00:00– Alors, dernière déclaration du porte-parole du ministre iranien des Affaires étrangères.
00:04Je le cite, nous sommes à la fois très loin et très proche d'un accord.
00:07Les points de vue se sont rapprochés, mais pas au point d'aboutir à un accord,
00:10plutôt au point où nous pourrions peut-être parvenir à une solution.
00:13Ulrich Bounah, ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a des déclarations,
00:17la possibilité d'une reprise de frappe réelle, puisqu'il y a des réunions au sommet à Washington,
00:20et en même temps, un circuit diplomatique qui se poursuit en coulisses.
00:24– Qui se poursuit en coulisses et qui est extrêmement intense.
00:26Vous parliez d'Assim Mounir, qui était effectivement en Iran ces dernières heures,
00:31et il y a aussi des négociateurs qataris qui étaient là.
00:33L'émir qataris a appelé Donald Trump hier soir.
00:36Donc on voit qu'effectivement, il y a un certain nombre de pays qui,
00:38vous avez l'habitude de jouer les intermédiaires, ou plus récents comme le Pakistan,
00:42qui effectivement mettent les bouchées doubles en quelque sorte,
00:44pour essayer de rapprocher les deux positions, avec effectivement,
00:46comme ça a été très bien écrit juste avant, c'est cette espèce de complications
00:50qui font que d'un côté, il y a un objectif extrêmement court terme,
00:53qui est de rouvrir le détroit d'Ormuz d'une façon ou d'une autre,
00:56pour essayer de faire respirer l'économie mondiale,
00:58même l'économie américaine qui est touchée par la mondialisation des flux.
01:02Et d'un autre côté, en fait, des questions extrêmement complexes,
01:05notamment le nucléaire iranien, où Donald Trump espère effectivement
01:07obtenir une victoire rapide qui lui permettrait de vendre cet accord
01:11comme une grande victoire auprès de sa population,
01:13et des Iraniens qui, sur un sujet aussi complexe,
01:15ne vont certainement pas lâcher grand-chose.
01:17Donc, depuis quelques semaines, on voit qu'il y a une volonté, en fait,
01:21d'essayer de trouver un chemin qui serait, en quelque sorte,
01:22un cessez-le-feu avec une réouverture du détroit d'Ormuz,
01:26et, en quelque sorte, un accord entre les deux pour relancer des négociations sur le nucléaire.
01:31La vraie question, à mon sens, elle se trouve à Washington.
01:34Qu'est-ce que Donald Trump est prêt à accepter comme accord minimal,
01:37qu'il estimera suffisant pour aller le vendre à sa base ?
01:39– Alors, vous parliez de la question nucléaire.
01:40Brigitte Hadès, toujours de cette même source iranienne,
01:43un porte-parole du ministère des Affaires étrangères,
01:46c'est quand même une source, on va dire, autorisée et crédible.
01:49L'Iran ne discutera pas de la question nucléaire.
01:53Nous souhaitons, la question de savoir si nous aborderons le dossier nucléaire
01:56dans 30 ou 60 jours sera examinée ultérieurement.
02:00Il souhaite, donc, ce porte-parole, il explique que le pays souhaite avant tout
02:04discuter sur la façon de mettre fin au conflit actuel
02:08sans, on va dire, englober la question nucléaire dans ce volet de discussion.
02:13– C'est habile, parce que c'est effectivement la pierre d'achoppement la plus importante
02:18et ça permettra de gagner du temps, mais c'est comme ça gagnerait du temps.
02:21De toute façon, on est habitué à les entendre aussi dire ça et ce contraire,
02:27parce qu'ils disent certaines choses, après ils disent le contraire.
02:30Donc, on ne sait pas si ce personnage est habilité vraiment à parler
02:33au nom du gouvernement entier.
02:35Parfois, ils se disputent entre eux, voire qu'ils se sont un peu réunis récemment.
02:41Donc, en tout cas, je vois que ça pourrait convenir à une espèce de faux accords,
02:46mais ça n'amènerait à pas grand-chose.
02:48– Sous-titrage Société Radio-Canada
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