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Retrouvez la semaine du Paname avec Audrey Baldassare, Paco Perez, Ilyes Mela, Wandé, Tom Boudet, Amy London et Tanguy Noyer

#standupcomedy #onemanshow

Catégorie

😹
Amusant
Transcription
00:02Nous on se met beaucoup d'étiquette, là en ce moment je sors avec une hétéro, elle passe son temps
00:05à me répéter qu'elle est pas lesbienne.
00:07T'as vu là de toute façon moi je suis pas lesbienne, je suis pas lesbienne, même pendant qu'on
00:09couche ensemble elle me dit qu'elle est pas lesbienne.
00:11Enfin elle le dit en criant mais elle le dit quand même.
00:14Je suis une énorme beauf.
00:16Ouais je sais, je vous l'ai pas dit mais moi je viens de la montagne, je suis une lesbienne
00:19d'altitude.
00:22Ce qui fait que j'ai une très bonne maîtrise du mousqueton.
00:25Et genre avant d'être lesbienne j'ai fait un autre métier puisque j'étais pompier, voilà donc moi je
00:31suis aussi extrêmement problématique.
00:33Bien sûr j'ai la double culture, goine d'altitude et des montagnes et c'est vrai qu'enfant du
00:38métissage.
00:39Et en fait je te jure mais non mais parce qu'en plus moi je viens d'un tout petit
00:42village vraiment minuscule, je viens de Val-de-Blaure.
00:44Il y en a qui connaissent ?
00:45Oui !
00:45Mais non !
00:46Oh putain c'est la première fois que ça m'arrive ! J'ai envie de te rouler une pelle
00:49!
00:49C'est trop, pardon excuse-moi, je vous l'ai dit je suis problématique.
00:52Pour vous situer en gros Val-de-Blaure c'est entre Nice et le 19ème siècle.
00:56C'est loin mais c'est loin sa mère.
00:58Alors après il y a un truc que vous connaissez qui vient du même village que moi, Éric Ciotti.
01:04C'est fou hein !
01:05Ces petits endroits on est deux à avoir percé.
01:09J'étais pompier dans le même village.
01:11D'ailleurs si jamais un jour vous tombez sur une photo de moi en uniforme avec un drapeau français à
01:15côté d'Éric Ciotti.
01:16Sachez qu'il y avait un contexte, d'accord ?
01:19Oui moi si je suis partie vivre à Paris c'est parce que je suis une réfugiée politique.
01:22Ouais !
01:23Ce qui était fabuleux c'est que quand je jouais mon spectacle à la montagne,
01:25la salle était remplie à moitié de chasseurs, l'autre moitié de lesbiennes, au milieu Éric Ciotti.
01:30C'est merveilleux de voir des gens rassemblés comme ça par l'humour.
01:34Et d'ailleurs ça m'a permis de prendre conscience d'un truc.
01:36C'est qu'en fait il existe un point commun entre un chasseur et une lesbienne.
01:40Oui !
01:40Les deux peuvent passer très longtemps la tête dans un buisson.
01:44Avec le doigt sur la gâchette.
01:46J'adore que t'applaudisses ça, merci ma sœur.
01:48Après attention, grosse différence, c'est que nous on tire pas à côté et que la biche est consentante.
01:54Lesbienne engagée bien sûr.
01:56Je sais pas si vous avez regardé un peu le vestibule de Cannes.
01:58C'est des paradoxes assez fous Cannes.
02:00En fait quand ils pensent c'est un peu des riches qui vont au cinéma pour voir d'autres riches
02:03en train de jouer des pauvres.
02:06Puis dire à l'un d'entre eux, bravo t'as très bien fait le pauvre cette année, tu mériterais
02:09d'être encore plus riche.
02:11C'est ça.
02:15Je critique pas moi, s'ils m'appellent demain j'y vais en roue avant directement.
02:18Je te fais un gilet jaune, un chômeur anglais, une stripteaseuse ukrainienne.
02:22Je suis comédien, je peux y arriver.
02:25Souvent j'entends à Cannes l'adjectif nécessaire pour qualifier les films, comme c'est des films socio-politiques.
02:31Il y a souvent la presse et les artistes qui disent c'est un film nécessaire.
02:35Ça me paraît fort comme mot, nécessaire.
02:37C'est vrai, moi j'ai vu la vie d'Adèle.
02:41Quand Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos font l'amour pendant 15 minutes,
02:44moi j'ai passé un très bon moment.
02:47Est-ce que c'est nécessaire ? Je sais pas.
02:51Moi j'aurais bien aimé être père mais vite fait.
02:54Tu sais du lundi au jeudi, 8h10, des horaires de bureau.
02:58Ça j'aurais bien aimé.
02:583h du matin le petit il se réveillait papa.
03:00Je dis je suis pas ton père à ce temps-là, parle pas avec moi.
03:03Quand t'es père, t'es père tout le temps, c'est dur non ?
03:06Et je te dis père mais alors mère bravo les filles.
03:08Je serai jamais devenu mère.
03:10Jamais.
03:11Mais quand je te dis jamais, jamais.
03:14Déjà qu'en tant qu'homme je veux pas, alors en tant qu'homme...
03:16Mais ouais je te rends compte.
03:17Tu le portes pendant 9 mois, tes hormones c'est n'importe quoi.
03:20Un jour ton mari tu veux le tuer, le lendemain tu l'aimes comme pas possible.
03:23Tu galères, tout est dur, ton corps il se transforme.
03:26Au bout de 9 mois il sort, il ressemble à ton père.
03:28A son père, non je peux pas moi.
03:30Les gens ils arrivent, c'est le portrait craché de son père.
03:31Bah crache dessus alors qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
03:36Moi j'aurais préféré être un sportif de haut niveau en vrai.
03:39Par exemple l'athlétisme le 100 mètres.
03:42En plus les noirs on est trop fort.
03:44Là vous faites genre, moi pas de quoi tu parles, vous savez très bien de quoi je parle.
03:48Tu regardes la finale, il n'y a que nous.
03:51Moi j'ai des potes blancs, ils me disent ouais mais c'est parce que génétiquement vous êtes plus fort.
03:55Moi je pense pas.
03:56Moi j'ai une théorie, moi je pense que c'est de la survie.
04:00Parce que pourquoi à chaque début de course, il y a toujours un vieux monsieur blanc sur le côté avec
04:06un pistolet ?
04:07C'est qu'il est là pour lancer le début de la course.
04:10Mais c'est pour ça on court vite.
04:12On sait jamais s'il change d'avis.
04:14Et le dernier il est à moi, on sait jamais.
04:17C'est pour ça des fois on dépasse la ligne d'arrivée, on continue à courir.
04:20C'est pour ça où le vieux monsieur change d'avis, on sait jamais.
04:23Quand j'étais petit c'était super, quand j'étais malade ma mère elle s'occupait de moi, elle me
04:26chouchoutait.
04:27Je pouvais vomir sur elle, elle me disait je comprends.
04:31Mes parents ont utilisé le thermomètre.
04:36Le vrai thermomètre.
04:39Tu sais celui où quand ils te le mettent, tuer la marionnette et ils sont le ventriloque.
04:42Vous voyez de quoi je veux parler au revoir ?
04:44Quand ils te le mettent, ils te disent ça va tu fais ça ?
04:48En plus moi j'ai appris tard, je te jure qu'il y avait d'autres thermomètres, je te jure.
04:51Tu sais le thermomètre pistolet au front j'ai appris hyper tard.
04:53J'étais au collège, je suis tombé malade, tu vois je suis à la infirmerie, je dis excusez moi madame
04:56je suis malade.
04:56Elle me dit pas de soucis, je vais prendre ta température.
05:01Je dis vous aussi vous êtes ventriloque en fait, il y a un problème.
05:04J'ai demandé à mon père, tu vois je dis papa pourquoi tu m'as dit qu'il n'y
05:06avait pas d'autres thermomètres.
05:07Il m'a dit une phrase, je n'ai pas compris, il m'a dit c'est pour que tu
05:09gardes les pieds sur terre.
05:13Je vous dis moi c'est dur à l'indépendance en termes de médicaments, je ne suis pas encore au
05:16fait.
05:17Tu sais ma mère par exemple elle a toujours des doliprane sur elle, elle a organisé dans son sac, dans
05:19son manteau.
05:20Je te jure, si demain elle se fait raqueter, elle pourra dire au moins mon agresseur n'aura pas mal
05:24à la tête.
05:26Moi j'ai rien tu vois, du coup j'ai dit vas-y, il faut que j'achète des doliprane,
05:29je suis allé à la pharmacie, j'en ai acheté comme ça.
05:30On m'a dit 500 grammes ou 1000 grammes.
05:33J'ai dit à point, t'inquiète pas.
05:36Après ils m'ont dit vous voulez effervescent ou avaler.
05:39Et moi j'ai voulu faire le malin un peu l'adulte, j'ai dit ouais, avaler.
05:44Mais je ne sais pas avaler les médicaments.
05:47Je ne sais pas s'il y a des gens comme moi ce soir, mais tu sais quand je le
05:49mets dans l'eau, je bois tout l'eau sauf le médicament.
05:50Tu vois ce que je veux dire ? Je ne suis pas à l'aise avec ça.
05:52Alors que mes grands-parents ils n'ont aucun problème pour avaler les médicaments.
05:54Mes grands-parents tous les matins ils ont genre 18 médicaments avalés, ils prennent des shots de médicaments, je te
05:58jure.
05:59Ils ont même des petits tiroirs en médicaments, je ne sais pas si vous connaissez les petits tiroirs, c'est
06:02leur calendrier de l'avant à eux.
06:03Tu vois ce que je veux dire ?
06:05Quand je disais petit, je suis allé voir mon grand-père, je dis regarde papi, j'ai eu un chocolat
06:07blanc dans mon calendrier.
06:09Il m'a dit moi j'ai eu un Xanaxolé.
06:12Est-ce que vous aussi, quand vous allez à l'hôtel, quand c'est un hôtel assez cher, vous vous
06:17dites vas-y je prends les échantillons, je prends les petits trucs.
06:19Vous le faites ou pas ?
06:20Dites-moi oui parce que j'ai l'impression d'être une grosse clochard.
06:22Ok voilà, ça va.
06:24Et un des derniers hôtels sortis que j'ai fait avec mon ex-mari, hôtel très très cher, et j
06:28'ai un peu culpabilisé parce que je suis une gentille.
06:29Je me suis dit vas-y je récupère un maximum de trucs, j'ai même pris les coton tiges et
06:32tout, je me dégoûte vraiment une grosse clochard.
06:34Bon ouais, je fais ça.
06:35Et à un moment il me dit, attends on a un peu de route, sors avec la valise.
06:40Donc moi je me retrouve dans le couloir avec la femme de ménage avec son chariot là qui attend, je
06:42ne sais pas qui, sa collègue.
06:44Et il me dit, je vais faire pipi, et puis comme ça on prend la route.
06:48Moi je suis là devant la porte comme ça, et là j'entends, le PQ bordel !
06:52J'avais piqué le PQ.
06:56Et je le souhaite à personne, c'est le moment où j'ai rouvert la valise avec la femme de
07:00ménage qui me regarde.
07:03Et tu sais aujourd'hui je me dis, mon ex je sais qu'il ne peut pas m'encadrer, parfois
07:06il doit aller à l'hôtel avec sa nouvelle meuf,
07:07et il doit dire, putain le clochard d'elle piquer le PQ, tu vois.
07:11C'est hyper humiliant, donc ne faites jamais de trucs bizarres, après vos ex ont des doses horribles.
07:15C'est pour ça qu'il nous faut un con, c'est un mec qui en est.
07:17Après, là vous allez me dire, et vous avez raison, ouais Tanguy tu nous dis de voter pour un con,
07:22alors qu'on est à l'aube d'une troisième guerre mondiale.
07:24Oui, oui, parce qu'il n'y a rien de plus dissuasif qu'un con.
07:28Regardez au collège, regardez, on avait tous, peu importe qui on est, le con du collège.
07:32Tous.
07:33Le gars tu le connais, ni d'Eve, ni d'Adam, premier truc qu'il te dit à la rentrée
07:36c'est,
07:37mais tu sais que la colle ça a le goût du sucre ?
07:41Tu sais pas comment il s'appelle, hein ?
07:43Mais par contre, tu sais que lui il s'en goûtait, il va le chercher chez Bureau Vallée, toi tu
07:46le sais.
07:48Les profs au conseil de classe, ils sont là, je crois que Thomas a un trouble autistique.
07:52Non, non, Thomas il chie de la glu, ça n'a rien à voir en fait.
07:55Thomas, son con préféré c'est l'heure de colle, donc ça casse les couilles.
07:58Thomas quand on lui dit t'es collé, il répond, mais comment tu sais, il y a un problème en
08:02fait.
08:03Vous voyez ce gars là, vous l'avez déjà vu se battre ou s'embrouiller avec quelqu'un ?
08:06Jamais, jamais, parce que les cons ils ont un facteur, ils sont imprévisibles.
08:09C'est pas ce qu'il peut faire, à tout le monde, t'as ta tête en mode, tu vas
08:12faire quoi, tu vas faire quoi, lui il panique,
08:14petit biseau sur le nez.
08:16Là t'as perdu, ça veut vous dire.
08:19Avec un con, on serait le pays le plus dangereux que cette terre est faite, parce que trop imprévisible.
08:23Ah Donald, t'augmentes les taxes sur les produits français, t'inquiète, pas de soucis.
08:26Prochaine rencontre devant toute la presse mondiale, Trump y débarque comme ça, notre président, j'habite.
08:31On a gagné.
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