00:00Quand je suis allé à ce fameux restaurant, parmi tant d'autres...
00:04Qui était où ?
00:05À Lombok, vers Toréan.
00:08D'accord.
00:09Et donc on s'arrête tout à fait par hasard, alors que je voulais m'arrêter bien avant.
00:14On s'arrête à cet endroit, on déjeune, tout se passe bien.
00:18Et à la fin, je dis aux personnes qui m'accompagnent, un ami chauffeur là-bas de confiance de Bali,
00:24qui m'a suivi tout le long, d'expliquer pourquoi je suis là.
00:28Et à un moment donné où on donne l'avis de recherche avec la photo de mon fils,
00:34elle est prise de panique, elle dit mais il était là il y a quatre jours.
00:39C'est lui, c'est lui.
00:40Quand il a posé son sac en bandoulière, parce que plusieurs personnes l'ont vue avec une sorte de petit
00:45sac.
00:45Alors je dis qu'il a dû acheter un petit sac, comme dans le film de Kung Fu, David Carradine,
00:51un petit truc en toile, comme il se fait là-bas.
00:53Quand il a enlevé son sac, il avait ce tatouage dans le dos, comme on a tous les deux,
00:58justement ce sont des tatouages spirituels, traditionnels, thaïlandais, faits au bambou avec les prières.
01:04Donc je l'avais un peu orienté là-dedans.
01:06D'ailleurs moi en rigolant...
01:07Vous n'avez pas parlé de ce tatouage ?
01:09Non, à cette dame non, mais elle l'a vu sur la vie.
01:12Ah oui, d'accord.
01:13On avait fait une photo de son dos, parce que des fois beaucoup de personnes pensent l'avoir vu,
01:19et on leur dit surtout faites une photo, et faites une photo du dos, parce que là on sait que
01:23c'est lui.
01:24D'accord.
01:24Parce que des fois il y a des ressemblances, parce que là-bas on est tous des blancs pour eux.
01:28On se ressemble tous comme eux, ils sont tous aussi.
01:32Donc elle, elle est perçue à déxer lui, et comme elle le décrit, elle ne connaît pas l'histoire,
01:37ce n'est pas une dame qui est sur Facebook ou sur TikTok ou autre.
01:40Elle dit, il est venu, il m'a dit, madame, je n'ai plus d'argent, j'ai perdu mon
01:45sac, mon passeport, ma carte bleue, je n'ai plus rien.
01:50Elle lui a dit, assis-toi mon fils, qu'est-ce que tu veux manger ?
01:52Et là nous au quotidien on mange ça tous les jours, ripouler madame.
01:56Il a dit, en revenant, merci, c'est gentil.
01:58Et après il est parti, malin, comme ça a marché, pour les cigarettes, là on lui a dit non.
02:03Parce que là-bas, comme vous dites, on vous donne le gîte et le couvert, pour la bonne cause,
02:08mais les cigarettes et tout le reste, non, ça ne rentre pas dans le cadre.
02:12Donc cette femme, elle est formelle ?
02:14Elle est formelle, elle a été interrogée plusieurs fois par la police,
02:20et ils me disent, papa, on n'est pas sûr que ce soit lui, parce qu'il n'y a
02:24rien qui prouve.
02:26Mais moi, je me tiens à elle, parce qu'en contrepartie dans les villages,
02:31comme vous disiez, bien plus retirés vers Sénarou,
02:34on est allé vraiment dans la population locale,
02:38et là par un moment il me dit, on a vu un étranger courir un peu grand, un peu fou
02:43de partout.
02:44Tu es sûr que c'était mon fils qui avait perdu la tête ?
02:46En fait, non.
02:47La police a fait son travail, et 10-15 jours après, il me dit,
02:51non Cyril, ce n'est pas ton fils, c'est un gars qui revenait du Mont-Réjani,
02:54et il me dit.
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