- il y a 2 jours
Voici un montages de la série documentaire du JT de France2 consacré pendant une semine aux trésors culturesl du Tarn.
Les 5 petits reportages de la semaine et un petit bonus.
La région de mon enfance, c'est rurakl mais humain, proche de la nature.
Les 5 petits reportages de la semaine et un petit bonus.
La région de mon enfance, c'est rurakl mais humain, proche de la nature.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00À présent, toute la semaine, on vous emmène dans le Tarn, pays des Cathars,
00:03c'est un territoire verdoyant connu pour son artisanat, son patrimoine naturel et historique,
00:08avec son vignoble aussi, l'un des plus vieux de France, où le vin est produit depuis l'Antiquité.
00:13Premier épisode aujourd'hui, à la découverte d'un magnifique village médiéval,
00:18et c'est Vincent qui est notre guide du jour avec Nabila Tabouri et Audrey Burla.
00:24Dans le Tarn, le printemps repeint en vert tendre, vallons et villages au perché.
00:31Ces citadelles élevées sur des éperons rocheux, le département en compte quatre.
00:37Celles depuis, celles-ci figurent parmi les plus beaux villages de France,
00:41ces maisons en pierre, ces ruelles, une atmosphère qui ne laisse personne indifférent.
00:47C'est calme, c'est reposant, le cadre de travail est quand même chouette, il y a pire.
00:53La vieille pierre, la tranquillité, il y a une âme.
00:57Dans la citadelle, où les touristes sont encore rares en ce début de saison,
01:01Vincent Pignel a déjà repris ses balades.
01:03On a monté tout à l'heure l'emblème du village, qui est le cochon,
01:06qui les a protégés pendant la guerre de Saint-Anne.
01:09Et du patrimoine, il n'en manque pas à puisser celle-ci.
01:12L'église, dont la taille et la richesse, témoignent de l'importance du village au XVIe siècle.
01:18Ses remparts également.
01:19L'armée, elle était ici pour garder Toulouse.
01:22Vous imaginez, on était à 5 heures de cheval de Toulouse.
01:26Ils ont permis aux habitants de résister à nombre d'assaillants,
01:29notamment lors de la guerre de Saint-Anne.
01:33En 1350, les Anglais sont restés 8 mois autour de ce village.
01:37Et ils ont essayé de l'assiéger, ils n'y sont pas arrivés.
01:41C'est un collègue sur l'histoire de...
01:43Oui, j'aime bien ça.
01:45C'est vrai que c'est mon dada, c'est vraiment un lieu de vie exceptionnel,
01:50avec un patrimoine, un passé exceptionnel.
01:53Un passé qui captive Stéphanie Barros et ses amis,
01:57eux qui savourent cette visite en petit comité.
02:00Le fait de voir un guide, il nous inculcule l'histoire qu'on ne connaît pas.
02:05Et on voit aussi le village différemment.
02:08Et ils ne sont pas au bout de leur surprise.
02:11Le reste de la balade va se faire en mobilette.
02:14J'en ai jamais fait.
02:15Donc ça va être une première.
02:17Le frein il est là, l'âme est fermée, et l'âme est ouverte là-bas.
02:20Ça a l'air facile ou quoi ?
02:21Oh ben ça va revenir.
02:24Mais bien sûr que ça va revenir.
02:27Comme au bon vieux temps de leur adolescence,
02:29à eux la liberté.
02:36Dans ce petit coin de France qui ressemble à la Toscane,
02:39ces balades en mobilette font toujours le plein.
02:42Sur le parcours, des haltes chez les artisans locaux.
02:46Les propriétaires de cette manufacture
02:50ont choisi de s'installer dans cette ancienne ferme.
02:53Ils y fabriquent des soins bio pour le visage.
02:55Vous voyez, c'est un lieu ouvert.
02:57Il y a deux ateliers.
02:57Ce n'est pas très très grand.
02:58Ça, c'est l'atelier de fabrication où on fabrique tout.
03:01Un baume y est justement en préparation.
03:04Jean-Christophe Gavin a élaboré la composition de la crème.
03:07Vous avez les trois types d'ingrédients qu'on utilise.
03:10C'est-à-dire d'abord des beurres végétaux.
03:11Ici, c'est le beurre de karité.
03:13Des huiles fluides et des huiles essentielles.
03:16Et la particularité de ces soins, l'absence d'eau et de conservateurs.
03:22« Pendant des centaines d'années, les hommes, les femmes ont pris soin de leur peau
03:26en utilisant uniquement des matières grasses et des extraits de plantes. »
03:32Fabriquées à Puy-Celle-Ci, les baumes sont vendues jusqu'en Asie.
03:37Mais pas question pour nos artisans de quitter leur beau village.
03:43Car Puy-Celle-Ci regorge de lieux uniques.
03:49Voici le seul vignoble à plusieurs kilomètres à la ronde.
03:52À la tête du domaine, Alice David, une femme qui sait ce qu'elle veut.
03:59« Je n'aurais pas su être vigneronne au milieu de plein de vignerons.
04:03Je ne crois pas.
04:04Ça me correspond bien, ce côté un peu isolé
04:07et puis dans un écran de nature hyper préservé.
04:11Sache pas qu'on est... c'est le paradis. »
04:15Elle produit du gaillac, l'appellation locale.
04:19Dans la famille, son grand-père était déjà vigneron.
04:23« Mais tu tomberais d'avoir envie de te gager tes petites.
04:25Ben du coup, j'y reste. »
04:29Depuis, elle a fait passer le vignoble en bio
04:31et investi dans ces drôles de jars en forme d'œuf.
04:34« Allez les filles, travaillez bien. »
04:38Elle a définitivement abandonné les fûts en bois pour le vieillissement de son vin.
04:42« Je préfère préserver le goût du raisin
04:45plutôt que le gommer par cet apport boisé de la varie. »
04:51Paris réussit.
04:52Tous les ans, Alice David vend environ 100 000 bouteilles en France et en Europe.
04:56Un vin de caractère à l'image depuis celle-ci et de son terroir.
05:02Et la suite demain de cette belle découverte du Tarn dans votre trésor.
05:06Une image des observes à présent, toujours dans le Tarn, vous le savez, cette semaine.
05:10Aujourd'hui, on vous emmène dans la commune de La Cône,
05:12devenu un haut lieu des salaisons français.
05:14C'est une histoire de cochons, de sel et de patience
05:17et d'un savoir-faire local et ancestral défendu par des charcutiers amoureux de leur territoire.
05:22On voit tout cela avec Nabila Tabouri et Audrey Burlard.
05:27Dans le Tarn, lorsqu'il fait beau, les Pyrénées se dévoilent au loin.
05:33Mais ici, les seules montagnes qui comptent sont les monts de La Cône.
05:381259 mètres d'altitude et une exposition continue au vent.
05:43De ces terres de montagne est née une tradition, celle de la salaison.
05:47Des jambons et des saucissons au goût unique.
05:51Jean-Jacques Galibert, sa femme Marie, leurs enfants et tous les employés perpétuent.
05:57Allez, on est parti au boulot !
05:59Un savoir-faire ancestral.
06:02Dans les caves de séchage, une armée de jambons peaufine sa maturation.
06:07Avant de commencer le travail, Jean-Jacques leur rend toujours visite, muni de cet étrange outil.
06:13Quand j'arrive le matin, c'est mon petit irrité, tout ça.
06:16Là, je sonde quelques jambons en passant, pour savoir s'il n'y a pas de soucis, si ça sent
06:21bon.
06:25Il fallait rien de sécher, le jambon sec, mais là, ça sent trop bon.
06:29C'est mon truc à moi, quoi.
06:31Je m'occupe de mes petits bébés tous les matins.
06:34Les ports transformés dans ces laboratoires sont élevés à 80 kilomètres de La Cône.
06:40Et c'est le jambon qui est le plus long à fabriquer.
06:44D'abord, l'étape indispensable du salage.
06:48Avec la main, tu l'étales, tu le fais glisser sur le jambon.
06:52Il y a un manque de coût sur celui-là.
06:54Oui, le dernier.
06:56On les recouvre correctement et on les laisse un certain jour.
07:01Par rapport au pro de jambon, tant que de nouveau.
07:03On fait les produits doucement, tranquillement.
07:05On ne brusque pas la mécanique.
07:10Jusqu'à la dernière étape, le séchage durera presque 14 mois.
07:16Salaisonnier, un métier où il faut être patient.
07:19Une aventure dans laquelle Jean-Jacques a entraîné sa femme il y a 15 ans en rachetant cette entreprise.
07:25Il y a un jour où il arrive, il me dit ça.
07:27Mais je dis, mais tu te rends compte ?
07:28J'ai dit, le petit, que c'est ?
07:29Je dis, mais c'est impensable.
07:31J'avais surtout peur, je ne voulais pas le frustrer.
07:33J'ai dit, il faut essayer.
07:35Et bien, on ne regrette pas.
07:36On ne regrette pas.
07:37On m'aperçoit que c'est bien pris au jeu.
07:39Elle caresse les jambons aussi bien que moi.
07:44Le séchage des jambons se fait naturellement grâce au vent de la région.
07:50Jean-Jacques transmet à ses enfants les techniques pour orienter au mieux les persiennes et maîtriser la ventilation.
07:58Si ça arrive de par là, du moment que tu as le sud de la va, c'est le vent
08:00marin.
08:01Après, si ça arrive de par l'autre côté, si tu mets ta main là-bas, c'est le vent
08:05du long.
08:06Et vous les distinguez ?
08:06Vous les distinguez ?
08:07Non, pas trop encore.
08:12C'est plus gros, ça aussi.
08:15On a vu nos parents reprendre ça, il y a 15 ans.
08:18Se saigner.
08:19Se saigner pour ça.
08:20Je veux qu'on se retrouve maintenant tous ensemble.
08:22Je trouve ça très bien, très beau.
08:23C'est une fierté pour nous d'arriver là et d'avoir ce petit bijou entre nous-mêmes.
08:28Donc, il n'y a plus qu'à.
08:30Et préserver ainsi l'héritage des maseliers, le nom des charcutiers de la Cône.
08:36Bernard Fourgassier, c'est le grand maître de leur confrérie.
08:40A vue d'œil, il sait si le jambon a été séché dans les règles de l'art.
08:44On voit qu'en surface, il est un peu foncé.
08:48Donc, ça veut dire qu'il a eu fluence du vent de nord.
08:52Et c'est chez lui que l'on retrouve notre spécialiste des salaisons et une de ses amies pour une
08:57recette typique du tarn, la bougnette.
09:00Quelques ingrédients suffisent de la gorge de porc, du pain rassis et des œufs.
09:04C'est un plat très typique et local qui se confectionnait à l'époque quand on tue le cochon dans
09:09la campagne.
09:10Donc ça va, il se découpe bien la bougée ?
09:12Eh bien là, ça va bien, il est bien rassis.
09:16La viande est découpée, puis cuit dans l'eau.
09:19Avec quelques feuilles de laurier, ça permet donc de parfumer un petit peu.
09:26On rajoute ensuite les œufs et la viande coupés en petits morceaux et surtout, on mélange bien.
09:32On y va avec les doigts.
09:34Et puis c'est comme ça que la bougnette prend forme aussi.
09:39La bougnette est enrobée dans une crépine, puis cuit dans une huile bien chaude.
09:43Une recette tout ce qu'il y a plus simple.
09:45Et voici la bougnette.
09:47Et très attendue par le reste de la confrérie.
09:50Bonne dégustation.
09:51Bon appétit.
09:53On va apprécier ce temps.
09:56Elle est super bien grillée.
09:58Des beaux morceaux de viande.
09:59La bougnette est excellente.
10:02Qui c'est qui amène un peu plus ?
10:04À la cône, la bougnette rassemble autant qu'elle régale.
10:09C'est la fin de ce journal.
10:10Merci de votre fidélité.
10:12Tout de suite la météo.
10:12Sébastien Thomas qui nous annonce encore des températures fraîches.
10:15À 20h, Léa Sainte est présent et on continue de vous révéler les secrets, les trésors du Tarn.
10:19Aujourd'hui, direction la cité d'Albi, une des perles d'Occitanie pour une visite hors des sentiers battus.
10:25Surnommée la ville rouge pour ses briques éclatantes.
10:28Albi fascine par son patrimoine.
10:29On vous propose de découvrir l'histoire de ces lieux cachés.
10:32avec quelques visiteurs privilégiés.
10:34Nabila Tabouri et Audrey Burla sont nos guides du jour.
10:39Au nom du Tarn,
10:42de la Brique
10:45et du Rouge.
10:47Albi cité au riche passé historique,
10:50ville de caractère
10:51dont on croit tout connaître
10:53et pourtant.
10:56Messieurs, dames, bonjour.
10:57Aujourd'hui, on va partir sur une visite guidée un petit peu spéciale.
11:00Linda Ferré va emmener ses visiteurs hors des sentiers battus.
11:05Les arcs en plein centre, les murs épais.
11:08À la découverte de lieux qui ne se dévoilent jamais ou presque.
11:12On va continuer notre visite.
11:13Au musée Toulouse-Lautrec, en haut de cet escalier rarement emprunté,
11:18voici la chapelle privée des évêques construite en 1280 dans l'ancien palais épiscopal.
11:23Vous êtes dans une des parties les plus anciennes du palais de la Berbie.
11:28Ici, les prélats venaient se recueillir jusqu'au 19e siècle,
11:31sous une voûte étoilée
11:33et dans un décor de stuc,
11:35de marbre et de dorure.
11:39Un privilège pour les rares visiteurs.
11:52D'autres merveilles les attendent,
11:55mais il faut se perdre dans les ruelles,
11:57oser pousser de lourdes portes.
12:02C'est là que se cachent des hôtels particuliers comme celui-ci.
12:06Des palais construits à la Renaissance
12:08par de riches marchands
12:10qui avaient fait fortune dans le commerce du pastel.
12:13Tous les gens qui passent devant cet immeuble
12:17ne savent pas les trésors qu'ils recèlent.
12:22Maëlie Amalric habite cette demeure depuis son enfance.
12:26Elle en a fait une maison d'hôte.
12:31Voilà.
12:33Donc c'est l'esprit médiéval.
12:37Et voici la chambre la plus demandée,
12:39celle qu'elle a aménagée tout en haut de la tour,
12:42dans l'ancien pigeonnier.
12:43On séchait le pastel
12:44et on regardait aussi les alentours.
12:49On regarde Anne Masseran, ne vois-tu rien venir ?
12:53Et ce que l'on découvre ?
12:54Une vue panoramique sur la cathédrale Sainte-Cécile.
12:59Et elle a de quoi impressionner.
13:02C'est le plus grand édifice religieux de briques au monde.
13:09C'est aussi la plus grande cathédrale peinte d'Europe.
13:13Des chefs-d'oeuvre de la Renaissance.
13:18Mais un lieu reste inaccessible au public, les tribunes.
13:22Linda Ferré, notre guide, a pu y monter exceptionnellement.
13:27C'est extraordinaire.
13:29Ce n'est que la troisième fois en 14 ans que je viens.
13:33Ces tribunes regorgent de peinture.
13:35Mais ce qui attire le regard, ce sont ces graffitis,
13:38près de 5000 laissés au fil des siècles.
13:40Le dimanche 21 octobre 1612, fut célébré au grand hôtel de cette église.
13:47C'est du vieux français ?
13:48Oui, du vieux français, teinté un petit peu de patois.
13:53D'autres chefs-d'oeuvre s'y cachent, mais il faut prendre le temps d'aiguiser son regard.
13:58Des animaux, des personnages presque invisibles,
14:02laissés comme des clins d'œil par les peintres de la Renaissance.
14:07On a l'impression que le personnage, depuis son balcon,
14:10regarde ce qui se passe en bas,
14:12comme s'il pouvait assister aux messes,
14:16qui, à l'époque, était dites dans le cœur à huis clos.
14:19À moins d'être ici, depuis le bas, on ne voit pas ce personnage.
14:27Lui non plus n'est pas vu du public, mais on l'entend.
14:35Frédéric Deschamps officie ici comme organiste.
14:38Depuis dix ans, il a su trouver ses marques.
14:41J'ai la chance parce que je ne suis pas très grand.
14:43Donc je dois avoir la taille du 18e.
14:46Donc c'est très bien pour passer la porte en bas, qui est petite, parfait.
14:50Tout le contraire de l'instrument qui domine la nef
14:53et impose ses dimensions monumentales depuis 300 ans.
14:58Et ce qu'on entend aujourd'hui, au 18e siècle,
15:01c'est ce que les gens entendaient de plus fort.
15:04La petite histoire dans la grande.
15:08Elle entretient le mystère autour de la cathédrale Sainte-Cécile,
15:12dont chaque brique recèle encore bien des secrets.
15:19C'est la fin de ce journal. Merci infiniment.
15:21Et on continue notre aventure au cœur du Tarn.
15:23Aujourd'hui, on vous emmène dans une contrée mystérieuse,
15:26le massif du Sidobre, terre de pierre et de légende,
15:29formé il y a 300 millions d'années.
15:31300 millions d'années. C'est le plus grand massif granit d'Europe.
15:34Une curiosité géologique unique que nous font découvrir
15:37Nabila Tabouri et Audrey Burla.
15:40C'est un pays de légende.
15:44Une terre de pierres et de rochers.
15:48Fruit de la colère des dieux pour les uns.
15:50Sculptures étranges imaginées par des sorcières pour les autres.
15:55Le Sidobre est une exception géologique unique en Europe.
15:59Un cadre idéal pour qui aime raconter des histoires.
16:03Vous allez voir que certains rochers sont particuliers
16:06et que quasiment chacun a sa petite légende associée.
16:12Bérangère Deltosan, guide conférencière et conteuse,
16:16connaît par cœur ce plateau de granit né il y a 300 millions d'années.
16:21Elle emmène les promeneurs à la découverte de ces rochers.
16:24Au drôle de forme, celui-ci ressemble à une oie.
16:28Elle commence à survoler le plateau comme elle peut, c'est une très grosse oie.
16:32Le premier rayon de soleil va la transpercer comme un coup de poignard dans le dos.
16:36Et paf, elle tombe ici, elle se transforme en pierre.
16:40Les légendes avaient besoin de nommer les choses, d'expliquer.
16:43Quand on n'a pas d'explication, c'est la peur qui va dominer.
16:47Pour ne pas avoir peur, il faut expliquer.
16:48Et donc on va inventer des légendes.
16:50Et invoquer des personnages parfois effrayants.
16:53Comme le diable qui, selon la légende, aimait venir s'asseoir sur ce rocher.
16:58Pourquoi vous venez vous asseoir tous les soirs sur ce rocher ?
17:01Et là, le diable regarde avec un sourire béat.
17:05Je suis amoureux de Rose, la jolie bergère qui habite sur le plateau en face.
17:10Ah, ces histoires, ça s'est créé une image, c'est vraiment magnifique.
17:13Je m'y trouverai seule le soir.
17:15Ah oui, oui.
17:16Vous pensez rien au diable ?
17:18Ah oui, maintenant, oui.
17:21Certains rochers ont été classés il y a plus d'un siècle au patrimoine pour les protéger.
17:28Car le Cidobre a aussi une tradition d'extraction de granit.
17:33Et voici l'une des plus grandes carrières d'Europe.
17:3790 000 tonnes prélevées par an.
17:40Malgré le gigantisme, la découpe est minutieuse.
17:46Quant aux immenses engins, mieux vaut les manier avec dextérité.
17:53Le bloc, ça pèse quand même.
17:54Je pense que lui, il faisait moins 40 tonnes facile.
17:57Et des fois, il faut jouer un peu avec l'inclinaison pour pouvoir manœuvrer.
18:01Un granit exceptionnel considéré comme l'un des plus denses au monde.
18:06Il est très régulier, très homogène, sans défaut.
18:10Un bloc comme ça peut se retrouver à faire un monolithe pour la Sagrada Familia.
18:14Il a également été utilisé à l'aéroport de Francfort et dans le métro de Singapour.
18:21Mais ici, la plus grande fierté, ce sont ces pavés.
18:33Voilà un pavé qu'on retrouve sur les chaises d'Elysée.
18:35Ça, c'est sûr, c'est plutôt les pneumatiques qui vont rouler dessus ou les chaussures qui vont suger plutôt
18:39qu'un pavé comme ça.
18:40Car le granit est éternel.
18:43Et dans le Cidobre, il sert à tout, même à construire des fours à bois, comme dans cette auberge.
18:49Et ce four totalement recyclé, Gilbert Oulès y tient beaucoup.
18:56Ces pierres viennent du vieux hameau de Crémoselle, une ancienne maison de mes aïeux qui était en ruine.
19:01Nous avons récupéré toutes les pierres d'en bas.
19:04On les a transportées ici pour construire ce four.
19:07Un four dans lequel il a cuit des années durant sa fameuse soupe au fromage.
19:12Aujourd'hui, cette recette...
19:13Ça va mieux à deux quand même.
19:15Il la transmet à Alain Villemouth, son successeur depuis quelques mois.
19:20Gilbert m'a dit, écoute, si tu fais la restauration, je te donnerai ma recette.
19:25Et depuis qu'il me l'a donné...
19:26Il ne les implique pas.
19:27Voilà.
19:29Une recette très simple, un millefeuille de choux blanchis, de pain et beaucoup, beaucoup de fromage,
19:35mais avec la touche de Gilbert.
19:48Et ce qui fait la différence, le bouillon dont il faut généreusement imbiber la préparation,
19:54puis la cuisson dans le four en granit.
20:04Dans la salle, beaucoup d'anciens clients de Gilbert.
20:08Magnifique.
20:09Elle est généreuse.
20:12C'est phénoménage.
20:15Meilleur que c'est que c'est Gilbert.
20:17Ah, je ne vais pas dire ça.
20:19Je ne peux pas.
20:21Dans le sidobre, la soupe au fromage est immuable, comme le granit.
20:28Et puis ce chiffre complètement fou après l'annonce du retour sur scène de Célidion.
20:32On rappelle qu'elle est les secrets du Tarn, comme on le fait depuis lundi.
20:36Aujourd'hui, on s'arrête à Groyer, une ville dont l'histoire est étroitement liée à celle du cuir
20:40et qui perpétue un savoir-faire millénaire d'exception,
20:43en mêlant passé-présent grâce à des artisans qui continuent de faire vivre cette filière de génération en génération.
20:50Nos guides du jour sont Nabila Tabouri et Audrey Burla.
20:56Et au milieu de Groyer, coule une rivière.
20:59Elle a façonné la ville et lui a laissé un héritage, le travail du cuir.
21:04Ici, du tannage de la peau.
21:08A sa transformation en beaux accessoires, l'histoire de Groyer est liée à un savoir-faire presque millénaire,
21:15une tradition à laquelle les habitants sont attachés.
21:19Ah, ça sent bon.
21:21C'est une jolie couleur.
21:22On imagine les gens qui viennent dessus, qui viennent le couper, qui viennent le travailler et qui le rendent super
21:28beau.
21:30Pour rencontrer ces artisans, il suffit de remonter la rivière, le Dadou.
21:34Le long de ses rives, d'immenses usines de transformation du cuir, la plupart à l'abandon.
21:43Il n'en reste plus qu'une poignée en fonctionnement, dont celle de François Roque.
21:49C'était mon terrain déjà quand j'étais petit, donc je n'ai pas trop grandi parce que j'y
21:52suis toujours.
21:53Son arrière-grand-père avait construit l'usine en 1930.
21:57Depuis presque un siècle, ces tonneaux tournent nuit et jour,
22:00à l'intérieur des pots bruts que l'on va anoblir.
22:05Cette usine, c'est une mégistrie.
22:07« Mégistrie, c'est un terme typiquement français.
22:10C'est des mégires qui veut dire assouplir. »
22:12Et les assouplir, c'est les traiter, les nourrir et les mettre au vent dans ce séchoir.
22:17« Vous avez le coup de main ou plutôt le coup d'épaule, là ? »
22:19« Eh oui, on a le geste juste qu'il faut. »
22:22Pour François Roque, la technique est la même que celle de ses aïeux.
22:25« C'est la meilleure des sèches parce qu'on prend l'air de dehors qui est chargé en humidité.
22:30Donc c'est une sèche plus lente, une sèche plus douce. »
22:35Faire d'une pot un produit noble nécessite du temps et de la patience.
22:39Pas moins de deux mois et une cinquantaine d'étapes sont nécessaires.
22:44« Chaque pot a un caractère unique.
22:46Donc de ce fait, il est impossible d'automatiser la totalité de la production.
22:50Et donc du coup, on est concurrencié par la main d'air pour faire le meilleur marché que nous,
22:54que ce soit asiatique, chinoise, indienne. »
22:58Aujourd'hui, s'il s'en sort, c'est grâce aux grandes marques de luxe, à qui il vend son
23:02savoir-faire.
23:05Mais on est loin, très loin de la belle époque où Groyet était la capitale française du cuir.
23:10Jusque dans les années 80, la ville comptait une centaine de magisteries qui employaient plus de 3500 ouvriers.
23:18« Il existe encore des endroits où les objets que l'on fabrique ont du caractère.
23:24Groyet est un de ces endroits. »
23:26Une histoire que connaît bien Hugo Planès.
23:29Il travaille au musée du cuir et le développement de cette industrie à Groyet n'est pas dû au hasard.
23:36« La première trace de tanner à Groyet que l'on a, c'est 1222.
23:40Le dadou, elle a une eau qui est particulière, très peu calquéreuse.
23:44Elle est aussi relativement stable dans sa température.
23:46Et donc ça permet aux magiciers de travailler dans des conditions plus faciles. »
23:51De cette richesse est née un autre savoir-faire, la maroquinerie.
23:55Dans cet atelier, les artisans coupent, façonnent et cousent sacs et articles de cuir.
24:07« Lauri Boumesla, l'expert de la découpe, sait bien lire les pots. »
24:14« Ah, c'est le regard qui fait tout. »
24:24« L'atelier est classé entreprise du patrimoine vivant.
24:30Un label qui distingue les artisans au savoir-faire d'exception.
24:34Amandine Guigra a racheté l'entreprise il y a 10 ans.
24:37Elle voulait préserver l'activité de cette manufacture reconnue.
24:40« Fabriquer tout à la main en France, c'est très important.
24:43Utiliser des cuirs exceptionnels tannés à grouiller comme celui-ci, c'est très important.
24:47Et ça fait un produit qui a du sens. »
24:51Le sens, ils l'ont trouvé dans la transmission.
24:54« Et là, un petit coup de marteau. »
25:09« Alors, elle est comment comme roi ? »
25:11« Ça va. Non, c'est agréable d'apprendre avec Martine. »
25:16La relève, c'est ce qui permettra à la manufacture de résister au temps,
25:20de se patiner pour redonner son lustre à grouiller la ville qui fait vivre le cuir.
25:28« Fin de ce journal. Merci infiniment de votre fidélité. »
25:31« Regardez cette chorégraphie impressionnante organisée sur la passerelle d'Albi,
25:38près de 350 danseurs réunis au-dessus du Tarn pour le plus grand bonheur des spectateurs. »
25:44« Passez une très belle journée sur France 2. »
25:48Retrouvez toute l'actualité en continu sur France Info Canal 16.
25:52« Sous-titrage Société Radio-Canada »
25:58« Sous-titrage Société Radio-Canada »
Commentaires