Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Retrouvez le replay du débat de l'Équipe de choc du 21/05/2026.

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:01On va commencer, il est 16h55, on va enchaîner tout de suite avec une déclaration de Raphaël Nadal.
00:06Oui, c'est dans le documentaire Rafa, dispo sur Netflix, que la légende espagnole aborde ces blessures aux pieds gauches
00:12qui l'ont obligé à prendre des anti-inflammatoires.
00:15Raphaël Nadal s'est aussi confié sur une période très difficile où il a dû faire appel à un psychiatre,
00:19on y reviendra un peu plus tard.
00:20Je savais pertinemment que je faisais quelque chose de nocif pour mon corps, mais dans ma tête, l'alternative était
00:26simple.
00:26Soit ça, soit arrêter de jouer au tennis, j'ai même eu deux perforations intestinales à cause de tous les
00:32anti-inflammatoires que je prenais,
00:34mais sans ces choix, ma carrière aurait été complètement différente.
00:38Oui, révélation assez incroyable la déclaration, ça t'inspire quoi Fred ?
00:42Ça m'inspire le quotidien de ce que vivent les athlètes de haut niveau, alors je pense que ce cas
00:49-là, il est très général.
00:51Je pense que se mettre en danger, ça arrive très souvent.
00:53J'ai en tête des pertes de poids, je pense à Benjamin Darbelet par exemple, qui était descendu en moins
00:59de 60 kg, alors que c'était à moins de 71 kg pour les Jeux Olympiques.
01:03J'ai en souvenir David Douillet qui a eu des infiltrations et quand il a fait le tour, il était
01:07porte-drapeau et il ne savait pas s'il allait faire les 400 mètres avant la compète tellement il avait
01:11mal au dos.
01:12Donc si tu veux, ça ne me surprend pas du tout.
01:14Après, c'est la grande question, est-ce que c'est normal ? Est-ce que c'est légitime ?
01:17Est-ce que ça vaut le coup ?
01:18Et quand tu es dans la compétition, ces questions-là, tu ne te la poses pas, tu vas au bout
01:22de ton histoire, tu te mets en danger.
01:24Moi aujourd'hui, j'ai des soucis physiques aussi, j'ai un coude, je ne peux plus tendre le bras,
01:28j'ai des pertes musculaires, je me suis fait opérer, je ne regrette rien parce que je suis là aujourd
01:32'hui avec vous.
01:33Sinon, j'aurais fait quoi ? En fait, c'est ça la grande question, c'est si tu n'avais
01:36pas été au bout de toi-même, tu serais où aujourd'hui ?
01:37Et comme tu n'as pas la réponse, il vaut mieux déjà être content d'être là.
01:39C'est pas fin, Maxime, tu comprends ça, étant en activité. Est-ce que le sportif est vraiment lucide au
01:45moment où il est en pleine carrière ?
01:47Déjà, c'est un choix qui est propre à chacun. On en avait parlé un peu avec l'Insevon, moi
01:51j'avais dit aussi, est-ce que ça vaut le coup de ne pas pouvoir jouer avec ses enfants toute
01:54sa vie après sa carrière ?
01:55Il y a autre chose après le sport, c'est propre à chacun.
01:58Maintenant, moi ce que je trouve génial avec la déclaration de Nadal, c'est que je trouve que ce qui
02:02est plus dangereux, c'est le côté déshumanisé de l'athlète où en fait on pense que c'est un
02:06surhomme.
02:07Nadal, on a cette image du mec qui pouvait justement en faire beaucoup plus que les autres, acharné de travail,
02:11il arrive sur le cours, il est déjà en sprint, on se disait mais ce n'est pas possible.
02:14Et en fait, ça renvoie une image surhumaine aux gens qui suivent le sport.
02:18Et je trouve ça tellement plus sain que justement après, il raconte ce qui s'est passé et justement, comme
02:23le disait Fred, les choix qu'il a dû faire qui sont en effet de parfois se mettre en danger.
02:29Et ça fait partie du sport de haut niveau. Je trouve que c'est important de le dire pour que
02:32les gens se disent OK, peut-être que j'ai des rêves, peut-être que j'ai envie d'y
02:35accéder,
02:35mais je sais peut-être le risque à courir. Et après, c'est un choix qui est propre à chacun
02:40de se dire est-ce que j'ai envie de passer la barre ou pas ?
02:42Mais je trouve que ça humanise un joueur qui nous semblait inhumain et je trouve ça bien.
02:47Yo-Yo, on savait qu'avec son pied, que c'était compliqué, qu'il faisait des infiltrations et tout ça.
02:52Moi honnêtement, quand j'ai lu le papier, je ne pensais pas que c'était autant.
02:58Moi, j'ai pris une claque quand même en lisant l'article.
03:00En fait, Pierre, je trouve, moi qui ne suis pas un sportif ni un grand champion, ce qui est extraordinaire,
03:04c'est que j'ai un respect infini justement pour vous, les athlètes,
03:09parce que vous êtes des gens anormaux.
03:11Et donc, je trouve admirable d'être prêt à sacrifier une vie entière.
03:14En général, votre carrière s'arrête, aller à 31, 32, 33 ans, de sacrifier tout le reste d'une vie,
03:18mais pour accomplir vos rêves, pour accomplir vos rêves les plus intimes.
03:22Donc, prêt à vous bousiller la santé, prêt à donner votre âme, prêt à connaître la dépression, à connaître le
03:28burn-out, à connaître le surentraînement.
03:31Et en même temps, moi j'avais une question, est-ce que déjà pour devenir un champion, ne faut-il
03:34pas déjà souvent avoir une blessure intime, avoir déjà un parcours de vie fédée ?
03:39Souvent, les champions, déjà, avant même que ça commence, souvent, ils ont une blessure intime, il y a l'enfance,
03:44il y a la adolescence.
03:44Est-ce que vous, par exemple, déjà, avant même, vous êtes devenu champion aussi, parce que vous étiez déjà fracassé,
03:49entre guillemets, ou mentalement, ou physiquement ?
03:51Laitre demande clairement si tu étais fracassé mentalement.
03:54Non, mais c'est intéressant, je pense.
03:55Moi, ma réponse, elle est simple. Moi, j'ai eu une enfance où ce qui aurait pu arriver de pire
03:59après, ça n'aurait pas pu être pire.
04:01Donc, si tu veux, je ne me suis jamais posé la question de me protéger.
04:05Donc, à partir de ce moment-là, la frontière entre excès et excellence, elle est extrêmement fragile.
04:09Donc, oui, effectivement, il y a énormément de carrières d'athlètes de haut niveau qui ont une divergence, mais il
04:16y a aussi des athlètes qui sont très posées.
04:17Mon épouse, elle n'a aucun problème. Si, au départ, c'est un projet de judo qu'elle a mené
04:20jusqu'au bout.
04:21De manière très intelligible et très posée.
04:23Donc, je pense qu'il y a une majorité d'athlètes qui se remettent en équilibre alors qu'ils sont
04:27nés dans des équilibres.
04:28Après, est-ce que aussi, des fois, on dit, le joueur envoie la chandelle aussi.
04:32Enfin, là, Nadal, c'est comme Umtiti.
04:34Il se bousille le genou parce qu'il gagne la Coupe du Monde.
04:36S'il ne la gagne pas, peut-être qu'il n'a pas la même pensée non plus.
04:39Oui, mais c'est aussi, on est dans une époque où on n'accepte plus.
04:43Et encore une fois, je ne dis pas qu'il faut se bousiller à la santé, mais on n'accepte
04:45plus la prise de risque.
04:47On n'accepte plus le danger.
04:48On cherche tout le temps le confort permanent.
04:50On cherche à y arriver sans faire le petit effort tout le temps en plus.
04:54Donc, malheureusement, c'est souvent la rançon du succès.
04:58C'est de mettre en péril, entre guillemets, et de se mettre en danger aussi sur certains aspects.
05:02Pour prolonger cette discussion, j'aimerais vous lire une déclaration de Jim Courir, ancien joueur de tennis,
05:07qui fait un parallèle entre la blessure actuelle de Carlos Alcaraz,
05:10qui est forfait pour Roland-Garros et forfait aussi pour la saison sur gazon,
05:14et qui met un petit peu en parallèle tout ce qu'a pu vivre Raphaël Nadal dans sa carrière.
05:18Regardez ce qu'il déclare.
05:19Vous pouvez demander à Rafa ce qu'il pense de la stratégie de Carlos.
05:23Je suis sûr qu'il soutiendrait ce que fait Carlos, car je pense que c'est tout à fait logique.
05:27Il faut prendre son temps, s'assurer d'être prêt, prendre son temps et s'assurer d'être en forme
05:31quand on revient.
05:32Et quand on met en perspective ce qu'a dû faire Raphaël Nadal durant toute sa carrière,
05:37jouer contre les douleurs, prendre des anti-inflammatoires non-stop,
05:42et se créer des perforations intestinales, ça met un petit peu en balance, justement, la gestion de Carlos Alcaraz.
05:48Il a raison, finalement, Carlitos, de prendre son temps.
05:51Oui, il faut essayer d'être raisonnable dans un univers où, par définition, ça ne l'est pas.
05:55Mais juste pour faire un peu de philo, parce que Pierre, c'est la commande que tu nous as passée.
05:59Oui, mais prends des mots simples.
06:00Un sacrifice, c'est dans une dimension divine.
06:04Donc, il n'y a pas de sacrifice, là.
06:06C'est des choix.
06:07C'est des choix.
06:08C'est des gens qui font leur choix.
06:10Donc, ils font le choix.
06:11Et là où je veux en venir, c'est qu'autant l'athlète, il est dans sa responsabilité d'aller
06:15au bout de son projet
06:15parce que c'est un champion, autant en miroir à l'institution.
06:18Sans avoir de garantie.
06:19Sans avoir de garantie.
06:19Mais c'est l'institution derrière qui a aussi une immense responsabilité.
06:22Quand tu vois des disciplines qui se développent, quand tu vois des sports de combat qui se développent,
06:27ce qui définit le sport, c'est l'incertitude, mais c'est aussi la protection de l'intégrité.
06:31Donc, il y a toujours cette dualité où, en face, on doit avoir des structures qui doivent arrêter la personne.
06:35Le médecin est important.
06:37L'entraîneur est important.
06:37Est-ce que les records ne deviennent pas anecdotiques, finalement ?
06:42Parce que là, aller chercher Nadal, sur Roland-Garros, par exemple,
06:45si tu n'as pas...
06:48Là, il leur atteint, peut-être que c'est bien.
06:50En fait, le record, c'est de mesurer quelque chose.
06:53Or, là, ce qu'on demande au parcours de champion, c'est d'aller au bout d'eux-mêmes.
06:55Donc, la vraie mesure, c'est de tout donner, en fait.
06:57Et après, tombe ce qui tombe.
06:59Une fois, deux fois, dix fois, le PSG va gagner une fois.
07:01Peut-être deux fois.
07:02Peut-être trois fois ou quatre fois, on ne le sait pas encore.
07:03L'objectif, c'est de tirer la plus grande quintessence de cette équipe
07:07à la plus grande quintessence du champion.
07:09Mais après, attention, la responsabilité de la protection du sportif,
07:12elle est sur les professionnels qui entourent.
07:14Et c'est là, en fait, le vrai sujet.
07:15Parce que tu parles de choix, Fred, le choix du sportif,
07:18d'aller jusqu'au bout de lui-même pour performer.
07:20J'aimerais vous montrer un extrait tiré d'une documentaire de Sébastien Tarrago.
07:25Les corps cassés.
07:26C'est Benoît Trémolinas, ancien champion de France avec Bordeaux,
07:28qui parle de tout ça, de cette carrière où il a joué sous infiltration.
07:34Il le dit bien lui-même.
07:35Personne ne l'a obligé à le faire.
07:37C'est ça.
07:37C'est ça.
07:37C'est le.
07:39La deuxième année, on m'a fait beaucoup d'infiltration aussi de corticoïdes.
07:43Parce qu'il y avait des matchs en jeu.
07:46On ne m'a pas obligé à le faire.
07:48On m'a dit, si tu veux jouer, il faut faire ça.
07:51Moi, j'avais envie de jouer.
07:53Je savais que derrière, ça poussait énormément.
07:55Donc, j'ai dit, allez, on l'est fait.
07:57En un an, je ne sais pas, j'ai dû peut-être en faire six ou sept.
08:00Les infiltrations de corticoïdes, ça te grignote le cartilage, ça te grignote les tendons.
08:05C'est de la merde.
08:07C'est un calvaire, ta vie quotidienne.
08:09C'est un calvaire parce que c'est des anti-inflammateurs tous les jours.
08:12Je commence à avoir une tâche au foie parce que, pour lutter contre la douleur,
08:17c'est les anti-inflammateurs.
08:18Mais on sait que ce n'est pas bon.
08:20Accord perdu.
08:21Mais effectivement, Max, il le dit lui-même, personne ne l'a obligé à prendre ces risques-là.
08:26Mais aujourd'hui, il vit un calvaire.
08:28Oui, en plus, pour les cas comme Benoît, c'est qu'il joue dans des sports co.
08:33Les sports co, je trouve qu'il y a une pression qui est différente.
08:34Une carrière individuelle, c'est toi face à toi-même.
08:37Les sports collectifs, là, je trouve que parfois, justement,
08:39les institutions ne protègent pas du tout les athlètes.
08:41Les forces à jouer, donc c'est plus compliqué.
08:44Mais moi, je voulais rebondir aussi sur ce que tu disais de ce qu'est en train de faire Carlos
08:47Alcaraz,
08:48où il peut s'inspirer de ce qu'a fait Raphaël Nadal.
08:50On a dit qu'on faisait un peu de philosophie.
08:52Allez, j'y vais, je me lance.
08:54On a bientôt un film qui s'appelle L'Odyssée qui va sortir, sur la philosophie grecque.
08:57Avant L'Odyssée, il y a l'Iliade.
08:59Dans L'Iliade, il y a Achille.
09:00Tous les sportifs, entre guillemets, rêvent d'être Achille.
09:02On rêve d'être Achille, d'accord ?
09:03Sauf que Achille, donc spoiler alert, dans L'Iliade, il meurt.
09:07Mais il sait, en allant faire la guerre à Troyes, que s'il meurt, il mourra et qu'il aura
09:12une gloire éternelle.
09:13Dans l'Odyssée, il retrouve Ulysse chez les morts et il dit à Ulysse,
09:16je regrette d'avoir eu cette vie-là et si c'était à refaire,
09:20j'échangerais ma vie courte et intense contre une vie longue et paisible.
09:24Bon, c'est un choix philosophique, c'est propre à la personne.
09:27Elle est incroyable ta vie, c'est une idée des trucs passionnante.
09:29En plus, pour aller jusqu'à Troyes, ça fait de la route quand même.
09:33Pierre, on a l'impression quand même que la société évolue, les temps changent
09:37et on a l'impression quand même, alors peut-être que vous allez me confirmer,
09:39on a deux grands sportifs, Pierre, un troisième grand sportif,
09:42c'est qu'il y a quand même un peu plus de douceur.
09:44Peut-être maintenant aussi, il y a la présence de psychologues,
09:47la présence de psychiatres, la présence de préparateurs mentaux.
09:49Mais vous qui faites deux sports tellement durs, le judo, l'escrime,
09:52est-ce qu'on peut devenir un champion dans une forme de douceur,
09:56c'est-à-dire de se choisir ?
09:57Est-ce qu'on peut devenir un champion en n'étant justement pas dans l'excès,
10:01pas dans l'extrémité, pas dans la folie pure ?
10:03Est-ce que ça évolue quand même, ça ?
10:05Pour moi, il y a des moments où tu es obligé de mettre des coups de collier,
10:08parce qu'en fait, on ne te demande pas d'être bon,
10:09on te demande d'être le meilleur.
10:10Donc en fait, tu es dans une concurrence, être bon, entre guillemets,
10:14je ne vais pas dire que c'est facile, mais c'est accessible à tout le monde d'être bon,
10:16parce qu'en fait, avec beaucoup d'heures d'entraînement,
10:18beaucoup de travail, dans tous les domaines, tu peux faire partie des bons.
10:20Par contre, être le meilleur, il y a un moment où c'est aussi à celui qu'en veut le
10:22plus.
10:22Par contre, en effet, comme l'exemple d'Alcaraz,
10:25peut-être qu'Alcaraz, il ne gagnera pas 14 Roland-Garros,
10:28parce qu'il a vu Nada le faire.
10:29Mais par contre, il se dit, moi, je vais quand même marquer de mon emprunt de mon sport
10:32à ma façon, sans aller dans cet excès-là, peut-être.
10:35Moi, je pense que ce qui est aujourd'hui un peu différent,
10:37c'est que tu parles de douceur.
10:39Je peux te garantir qu'il n'y a aucune douceur dans tous les sports de haut niveau.
10:41L'objectif, c'est d'aller...
10:42Alors, tu as peut-être des notions de plaisir qui sont différentes,
10:44mais le sport de haut niveau, par définition, c'est difficile.
10:47Après, ce qui a évolué ces dernières années,
10:48c'est ces espèces de mosaïques qu'il y a autour des athlètes,
10:51préparateurs physiques, préparateurs mentaux,
10:52où ça permet peut-être d'imputer parfois l'échec à celui qui est à côté de toi et pas
10:58à toi.
10:58Parce qu'en fait, finalement, la réalité, c'est que c'est très, très dur pour ceux qui perdent aussi.
11:02Ceux qui gagnent, finalement, quand tu es champion olympique,
11:04quand tu es champion du monde, tu ne te poses pas tellement de questions.
11:06C'est après les effets secondaires de ton corps qui te lâchent.
11:10Et voilà, bon, ça, c'est quelque chose que tu peux anticiper un peu.
11:13Mais c'est très, très dur aussi parce que tu as la violence physique dans le temps
11:17qui est difficile à gérer.
11:18Mais quand tu ne gagnes pas, ça, c'est dur aussi de se dire
11:21que je ne suis qu'à rien.
11:23Bon, les garçons, gardez-en un petit peu sous le pied.
11:24Je peux te faire des heures.
11:25Juste après, il y a des effets de l'enfer métier.
11:27Dans la planète de foot, on va évoquer Unai Emery
11:29qui a remporté une cinquième Ligue Europa.
11:31On va parler aussi d'Ousmane Dembélé
11:33qui vise un deuxième ballon d'or.
11:35Ou encore de Pierre Sage
11:36qui a envie de marquer un petit peu l'histoire de son sport.
11:38Écoutez-le.
11:39Eh oui.
11:40Écoutez-le, Lotte.
11:41On l'envoie à la pub, tu dis écoutez-le.
11:43Il est 17h07.
11:44On se retrouve tout de suite avec le planète foot de Juju.
11:47Ouais, foot.
11:52On l'envoie à la pub, tu dis écoutez-le.
Commentaires

Recommandations