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  • il y a 3 minutes
L’écrivain Boualem Sansal parle de sa volonté de potentiellement retourner en Algérie : «Ils ont désactivé mon passeport, ça veut dire qu’on ne veut pas de moi».

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Transcription
00:00Non, je suis français. Point.
00:01Français ?
00:03Ils ont désactivé mon passeport.
00:05Ça veut dire quoi ?
00:06Qu'on ne veut pas de moi.
00:09Quel est mon statut, alors ?
00:12En France, je suis français, mais...
00:14Donc vous êtes français.
00:16Et vous rêvez de retourner un jour en Algérie ou plus du tout ?
00:18Je le veux parce que c'est une de mes libertés
00:20de je veux aller où je veux.
00:25Voilà, c'est tout.
00:26Enfin, où je veux.
00:27Je ne peux pas aller en Chine comme ça parce que je le veux.
00:29Il faut aussi, dans le cadre des lois,
00:32il faut un visa, il faut...
00:33Évidemment, je vais pouvoir exercer ma liberté
00:36dans le cadre des lois existantes.
00:38Mais là, en l'occurrence, c'est quoi ?
00:39Je suis Algérien, on m'a enlevé mon passeport.
00:42Pourquoi ?
00:42Donc vous n'êtes pas patrie, vous êtes français.
00:44Alors peut-être...
00:45Oui, mais oui, heureusement que je suis français
00:48et qui me permettra de...
00:50qui me permet d'envisager la suite,
00:53c'est-à-dire attaquer M. Teboune en justice.
00:55Vous, Alain Sansal, vous publiez ce livre, effectivement,
00:58qui est une ode à la liberté, au fond.
01:00C'est ce qui vous caractérise.
01:01Vous êtes un homme libre.
01:03Vous avez été blessé par la cabale médiatique
01:05qui a entouré l'annonce de la publication de ce livre chez Grasset.
01:08Vous avez changé d'éditeur.
01:10À un moment, vous avez même dit, je vais quitter la France.
01:12Évidemment, vous ne le pensiez pas, peut-être ?
01:14Non, mais franchement, pour moi, c'est une douleur immense.
01:18Je sais qu'il y a une cabale, les gens, ils se rend foutent.
01:20Ils sont peut-être tout à fait heureux que je souffre.
01:23Tant mieux pour eux.
01:23Mais pour moi, c'est une douleur inimaginable.
01:26C'est-à-dire que ceux qui m'ont fait du mal,
01:27aujourd'hui, se posent en victime.
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