- il y a 2 heures
Au menu de l'émission du 19/05/2026 : Aaron Rai vainqueur de l'USPGA, Ugo Coussaud à l'US Open et la dernière danse de Nico Colsaerts.
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00:00:10Salut à tous, bienvenue dans Swing, l'émission de Journal du Golfe disponible en podcast sur l'équipe.fr et
00:00:17sur toutes les plateformes d'écoute et disponible également en replay vidéo sur journaldugolf.fr.
00:00:24On est ravis de vous retrouver pour parler golf, évidemment on va débriefer cette victoire d'Aaron Ray à l
00:00:30'USPGA mais aussi on parlera de la qualification d'Hugo Kousseau à l'US Open et enfin on parlera de
00:00:37la dernière danse de Nicolas Colsarts qui va arrêter sa carrière au Soudal Open et avec moi pour animer cette
00:00:43émission, Romain Lefebvre de l'équipe, salut Romain.
00:00:45Salut JP, salut tout le monde.
00:00:46Comment ça va ?
00:00:47Super.
00:00:47Et Clément Villain de Journal du Golfe.
00:00:50Salut JP.
00:00:51Ça va messieurs ?
00:00:52Ça va, très bien.
00:00:53Romain parle bien en face de ton micro, tu te fais remonter les bretelles par Hugo Ponce qui a la
00:00:57réalisation derrière.
00:00:59Messieurs, évidemment on va commencer par Aaron Ray, 7 victoires à l'USPGA, le deuxième majeur de la saison, 3
00:01:06coups d'avance sur Yon Ram et Alex Smiley.
00:01:10Voilà finalement la victoire d'un, on a envie de dire d'un golfeur normal, un golfeur qui a toujours
00:01:15ses deux gants, qui met des petits capuchons sur ses fers, qui a un déti en plastique.
00:01:23Bref, finalement un golfeur comme nous, presque.
00:01:25Oui, presque un golfeur du dimanche.
00:01:27Petite correction, ce n'est pas Smiley, c'est Smolet.
00:01:28Smolet, oui.
00:01:29Smiley, c'est plus pour rig sur les émoticônes, les emojis.
00:01:33Non, oui, Aaron Ray, en fait, c'est un instant de fraîcheur, en fait.
00:01:37C'est quelque chose qui vient, qui surgit de, on va dire presque de nulle part, parce qu'on ne
00:01:41s'attendait pas, vu la meute de prétendants à la victoire.
00:01:44Alors, il est souvent quand même placé dans les grands chaînes, on le voit souvent, alors pas sur quatre tours,
00:01:49on le voit souvent arriver en haut du classement, quinzième, trentième et après.
00:01:52Oui, sauf que là, il y a vraiment du monde en haut du leaderboard dans les cinq derniers points, dans
00:01:56les cinq derniers coups de la tête, à cinq coups de la tête, pardon, le dernier jour.
00:02:00J'avais fait le calcul, c'était onze joueurs qui avaient remporté des majeurs, ça représentait 25 majeurs, j'ai
00:02:10compté six anciens ou présents numéro un mondiaux, à cinq coups de la tête.
00:02:15Ça faisait quand même du lourd pour s'extraire de cette meute-là.
00:02:20Pour résister à la pression aussi.
00:02:21Exactement, il résister à la pression, ce qu'il a fait admirablement. Et franchement, au-delà de l'instant fraîcheur,
00:02:27effectivement, de son originalité, si on reparle du golfeur et de ce qu'il a réalisé le dernier jour,
00:02:31et notamment sur le retour, c'est absolument exceptionnel. C'est du niveau, franchement, il n'a rien à envier
00:02:36à un Scotty Sheffler ou à un Roderick McAleary sur ces neuf derniers trous qui sont absolument éblouissants.
00:02:42Moi, j'ai en tête son coup de fer du 16 où il va presque chercher un eagle. Derrière, il
00:02:48boite 22 mètres sous pression.
00:02:51Au 17 et la réaction, surtout la réaction, il est poker face.
00:02:55Poker face et derrière, alors qu'il sait qu'il a le tournoi quasiment, il a neuf doigts sur le
00:03:01Wanamaker Trophy, il ne craque pas et il finit par un part.
00:03:06C'est vraiment de la grande classe comme on aime, du golfe pur. Je dis souvent, c'est du golfe
00:03:11total, mais il y avait un peu de ça chez lui.
00:03:13Oui, et regardez, en une de Journal du Golfe. Alors, on ne va pas dire qu'on l'avait prédit,
00:03:18mais voilà, c'était en une du Journal du Golfe.
00:03:21Alors, c'était à l'occasion du Masters. C'était juste avant le Masters, mais voilà.
00:03:25Elle n'est pas vieille, c'était la belle histoire. La belle histoire, on avait eu du flair.
00:03:29Ça a été impressionnant, Clément, toi aussi, tu as été impressionné par ce côté tueur, finalement.
00:03:35Il a eu une victoire solide devant Rory McIlroy et devant Yonram aussi, surtout.
00:03:40Oui, et puis, comme l'a dit Romain, il y avait du monde derrière.
00:03:43Il y avait du monde au départ du dernier tour qui était prêt à prendre ce trophée.
00:03:48Et on n'espérait pas qu'Aron Ray arriverait jusque là.
00:03:52Je pense que ce qui est impressionnant, c'est sa qualité de jeu sur le retour, comme tu l'as
00:03:56dit, Romain.
00:03:57Ce qu'il a fait au 9, ce qu'il a fait au 17.
00:04:00Je pense qu'il y avait quelque chose qui était un peu impressionnant chez lui.
00:04:06C'est celui qui a le mieux joué le dernier tour.
00:04:09Et je pense qu'il y avait presque quelque chose d'anormal dans sa façon d'être aussi calme.
00:04:15Dernier tour d'un major comme ça, de réaliser une telle performance.
00:04:19Il y avait quand même des gros noms derrière, comme on l'a dit.
00:04:22Moi, ce qui m'a impressionné, c'est son calme, son attitude.
00:04:26Le putt du 17, presque, c'est comme si c'était normal ce qu'il venait de faire.
00:04:30Alors que c'était quand même 22 mètres.
00:04:32C'est presque comme s'il ne s'y attendait pas.
00:04:34Et puis qu'il y avait quelque chose de comme un dimanche normal pour lui.
00:04:38Avec des copains, une partie entre copains.
00:04:39Une partie entre copains.
00:04:40Et ce qui est admirable aussi, c'est quand on regarde aussi sa longueur.
00:04:45Quand on regarde sur le PJ Tour, en driving distance, il est 151e.
00:04:49On rappelle que c'était un tournoi majeur à une USPJ plutôt assez long.
00:04:54Avec du rough de tous les côtés.
00:04:56Rory McIlroy, en début de semaine, dit qu'il va falloir bombarder pour pouvoir espérer gagner.
00:05:00Finalement, c'est lui qui gagne.
00:05:02Un peu à la Christian Sauvert à l'époque, quand il avait gagné l'European Masters.
00:05:05Oui, alors après, c'est vrai que ce n'est pas...
00:05:09Je pense que Rory s'est beaucoup trompé sur le jugement qu'il portait sur le parcours avant le premier
00:05:14tour.
00:05:15Et d'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'il a fait un premier tour aussi catastrophique.
00:05:19Sans lui donner de leçons, bien au contraire.
00:05:21Mais c'est vrai qu'ils ont, d'une manière générale, les meilleurs mondiaux.
00:05:25Ils ont un peu sous-estimé ce parcours qui n'est effectivement pas si long que ça.
00:05:31Ce n'est pas un parcours très long.
00:05:33En revanche, la précision s'est avérée un élément clé.
00:05:37Et là, en matière de précision, évidemment, Aaron Rye, il est parfait.
00:05:42Même s'il a une distance au drive qui est très en dessous de la moyenne.
00:05:47Et je crois qu'il finit 66e du champ à la distance au drive, ce qui est quand même assez
00:05:50faible.
00:05:51On le rappelle, sur le Pidgey Tour, lui, il est 151e avec une distance moyenne de 261 mètres au carri,
00:05:56évidemment.
00:05:57Et le premier, c'est Paul Glitter qui, lui, a 300 mètres de carri.
00:06:02Donc, c'est quand même la moyenne du champ, la moyenne du Pidgey Tour, c'est 270 mètres.
00:06:07Donc, il est quand même bien en dessous de cette moyenne-là.
00:06:09Mais comme un Brian Arman, quand il avait gagné le The Open, ce qui est important derrière, c'est de
00:06:16pouvoir assurer du Tio Green,
00:06:18et notamment les attaques de Green, où sur ses deuxièmes coups, il a été absolument infaillible.
00:06:22Il s'est aussi très peu écarté de la piste parce que c'est bien joli de taper loin.
00:06:25Mais si on tape loin dans le rough, et je pense que Henri McIlroy est bien passé pour le savoir,
00:06:31c'est très pénalisant.
00:06:32Lui, il a touché 66% des fairways, ce qui est costaud.
00:06:36Et puis derrière, sur les greens, il a été infaillible.
00:06:4028 putts de moyenne par tour, je crois.
00:06:43Hyper solide.
00:06:44Et en fait, il a réussi à dompter un parcours qui était presque à sa mesure, en fait, à sa
00:06:50mesure de joueur bon dans tous les compartiments.
00:06:52Pas monstrueux dans un compartiment en particulier, mais très linéaire sur l'ensemble des compartiments,
00:06:59si on accepte la distance au drive, qui est un élément clé sur certains parcours.
00:07:03Mais en l'occurrence, il est témoin cette semaine-là.
00:07:04L'Underdog par excellence, finalement, à Ron Ray, avec une histoire incroyable.
00:07:08Et puis cette petite phrase, quand même, à la fin de cette USPGA, en disant, voilà, si c'est encore
00:07:13ouvert,
00:07:13j'irai fêter ma victoire chez Chipotle, célèbre marque de fast-food mexicain.
00:07:18Tout ça, c'est des petites histoires qu'on aime bien, avec cette histoire aussi.
00:07:21Voilà, il a dans son sac un driver M6 de TaylorMade.
00:07:26Benjamin me contredira, si je ne dis pas de bêtises.
00:07:29Voilà, qui est de 2019.
00:07:32Il a tous ces petits trucs, finalement, on pourrait presque chercher des top fly dans son sac à Ron Ray.
00:07:37Finalement, on ne peut plus s'identifier qu'un Ray McGilroy, un Scotty Schaeffler ou des joueurs comme ça.
00:07:43Malgré le fait qu'il ait deux gants.
00:07:44Deux gants noirs, d'ailleurs.
00:07:46Oui.
00:07:47Oui, c'est sûr qu'il a quelque chose de touchant.
00:07:52Et puis une histoire en du commun aussi.
00:07:54Oui, c'est ça.
00:07:54C'est surtout parce que là, on est quand même dans les petits détails.
00:07:57C'est rigolo, mais c'est surtout un destin invraisemblable.
00:08:01Voilà, de venir, bon, quand on sait d'où il vient, Wolverhampton, Nord de Birmingham.
00:08:06Père d'origine indienne, mère d'origine kenyanne, ce qu'il avait valu d'ailleurs quand il a gagné sur
00:08:09le Tour Européen.
00:08:10Je crois que c'était au Kenya.
00:08:12Une victoire pleine d'émotions.
00:08:14Voilà, c'est encore une victoire très famille, finalement.
00:08:17Oui, très famille, très, très, très originale.
00:08:19Un parcours atypique.
00:08:22Bon, après, c'est un peu un parcours à la Tony Fina aussi, mais qui n'a pas gagné en
00:08:27grand chelem pour l'instant.
00:08:28Mais voilà, c'est du golf qui vient d'en bas, j'ai envie de dire, et qui prouve aussi.
00:08:34Moi, ce qui m'intéresse beaucoup, et on va en parler sans doute après, c'est qu'il a cheminé
00:08:40dans la progression en partant d'en bas de l'échelle, évidemment, de là où il venait.
00:08:44Mais dès qu'il est passé professionnel en 2012, il est passé par tous les circuits intermédiaires et notamment par
00:08:50ce Challenge Tour.
00:08:51Et moi, je me dis, je suis joueur du Challenge Tour aujourd'hui ou hier, je me dis, mais c
00:08:55'est une formidable leçon et en tout cas un message d'espoir.
00:09:00C'est-à-dire que j'ai gagné, on va en parler au Vaudreuil, trois fois sur le...
00:09:03C'était sa troisième victoire au Vaudreuil en 2017.
00:09:05Combien de Français ont gagné trois fois sur le Challenge Tour ?
00:09:09Moi, je suis joueur du Challenge Tour, j'ai gagné trois fois sur le Challenge Tour.
00:09:11Benjamin Hébert l'avait fait deux fois.
00:09:12Je me dis, je peux gagner un majeur demain à 31 ans.
00:09:17Et combien il y a de Français qui sont dans ce cas-là ?
00:09:19Je pense que c'est un message d'espoir exceptionnel pour l'avenir, à condition évidemment de mettre toutes les
00:09:26chances de son côté et de travailler comme un forcené.
00:09:28Et ça, on le sait, c'est quelqu'un qui est un, on va dire, besogneux.
00:09:32Je n'aime pas trop cette expression parce qu'elle est un peu négative.
00:09:34Mais elle raconte aussi quelqu'un qui ne compte pas ses heures, ni aux practices, ni en salle de sport,
00:09:39comme l'a très justement dit Xander Schofli en conférence de presse et qui a été dithyrambique au sujet d
00:09:45'Aaron Rai
00:09:45qu'il croisait sur le practice à 9h du soir au Scotty Shoppen il y a trois ans.
00:09:49Oui, qui reste finalement un joueur qui reste simple.
00:09:51On voit ces images du Vaudreuil Golf Challenge, pour ceux qui nous écoutent en podcast.
00:09:56Là, c'est les images qu'on avait tournées à l'époque quand il avait gagné en 2017.
00:10:00Fabuleux de voir ça.
00:10:00On a l'impression que c'est des images finalement d'hier.
00:10:03Il n'a pas changé, Aaron Rai.
00:10:04Il a toujours ses deux gants, il a toujours son tir en plastique.
00:10:07Il a toujours ses sponsors, même ses mêmes sponsors.
00:10:10On voit Mian Mail Golf qui n'a pas bougé.
00:10:12Finalement, il traverse le temps en gardant la même recette à Aaron Rai.
00:10:16Oui, c'est ça.
00:10:16C'est cette fidélité à une ligne de conduite, une éthique professionnelle de travail.
00:10:23Et puis voilà, c'est quelqu'un qui ne se perd pas.
00:10:27On parle souvent des réseaux sociaux, etc.
00:10:29Dans la communication, les réseaux sociaux.
00:10:30Alors évidemment, ce n'est pas le chouchou des sponsors.
00:10:32Ce n'est pas le chouchou du marketing golfique.
00:10:35Mais par son histoire et par son décalage par rapport au golf moderne aujourd'hui,
00:10:41qui est très influencé par le Star System, il apporte vraiment un…
00:10:45L'anti-star du golf, l'anti-héros.
00:10:47L'anti-héros, c'est ce qu'on a écrit aujourd'hui dans l'équipe.
00:10:49C'est ça, c'est franchement…
00:10:51C'est Monsieur Tout-le-Monde qui est au Pays des Géants.
00:10:53Et c'est très, très bon pour le golf.
00:10:55Et comme tu le dis, Romain, c'est ce qu'il montre aussi à tous les jeunes qui peuvent regarder
00:11:00ces imams,
00:11:01ou même qui ont regardé l'USPJ, que même en démarrant de très, très bas,
00:11:05en ayant peu de moyens, on peut arriver à toucher les étoiles.
00:11:09Oui, c'est ça.
00:11:09Tu parlais qu'il y avait un message d'espoir pour les joueurs du Challenge Tour,
00:11:13mais il y a un espoir aussi pour tous ces jeunes qui sont en manque de moyens.
00:11:19Le golf a quand même cette image d'être moins accessible, moins populaire.
00:11:23Quand on voit, il racontait le lendemain de sa victoire, toutes ces petites anecdotes avec son père,
00:11:28quand il était petit, comment il chérissait chaque équipement qu'il avait,
00:11:32et il savait d'où ça venait, il savait que c'était compliqué à obtenir.
00:11:35Et c'est pour ça qu'il a gardé ses couvre-fers dans son sac.
00:11:39Son père, je crois qu'il, tous les soirs, nettoyait avec précision tous les fers de son fils.
00:11:44Donc on sent vraiment l'histoire familiale.
00:11:47On sent l'histoire familiale.
00:11:48D'ailleurs, on le voit, après sa victoire, il était tout calme avec sa femme.
00:11:53On a l'impression qu'ils étaient dans leur petite bulle, tous les deux.
00:11:56Et je pense qu'à son âge, déjà réussir à gagner un majeur,
00:12:00après tout ce qu'on vient de dire sur d'où il est venu,
00:12:03comment il a connu le golf, comment il a réussi à s'entraîner,
00:12:07notamment avec son père qui a fait des sacrifices.
00:12:10C'est un super beau message pour tous nos jeunes golfeurs et golfeuses
00:12:14qui rêvent peut-être un jour de devenir comme ces joueurs-là.
00:12:18Non, c'est puissant comme message ce qu'il a fait.
00:12:21Et puis, tu parlais de sa compagne, sa compagne qui est aussi joueuse de golf
00:12:26et qu'il avait d'ailleurs cadeillé, qu'Aron Ray avait cadeillé sur les 10 européennes tours
00:12:31une année en 2025.
00:12:33Sur un tournoi, aussi encore le partage et la belle histoire continue.
00:12:37C'est génial.
00:12:38Voilà, messieurs, on va continuer de parler d'Aron Ray,
00:12:40justement avec quelqu'un qu'il a très bien connu pendant ses époques Challenge Tour.
00:12:46Je vais bien sûr parler de Diamant Perrier.
00:12:48On a vu une image d'ailleurs où son père faisait une accolade à Aaron Ray au moment de sa
00:12:51victoire.
00:12:52Il va nous raconter plein d'anecdotes sur Avant-Marie.
00:12:57Bonjour les gars.
00:12:58Alors, ça va nickel.
00:13:00Alors, Damien, tu viens d'arriver à la Cano.
00:13:02Tu vas disputer un tournoi de l'Alpes-Tour.
00:13:06Mais évidemment, on avait vu sur ces images qu'on a passées tout à l'heure du Vaudreuil Golf Challenge
00:13:112017
00:13:12où Aaron Ray avait gagné.
00:13:14On te voit très proche d'Aron Ray.
00:13:16C'est quelqu'un que tu passais beaucoup de temps avec lui à l'époque ?
00:13:21Oui, c'est quelqu'un que j'apprécie énormément en tant que joueur et en tant qu'homme
00:13:25que j'ai eu la chance de rencontrer en 2016 lors de mon année sur le Challenge Tour.
00:13:31C'était un concurrent.
00:13:33On s'est tiré des bonnes bourgs et déjà un très bon joueur à l'époque.
00:13:37Il s'avère qu'effectivement, on a sympathisé.
00:13:39On s'est retrouvé à faire des parties de reconnaissance ensemble et même des rentes de tournois.
00:13:44Donc, ça va faire dix ans déjà.
00:13:47Mais oui, je le connais bien, Aaron.
00:13:48Alors, c'est quel type de joueur ?
00:13:50C'est quelle personnalité ?
00:13:51C'est vrai que nous, on l'a vu à l'USPGA.
00:13:53On a l'impression que le temps a passé et que lui, finalement, il n'a pas vraiment changé
00:13:58déjà dans son matériel parce qu'il a toujours ce tir en plastique, ses deux gants.
00:14:03On l'a dit tout à l'heure, qu'on a quasiment son driver.
00:14:06C'est quasiment le même qu'à l'époque.
00:14:08C'est quel type de personnalité ?
00:14:11Oui, c'est quelqu'un qui est assez surprenant, étonnant, focus sur le jeu, sur ses méthodes à lui
00:14:18plutôt que toute la fantaisie de la modernité, etc.
00:14:22Donc, non, non, il est assez bluffant.
00:14:26Et déjà, à l'époque, il m'avait marqué par quelques anecdotes.
00:14:30Et effectivement, sur les images que je vois en même temps, là, au Vaudreuil, c'est
00:14:35mon père qui fait une accolade à Aaron, vient de gagner le tournoi.
00:14:39Et puis, on voit aussi le père d'Aaron, d'ailleurs.
00:14:42Donc, non, non, on avait créé des liens en 2016.
00:14:45Là, on est en 2017.
00:14:46Moi, c'est une année où je joue sur le tour, mais il n'y a pas de tournoi du
00:14:52DP cette
00:14:52semaine-là, puisque c'est la même semaine que The Open.
00:14:55Et du coup, j'étais venu jouer pour garder la dynamique de jeu, le Vaudreuil Challenge
00:15:00chez Jean-Claude Forestier, que je salue.
00:15:03J'en profite pour parler qu'avec Jean-Claude, on a fait le programme du Vaudreuil l'an dernier
00:15:08et on disait que nombreux vainqueurs de son tournoi avaient une très belle trajectoire
00:15:13derrière à très, très haut niveau.
00:15:15Donc, c'est plutôt cool pour son tournoi.
00:15:20Ça veut dire que c'est un endroit sélectif qui peut porter des chances pour ceux qui
00:15:23y passent et qui gagnent.
00:15:24Il y avait eu Alexander Bjork, Ryan Fox et Aaron Reimannan.
00:15:28Donc, effectivement, c'est plutôt quelque chose qu'il met en avant le tournoi.
00:15:35Aaron, qu'est-ce que je peux dire sur lui ?
00:15:39L'anecdote qui me revient en tête, parce que j'ai regardé comme vous,
00:15:44en mordi de jeu, je t'ai pris des motions.
00:15:49J'ai mis chatte à l'œil et puis je trouvais ça beau.
00:15:51Pourquoi ? Parce que ça change déjà des gros cylindrés du tour,
00:15:56à savoir les McIlroy, Scottie Schaeffler qu'on s'attend à avoir gagné
00:15:59et qui gagnent assez souvent, qui se mettent en position du moins.
00:16:02Et je trouve que c'est rafraîchissant de voir des profils à la Aaron Rai.
00:16:07Christopher Reitan sur le signature event la semaine précédente.
00:16:11Donc, tout ça, c'est des belles histoires aussi.
00:16:13Et finalement, est-ce que ce n'est pas ce qu'on demande à voir,
00:16:16des belles histoires qui cassent les codes un petit peu ?
00:16:19Donc, c'était chouette de le voir évoluer à ce niveau-là,
00:16:22de voir le chemin qu'il a pu parcourir.
00:16:25Et effectivement, en 2016, pour revenir à cette année sur le Challenge Tour
00:16:29qu'on a joué en commun, tu étais là, j'y payais à cette finale à Oman.
00:16:35Aaron finit un peu juste pour intégrer le top 15,
00:16:37synonyme de montée sur le DP World Tour.
00:16:39Moi, c'est censé être un jour de consécration, de gloire pour moi,
00:16:44parce que c'est un rêve d'enfant qui se réalise.
00:16:45Je vais découvrir en 2017 le DP World Tour, tous ces beaux tournois mythiques.
00:16:49Le seul point noir, pourtant j'ai ma famille qui est là-bas,
00:16:52je suis censé en profiter pleinement.
00:16:53C'est mon pote Aaron qui reste sur le carreau pour quelques places.
00:16:57Je crois que de souvenir, il termine 18 ou 19e, un peu juste pour monter.
00:17:02Et donc, il me fait une accolade pour me féliciter.
00:17:05Et il me dit, qu'est-ce qu'il y a ?
00:17:06Tu n'as pas l'air si heureux que ça ?
00:17:08Je lui dis, bien sûr que je suis heureux pour moi,
00:17:09mais j'aurais préféré aussi que tu fasses tant qu'à faire partie du voyage pour l'année prochaine.
00:17:14Et puis, il me fait un grand sourire avec sa sérénité qui le caractérise toujours autant aujourd'hui.
00:17:20Et il me dit, Damien, c'est ton moment, tu es avec ta famille, c'est cool, va profiter.
00:17:24Et franchement, ne t'inquiète pas pour moi avec un grand smile.
00:17:27Et je me suis dit, il a une façon de se détacher des choses.
00:17:31Et en fait, je me demande s'il n'avait pas juste un plan.
00:17:32Tu vois, un plan de carrière auquel il sait parfaitement se tenir,
00:17:37l'acceptation des choses, des qualités finalement qui ne sont pas toujours relevées
00:17:41et qui vont au-delà de tout ce qu'il y a dans le golf moderne aujourd'hui,
00:17:44à savoir les datas, le trackman, etc.
00:17:47C'est plus profond que ça.
00:17:48Et puis Aaron, en 2017, l'année suivante, gagne trois tournois du Challenge Tour,
00:17:53fait une saison du tonnerre et finalement,
00:17:56n'a pas du tout été impacté par le fait de ne pas monter en 2016.
00:17:59C'était que partie remise.
00:18:00Et puis derrière, on connaît son parcours.
00:18:02Victoire à Hong Kong, victoire de souvenirs en Écosse, en Rolex Series.
00:18:07Il a également gagné à Abu Dhabi, donc trois gros tournois du DP World Tour.
00:18:10PGA Tour, c'est une ou deux, je ne sais plus.
00:18:13Maintenant, vainqueur de majeur à l'USPGA.
00:18:15Enfin, la trajectoire, elle est incroyable.
00:18:17Et pour ceux qui ont eu la chance de le connaître au commencement,
00:18:21c'est un modèle, c'est un exemple.
00:18:22Donc hyper inspirant.
00:18:24Il a un niveau d'humilité qui est exemplaire.
00:18:28Il n'y en a pas deux comme lui.
00:18:29Et je pense que tous les grands joueurs actuels ont salué sa victoire à l'USPGA.
00:18:35Et on dit qu'on ne pourrait pas forcément plus se satisfaire d'un vainqueur en majeur
00:18:41ou d'un gros tournoi cette année.
00:18:44Ça a coupé, Damien.
00:18:46Romain, une question pour toi ?
00:18:47Oui, une petite question simplement.
00:18:49On parle beaucoup d'un gros travailleur,
00:18:52de quelqu'un qui est très présent sur le practice,
00:18:54très présent au putting green, à la salle.
00:18:58C'était déjà le cas à l'époque quand tu le côtoyais.
00:19:01Ça, c'est la première question.
00:19:02Et la deuxième question, c'est, j'imagine que tu as toujours son numéro de téléphone dans ton smartphone.
00:19:08Est-ce que tu lui envoyais un petit message de félicitation ?
00:19:10Est-ce qu'il t'a répondu ?
00:19:13Alors, la deuxième question d'abord, je lui ai mis un message sur Facebook, sur Messenger,
00:19:20parce qu'on communiquait dernièrement à travers cette plateforme.
00:19:24C'est vrai que ces dernières années, je l'ai quand même naturellement un petit peu perdu de vue
00:19:27parce qu'on n'évolue pas sur les mêmes circuits.
00:19:29Il a pris un sacré tremplin, donc tant mieux pour lui.
00:19:33Mais je pense que, connaissant le bonhomme, le gentleman, je devrais dire,
00:19:39je pense qu'il me répondra dès lors qu'il aura pris le temps de digérer ce nouveau statut de
00:19:44vainqueur de majeur.
00:19:45Donc, très chouette garçon.
00:19:48Est-ce qu'il était déjà travailleur à l'époque ?
00:19:50Oui, doté de patience, d'humilité également.
00:19:54La petite anecdote qui va avec ça, c'est pendant le Covid en 2020, Celtic Manor.
00:20:00On est dans des conditions un peu de restriction vis-à-vis du virus,
00:20:05mais les tournois ont lieu.
00:20:07Et je revois Aaron avec sa voiture arriver tout droit de Wolverhampton.
00:20:11et il avait ramené sa barre hexagonale et ses poids pour faire son deadlift, ses trap-bars,
00:20:18et continuer le processus, et à même le parking en extérieur.
00:20:21Les joueurs étaient bluffés, comme on peut souvent décrire Aaron, sujet à être raillé, etc.
00:20:28Mais finalement, extrêmement bosseur et différent, finalement.
00:20:32Et cette image-là, elle frappe d'autant plus aujourd'hui
00:20:34quand on voit ce qu'il est devenu, cette compacité qui caractérise son jeu.
00:20:38Parce que pour moi, c'est un sacré ball striker.
00:20:40Souvent, on associe les ball strikers à des longs joueurs
00:20:43qui frappent fort avec des données exubérantes.
00:20:46Aaron Rai, il ne fait pas partie des plus longs,
00:20:47mais on a vu la compacité de son jeu dans le money time, sous pression.
00:20:52Il se l'est forgé, ce swing-là.
00:20:55Et ce n'est pas un travail qui date d'il y a deux ou trois ans.
00:20:58C'est un travail de longue haleine avec ses coachs, avec sa philosophie.
00:21:03Il est récompensé, finalement, aujourd'hui, de tout le travail qui est mort déjà bien des années.
00:21:07Donc, c'est beau, c'est inspirant et c'est à montrer dans toutes les écoles de golf
00:21:11pour les générations à venir.
00:21:13Est-ce que tu te souviens de ce que tu lui avais dit ?
00:21:15On avait vu sur les images du Vaudreuil après sa victoire en 2017.
00:21:18Tu te souviens des mots que tu lui dis à ce moment-là ou pas du tout ?
00:21:22Pas vraiment.
00:21:23Ça remonte à presque huit ans aujourd'hui.
00:21:26Mais très fier de le voir triompher sur le Challenge Tour.
00:21:30Comme je disais tout à l'heure, c'est une année où il a finalement explosé
00:21:33en gagnant trois tournois, ce qui l'a propulsé directement sur le DP World Tour.
00:21:37Et d'ailleurs, je crois qu'il gagne Hong Kong en 2018.
00:21:40Donc, il était dans une dynamique hyper rodée et amplement méritée.
00:21:44Donc, c'était très probablement des mots de félicitations.
00:21:47Et comme je disais tout à l'heure, du fait que je sois content qu'il ait pu rebondir,
00:21:52de ne pas être monté en 2016 pour 2017.
00:21:54Mais ça n'a été que partie remise dans un futur très proche.
00:21:57Et derrière, sa trajectoire est monumentale.
00:21:59Donc, ça fait plaisir à voir.
00:22:01C'est des histoires qui sortent du lot.
00:22:03Et un grand bravo.
00:22:04Moi, je suis admiratif de Aaron, de son attitude, de tout ce qu'il met en place,
00:22:09de tout ce qu'il dégage.
00:22:10Je pense qu'il reçoit l'éloge de tous les meilleurs joueurs du monde.
00:22:14C'est arrivé dès le soir même ou le lendemain de sa victoire,
00:22:16des Rory McIlroy et de plein d'autres.
00:22:19Il est très apprécié sur le circuit.
00:22:20Donc, non, c'est un joueur.
00:22:23On est très content de le voir à ce niveau-là.
00:22:26Et encore une fois, pourquoi pas en Raider Cup ?
00:22:28C'est un joueur en force homme et en individuel qui sera toujours très compliqué à jouer.
00:22:32Donc, il aurait déjà pu en faire une ou deux.
00:22:35Et je pense que maintenant, il sera plus que dans les petits papiers en vue de la prochaine.
00:22:39Merci beaucoup, Damien.
00:22:41Évidemment, pour toi, tu es à Lacanau, tournoi de l'Alps Tour.
00:22:46Comment se passe ta saison pour le moment ?
00:22:51Écoute, moi, en deux mots, toujours mordu de golf.
00:22:55De la compétition notamment, donc 36 ans et je m'accroche.
00:22:58Je m'accroche à mes besoins, à mes rêves, à mes objectifs.
00:23:02Évidemment, je ne suis pas tout à fait là dans ma carrière, là où je souhaiterais être,
00:23:05après avoir connu justement le sympathique, on va dire, à plus haut niveau.
00:23:12Mais ça fait partie du lot.
00:23:13Ce n'est pas toujours un long fleuve tranquille.
00:23:15Et donc, actuellement, je suis sur le Alps Tour.
00:23:17J'ai fait cinq tournois cette année.
00:23:20J'ai passé les cinq cuts.
00:23:22Je n'ai pas encore fait les résultats escomptés parce qu'on sait que sur ces circuits-là,
00:23:25il faut viser les places d'honneur et avoir le niveau de jeu pour claquer des mois 15 sur trois
00:23:31jours pour figurer en haut.
00:23:33Mais les nouveautés, c'est que je suis devenu papa aussi il y a quatre mois.
00:23:37Donc, j'ai une petite fille maintenant à charge.
00:23:39La félicitation.
00:23:41Merci beaucoup.
00:23:42Ça m'a apporté énormément de bonheur.
00:23:43Maintenant, il faut jongler aussi avec ça et le quota d'énergie, la réorganisation autour de ça.
00:23:48Donc, pas trop de pression, juste l'envie de bien faire, le plaisir de la compétition.
00:23:51Et puis, ça viendra si ça doit arriver en jouant la carte de l'expérience.
00:23:55Merci beaucoup, Damien.
00:23:57Et on se retrouve très vite, notamment, je crois, du côté droit.
00:24:00Si je pense que tu vas être dans le tournoi la semaine prochaine, déjà.
00:24:05Tout à fait.
00:24:05C'est ça.
00:24:06Oui, exactement.
00:24:06On se voit là-bas avec plaisir, les garçons.
00:24:08Allez, à plus tard.
00:24:09Merci.
00:24:10Pas de souci.
00:24:11Salut.
00:24:11Salut.
00:24:11Au revoir.
00:24:12Ciao.
00:24:14Messieurs, pour continuer cet USPG, évidemment, un mot des poursuivants, notamment Yon Ram,
00:24:18qui était bien placé en deuxième à seulement trois coups.
00:24:23On a senti à un moment que ça pouvait le faire.
00:24:24Il avait envie d'aller chercher cette victoire, mais ça n'a pas tenu.
00:24:28Il n'a pas su renverser Aaron Ray.
00:24:30Il fait un début de quatrième tour époustouflant puisqu'il fait birdie-birdie 1 et 2.
00:24:33Donc là, on se dit, ça y est, la machine est lancée.
00:24:35Il était même en tête du tournoi.
00:24:37Oui, mais il n'est jamais passé totalement seul en tête.
00:24:41Donc voilà, on se disait qu'avec la menace d'un Yon Ram, ça pouvait effectivement basculer.
00:24:47Il l'a dit lui-même, il a eu un gros problème avec la vitesse des greens.
00:24:49Il n'a jamais trouvé le bon rythme sur les greens.
00:24:52C'est vraiment là où il a été pénalisé.
00:24:53Il n'est pas le seul dans ce cas-là.
00:24:55On a vu, on peut en parler, Scotty Schaeffler complètement la ramasse sur les greens,
00:24:59louper des putts d'un mètre, deux mètres, exactement comme au pire de sa période noire
00:25:04quand le putting n'allait pas, qu'il était très fort dans tous les autres comportements du jeu
00:25:08et qu'il arrivait d'ailleurs à gagner des tournois, mais que son putting le lâchait.
00:25:12Là, il a été vraiment complètement lâché le dernier tour par son putting.
00:25:15Ça va le titiller pour là, parce que de ne pas gagner un majeur encore pour Scotty Schaeffler,
00:25:21il va falloir le surveiller à l'US Open et au British.
00:25:25Oui, c'est sûr, mais il faut pour ça qu'il arrive à corriger certains détails sur les greens.
00:25:30Et en fait, ce que j'allais dire, c'est que Schaeffler a été lâché par son putting
00:25:33autant que Rory McIlroy a été lâché par son driving.
00:25:36Parce que même s'il a réussi à redresser la barre sur le deuxième et le troisième tour le vendredi
00:25:42et le moving day en se repositionnant,
00:25:45il a fait un dernier tour comparable en termes de driving, j'entends,
00:25:49comparable au premier jour où il en a mis partout.
00:25:52Et cette petite déclaration du premier jour où j'ai joué comme une...
00:25:56Oui, comme une merde, mais ça, voilà, il a été cash.
00:25:59Et ça, on peut le saluer pour ça, parce qu'au moins, il a la franchise de dire les choses.
00:26:04Mais voilà, son driving, c'est vraiment son...
00:26:08J'ai envie de dire que quand son driving ne va pas, on sent que tout le reste est fragile.
00:26:14Même s'il est capable de faire des recoveries incroyables,
00:26:16et il l'a fait au Masters parce qu'il n'a pas très bien driver en gagnant le Masters
00:26:19cette année.
00:26:19Oui, mais c'est plus facile de gagner le Masters quand on drive mal
00:26:22que de gagner un USPJ ou un US Open.
00:26:24Sur un parcours qu'on joue depuis 18 ans ou 20 ans tous les ans régulièrement,
00:26:29alors que là, ce parcours-là, il ne l'avait pas joué depuis 2018
00:26:31dans une configuration totalement différente.
00:26:34C'était lors d'un BMW Championship pendant les playoffs.
00:26:37Il n'avait plus, ce n'était pas du tout le même setup.
00:26:41Donc, voilà, deux gros problèmes chez les numéro 1 et 2 mondiaux
00:26:45qui ont, à mon avis, aussi eu tort de beaucoup critiquer le parcours.
00:26:49Alors certes, il faut se mettre à leur place.
00:26:51Peut-être qu'ils n'étaient pas contents à la fois du setup, des positions de drapeau, etc.
00:26:56Mais n'empêche que ce qu'on dit souvent, c'est pour tout le monde la même chose.
00:26:59Et moi, je n'ai pas entendu d'autres joueurs se plaindre que les deux premiers mondiaux.
00:27:03Je crois qu'il y a eu Shane Laurie, mais Shane Laurie aussi, oui.
00:27:05Mais Shane Laurie, il se plaît un peu souvent, c'est habituel chez lui.
00:27:08Mais si vous voulez, il y a un moment, ces joueurs-là,
00:27:11ils sont aussi au top niveau mondial.
00:27:13Et ils doivent trouver la solution sur le jour de parcours, quoi qu'il arrive.
00:27:17Et d'ailleurs, il a été un peu moins cash chez Fleur
00:27:22parce qu'il a dit que les positions de drapeau étaient absurdes,
00:27:24qu'il n'avait jamais vu une position de drapeau comme celle du 14 le deuxième jour.
00:27:30Mais néanmoins, ils ont été assez critiques.
00:27:33Et ils auraient mieux fait de...
00:27:36À mon avis, les recos n'ont pas été super bien soignés, super bien faits
00:27:40pour qu'ils aient un tel déchet.
00:27:43Tu veux dire qu'Horori a pris ça un peu par-dessus la jambe ?
00:27:47Non, je ne dirais jamais ça de Henry McIlroy, jamais, au contraire.
00:27:50Mais dans ses déclarations d'avant-tournoi, il y avait non pas de la suffisance,
00:27:54mais une sorte de méconnaissance du parcours.
00:27:57Et d'ailleurs, il l'a un peu reconnu le lendemain.
00:27:58Il a quand même dit, oui, je ne m'attendais pas à ce que les refs soient si compliqués,
00:28:02qu'aller chercher les drapeaux soient aussi compliqués,
00:28:04que les pentes soient aussi dantesques sur les grimes.
00:28:07Donc voilà.
00:28:07Bon, on va pouvoir faire des caisses.
00:28:09Mais en tout cas, ils sont passés à côté de leur tournoi.
00:28:11C'est dommage pour eux, mais au moins, ça libère un nouveau nom, une nouvelle tête.
00:28:16Et une nouvelle histoire à raconter.
00:28:18Oui, ils se sont tous un peu fait avoir.
00:28:20Parce qu'à part Aaron Reich, qui a très bien joué le dernier tour,
00:28:23ils ont tous un peu galéré.
00:28:25Il n'y avait personne qui arrivait à se mettre près des drapeaux.
00:28:27On sait que dès qu'on ratait un peu la précision, c'était fini derrière.
00:28:32Et je pense que c'est ça aussi qui est impressionnant
00:28:36dans ce qu'a pu faire Aaron Reich par rapport à tous les autres.
00:28:38Alors, lui, on ne l'a pas entendu critiquer le parcours, c'est vrai.
00:28:41Mais on l'a senti concentré dans son jeu.
00:28:43Alors que ce soit même Ram, qui est super bien parti.
00:28:47J'aurais mal vu Aaron Reich critiquer le parcours en même temps.
00:28:49Il est tellement discret et respectueux de tout.
00:28:52Mais je veux dire, même Ram, qui était très bien parti,
00:28:54on l'a vu s'énerver.
00:28:55Alors, je ne sais plus, je crois que c'est aussi ce qui fait un bogue.
00:28:57Ou je ne sais plus.
00:28:58On l'a tout de suite vu s'énerver d'avoir raté de quelques mètres la ligne qu'il fallait.
00:29:03Et je pense que c'était peut-être ça aussi qui a fait la différence.
00:29:05C'était le fait de ne pas s'énerver.
00:29:06Et juste de se dire, de toute façon, c'est pareil pour tout le monde.
00:29:09On n'a pas le choix, il faut y aller.
00:29:11Et là-dessus, la précision au jeu de fer d'Aaron Reich a clairement fait la différence.
00:29:15Un petit mot quand même sur les joueurs du Leaf,
00:29:16qui sont un peu dans la tourmente depuis qu'on sait que...
00:29:19Cam Smith qui a bien joué quand même aussi.
00:29:20Justement, c'est ce que j'allais dire.
00:29:21C'est-à-dire qu'au-delà de Jon Rahm, qui s'est repositionné enfin sur un podium en majeur,
00:29:26ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé.
00:29:26Mais ce n'est finalement pas une surprise, Jon Rahm.
00:29:28Non, mais le fait que ça arrive, moi, je suis persuadé que ce n'est pas totalement innocent
00:29:33que ça arrive juste après les déboires du Leaf et au moment où le Leaf cherche 250 millions de dollars
00:29:39auprès d'investisseurs pour essayer de survivre.
00:29:41Ça veut dire qu'il y a quelque chose qui s'est passé, un déclic mental.
00:29:45Et ce n'est pas un hasard si Cam Smith n'a pas levé un ballon en grand chelem depuis
00:29:48je ne sais pas combien de temps.
00:29:50Il faudrait regarder ses stats.
00:29:51Je ne l'ai pas fait, mais je pense qu'on s'en souviendrait s'il avait fait quelque chose
00:29:57en majeur.
00:29:57Je pense que ce n'est pas un Masters 2023 ou quelque chose comme ça.
00:30:00C'est ça, quand il est dans la dernière partie avec Schaeffler.
00:30:02Oui, exactement.
00:30:03Ce n'est pas 2023, c'est 2020...
00:30:06Non, mais au Masters 2023, quand Phil Mickelson fait un dernier tour de folie,
00:30:09Cam Smith, il doit être dans le top 10 aussi.
00:30:11Bref, bref.
00:30:11Oui, bref.
00:30:12Mais bon, comme par hasard, c'est deux-là qui sont quand même des...
00:30:15Alors, il y a un petit ajout, c'est que Cam Smith avait changé de coach juste avant le tournoi.
00:30:18Il en a parlé après, il était content d'avoir fait ce choix-là quand il a vu son résultat
00:30:23à la fin du week-end.
00:30:24Oui, c'est vrai.
00:30:25Mais bon, ça reste deux joueurs du livre qui étaient un peu sous les radars en grand chelem et qui
00:30:28se sont repositionnés.
00:30:29Donc, voilà, c'est pas mal aussi parce que ça veut dire qu'on peut s'attendre à avoir une
00:30:34bagarre sur les deux prochains majeurs cette année.
00:30:37Ce qu'on attend.
00:30:37Et notamment le prochain à l'US Open qui va être intense parce que, en fait, tout ce qu'on
00:30:41aime et ce qu'on peut regarder...
00:30:44Qui sera encore plus intense parce que la particularité de l'US Open, c'est en plus d'avoir des
00:30:47greens,
00:30:48des fairways assez denses, c'est les greens qui sont généralement fermes à la limite parfois du jouable.
00:30:54Ce qu'il faut apprécier dans ce qui s'est passé sur ce PGA Championship, c'est que les meilleurs
00:30:59mondiaux étaient là, tous.
00:31:01Des vainqueurs de grand chelem, des anciens numéro un, etc.
00:31:04Et c'est ça qu'on veut voir.
00:31:04Et ils étaient tous à la bagarre.
00:31:05Et en fait, c'est ça, c'est ce qu'on veut voir à chaque majeur.
00:31:09C'est-à-dire avoir le très haut niveau, le gratin qui est à la bagarre pour essayer de gagner.
00:31:15Et bien sûr, l'US Open, ça sera dans moins d'un mois à Shinkok Hills, à Long Island, près
00:31:22de New York.
00:31:24Évidemment, on aura un Français aussi.
00:31:25On aura deux Français parce qu'évidemment, il y a eu Adrien Sadier qui, là aussi, était à l'USPJ.
00:31:30Ça ne s'est pas très bien passé pour Adrien Sadier.
00:31:32Mais on a appris hier la bonne nouvelle avec la qualification d'Hugo Kusso pour cette US Open.
00:31:36Hugues Kusso qui s'est sorti, s'est extirpé de ses 36 trous de qualification à Bolton Hills.
00:31:43Je vous propose tout de suite d'écouter sa réaction à Hugues Kusso.
00:31:48Ça a été dur, ça a été long, mais là, c'est très fort.
00:31:54C'est un rêve de jouer des majeurs, ça va être le premier.
00:31:57C'est juste une petite réalisation.
00:32:00Donc là, c'est très cool.
00:32:02C'est le début de quelque chose.
00:32:04Mais il va falloir faire une bonne semaine là-bas pour essayer de profiter du moment.
00:32:08Mais déjà, de mettre les pieds sur le départ du 1, ça va être très bien.
00:32:10Je suis ultra excité, ça c'est sûr.
00:32:13Après, tout le monde me dit que c'est un parcours très difficile.
00:32:15Il faut que je regarde un peu les images pour voir à quoi ça ressemble.
00:32:20Mais ouais, ça va être énorme.
00:32:22J'espère que j'aurai des amis qui vont venir et qu'on va pouvoir profiter un peu de ce
00:32:24moment.
00:32:25Mais tout en gardant en tête, essayer de faire la meilleure semaine possible
00:32:28et d'essayer d'être le plus compétitif.
00:32:30On verra où ça mène.
00:32:32J'adore la Belgique.
00:32:33J'ai mon coach Kala, donc on va pouvoir bosser sur quelques trucs.
00:32:36Ça va être une bonne semaine en Belgique.
00:32:38Je vais être fatigué, c'est sûr.
00:32:39Mais voilà, avec un coin de la tête, un départ pour New York.
00:32:42Donc une bonne semaine de toute façon.
00:32:44Voilà, Hugo Cusso qu'on retrouvera cette semaine en Belgique.
00:32:47On l'a senti soulagé, fatigué, épuisé.
00:32:50On aura dans quelques instants Maxime Demory, son agent,
00:32:54qui l'a cadillé pendant ses 36 trous.
00:32:57On est content pour Hugo Cusso parce que ça valide un peu ce début d'année,
00:33:02ce début de saison canon.
00:33:03C'est ça, en fait, il n'y a pas de rien.
00:33:06Les chaussures ne se font pas par hasard dans le golf, quand même, d'une manière générale.
00:33:10Ce n'est pas un hasard si, après avoir fait deux top 10 sur le DP World Tour,
00:33:15être placé, être plutôt bien placé par rapport au passé.
00:33:18Je crois qu'il est 42e à la restée de Dubaï.
00:33:23Ce n'est pas un hasard si, derrière, il obtient cette carotte.
00:33:26En fait, une qualif pour l'US Open, c'est que c'est « the ice on the cake »,
00:33:30comme disent les anglo-saxons, c'est la souris sur le gâteau.
00:33:34Et en fait, si ces joueurs vont là le lundi pendant 36 trous, batailler et obtenir une qualif.
00:33:43Même plus qu'il a fait deux trous de play-off, 38 trous.
00:33:4538, play-off à 4 pour une seule place.
00:33:47Donc là, ça doit être aussi…
00:33:49S'ils vont là-bas, c'est pour quand même essayer de se glisser.
00:33:54Et c'est là où ils ont une chance, et nous, ces qualifs, c'est génial, parmi l'élite mondiale.
00:33:59Et en fait, Hugo Cousseau, il est parmi l'élite européenne maintenant.
00:34:03Et il va se glisser parmi l'élite mondiale.
00:34:04Et c'est tout à son honneur.
00:34:06Et justement, on a avec nous Maxime Demory.
00:34:10Maxime, vous êtes l'agent d'Hugo Cousseau.
00:34:14On peut vous appeler comme ça.
00:34:15Et vous avez cadeillé hier Hugo Cousseau lors de ces qualifs.
00:34:19Bonjour Maxime.
00:34:21Bonjour Jean-Philippe.
00:34:22Bonjour à tous.
00:34:23Merci beaucoup de nous répondre.
00:34:27Merci à vous de m'inviter.
00:34:30En effet.
00:34:31Racontez-nous, ça a dû être une aventure exceptionnelle.
00:34:34Enfin, exceptionnelle de vivre ça aux côtés d'Hugo.
00:34:3736 trous, un tournoi de qualifs.
00:34:40Et puis, ces deux trous de play-off, la tension devait être à son maximum.
00:34:46En effet, la tension était à son maximum.
00:34:49Après, Hugo a extrêmement bien géré la situation.
00:34:54Il joue vraiment très, très bien en ce moment.
00:34:57Donc voilà.
00:34:57Il y avait, de mon point de vue, il n'y avait pas trop de suspense.
00:35:00Parce que, encore une fois, il a très, très bien géré la matinée, l'après-midi.
00:35:06Encore plus le play-off.
00:35:08Donc non, c'était super.
00:35:09Et moi, en tant que manager, c'était exceptionnel de vivre ça à ses côtés.
00:35:15Voilà.
00:35:15Une fois n'est pas coutume.
00:35:16Comment on se transforme, entre guillemets, ce n'est pas le terme exact, mais comment
00:35:23on bascule de agent à cadet de son joueur ?
00:35:28Il y a un switch à faire.
00:35:30Il faut changer de personnalité, enfiler un nouveau costume.
00:35:32Comment ça se passe ?
00:35:34Alors non, pas du tout.
00:35:35Là, c'est vraiment, c'est une pige.
00:35:38J'habite à Londres depuis quelques mois pour des raisons familiales.
00:35:43Et Hugo en a profité parce que là, comme ils vont au Soudal, d'ailleurs, je les rejoins
00:35:48demain, mais son caddie, bref, c'était compliqué d'un point de vue logistique, qu'ils viennent
00:35:54tous les deux ici.
00:35:55Hugo m'a demandé il y a quelques mois, il me dit, ah, tu n'habites pas à Londres,
00:35:59ce serait peut-être pas mal que tu viennes sur mon sac.
00:36:01Et c'était avec grand plaisir.
00:36:03Donc, alors, je ne me suis pas transformé du tout.
00:36:06Je n'ai que poussé son chariot électrique parce que j'ai quand même réussi à négocier
00:36:10un chariot électrique, parce que porter le sac de plus de 20 kilos pour un en 36
00:36:15trous, je ne me suis pas aventuré à faire ça.
00:36:20Et ensuite, qu'est-ce que j'ai fait ?
00:36:23Oui, j'ai mis quand même un process en place avec lui.
00:36:29En tout cas, je lui ai demandé ce qu'il ne fallait surtout pas que je fasse.
00:36:32J'ai essayé de respecter au maximum ce qu'il me demandait de faire.
00:36:37Et voilà, après, ça s'est bien passé.
00:36:39Donc, ça s'est résumé à le protéger du mieux que j'ai pu quand il a plu, parce
00:36:43qu'on a quand même pris deux très, très grosses averses, nettoyer sa balle, essayer
00:36:50de discuter avec lui, parler de choses et d'autres.
00:36:53Donc, voilà, ça s'est résumé à ça.
00:36:55En tout cas, respecter le process qu'il m'avait demandé de mettre en place.
00:36:59Est-ce qu'il y a un peu de stress, évidemment, quand on porte le sac d'un joueur ?
00:37:03On n'a pas l'habitude, on n'a pas envie de mal faire.
00:37:05Est-ce que vous étiez un peu stressé quand même au début de cette journée ou pas du tout ?
00:37:11Alors, non, pas du tout.
00:37:12Enfin, pas du tout, parce que Hugo est quelqu'un de très, comment on va dire ?
00:37:21C'est assez facile, en fait, de parler à Hugo, de travailler avec lui.
00:37:28En l'occurrence, voilà, je n'ai pas essayé de faire des choses que je ne savais pas faire.
00:37:32Encore une fois, il m'a demandé de tirer son chariot, sans jouer un rôle de caddie que je ne
00:37:40suis pas.
00:37:41Et je laisse bien le soin à Seb Clément de faire ça, parce qu'il le fait parfaitement bien.
00:37:46Et à deux, ils ont créé une superbe équipe.
00:37:50Donc, non, je n'étais pas stressé, encore une fois, parce qu'Hugo met en place des choses depuis quelques
00:37:57années.
00:37:59Il met tout en place pour y arriver.
00:38:01Donc, pour moi, c'était vraiment une conséquence.
00:38:04Il n'y a pas vraiment de suspense.
00:38:07Maxime, est-ce que quand on est au plus proche comme ça d'Hugo sur le parcours,
00:38:12ce qui est un rôle différent d'être derrière les cordes sur un tournoi où on peut se croiser, nous,
00:38:16le journaliste et agent,
00:38:19est-ce que quand on est vraiment au plus proche de lui, on sent quand même cette confiance qu'il
00:38:23a acquise depuis le début de saison avec ses résultats ?
00:38:26Et que c'est un joueur qui est en pleine évolution, en pleine évolution vers le très haut niveau,
00:38:31qui est en pleine maturation vers maturité, en tout cas vers le haut du panier.
00:38:39On le sent, ça ?
00:38:39On le sent monter en puissance, en tout cas.
00:38:41Oui.
00:38:43Oui, je pense qu'en plus, Hugo est complètement authentique.
00:38:49Donc, ce que vous voyez, vous, que ce soit sur les tournois ou à la télé, je dirais, ça reflète
00:39:01complètement Hugo, en fait.
00:39:02Donc, non, je dirais qu'il n'y a pas vraiment, non, il n'y a pas de, tout ça,
00:39:09ce sont des conséquences, si j'ose dire,
00:39:11de choses qu'il fait bien, qu'il met en place, il fait une chose à la fois, il construit.
00:39:17Et c'est très intéressant de voir là le degré de maîtrise qu'il a eu, ces deux tours-là.
00:39:25Hier, j'étais un peu bluffé d'être, oui, d'être aussi proche.
00:39:30En définitive, sur le sac, on se rend vraiment compte de la prise de décision, de sa routine au quotidien
00:39:42qui est millimétrée et qui est extrêmement réfléchie.
00:39:46Et voilà, donc, ça fait d'Hugo quelqu'un de beaucoup plus serein.
00:39:51Voilà, c'est vraiment bien, en fait, ce qu'il a mis en place.
00:39:54Oui, parce qu'il y a un passage clé hier, c'est évidemment, on le voit sur ce dernier tour,
00:39:58il fait boguer au 17.
00:39:59Et il a l'obligation de faire boguer au 18 pour pouvoir, birdie au 18, pardon, pour pouvoir rester dans
00:40:05le coup, finalement.
00:40:06Et c'est assez fort.
00:40:07Et je crois qu'on a regardé un peu les stats sur la journée.
00:40:10Peu de personnes avaient fait birdie sur ce trou numéro 18.
00:40:15Oui, alors ce qui s'est passé, c'est que justement, ça a failli, ça a failli tourner vinaigre, si
00:40:21j'ose dire, à ce moment-là.
00:40:24Parce qu'en fait, il a été extrêmement patient.
00:40:26Bon, je vous passe le premier tour où il fait moins 6.
00:40:30Et encore, en putant pas très bien, si on peut appeler ça comme ça.
00:40:36En tout cas, c'est ses mots et c'est ce qu'il dit.
00:40:38Parce que honnêtement, le matin, il a moins 9 dans la raquette, si j'ose dire.
00:40:44Facile, parce qu'il a vraiment raté de nombreux putts.
00:40:49Donc, je passe cette matinée.
00:40:51Et l'après-midi, il a été extrêmement patient.
00:40:53Il a très bien commencé.
00:40:54Bon, il met un putt de 7-8 mètres au 1 pour son premier trou.
00:40:59Donc, ça l'a mis tout de suite dans le bain.
00:41:00Ensuite, il y a un par 3, un par 4, pardon, très court, où il fait sortie de bunker putt.
00:41:04Il se retrouve très vite, moins 2 l'après-midi.
00:41:06Et ensuite, ça tourne pas.
00:41:09Il continue à faire des bons coups.
00:41:11Il met pas les putts, il met pas les putts.
00:41:13D'un seul coup, on sent que ça peut tourner dans l'autre sens.
00:41:18Finalement, grâce à Martin, avec qui on a partagé la partie.
00:41:23Oui, Martin et son caddie, Élis.
00:41:30Ils ont aussi permis à Hugo de rester dans la partie.
00:41:34Martin s'est vachement accroché.
00:41:36Donc, ça, c'était quand même très agréable.
00:41:37En plus, c'est vraiment très agréable de jouer avec Martin.
00:41:43Et donc, Hugo, ça l'a permis de rester dans la partie.
00:41:46Il fait deux birdies.
00:41:47Finalement, on sait que la marque, ça va être autour de moins 10.
00:41:51Moins 10 pour avoir une chance, moins 11 pour être sûr.
00:41:55Et au 16, c'est un par 5 assez facile.
00:41:59Il fait pas le birdie.
00:42:02Donc, il se retrouve à moins 10 et là, il me regarde, je me sens un peu stressé.
00:42:06Bon, on dit deux, trois bêtises histoire de se détendre un peu.
00:42:11Mais dans la foulée, je le sens bien.
00:42:14Il me dit, bon, on va aller jusqu'au bout.
00:42:16Et au 17, il fait un coup moyen.
00:42:19Il se met en trade green, le drapeau tout au fond.
00:42:21Et là, il fait un très bon putt.
00:42:22Il se met à trois pieds.
00:42:25Et là, un putt un peu vicieux, avec un gauche-droite en descente, très rapide.
00:42:31Et il fait un petit leap out.
00:42:33Et là, c'est le premier boguet depuis 35 trous.
00:42:36Il avait pas fait une erreur.
00:42:38Il avait été hyper solide.
00:42:39Et là, c'est le premier boguet.
00:42:40Il se retrouve moins 9.
00:42:42Et là, au départ du 18, on se regarde.
00:42:45Et puis là, il a pas le choix.
00:42:46On sait très bien.
00:42:48Et je lui dis, bon, là, il faut aller la chercher.
00:42:50C'est un calif.
00:42:51Donc là, il met un drive exceptionnel.
00:42:54Il en reste 87 pour le drapeau.
00:42:56Et puis, au moment où il joue, il me dit, bon, ça, ce chiffre, je l'ai bien.
00:42:59Et il a mis données, en fait.
00:43:01Fabuleux.
00:43:02Donc, ouais, exceptionnel.
00:43:04Il est vraiment allé chercher ça, calif.
00:43:06Après, ce petit accro, où en définitive, on l'a presque pas vu venir.
00:43:11Et il a maîtrisé extrêmement bien toute la journée.
00:43:16Et en fait, on se dit, mais c'est pas possible.
00:43:18En fait, ta maîtrise est parfaitement pour aller faire ce boguet au 17,
00:43:22qui est le premier boguet des deux tours.
00:43:24Et donc, il ne pouvait pas passer à côté, en définitive.
00:43:26Enfin, moi, je n'y croyais pas.
00:43:27C'était vraiment...
00:43:28Et justement, sur ce genre de tournoi de calif,
00:43:31on a un œil sur le leaderboard, on a un œil sur le classement.
00:43:35On voit, on peut voir.
00:43:36Il faut voir.
00:43:37Comment il le gère, ça, Hugo ?
00:43:41Je ne sais pas.
00:43:42Je ne vais pas parler pour lui.
00:43:43Moi, je l'ai vu.
00:43:44Je ne vais pas vous cacher que moi, je l'ai regardé.
00:43:48Et après, on a quelques repères, notamment grâce à Olivier Lissando,
00:43:55justement, aussi, qui était là.
00:43:55On en a parlé un peu.
00:43:56On sait que la marque, elle est souvent autour de moins 7, moins 8, moins 9,
00:44:01pour se qualifier.
00:44:03Là, moins 10, en définitive, on pensait que ça allait être bon.
00:44:06On ne l'a pas vraiment vu venir.
00:44:08Mais voilà, vu les conditions, on avait imaginé moins 10.
00:44:14Donc, en tout cas, moi, c'était la marque.
00:44:15Je ne lui en ai pas parlé à Hugo.
00:44:16Je pense qu'il le savait.
00:44:18Mais c'est vrai qu'on n'en a jamais parlé quand on était ensemble
00:44:23et qu'on partageait cette journée.
00:44:26Je crois que lui, comme moi, savions que moins 10, c'était pas mal.
00:44:30Et en plus, après, il faut repartir pour le playoff.
00:44:32Ce n'est pas encore gagné.
00:44:35Là, encore une fois, il a extrêmement bien géré cette attente
00:44:41qui a été extrêmement longue parce qu'on a terminé vers 16 heures.
00:44:47Même pas, un peu moins de 16 heures.
00:44:50Et en fait, le playoff a commencé à 18h30.
00:44:56Et là, on a attendu.
00:45:00À un moment, on a cru que ça allait le faire.
00:45:01Finalement, il y a Nathan Kimsey.
00:45:05Je crois qu'il fait moins 10.
00:45:06Il y a un paquet de joueurs qui font 5-6 birdies pour finir,
00:45:09ce qui était inespéré.
00:45:11Et en fait, il se retrouve 7e sur la marque
00:45:16avec 3 autres joueurs.
00:45:18Donc là, on sait qu'il y a le playoff, une place pour 4.
00:45:21Donc là, il est allé se reposer.
00:45:24Pour la petite anecdote en plus,
00:45:28Hugo n'avait pas reçu ses affaires la veille.
00:45:30En fait, il n'avait pas reçu sa valise.
00:45:32Donc pour la petite anecdote,
00:45:34il a dû aller acheter un polo et un pull de Walton East
00:45:38pour faire la journée.
00:45:43Du coup, il avait sympathisé avec les responsables du golf.
00:45:48Donc il est allé faire une micro-sieste au vestiaire.
00:45:52Et ensuite, retour à l'entraînement.
00:45:54Et puis après, tirage au sort.
00:45:56Il est deuxième joueur à partir sur le playoff.
00:46:02C'est un tout petit par 4 que tous les joueurs drive en un.
00:46:05Et là, il met plein green.
00:46:08Il fait deux putts.
00:46:10Il a extrêmement bien géré ce passage.
00:46:12Le premier trou de playoff.
00:46:16Très bien, très solide.
00:46:17En tout cas, moi, j'ai été très impressionné
00:46:20de voir son attitude, de voir sa sérénité.
00:46:24Et alors après, une qualif comme ça,
00:46:27est-ce qu'il y a une sorte de libération totale
00:46:30ou c'est la fatigue qui l'emporte ?
00:46:31Il y a envie de faire un peu la fête,
00:46:33d'aller boire une ou deux pintes au pub
00:46:34pour fêter ça ?
00:46:36Est-ce que c'est comparable à une victoire en tournoi ?
00:46:38C'est quoi ? Comment ça se passe ?
00:46:40Racontez-nous un peu.
00:46:43Après, bien sûr, il y a quand même une certaine émotion
00:46:46parce que, bien sûr, c'est son premier majeur.
00:46:49Je ne sais pas lequel de nous deux était le plus ému.
00:46:51Je pense que c'est moi.
00:46:54Mais en tout cas, moi, le premier réflexe,
00:46:57c'est que j'ai appelé son caddie.
00:46:58J'ai appelé Seb Clément.
00:47:00Et je lui ai dit, ça y est, j'ai chauffé la machine.
00:47:04Et puis maintenant, vous pouvez y aller.
00:47:05Alors là, mon Seb a explosé.
00:47:08Il a hurlé.
00:47:09Il a dit que c'était formidable.
00:47:10Il n'y a plus qu'à prendre les billets d'avion.
00:47:11C'est que, voilà, maintenant, il y a un paquet de logistique.
00:47:16Les billets d'avion, les logements.
00:47:18Donc, j'ai déjà envoyé un ou deux mails ce matin
00:47:21aux instances de l'USGA pour avoir quelques infos.
00:47:25Mais c'est sûr que là, il y a le bras de combat.
00:47:28Mais hier soir, non, pour tout vous dire,
00:47:30ça a été, bien sûr, des coups de fil à ses parents,
00:47:33à ses amis, au coach.
00:47:35Il était extrêmement heureux.
00:47:36Et après, on est retourné à l'aéroport.
00:47:40Je l'ai laissé.
00:47:42Il était à l'hôtel à Heathrow.
00:47:45Moi, je suis rentré chez moi à Londres.
00:47:46Et on se rejoint demain au Soudal.
00:47:50Lui, il est déjà depuis ce matin.
00:47:52Mais voilà la vie de la caravane du DP World Tour.
00:47:56Donc, pas trop le temps de...
00:47:58De célébrer.
00:47:59Pas trop le temps d'aller boire des bières.
00:48:01Voilà.
00:48:02Eh bien, merci beaucoup en tout cas.
00:48:03On suppose que vous allez faire, évidemment,
00:48:04faire le déplacement aux Etats-Unis
00:48:06pour suivre Hugo pour son premier majeur.
00:48:10Ses parents aussi.
00:48:11Je pense qu'il y aura beaucoup de monde
00:48:12qui vont le suivre, Hugo.
00:48:15Alors, oui, il y a du monde.
00:48:16Il y a du monde qui va le suivre.
00:48:17On est justement en train de faire le point
00:48:18pour savoir quels coachs ils auront.
00:48:22Moi, malheureusement, c'est une grosse semaine pour moi
00:48:24et je serai absent.
00:48:25Mais j'ai déjà un suppléant qui pourra le manager,
00:48:29qui fera office de manager adjoint, si j'ose dire.
00:48:33Nous, c'est une grosse semaine avec la team Saint-Laurent.
00:48:36Et donc, vis-à-vis des autres joueurs,
00:48:38bon, voilà, Hugo est très important.
00:48:40C'est notre porte-drapeau.
00:48:41Mais il ne faut pas que j'oublie les autres joueurs.
00:48:42Donc, on a aussi un événement important à Montpellier
00:48:46à ce moment-là.
00:48:46Donc, je ne pourrais malheureusement pas aller à Sheincock.
00:48:49Mais j'espère secrètement qu'il se qualifiera pour l'Open,
00:48:53pour The Open.
00:48:53Comme ça, j'irai à The Open aussi, j'espère.
00:48:55En tout cas, n'oubliez pas de mettre sur le haut de la pile
00:48:57des demandes d'interviews de Journal du Golfe et de l'équipe.
00:49:02On est très friands, juste avant l'US Open, de la voir.
00:49:06Merci beaucoup, en tout cas, Maxime.
00:49:07Je vais lui passer le mot.
00:49:09Merci à vous.
00:49:10Merci pour votre invitation.
00:49:11Merci.
00:49:11Au revoir.
00:49:12À très bientôt.
00:49:12Au revoir.
00:49:12Au revoir.
00:49:14Voilà, messieurs, Maxime Demory et évidemment, Hugo Cousso
00:49:19et toute sa team qu'on aura le plaisir de suivre à l'US Open,
00:49:23ainsi qu'Adrien Sadier.
00:49:25Évidemment, en plus, les deux se connaissent pas mal.
00:49:27Donc, je pense que ça va être bien.
00:49:28On va avoir un petit clan tricolore.
00:49:31Voilà, messieurs, je vous propose de poursuivre tout de suite.
00:49:34Il l'a dit, Maxime Demory, il va partir au Soudal Open demain
00:49:38retrouver Hugo Cousso et tout le clan français.
00:49:39Mais au Soudal Open, ça va être la dernière danse
00:49:42de Nicolas Colsartes, Romain et Clément.
00:49:45Nicolas Colsartes qui va finir d'achever, on va dire, son jubilé.
00:49:50Voilà, on l'avait vu à Saint-Andreouz,
00:49:52pour son 500e tournoi, faire cette marche, on va dire, inaugurale,
00:49:57enfin, pas inaugurale d'ailleurs, cette marche,
00:49:58cette dernière marche sur le Fairway du 18.
00:50:00Et là, ça va être officiellement son dernier tournoi
00:50:02à Nicolas Colsartes, qu'on adore, Nicolas.
00:50:04Nicolas, palmarès énorme, trois victoires sur le DP World Tour,
00:50:07cette Ryder Cup.
00:50:08Romain, toi, qu'est-ce qui va rester de Nicolas Colsartes ?
00:50:12Moi, je garderai toujours en tête cette voie complètement cassée
00:50:18et raillée après la victoire en Ryder Cup à Rome,
00:50:21quand sur le green du 18, l'explosion de joie a été totale
00:50:25et que lui, qui avait donné de la voix pendant tout le week-end,
00:50:30n'avait plus possibilité de sortir la moindre décibel de son gosier.
00:50:36Il était complètement au bout de sa vie, au bout de...
00:50:39Ryder complètement folle, en plus.
00:50:40Ryder complètement folle.
00:50:41Il était au cœur de cette explosion de joie fantastique.
00:50:47Et c'est marrant parce que c'est plus son rôle de vice-capitaine
00:50:52qui m'a frappé, parce que je l'ai vraiment vu dans ce rôle-là,
00:50:56très important, très utile, avec notamment les...
00:50:59Toi, tu parles de Ryder Cup à Rome.
00:51:01Oui, évidemment, parce qu'il a construit sa légende de Ryder Cup,
00:51:04quand même, en 2012, on voit des images.
00:51:05Bien sûr, mais moi, je n'étais pas là.
00:51:06Mais on est en joueur, en 2012.
00:51:07Mais nous, on y était.
00:51:08Mais tu me parles d'un souvenir...
00:51:09Et il s'est gosillé aussi, après cette victoire.
00:51:11Donc, c'était pareil.
00:51:12Tu me parles d'un souvenir que j'ai vécu.
00:51:14Voilà, c'était son rôle de vice-capitaine.
00:51:16Mais on n'est pas vice-capitaine de Ryder Cup
00:51:17sans avoir un Parle Marès derrière soi.
00:51:19Et évidemment que, en 2012, on fait partie.
00:51:21Évidemment que c'est le plus français des Belges.
00:51:23Son exploit contre Tiger Woods et Streaker.
00:51:26Avec le choude, oui.
00:51:28Donc, voilà, c'est ce qui reste.
00:51:29Et puis, c'est cette faconde,
00:51:31cette façon de raconter les choses uniques,
00:51:33en son genre, avec son langage, sa gouaille,
00:51:37ses souvenirs, sa richesse, sa spontanéité,
00:51:39son sourire, sa détente.
00:51:41Sa sensibilité aussi.
00:51:42C'est, comme on dit les anglais sanctions,
00:51:45c'est le boy next door.
00:51:46C'est le pote avec qui on va boire une bière au pub,
00:51:49avec qui on a envie de raconter,
00:51:51d'écouter des souvenirs en permanence,
00:51:52parce que c'est un formidable compteur d'histoire.
00:51:55Et son histoire est d'une richesse infinie.
00:51:56Donc, voilà, elle se termine là.
00:51:58Et de la plus belle des manières.
00:52:00Alors, ça ne se termine pas avec le golf,
00:52:01parce qu'il va continuer en tant que consultant.
00:52:03Il est déjà consultant pour le Leaf Golf,
00:52:05mais voilà, il a déjà...
00:52:08Voir peut-être même d'autres postes,
00:52:09on ne sait pas encore.
00:52:10Exactement.
00:52:11Et justement, Clément,
00:52:12toi, tu étais en Turquie il n'y a pas si longtemps,
00:52:15pour le Turquie Shoppen,
00:52:16et tu as posé la question aux joueurs français,
00:52:18justement,
00:52:18quels étaient leurs souvenirs avec Nicolas Colsartes ?
00:52:21Il y a un peu de tout,
00:52:21il y a des fêtes,
00:52:22il y a des conseils,
00:52:23et je vous propose d'écouter tout de suite
00:52:25nos joueurs français.
00:52:26Il y a qui ?
00:52:26Il y a Hugo Coussot,
00:52:28Romain Langasque,
00:52:29Julien Guerrier,
00:52:30Clément Sordet,
00:52:32et Antoine Rosenberg.
00:52:33On écoute.
00:52:34Moi, Nico,
00:52:35j'ai deux, trois trucs.
00:52:37Nico,
00:52:38déjà, j'ai le souvenir de voir la télé à la Raider Cup,
00:52:40c'était quand même ultra cool.
00:52:43Ensuite,
00:52:43qu'est-ce qu'on a fait ?
00:52:44Il m'avait donné un bon conseil
00:52:47quand j'étais un peu dans le dur au chipping,
00:52:49j'avais fait une partie avec lui,
00:52:49je me souviens,
00:52:50à Sadona,
00:52:50il m'avait,
00:52:52parce qu'il est passé par là,
00:52:53il m'avait conseillé des choses
00:52:55pour régler mon chipping,
00:52:56et ça m'a aidé.
00:52:57Et ensuite,
00:52:58un bon souvenir,
00:52:58c'est quand on avait fait une petite soirée
00:52:59à Tokyo,
00:53:00tous les deux,
00:53:01on est passé à moi en avant.
00:53:05Je me rappelle
00:53:06d'un petit clin d'œil
00:53:08où j'ai fait une semaine d'entraînement,
00:53:10j'étais encore amateur,
00:53:13et il aimait bien la fête,
00:53:14donc en général,
00:53:15on se croisait,
00:53:17c'est un talent,
00:53:18c'est un joueur qui est hyper talentueux,
00:53:21et souvent,
00:53:21on se croisait,
00:53:22c'est-à-dire que moi,
00:53:22je rentrais de l'entraînement
00:53:23et lui,
00:53:23il allait commencer.
00:53:24Donc c'est la petite anecdote,
00:53:25sinon,
00:53:26c'est quand il était à côté de moi
00:53:29pour la Team Cup,
00:53:30à m'aider
00:53:31pour essayer de vaincre
00:53:33l'équipe britannique.
00:53:34Écoute,
00:53:35Nico,
00:53:36ça a été,
00:53:37on va dire,
00:53:38la famille,
00:53:38ça n'a pas lui plaire,
00:53:39mais ça a été la famille Raph,
00:53:40Greg,
00:53:41Nico,
00:53:41un peu plus jeune,
00:53:42mais voilà,
00:53:42c'est un peu le même esprit.
00:53:43Quand moi,
00:53:43je suis arrivé sur le Tour,
00:53:44c'était un peu mes exemples.
00:53:47C'est vrai que Nico,
00:53:48la façon dont il joue,
00:53:50la façon dont il a joué
00:53:50à la Ryder Cup,
00:53:51c'est un joueur de feeling,
00:53:52c'est un joueur qui frappe fort,
00:53:53c'est un joueur qui joue avec la balle,
00:53:55et c'était quelque chose
00:53:55dans lequel je pouvais me repérer
00:53:56assez bien.
00:53:57Donc,
00:53:58non,
00:53:59il a toujours été un peu
00:54:01dans le clan français,
00:54:02ça a toujours été un peu
00:54:02le belge du clan français,
00:54:04il a toujours été très proche de nous,
00:54:05il a toujours été très cool avec nous,
00:54:07enfin avec moi,
00:54:07en tout cas,
00:54:07il a toujours été super.
00:54:10Et voilà,
00:54:10c'est quelqu'un qui sait
00:54:11amener la bonne ambiance,
00:54:12qui sait amener la bonne atmosphère,
00:54:13on a fait quelques parties
00:54:14de Rocco ensemble,
00:54:14toujours la bonne humeur.
00:54:16Et puis voilà,
00:54:17forcément,
00:54:17je me rappelle aussi un peu
00:54:18de la Team Cup
00:54:18qui était en début d'année dernière,
00:54:21et il avait été là,
00:54:21il parlait français,
00:54:22il était là à mes côtés aussi,
00:54:24donc voilà,
00:54:25c'est les souvenirs
00:54:25que j'ai avec Nico.
00:54:26C'est un mec
00:54:28qui a fait une Ryder Cup,
00:54:30pour la Belgique,
00:54:31c'est super fort,
00:54:32mais bon,
00:54:33en tout cas,
00:54:33c'est un énorme joueur,
00:54:34un bon gars,
00:54:36et puis moi,
00:54:37c'est ce que je lui ai dit
00:54:37l'an dernier quand il a arrêté,
00:54:38je ne sais pas exactement
00:54:39ce qu'il va faire maintenant,
00:54:40mais qu'il allait nous manquer
00:54:41sur le tour,
00:54:42parce qu'il a une bonne vibe,
00:54:43et j'ai bien passé du temps avec lui.
00:54:45C'est le Belgium Bomber,
00:54:46c'est le mec cool,
00:54:47c'est le mec qui est à l'aise
00:54:49dans beaucoup de situations,
00:54:51pour moi,
00:54:51c'était un exemple
00:54:52sur beaucoup de points,
00:54:54c'est un mec
00:54:55qui a fait une Ryder,
00:54:57c'est un mec
00:54:57qui a du charisme,
00:54:58qui a du caractère,
00:55:00et qui est agréable à avoir joué.
00:55:02Je pense que tout le monde
00:55:03va se rappeler de sa Ryder Cup,
00:55:04forcément,
00:55:05je crois qu'il avait
00:55:05au moins un 10 contre Tiger
00:55:06en 4 balles,
00:55:08évidemment que ça,
00:55:08ça va laisser une trace,
00:55:10après,
00:55:10le Bombardier Belge,
00:55:11ça va laisser une deuxième trace,
00:55:13voilà,
00:55:14non,
00:55:14je pense que c'est quelqu'un,
00:55:15dans ses belles années,
00:55:16il avait le golf facile,
00:55:18le golf,
00:55:19le golf qu'on aime voir,
00:55:20donc,
00:55:21non,
00:55:21il va laisser,
00:55:22il va laisser des bons souvenirs,
00:55:24et voilà,
00:55:24écoute,
00:55:25je lui souhaite bon vent,
00:55:26il va nous manquer,
00:55:26et puis j'espère qu'on le recroisera
00:55:28quand même assez régulièrement.
00:55:29top joueur.
00:55:31C'est vraiment l'emblème
00:55:33du golf européen,
00:55:34Ryder Cup,
00:55:35il a battu Tiger,
00:55:37donc,
00:55:37quand je l'ai vu la dernière fois,
00:55:39quand on avait joué ensemble,
00:55:40on parlait justement
00:55:41de cette partie avec Tiger,
00:55:42donc,
00:55:42non,
00:55:43c'est cool,
00:55:44c'est top.
00:55:45Je pense que potentiellement,
00:55:46il peut,
00:55:47le fait qu'il ait joué à Ryder Cup,
00:55:49je ne sais pas
00:55:49s'il pourrait être un joueur capitaine,
00:55:51on ne sait jamais,
00:55:52mais,
00:55:53je pense qu'il pourrait avoir
00:55:54ce rôle-là,
00:55:56en tout cas,
00:55:56il était capitaine assistant,
00:55:58et ça s'est passé plutôt bien,
00:56:00donc,
00:56:01peut-être un jour,
00:56:02il sera capitaine de la Ryder,
00:56:03on ne sait pas.
00:56:04Il aura laissé
00:56:05une bonne image
00:56:06de joie de vivre,
00:56:08de taper très fort la balle,
00:56:12comme je disais,
00:56:13cette Ryder Cup,
00:56:14c'est peut-être les trois points,
00:56:16plus ensuite,
00:56:16toutes ces victoires
00:56:17qu'il a pu avoir,
00:56:19ça a été un grand bonhomme
00:56:20du circuit européen,
00:56:22et pour le golf belge,
00:56:23comme je disais,
00:56:24pareil,
00:56:24il a fait énormément,
00:56:27non,
00:56:27un grand monsieur.
00:56:29Voilà,
00:56:29un grand monsieur
00:56:30du golf européen,
00:56:31du golf mondial,
00:56:32voilà,
00:56:32après,
00:56:33Grégory Avret,
00:56:34Nicolas Colsart,
00:56:35qui tire la révérence,
00:56:36mais on va interviewer qui ?
00:56:37Romain,
00:56:37qui est-ce qu'on va interviewer ?
00:56:39Les bons clients s'en vont ?
00:56:40Non,
00:56:40je rigole,
00:56:42Romain Langas,
00:56:42qui est un très bon client.
00:56:43Ouais,
00:56:43Romain Langas,
00:56:44évidemment,
00:56:44et je suis sûr que Romain,
00:56:46toi,
00:56:46tu as envie d'entendre
00:56:47Nicolas Colsart,
00:56:48évidemment,
00:56:48on a eu la chance
00:56:50de faire une longue interview
00:56:51à l'occasion de l'Aphrasia
00:56:53Maurice Hus Open
00:56:54en 2025,
00:56:55et Nicolas Colsart,
00:56:56il va nous parler
00:56:57de plein de choses,
00:56:58notamment ses passions
00:56:59pour la musique,
00:57:00ses passions pour la fête,
00:57:02et puis voilà,
00:57:03avec cette gouaille
00:57:04qui le caractérise,
00:57:05Nicolas Colsart,
00:57:06on l'écoute.
00:57:29En 2011,
00:57:30numéro spécial Open de France,
00:57:31c'est Greg Avray
00:57:31qui est en couve,
00:57:32je ne sais pas si tu te souviens
00:57:33de cette fameuse couve
00:57:33où il est sous la tour Eiffel,
00:57:35la chemise ouverte
00:57:35avec la cravate.
00:57:37Et tu as une phrase
00:57:38où tu dis
00:57:38une rumeur venue de France,
00:57:40d'ailleurs,
00:57:41prétendait que j'avais acheté
00:57:41un bar à Ibiza
00:57:42et que je mixais là-bas.
00:57:43Je n'ai jamais nié cette passion,
00:57:44je me suis dans la musique
00:57:45depuis tout petit,
00:57:46et aussi peut-être
00:57:47que j'avais envie
00:57:47de donner une autre image
00:57:48de celle du golfeur ennuyeux
00:57:50qui ne pense qu'à ça.
00:57:51Ça t'a longtemps collé à la peau,
00:57:52ce côté fêtard, DJ ?
00:57:56Oui, ça m'a collé à la peau
00:57:57parce que ça faisait partie
00:57:58de ma personnalité
00:57:58et c'est un monde
00:58:00qui a toujours fait partie
00:58:00de qui je suis,
00:58:03c'est un monde
00:58:04qui m'a toujours attiré
00:58:05et ça, c'est un secret
00:58:06pour personne.
00:58:07Mais c'est vrai que je me souviens,
00:58:08je ne sais pas si cette rumeur
00:58:09venait de France,
00:58:10mais en tout cas,
00:58:10j'avais entendu ça à l'époque,
00:58:12que quelqu'un m'avait vu
00:58:13dans le bar
00:58:14que j'avais acheté à Ibiza,
00:58:15alors que la première fois
00:58:16que j'étais à Ibiza
00:58:17de ma vie,
00:58:18on est en 2000,
00:58:21je pense qu'on est en 2018.
00:58:27mais je n'ai jamais souffert
00:58:28de ça
00:58:31parce qu'on a bien rigolé
00:58:35et puis encore maintenant,
00:58:38je suis branché
00:58:38de musique électronique,
00:58:40c'est la seule musique
00:58:40que j'écoute,
00:58:41je l'écoute comme du jazz,
00:58:43je suis vraiment mordu de ça.
00:58:46Je n'ai jamais été très mainstream
00:58:47dans tout ce que je faisais,
00:58:48que ce soit ce que j'écoute,
00:58:52ce que soit la façon
00:58:53dont je m'habille
00:58:55et la façon dont je pense.
00:58:56Donc, non, non,
00:58:58j'ai toujours,
00:59:00je n'aurais pas supporté
00:59:01en fait être le golfeur
00:59:04stéréotype
00:59:06qui mange du mussel
00:59:07le matin
00:59:07et non,
00:59:08je pense que je ne me serais
00:59:08pas supporté.
00:59:09Donc, ça m'a peut-être
00:59:11joué un peu des tours
00:59:12dans ces années 2000.
00:59:14Parce que trop de grosses soirées,
00:59:15trop d'excès ?
00:59:16Non, parce qu'on n'a jamais
00:59:17vraiment trop fait les cons
00:59:18quand c'était dangereux
00:59:21de le faire.
00:59:22Ça, c'est un truc
00:59:23qu'il faut mettre au clair.
00:59:26Oui, on a pris des timbales.
00:59:27Oui, on prenait,
00:59:29on était les premiers
00:59:30à aller boire des verres
00:59:31le dimanche soir
00:59:32entre deux tournois.
00:59:33C'est avec d'autres joueurs ?
00:59:34Oui, on ne va pas citer de noms quand même.
00:59:36Non, mais...
00:59:37Non, non, mais restons quoi ?
00:59:39Non, non, mais restons quoi ?
00:59:39Ils gardent le mystère.
00:59:40Non, ils vont tous se reconnaître,
00:59:41je pense, mais...
00:59:42Les joueurs français ?
00:59:43Non, oui,
00:59:44il y avait quelques français là-dedans.
00:59:45Il n'y a pas que des français d'ailleurs,
00:59:46mais...
00:59:47Non, non, ça faisait partie
00:59:48un peu du folklore
00:59:50de ces années 2000 aussi, quoi.
00:59:52Tu sais, tu voyages le monde,
00:59:53tu es dans ta vingtaine,
00:59:56tu croques la vie à plein dedans,
00:59:58on est bon à ce qu'on fait,
01:00:00on a une carte de crédit en poche.
01:00:02c'est difficile de ne pas succomber...
01:00:05De succomber un petit peu, quoi.
01:00:06Oui, de succomber un peu
01:00:07aux chouettes endroits qu'on fait
01:00:09et de profiter de la vie,
01:00:10tout simplement, quoi.
01:00:11Si tu devais faire justement,
01:00:12tiens, la playlist de 3-4 chansons
01:00:15qui résonneraient ta carrière ?
01:00:17Enfin, 3-4,
01:00:18ou les chansons qui t'ont suivi
01:00:20ou alors par époque, peut-être ?
01:00:21Alors, je me souviens avoir découvert
01:00:23The Man With A Red Face
01:00:24de Laurent Garnier
01:00:26pendant les cartes
01:00:29en 2000
01:00:30et je l'écoutais tous les jours,
01:00:32donc qui est quand même
01:00:32un énorme classique.
01:00:37Donc là, tu me prends un peu à court
01:00:39parce que je peux te sortir
01:00:4050, 100, 150 morceaux
01:00:42que j'ai écoutés
01:00:435 000 fois
01:00:46durant toute ma vie
01:00:47et toute ma carrière,
01:00:48encore maintenant, tu vois.
01:00:49J'ai un truc particulier
01:00:50avec la musique
01:00:51parce que je réécoute
01:00:56mes premières années
01:00:57de musique électronique.
01:00:58Je me vois encore sortir
01:00:59dans des boîtes
01:01:00en province, en Belgique
01:01:01quand j'avais 16, 17 ans
01:01:02avec mes potes
01:01:04et c'est une époque
01:01:05complètement révolue
01:01:06que nos enfants
01:01:06ne connaîtront plus,
01:01:07tu vois,
01:01:08ces espèces d'énormes boîtes
01:01:11avec le Sky Tracer
01:01:13à 5 km
01:01:14que tu voyais à la ronde
01:01:15avec ces parkings en gravier
01:01:16où il y avait 1000 voitures,
01:01:18où il y avait cette anticipation
01:01:19d'aller dans un endroit
01:01:20complètement incroyable.
01:01:22Donc maintenant,
01:01:24malheureusement,
01:01:24le clubbing a un petit peu changé
01:01:25même si tu as des endroits
01:01:26comme Ibiza
01:01:27et tout ça
01:01:27qui restent quand même
01:01:27des valeurs sûres
01:01:28mais malheureusement,
01:01:30nos enfants
01:01:30ne connaîtront pas
01:01:33cette époque incroyable
01:01:34qu'on a vécue.
01:01:35En ce moment,
01:01:36c'est quoi ?
01:01:36Tu écoutes quoi en ce moment ?
01:01:37C'est quoi la musique du moment
01:01:38dans les oreilles
01:01:39de Nicolas Colson ?
01:01:39Bref,
01:01:40moi je suis très underground
01:01:42en fait,
01:01:43donc moi j'écoute pas mal
01:01:44de trucs
01:01:44de certains labels,
01:01:46ça peut être
01:01:48beaucoup d'allemands,
01:01:52je me suis peut-être
01:01:53un petit peu calmé,
01:01:54j'écoute des trucs
01:01:54un peu moins forts
01:01:55mais j'ai de la chance
01:01:57d'être pote avec 2-3 mecs
01:01:58qui tournent le monde
01:02:00donc j'ai un peu accès
01:02:02et puis maintenant
01:02:02avec Instagram,
01:02:06Soundcloud,
01:02:06machin truc,
01:02:07tu peux choper
01:02:07tout ce qui est joué,
01:02:09tout ce qui est frais.
01:02:11Je fais des listes
01:02:13sur mon appli Soundcloud,
01:02:14je fais des listes par année
01:02:15avec des tracks,
01:02:17des sets et des machins
01:02:17et donc si ça vous amuse,
01:02:20allez-y,
01:02:21il y a pour
01:02:22je ne sais pas
01:02:23combien de jours
01:02:23de musique complète
01:02:25mais il y a
01:02:25un cheveu de voyage
01:02:26à faire.
01:02:26Un morceau préféré ?
01:02:27Un morceau préféré ?
01:02:30Un morceau préféré ?
01:02:33C'est tellement difficile,
01:02:34c'est tellement difficile.
01:02:39Le morceau que j'avais choisi
01:02:40quand je suis venu
01:02:41sur le plateau
01:02:42à l'œil des pros
01:02:42était sympa
01:02:43en fait,
01:02:44qui était un remix
01:02:45de Tale of Us
01:02:46qu'on a tous écouté,
01:02:47qui est un morceau
01:02:48d'un pote à moi
01:02:49qui s'appelle
01:02:49Mano Le Teuf
01:02:51qui s'appelle
01:02:51Primitive People
01:02:52et en fait,
01:02:53c'est le Tale of Us Remix
01:02:54et qui pour moi
01:02:55est un des morceaux phares
01:02:56des début des années 2000
01:02:58entre 2000 et 2012-2013-2014.
01:03:17On continue dans ce numéro
01:03:18du journal du Gol
01:03:192011
01:03:19où tu parles justement
01:03:20de cet épisode australien
01:03:21entre 2008 et 2009.
01:03:23Alors je te cite,
01:03:24perdu au milieu du Bush
01:03:25à une demi-heure de Brisbane,
01:03:26ça a marqué la fin
01:03:27d'une période
01:03:27où je sortais comme un dingue
01:03:29et même si j'ai toujours su
01:03:30que cette période
01:03:30de faire le con
01:03:31était en moi,
01:03:32j'ai adoré me lever
01:03:33à 7h du mat'
01:03:33et aller te chipper à la fraîche.
01:03:34Ouais.
01:03:36Raconte-nous un peu
01:03:36cet épisode qui est...
01:03:37En fait, c'est marrant
01:03:38parce que c'est le père
01:03:39de Romain Béchut,
01:03:40Daniel Béchut
01:03:41sur qui j'étais tombé
01:03:43au Master 13
01:03:44et à ce moment-là,
01:03:45je suis un peu au fond du trou.
01:03:47Je dois demander
01:03:47des invites
01:03:49à Jean-Charles Cambon
01:03:50pour jouer des trucs
01:03:51de l'Alliance Tour
01:03:51donc j'ai vraiment que dalle,
01:03:53je suis un peu nulle part.
01:03:55Et le père de Romain me dit
01:03:56écoute, moi j'emmène des gamins
01:03:57en Australie
01:03:58dans une académie.
01:04:01À mon avis,
01:04:02ça pourrait te faire du bien
01:04:03et oui, ça a été
01:04:05le début de la Renaissance
01:04:10j'étais à Bruxelles
01:04:11entre jouer quelques tournois
01:04:13de temps en temps
01:04:13et vivre une vie
01:04:16qui n'était pas la mienne
01:04:17et donc ça a été
01:04:20le déclic.
01:04:22Pour la première fois
01:04:22de ma vie,
01:04:23je me suis retrouvé
01:04:24dans un groupe
01:04:25entouré de mecs
01:04:27qui étaient plus jeunes que moi.
01:04:28J'avais toujours été
01:04:28le plus jeune partout
01:04:31et donc là,
01:04:32j'avais une dizaine
01:04:33de jeunes français
01:04:34qui me regardaient
01:04:35déjà avec ma 6 mili carrière
01:04:36de quelques années
01:04:38sur le tour
01:04:38comme quoi j'étais quelque chose
01:04:40alors que j'avais tout
01:04:43encore à faire.
01:04:43Donc, ouais,
01:04:45c'est sans le coup de pouce
01:04:47du père de Romain,
01:04:48sans l'Australie.
01:04:50Maintenant,
01:04:50je suis marié
01:04:51avec une Australienne.
01:04:52Donc voilà,
01:04:52en fait,
01:04:52ça a gagné un lien fort
01:04:54avec l'Australie.
01:04:54Oui, ça a été le...
01:04:57Sans forcément le vouloir,
01:04:58mais...
01:04:58Non, non,
01:04:59voilà,
01:04:59ça s'est fait...
01:05:00Ça a été le début
01:05:01d'une série de choses
01:05:03qui m'ont permis
01:05:06d'être au chuménant
01:05:07et de pouvoir,
01:05:09quelque part,
01:05:09regarder derrière moi
01:05:10et de dire,
01:05:11en fait,
01:05:11ça va,
01:05:12j'ai quand même accompli
01:05:12quelque chose de correct.
01:05:13tu te typais sur la plage
01:05:14aussi ?
01:05:14Tu faisais des...
01:05:15Ouais,
01:05:15on faisait des week-ends
01:05:16à Byron Bay
01:05:18avec...
01:05:18Donc,
01:05:19il y avait Romain,
01:05:20il y avait Rudy Tuillier,
01:05:24qui avait encore
01:05:25dans cette bande-là.
01:05:26Il y a deux,
01:05:27trois Belges
01:05:27qui sont venus aussi.
01:05:30Germain Ruste.
01:05:31On passait des week-ends,
01:05:32c'était marée basse
01:05:34et on avait...
01:05:36On avait 20, 30,
01:05:3740 mètres de sable dur.
01:05:39On était torse-poil
01:05:41en maillot
01:05:41à taper des coups de wedge.
01:05:43vers les uns et les autres
01:05:44à 50, 60,
01:05:45parfois 80 mètres.
01:05:46C'était des week-ends
01:05:47incroyables.
01:05:47Je pense que tous,
01:05:47on garde un souvenir
01:05:49incroyable
01:05:50de ces deux,
01:05:51trois hivers
01:05:51qu'on a passé là-bas.
01:05:51Tu fermais les yeux,
01:05:52tu te rappelais
01:05:52de ces images,
01:05:53tu vois...
01:05:54Complètement,
01:05:54je vois encore
01:05:54ces balles arriver vers moi
01:05:55sur le sable dur
01:05:56qui spinait comme ça
01:05:57sur le sable.
01:05:59On a passé des moments
01:06:00incroyables.
01:06:01Ça surfait un peu aussi ?
01:06:03Tu avais la bêche
01:06:03qui était branchée sur le surf
01:06:04et tout ça.
01:06:04Bon, moi,
01:06:06comme je nage
01:06:07comme une enclume,
01:06:08ce n'était pas trop mon truc,
01:06:08tu vois,
01:06:13dans les vagues,
01:06:13il y avait les surfers.
01:06:14Parfois,
01:06:14tu avais des vagues
01:06:15d'un mètre cinquante,
01:06:17deux mètres de haut
01:06:18qui tubaient un peu.
01:06:20On passait des moments
01:06:22incroyables.
01:06:22On était du golf
01:06:24du lundi matin
01:06:24au vendredi après-midi
01:06:25et le vendredi après-midi,
01:06:26on avait acheté un van.
01:06:28J'avais fait mettre
01:06:29une sono dans le van.
01:06:31C'était vraiment,
01:06:31c'était vraiment
01:06:31la croisière s'amuse
01:06:32mais on faisait ça correctement.
01:06:34C'était vraiment cool.
01:06:35Ça t'a fait du bien,
01:06:35du coup.
01:06:36C'était essentiel
01:06:37parce qu'après,
01:06:37tu gagnes, je crois,
01:06:38deux fois sur le challenge tour
01:06:39en 2020.
01:06:40Ça a été le déclic,
01:06:41ça a été le basculement
01:06:42du bon côté pour toi ?
01:06:44Oui, en fait,
01:06:45ça m'a remis
01:06:45dans ce cycle
01:06:48de se réentraîner,
01:06:52de retomber amoureux
01:06:54du jeu.
01:06:56Pas nécessairement
01:06:56du métier,
01:06:57mais du jeu.
01:06:58Moi, fin des années 2000,
01:07:00j'en avais plein
01:07:00à ma claque.
01:07:01J'avais l'impression
01:07:01de faire n'importe quoi
01:07:02et je ne trouvais pas
01:07:03les solutions.
01:07:04Donc, oui,
01:07:05ce coup de pouce,
01:07:08ça m'a été un peu
01:07:09servi sur un plateau.
01:07:10Donc, sans le coup de pouce
01:07:11du père de Romain,
01:07:13je ne suis indéniablement
01:07:14pas là où je suis maintenant.
01:07:35Il disait aussi,
01:07:35j'avais l'impression
01:07:36d'avoir, déjà c'était en 2011,
01:07:37vécu deux ou trois vies minimum.
01:07:39Elle me fait rire mon histoire,
01:07:40je suis content
01:07:41d'avoir traversé tout ça
01:07:42et de m'être posé des questions.
01:07:44Là, on arrive maintenant,
01:07:45mais tu as vécu
01:07:45combien de vies ?
01:07:46Pas mal, en fait.
01:07:48Pas mal, en fait.
01:07:48Si tu décortiques,
01:07:49tu as mes années d'amateur
01:07:55où tout se passe nickel,
01:07:57tout suit son cours
01:07:57et puis tu as la première année
01:07:58sur le circuit
01:07:59où ça tombe
01:08:00où est-ce que c'est
01:08:01ce que j'ai vraiment
01:08:02envie de faire.
01:08:03Puis tu as 2003
01:08:04où je reviens
01:08:04et puis tu as de nouveau
01:08:062005-2006
01:08:07où là, je retombe
01:08:07vers 2007-2008
01:08:09où je suis au fond du trou
01:08:10et puis tu as 2010-je reviens,
01:08:112011-2012,
01:08:12Ryder Cup, machin,
01:08:13truc,
01:08:14circuit américain
01:08:152013-14,
01:08:16puis revenir en Europe
01:08:18un peu que entre les jambes,
01:08:20être un peu mieux
01:08:21de classement,
01:08:21truc,
01:08:23puis 2019-je gagne
01:08:24Paul Lefranc,
01:08:25ça a été un peu
01:08:26dans tous les sens.
01:08:26Donc, ouais,
01:08:27je pense que je dois,
01:08:29voilà,
01:08:29j'ai peut-être été
01:08:29un petit peu difficile
01:08:30à suivre,
01:08:31mais si on est,
01:08:33enfin,
01:08:34ça va peut-être
01:08:36un peu faire grincer les dents,
01:08:37mais si on est fan
01:08:39d'histoires atypiques,
01:08:40je pense qu'on aurait peut-être
01:08:41été,
01:08:42on aurait peut-être
01:08:43eu un faible
01:08:43à mon sujet, quoi.
01:08:44À l'époque,
01:08:45Ben Cadieux
01:08:45t'avais demandé
01:08:47quel titre
01:08:48tu donnerais un livre,
01:08:49tu devais faire un livre
01:08:50sur ton histoire,
01:08:51quel titre tu donnerais ?
01:08:52Tu avais dit
01:08:52« brillante décadence »
01:08:55ou l'histoire
01:08:55entre deux extrêmes.
01:08:56Franchement,
01:08:56j'ai toujours été bon
01:08:57avec vous, les gars.
01:08:58Franchement,
01:08:58j'ai toujours été bon.
01:08:59Aujourd'hui,
01:09:00ça serait quoi en 2025 ?
01:09:02Euh,
01:09:04non,
01:09:04je trouve que ça,
01:09:06ça colle encore,
01:09:07bon, décadence,
01:09:07c'est peut-être
01:09:07un petit peu fort,
01:09:09mais bon,
01:09:09c'est vrai qu'il y a eu
01:09:10une période décadente.
01:09:12Mais,
01:09:13il faudra
01:09:14quel titre
01:09:14on donnerait ça maintenant ?
01:09:16Non,
01:09:17mais je regarde,
01:09:17je regarde derrière moi
01:09:19avec un mélange
01:09:21de nostalgie,
01:09:22de fierté,
01:09:23du voyage accompli,
01:09:24parce qu'en fait,
01:09:25tu te rends compte
01:09:26que malgré tout,
01:09:28même si j'aurais pu
01:09:29gagner cent fois plus,
01:09:31faire
01:09:32une plus grande carrière,
01:09:34j'ai quand même réussi
01:09:35à faire quelque chose
01:09:36que le commun des mortels
01:09:37n'arrivera jamais,
01:09:40ne comprendra jamais,
01:09:41j'ai vécu des émotions
01:09:42incroyables,
01:09:44donc,
01:09:46laisse-moi un petit peu
01:09:47de temps
01:09:48pour réfléchir à un titre,
01:09:50mais il y a quand même
01:09:50plein,
01:09:51j'ai vécu des choses
01:09:52incroyables.
01:09:53Encore une date,
01:09:53le 5 octobre 2025,
01:09:55forcément,
01:09:56une date importante,
01:09:57500e tournoi
01:09:58à Saint-Androuse
01:10:00et cette décision
01:10:01d'arrêter.
01:10:03Raconte-nous un peu
01:10:04cette remontée
01:10:04du 18 à Saint-Androuse,
01:10:06ça devait être
01:10:07extrêmement fort.
01:10:08On se refait le film
01:10:09de sa carrière
01:10:10à ce moment-là ?
01:10:11Oui,
01:10:11mais c'est plus
01:10:12la globalité
01:10:12du voyage accompli,
01:10:16aussi,
01:10:18aussi,
01:10:20voilà,
01:10:20les larmes
01:10:21qu'on peut voir
01:10:21à l'écran,
01:10:22c'est plus parce que
01:10:22je suis avec ma femme,
01:10:23je suis avec mon fils
01:10:24qui est ferru de golf
01:10:28et tu partages ça
01:10:29avec les autres.
01:10:30En fait,
01:10:30je reviens toujours
01:10:30à la même chose.
01:10:31Je pense que
01:10:32j'ai toujours énormément
01:10:34été dans le partage
01:10:35et en fait,
01:10:37tu te rends compte
01:10:38la masse de messages
01:10:39que tu reçois
01:10:40des gens
01:10:40qui vont dire
01:10:41« on vous a suivi
01:10:42toute votre vie ».
01:10:44Et c'est pour ça aussi
01:10:45que j'ai éclaté
01:10:45en sanglots
01:10:46quand je suis
01:10:46à l'Open de France
01:10:47parce que
01:10:49tu te rends compte
01:10:50que tu as marqué
01:10:50des gens,
01:10:51tu as l'amour
01:10:54des gens
01:10:56et tout ça,
01:10:57ça marque extrêmement fort
01:10:58surtout quand on a
01:10:59une personnalité
01:11:01aussi sensible
01:11:01que la mienne.
01:11:02C'est plus fort
01:11:03qu'une victoire
01:11:03finalement
01:11:05la trace
01:11:06que tu vas laisser
01:11:07finalement
01:11:07dans l'histoire du golf.
01:11:08L'histoire du golf,
01:11:09n'exagérons pas
01:11:10mais le petit chapitre
01:11:12que tu as écrit
01:11:14selon d'où tu viens
01:11:15venant de Belgique
01:11:16oui,
01:11:18incontestablement
01:11:18j'aurais marqué
01:11:19l'histoire de mon sport
01:11:19oui,
01:11:20au niveau mondial
01:11:21non,
01:11:21j'ai écrit
01:11:21une chouette ligne
01:11:22dans l'histoire
01:11:23de la Ryder Cup
01:11:23oui
01:11:25mais voilà
01:11:25il ne faut pas
01:11:26s'emballer non plus
01:11:28mais oui
01:11:28c'est
01:11:31ouais
01:11:31tu prends ça
01:11:33plein de gueule
01:11:33mais en même temps
01:11:34tu vois
01:11:35comme moi
01:11:35la décision
01:11:36était prise
01:11:36depuis un petit bout de temps
01:11:37j'ai eu le temps
01:11:37de la digérer
01:11:38j'ai eu le temps
01:11:39d'en profiter
01:11:40c'était mûrement réfléchi
01:11:41oui
01:11:42ce n'est pas
01:11:42quelque chose
01:11:43que j'ai pris
01:11:44ce n'est pas une décision
01:11:44qui a été prise
01:11:45en 24 heures
01:11:45en disant
01:11:46ok terminé
01:11:46bonsoir
01:11:47je me barre
01:11:47non
01:11:48et puis je ferai
01:11:49toujours partie
01:11:49du paysage
01:11:52avec les commentaires télé
01:11:54donc
01:11:55tu sais quand tu
01:11:56quand tu vis cette vie là
01:11:57depuis 25 ans
01:12:01je ne pense pas
01:12:01que ce soit extrêmement sain
01:12:02de passer directement
01:12:04à autre chose
01:12:05Romy qui est vraiment
01:12:06un plan en place
01:12:07moi mon plan
01:12:07n'est pas de quitter ce sport
01:12:09parce que ce sport m'anime
01:12:10ce sport est une passion
01:12:11et ce sport m'a permis
01:12:12de vivre une vie
01:12:15incroyable
01:12:15donc c'est un peu
01:12:16ma façon à moi
01:12:17de rester dedans
01:12:18avec les commentaires
01:12:19de rendre en fait
01:12:20à ce sport
01:12:21et à la population golfique
01:12:23d'où qu'elles viennent
01:12:25je me rends compte
01:12:26que j'ai énormément de chance
01:12:26d'avoir fait ce que j'ai fait
01:12:28donc c'est ma façon
01:12:28de rendre
01:12:30de rendre
01:12:31500ème tournoi
01:12:32à Saint-Androu
01:12:32c'est un hasard
01:12:33ou alors pas du tout
01:12:34tu avais calculé
01:12:35pour que ça
01:12:36calculé mon vieux
01:12:37en fait
01:12:38quand je termine
01:12:39deuxième à Saint-Androu
01:12:40l'année d'avant
01:12:43je me rends compte
01:12:44à ce moment là
01:12:44que je peux
01:12:45atteindre 500 tournois
01:12:46la saison d'après
01:12:47et en faisant les calculs
01:12:48je devais jouer
01:12:4926 ou 28 tournois
01:12:52je me rends compte
01:12:52que ça tombe
01:12:53soit à l'Open de France
01:12:55soit au Daniel
01:12:57le coup
01:12:58pas de bol
01:12:58c'est que
01:12:59je ne rentre pas
01:13:00dans l'Open d'Ecosse
01:13:01et je ne rentre pas
01:13:02à Wentworth
01:13:03pour des raisons
01:13:04de statues
01:13:04qui est encore
01:13:06Moripil maintenant
01:13:09mais donc
01:13:09c'était entre
01:13:10l'Open de France
01:13:10ou Saint-Androu
01:13:12l'un ou l'autre
01:13:12pour moi
01:13:12aurait été
01:13:14parfait
01:13:14malheureusement
01:13:15pour vous
01:13:15ce n'est pas tombé
01:13:16à l'Open de France
01:13:16c'est tombé à Saint-Androu
01:13:18mais quand je revois
01:13:18les images
01:13:18franchement
01:13:19symbolique et belle
01:13:20c'est difficile
01:13:20de rêver mieux
01:13:22tu reçois
01:13:23tu reçois une plaque
01:13:23en argent
01:13:23la salle des trophées
01:13:25cette plaque
01:13:26oui elle est là
01:13:27mais bon
01:13:27avec un peu
01:13:28les 2-3 soucis
01:13:29que j'ai avec le Cirque Européen
01:13:30ces quelques dernières années
01:13:32ce plateau en argent
01:13:34ne symbolise pas grand chose
01:13:35c'est plus les images
01:13:36et cette semaine
01:13:37à Saint-Androu
01:13:38avec ma femme
01:13:39mon fils
01:13:41marcher les fairways
01:13:42de Carnoustie
01:13:43de Kings Bounds
01:13:44où il y a une plaque
01:13:46là où j'ai fait mon albatros
01:13:47au 16
01:13:48tu vois
01:13:49tu vas mettre une plaque
01:13:50dans un fairway
01:13:50d'ailleurs ce n'est pas la seule
01:13:52j'en ai une déjà au Pays de Galles
01:13:53pour le drive le plus long
01:13:54de l'histoire du Cirque Européen
01:13:55et j'en ai une
01:13:55au Kings Bounds
01:13:56le drive
01:13:57447 yards
01:13:59au passage
01:13:59vendant le dos
01:14:01ouais
01:14:01vendant le dos
01:14:02fairway sec
01:14:02en descente
01:14:03pour ceux qui connaissent
01:14:04le parcours de la Ryder Cup
01:14:05en 2010
01:14:06mais tu vois
01:14:07j'ai deux plaques
01:14:07j'ai deux plaques
01:14:09sur deux fairways
01:14:11où n'importe quel
01:14:12pèlerin
01:14:13qui va jouer
01:14:13Kings Bounds
01:14:14au 16
01:14:14il passe
01:14:14il voit ma plaque
01:14:15il voit mon nom
01:14:15et il voit
01:14:16j'ai mis un coup de fer 6
01:14:17sur un drapeau
01:14:18derrière la butte
01:14:19donc
01:14:20ouais
01:14:21j'ai énormément de chance
01:14:22d'avoir
01:14:23une empreinte
01:14:24à gauche et à droite
01:14:25c'est quand même assez sympa
01:14:27si tu regardes en arrière
01:14:28qu'est-ce qui va rester
01:14:29c'est quoi
01:14:30dont tu es le plus fier
01:14:30finalement
01:14:31je parlais de partage
01:14:32je parlais d'avoir touché les gens
01:14:33c'est ça
01:14:34ou c'est autre chose
01:14:36encore maintenant
01:14:37tu vois
01:14:37bon ici
01:14:38on est à cette semaine
01:14:39on est à Lille-Maurice
01:14:40on est au Telfer
01:14:41j'arrive à peine
01:14:42à la réception
01:14:43et il y a un golfeur français
01:14:44monsieur Colsart
01:14:45machin truc
01:14:49tu ne peux pas être insensible à ça
01:14:52et je suis vraiment le premier conscient
01:14:55qu'en Belgique
01:14:56ou même en France
01:14:57j'ai déçu beaucoup de gens
01:14:58mais qu'est-ce que je leur ai animé
01:15:00leur week-end aussi
01:15:02certaines semaines
01:15:02donc
01:15:04voilà
01:15:04dans la vie
01:15:05tu ne peux pas tout avoir
01:15:07mais ouais
01:15:08maintenant
01:15:09on ne fait pas ça
01:15:12pour la reconnaissance des gens
01:15:13mais voilà
01:15:13on est évidemment
01:15:14sensible
01:15:15à la marque d'affection
01:15:17que les gens peuvent avoir
01:15:19par rapport à ton égard
01:15:20voilà
01:15:21toujours passionnant
01:15:22d'écouter
01:15:23Nicolas Colsart
01:15:24je sais que tu adores
01:15:25Romain
01:15:25toi écoutez Nico
01:15:27de toute façon
01:15:28il met toujours
01:15:29ses mots
01:15:30enfin ses images
01:15:31formidable au compteur d'histoire
01:15:32exactement
01:15:33ça ferait une belle opportunité
01:15:35pour
01:15:35à table avec JP
01:15:36exactement
01:15:37on y pense
01:15:38on y pense
01:15:38et d'ailleurs
01:15:39cette interview là
01:15:40c'était juste un extrait
01:15:41il y avait une
01:15:4218 minutes environ
01:15:43et vous retrouvez en intégralité
01:15:45il y en a deux fois plus
01:15:46deux fois plus de plaisir
01:15:47à écouter
01:15:48Nicolas Colsart
01:15:49c'est évidemment
01:15:49qu'on accueillera
01:15:50avec plaisir encore
01:15:52sur les antennes
01:15:52de Journal du Golfe TV
01:15:54voilà
01:15:54messieurs
01:15:55c'est déjà la fin
01:15:55de cette émission
01:15:56merci beaucoup
01:15:57de l'avoir suivi
01:15:58t'as l'air ravi Romain
01:15:59mais non
01:15:59c'était super
01:16:00merci beaucoup
01:16:01d'avoir suivi
01:16:02merci à Clément
01:16:03un grand merci
01:16:04à Hugo Post
01:16:04à la réalisation
01:16:05et on se retrouve
01:16:06évidemment
01:16:06la semaine prochaine
01:16:07salut
01:16:08salut
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