00:00Vous avez peut-être reçu cette notification plus qu'inquiétante sur votre téléphone jeudi 28 mai
00:05si vous vous trouviez aux alentours de Nigloland.
00:08Inquiétante à première vue seulement puisqu'il ne s'agissait en fait que d'un exercice
00:12comme indiqué dans les premières lignes du message d'alerte.
00:15La préfecture de l'Aube est à l'origine de cet exercice nombreuses victimes, dit Novi.
00:19L'objectif, tester la coordination des différents services mobilisés.
00:24Gendarmes, sapeurs-pompiers, participants du SAMU, militaires, autorités municipales et préfectorales,
00:30associations de protection civile employées du parc, en tout, 350 personnes ont été mobilisées.
00:36Elles devaient faire face à l'attaque de 4 individus dont l'un armé d'un couteau à l'entrée
00:40de Nigloland.
00:41Préalablement entrés sur le site, les 3 autres assaillants avaient récupéré un sac contenant des armes
00:46afin de commettre un périple meurtrier au sein du parc et de faire une prise d'otages.
00:50Un exercice n'est pas une pièce de théâtre, il faut gérer le plus possible proche de la réalité
00:55et nous mettre en déséquilibre avant pour tester nos forces, nos moyens de commandement,
00:59se battre contre le temps, parce qu'il y a la guerre contre le temps au niveau des premières opérations
01:03et des premières interventions, et après la gestion du temps, avec une concordance des temps
01:07qui est très différente entre le temps, les forces de secours qui interviennent,
01:10les forces de sécurité dans un premier temps, puis le corridor de secours,
01:13puis la montée en puissance et la génération des forces pour pouvoir avoir suffisamment de manque
01:16pour sanctuariser un parc aussi grand. Il y a beaucoup d'enjeux qu'il faut paramétrer, qu'il faut juguler.
01:22Particularité de cet exercice grandeur nature, le centre d'opération départementale
01:26a été délocalisé au plus près des événements et donc hors de Troie.
01:30Ce qui signifie de déporter, de délocaliser les moyens, d'avoir des moyens de commandement
01:34et de contrôle robustes et améliorés sur site, de ne pas avoir de patte d'internet,
01:38et de pouvoir avoir une communication au plus près, avec une gestion en parallèle
01:43de la presse quotidienne et régionale, d'une visite officielle certainement
01:47qui serait avérée, on aurait une ministre de l'Intérieur qui arriverait sur le terrain
01:50pour tout de suite prendre des renseignements.
01:51La difficulté était également de gérer efficacement les blessés et les personnes choquées
01:56pour éviter de rajouter des difficultés aux sauveteurs et aux forces de l'ordre.
02:00Les rôles de victimes étaient interprétés par 64 étudiants ou lycéens.
02:054 mois de préparation ont été nécessaires pour cet événement qui, espérons-le,
02:10restera au stade de l'hypothèse de travail en conditions réelles.
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