
00:23:53L'associé officiellement, mais en fait aussi gérant d'hôtel car le chef doute de tout le monde
00:24:02et il convient de ne pas cultiver sa paranoïa.
00:24:08Et pour ça, il faut se livrer à une des discrétions les plus torides.
00:24:13Il ne faut pas faire haro sur la vertu du cachotier.
00:24:17Bonjour madame, veuillez excuser la modalité au téléphone pour vous démarcher car effectivement je devais venir vous voir.
00:24:27Prenez votre temps pour écouter attentivement ce message sur votre répondeur.
00:24:32Je devais me livrer à vous livrer des sacoches dans le but de vous en refourguer.
00:24:40Je suis novice dans l'entreprise.
00:24:44Vous comprenez, dans nos métiers nous sommes quelque peu intrusifs, mais il faut bien refourguer nos marchandises.
00:24:51Alors vous comprenez, je n'ai pas du tout le bagou commercial, mais le bag ou commercial.
00:24:59Le bag, le sac.
00:25:00Oui, en effet, je vends des sacoches.
00:25:02Bon.
00:25:03Comment, ma blague n'a pas pris ?
00:25:07Si vous n'avez pas spécialement besoin d'une sacoche,
00:25:10vous pourriez vous rabattre sur une de mes trousses.
00:25:13Hein ? Après tout.
00:25:15Après tout, vous l'accrocherez à la ceinture.
00:25:17Il n'y a pas que les écoliers dans la vie.
00:25:18Hein ? Bon.
00:25:29Alors, c'était comment ?
00:25:31Ha ! On dirait que vous vous adressez à ma femme, la vôtre.
00:25:37Vous savez, on n'est pas encore mariés.
00:25:41Oui, puis, surtout que même moi, c'est une question que je ne me pose jamais.
00:25:49Mais j'ai l'impression que c'est de mes vacances que nous voulons parler.
00:25:53Oui, pourquoi ?
00:25:54Pourquoi ?
00:25:56Pour vous raconter comment j'ai eu les appréciés,
00:26:00comment je me touche, je me douche.
00:26:05Moi aussi, j'ai l'habitude de raconter mes séjours.
00:26:10Séjours, oui, mais pas seulement.
00:26:11Il y avait une chambre aussi.
00:26:14Bon, bref, raconter, c'est bien.
00:26:16Mais quoi de plus explicite que la capture ?
00:26:19Photos, vidéos...
00:26:21J'aimais ça aussi.
00:26:23Surtout les pierres.
00:26:25Fleurs, fleurs aussi.
00:26:29Moi, mon délire, c'est de prendre des vidéos sans regarder ce que je filme.
00:26:36Hein ? Mais pourquoi ?
00:26:39C'est presque jouissif de regarder ça longtemps après.
00:26:43Comme ça, on repart en vacances.
00:26:46Et en plus, on a la surprise.
00:26:50Ah oui, dis donc, j'imagine.
00:26:51Ah oui, dis donc, j'imagine.
00:26:55Le mieux, c'est une fenêtre un peu trop haute, genre de salle de bain.
00:26:58L'objectif d'une caméra est le seul à pouvoir voir dans l'entrebâillement d'une fenêtre.
00:27:04Euh, type fenêtre de toit.
00:27:07Mais nous, on ne peut pas voir ce qu'il voit.
00:27:13Excitant, non ?
00:27:14Ah oui, presque fantasmatique.
00:27:17Ah oui, presque fantasmatique.
00:27:19C'est un peu parfait.
00:27:22Ouais....
00:27:36Ça
00:27:38me fait.
00:27:50Merci.
00:28:19Merci.
00:28:49Merci.
00:29:09Une vie sans duel, c'est possible.
00:29:11Ça fait des siècles.
00:29:13Des siècles, que dis-je ?
00:29:19Qu'on fait croire à tout le monde que tout ça, c'est naturel.
00:29:22Ça m'a toujours fait rire.
00:29:23C'est complètement illusoire.
00:29:26Une vie sans duel est possible.
00:29:30Ce sont des constructions sociales, moi, je dis.
00:29:32Le voisin de ma cliente, là, que je croisais l'autre fois,
00:29:35se sent-il obligé de dire sèchement bonjour pour me répondre ?
00:29:41Non, ça revient de loin en plus.
00:29:44Tout ça parce que le père a dû, comme la connerie que font la plupart,
00:29:49a dû lui dire...
00:29:53Elle est dure au moins, elle est rigide.
00:29:57Non, ça n'a rien de constructif tout ça, c'est pas vrai.
00:30:00Alors qu'on ne dise pas que ça rentre à la préhistoire.
00:30:02Parce que même pour aller à la cueillette, pour chasser le gibier,
00:30:06pas besoin de se dire bonjour sèchement.
00:30:09Des typologies construites.
00:30:12Ça n'a rien de naturel l'agressivité chez l'homme.
00:30:15C'est de la connerie tout ça.
00:30:27Ah !
00:30:30Ah oui, d'accord, oui.
00:30:31Ah, ça fait comme un bruit de bourdon.
00:30:33Ah, puis comme il y a une mouche là.
00:30:35Ah, ça s'est mélangé dans ma tête.
00:30:37Bonjour.
00:30:38C'est pour réserver.
00:30:41Ah, vous êtes la femme de ménage ?
00:30:44Ok, j'attends.
00:30:47Bonjour, monsieur.
00:30:50La femme de ménage, elle est bien.
00:30:53Elle m'a accueilli.
00:30:54On a discuté.
00:30:55Enfin, elle m'a dit seulement oui.
00:30:58Mais quand tu regardes bien, il y a pire, hein ?
00:31:02Oh oui, monsieur.
00:31:04Elle est vraiment géniale.
00:31:05Et en plus, même le bruit de l'aspirateur,
00:31:09blague comme il est doux.
00:31:12Comment ça, elle veut me parler ?
00:31:14Oui.
00:31:15Donc, j'appelle pour une réservation,
00:31:18pour ma fiancée, moi.
00:31:20Je paye maintenant ou une semaine avant ?
00:31:24C'est pour dans une semaine.
00:31:27Un nom que je confonds avec l'année dernière.
00:31:30Ailleurs, en plus.
00:31:32C'est à partir de ce soir.
00:31:35Il faut que je fasse la surprise à ma fiancée.
00:31:40Normalement, elle est d'accord.
00:31:44D'accord.
00:31:47Est-ce que je la laisse vous confirmer ?
00:31:51Ou...
00:31:52D'accord, vous préférez que ce soit moi qui le lui dise.
00:31:59Allo ?
00:31:59Ah, c'est chéri.
00:32:01Mais comment ai-je pu ne pas reconnaître ta voix ?
00:32:05C'est toi qui réserve, alors ?
00:32:10Au fait, le mec, c'est qui ?
00:32:13Hein ? Tu es encore chez le psychologue ?
00:32:17Mais alors, l'aspirateur ?
00:32:20Un sèche-cheveux ?
00:32:22Il se fait faire un brushing.
00:32:25Ah bah d'accord.
00:32:27Bon, tu me rappelles ?
00:32:29Merci.
00:32:49Un sèche-cheveux ?
00:33:01Un sèche-cheveux ?
00:33:02Un sèche-cheveux ?
00:33:15C'est parti.
00:33:30Un sèche d'un petit ?
00:33:36Merci.
00:34:02Merci.
00:34:48Oui, c'est moi.
00:34:50Ça y est, je suis enfant en vacances.
00:34:52Tu peux éloigner les enfants, là, il faut que je m'habille.
00:34:56Mais mon patron, il sait que je suis ton cousin, c'est pas évident.
00:35:00J'aime pas trop les cachoteries comme ça, faudra bien un jour que je le lui dise.
00:35:07Bah, de toute façon, moi je veux bien transmettre la confidence, mais c'est un peu délicat
00:35:13quand même, tu te rends compte ? J'ai essayé de me faire passer pour un inconnu à ce moment
00:35:17-là.
00:35:18Faudra pas qu'il me reconnaisse, j'ai essayé d'être le plus discret possible.
00:35:40Bonjour.
00:35:41Ne me regardez surtout pas, je sais très bien qui vous êtes.
00:35:45Je suis un cousin de votre fiancé.
00:35:50Je suis un cousin de votre fiancé, mais elle m'a chargé de vous dire qu'elle a été
00:35:57gênée de faire l'amour en public et que…
00:35:59Mais pourtant, les gémissements qui furent les siens n'étaient perceptibles que par
00:36:04mes oreilles.
00:36:06N'essayez pas de négocier.
00:36:08Je suis médecin et j'ai l'habitude de la nature confidentielle des responsabilités.
00:36:13S'il vous plaît.
00:36:14Je vais alors vous demander la grâce d'un avis.
00:36:16Faites vite parce que là, c'est mon temps de travail et j'ai déjà l'impression d'abuser.
00:36:22Mais pourquoi ne vient-elle pas m'en parler à moi ?
00:36:24D'après ce que j'ai compris, elle préfère n'en parler qu'à des personnes neutres.
00:36:29Mais je peux encore l'appeler au téléphone ?
00:36:31Oui, bien sûr.
00:36:32Oh, merci.
00:36:35Je vais attendre un peu pour faire durer le bonheur imaginatif.
00:36:41T'as pensé à la levure ?
00:36:46C'est quoi cet ordinateur ?
00:36:47Tu ne vas pas me dire que tu as mis à exécution ton combriolage ?
00:36:51Un de mes employés. Bravo ma chérie.
00:36:53Tu nous as peut-être foutus au parquet à cause d'un sachet sur le carrelage ?
00:36:57Si tu t'étais confié, mais à moi, tu n'aurais pas à en prendre en filature le mec.
00:37:03T'avais mis des gants au moins.
00:37:06Et pour info, le mec en question, je suis en mesure de t'affirmer que c'est un maniaque de
00:37:12la sauvegarde.
00:37:12Autant dire que deux souches en moins, cela doit pour lui être un sacré gage de rigolade.
00:37:22Tu peux avoir un les fraises ?
00:37:24Merci.
00:37:24Merci.
00:37:25Tu as appelé à la vie.
00:37:29Merci.
00:37:30Merci.
00:37:36Merci.
00:37:44Merci.
00:37:50Merci.
00:37:52Merci.
00:37:52Merci.
00:37:52Merci.
00:37:54Merci.
00:37:55Merci.
00:37:57Merci.
00:37:57Je suis votre beau frère, mais il m'arrive même d'être aussi un apportant.
00:38:01Vous voulez dire que vous êtes carrément installé à cette table ?
00:38:04Mais comment avez-vous deviné que je n'attends des personnes ?
00:38:08Bon, pourrions-nous arrêter les conneries ?
00:38:11Excusez-moi, je ne sais pas ce que j'ai ce soir.
00:38:15Bien que nous soyons le matin, j'ai tendance à me croire encore plus réveillé que ce matin.
00:38:19Ma sœur n'a pas voulu me dire pourquoi elle ne voulait plus partir en vacances.
00:38:23Mais pouvez-vous me dire pourquoi elle ne veut plus partir en vacances ?
00:38:27Oui, elle ne se sent pas assez en forme.
00:38:30Oh putain, j'ai réservé pour deux.
00:38:33À mon avis, elle cache quelque chose, mais ça peut être tout aussi bien le contraire.
00:38:38Allô ?
00:38:39J'essaierai trop dévoilé.
00:38:42Je vais à la piscine, là, c'est mon jour de congé.
00:38:47C'est mercredi.
00:38:49Je dis tiens, ce n'est pas demain qu'une entreprise me sacrifiera mon mercredi.
00:38:56Alors déjà que moi, j'ai des exigences, disons.
00:39:01J'ai même envisagé de retourner étudiant, mais même pas pour le domaine en particulier.
00:39:06Parce que moi, ce que je veux avant tout, c'est du temps libre, une vie tranquille.
00:39:09Il faut bien un job.
00:39:12Et bien, justement, dans quel domaine, je n'en sais rien.
00:39:21Retourner étudiant en fonction du lieu géographique d'où se trouverait l'établissement.
00:39:25C'est-à-dire que j'ai déjà sillonné un petit peu la ville, voir la campagne,
00:39:31voir où j'ai envie de passer une année un petit peu à l'instar d'une année scolaire,
00:39:36et me dire, tiens, j'ai envie d'officier ici.
00:39:41Et puis, on verra bien, ce sera peut-être l'histoire des sciences politiques,
00:39:44celle de l'Égypte ancienne, dans quelle école ça va me conduire.
00:39:47Je m'en fous.
00:39:48Au moins, j'aurai à cœur de, tous les jours, me rendre à un endroit précis de mon choix.
00:39:53Puis après, rien ne me dit en plus que j'aille travailler ensuite dans le domaine en question
00:39:58à l'issue de la formation.
00:40:02Mais au moins, j'aurais mené à bien un accomplissement personnel,
00:40:08tout en faisant une bonne action.
00:40:12Une bonne action ?
00:40:14J'exagère un peu.
00:40:15Non, mais en ce moment, là, c'est les vacances scolaires.
00:40:19Les horaires, ce n'est pas les mêmes.
00:40:21Les rues sont désertes.
00:40:23Enfin, plus désertes.
00:40:25Non, je vais te faire revenir tout ça, moi, tu vas voir.
00:40:28Euh, comme si on avait le pouvoir.
00:40:31Euh, attends, excuse-moi.
00:40:35Euh, attends.
00:40:37Euh, attends un petit peu.
00:40:39Euh, j'ai le patron qui m'appelle.
00:40:43Oui ?
00:40:47Pourquoi ?
00:40:49Ah bah, comme vous voulez.
00:40:51C'est vous qui m'aviez demandé de...
00:40:53Bon, bah, immédiatement.
00:40:58Ok.
00:41:01Oui ?
00:41:02Excuse-moi.
00:41:03Le patron, il veut que j'efface.
00:41:04Je comprends rien.
00:41:05C'est lui qui me demande des preuves.
00:41:07Attends, je te raconterai plus tard.
00:41:10Bon.
00:41:11Euh, oui, les vacances, oui.
00:41:13Euh...
00:41:14Bon, bah, salut, hein.
00:42:04Bonjour, oui, vous pouvez venir, il y a de la place, vous êtes la bienvenue, je vous
00:42:13préviens, l'hôtel ne cautionne pas ce genre de...
00:42:21Disons que je n'ai pas envie que ça se sache, l'hôtel s'est refait une petite santé
00:42:27réputative.
00:42:33Vous avez tout compris.
00:42:35Mais votre venue doit venir sûrement d'un autre détail encore.
00:43:03Je ne le connais pas, il était là...
00:43:16J'espère que vous n'êtes pas prêts à clamer, autrefois ici c'était un jeu au bordel.
00:43:26Voilà, une cité, une petite cité, mais laissée dans son jus.
00:43:30C'est à peu près les mêmes générations que les nôtres de bâtiments.
00:43:34Et là, au moins, ils n'ont pas cherché à peindre tout ce qui bougeait, quoi.
00:43:38Là, le matériau est laissé brut, de toute façon maintenant, on part en gris, alors il ne
00:43:42ne voit vraiment pas l'intérêt.
00:43:43Mais là, au moins, ce sont les matériaux bruts.
00:43:45Il y a quelques peintures, on regarde, évidemment, il faut les carcheriser de temps en temps, mais
00:43:50je suis pour tout laisser pratiquement en matériaux bruts.
00:43:55Voilà.
00:43:56Il n'y a que les voitures pour moi qui doivent être peintes, là je suis d'accord.
00:44:00Et d'autres choses aussi, mais...
00:44:04Les cités, il faut qu'elles soient laissées comme ça.
00:44:13Voilà, les matériaux bruts.
00:44:18Moi qui suis allé dans le métier, c'est incroyable parce que je suis pour laisser tout brut.
00:44:26Évidemment, il faut rafraîchir avec un peu de lavage, mais il faudrait que l'on voit
00:44:35plus souvent ce phénomène de non-peinture, de non-mise en peinture.
00:44:43Ça fait plaisir.
00:44:45Les pierres, ça doit rester des pierres.
00:45:03Les cités doivent rester intactes.
00:45:05Les murs, non pas, enfin pas forcément.
00:45:09Ah là là, je suis en admiration.
00:45:11Oui, c'est moi.
00:45:13Et euh...
00:45:14Maintenant, tu peux vous le dire.
00:45:17Quoi ?
00:45:18Tu ne vas pas faire ça.
00:45:20Tu vas jusqu'à me...
00:45:33Bon, je te laisse, car j'ai tout un disque dur à parcourir.
00:45:38Mais c'est pour des preuves.
00:45:40Mais, tu n'es pas parano.
00:45:43Oui, mais si celle-là ne coûte rien, je préfère.
00:45:47Tu vas jusqu'à me...
00:45:52Quoi ?
00:45:53À la limite, c'est...
00:45:54Ce n'est pas loin de m'émouvoir.
00:45:56Tu vas jusqu'à me...
00:45:58Je vais essayer de signonner un peu la ville pour voir s'il n'y a pas d'autres cités
00:46:02non peintes.
00:46:04Euh...
00:46:05Là où j'allège mon propos, c'est que...
00:46:10La peinture, ça a aussi une fonction de traitement des matériaux.
00:46:16Comment ça t'y est déjà ?
00:46:17Je vais peut-être rentrer chez moi.
00:46:19C'est génial.
00:46:21Tu sais que c'est fini.
00:46:22Tu ne veux pas faire ça.
00:46:24Tu vas jusqu'à me...
00:46:25Tu ne veux pas faire ça.
00:46:27Tu vas jusqu'à me...
00:46:27Tu vas jusqu'à me...
00:46:28Tu vas jusqu'à la maison.
00:46:29Comment ça t'y est déjà ?
00:46:30Oui, bah...
00:46:32Tu sais que c'est fini, mais...
00:46:33Ce n'est pas si grave.
00:46:40Bonjour, monsieur.
00:46:42Je suis le frère de celle qui vous a fait ça.
00:46:45Mais !
00:46:47Je ne peux pas vous en dire plus, mais...
00:46:57Je vois qu'il me manque un parmi mes supports numériques.
00:46:59Oui, mais c'est très important pour elle.
00:47:02Hein ?
00:47:03Mais quel enjeu aussi conséquent me valait-il de me faire cambrioler ?
00:47:07Je ne peux pas la dénoncer, mais je vous demande de bien prendre la situation.
00:47:11Quoi ?
00:47:12Mais je ne vois pas en vertu d'arranger qui que ce soit.
00:47:14Je renoncerai à faire l'état de la gueule actuelle de mon appartement.
00:47:19Vous pouvez prévenir la police que j'arrive ?
00:47:20Je suis venu vous rendre service.
00:47:23Et arrêtez de vous faire chercher pour rien.
00:47:26Parce que...
00:47:27Ce qui vous manque, c'est un disque dur.
00:47:30Mais...
00:47:30Pourquoi ?
00:47:31Ma soeur avait trop honte...
00:47:34Pour me le dire.
00:47:35Mais elle vous le rendra, le disque dur.
00:47:38Mais quand ?
00:47:39Une fois qu'elle aura contemplé.
00:47:42Mais revenez !
00:47:45Non, non, mais...
00:47:47Ok, je pars maintenant.
00:47:51Bonjour, je viens vous voir.
00:47:58Vous ne dites rien.
00:47:59Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:48:02Ah, excusez-moi.
00:48:04J'ai été...
00:48:05Je viens vous voir parce que j'ai été cambriolé.
00:48:07Mais malheureusement, voire hélas, on ne m'a rien pris.
00:48:11Racontez, je...
00:48:12Je prendrai votre déposition ensuite.
00:48:15Justement, je soupçonne quelqu'un.
00:48:18La boulangère.
00:48:19Mais...
00:48:20Une boulangère...
00:48:21C'est au-dessus de tout soupçon de levure.
00:48:26Justement, vous ne me croyez pas si bien vous levez.
00:48:28C'est un sachet que j'ai retrouvé entre le four.
00:48:32Et quoi ?
00:48:34Et rien.
00:48:36Hein ?
00:48:37Je veux dire que chez moi, devant le four, il n'y a rien entre le sachet.
00:48:41Justement.
00:48:42Je veux dire que le sachet de levure était trop bien oublié pour que cela n'évaillera pas en moi
00:48:46un doute.
00:48:51Autant de la levure fraîche, cela eut été légitime.
00:48:53Autant ce type de levure, cela est plutôt digne d'un ou d'une boulangère encore non confirmé.
00:48:59Mais alors, c'est sûrement pas elle.
00:49:02Je l'ai filmé, elle, mais lui aussi, à mon insu.
00:49:06Filmé à l'insu du cadreur.
00:49:11Je vous expliquerai.
00:49:14Bref, il me manque un ordinateur.
00:49:15Mais heureusement, et depuis toujours, j'ai la manie de la multiple sauvegarde.
00:49:31Je vous expliquerai.
00:49:54Je me repentirai dans une autre vie.
00:49:57Je me ferai pardonner à son insu.
00:50:08Ah, excusez-moi, je suis un partenaire, pour l'histoire, j'ai dû massacrer à votre lettre de votre voisin.
00:50:14Je me suis permis une alternative, c'est une banette, mais...
00:50:16Putain, c'est quoi ?
00:50:17Bon.
00:50:19Vous savez, je suis un partenaire, pour l'histoire, j'ai dû massacrer à votre lettre de votre voisin.
00:50:24Je me suis permis une alternative, c'est une banette, mais...
00:50:27Putain, vous avez fait quoi ?
00:50:28Bon, tout de suite, c'est moi.
00:50:31Alors, c'est qui, bordel ?
00:50:33Je vous dis, c'est moi, à l'instant.
00:50:37Mais, qu'est-ce que vous faites, là ?
00:50:39J'ai l'impression que vous sentez que j'ai quelque chose à me reprocher.
00:50:43Non, ben, excusez-moi, reprenez-moi.
00:50:46Oui, j'aime mieux ça.
00:50:47J'accepte vos excuses.
00:50:49Mais pourquoi, alors que vous allez forcément raconter, ne pas me demander pourquoi je me suis livré à une action
00:50:56digne d'un vandal sur une boîte aux lettres, jusque-là complètement étrangère à mon cours de l'existence ?
00:51:02Comment dire ?
00:51:04Parce que je vous le dis quelque part, je n'ai pas interféré sur la destinée de ce que va
00:51:09conférer votre lettre.
00:51:10Vous prenez ?
00:51:11En changeant de publicité, on ne sait pas ce qu'aurait pu être notre hasard.
00:51:17J'ai été cambriolé par cette connasse !
00:51:20Hein ? Une foule en sort ? Mais il faut rigoler !
00:51:22Elle a embarqué un parmi mes supports numériques.
00:51:25Alors, là, donc, même si j'ai la manie de la sauvegarde en multiples exemplaires, il faut quand même que
00:51:30je refasse toute la transfert.
00:51:33Bon, vous savez, je suis un mec à ce que bulle, et bon, j'ai peur que du coup, ce
00:51:43bourrier en me lui pique.
00:51:46Alors, comme je suis un mec à ce que bulle, je sais, c'est un peu un sacrilège, mais je
00:51:51préfère encore m'affranchir de mes principes.
00:51:56Vous voyez qu'ils sont employeuses, avec une nette d'avertissement.
00:52:08Alors, je vous la lis, donc, vous êtes une nouvelle employée, vous n'êtes pas clair.
00:52:16On dirait que vous avez choisi ce métier, vite fait, comme si vous alliez chercher le pain.
00:52:22Alors, bon, nous voulons que vous engagez, vous êtes complètement narvalo.
00:52:28Pour un peu, vous trouverez au client une carte de fidélité, avant même de savoir ce qu'ils veulent comme
00:52:34pain.
00:52:35Alors, bon, trop spontané, vous êtes un...
00:52:39Et puis, je sais pas, vous nous chinez de la vue, alors, nous vous la donnons, ok, mais vous êtes
00:52:44un sans-gêne.
00:52:47Du moment où vous n'alliez pas jusqu'à le piquer dans la caisse.
00:52:50Alors, vous avez l'air pervers, c'est d'être une frais obsédée du cul.
00:52:55Je vous ai surpris dans les chiottes en train d'appeler votre fiancé.
00:52:58Quand vous êtes sortis, je vous ai suivis pour vous engueuler.
00:53:01On aurait dit que vous étiez encore en plein orgasme.
00:53:03J'ai failli me casser la gueule.
00:53:04Sur le carrelage, je me demande si c'était de l'eau.
00:53:07Du coup, j'ai renoncé à vous disputer.
00:53:08Voilà la lettre d'avertissement.
00:53:10Alors, je vous l'ai lue.
00:53:13Oui, c'est le secret.
00:53:14Mais au moins, j'ai l'honneur qui...
00:53:18Merci de votre compréhension.
00:53:20Vous pouvez peut-être marcher un petit peu ?
00:53:21Bah !
00:53:22Alors, c'est revenu ?
00:53:23Quand même !
00:53:25Tu sais, se venger sur une boîte aux lettres, ça n'a pas fait avancer l'histoire, mais...
00:53:30Cette petite promenade m'a fait réaliser que...
00:53:32Bah, qu'est-ce qui t'arrive ?
00:53:33Que le commissariat est juste là, regarde !
00:53:35Bah, t'avais pas vu les voitures de police, là-bas ?
00:53:40Non, mais il y en a une, c'est celle de mon patron.
00:53:43Viens !
00:53:44On va écouter par la gouttière.
00:53:47Qu'est-ce qu'il fout, ici ?
00:53:52Si je vous ai convoqué...
00:53:55Qu'est-ce que vous foutez, là, patron ?
00:53:58Je reviens avec...
00:54:00Un voisin, là, que j'ai croisé.
00:54:01Bon, il est rentré tout seul.
00:54:03Moi, qui vous sacralise autant,
00:54:05au point de ne même pas un jour
00:54:07songer que vous soyez confronté
00:54:09aux forces coercitives de la Vème République.
00:54:11Et alors ?
00:54:13Bah oui, il est là.
00:54:14Apparemment, il y a une histoire
00:54:17où nous avons été vus, ma fiancée et moi.
00:54:23D'ailleurs, excusez-la, monsieur le commissaire,
00:54:26elle avait trop honte pour venir.
00:54:28Enfin, tout cela conduit à un cambriolage !
00:54:32Comment vous pouvez lui attribuer
00:54:35votre cambri... effraction ?
00:54:38C'est évident.
00:54:39J'ai visionné mes souvenirs en vidéo
00:54:41et je dois dire que
00:54:43je ne me souvenais pas
00:54:44d'avoir filmé autant ce genre de paysage.
00:54:46La dominante beige-rose, vous voyez.
00:54:50Vous ne voulez pas me dire que
00:54:51que vous avez filmé
00:54:53avec votre drôle de méthode ?
00:54:56Si, mais je suis là
00:54:57et je vous défends.
00:54:59Ah oui, c'est inconfortant.
00:55:01Tu ferais mon obocat
00:55:02que tu ferais aussi
00:55:04un très bon vicieux accidentel.
00:55:06Ça ne la regarde pas
00:55:08à chacun sa position.
00:55:12Eh oui !
00:55:13Et moi, ce soir,
00:55:14je revisionne mes vacances.
00:55:16Hein ?
00:55:17Non, rien.
00:55:18Il faisait allusion
00:55:19à comment il a de bons souvenirs.
00:55:23Mais pourquoi avez-vous fait ça ?
00:55:25C'est un jardin, c'est privé.
00:55:27Vous devez vous assurer,
00:55:28en faisant l'amour,
00:55:29que vous n'exposez pas
00:55:31une personne à cette vision.
00:55:33Mais putain,
00:55:33ça allait vraiment
00:55:34d'une grande hypocrisie.
00:55:36Oui, enfin non,
00:55:38mais même,
00:55:39vous y avez pensé,
00:55:40au voyeur ?
00:55:42Vous devez vous assurer
00:55:43que madame
00:55:46a le triangle frisé couvert
00:55:48et vous, le célibat,
00:55:50en toutes circonstances.
00:55:52Très bien,
00:55:53je transmettrai.
00:55:56Oui,
00:55:58en train de niquer
00:55:59dans le jardin,
00:56:00près du cabanon
00:56:01semi-ouvert.
00:56:03Ah ben,
00:56:04je pense qu'elle a dû voir
00:56:05l'objectif dépassant
00:56:06de la fenêtre
00:56:06de la chambre de l'hôtel
00:56:07où j'étais.
00:56:11Ah, c'est pas du voyeurisme,
00:56:12c'est un jeu
00:56:13que je m'impose.
00:56:17Mais la vidéo,
00:56:17moi, je ne savais pas
00:56:18ce que je filmais,
00:56:19puisque c'est le principe.
00:56:23Voilà.
00:56:23Donc maintenant,
00:56:24tu comprends pourquoi
00:56:24la police les a convoqués.
00:56:28Non, c'est...
00:56:30Non, c'est une question.
00:56:32Tu sais, à présent,
00:56:35convoqués ?
00:56:36Parce qu'ils me traquaient.
00:56:40Enfin, en tout cas,
00:56:41c'est ainsi que je me voyais
00:56:43être perçu de leur point de vue
00:56:44à eux.
00:56:44Un mec traqué.
00:56:47Pas seulement,
00:56:48on regarde la fausse coïncidence.
00:56:51Oui, la fille,
00:56:52la boulangère.
00:56:56Eh bien,
00:56:57elle s'est exprès faite
00:56:58employée
00:56:59pour pouvoir m'avoir
00:57:00en tant que client
00:57:01et ainsi
00:57:03m'inciter à me souscrire
00:57:04à une carte de fidélité
00:57:06et tout ça
00:57:07pour recueillir
00:57:07des informations.
00:57:09Celle de ma secondaire
00:57:11de chez Résidence.
00:57:12Oui, tu connais ma façon
00:57:15de faire l'âme
00:57:16de chez Essil.
00:57:19Donc la fille,
00:57:22pour donc recueillir
00:57:23mes informations
00:57:24sur moi
00:57:25afin de se rendre
00:57:29à mon domicile
00:57:29et pouvoir éventuellement
00:57:31s'emparer de mon téléphone.
00:57:33Mais attends !
00:57:35Moi, la vidéo,
00:57:37je ne la détenais plus
00:57:39que dans un ordinateur
00:57:41parmi mes archives.
00:57:43Elle voulait en fait
00:57:44juste que je la lui montre
00:57:45pour qu'elle se rassure.
00:57:47Les archives que j'ai disséminées
00:57:48dans tout le département
00:57:49et même plus
00:57:49en multi-souches.
00:57:51Parmi mes archives !
00:57:53Eh bien,
00:57:54parce que
00:57:56elle désirait...
00:57:57Elle a l'impression
00:57:58qu'elle commence
00:57:58à être amnésique
00:57:59et elle désirait simplement
00:58:01confirmer
00:58:04que c'était elle
00:58:04qui était sur le mec
00:58:06en train de bouger
00:58:06et non l'inverse.
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