- il y a 13 heures
Journée décisive dans la guerre au Moyen-Orient, ce samedi 23 mai. L'Iran affirme être en "phase de finalisation" d'un protocole d'accord et évoque un "rapprochement" avec Washington. De son côté, Donald Trump évalue les chances de conclure un accord avec l'Iran à "50/50".
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00:00L'édition spéciale continue sur BFM et tout est en train de se jouer à l'heure où on se
00:04parle.
00:05Va-t-on vers un accord où l'anéantissement total d'Israël ?
00:08Donald Trump est à Washington en ce moment même.
00:11Il a annulé le mariage de son fils, il a annulé sa venue au mariage de son fils.
00:15Il n'est pas allé au Golfe, il est avec des militaires américains en train de voir s'il va
00:19décider de frapper l'Iran.
00:21Et selon lui, c'est 50-50.
00:24Il y a une chance sur deux pour que la diplomatie l'emporte, une chance sur deux pour que la
00:28guerre reprenne.
00:29Il a indiqué qu'il rencontrerait Steve Whitcoff et Jared Kushner pour discuter de la dernière réaction de l'Iran.
00:34Le vice-président américain sera également présent pour prendre cette décision finale.
00:39Marco Rubio, depuis l'Inde, dit qu'il y a une chance tant que l'Iran accepte l'accord.
00:44Sur la question du dossier iranien, comme je l'ai dit, des progrès ont été réalisés, même au moment où
00:49je vous parle.
00:50Des efforts sont en cours et il est possible que plus tard, aujourd'hui, demain ou dans quelques jours, nous
00:55ayons quelque chose de concret à dire.
00:57Mais ce problème doit être résolu, comme le président l'a dit.
01:00D'une manière ou d'une autre, l'Iran ne pourra jamais posséder l'arme nucléaire.
01:04Les détroits doivent être ouverts sans péage.
01:06Et le président a toujours défendu sa préférence pour une solution diplomatique.
01:10Le président privilégie toujours la résolution des problèmes, comme celui-ci, par la négociation.
01:14Et c'est ce sur quoi nous travaillons actuellement.
01:16Un deal ou des frappes.
01:18Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien confirme une tendance au rapprochement.
01:23Mais dans le même temps, Téhéran réposte et menace.
01:27Elle promet une réponse écrasante en cas d'attaque.
01:30On va aller voir à Washington notre correspondant Axel Meunier pour essayer de comprendre ces messages contradictoires.
01:36Avec vous, Axel, ce matin, on a cru que Donald Trump allait frapper.
01:39Et puis finalement, un accord.
01:41Bref, c'est du 50-50.
01:46Oui, c'est exactement ce qu'il a déclaré au journaliste du site américain Axios.
01:51Du 50-50, soit une campagne de frappe massive, sans qu'il en dise plus, soit un accord.
01:58Et effectivement, il va réunir autour de lui J.D. Vance, son vice-président,
02:01et les deux émissaires sur la question iranienne, Steve Witkoff, son ami, et son gendre, Jared Kushner.
02:07Les hommes seront rejoints par le vice-président J.D. Vance pour discuter des suites à donner à ce conflit
02:15iranien qui dure maintenant depuis le 28 février.
02:19Et effectivement, Donald Trump, qui semblait penché pour la solution diplomatique, puis qui a semblé repartir vers l'idée d
02:26'une reprise des hostilités,
02:27aujourd'hui, dit qu'il pourrait prendre une décision demain.
02:31Mais de son côté, Marco Rubio, le secrétaire d'État, était bien plus optimiste sur la possibilité d'une frappe,
02:37pardon, sur la possibilité d'un accord qui pourrait être signé très rapidement, d'après lui.
02:43Et puis des sources médiatiques, ici, estiment que les médiateurs pourraient parvenir à un accord pour un cessez-le-feu
02:51prolongé de 60 jours
02:52entre les deux pays, entre Washington et Téhéran, ce qui fait que, de fait, les discussions autour du nucléaire iranien
03:00seraient repoussées, signées d'yès,
03:02ce qui était d'ailleurs une des volontés et l'une des demandes du régime iranien.
03:07Alors voilà, désormais, il va falloir attendre de voir ce que Donald Trump va faire,
03:11s'il se tient à ce calendrier qui serait une décision demain, d'après ce qu'il a dit, donc
03:16au site Axios.
03:17– Merci Axel Meunier, en direct de Washington, on le voit bien, un week-end sous tension,
03:22tout va se jouer entre aujourd'hui et demain, c'est pile ou face, est-ce que la diplomatie va
03:27l'emporter
03:27ou est-ce que c'est le retour des frappes ?
03:29Le lieutenant-colonel Guillaume Ancel, vous êtes avec nous, bonsoir, ancien officier,
03:33à votre avis, pile ou face, la pièce va tomber de quel côté ?
03:36– En fait, Donald Trump n'a pas le choix, c'est-à-dire que s'il n'obtient pas
03:40un accord satisfaisant sur le nucléaire,
03:42qui est le point central, en fait, de l'affaire du Golfe, il sera obligé de frapper.
03:48Pourquoi ? Parce que les Iraniens, depuis 45 jours de négociations,
03:53essaient de laisser le sujet de côté.
03:55Et d'ailleurs, encore maintenant, le porte-parole du ministre des Affaires étrangères dit
03:58« on s'est entendu sur plein de points, mais par contre on a laissé le nucléaire de côté ».
04:02Ce n'est pas possible dans l'esprit de Donald Trump, puisque la seule justification de cette guerre,
04:06c'est le nucléaire.
04:07Donc, soit le nucléaire est dans l'accord, y compris de dire « on va traiter le nucléaire de telle
04:12manière,
04:12on prendra 30 jours de plus ».
04:14Bon, OK, c'est ce qu'essayent de faire valoir les Pakistanais.
04:17Je rappelle que le chef d'état-major de l'armée pakistanaise est là, à Téhéran,
04:21en train de discuter avec les Iraniens.
04:23Soit il n'y a pas cet accord, mais cette fois, Trump n'attendra plus,
04:26parce qu'il sait très bien qu'il s'est ridiculisé,
04:28c'est la huitième fois en 45 jours qu'il dit « on va être obligés de frapper ».
04:31Et là, pour moi, d'ici dit, mon choix, il est obligé de frapper.
04:34Mais pourquoi ? Parce que sinon, il reconnaît face aux Iraniens
04:38que sa guerre n'avait aucune raison d'être.
04:41Et il a perdu à ce moment-là la guerre vis-à-vis des Iraniens,
04:44mais surtout vis-à-vis des Américains.
04:46Et ça, c'est quelque chose qu'il traînera pendant les trois dernières années de son mandat.
04:50Et s'il frappe, il doit frapper très fort.
04:52Ça peut vraiment être des frappes de grande intensité radicale,
04:56c'est-à-dire frapper lourd, la fameuse opération Massud dont on parle depuis quelques jours.
05:00En fait, s'ils frappent, il faut qu'ils frappent jusqu'à ce que le pouvoir iranien cède.
05:04Donc ça ne peut pas être une frappe symbolique pour les impressionner.
05:08Ça ne peut être que des frappes contre eux-mêmes,
05:10c'est-à-dire cherchant à tuer un certain nombre de dirigeants iraniens,
05:13pas tous, mais pour leur montrer que c'est comme ça qu'ils finiront.
05:16Des frappes militaires, j'y crois assez peu contre des objectifs militaires,
05:19parce que beaucoup ont été traités.
05:21Ce n'est pas ça qui va influencer plus le régime des gardiens de la Révolution.
05:25Par contre, des frappes très dures qui empêcheraient la société de vivre,
05:29c'est-à-dire les centrales électriques et les ponts.
05:31Pas forcément tous, mais des endroits suffisamment importants
05:36pour que même les gardiens de la Révolution se disent
05:38« Demain, la société iranienne ne pourra pas vivre avec ça,
05:42nous sommes obligés de capituler ».
05:44En fait, il sera obligé de frapper jusqu'à ce que les gardiens de la Révolution
05:48capitulent sur le sujet.
05:50Un accord où anéantir l'Iran, c'est du 50-50 selon Donald Trump
05:55et au cœur de ces négociations, Emmanuel Galichet,
05:58enseignante chercheuse en physique nucléaire,
06:00il y a évidemment l'uranium enrichi qui, je crois donc,
06:04Guillaume le rappelait, ne fait pas partie de ces négociations.
06:07Il semble qu'effectivement, vous ayez raison,
06:09il semble qu'ils veulent le mettre à part des négociations
06:12et on voit bien justement qu'en fait, c'est surtout pour gagner du temps,
06:16ce nucléaire, et comme le disait tout à fait justement Guillaume,
06:20c'est le centre de la guerre pour Donald Trump,
06:23c'est sa lutte contre la prolifération nucléaire,
06:25donc ça doit être absolument discuté.
06:29Alors, discuté en plusieurs temps, peut-être effectivement étalé dans le temps,
06:33parce que c'est dur, parce que c'est technique,
06:35parce qu'il faut qu'il y ait aussi la IEA
06:37qui reprenne une place autour de la table,
06:40mais il faut qu'il y ait effectivement une négociation sur le nucléaire.
06:44Et dernière, à dépêche, qui tombe à l'instant,
06:46Trump affirme qu'un accord avec l'Iran se rapproche grandement,
06:50interview à CBS News.
06:54Maneli Mirkan, vous êtes avec nous,
06:56vous êtes experte en sécurité internationale franco-iranienne.
06:58On parle d'un accord, on parle de négociations,
07:01mais on parle aussi du prolongement du cessez-le-feu pendant 60 jours.
07:06C'est-à-dire que ça ne serait pas vraiment un accord,
07:08ça ne serait pas une solution de paix.
07:10On repousse le problème de 60 jours.
07:12– Effectivement, ce serait le statu quo,
07:15mais de manière prolongée,
07:17donner le temps aux deux parties pour avancer vers d'autres choses.
07:23En revanche, dans ce scénario-là,
07:25ce qui est en question, c'est ce blocus américain,
07:28c'est le dégel des avoirs des Iraniens,
07:31et c'est le détroit d'Hormuz.
07:32Là, dans les médias iraniens,
07:34les sources proches du régime disent que le détroit d'Hormuz,
07:37ce qui a été proposé aux Américains,
07:41c'est un retour au normal du point de vue du nombre de passages de patoux.
07:47En revanche, pas de changement par rapport au contrôle des Iraniens sur le détroit.
07:52Ça veut dire quoi ?
07:53Ça veut dire qu'on s'engage à ouvrir,
07:54officiellement le terme, c'est ouvrir le détroit.
07:56Donc, le nombre de passages, on revient à la normale.
07:59En revanche, c'est nous qui contrôlons.
08:01Donc, si c'est ce genre de choses qui ont été mises dans l'accord,
08:05évidemment que ce ne peut pas être acceptable.
08:08Le blocus va continuer et le dégel des avoirs ne va pas pouvoir se faire.
08:11Et donc, ce temps donné, c'est finalement un statu quo
08:14qui va continuer à impacter nos économies,
08:18continuer à impacter les Iraniens, et le jeu continue.
08:21Sébastien Réunio, bonsoir, spécialiste de l'Iran
08:23et auteur de la modernité iranienne.
08:25Est-ce qu'on peut y croire à cet accord ?
08:27Vous donnez combien de chances ?
08:29Donald Trump dit 50-50.
08:30Vous, vous êtes à combien en pourcentage
08:33dans l'aboutissement, finalement, d'un accord de paix ?
08:36Là, je parle bien d'un accord de paix.
08:38Voilà, en fait, c'est ce qui se joue, en fait.
08:40Parce que c'est difficile de se mettre dans la tête de Donald Trump.
08:43Mais là, il y a beaucoup, quand même,
08:44il y a un alignement de planètes.
08:46Il y a eu beaucoup d'événements ces dernières heures.
08:48Il y a une délégation pakistanaise qui est allée à Téhéran.
08:51Une délégation qatarique qui est allée à Téhéran,
08:54qui a mis pression sur l'Iran.
08:57Et puis, il y a la main visible du détroit d'Harmouz
08:59dans cette situation.
09:00C'est-à-dire qu'il y a une pression économique
09:02sur ces négociations d'une telle force
09:04que tout le monde aurait, dans le monde entier,
09:08de la Chine jusqu'à Washington,
09:10une grande respiration à avoir une ouverture.
09:13Et là, par rapport aux éléments de langage
09:16qui sont exprimés de part et d'autre,
09:17du côté américain et du côté iranien,
09:19on note quand même des convergences.
09:22Quand on parle de rapprochement du côté américain
09:24et du côté iranien,
09:26c'est déjà qu'ils utilisent le même vocabulaire.
09:29Ensuite, ils parlent pendant plusieurs jours
09:31de finaliser un protocole d'accord.
09:36Donc, si vous voulez,
09:37il y a une usine à gaz de problèmes à gérer,
09:38il y a le détroit d'Harmouz,
09:40il y a l'enrichissement d'uranium,
09:42il y a le stock d'uranium enrichi.
09:44Mais cette négociation,
09:45elle entraîne non seulement les États-Unis et l'Iran,
09:48mais aussi le Liban et Israël.
09:50Donc, il y a toute une question régionale
09:51derrière ces négociations.
09:53Je suis d'accord avec vous, Sébastien.
09:55Effectivement, on a l'impression
09:55que les deux partis, pour l'instant,
09:57parlent la même langue.
09:58Mais on ne va pas faire une analyse
09:59de la syntaxe exacte.
10:01Mais quand même, je vois Donald Trump
10:02qui dit qu'un accord se rapproche.
10:04Mais quand on regarde les déclarations
10:06du porte-parole du ministère
10:08des Affaires étrangères,
10:09on voit bien qu'il y a un peu plus de pincettes.
10:11Il y a une tendance au rapprochement.
10:14Ça, c'est déjà un petit peu plus mou.
10:16Et il y a une autre déclaration.
10:17Nous sommes à la fois très loin
10:18et très proches d'un accord.
10:20Alors ça, on a du mal à comprendre.
10:22Il faut nous éclairer, Bertrand Besancenot,
10:23puisque vous êtes spécialiste du Moyen-Orient,
10:25mais aussi ancien ambassadeur
10:26en France d'Arabie Saoudite.
10:28Ça veut dire quoi ?
10:28Moi, je ne comprends pas très bien.
10:29À la fois très loin
10:30et très proche d'un accord.
10:32Alors, le langage diplomatique,
10:34évidemment, c'est petit secret.
10:36C'est connu.
10:38Mais un diplomate se veut,
10:39par définition, d'être optimiste.
10:41C'est-à-dire que concrètement,
10:42quand on parle de la finalisation
10:45d'un protocole d'accord,
10:47ça veut dire ce que ça veut dire.
10:49C'est-à-dire qu'on n'est pas du tout
10:50sur un accord sur les points principaux,
10:53mais on est d'accord, d'abord,
10:54pour prendre certaines mesures,
10:56pour proroger le cessez-le-feu.
10:58Et on doit s'entendre sur,
11:01disons, des points principaux.
11:03C'est-à-dire qu'on acceptera
11:04de négocier sur l'uranium.
11:06À quelle échéance ?
11:07C'est encore à voir, sans doute.
11:09Mais qu'on est prêts également
11:10à ouvrir le détroit d'Hormuz.
11:13Alors, les Iraniens disent,
11:14en conservant le contrôle,
11:15les Américains, je suppose,
11:17diront très bien,
11:18mais nous, on n'acceptera pas
11:20ce point-là.
11:22Mais par contre,
11:22on est prêts à débloquer les fonds.
11:24Bon, c'est exactement ce genre
11:26de négociations de dernière minute
11:28qui se font.
11:29C'est-à-dire qu'on serait d'accord
11:30pour proroger le cessez-le-feu.
11:32On est d'accord pour un accord cadre,
11:34c'est-à-dire un programme de travail,
11:36ce qu'on va négocier.
11:37Et on doit s'entendre
11:38sur quelques points les plus sensibles.
11:40Alors, pour les Iraniens,
11:41leur joker, c'est finalement
11:44arrêter le blocus du détroit d'Hormuz.
11:46Pour les Américains,
11:47ça veut dire effectivement
11:48qu'on négocie sur le nucléaire.
11:50Maintenant, les modalités,
11:51à mon avis, ne sont pas précisées.
11:53Elles ne le seront pas tout de suite.
11:55En fait, on va geler le conflit.
11:57C'est ça que vous nous dites.
11:58Pendant 60 jours,
11:59peut-être le temps de la Coupe du Monde
12:00qui va se jouer aux États-Unis.
12:01Oui, mais ça permettra quand même
12:02de laisser passer les bateaux.
12:04D'abord, c'est la première chose.
12:05Donc, je veux dire,
12:06ça va quand même rassurer
12:07les marchés internationaux,
12:08rassurer les assureurs.
12:10Donc, c'est déjà un point important.
12:12Maintenant, la négociation,
12:14il ne faut pas se faire des illusions.
12:15À Téhéran,
12:16ils estiment à juste titre
12:17qu'ils sont d'excellents négociateurs
12:19et bien meilleurs que les Américains
12:20et qu'ils arriveront
12:21à limiter la casse
12:22dans la négociation.
12:24Maintenant,
12:25il faut voir exactement ce qui se passe.
12:27Je vous avondrai une image
12:28qu'a postée Donald Trump
12:29depuis son réseau
12:30Trousse Social ce matin
12:31qui n'allait pas vraiment
12:33dans le sens de la paix.
12:34Regardez,
12:34United States of the Middle East.
12:37Thierry Arnaud,
12:38ça,
12:38vous croyez que c'est
12:39quelqu'un qui cherche
12:40un accord
12:41avec un pays ami
12:43ou qu'est-ce que c'est que ça ?
12:44Moi, j'y lis plutôt
12:45une déclaration de guerre.
12:46C'est ce qu'ont payé
12:47de Donald Trump
12:47qu'on appellerait
12:48du trolling,
12:49je pense.
12:51Je pense qu'en cherchant
12:52pas très loin
12:53dans les archives,
12:54vous pouvez retrouver
12:54une carte similaire
12:55avec le Groenland,
12:57avec le Canada,
12:59peut-être le Venezuela aussi,
13:00je ne suis pas sûr,
13:01mais c'est possible.
13:04Donc,
13:04c'est classique
13:05Donald Trump
13:06et je pense que là,
13:07pour le coup,
13:08ça n'a aucune incidence
13:09et aucun impact
13:10sur les discussions
13:10qui sont en cours.
13:11Il aime la provocation,
13:13il aime se défouler
13:15sur son réseau social favori
13:17et c'est en l'occurrence
13:19ce qu'il a fait.
13:20C'est plus important
13:21ce qu'il dit
13:23aux journalistes de CBS,
13:24ce qu'il dit
13:24aux journalistes d'Axios
13:26avec qui ils sont entretenus
13:27par téléphone.
13:27C'est dans ce genre
13:28des circonstances
13:29son mode de communication favori
13:31et on sent bien
13:32qu'il y a de son côté
13:33quand même
13:33la volonté
13:34d'aboutir à un accord.
13:37Un accord qui,
13:38comme l'ambassadeur
13:38l'a bien expliqué,
13:40est un préaccord.
13:40On ne va pas,
13:41même si on nous annonce
13:42quelque chose
13:42dans les heures qui viennent,
13:43ce ne sera pas
13:44l'accord complet
13:45entre les Etats-Unis
13:46et l'Iran
13:47auquel éventuellement
13:48Israël pourrait s'associer
13:50même si ça c'est un sujet.
13:51Ce sera un accord
13:52qui définira
13:54un certain nombre
13:55d'avancées concrètes
13:56sur le détroit d'Hormuz
13:57en particulier
13:58avec en échange
13:59des concessions
14:00essentiellement financières
14:01du côté américain,
14:03la levée du blocus américain,
14:05la levée du blocus
14:06sur les ports iraniens
14:07aussi.
14:07Donc on débloquerait
14:08ce goulot d'étranglement
14:09pour l'économie mondiale.
14:10Ce qui aurait l'avantage
14:11pour Donald Trump
14:12de pouvoir présenter
14:14un premier résultat concret
14:15aux Américains
14:16parce que si le cours
14:17du baril
14:18chute fortement,
14:19ça veut dire que le prix
14:20à la pompe aux Etats-Unis
14:21va chuter fortement.
14:23Mais pourquoi 50-50 ?
14:24Parce que dans ces circonstances,
14:26Paola,
14:26tant que tout n'est pas fait,
14:28rien n'est fait.
14:29Et si on sent bien
14:30du côté du pouvoir iranien
14:32et du côté de la Maison-Blanche
14:33sans doute une volonté
14:34d'aboutir,
14:35dans les deux pays,
14:36dans les deux camps,
14:37il y a des durs
14:37qui n'en veulent pas.
14:39Côté américain,
14:39il y a le président
14:41de la commission
14:41de la défense du Sénat,
14:43sénateur très influent
14:44qui s'appelle Roger Wicker
14:45qui disait hier
14:45« Il faut y retourner
14:46parce que si on n'y retourne pas,
14:48c'est-à-dire pour frapper,
14:49on n'obtiendra jamais
14:51la victoire
14:52qui est indispensable
14:53aux Etats-Unis. »
14:54Et du côté iranien,
14:55il y a certainement
14:56des durs du régime aujourd'hui
14:57qui sont en train
14:57de faire pression
14:59sur le régime
15:00pour qu'il ne capitule pas
15:01face aux Etats-Unis.
15:02Est-ce qu'on ne peut pas penser
15:03que tout ça,
15:03ces déclarations de Donald Trump
15:05qui appellent des journalistes
15:06en disant « On est proche
15:07d'un accord avec ça ? »
15:08C'est le brouillard de la guerre.
15:09Mais en fait,
15:09il se prépare à des frappes,
15:11Guillaume Ancel.
15:12Est-ce qu'on ne peut pas
15:12se dire que là,
15:14il avance comme ça
15:15en disant « Non, non,
15:16mais on est proche d'un accord. »
15:17Mais finalement,
15:17en sous-marin,
15:18il prépare une riposte violente.
15:20En fait,
15:20il prépare les deux.
15:22Et au fond,
15:23comme négociateur,
15:24il a raison.
15:24Et Bertrand dirait
15:25que c'est assez classique
15:26dans une négociation
15:27d'avoir un côté un fouet
15:29et puis de l'autre
15:30un crayon pour signer.
15:31Mais par contre,
15:32là, ce qu'il montre,
15:33c'est que le fouet,
15:34cette fois,
15:34il sera obligé de frapper.
15:35Pourquoi ?
15:35Parce que ça fait 45 jours
15:36qu'il négocie.
15:37On se souvient qu'il a mené
15:38d'abord une guerre de 40 jours
15:40où Pitexet,
15:41son secrétaire d'État à la guerre,
15:42lui avait juré
15:43que les Iraniens
15:44étaient par terre.
15:45Et d'ailleurs,
15:45le président américain
15:46s'était vanté
15:47d'avoir détruit
15:48quelque part
15:49les capacités militaires de l'Iran.
15:50Et puis au bout de 45 jours,
15:51non seulement il n'a pas débouché
15:53en termes de négociation,
15:54encore une fois,
15:55la négoce,
15:55c'est le nucléaire.
15:56Ce n'est pas Romousse,
15:57le détroit d'Hormousse,
15:58c'est une conséquence de la guerre.
16:00La seule raison de cette guerre
16:02que peut justifier Donald Trump,
16:03c'est le nucléaire.
16:05Il a débouché sur rien
16:06et depuis 45 jours,
16:08les Iraniens manifestement
16:09se préparent
16:09à des tirs de riposte
16:11au cas où ils seraient attaqués.
16:12Pas contre l'armée américaine,
16:14mais contre les pays du Golfe.
16:15Par exemple,
16:15cette semaine,
16:16ils attaquent rien de moins
16:18qu'une centrale nucléaire
16:19aux Émirats arabes unis.
16:20Réalement,
16:20c'est juste un groupe électrogène
16:22sur le côté,
16:22mais le signal est très clair.
16:24Regardez ce que nous,
16:25nous pourrions commettre
16:26comme dégâts.
16:27Et du coup,
16:27pour moi,
16:28Donald Trump,
16:28maintenant,
16:29il est acculé.
16:30C'est-à-dire qu'il a tellement promis
16:32qu'il allait succéder
16:33sur le sujet,
16:35alors que mardi,
16:36il avait décidé de frapper
16:37et il suspend encore
16:37une dernière fois
16:38ses frappes.
16:39Et on se souvient de Cébo,
16:41il y a une heure encore,
16:42j'allais lancer une attaque,
16:43mais finalement,
16:44j'ai eu les pays du Golfe
16:45au téléphone.
16:45Et il dit,
16:45je le suspends quelques jours
16:46jusqu'à dimanche.
16:48Ça veut dire que
16:48s'il est resté là ce week-end,
16:49c'est parce qu'il sait
16:50qu'il est obligé
16:51de prendre une décision.
16:52Il est obligé de trancher
16:53entre les faucons,
16:54et parfois,
16:55il y a des vrais,
16:55dont Benjamin Netanyahou
16:57qui lui disent,
16:57il faut frapper,
16:58il faut frapper
16:58pour finir le travail,
17:00ce qui est épouvantable.
17:01Et puis de l'autre,
17:02je vais dire,
17:03les ambassadeurs qui disent,
17:04mais non,
17:05on peut négocier,
17:06on va arriver à quelque chose.
17:07Et en fait,
17:07Trump,
17:08il est pris entre les deux.
17:09Mais,
17:09pour moi,
17:10aujourd'hui,
17:10il y a quelque chose
17:11qui a changé.
17:12C'est qu'il est arrivé à bout
17:13de la patience des Américains
17:15de c'est quoi cette guerre ?
17:16En fait,
17:17on fait quoi là-bas ?
17:18Et si ça s'enlise,
17:19la situation,
17:20ça veut dire qu'il a perdu,
17:21ça veut dire qu'il le traînera
17:22comme un boulet,
17:23cette affaire de la guerre en Iran,
17:24comme s'il avait déjà
17:25un peu perdu.
17:27Alors,
17:27vous l'avez dit,
17:28Donald Trump a non seulement
17:29annulé sa venue
17:30au mariage
17:31de son propre fils
17:32qui avait lieu ce week-end
17:34au Bahamas,
17:34il a annulé aussi,
17:36je le dis,
17:36ça peut paraître
17:36un détail complètement anecdotique,
17:38mais il a annulé aussi
17:39sa partie de golf
17:40alors qu'il joue au golf
17:41trois fois par semaine,
17:43ce qui peut être
17:43un détail aussi,
17:44ça vous dit que c'est très grave
17:45et venez avec moi
17:46parce qu'on va voir,
17:47il y a un autre homme
17:47qui a beaucoup communiqué
17:49hier soir
17:50et c'est d'ailleurs pour ça
17:51qu'on a cru que les frappes
17:52allaient reprendre
17:53dès ce matin.
17:54Cet homme,
17:54c'est Dan Scavino,
17:55c'est le chef adjoint
17:56au cabinet de la Maison Blanche
17:58et c'est lui en fait
17:59qui depuis le début,
18:00depuis 2015,
18:01gère toute la stratégie
18:03sur les réseaux sociaux
18:04de Donald Trump
18:05et hier soir,
18:06vous allez voir,
18:07il a posté un message,
18:08un clip complètement cryptique.
18:10Regardez.
18:30Alors ça,
18:31c'est assez incroyable
18:32comme communication guerrière,
18:34non,
18:35Colonel ?
18:35Et en plus,
18:36comme vous l'avez rappelé
18:38tout à l'heure,
18:38Dan Scavino,
18:39c'est d'abord l'homme
18:40qui tweet pour Donald Trump.
18:42Donc en fait,
18:42les messages qu'envoie
18:43Donald Trump,
18:44c'est lui.
18:45Et si lui se permet
18:46d'envoyer ça,
18:47c'est-à-dire ce clip
18:48où clairement,
18:49on fait appel à
18:49maintenant on va tous vous tuer,
18:51c'est qu'il envoie
18:52le message
18:53avec l'autorisation
18:55de Donald Trump
18:55de on vous menace clairement
18:57tout en ayant
18:59une musique classique
19:00qui montrerait
19:01que ça se passera très bien,
19:03ce sera une opération magnifique.
19:04Ce n'est pas n'importe quelle musique,
19:06lieutenant-colonel,
19:06puisque c'est un air de Puccini
19:07qui s'appelle
19:08Nessun Dorma,
19:09que personne ne dorme
19:10et c'est une référence
19:11à un film américain,
19:13un blockbuster hyper connu
19:14avec Morgan Freeman
19:15et Ben Affleck
19:16qui s'appelle
19:16La somme de toutes les peurs
19:17et à la fin,
19:18il y a une scène finale
19:19absolument incroyable
19:20où il désingue
19:21tous les ennemis américains
19:23sur l'air de Puccini.
19:24Donc ça veut dire
19:24un message
19:26directement passé à l'Iran
19:27en disant
19:28sur l'air de l'opéra,
19:29attention,
19:30on va venir vous buter
19:31les uns après les autres.
19:33Probablement aussi
19:34destiné d'abord aux Américains
19:36pour leur dire
19:37vous avez vu
19:37ce qu'on va faire,
19:38la puissance du président Trump
19:40et c'est d'autant plus important
19:42que derrière,
19:42Dan Scavino
19:43tweet d'autres choses.
19:45Alors racontez-nous,
19:46justement,
19:46il a posté une image
19:47d'un bombardier
19:48très connu aux Etats-Unis
19:50et ça aussi,
19:50c'était un message subliminal.
19:52Pourquoi ?
19:52Parce que ce qu'on voit
19:54sur l'image,
19:54c'est le bombardier B2.
19:56D'abord,
19:56il n'y a que les Américains
19:57qui en possèdent
19:57et c'est le seul bombardier
19:59qui peut emporter
20:00cette arme de Treston
20:01qui est destinée
20:02à aller chercher
20:04les bunkers
20:04en grande profondeur.
20:06Quand on dit
20:06en grande profondeur,
20:07c'est quelques dizaines
20:08de mètres.
20:08J'insiste dessus
20:09parce qu'on sait
20:09que les Iraniens
20:10ont des installations
20:11qui sont à plus de 100 mètres
20:12sous la profondeur
20:13qui sont inatteignables.
20:14Néanmoins,
20:15vous avez vu sa silhouette
20:16de chauve-souris,
20:17on a vraiment l'impression
20:18que c'est Batman
20:19qui va aller frapper l'ennemi.
20:21Et donc,
20:21quand Dan Scavino
20:22se permet
20:23de publier ça,
20:24ça veut dire
20:25que le président américain
20:26dit aux Américains
20:27et aux Iraniens
20:28« Je vais frapper ».
20:29Je vais frapper,
20:30je vais vous envoyer
20:31cet avion,
20:32cette aile volante furtive
20:34qui est le seul bombardier,
20:37je crois,
20:37qui a ces fameuses
20:38bombes pénétrantes,
20:39les GBU,
20:39qui sont capables
20:40d'aller frapper
20:41les infrastructures
20:42souterraines américaines.
20:43Et pourquoi est-ce
20:44qu'on en parle ?
20:44Les infrastructures
20:46iraniennes souterraines.
20:47Et pourquoi est-ce
20:48qu'on en parle ?
20:48Parce que la dernière fois
20:49que Dan Scavino
20:50a posté un B2,
20:51c'était la veille
20:52du début de la guerre.
20:54Alors évidemment,
20:54message subliminal.
20:56Il y a eu un autre signal,
20:57lieutenant-colonel,
20:58qui nous a dit
20:58« Peut-être que les frappes
21:00vont reprendre ».
21:00C'est l'Iran
21:02qui a brouillé
21:03le GPS de toute la région.
21:04On a cette carte,
21:05effectivement,
21:06où on voit
21:06qu'elle a réussi
21:07à brouiller
21:07les signaux GPS
21:09du Koweït
21:10et du Qatar.
21:11On est d'ailleurs
21:12en duplex
21:13avec Lola Bay
21:14et Hugo Dorsemen.
21:16Bonsoir, Lola.
21:17Racontez-nous
21:18l'Iran,
21:18qui réussit
21:19à brouiller
21:20les capteurs GPS
21:21de toute la région.
21:25Bonsoir, Paola.
21:26Oui, effectivement,
21:27ça fait trois mois
21:28que désormais
21:30la guerre électronique
21:31se déploie
21:32et c'est même
21:33devenu un outil indispensable.
21:34Vous voyez avec
21:34cette carte
21:35qui s'affiche à l'écran,
21:37peut-être même d'ailleurs
21:37que ces brouillards GPS,
21:38ils ont été
21:39de manière indirecte
21:41au centre des négociations.
21:42En tout cas,
21:43vous voyez sur cette carte,
21:43c'est toute la zone de guerre
21:44qui est concernée.
21:45L'Iran,
21:46l'Irak,
21:47la zone du golfe Persique,
21:48le Koweït
21:49jusqu'en Arabie Saoudite.
21:51Alors prudence,
21:52on se garde
21:52de toute interprétation
21:53parce qu'en l'État,
21:54on ne sait pas
21:55qui a brouillé quoi.
21:56Le brouillage GPS,
21:58qu'est-ce que c'est concrètement ?
21:59C'est en fait,
22:00par exemple,
22:00brouiller l'itinéraire
22:01d'un bateau,
22:03c'est-à-dire que sur l'écran,
22:04par exemple,
22:04la trajectoire affichée
22:06va être fausse
22:07et c'est là
22:07où la moindre erreur
22:08de navigation
22:09peut devenir fatale
22:10parce que le bateau
22:11peut percuter
22:12un autre navire,
22:13il perturbe la route,
22:14ça permet en fait,
22:15concrètement,
22:16de rendre aveugle l'ennemi.
22:18Il y a aussi,
22:19par exemple,
22:19le traçage fantôme des bateaux,
22:21le détournement
22:21de fréquence
22:22ou encore le brouillage
22:23de drones
22:23pour protéger
22:24les zones sensibles.
22:26Le brouillage GPS,
22:27il est aussi très utilisé
22:28au Liban
22:29et en Israël.
22:30Merci Lola Bay
22:32avec Hugo d'Orsemaine
22:32en direct de Doha
22:33au Qatar.
22:34On est en ligne
22:34avec François Morizur.
22:36Bonsoir, monsieur.
22:37Vous êtes ancien capitaine
22:38de frégate
22:39des commandos marines,
22:40spécialiste de la sécurité marine.
22:42À votre avis,
22:43c'est quoi ces brouilleurs
22:44et qui a pu utiliser
22:46ce système
22:46pour perturber
22:47le trafic ?
22:49Bonsoir.
22:50Globalement,
22:51le signal GPS,
22:51il peut être brouillé
22:54de deux manières.
22:55Soit il est brouillé
22:55par le haut,
22:56c'est-à-dire que le signal
22:56envoyé par les satellites
22:58ne sont pas cohérents,
22:59soit le brouillage
23:00s'effectue au sol.
23:03Le brouillage au sol
23:04est assez aisé,
23:05ça ne demande pas
23:06de gros moyens
23:07parce qu'en fait,
23:09le signal GPS
23:10qui arrive des satellites
23:11lorsqu'il arrive sur Terre
23:12entre guillemets
23:13est de très faible puissance.
23:15Donc, il faut juste
23:16pouvoir contrer
23:17ces puissances
23:17pour intégrer
23:19des nouvelles données.
23:20Ce qui est intéressant
23:21sur votre carte,
23:22c'est qu'on n'a pas
23:23trop de données
23:24du côté iranien,
23:24mais c'est clairement
23:25la zone sud-ouest
23:28du Golfe Persique
23:28qui est touchée
23:29avec plus ou moins
23:30d'intensité.
23:32À mon sens,
23:33ce ne sont pas
23:34les Iraniens
23:35qui ont brouillé,
23:35à mon sens,
23:36ce sont les États
23:37du Golfe Persique
23:38qui ont brouillé
23:40le signal.
23:44et l'idée
23:45serait plutôt
23:46dans le doute
23:47ne t'inquiète pas.
23:48C'est-à-dire que
23:49si jamais
23:49c'est une des menaces
23:50américaines,
23:51il y avait une frappe
23:51américaine
23:52ou des frappes américaines,
23:53on sait à peu près tous
23:54qu'il y aurait
23:55des réponses iraniennes.
23:57Si les Iraniens tapent,
23:58ils viendront taper
23:58avec des missiles
23:59les Shahed.
24:00S'ils tapent
24:01avec des missiles
24:01les Shahed,
24:01ce sont des engins
24:02qui sont guidés
24:04par GPS,
24:04en partie,
24:05mais également
24:06via des centrales
24:08inertielles
24:09et par des recalages
24:11sur les points
24:12identifiés initialement.
24:13Donc on parle plus
24:14de longitude
24:15d'attitude,
24:15mais on parle
24:15de vecteurs
24:18et de distance.
24:20Moi,
24:20je vois
24:22le manque de confiance
24:23des États
24:23du Golfe Persique
24:25vis-à-vis
24:25du système
24:26de défense
24:26sur les sites
24:27stratégiques.
24:29En tout cas,
24:29ce que j'entends
24:31dans votre discours,
24:32c'est qu'on est passé
24:33pas loin
24:34d'une opération
24:34d'envergure.
24:35On ne sait pas
24:36si c'est l'Iran
24:36qui a brouillé
24:37le système,
24:38ou en tout cas
24:38le Golfe Persique,
24:39mais on allait
24:40peut-être
24:41vers des opérations
24:42lourdes.
24:43Oui,
24:44je pense qu'il prévoit,
24:46il faut tout prévoir
24:47en fait,
24:47dans la guerre.
24:48Donc je pense
24:49qu'il prévoit
24:50les frappes américaines
24:51avec une réponse
24:51iranienne
24:52et comment se protéger
24:54de ces frappes.
24:55Et je crois
24:56qu'ils ont fait
24:56un choix,
24:56c'est-à-dire
24:57de brouiller,
24:58essayer de brouiller
24:58le signal
24:59pour rendre
25:00le ciblage
25:01des moyens
25:02iraniens
25:03beaucoup plus difficile.
25:05Merci François
25:06Maurizur.
25:06Sébastien Rénaud,
25:07que penser
25:08de ces signaux
25:08qui ont été envoyés
25:09depuis Washington
25:11par presque
25:12l'ambassadeur,
25:13le porte-parole
25:13de Donald Trump
25:14qui tweet
25:15ce signal
25:16des bombardiers
25:17B2
25:17comme pour dire
25:18attention,
25:19on va encore frapper.
25:20Ça,
25:20c'est destiné à qui ?
25:21Aux Iraniens
25:22pour faire pression ?
25:23Oui,
25:24il faut une pression maximum,
25:26il faut montrer les muscles,
25:27il faut faire en sorte
25:28que les négociations
25:29avancent
25:29ou aboutissent
25:30sur quelque chose.
25:31Donc ça fait partie
25:31de la stratégie militaire
25:33que de présenter
25:34le maximum
25:35d'armes
25:36de son côté.
25:38Mais je remarque
25:38que autant
25:39les Etats-Unis
25:40montrent les muscles,
25:42autant les Iraniens
25:43montrent les muscles.
25:43Il y a un probable
25:44patient qui dit
25:44qu'il faut même
25:45craindre un ennemi faible.
25:46Et je crois que c'est
25:47une des grandes leçons
25:48de cette guerre,
25:48c'est-à-dire qu'en fait
25:49on croyait qu'on allait
25:50complètement écraser
25:51l'Iran
25:52et on se retrouve
25:52avec un caillou
25:54dans la chaussure
25:55dans le détroit d'Hormuz.
25:56Donc oui,
25:57là je crois
25:58qu'il faut...
25:59Je pense qu'il y a
26:01beaucoup d'esbrouf
26:01derrière tout ça,
26:02il y a beaucoup
26:02une volonté,
26:04surtout alors Donald Trump
26:05il y va
26:07avec les aires d'opéra
26:08justement.
26:09Mais je ne vois pas
26:09l'intérêt,
26:10alors là pour le coup,
26:11des Iraniens
26:11de brouiller le GPS
26:12alors que ce sont
26:14eux-mêmes
26:14les premiers utilisateurs
26:15du GPS.
26:16Les Américains
26:17peuvent se passer du GPS,
26:18les Iraniens
26:19beaucoup moins.
26:20Quand je vois
26:20les drones fonctionnent
26:22tous,
26:22les drones iraniens
26:23de tout moi,
26:24fonctionnent tous
26:25au GPS.
26:26Donc je vois plus
26:26une mesure de protection
26:28du Golfe Persique
26:29pour éviter
26:30des représailles iraniennes
26:32qu'une volonté iranienne
26:33de brouiller
26:34les GPS
26:36des pays du Golfe.
26:38En tout cas,
26:38vous parliez d'esbrouf
26:39et de batailles
26:40de communication.
26:41À peine,
26:42Dan Scavino avait tweeté
26:43sur le bombardier B2
26:45que l'Iran ripostait,
26:46elle aussi
26:47avec un nouveau missile.
26:49Regardez ces images
26:49de propagande
26:50qui n'ont pas tardé
26:51à venir répondre.
26:53On lui voit effectivement,
26:54vous disiez,
26:55un énorme boom.
26:56Ça, c'est très clair.
26:57C'est à peu près...
26:58Il n'y a pas d'air d'opéra,
26:59mais on pourrait rajouter
27:00Puccini,
27:01ça serait à peu près
27:02la même chose.
27:02Et puis c'est nouveau,
27:03on ne l'avait pas vu
27:03ce missile jusqu'ici.
27:04Il ne l'avait plutôt
27:05pas trop présenté,
27:06etc.
27:07Donc vous voyez,
27:08c'est là où on voit
27:11les états-majors militaires
27:12qui en ont sous le coude.
27:14On ne sait pas trop
27:14ce qu'ils ont.
27:15Les services de renseignement
27:17essayent de savoir
27:18ce qu'ont les adversaires.
27:19mais depuis le début
27:21de cette guerre,
27:21finalement,
27:22on navigue un petit peu
27:23à vue avec des estimations,
27:25des services de renseignement
27:26qui ne sont pas très précises
27:28d'un jour sur l'autre.
27:28Et ce qui est intéressant,
27:29c'est qu'on a
27:30les meilleurs experts militaires
27:32au sein de BFM TV
27:33qui ont tous vu cette image.
27:35On leur a demandé
27:36d'analyser ce missile,
27:37de nous dire
27:38si c'était un nouveau missile,
27:39etc.
27:40Ils n'ont pas pu.
27:41Alors soit ce sont
27:41des images de synthèse,
27:43impossible à vérifier,
27:44soit effectivement,
27:45l'Iran a un arsenal
27:47qu'on ne connaît pas
27:48parce qu'elle est
27:48dans des souterrains.
27:50En tout cas,
27:50elle a communiqué
27:51sur un nouveau missile
27:52de l'enfer.
27:53Rejoignez-nous,
27:55Isor Delagorse.
27:55Bonsoir,
27:56vous êtes journaliste
27:57pour BFM TV.
27:58Un missile de l'enfer,
27:59le Rastakir,
28:01ça signifie résurrection.
28:02Ça veut tout dire,
28:03finalement,
28:04sur cette renaissance iranienne
28:06et l'Iran qui ne se dit
28:07pas vaincu.
28:08Voilà.
28:09Et voilà à quoi ressemblerait
28:10ce missile,
28:11le Rastakir,
28:12un missile hypersonique
28:14extrêmement rapide,
28:15capable de modifier
28:16sa trajectoire en plein vol.
28:18Il est surnommé
28:18le missile de l'enfer
28:20car sa puissance annonçait
28:21un quête et pour cause.
28:2314 mètres de hauteur,
28:2527 tonnes
28:26et une tête explosive
28:27de 3 tonnes.
28:29Un engin imposant,
28:30donc.
28:30Mais son atout
28:31le plus redouté
28:32serait ailleurs.
28:33Selon Téhéran,
28:34ce super missile
28:35pourrait produire
28:36un effet électromagnétique,
28:39une impulsion
28:39extrêmement puissante
28:40comme une micro-onde
28:42qui grille
28:42tout ce qui est électronique
28:44dans la zone
28:45où le missile
28:46peut frapper.
28:47Concrètement,
28:48les réseaux électriques,
28:49les systèmes de communication
28:51ou encore de défense aérienne
28:53pourraient être paralysés
28:54et ce,
28:55dans un rayon
28:55de 80 kilomètres.
28:57Alors,
28:57difficile de savoir
28:58si Téhéran maîtrise
28:59réellement
29:00cette technologie
29:01électromagnétique.
29:03Pour l'instant,
29:03cette menace
29:04relève surtout
29:05de la communication
29:06et de la propagande
29:07du régime iranien.
29:08C'est une nouvelle
29:09démonstration de force.
29:11L'Iran cherche surtout
29:11à afficher
29:13sa capacité de riposte.
29:14Téhéran
29:15qui promet
29:15une réponse écrasante
29:17en cas de frappes américaines.
29:19Merci,
29:19Isa.
29:20Lieutenant-colonel Ancel,
29:21on ne sait même pas
29:21vraiment si l'Iran
29:23qui détient
29:24ces nouveaux missiles,
29:25sait vraiment
29:26les utiliser.
29:27On a vu effectivement
29:27qu'ils ont réussi
29:28à atteindre l'île
29:29de Diego Garcia,
29:30la base américano-brikanique
29:32au sein de l'Ouest
29:33en Indien,
29:34mais bon,
29:35ils ont réussi
29:36à ne pas vraiment
29:37atteindre leur cil.
29:38C'est-à-dire qu'ils lancent,
29:39ils lancent,
29:39mais pas forcément
29:40pour frapper.
29:40Je ne suis pas forcément
29:41le meilleur expert de BFM
29:43et je suis un ancien missilier.
29:44Quand je vois ces images,
29:45ça me fait bien rigoler.
29:46Pourquoi ?
29:46Non pas que ça me fasse rigoler
29:47de voir une arme,
29:48mais c'est une arme très classique.
29:50C'est un missile
29:51de 30 mètres,
29:52enfin pardon,
29:52de 15 mètres,
29:5330 tonnes,
29:53qui emporte une bombe
29:54de 3 tonnes,
29:55mais c'est de l'ultra classique.
29:56Quand il parle
29:56de l'impulsion électromagnétique,
29:58il faudrait qu'ils maîtrisent
30:00les armes nucléaires.
30:02Ça n'est pas le cas.
30:03Et en plus,
30:03il faudrait qu'elles soient
30:04miniaturisées
30:04pour pouvoir déclencher
30:06une impulsion électromagnétique.
30:07Donc pardon,
30:08mais tout ça,
30:08c'est du flanc.
30:09Dans la guerre,
30:10on appelle ça
30:10la danse du scalp.
30:12C'est-à-dire qu'avant
30:12de se battre,
30:13et ça date de millénaire,
30:14vous savez,
30:14on commence d'abord
30:15par faire des danses
30:16très impressionnantes
30:17pour montrer le salaire.
30:17Vous la faites très bien d'ailleurs.
30:20On va rajouter
30:21un petit air d'opéra.
30:22On espère toujours
30:23que l'ennemi
30:24va être très impressionné
30:26par ce qu'on a fait
30:27comme danse du scalp
30:27et va dire
30:28on ne va pas s'attaquer
30:29par exemple
30:30à ces néo-zélandais.
30:32La réalité,
30:33c'est qu'heureusement,
30:34d'ailleurs,
30:34ce ne sont pas les militaires
30:35qui décident de ça.
30:36Ils sont juste au service
30:37d'un pouvoir politique
30:38qui dit
30:38impressionner l'ennemi,
30:39montrer des photos de B2,
30:41passer un air Puccini
30:42au passage
30:43pour leur montrer que,
30:44attention,
30:45ça fait référence
30:46non pas aux guerres hélénistiques,
30:47mais à un blockbuster américain.
30:49C'est ça qui se passe actuellement.
30:51Donc,
30:51ce que font les Iraniens,
30:53c'est exactement le miroir
30:54de ce que font les Américains.
30:55On est dans la pure propagande.
30:57Pendant ce temps,
30:58les diplomates se causent
30:59et essayent de trouver une solution.
31:01La question sera
31:02est-ce qu'à temps,
31:04ils trouvent quelque chose
31:05qui convienne à Donald Trump
31:06ou est-ce que Donald Trump
31:07estime que les Iraniens
31:08se sont trop payés sa gueule
31:10avec 45 jours de négociations
31:12qui n'en finissent pas
31:13et dit maintenant,
31:14je vais leur montrer
31:14ce que c'est qu'une reddition
31:15sans condition.
31:17Et les Iraniens
31:18qui jouent avec les nerfs
31:19de Donald Trump.
31:20Manély Mirkan,
31:21la danse du scalp,
31:22c'est vieux
31:22comme la civilisation iranienne.
31:24Alors, il y a effectivement
31:25un peu de danse pré-guerre,
31:27je l'appelle,
31:28mais il y a aussi
31:29la communication,
31:30chacun de son côté,
31:31vis-à-vis de sa base.
31:33N'oublions pas que les Iraniens
31:34ont un vrai enjeu,
31:36dans un sens ou dans un autre,
31:38qu'il y ait négociation
31:39ou qu'il y ait reprise des frappes,
31:41leur enjeu le plus important,
31:42c'est de gérer l'intérieur du pays.
31:45D'une part,
31:46s'il y a négociation
31:47de gérer cette base idéologique
31:50qui était dans les rues
31:51tous les soirs
31:52à crier
31:52« on doit aller jusqu'au bout
31:54et on ne cèdera sur rien ».
31:55Donc, comment ne pas céder ?
31:57Il faut afficher
31:58une posture forte
31:59et dire
32:00« on avait la capacité
32:01de frapper,
32:01mais en fait,
32:03par rapport
32:03à nos enjeux nationaux,
32:05on a préféré, etc. »
32:06Donc, ces images
32:07sont aussi pour cette base
32:09idéologique
32:09à l'intérieur
32:10et puis,
32:11dans le cas d'une reprise,
32:13de mobiliser
32:13le sentiment un peu
32:14guerrier nationaliste
32:16des Iraniens
32:16pour y aller.
32:17On voit de part et d'autre,
32:19c'est la même chose,
32:19je pense,
32:19au côté américain,
32:20c'est aussi ça.
32:21C'est comment faire
32:23accepter à l'opinion publique
32:24une solution,
32:25une autre
32:25et on est toujours
32:26au milieu 50-50.
32:28Emmanuel Galichet,
32:29quand le lieutenant-colonel
32:31Ancel disait
32:32« il faudrait déjà
32:33qu'il maîtrise
32:34justement
32:34ces nouvelles technologies »,
32:36vous avez dit,
32:37vous vous dites
32:38« ils en sont loin
32:39ou pas ? »
32:41Je vais mettre
32:42un petit doute quand même
32:43parce que moi,
32:44ce que je vois de l'Iran,
32:45c'est que c'est une nation
32:46extrêmement scientifique
32:48et technique
32:48avec énormément
32:50d'ingénieurs,
32:50je rappelle,
32:51plus de 230 000 ingénieurs
32:53formés par an
32:54avec l'aérospatial
32:55et le nucléaire
32:56qu'ils maîtrisent.
32:58Alors après avoir
32:58une impulsion électromagnétique
33:00dans un missile,
33:01je ne suis pas,
33:02encore une fois,
33:02une experte des armes.
33:03Ce que je sais,
33:04c'est qu'une arme nucléaire
33:05effectivement fait un effet
33:06électromagnétique.
33:07L'électromagnétique,
33:08ce sont des photons.
33:09Donc,
33:11j'émets des photons.
33:13Au-delà,
33:14je serais moins sûre
33:16parce qu'effectivement,
33:17les Iraniens nous ont montré
33:18que techniquement,
33:20ils tenaient très souvent la route.
33:22Vous suivez ce dossier
33:23depuis des années
33:24et vous-même,
33:24vous avez été surprise
33:26de la riposte iranienne.
33:27Oui, oui, tout à fait.
33:28Et d'ailleurs,
33:29même je me rappelle
33:30sur ce plateau-là,
33:31quand on a découvert
33:32le site de Minjidai,
33:34vraiment,
33:35on a tous été bluffés
33:36par ce qu'ils ont fait.
33:38Rappelez-nous
33:39quel est ce site de Minjidai ?
33:40Ce site, effectivement,
33:41c'est un site secret
33:42qui a été découvert là
33:45juste en février
33:46dans lequel les Iraniens
33:49militarisaient les armes nucléaires.
33:51Donc là,
33:51on est bien au-delà
33:52de la matière fissile,
33:54de l'enrichissement.
33:55Ils étaient en train
33:56vraiment de tester
33:58toutes les composantes
34:00pour aller faire une arme.
34:01Et franchement,
34:03on sait qu'ils sont capables
34:04de le faire.
34:05En tout cas,
34:05les experts le disent.
34:08Ne croyons pas,
34:09ne soyons pas dupes,
34:10les Iraniens sont capables
34:12de faire une arme nucléaire.
34:14Ils sont capables
34:15de faire une arme nucléaire.
34:15Ils sont capables aussi
34:16de profiter de ce cessez-le-feu
34:18pour reconstituer
34:19leur stock
34:19dans ces souterrains
34:20pour construire
34:21des drones-shed
34:22à base d'imprimantes 3D.
34:24Quand même,
34:24Sébastien Regnaud,
34:25c'est hallucinant.
34:26Même les États-Unis
34:28disent que,
34:28pendant ce cessez-le-feu,
34:30l'Iran a réussi
34:31à reconstituer
34:32son stock
34:33de missiles et de drones.
34:34Je pense qu'ils en avaient
34:35beaucoup déjà
34:36sous les montagnes.
34:37mais c'est clair que,
34:38comme c'est des armes low-cost,
34:41l'Iran dispose
34:42d'une industrie pétrochimique.
34:45Ces drones,
34:45ils sont en plastique.
34:46Il suffit d'avoir un moule
34:48et puis de faire
34:49des drones
34:50à la chaîne
34:51en permanence.
34:52Moi,
34:52quand j'étais en Iran,
34:53si vous voulez,
34:54j'ai fait ma thèse de doctorat
34:55sur les systèmes
34:57de management industriel
34:58en Iran.
34:59J'ai visité
34:59beaucoup d'usines en Iran,
35:01Ispahan,
35:02Shiraz,
35:02Yazd,
35:03et j'étais impressionné
35:04par la qualité technologique
35:06des usines
35:07qui étaient présentes
35:07en Iran.
35:08C'est-à-dire que
35:09tout était extrêmement propre,
35:11nickel,
35:11etc.
35:12On avait vraiment
35:13du matériel
35:14vraiment flambant d'œuf
35:16et j'ai vu
35:17pendant toutes les années
35:18où j'ai passé en Iran,
35:19finalement,
35:20cette société marchande
35:21qui est vraiment
35:22devenue
35:22une société industrielle.
35:24Et maintenant,
35:25l'Iran est un pays
35:26industriel.
35:27C'est-à-dire que,
35:28malgré les sanctions,
35:29etc.,
35:30ils ont importé
35:31énormément d'équipements
35:32et comme les pays occidentaux
35:34ne voulaient pas
35:34leur vendre des équipements,
35:35ils se sont dit
35:36on va le faire nous-mêmes.
35:37Et donc,
35:37ils ont iranisé
35:38leur outil de production,
35:39ils ont iranisé
35:40leur tissu industriel.
35:42Et c'est pour ça
35:43qu'on a des surprises
35:45tous les jours
35:45parce que,
35:46finalement,
35:47les services de renseignement
35:48américains
35:49qui sont très loin
35:49de tout ça,
35:50peut-être ou peut-être
35:50pas suffisamment proches,
35:52n'avaient pas anticipé
35:53justement cette étendue
35:55de connaissances
35:56technologiques
35:56qu'ont les Iraniens.
35:58Vous savez,
35:58il y a un proverbe persan
35:59dont j'en dis de temps en temps,
36:00ce sont les arbres
36:02qui portent sur leur branche
36:03le plus de fruits
36:04qui s'abaissent
36:04à les mettre
36:05à la portée des humbles.
36:06Vous voyez,
36:07cette connaissance,
36:08ces sciences,
36:09etc.,
36:09ces arbres de connaissances
36:11qui les disposent
36:13et toute la hiérarchie
36:15iranienne,
36:15si vous voulez,
36:16toute l'organisation
36:17industrielle iranienne
36:18est fondée
36:18sur ce rapport
36:20des Iraniens
36:20aux connaissances
36:21et aux savoirs.
36:22Et c'est quasiment
36:22une économie de guerre
36:23qui s'est installée en Iran
36:25pour reconstituer
36:26le stock de l'arsenal.
36:26On voit ces images
36:28de propagande
36:29qui sont diffusées
36:30quasiment en boucle.
36:31On a même du mal
36:32à croire en leur réalité.
36:34Sauf que,
36:34c'est vrai,
36:35lieutenant-colonel Ancel,
36:36il y a ces villes
36:37souterraines
36:37où là,
36:38à l'heure actuelle,
36:39des Iraniens
36:40sont en train
36:40de refaire des armes.
36:41Emmanuel le rappelait tout à l'heure,
36:42on découvre
36:43au cours des différents conflits
36:45avec l'Iran
36:45qu'ils ont des installations
36:46souterraines extraordinaires.
36:48Pourquoi ?
36:48Parce qu'ils savent
36:49que c'est ce qui les protège
36:50le mieux
36:51des bombardements aériens.
36:52En fait,
36:52aujourd'hui...
36:53Mais ça,
36:53c'est à combien
36:53de mètres de profondeur ?
36:55Est-ce que vous savez ?
36:55Vous ne savez pas,
36:56Emmanuel,
36:57et pourtant,
36:57vous connaissez tous les...
36:58Je ne connais pas.
36:59Je ne suis jamais allée en Iran.
37:00Il faut bien le savoir.
37:01Bien entendu.
37:01Mais j'ai lu tous les rapports.
37:03Tout à fait.
37:04Mais là,
37:04non,
37:04on ne peut pas,
37:05avec ce genre d'image,
37:06évidemment,
37:07on ne peut pas savoir
37:08à quelle profondeur.
37:08Ils ont une géographie
37:09qui les sert,
37:10parce qu'ils ont des montagnes
37:11absolument immenses.
37:11Je suis monté
37:12à 5000 mètres en Iran.
37:14Donc,
37:14si vous faites un tunnel
37:15dans une montagne
37:22plus de 100 mètres de profondeur,
37:23il n'y a aucune arme
37:24qui peut vous atteindre.
37:25Aucune actuelle.
37:26Même les B2
37:27avec les blockbusters
37:28de Treston,
37:29en réalité,
37:30ils ne savent pas aller
37:30au-delà de 30 mètres
37:32de profondeur.
37:32Et en plus,
37:33quand vous bombardez
37:34une installation souterraine,
37:35je défie quiconque
37:36de savoir
37:37ce qu'il a réellement détruit.
37:38Sauf s'il a accès
37:40au système de caméra intérieur
37:41s'il en reste
37:42ou à des équipes spéciales
37:44qui vont aller voir
37:44et dire effectivement
37:45on a détruit
37:46ou on a explosé
37:47complètement à côté
37:48les couloirs d'accès
37:49et il ne s'est rien passé.
37:50Ce qui fait qu'en réalité,
37:51ce qui change la donne,
37:52ce sont les drones.
37:54Parce qu'un missile,
37:55c'est quand même
37:55assez compliqué à fabriquer,
37:57pas à lancer,
37:57mais c'est compliqué à fabriquer.
37:58Les drones,
37:59comme vous le rappeliez tout à l'heure,
38:01ça se fabrique
38:01dans un garage aujourd'hui.
38:02Si on a une imprimante 3D,
38:04on peut avoir
38:05des milliers d'endroits
38:06pour fabriquer
38:08et stocker des drones.
38:09Or, on sait que les Iraniens,
38:10dès le départ,
38:11avaient des dizaines
38:11de milliers de drones
38:12puisqu'ils en ont fourni
38:13des centaines de milliers
38:14à la Russie.
38:15Et en plus,
38:16ils bénéficient
38:17du retour d'expérience
38:18des Russes
38:19qui, à cause de la guerre
38:21en Ukraine,
38:21ont beaucoup progressé.
38:22Et c'est pour ça que
38:23le brouillage du signal GPS,
38:26pour moi,
38:26il est clairement américain.
38:27D'abord,
38:27la zone est beaucoup
38:28trop étendue
38:29pour que ce soit un pays du Golfe
38:30qui décide tout seul.
38:31De faire ça,
38:31ils n'en ont pas les moyens.
38:32Mais deuxièmement,
38:33c'est pour emmerder les Iraniens
38:35ou plutôt leur envoyer le signal.
38:37Vous utiliserez vos drones,
38:38mais beaucoup seront brouillés.
38:40Attention,
38:41les Iraniens commencent déjà
38:42à développer une génération
38:43de drones,
38:44soit philo-guidés,
38:45soit avec des systèmes
38:45de guidage différents
38:46qui feront qu'ils seront insensibles.
38:48Mais une partie de leur stock
38:49sera neutralisée
38:50par ce brouillage.
38:51Je vous coupe,
38:52lieutenant-colonel Lancel,
38:52puisqu'on vient d'avoir
38:53une nouvelle déclaration.
38:55Le chef d'état-major pakistanais,
38:56Hassim Mounir,
38:58ce maréchal qui était
38:59donc à Téhéran
39:00il y a encore quelques heures,
39:01transmettra les lignes rouges
39:03de l'Iran à l'Amérique,
39:04rapporte des sources
39:05à l'Arabia.
39:06Les sources indiquent
39:07que Mounir,
39:07ce maréchal,
39:08s'est entretenu
39:08avec la direction
39:09des gardiens
39:10de la révolution islamique iranienne
39:11qui a été choqué
39:13par leur position.
39:14Donc ça s'annonce quand même
39:15assez mal cet accord.
39:16Donald Trump parlait
39:17de 50-50,
39:1950 pour la diplomatie
39:21et 50 pour l'anéantissement
39:22total de l'Iran.
39:24Qu'en pense Israël ?
39:25On sait qu'Israël
39:26voulait finir le travail.
39:27On est en ligne
39:28avec Alexis Plouillette,
39:29envoyé spécial
39:30à Tel Aviv en Israël.
39:32Bonsoir Alexis.
39:33Vous êtes avec Clément
39:34Grosdenier.
39:35Comment est-ce qu'on réagit
39:36en Israël
39:37à cette annonce
39:38peut-être d'un accord
39:40qui semble encore lointain ?
39:44Oui, alors ce qu'on peut dire
39:45peut-être pour démarrer
39:46c'est qu'Israël
39:47a clairement été tenu à l'écart.
39:49Benyamin Netanyahou,
39:51le Premier ministre israélien
39:52n'a pas eu son mot à dire
39:53dans les discussions.
39:55Le fossé s'est creusé
39:56avec les Etats-Unis
39:57depuis quelques jours
39:58avec des positions divergentes.
40:00Benyamin Netanyahou
40:01qui voulait poursuivre la guerre
40:02alors que les Etats-Unis
40:03essayaient de mener
40:04des discussions.
40:05Une situation humiliante.
40:07C'est ce que rapporte
40:08notamment le New York Times
40:09mais qui n'étonne pas tellement
40:12les Israéliens
40:12à qui nous avons parlé.
40:14Certains nous disaient
40:15on avait l'impression
40:15que la guerre
40:16c'est le but pour Netanyahou.
40:18Pas étonnant
40:18qu'il ait été mis à l'écart
40:19des discussions de paix.
40:22Alors les Israéliens
40:23à qui nous avons parlé
40:23disent un accord de paix
40:24pour mettre fin à la guerre.
40:25Oui, c'est une bonne chose
40:26car nous n'aimons pas
40:27la guerre en Israël
40:28mais ils disent
40:29que ça ne règle pas
40:30les problèmes fondamentaux
40:32pour Israël.
40:33C'est-à-dire qu'il y a toujours
40:34cette menace nucléaire
40:35de l'Iran
40:36qui est à 1400 km d'ici.
40:38Et donc ça, c'est évidemment
40:39une inquiétude
40:41pour les Israéliens.
40:42Ils nous disaient aussi
40:43que clairement
40:44Israël n'est pas
40:45la priorité pour Trump.
40:46Voilà ce que nous disaient
40:47les gens à qui nous avons parlé
40:48qui ajoutaient
40:50que ce qu'ils auraient aimé
40:51c'est tout simplement
40:52que le régime iranien tombe.
40:54Et clairement là-dessus
40:55Ben Amin Netanyahou
40:57a échoué selon eux.
40:58Et donc beaucoup des habitants
41:00à qui nous avons parlé
41:01pensent que d'une manière
41:02ou d'une autre
41:03Israël sera contrainte
41:04de continuer la guerre
41:05pour assurer sa sécurité
41:07dans la région.
41:09Merci Alexis Plouillette
41:10envoyé spécial avec
41:11Clément Grodoni
41:12à Tel Aviv en Israël.
41:13Je vois que vous vouliez
41:13déjà rebondir.
41:15Juste une chose
41:16l'information extrêmement importante
41:17le fait que le maréchal Mounir
41:18chef d'état-major pakistanais
41:20ait quitté l'Iran.
41:21Parce que tant qu'il est là
41:22il n'est pas question
41:22qu'il y ait un bombardement.
41:23S'il était resté
41:24pour le week-end
41:25ça voulait dire
41:25qu'il estimait
41:261. la négociation
41:27pouvait continuer
41:27et 2. il offrait
41:28une forme de garantie
41:29au pouvoir iranien.
41:31Le fait qu'il rentre
41:31ça veut dire
41:32que le tir est libre.
41:34Il y avait plusieurs signes.
41:36Est-ce que par exemple
41:36Donald Trump
41:37pourrait lancer
41:38des frappes en Iran
41:39alors que Marco Rubio
41:40son secrétaire d'état
41:42est en Inde
41:43Thierry Arnaud ?
41:44Est-ce que ça aussi
41:44il faut attendre
41:45le retour du secrétaire
41:47d'état américain ?
41:47Ou est-ce que non ?
41:48Finalement
41:49celui qui détient
41:50l'ordre de tirer
41:51c'est Donald Trump ?
41:52Alors on pourrait penser
41:53que oui
41:53parce que Marco Rubio
41:55cumule les fonctions
41:55et il n'est pas seulement
41:56le ministre des Affaires étrangères
41:57le Secretary of State
41:58il est aussi
41:59le conseiller
42:00à la sécurité nationale
42:01de Donald Trump
42:02donc il a vocation
42:03à faire partie
42:03de cette boucle
42:04mais pour répondre
42:05à votre question
42:05très simplement
42:06non
42:06Donald Trump
42:07n'a pas besoin
42:07d'attendre
42:08que Marco Rubio
42:09soit de retour
42:09sur le territoire américain
42:10il est le commandant-chef
42:11de l'armée américaine
42:12et il a toute autorité
42:13pour prendre cette décision
42:15il n'est pas impossible
42:16par ailleurs
42:16qu'il choisisse
42:17d'associer Marco Rubio
42:18à distance
42:19à la réunion
42:20qu'il aura tout à l'heure
42:22dans la journée
42:22comme annoncé
42:23avec les principaux
42:25responsables américains
42:26qui vont l'entourer
42:27on sait qu'il a également indiqué
42:31à CBS
42:31dans cet entretien téléphonique
42:33qu'il a eu il y a quelques minutes
42:34qu'il comptait
42:35cet après-midi
42:36heure américaine
42:37c'est-à-dire
42:38dans les prochaines heures
42:39s'entretenir avec
42:40les dirigeants du Golfe
42:42et les responsables
42:44d'autres nations
42:44sans préciser
42:45lesquelles
42:46ce qui confirme
42:47quoi qu'il arrive
42:48et sans qu'on sache
42:49de quel côté
42:49du 50-50
42:50il va choisir
42:51de pencher
42:52mais en tout cas
42:53ce qui confirme
42:53son intention
42:54vraiment de prendre
42:55une décision
42:56dans les prochaines heures
42:56Bertrand Besancenot
42:57ancien ambassadeur de France
42:58en Arabie Saoudite
42:59est-ce que vous pensez
43:00que les pays du Golfe
43:01vont essayer
43:02de retenir
43:03le bras armé de Trump
43:04qui s'impatiente
43:05on sait que les Iraniens
43:06là tout de suite
43:07jouent avec l'erner
43:08d'ailleurs
43:08ils demandent
43:09non pas de contrôler
43:10le détroit d'Ambus
43:10mais de contrôler
43:11une plus grande partie
43:12c'est-à-dire qu'il
43:13multiplie les provocations
43:14comment vont réagir
43:15les pays du Golfe ?
43:16Les pays du Golfe
43:17effectivement
43:18se sont battus
43:19pour essayer
43:20d'abord
43:21au point de départ
43:21d'éviter la confrontation
43:22et puis depuis
43:24qu'elle a commencé
43:25ils essayent
43:26de limiter la casse
43:27et donc
43:27c'est la raison
43:28pour laquelle
43:28ils soutiennent
43:29totalement l'initiative
43:30enfin la médiation
43:31pakistanaise
43:32et qu'ils espèrent
43:33que les Chinois
43:34après la visite
43:36du président américain
43:37à Pékin
43:38font le nécessaire
43:39pour essayer
43:40justement
43:40d'éviter une confrontation
43:42bon le problème
43:43et ce qui est inquiétant
43:44dans la déclaration
43:45du chef d'état-major
43:47pakistanais
43:48c'est que
43:49quand il dit
43:49qu'il transmet
43:50les lignes rouges
43:52c'est un peu inquiétant
43:53parce que
43:54les lignes rouges
43:55pour le président
43:56américain
43:57on les connaît
43:57c'est un déblocage
43:59d'hormuz
43:59c'est-à-dire
44:00demander aux Iraniens
44:01de renoncer
44:02à ce qui est
44:03leur joker
44:05et deuxièmement
44:06un accord
44:07sur la négociation
44:08sur l'uranium
44:09bon
44:10si la réponse
44:11c'est
44:12on vous envoie
44:13nos lignes rouges
44:14et si les lignes rouges
44:15sont de dire
44:15on ne renonce pas
44:17à notre joker
44:18sans avoir
44:19des garanties
44:19très sûres
44:20sur par exemple
44:22le financement
44:23la réponse
44:24pour l'instant
44:25des gardiens
44:25de la révolution
44:26c'est nous sommes
44:27choqués par leur position
44:28donc on voit bien
44:29que le bras de fer
44:30va se tendre
44:30effectivement
44:31et que l'accord
44:32s'éloigne
44:32à mesure où on se parle
44:33ça veut dire
44:34que est-ce que
44:35les Iraniens
44:36ont obtenu
44:37un engagement
44:38américain
44:38de dégel
44:39en échange
44:40du déblocage
44:41d'hormuz
44:41c'est une première chose
44:43et deuxièmement
44:44un engagement
44:45de négocier
44:46sur l'uranium
44:46mais ils ont dû
44:47sans doute
44:48aller un peu plus loin
44:49pour savoir
44:50quand on dit
44:51et notamment
44:52sur la question
44:52des 440 kilos
44:54si c'est
44:56si c'est simplement
44:57une dilution
44:58si c'est un transfert
44:59en Russie
44:59ou si c'est un transfert
45:01aux Etats-Unis
45:01c'est à mon avis
45:02quand on dit choqué
45:03ça veut dire
45:04que la position américaine
45:05était ferme
45:05à mon avis
45:06sur l'uranium
45:06je vous dis
45:07c'est du 50-50
45:08mais on a l'impression
45:09que le rapport de force
45:10est en train
45:11de s'inverser
45:12ou d'augmenter
45:13vers la refrise
45:14des frappes
45:14vous allez me dire
45:15ce que vous pensez
45:15de cette dernière déclaration
45:16signée par Pitexet
45:17le ministre de la Défense
45:19enfin auto-surnommé
45:20le ministre de la Guerre
45:21nous avons demandé
45:22à nos forces aériennes
45:23et de réactions rapides
45:24de se déployer
45:25à tout moment
45:26au Moyen-Orient
45:27agissant comme un bouclier
45:28de fer
45:29pour protéger
45:29les bases américaines
45:30et les vies américaines
45:31contre les proxys iraniens
45:33c'est à dire
45:33qu'ils renforcent
45:34leur position
45:36au sein des pays du Golfe
45:37le lieutenant-colonel Ancel
45:38ça veut dire
45:38qu'ils se préparent
45:39à bombarder
45:40ça veut pas dire
45:40qu'ils le feront
45:41c'est normal
45:42qu'ils prennent
45:42des mesures préventives
45:43normalement
45:44on les prend
45:4424 heures avant
45:45on va évacuer
45:46une partie du personnel
45:47on va dire d'ailleurs
45:47au personnel diplomatique
45:48que toutes les personnes
45:50non indispensables
45:51doivent quitter la zone
45:52etc
45:52alors c'est en même temps
45:54une mesure de prévention
45:54et en même temps
45:56un signal vers la CIP
45:57pour leur dire
45:58préparez-vous
45:59mais encore une fois
46:00jusqu'au dernier moment
46:00le seul qui peut prendre
46:01cette décision
46:02c'est ni Benjamin Netanyahou
46:04ni Pitexet
46:05c'est abruti
46:06c'est le président américain
46:07Donald Trump
46:08et alors a priori
46:10le but de ce déploiement
46:13américain
46:13c'est pour peut-être couler
46:14la marine iranienne
46:16ou ce qu'il en reste
46:17ces fameuses petites vedettes
46:18Manéli Mirka
46:19on sait qu'elles sont
46:20très dangereuses
46:21parce que même
46:21effectivement
46:22ce sont des tout petits bateaux
46:24et bien ça peut faire très mal
46:25oui
46:26et en même temps
46:26qu'est-ce qu'on peut y faire
46:28c'est justement
46:29petit
46:30nombreux
46:30et il y en a des milliers
46:32et s'il y a un effort
46:33coordonné des gardiens
46:34de la révolution
46:35sur toute la côte
46:36c'est ingérable
46:38en revanche
46:38j'aimerais revenir
46:39sur une chose
46:40moi je l'ai toujours dit
46:41la complexité de la situation
46:43est à regarder
46:44par rapport à ce qui se passe
46:45au sein du régime
46:46et je pense
46:47qu'il faut regarder
46:48les déclarations
46:49de
46:50de Pakistan
46:52en lien avec
46:53les
46:54les
46:54les réunions qu'il a eues
46:56il a eu d'une part
46:57une réunion avec
46:57Rolibov
46:59Rolibov
46:59qui a été écarté
47:01ces dernières semaines
47:02des négociations
47:03et qu'ils ont fait revenir
47:05et il a
47:06il a rencontré
47:07le chef des gardiens
47:08de la révolution
47:09et donc
47:09ce 50-50
47:11peut-être
47:12que c'est 50
47:13et 50
47:14parce que
47:14s'il faut
47:15pouvoir arriver
47:16à quelque chose
47:17du côté des négociateurs
47:18avec Rolibov
47:19il faut
47:21frapper
47:21ou menacer
47:22les ardeurs
47:23des gardiens
47:23de la révolution
47:24la partie choquante
47:25de l'histoire
47:27à l'instant
47:28les médias proches
47:29des gardiens
47:30de la révolution
47:30les médias
47:30des gardiens
47:31de la révolution
47:32sont en train
47:33de prendre
47:34la défense
47:35du côté américain
47:36en disant
47:36ne regardez pas
47:37les tweets
47:38de Trump
47:39ce n'est pas
47:39représentatif
47:40de ce que
47:41les négociateurs
47:44côté américain
47:44sont prêts
47:45à concéder
47:46etc
47:46la complexité
47:47de la situation
47:48elle est à Téhéran
47:49elle est dans ce tiraillement
47:51et ces duels
47:52permanents
47:53entre les différents camps
47:54et c'est là
47:55où on va peut-être
47:56avoir une solution
47:5650 et 50
47:5850-50
47:59mais heureusement
48:00ça veut dire
48:00négocier
48:01et en même temps
48:02et on espère
48:02que la négociation
48:03va l'emporter
48:04évidemment
48:05c'est pour
48:06les prochains jours
48:07les prochaines 24 heures
48:08est-ce que c'est du bluff
48:09encore
48:10est-ce qu'on va devoir
48:10attendre plus longtemps
48:11Thierry Arnaud
48:12c'est vrai qu'il y a une forme
48:13de tension
48:14c'est presque quand même
48:15un suspense insoutable
48:16on n'imagine même pas
48:17la marine américaine
48:19déployée
48:19au sein du détroit d'Ormous
48:21qui vive ce stress
48:23permanent
48:24chaque heure
48:24oui et manifestement
48:26les prochaines heures
48:27vont être décisifs
48:28puisque je vous le disais
48:29Donald Trump prévoit
48:30de s'en tenir
48:30avec les dirigeants
48:31du golf
48:31toujours selon Axios
48:33qui s'est à nouveau
48:34renseigné auprès
48:35de la Maison-Blanche
48:35c'est dans quelques minutes
48:36à 19h
48:37heure française
48:37que le président américain
48:39va organiser une réunion
48:41en visioconférence
48:42avec les dirigeants
48:43du golf
48:44ce qui est une dimension
48:44cruciale dans la décision
48:46qu'il y a à prendre
48:46parce qu'on sait bien
48:47que ces dirigeants
48:48du golf
48:49redoutent en particulier
48:50ce qui pourrait être
48:51la réplique iranienne
48:52ils vont être la première cible
48:54américaine
48:54ils sont évidemment
48:55les premiers à être
48:56en ligne de mire
48:57pour des raisons
48:57géographiques évidentes
48:59avec des incidences
49:01évidemment potentiellement
49:02catastrophiques pour eux
49:03des conséquences
49:04énormes potentiellement
49:06pour l'économie mondiale
49:07si l'Iran choisit
49:08d'aller frapper
49:09les infrastructures
49:10productrices d'énergie
49:11dans ces pays
49:12du golf aussi
49:14donc c'est une discussion
49:16très importante
49:17qui va avoir lieu
49:18dans les prochaines minutes
49:19et qui va elle aussi
49:20conditionner la décision
49:21du président américain
49:22lieutenant colonel
49:23est-ce qu'on pourrait
49:24s'attendre là
49:25par exemple
49:25à une attaque surprise
49:26iranienne
49:27c'est-à-dire qu'au moment
49:28donné
49:28où on parle d'un accord
49:30on parle de discussion
49:31est-ce que l'Iran
49:32pourrait prendre
49:32tout le monde
49:33par surprise
49:34je vous dis ça
49:34parce que hier
49:35c'est le Jérusalem Post
49:36qui disait
49:37attention
49:37Israël craint
49:39une attaque surprise
49:39de l'Iran
49:40sur justement
49:41les pays du golf
49:42pardon
49:43ils ont toujours dit ça
49:44et on retrouve
49:45exactement le wording
49:46de Benyamin Netanyahou
49:47qui dit
49:47il faut qu'on les attaque
49:49préventivement
49:49mais comme il fait ça
49:50depuis des années
49:51ça n'étonnera personne
49:52en fait techniquement
49:53les Iraniens
49:54n'ont pas les moyens
49:55de lancer une attaque surprise
49:56pourquoi ?
49:56parce que toute cette zone
49:57est très fortement surveillée
50:00par les Américains
50:01avec des moyens considérants
50:02donc pas d'attaque surprise
50:03même un déclenchement
50:05de missiles
50:05est vu
50:06perçu immédiatement
50:07la seule chose
50:08qui échappe actuellement
50:08au système de détection
50:09américain
50:10ce sont les drones
50:11parce que c'est trop petit
50:12c'est pour ça d'ailleurs
50:13qu'ils ne les ont pas vus
50:14attaquer la centrale nucléaire
50:15sur les Émirats arabes unis
50:16mais une attaque surprise
50:17contre Israël
50:18non
50:18une attaque surprise
50:19si elle avait lieu
50:20elle est américano-israélienne
50:21contre l'Iran
50:22elle se fait plutôt de nuit
50:24pour des raisons
50:25comment dire
50:26de faculté
50:27de vouloir être un peu camouflée
50:29mais surtout
50:29parce que
50:30actuellement
50:31la température
50:32est assez élevée
50:33il y a une très grosse différence
50:34de capacité d'emport
50:35pour les avions
50:36s'ils décollent de nuit
50:38avec des températures
50:39beaucoup plus faibles
50:40ils peuvent emporter
50:40jusqu'à 50% d'armes
50:41en plus
50:42alors que s'ils décollent
50:43de jour
50:44on sait que leur capacité
50:45est réduite
50:45et puis en plus
50:46sont plus visibles
50:47donc s'il y avait une attaque
50:49des Américains
50:49d'abord ce ne sera pas
50:50une attaque surprise
50:51parce que les Iraniens
50:51s'y attendent
50:52elle aura lieu pour moi
50:54plutôt dans la nuit
50:54soit cette nuit
50:55soit la nuit prochaine
50:56plutôt en général
50:57au petit matin
50:58parce qu'en fait
50:59les équipages se préparent
51:00pendant toute la partie
51:00de la nuit
51:01puis après ils lancent
51:02pendant plusieurs heures
51:03des raids
51:03encore une fois
51:04pour moi
51:05ce qui serait logique
51:06c'est qu'ils cherchent
51:07à faire capituler
51:08le régime iranien
51:09c'est-à-dire obtenir
51:10des gardiens de la révolution
51:11ce que tu décrivais
51:12parfaitement tout à l'heure
51:13pas de galibaf
51:14des gardiens de la révolution
51:15de on s'arrête
51:16parce qu'on n'a plus
51:17les moyens de jouer
51:18donc faire pression
51:19faire pression
51:20en longueur
51:21et renoncer
51:23à cet étranglement
51:24de l'économie iranienne
51:25mais faire pression
51:26avec des frappes
51:27Bertrand Besancenot
51:27je vous ai vu
51:28acquiescer
51:29au lieutenant-colonel Ancel
51:31en disant
51:31oui oui
51:31Israël fait souvent ça
51:33effectivement
51:33pour essayer
51:35de frapper en premier
51:36on a longtemps dit
51:37que Benyamin Netanyahou
51:39poussait Donald Trump
51:40à l'attaque
51:40est-ce qu'il a encore
51:41du poids
51:42sur Donald Trump
51:43alors il a apparemment
51:44moins de poids
51:45mais ça ne l'empêche pas
51:46de continuer à faire pression
51:48et donc ça n'a rien
51:49de surprenant
51:49que les Israéliens
51:51reprennent cet argumentaire
51:52sur effectivement
51:53le risque
51:55d'une attaque préventive
51:56iranienne
51:57bon
51:58elle n'est pas très crédible
51:59et je ne crois pas
51:59que ce soit quelque chose
52:01qui puisse influencer
52:02le président américain
52:03encore une fois
52:04je crois que le président américain
52:05prendra sa décision
52:06en fonction
52:07de ce que les Iraniens
52:09accepteront
52:10de concéder
52:11ou pas
52:11et on sait
52:12qu'il y a deux points
52:14principaux
52:14qui ont été évoqués
52:15et là-dessus
52:16ça dépendra
52:17de la réponse
52:17et on sait
52:18qu'il a un calendrier
52:19très serré
52:20Donald Trump
52:21Thiriano
52:21alors à chaque fois
52:22que je dis ça
52:22j'ai l'impression
52:23d'être dans un monde
52:25surréaliste
52:25dans un métaverse
52:26presque
52:27parce que quand on parle
52:28de calendrier
52:29on parle de l'anniversaire
52:30de Donald Trump
52:31qui a lieu le 14 juin
52:32qui coïncide aussi
52:33avec un grand défilé militaire
52:35où il pourrait peut-être
52:36annoncer la victoire
52:37c'est-à-dire que c'est compliqué
52:38de faire cet anniversaire
52:39en grande pompe militaire
52:40s'il est en train de perdre
52:41dans sa guerre avec l'Iran
52:42Oui bien sûr
52:43avec aussi
52:44il ne faut pas l'oublier
52:44parce que c'est un événement
52:45très attendu
52:46très important
52:47le 4 juillet
52:47le 250e anniversaire
52:49des Etats-Unis
52:50et puis un peu plus loin
52:51mais ça conditionne aussi
52:53évidemment
52:53ce sur quoi
52:54le président américain
52:55est en train de travailler
52:56les élections à mi-mandat
52:58qui auront lieu
52:58au début du mois de novembre
52:59donc il y a toute une série
53:00d'échéances
53:02dans les prochaines semaines
53:03et dans les prochains mois
53:04qui sont évidemment
53:05très importantes
53:06et très présentes
53:07à l'esprit
53:08du président américain
53:10mais qui continue
53:11de préparer sa décision
53:12comme Donald Trump
53:13c'est-à-dire qu'au moment
53:14où je vous parle
53:15il est en train de bombarder
53:16son réseau
53:17True Social
53:18d'une multitude de messages
53:19Alors dites-nous
53:19racontez-nous en direct
53:20ce qui se passe
53:20qui n'ont strictement
53:21rien à voir avec l'Iran
53:22il parle du succès
53:24de son succès sur TikTok
53:26et du nombre de fois
53:27où on a parlé
53:28de Donald Trump
53:29de la rénovation
53:30architecturale
53:31de différents endroits
53:33de Washington
53:33qui l'est en train
53:35de mener
53:36pour laisser son empreinte
53:37sur la capitale
53:38fédérale américaine
53:39des élections primaires
53:41voilà je pourrais
53:41continuer encore
53:42pendant longtemps
53:43cet inventaire
53:43à l'après-vert
53:44mais ça nous dit
53:46aussi quelque chose
53:47de la manière
53:47dont Donald Trump
53:49fonctionne
53:49et prépare ce type
53:50de décision
53:51il est avec son téléphone
53:53entre les mains
53:54en train de publier
53:55une rafale de messages
53:56sur une série
53:57encore une fois
53:58un inventaire
53:58à l'après-vert
53:59une série de sujets
54:00qui n'ont rien à voir
54:01avec celui
54:02dont on est en train
54:03de parler
54:03sur ce plateau
54:03peut-être une stratégie
54:05pour distraire
54:06l'attention
54:07juste une question
54:07à Sébastien Rignot
54:08parce qu'il y a
54:08une autre date
54:09dans le calendrier
54:10qu'on a vu
54:12et que sûrement
54:12Donald Trump
54:13a vu aussi
54:14c'est
54:15demain commence
54:16à la Mecque
54:17le plus grand
54:17pèlerinage des musulmans
54:19le Hadj
54:19c'est-à-dire
54:20où il va y avoir
54:20des millions de personnes
54:21qui vont se retrouver
54:22à la Mecque
54:22pour prier
54:23est-ce que là encore
54:24il peut entamer
54:26une guerre
54:27ou reprendre
54:27le cours
54:28de la guerre
54:29alors que des millions
54:30de musulmans
54:30vont se recueillir
54:31c'est le 27
54:32c'est dans 4 jours
54:33c'est dans 4 jours
54:34voilà
54:34et alors
54:36là c'est très compliqué
54:37parce que si vous voulez
54:39rien que d'un point de vue
54:40organisation des vols
54:42organisation
54:44pour les infrastructures
54:45etc
54:45donc je crois
54:46qu'il y a peu
54:47d'Iraniens
54:47qui vont se rendre
54:48à la Mecque
54:49cette année
54:49compte tenu
54:50des circonstances
54:51car le terrain
54:52est un tout petit peu
54:53miné dans la région
54:54mais je crois que
54:56oui en fait
54:56l'enjeu qui est là
54:58c'est pas la décision
54:59américaine
55:00de frapper l'Iran
55:01c'est
55:02qu'est-ce qui va se passer
55:03en riposte
55:04parce que les Iraniens
55:05l'ont expliqué
55:06plusieurs fois
55:07s'il y a une frappe
55:09une fois de plus
55:10la guerre sera longue
55:12et sera douloureuse
55:13et prolongée
55:14j'insiste sur le mot
55:15prolongée
55:15parce que
55:16si vous voulez
55:16on est dans une situation
55:17économique assez catastrophique
55:19en France
55:20et un petit peu partout
55:21dans le monde
55:21en raison
55:22de ce blocus
55:24du détroit d'Hormuz
55:25et en fait
55:26si on se relance
55:27des hostilités
55:28pour un, deux, trois, quatre mois
55:30là il va y avoir
55:31des répercussions
55:32absolument cataclysmiques
55:34pour l'ensemble
55:34de l'économie mondiale
55:35donc la décision
55:36est extrêmement importante
55:38et on comprend
55:39pourquoi
55:40il a décidé
55:41Donald Trump
55:42de ne pas aller
55:42au mariage
55:43de son fils
55:43ce week-end
55:45c'est exactement
55:45le moment
55:46c'est pas la priorité
55:47je suis d'accord
55:47Bertrand Mozento
55:48vous dites
55:48ça commence dans quatre jours
55:49mais le pèlerinage
55:49lui commence demain
55:50c'est-à-dire que
55:51tous ces gens
55:51ces milliers
55:52de personnes
55:54millions peut-être
55:54vont arriver dès demain
55:55non mais c'est-à-dire
55:56que les gens
55:56commencent à arriver
55:57trois quatre jours avant
55:58mais le pèlerinage
55:59proprement dit
56:00commence le 27
56:01ça a été annoncé
56:02si vous voulez
56:03bon
56:03mais simplement
56:04ce qui est vrai
56:05c'est que
56:06et je reviens sur
56:07l'attitude des pays du Golfe
56:08puisqu'il y a un coup de téléphone
56:09qui est en cours
56:10actuellement
56:10et bien
56:11pour eux
56:12effectivement
56:12ils sont parfaitement conscients
56:14des risques
56:14qui sont pris
56:15pour leur propre pays
56:16ils savent qu'il y a des attaques
56:18naturellement
56:18sur les installations nucléaires
56:20mais ce qui les inquiète
56:21peut-être encore plus
56:22c'est les attaques
56:23sur des usines
56:24de dessalement d'eau de mer
56:25ou des centrales électriques
56:26et donc
56:27ils savent que pour eux
56:28l'enjeu est vital
56:29dans le sens réel du terme
56:30et donc je pense
56:32que ces pays-là
56:34actuellement
56:34en téléphone
56:36font tout
56:37en tout cas
56:37pour essayer
56:38d'empêcher
56:39ou en tout cas
56:39de reculer
56:40ou en tout cas
56:41de limiter
56:41ce qui pourrait être
56:42une opération militaire
56:44Juste une indication
56:45les militaires américains
56:46ont expressément demandé
56:47à Donald Trump
56:48de ne donner
56:49aucune indication
56:50sur les réseaux sociaux
56:51s'il décidait d'une frappe
56:52ce qui veut dire
56:53qu'on verra
56:53comme tu le rappelais
56:54tout à l'heure
56:55Donald Trump
56:55nous parlait de sa salle de balle
56:57et de je ne sais pas quoi
56:57et en fait
56:59il faut attendre
57:00dans les creux
57:00le fait qu'il ait lancé
57:01l'opération
57:02et il fait attention
57:03relativement à ça
57:04pourquoi ?
57:04Parce que c'est Dan Scavino
57:05qui fait les tweets
57:06qui fait les tweets
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