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  • il y a 2 jours
Retrouvez le replay de la chronique Pourquoi ? de l'Équipe de Greg du 21/05/2026.

Catégorie

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Sport
Transcription
00:01Avec Jérène Janagro !
00:03Bonsoir Jérène !
00:05Ça va bien ?
00:06Ça va et vous ?
00:07Vous étiez, ce matin, quand on a décidé le sujet, très impatient de le faire.
00:11Absolument, parce que je suis très heureux, on va redorer l'image d'Onaï Emery.
00:15Vous vous souvenez tous d'Onaï Emery, ça vous dit quelque chose ?
00:17Il a gagné une Lugropa, quand même, hier soir, au cas où.
00:19C'était la cinquième.
00:21Avec Aston Villa, cette fois.
00:22Il avait eu les autres avec Séville et Villareal.
00:25Et sur les réseaux sociaux, son exploit, il est détourné.
00:28Et on baptise la compétition Emery Ligue à la place d'Europa League.
00:32Aucun doute, Onaï Emery est un grand coach et je ne suis pas le seul à le penser.
00:45Meilleur entraîneur de Première Ligue.
00:46Alors, j'aurais pu vous expliquer pourquoi on a été injuste avec Onaï Emery
00:50quand il était au PSG ces deux saisons compliquées.
00:52Mais je vais plutôt vous expliquer pourquoi Onaï Emery au PSG,
00:56ça ne pouvait pas matcher, ça ne pouvait pas marcher.
00:59Alors, ça ne pouvait pas marcher parce que dès son arrivée, il faut bien le dire, il a été décrédibilisé.
01:05Oui, c'est un coach qui a très vite appris le français, mais qui a été moqué pour son accent.
01:09Cette conférence de presse, elle est restée célèbre.
01:11C'est très important, la concurrence. C'est important des bons joueurs pour position.
01:17Et après, c'est blessé, c'est suspendu, c'est qui est le joueur, qui est meilleur pour jouer.
01:21C'est la concurrence, c'est pour achever une équipe plus, plus, plus être compétitive.
01:27Avec la concurrence, qui est meilleur, qui est meilleur, c'est meilleur pour jouer.
01:32Ah, si l'Empire répond parce qu'il est avec Lacan et l'autre, il va jouer.
01:38Ça fait sourire, oui, forcément.
01:40Mais Unai Emery, il arrive dans un PSG en plein chantier à ce moment-là.
01:43C'est une circonstance atténuante pour moi.
01:45Le meilleur joueur s'en va, le leader, le taulier, Zlatan Ibrahimović.
01:48Paris reste sur trois saisons avec le même coach, Laurent Blanc.
01:51Et il y a un directeur du football qui arrive à la surprise générale, Patrick Kluivert.
01:55Et il a laissé un grand souvenir à personne.
01:57Et dès le départ, malgré ses immenses qualités de tacticien et son côté travailleur,
02:02Unai Emery, il lui manque quelque chose.
02:03C'est José Barroso, journaliste au Journal, l'équipe, qui nous l'explique.
02:07Il l'a suivi pendant deux saisons.
02:09C'est surtout un manque de crédit qui a été décisif pour lui, en tout cas qui a joué beaucoup.
02:15C'est pas un ancien joueur de renom.
02:18C'est pas Carlo Ancelotti.
02:19C'est pas un Laurent Blanc qui a été quand même champion du monde, etc.
02:22Dès son installation, certains joueurs se moquent de lui dans son dos, avec son accent.
02:28Il fait des séances tactiques qui durent deux plombes.
02:31Et les joueurs s'endorment ou font semblant de s'endormir.
02:33Et un point, évidemment, qui aurait pu tout faire basculer, c'est le fameux 4-0.
02:37Où là, pour le coup, il leur avait donné les clés.
02:39Et c'est lui qui leur avait expliqué comment faire.
02:42Et évidemment, tout ça a été annulé par le 6-1 au match retour contre le Barça en huitième de
02:46finale 2017.
02:48Parce que forcément, quand on pense à Unai Emery, on pense au Montana.
02:51Et oui, forcément, ça lui a collé à la peau toute la deuxième saison.
02:55On se replonge justement dans les débats de l'époque.
02:57C'était après une large victoire du PSG en Ligue des champions contre le Celtic.
03:02Le problème qu'il a, c'est qu'il était sur le banc au confnou.
03:06Voilà.
03:07Et que ça, il faudra plus qu'un 7-1 contre le Celtic à domicile pour l'effacer.
03:12Donc là, il est responsable du confnou.
03:15Tout le reste, il n'est pas responsable.
03:16Non, non, mais ce n'est pas la question.
03:17Mais comment ce n'est pas la question ?
03:18Parce qu'un entraîneur qui perd, c'est de sa faute.
03:19Mais bien sûr, c'est la question.
03:20On va parler de Bielsa tout à l'heure.
03:21Bien sûr, c'est la question.
03:22Parce que dès qu'il perd, c'est sa faute.
03:23Oui, il est responsable du confnou.
03:24Non, mais dès qu'il perd, donc ça fait un an et demi qu'il fait des choses, pour moi,
03:30exceptionnelles dans ce club,
03:31il y a un truc qui se passe mal, c'est sa faute.
03:34Ah, merci Johan Micou.
03:36En plus, le PSG dont il hérite, il n'y arrive jamais en Ligue des champions à ce moment-là.
03:40Quart de finale avec Carlo Ancelotti après 2 nuls contre le Barça.
03:44Quart de finale avec Laurent Blanc, le but traumatisant de Dembaba.
03:47Quart de finale à nouveau, le Barça est injouable.
03:50Et encore l'écart avec le meilleur PSG que Blanc a coaché.
03:53Et ça, c'est la situation dont il hérite derrière.
03:56Tous les débats sont à couteau tiré sur les plateaux télé, notamment sur l'équipe du soir.
04:00Emery, c'est un échec retentissant cette saison.
04:03Que vous le vouliez ou non, c'est un échec.
04:04Il aurait gagné le championnat de France.
04:06J'aurais peut-être pas dit la même chose.
04:07Mais là, c'est un échec.
04:07Moi, je comprends pas son coaching.
04:09Je suis désolé.
04:09Voilà, tant qu'on m'explique pas pourquoi.
04:12C'est son coaching ou c'est ses choix de début du match ?
04:14C'est ses choix, il se fout de la gueule du monde.
04:15Le problème d'Emery, c'est qu'aujourd'hui, il fait une équipe qui n'est pas son idée.
04:20Et au final, c'est une équipe qui est moins bonne que l'empassé.
04:23Quand le mec est bon, je tape sur lui.
04:24Quand le mec est une pompe à vélo, il faut qu'il s'en aille.
04:28Il est parti beaucoup trop tard, il y a deux ans.
04:30On a aimé qu'il reste deux ans.
04:31On va pas en parler.
04:32600.
04:33600 à Barcelone.
04:34Il doit se virer le lendemain.
04:35Le lendemain, il doit partir.
04:37Alors, face à ces critiques, j'ai dû appeler un avocat.
04:40Qui c'est le meilleur avocat d'Emery ?
04:42Vous le connaissez tous.
04:43C'est Johan Rioux.
04:44Et il est jamais plus passionné que quand il parle d'Emery.
04:46Alors, imaginez.
04:48On a aimé, je l'ai aimé direct.
04:49Pourquoi ? Parce qu'on savait déjà que c'était un formidable entraîneur.
04:52Il avait déjà remporté trois Coupes d'Europe.
04:53Il avait déjà remporté, en arrivant en Paris Saint-Germain,
04:55plus de Coupes d'Europe que l'ensemble des clubs français dans l'histoire des Coupes d'Europe.
04:58Il y a eu tellement un délit de sale gueule.
05:00Il y a eu des critiques tellement féroces.
05:02Je me dis, mais pourquoi on en veut à cet homme ?
05:03Pourquoi rien n'allait jamais avec Conan Emery ?
05:05Il faisait l'effort de parler français.
05:06Ça n'allait pas.
05:07Devant le banc de touche, comme c'est quelqu'un d'habité, de passionné,
05:09forcément, il bouge des bras.
05:11Il vit le match.
05:12On le traitait d'agiter, d'agiter du bocal.
05:14Mais c'est bizarre, quand c'est Diego Simone, on ne dit jamais rien.
05:16Au contraire, Diego Simone, on loue ce caractère engagé.
05:19C'est parti dans tous les sens.
05:26Il y a la remontada, il y a Monaco champion aussi.
05:28C'est vrai, on le dit souvent, mais il ne faut pas oublier que c'était un immense Monaco.
05:32C'est vrai.
05:3295 points, le deuxième meilleur champion du 21ème siècle.
05:35Avec Kylian Mbappé.
05:36Ça ne pouvait pas marcher aussi, parce qu'il n'a jamais pu travailler,
05:38il faut bien le dire, dans les mêmes conditions que Poussin Riquet.
05:41C'est vrai, absolument.
05:42Vous allez me dire, par contre, il a eu un Mercato XXL qu'on va revoir.
05:45Il a eu un Mercato XXL.
05:46On va le dire, voilà.
05:47Il est là.
05:48Neymar, 222 millions d'euros.
05:50Mbappé, le prépayeur, 180.
05:51Yori Berchich, 16 millions.
05:52Et Daniel Elves qui arrive libre.
05:54Mercato, 418 millions d'euros.
05:56Mais est-ce que Louis Henrique aurait voulu ça ?
05:58Vraiment ?
05:59Celui qui ne voulait pas de star et qui n'a pas retenu Mbappé.
06:02Dans ce Mercato historique de 2017, Unai Emery a tout subi.
06:06Unai Emery n'est qu'un rouage du système et qu'à cette époque-là,
06:10il n'a pas vraiment de voix au chapitre.
06:12On ne lui a pas demandé son avis de manière très claire.
06:14Il a œuvré, par contre.
06:15Par exemple, il s'est vraiment employé à faire venir et à convaincre Kylian Mbappé.
06:19Mais le choix était évidemment au-dessus.
06:22Et concernant Neymar, je n'en parle même pas.
06:25Ça fait longtemps que le club essayait de le faire venir.
06:27Justement, c'était un des problèmes évidemment de cette politique des stars.
06:30C'est que c'est très compliqué de gérer les égaux.
06:32On se souvient, c'est les premiers épisodes des Penalty Gates à l'époque.
06:36Et dans ce PSG, Unai Emery n'est maître de rien.
06:39Ceux qui décident, c'est l'émir du Qatar et c'est le président Nasser El Khalafi.
06:43On ne va pas dire qu'il fait tout, la pluie et le beau temps.
06:45Mais il est beaucoup plus interventionniste à l'époque sur la sphère sportive qu'il ne l'est depuis l
06:50'arrivée de Louis Enrique.
06:51Donc depuis 2023, beaucoup de joueurs avaient la ligne directe du président.
06:55Et dès que quelque chose n'allait pas, petit coup de fil, petit SMS.
06:58Et en fait, on ne va pas dire que la foudre tombait, mais il y avait forcément des contre-coups
07:01qui pouvaient intervenir suite à ces interventions directes.
07:05Ce téléphone rouge, ce fil rouge entre les joueurs et le président.
07:08Le président El Khalafi a changé.
07:10Tant mieux pour le PSG.
07:11Tant mieux pour Louis Enrique.
07:12Et tant pis pour Unai Emery qui a dû partir pour prouver son immensité loin du PSG.
07:17Merci beaucoup Gérard Mijan et le revoir pour Gérard.
07:19Il y a tellement de choses à dire sur Unai Emery.
07:23En fait, je crois qu'on pourrait en faire un des débats les plus passionnants du 21ème siècle sur les
07:27entraîneurs.
07:27Bruno, je viens de vous voir, vous avez suivi le PSG, vous voyez ça.
07:29Je vous pose une question d'entrée de jeu.
07:31Parce qu'en fait, on ne peut pas être en zone grise avec Emery.
07:34C'est soit on l'aime, soit on ne l'aime pas.
07:37Vous êtes dans quelle team ?
07:38J'étais dans la team pas ma tasse de thé.
07:41Pas ma tasse de thé parce qu'il s'est perdu.
07:43En fait, son gros défaut dans tout ce qu'il a fait au Paris Saint-Germain.
07:46Déjà pour moi, j'entendais tout à l'heure Dominique Sevrac.
07:49Pour moi, après la remontada, tout club normal sortait l'entraîneur et le mettait dehors.
07:54Ce n'est pas possible de rester avec ça sur le dos.
07:57C'était un fardeau.
07:58Il l'a porté comme un fardeau.
07:59Il ne pouvait pas travailler sereinement.
08:01Et en plus, il s'est perdu dans sa communication.
08:03Mais pas que dans sa communication où certains médias se moquaient de son accent.
08:08Il a joué jeu trouble.
08:10Il y avait son frère qui était derrière, un frangin,
08:13et qui a voulu un peu manier la presse.
08:15Et en fait, ça leur a pété au nez, vraiment, pour le coup.
08:18Et il s'est planté, en fait, très clairement.
08:21Et je pense qu'il n'était pas dimensionné pour avoir effectivement un acerre,
08:26un Leonardo qui lui disait écoute, tais-toi, on fait ce qu'on veut.
08:29C'était avant.
08:29Mais c'était le bazar, en fait.
08:31Et après, il y a eu Antero Enrique qui est venu aussi faire le bazar.
08:35Il y a eu Chloé Vert qui ne pipait rien.
08:37C'était vraiment...
08:38Un entraîneur comme lui, il faut les mêmes conditions qu'à Enrique.
08:41Il lui faut un président qui préside, un directeur sportif qui est directeur.
08:45Et derrière, lui, il entraîne.
08:46Et il n'avait pas ça.
08:47Mais c'est quand même un tacticien qui a un succès incroyable en Coupe d'Europe.
08:51Je veux dire, il a 5 C3.
08:54Est-ce qu'on se rend compte avec des clubs différents ?
08:56Non, on ne se rend pas compte parce que son passage au PSG, ça a fait une tâche.
08:59Mais pour moi, ça a été un pion, en fait.
09:01N'importe quel entraîneur, peut-être à part Pep Guardiola.
09:04Là, il aurait eu peut-être pas un peu plus de clés.
09:05Mais après, ça ne m'a pas étonné qu'il soit moqué par les joueurs, etc.
09:09On se moque tous des entraîneurs.
09:10Moi, je ne savais pas le coup des joueurs.
09:11On se moque tous du staff quand on est joueur.
09:13Ça fait partie de la cohésion.
09:14Et puis après, on se remet au boulot.
09:15Mais c'était un pion dans ce Paris Saint-Germain-là.
09:18Donc moi, je suis plutôt derrière lui.
09:22Parce que tactiquement, vous en parlez, Greg, pour moi, il a mis énormément de choses dans plusieurs clubs.
09:26Et quand on instaure une année des valeurs de groupe et sur le terrain aussi techniquement,
09:32ça montre qu'on est un grand entraîneur.
09:34Donc bravo à lui.
09:34Mais c'est vrai que ça a fait tâche dans son CV, son passage au PSG.
09:37Mais finalement, il a réussi dans des clubs de très grande qualité, Séville, Aston Villa.
09:41Mais par exemple, il y a le deuxième précédent, c'est Arsenal.
09:44Après le Paris Saint-Germain, il prend la suite d'Arsène Wenger.
09:47Il a un discours très positif pour redorer le blason des Gunners.
09:50Et il n'y arrive pas également.
09:51Il perd d'ailleurs la finale de C3 avec Arsenal.
09:54Et il part en novembre 2019.
09:56Mais vous voyez, cinquième de Première Ligue, il n'a pas laissé un bilan très fort aussi
10:00dans un autre grand club, un des plus grands clubs de Première Ligue qui était Arsenal.
10:04Karim, il n'est pas fait pour de six gros clubs ?
10:06Ou est-ce qu'il est arrivé au mauvais moment dans ces six gros clubs ?
10:10C'est plutôt la deuxième option, je pense.
10:12N'importe quel entraîneur, à ce moment-là au PSG, aurait galéré.
10:15Et ça a été la preuve d'ailleurs, parce que les entraîneurs se sont succédés
10:17et se sont heurtés à cette fameuse barrière en Ligue des Champions.
10:20Louis Saint-Germain a débloqué cette barrière-là.
10:22Mais véritablement, à ce moment-là, de l'histoire qu'a tari au PSG,
10:28c'était compliqué pour n'importe quel entraîneur.
10:29Ça l'a été pour Ancelotti, qui a galéré derrière avec Everton
10:32et qui est revenu ensuite gagner des Coupes d'Europe.
10:34Vous voyez comme quoi ce n'était pas dû à l'entraîneur.
10:36Si Ancelotti n'a pas gagné de Ligue des Champions au PSG, ce n'était pas à cause de sa
10:40qualité.
10:41C'était parce qu'il n'était pas là au bon moment.
10:43Et je pense qu'Emery, anecdote d'ailleurs, il a voulu faire l'effort de parler français.
10:48Et je trouve que c'était tout à son honneur d'ailleurs d'essayer ça.
10:50Il a quand même expliqué aux dirigeants à l'époque parisien que c'était compliqué
10:54parce qu'il voulait faire passer ses idées en conférence de presse avec sa langue natale,
10:57à savoir l'espagnol.
10:58Et on lui a suggéré, je ne dis pas imposer, mais on lui a suggéré
11:02de parler plutôt français à ce moment-là en conférence de presse
11:05pour noyer un peu les journalistes.
11:06C'est-à-dire qu'à un moment donné, Blanc, son prédécesseur, parlait beaucoup tactique,
11:10parlait beaucoup avec les journalistes.
11:11Il copinait aussi dans les salles de presse, conférences de presse avec la presse.
11:15Il aimait bien ça, Laurent.
11:18Ehmery, on lui a dit, essaie de faire un peu ami avec la presse.
11:21Et puis comme ça, au moins, tu ne pourras pas aller dans le fond de ta pensée
11:24et on va éviter les problèmes.
11:26Et quelle erreur !
11:28Effectivement, pour reprendre ton expression, ça lui a pété au nez à ce moment-là.
11:30Il y a eu moquerie de la presse, des joueurs, de son vestiaire.
11:33Et ça lui a enlevé du crédit au PSG.
11:35Mais moi, je reste persuadé, il a encore montré cela avec Villa
11:39parce qu'au-delà des Coupes d'Europe, ce qu'il fait avec Villa l'an dernier
11:41et encore là, être dans le top 4 avec le budget
11:43qui est celui de Villa par rapport aux autres,
11:45en première ligue, c'est monstrueux.
11:47Donc, c'est un super entraîneur.
11:48Moi, j'ai plutôt tendance qu'il est capable de surperformer
11:50avec des joueurs pas forcément programmés pour faire ça.
11:53Mais qu'il aurait du mal à gérer des énormes stars.
11:56Ça ressemble un peu à ça, à son passage.
11:58En plus, le PSG de l'époque, c'était quand même un PSG très compliqué.
12:02Ça a été très bien expliqué dans le sujet.
12:05C'est une mauvaise période pour n'importe quel entraîneur.
12:08Des joueurs pendant la deuxième manière ?
12:08Oui, mais bon, le groupe en lui-même, c'est facile de le dire aujourd'hui
12:13parce qu'en fait, on a un président qui a pris le recul,
12:16qui a enfin compris les choses et qui laisse la main à un conseiller
12:20ou directeur sportif, Luis Campos, et à Luis Enrique qui peut imposer ses idées.
12:25Mais c'est un véritable star.
12:26C'est lui qui a fabriqué l'équipe, le groupe, pour justement en faire une machine à gagner.
12:31Et c'est ce qui s'est passé avec la victoire en Ligue des champions.
12:34Mais si on fait un petit retour en arrière au début de QSI,
12:37ils ont quand même Leonardo directeur sportif,
12:39ils ont Ancelotti comme entraîneur, c'est quand même pas si mal que ça.
12:42Et puis finalement, ils réussissent à ne pas s'en sortir
12:46et à écœurer ces deux personnes-là petit à petit.
12:48Peut-être plus Carlo Ancelotti que Leonardo.
12:50Ils ont perdu du temps et ils ont fini par comprendre
12:53qu'à force de perdre du temps, ils ne gagneraient pas de trophées.
12:56Donc en fait, il est comme Pochettino, il est comme Tourelle.
12:58Il est pour rien, quoi.
13:00Moi, je veux dire qu'il est 4-0 par balle.
13:02Je ne dis pas qu'il est pour rien.
13:03La remonte Tadda.
13:04Moi, je ne suis pas complotiste une seconde,
13:06mais quand on voit le match, l'arbitre, on sait très bien.
13:09Oui, mais d'accord.
13:10Mais sur le bord du terrain, il est agité.
13:13Il met un peu de peur auprès des joueurs.
13:15Et quand même, à 4-0, vous pouvez avoir un discours.
13:19Regarde, Enrique, il dit toujours, on va jouer pour attaquer,
13:21on va être serein.
13:21Il n'était pas serein.
13:22Les joueurs faisaient de l'huile.
13:24Thiago Silva et Marquinhos sont les premières minutes.
13:26Moi, j'étais tout en haut du stade.
13:28Et vraiment sur la ligne de but.
13:30Mais ils étaient perturbés.
13:31Ils ne savaient plus où ils étaient.
13:32Mais ce n'est pas la faute de Mayenri.
13:35Ils n'ont pas écouté ses consignes.
13:37Lui avait la consigne de dire, les gars, vers l'avant.
13:41Et on continue et on remet la même.
13:43Et qu'est-ce qu'ils ont fait ?
13:44Thiago Silva a fait, stop, recule.
13:47Et on recule.
13:48Et en fait, lui, quand il s'énerve au bord de la pelouse,
13:51c'est qu'en fait, il se rend compte que les mecs ne vont pas...
13:53C'est intéressant.
13:54Il a été trahi par Thiago Silva.
13:55Je pense que, très franchement, il a été trahi par un groupe
13:57qui, comme on le lisait, ne l'apprécie pas.
14:00Et en fait, ils étaient dans un circuit à eux.
14:03Et ils se sont dit, de toute façon, on est passé,
14:04on recule, on défend et ça ira très bien.
14:06Mais cette remontada, et moi, je le répète et je le redis,
14:08il nous...
14:09Cet entraîneur a fait vivre au Paris Saint-Germain.
14:11J'ai eu la chance de les commenter.
14:13Jeannot aussi.
14:14Alors, j'ai commenté le 5-4 de Munich.
14:16Le 5-4 face à Munich.
14:18C'est tout en haut.
14:19Et juste en dessous, il y a un 4-0 face au Barça.
14:22Ce match, il est exceptionnel.
14:24Il, tactiquement, dans l'intensité, dans tout ce qu'il fallait,
14:27il avait réussi.
14:28Et en fait, il a vu, peut-être, le moment basculer
14:31où il allait être enfin respecté par tout le monde.
14:3315 jours.
14:34Et par l'Espagne.
14:34Tout détruit.
14:35Mais tout détruit.
14:36Et tactiquement, il avait battu un certain Luis Enrique,
14:38on va dire.
14:38Un plat de couture, franchement.
14:39Il l'avait concassé.
14:40Il l'avait concassé, Luis Enrique.
14:41Et là, en fait, il s'est perdu là-dedans.
14:44Et je vous dis, après, il s'est trimballé ça,
14:46tout le temps, tout le temps.
14:48Donc, il n'a pas eu la personnalité nécessaire
14:49pour avoir le groupe à sa hauteur,
14:51et qu'il comprenne enfin ce qu'il a envie de faire.
14:54Moi, je suis désolé.
14:55La remonte à l'âge, c'est un truc de fou.
14:57Quand tu vois l'attitude des joueurs
14:58pendant le premier quart d'heure,
14:59mais tu as compris qu'ils allaient se faire dessus de ta partie.
15:02Mais là, il mérite, pour moi, d'aller au-dessus.
15:04C'est-à-dire que quand un club comme le Real Madrid
15:06est en train d'hésiter et de se dire...
15:08Mais il n'y pense pas une seconde.
15:08Non, absolument pas.
15:09Il n'y pense pas.
15:10Il ne faut pas.
15:11Karim, il ne faut pas qu'il aille au Real Madrid.
15:12Parce que tu as vu le bazar.
15:13Par contre, dans un PSG ou dans un Arsenal...
15:15Je pense que pour lui, Espagnol, ça représente un grave.
15:17Mais il a raison.
15:18Là, vous le renvoyez dans un bazar type PSG ou Arsenal à l'époque.
15:20Mais il va vouloir se tester, Greg.
15:22Il va vouloir aller au-dessus que Villa.
15:23Parce qu'Aston Villa n'a pas les moyens d'aller chercher la Première Ligue.
15:25Il n'a pas les moyens d'aller chercher la Ligue des Champions.
15:27Je ne suis pas sûr.
15:28En Ligue des Champions face au PSG, il s'énerve à un moment donné,
15:31face au PSG, sur le banc.
15:33Il est nerveux, en fait.
15:34Il est très nerveux face au PSG.
15:35Est-ce qu'on ne peut pas aussi saluer,
15:36et en finir avec ça, Charlotte,
15:38le fait qu'après tout ce qu'on a dit,
15:45après un nouvel échec à Arsenal où il prend double coup de boule dans la tronche,
15:49il se relève et il va gagner avec des clubs plus modestes
15:52en remontant étape par étape avant de retrouver du budget
15:54et encore être en Ligue des Champions.
15:56Je pense qu'il a gagné là.
15:57C'est exactement ça.
15:58Je pense que dans sa carrière, il a tellement touché le fond.
16:00Il a vu que son équipe, ses joueurs l'ont complètement abandonné.
16:03Il s'est dit, mais en fait, il faut juste que je parte d'ici,
16:06que je retrouve mon âme d'entraîneur et une confiance.
16:10Donc non, là, il a touché le fond
16:12et ce qu'il a fait dans ses autres clubs,
16:14ça a été exceptionnel avec des budgets qui sont bien loin du PSG.
16:18Regardons celui qui ne gagnera qu'une coupe cette année
16:20parce que celle de Juillet ne l'aura pas.
16:23C'est Emiliano Martinez.
16:24Septième finale à son compte ?
16:25Oui, mais ne regardez pas de travers.
16:27Je sais que vous l'aimez pas du tout.
16:28On a Monsieur Ligue Europa et on a Monsieur Finale.
16:30C'est évidemment Emiliano Martinez.
16:32Peu sollicité hier soir, le gardien argentin a gagné contre Fribourg,
16:36la septième finale de sa carrière.
16:38Et nous, Français, bien sûr, nous sommes bien placés
16:41pour savoir que c'est un homme des grands soirs.
16:43La soirée à Istanbul a encore confirmé son statut.
16:47Il répond dans les grands rendez-vous.
16:49Et pourtant, c'était mal parti
16:50puisque Martinez a confié s'être blessé à ESPN
16:53juste avant la rencontre.
16:55Je me suis cassé le doigt pendant l'échauffement
16:57et pour moi, chaque mauvaise chose apporte quelque chose de positif.
17:00J'ai fait ça toute ma vie et je vais continuer à le faire.
17:03Ça nous rappelle un petit peu ce qui s'était passé pour Safo 9.
17:05Pas de gêne trop importante hier soir en tout cas,
17:08mais on surveillera ça de très près avec l'Argentine
17:10puisqu'évidemment, il est gardien numéro un.
17:12Merci, Jérémy, pour ce pourquoi.
17:15Dans un instant, le 11-liste finale de Coupe de France,
17:18J-1, que ne gagnera pas Emiliano Martinez.
17:20Comment la finale de la Coupe de France fait déjà pchit pour Raphaël ?
17:24Pchit ! Pchit ! Pchit !
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