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  • 2 hours ago
In 2009, the Algerian team won their match against Egypt, thus qualifying for the 2010 World Cup, after significant tensions during the first leg, which included the stoning of the Algerian players' bus. The artist Amina Menia recalls that the collective euphoria of these celebrations seemed almost disproportionate and unreal, reminiscent of the popular jubilation surrounding Algeria's independence in 1962. She draws a parallel between political and sporting history through the use of archival footage and two interviews, one with Rachid Mekhloufi, star of AS Saint-Étienne and an emblematic figure of Algerian football. In the second interview, Slimane Zeghidour, a writer and journalist, offers a detached and critical perspective on the impact of football on the masses. By tracing these links, she examines the relationships between national representation, sense of belonging, fervor and the destiny of a community.
Transcript
00:00En 2009, il y a eu un match très important.
00:02Il y a eu trois matchs très importants entre l'Algérie et l'Égypte
00:05où chaque équipe jouait sa qualification pour la Coupe du Monde.
00:08Donc ce n'est pas rien, vous pouvez imaginer dans des pays du Sud comme ça
00:11où le foot est roi, donc les enjeux étaient très importants.
00:15Tellement important que le match a vraiment dépassé la surface du stade.
00:19Le match est devenu vraiment, il y a eu un match dans le match,
00:21un match politique entre les deux présidents, entre les deux pays
00:25et ça a dépassé largement le cadre du sport.
00:30Donc à l'issue de ces trois matchs, l'Algérie est qualifiée
00:34et il s'en suit des célébrations de folie,
00:37une occupation de la rue comme on n'avait jamais vu depuis 15 ans.
00:40J'ai trouvé que quand même ce n'était pas normal qu'on explose autant,
00:44qu'on célèbre autant, juste une qualification.
00:48Mais quand on creuse après, c'est là que je me suis dit
00:51mais en fait c'est la première fois que les Algériens occupent la rue
00:54comme ça dans un moment de communion et d'union et de bonheur,
00:58la première fois c'était un peu comme une thérapie de groupe
01:01après les années noires que l'on avait connues,
01:03ce qu'on appelle la décennie noire chez nous, les dix années de terrorisme.
01:06Et en fait c'était la première fois qu'on se rencontrait vraiment,
01:10qu'on était heureux d'être ensemble.
01:12Et ces célébrations-là ont été une thérapie de groupe.
01:15C'est à partir de là que moi j'ai commencé le projet.
01:17Une fois que j'avais mon corpus, je trouvais que c'était le film,
01:20ça passait par l'image, ça passait par le film,
01:23c'était la meilleure manière de l'exprimer.
01:25Il faut que ça passe par l'émotion de toute façon.
01:28Et donc avec ce corpus très fort et cette narration,
01:32je me suis dit mais bon, je vais peut-être un petit peu subdiviser en trois moments,
01:36donner beaucoup de paroles parce qu'il faut comprendre,
01:38il y a des choses importantes, il faut les comprendre et tout.
01:41Et au milieu c'est des images silencieuses et c'est les archives qui défilent.
01:45C'était une manière de suggérer les archives, les informations qui sont là.
01:48Ensuite on a les deux narrations, les deux interviews du joueur et du spécialiste
01:52qui lui apportent un éclairage très distancé,
01:56qui donnent des éléments de compréhension, etc.
01:58Tout ça c'est pour que ça se recoupe un petit peu
02:01et que le spectateur puisse le recevoir.
02:04Je vous dis, j'espère que ça passe d'abord par l'émotion,
02:06ensuite il y aura l'information.
02:08Parce qu'en fait tout mon travail est sur le temps, le temps qui passe.
02:12Sur la transformation et sur le temps qui passe, tout simplement.
02:15Je reviens beaucoup à l'histoire, toujours c'est l'histoire, la mémoire,
02:20mais tout cela c'est juste le temps, le temps qui passe.
02:23Sous-titrage Société Radio-Canada
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