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  • il y a 7 heures
En ce 21 décembre, dans le petit stade Verchère de Bourg-en-Bresse, Roberto De Zerbi serre des mains avec le sourire à quelques journalistes dans la salle de presse improvisée. Son équipe vient de gagner 6-0 et boucle l'année 2025 dans une situation très correcte : 3e à 5 points du leader, 3 victoires en 6 matches de C1 et un 16e de coupe à jouer, après une première saison très aboutie. Il y a bien ces points perdus bêtement en fin de match, ces tournants ratés (Real, Lisbonne, Atalanta, Lens, Toulouse, Angers...), l'affaire Rabiot, les nombreuses blessures et un jeu qui s'est délité en décembre, mais 2026 arrive avec son lot de promesses.
Plusieurs mois et quelques fiascos plus tard, l'Italien se bat pour le maintien de Tottenham. Que s'est-il passé pour en arriver là ? "Roberto est quelqu'un qui mérite que l'on éclaircisse les choses", a dit Medhi Benatia dimanche. Alors, essayons de raconter les 40 derniers jours de "RDZ" en Provence.
Premier coup de canif : pour la réception de Nantes, 17e, l'OM est débordé et tient par miracle le 0-0 à la 25e minute. C'est à ce moment-là que Arthur Vermeeren tacle comme un desperado Lopes, à 100 mètres des buts de Rulli. Carton rouge, suivi d'un autre de Bilal Nadir, 0-2, sifflets... L'année commence mal : "Il a fait une mauvaise semaine mais je lui ai dit que j'avais confiance en lui et que j'allais le titulariser même s'il s'était mal entraîné. Il m'a remercié." D'une drôle de façon.
Le Brescian le lui rendra bien en le mettant à la cave alors qu'il était devenu un titulaire régulier et convaincant fin 2025. La gestion du cas Vermeeren est assez représentative pour les détracteurs de De Zerbi. Selon plusieurs proches du groupe, les cadres sont trop protégés et les sans-grade régulièrement jetés au feu. L'OM tente de casser le prêt du Belge, comme il l'a fait pour Matt O'Riley, très performant au début de l'automne, indésirable en janvier. Neal Maupay, "son fils", est sur le côté depuis août. Ainsi va la vie à Marseille, où même le valeureux Amir Murillo est vendu après plusieurs matches ou entrées ratés (PSG, PFC, Bruges...) et un accrochage avec "RDZ". Un traitement extrême que pas grand monde n'a compris dans le vestiaire.
Après les Canaris, un grand OM est à quelques secondes de battre une deuxième fois de la saison la meilleure équipe d'Europe, le PSG (2-2, 1-4 aux tab) et de ramener un trophée du Koweït. "J'ai pleuré quand je suis entré dans le vestiaire", reconnaît De Zerbi.
Avec l'enchaînement sinusoïdal Nantes-Paris se pose une question à laquelle il n'aura jamais la réponse : pourquoi cette équipe alterne les très hauts et les très bas ?

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Transcription
00:00Dans les coulisses, des derniers jours de Roberto Dezerbi à l'OM.
00:03Moi je n'ai pas de patron, je n'ai pas de maître.
00:07Début janvier, l'OM est troisième.
00:10Quelques tensions existent déjà en interne, mais l'équipe de Dezerbi est encore dans la course.
00:15Le 4, l'OM s'inquiète sèchement face à Nantes au Vélodrome,
00:19signant l'une de ses pires performances de la saison,
00:21avant de réaliser la meilleure, 4 jours plus tard au Koweït,
00:25où il passe à quelques secondes d'un titre, le trophée des champions.
00:28En conférence de presse, Roberto Dezerbi est complètement abattu.
00:33J'ai pleuré quand je suis entré dans les vestiaires.
00:35Il ne comprend plus son équipe et cette irrégularité chronique.
00:39Il ne supporte plus les critiques qu'il se fait relier au quotidien.
00:43Et il se montre injuste face aux joueurs, selon leur statut dans l'équipe.
00:47L'OM alterne entre performances séduisantes et indigentes,
00:50jusqu'au crash de Bruges où les Olympiens sont éliminés de la Ligue des Champions.
00:53Quelques heures plus tard, l'OM rallie Clairefontaine pour préparer le match suivant face au Paris FC.
00:59Roberto Dezerbi s'enferme dans sa chambre et n'en sort pas,
01:02alors même que les leaders, Hoiberg, Aubameyang ou Welherdi, viennent toquer à sa porte.
01:08La direction demande à l'entraîneur de la réserve de se tenir prêt.
01:11Toujours en poste à Rennes et à quelques jours du match de Coupe de France face à l'OM,
01:15Habib Bey est pourtant déjà dans le viseur de la direction.
01:18Mais le coach tient.
01:19Il voit encore son équipe remonter dans les dernières minutes face au Paris FC
01:23et son départ interviendra finalement moins de deux semaines plus tard,
01:26après une nouvelle gifle face au Paris Saint-Germain.
01:29Alors non, je ne suis pas découragée, je dirais plus triste,
01:32parce qu'on ne doit pas jouer de cette manière,
01:34on ne doit pas perdre de cette manière non plus contre le PSG.
01:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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