00:00C'est-à-dire que les dispositifs étaient de fait dépassés, parce que quoi que l'on fasse, quoi que
00:05l'on mette comme force, et même si on en mettait le double,
00:07il y a un moment où la nature de l'événement, la nature des violences, la stratégie des casseurs, des
00:13émeutiers, fait que vous avez beau mettre du monde,
00:16encore et toujours plus de monde, vous ne pouvez pas nous prémunir de toutes les violences.
00:19En fait, quand vous calibrez ce dispositif, ce que vous faites, c'est que vous réfléchissez en termes d'événements
00:23à sécuriser.
00:24Il y a le Parc des Princes à encadrer, il y a les Champs-Elysées à sécuriser, on va protéger
00:28les bâtiments institutionnels.
00:29Il y a tel événement où vous essayez de sécuriser, les concerts et tant d'autres, d'autres manifestations sportives
00:32et autres.
00:33Mais les casseurs qui viennent, les émeutiers qui viennent, ils ne viennent pas pour le foot, on a bien compris
00:37qu'ils n'en avaient strictement rien à faire.
00:39Donc ils ne vont pas aller aimanter sur les forces de police là où les dispositifs sont prévus.
00:43Si on est à droite, ils vont à gauche, et si on se déplace, ils vont ailleurs.
00:46Donc le problème, il est là, c'est cette mobilité des émeutiers, l'incapacité des unités, qui sont des unités
00:52lourdes,
00:53qu'on implante pour sécuriser, pour faire du maintien de l'ordre, qui ne peuvent pas se projeter,
00:56et on n'a pas assez d'effectifs capables de suivre effectivement ces individus violents dans tous leurs déplacements.
01:02Et c'est comme ça qu'on se retrouve bien souvent avec des collègues de commissariat
01:06qui se retrouvent confrontés à des situations qui ne sont pas...
01:08Évidemment !
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