- il y a 5 heures
Météo-France a placé aujourd'hui 11 départements en vigilance orange sur la façade ouest de l'Hexagone, à Paris et en petite couronne parisienne. Jeudi, la température a atteint 37,8°C à Angoulême-La Couronne, battant le record de chaleur pour un mois de mai en France.
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00:00Mais en attendant, il fait toujours très très chaud et il fait chaud aussi dans les écoles françaises.
00:04On est en ligne, en duplex, en direct avec Marine Tondelier, secrétaire nationale des écologistes.
00:09Bonsoir Madame, c'est Raoua Alencar qui a pu rendre ce duplex possible.
00:15Bonsoir Madame, avant vous de demander ce que vous avez pu constater,
00:17puisque vous avez été visiter une école maternelle en Corbeille-et-Sonne,
00:22juste une réaction à la mort de ce jeune homme de 19 ans qui était couvreur
00:26et qui est mort dans la drôme d'hypothermie ce week-end.
00:31Évidemment, on pense très fort à lui, à sa famille, à ses proches.
00:35Et moi, je suis, comme je pense beaucoup de monde, très en colère.
00:37Très en colère parce que j'avais proposé avec les écologistes le 1er mai la mise en place en France
00:42d'un congé climatique,
00:43inspiré de ce qui s'est fait en Espagne, parce qu'il y a eu des morts dans des exploitations
00:47agricoles,
00:47dans des chantiers du BTP lors des précédentes vagues de chaleur
00:50et que le gouvernement, Yolanda Diaz, la ministre du Travail, a décidé d'agir.
00:53Donc je suis allée la voir la semaine dernière.
00:55D'ailleurs, on est en train de travailler à comment on peut le faire en France.
00:57Et le ministre du Travail, le matin même, en matinale, avait eu une question en lui demandant
01:01« Qu'est-ce que vous pensez du congé climatique proposé par Marine Tondelier ? »
01:05Il a balayé d'un verre de main en disant « Écoutez, les employeurs savent ce qu'ils font.
01:08En gros, ils n'ont pas besoin que les écologistes leur expliquent. »
01:11Et c'est vrai qu'il y a plein d'employeurs. Moi, j'ai été contacté par des collègues qui
01:14travaillent dans le BTP
01:15qui m'ont dit « Tu vois, moi, mon employeur, c'est vrai qu'il a pris l'initiative de
01:18nous dire
01:18« Aujourd'hui, vous ne travaillez pas, on s'arrangera. »
01:20Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Et c'est justement pour ça que sont faites
01:23les lois.
01:24C'est justement pour ça que doivent être là les gouvernements et spécifiquement les ministres du Travail.
01:28Pas pour dire « Les employeurs, c'est bon, vous vous faites confiance, faites ce que vous voulez. »
01:31C'est pour mettre des limites aux employeurs, mettre des limites de chaleur qui sont tolérables
01:34et protéger les travailleurs. Ça n'a pas été fait en France.
01:37Donc c'est une faute politique. C'est coupable, c'est irresponsable.
01:40D'autant que les solutions existaient, qu'on les avait proposées
01:42et que le matin même, on nous disait que c'était stupide.
01:45Donc voilà, on maintient cette proposition et j'espère qu'on pourra la mettre en place très rapidement
01:50parce que cette vague de chaleur n'est sûrement pas la dernière de l'année 2026.
01:54J'entends que vous dites une faute politique que l'État ne prend pas à la mesure
01:58ou qu'elle n'a pas prévenu cette calvicule.
02:00Il y a des parents qui ont choisi justement de ne pas envoyer leurs enfants à l'école
02:04dans l'école que vous avez visitée. Est-ce que vous les comprenez ?
02:09Alors là, je suis devant l'école Pasteur, oui, à Corbeil-Essonne.
02:13Et certes, à la sortie de l'école, on vient de faire la sortie de l'école,
02:15il y avait moins d'enfants que d'habitude.
02:16Ça veut dire que, un, la direction de l'école a proposé aux parents de garder les enfants à l
02:20'école
02:20et deux, certains ont pu le faire. Mais qui a pu le faire ?
02:23Des parents qui étaient en télétravail, peut-être des familles qui avaient des grands-parents,
02:27un retraité, deux disponibles, trois sur place, c'est quand même pas tout le monde.
02:31Donc c'est très inégalitaire. On ne peut pas juste compter sur la débrouille des gens.
02:34Toujours les mêmes qui arriveront à se débrouiller et puis ceux qui continueront de subir.
02:38On a aussi là appris que la direction de l'école avait proposé aux parents
02:41de ramener des ventilateurs, parce qu'il n'y avait pas de ventilateurs assez par classe.
02:44Donc c'est les parents qui devaient proposer un ventilateur et leurs enfants venaient avec à l'école.
02:49Donc pendant ce temps-là, j'imagine que comme ils n'en ont pas 15 chez eux,
02:52ils n'en ont pas chez eux pour télétravailler.
02:53Donc on est quand même dans une situation aberrante, parce qu'on sait que ça va arriver,
02:56les canicules, qu'elles vont se multiplier et on ne fait rien.
02:59Emmanuel Macron, en 2023, il avait annoncé en grande pompe, comme il sait très bien le faire,
03:03la rénovation thermique de 40 000 écoles.
03:05Pas toutes les écoles de France, 40 000.
03:07Les 40 000, les moins bien isolées.
03:09Résultat, entre 2023 et 2024, il n'y en a que 2 200 où les travaux avaient été engagés.
03:17Et en juillet 2025, il n'y en avait que 65 pour l'année 2025 qui étaient en cours de
03:22tels travaux.
03:22Ça veut dire qu'à ce rythme-là, il faudra 3 siècles pour isoler les 40 000 écoles
03:27qui avaient été ciblées comme prioritaires.
03:29Et donc vous voyez, là, moi je suis devant une école, c'est différent.
03:32Cette école-là est là entre 10 et 15 ans.
03:34Elle est très récente, mais ils l'ont construite avec plein de baies vitrées.
03:36La directrice se bat depuis des années pour avoir des stores occultants qu'elle n'a pas,
03:40pour avoir des dispositifs de brumisateurs qu'elle n'a pas.
03:43Et donc voilà, c'est la preuve qu'en fait l'État ne prend pas au sérieux tout ça.
03:47Il ne lutte pas contre le réchauffement climatique,
03:49puisque vous savez que nos émissions de gaz à effet de serre devraient baisser 3 fois plus que ce qu
03:54'on fait.
03:54Et il ne travaille pas l'adaptation.
03:57Il y a un fond vert en France qui porte bien son nom
04:00et qui devrait permettre de financer tous ses travaux pour adapter les écoles à la chaleur,
04:04pour adapter des rives aux risques d'inondation.
04:06Ce fond vert a été divisé par 4, son montant, en 2 ans.
04:10Donc il n'y a plus d'argent pour nos enfants, pour les EHPAD de nos parents.
04:14Et on continue à ne pas s'adapter.
04:15Et alors est-ce qu'il faudrait mettre la climatisation dans les écoles ?
04:17Puisque Marine Le Pen propose un grand plan clim, justement.
04:20Elle dit que le droit à la fraîcheur n'est pas un luxe.
04:22Vous êtes pour aussi démocratiser la climatisation, surtout dans les écoles ?
04:29Alors vous savez que la climatisation, le problème, c'est que ça demande beaucoup d'énergie.
04:33Donc ça contribue au changement climatique.
04:35Et que par ailleurs, la clim, c'est que vous prenez la chaleur d'une pièce,
04:38mais vous la rejetez à l'extérieur.
04:39Donc dans cette école, par exemple, ce serait utile.
04:41Quand vous êtes en milieu très très dense, par exemple au cœur de Paris,
04:44en fait si tous les bâtiments, les logements, les lieux de travail, les écoles,
04:49tout rejette la chaleur à l'extérieur, on va se retrouver avec des îlots de chaleur encore pire en ville.
04:55Mais de toute façon, dans certaines régions, on n'a plus le choix.
04:58C'est-à-dire qu'au rythme où est allé le changement climatique,
05:01on ne peut plus se passer de climatisation.
05:03Et donc le sujet, c'est qui a accès ou pas.
05:05Donc oui, il faut en priorité équiper les services publics de climatisation,
05:09mais aussi les particuliers.
05:10Mais je dis une chose, c'est que les particuliers,
05:12qu'on n'aide pas à rénover leur logement,
05:14si vous avez un logement qui est une bouilloire thermique,
05:16vous allez devoir mettre la climatisation qui va tourner à plein régime.
05:19Donc vous allez payer des factures d'énergie très très chères
05:21à un moment où le prix de l'énergie a flambé.
05:23Et puis, vous allez en fait rafraîchir aussi les petits dos
05:26parce que votre logement n'est pas isolé.
05:27Donc ça va être un pansement sur une jambe de bois.
05:30Donc vous voyez bien que Marine Le Pen, elle est bien gentille
05:32de s'intéresser au climat une fois par an quand il fait chaud,
05:34mais avec une mesure qui ne suffira pas,
05:36qui est quand même simple.
05:37D'ailleurs, elle a ressorti copier-coller la même que l'année dernière,
05:39ce qu'elle n'a rien d'autre à raconter.
05:41Une mesure qui ne suffit pas, mais néanmoins, j'entends que vous êtes pour
05:44et que la clim devient une priorité.
05:46On pensait que la clim était de droite, finalement.
05:49Vous êtes avec Geoffroy Boulard.
05:51Bonsoir, président délégué LR Nouvelle Énergie pour la France
05:54de la région Île-de-France.
05:55Vous êtes d'accord, finalement, avec Marine Tondelier
05:57qui semble rejoindre Marine Le Pen ?
05:58La clim, c'est essentiel ?
06:00Moi, j'entends surtout que Marine Tondelier,
06:02elle nous explique qu'il faut investir dans la rénovation énergétique
06:07des bâtiments communaux et dans les villes qui sont dirigées
06:10par les écologistes, les investissements ne sont pas prioritaires
06:14sur ces rénovations.
06:16Je pense, par exemple, à Paris, où il faudra attendre 2300.
06:19C'est 2300 pour avoir couvert la rénovation du nombre de bâtiments,
06:24écoles, crèches, au rythme où le budget a été annoncé.
06:28Et c'est les écologistes qui sont à la tête de la ville de Paris.
06:31Donc, les leçons données par Marine Tondelier à l'État
06:34me font doucement rire.
06:35Même si c'est vrai, elle a raison.
06:37Le fonds vert a diminué drastiquement.
06:40Les coûts budgétaires sont là.
06:42Mais je trouve que la cohérence des écologistes,
06:44on ne la retrouve pas dans l'exécution municipale.
06:47L'enjeu, c'est évidemment un grand plan Marshall de la rénovation.
06:51Et pas uniquement des millions d'euros.
06:53Il faut 40 milliards en France.
06:55Et donc, effectivement, tout ne peut pas reposer sur les communes.
06:57Mais les communes doivent aussi investir.
06:59C'est un investissement d'avenir.
07:00C'est un sujet de santé publique.
07:02Et vous l'avez dit, et on l'a vu, et on le déplore.
07:04Alors, il faut vous laisser répondre, Madame Marine Tondelier,
07:06qui vous écoute aussi.
07:07C'est un sujet pour le maintien de l'activité économique.
07:09Marine Tondelier, qu'est-ce que vous répondez à cela ?
07:13Je vais essayer de répondre avec mon plus beau sourire
07:15et ma plus grande décontraction à des propos qui sont inadmissibles
07:18et qui sont de la désinformation climatique.
07:20C'est-à-dire qu'on a là un monsieur qui fait partie d'une famille politique
07:23qui va parler du climat une fois par an quand il fait chaud
07:26pour expliquer en plus que c'est de la faute des écologies.
07:28Donc, il va peut-être falloir se détendre et arrêter de mentir.
07:30Un, les écologistes, non, ne sont pas à la tête de la ville de Paris.
07:34Ils participent à l'exécutif, mais ils ne sont pas majoritaires.
07:36Je ne vous ai pas coupé, monsieur.
07:38Deuxièmement, vous le concédez, vous dites,
07:40il a un petit peu baissé le fonds vert.
07:42Il a été divisé par quatre en deux ans.
07:44Les collectivités, leurs finances ont aussi été baissées par l'État.
07:48Donc, comment voulez-vous qu'un maire fasse
07:50pour tenir l'ambition climatique quand on coupe,
07:53un, ses budgets à lui,
07:55et deux, les budgets qui sont censés l'aider
07:57spécifiquement sur les travaux climatiques ?
07:59Ce qui a été voté par tous vos copains à l'Assemblée nationale
08:02et proposé par le gouvernement que vous soutenez.
08:04Donc, à un moment, il faut arrêter les inversions accusatoires.
08:08On sait que dans les villes de gauche et les villes écologistes,
08:11le paquet est mis sur ces questions-là.
08:13Moi, je peux vous parler de Lyon,
08:14qui a vraiment un maire écologiste,
08:16où il y a eu 700 îlots de fraîcheur créés
08:19depuis que les écologistes gèrent cette ville depuis 2020,
08:22où les salles de cinéma sont directement ouvertes
08:24quand il fait chaud pour accueillir gratuitement les personnes
08:26pour qu'elles puissent se rafraîchir,
08:28et où dans les écoles, on a mis en place
08:30des débitumisations de cours d'école
08:33sur un très grand nombre d'écoles
08:34pour que les enfants aient des arbres, au moins,
08:36pour se rafraîchir,
08:37ce qui n'est pas le cas dans toutes les écoles,
08:39et où aussi on fait des expérimentations fraîcheurs.
08:41C'est-à-dire que quand on annonce
08:43que dans trois jours, il y aura une canicule,
08:45les enfants sont allés dans la rue
08:47pour aller dire, tiens, ici, on pourra se réfugier, etc.
08:49Quand on regarde les sondages, par exemple,
08:51ce matin, le dernier, Harris RTL,
08:54vous êtes à 3% des intentions de vote au premier tour.
08:57Est-ce qu'il n'y a pas un problème aussi
08:59dans le message, le messager que vous délivrez ?
09:05Oui, le messager est un problème aussi, madame,
09:07parce que, par exemple, votre question lit deux choses
09:08où on ne voit pas trop le rapport.
09:10Et donc, moi, je vais vous expliquer ce qui se passe.
09:11Est-ce que l'écologie politique n'imprime pas dans les sondages ?
09:14Je vais vous répondre, madame.
09:19Demain, nous organisons une réunion,
09:20ce qui était prévu depuis très longtemps,
09:22sur la fabrique du doute,
09:24c'est-à-dire sur des personnes qui sont payées
09:26pour venir sur des plateaux télé
09:27raconter n'importe quoi sur le climat.
09:29Eva Morel, qui gère l'association, l'ONG Cota Climat,
09:33compte, avec les membres de son association,
09:36le nombre de désinformations climatiques.
09:38Elle en a compté, par exemple, entre janvier 2025 et août 2025,
09:43529 cas flagrants de désinformations climatiques.
09:46Alors, ça ne concerne absolument pas BFMTV,
09:47vous faites la référence à d'autres revêtements.
09:49Madame, par exemple, j'ai entendu dans votre groupe,
09:52j'ai entendu dans votre groupe, monsieur Consigny,
09:55dire, quand j'ai sorti mon idée de congé climatique,
09:58que c'était une idée con.
10:00J'ai entendu des étudiants réalistes dire que c'était bientôt,
10:02il faudrait demander un congé tondelier.
10:04J'ai entendu dire que c'était Louis Sarkozy aussi.
10:07Au sein de votre groupe, dans le studio à côté,
10:10il ne fallait que les astrologues bientôt donnent des absences.
10:15Oui, mais pas sur ce plateau, peut-être pas.
10:16Mais écoutez, vous savez bien quand même ce qui se passe.
10:18Qui vous invitez pour raconter quoi ?
10:20Donc moi, je veux bien qu'on puisse douter de tout,
10:22même du changement climatique,
10:23qu'on puisse parler du changement climatique que quand il fait chaud,
10:26qu'on laisse la parole ouverte à Louis Sarkozy,
10:28à monsieur Consigny,
10:29qui sont insultants et qui racontent n'importe quoi.
10:32Monsieur Louis Sarkozy a quand même dit,
10:34dans le studio à côté de celui dans lequel vous êtes en ce moment,
10:36qu'il faudrait bientôt que des astrologues délivre des absences pour les employeurs.
10:40Ce sont des opinions, et nous sommes entourés de journalistes météo-climat et de médecins.
10:43Et quand on donne la parole à n'importe qui, n'importe comment,
10:46ça a un impact sur l'opinion.
10:48Vous m'attaquez, je réponds.
10:50Dernière question qui concerne l'affaire Patrick Bruel,
10:53qui, je crois, vous tient à cœur.
10:55Des maires socialistes comme Johanna Roland à Nantes ont demandé l'annulation de la tournée de Patrick Bruel.
11:00Est-ce que c'est votre cas aussi ?
11:02Est-ce que des gardiens de l'État de droit, là, ne contribuent pas à un tribunal médiatique,
11:07puisqu'il est présumé innocent ?
11:09Oui, bien sûr.
11:10Le problème, c'est les gens qui défendent les victimes d'agressions sexuelles.
11:14Vous savez, dans ma ville à Élin-Beaumont, gérée par le Rassemblement National,
11:17il y aura ce soir Jean-Luc Laé en concert.
11:19Jean-Luc Laé qui est condamné pour pédocriminalité.
11:22Donc, vous voyez, ce pays va bien.
11:23Mais vous avez raison, c'est à moi de justifier pourquoi ces personnes ne devraient pas se produire sur scène.
11:27Tout va bien.
11:28Et puis, vous me direz, madame, vous êtes féministe.
11:29Il y a plein de choses pour les femmes.
11:30Et vous êtes à 3% dans les sondages.
11:32La boucle est bouclée.
11:33Je vois comment ça fonctionne.
11:34Est-ce que vous demandez aussi également...
11:35Et bon courage à toutes les femmes qui parlent et qui se battent.
11:37Est-ce que vous demandez également l'annulation de sa tournée de concert ?
11:43Je pense que c'est un sujet, oui, de faire comme si de rien n'était.
11:46On dit, ah bah oui, mais on peut douter.
11:48On ne sait pas, il y a 30 femmes.
11:4930 femmes qui ont donné ce défi extrêmement grave.
11:52À partir de quel moment on les croit ?
11:54À partir de quel moment on se dit que c'est un sujet ?
11:56De se dire, on va attendre un examen judiciaire pour je ne sais quand.
12:00Qui sûrement d'ailleurs se traduira par des prescriptions pas d'annulée.
12:02Comme c'est toujours le cas sur ces affaires-là.
12:04On le sait pour des raisons qu'on comprend bien.
12:06Donc voilà, il y a un dysfonctionnement majeur.
12:08Mais quand on a un président de la République qui explique
12:10qu'il faut séparer l'homme de l'artiste,
12:12que ce sont des monstres sacrés, comme il avait dit pour Gérard Depardieu,
12:15vous savez, ce sont des insultes faites à toutes les femmes.
12:18À toutes les femmes qu'on ne croit pas, qu'on laisse se faire agresser.
12:20Et quand on fait ça, ça continue.
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