00:00L'équipe de France de tennis de table est invitée à venir, médaillette bronze au Mondiaux.
00:04J'appelle Félix Lebrun, Alexis Lebrun, Flavien Coton, Simon Gauzy, Thibaut Porré.
00:08Bravo messieurs !
00:12On est allé à Marseillaise.
00:13Marseillaise c'est pour les winners.
00:15Troisième c'est pas la Marseillaise.
00:17Alors excusez-nous, vous êtes très serrés.
00:18Vous avez l'habitude, vous êtes une équipe, on est soudés.
00:21C'est ce que je voulais entendre.
00:22Les médailles qui font ding ding ding.
00:24Il y a une prime avec la médaille d'ailleurs ou pas ?
00:26On va demander au président de la République.
00:31Bon est-ce que déjà merci d'être avec nous, vous rentrez quand de Londres ?
00:34Parce que c'était quand même hier la finale, le podium, vous étiez sur place.
00:37Comment s'est passé le retour ?
00:38On vient d'arriver là.
00:39A l'instant ?
00:40On est arrivé il y a 30 minutes.
00:42Et on peut vous le confirmer, il y a des sacs de voyages partout.
00:46Est-ce que 48 heures après avec le recul, vous la savourez enfin cette médaille avec le sourire, avec le
00:51plaisir ?
00:52Ou ça reste quand même une petite déception au fond de vous ?
00:55Félix ?
00:56Oui, on la savoure dans le sens où c'est exceptionnel d'avoir une médaille.
00:59C'est la deuxième d'affilée au championnat du monde par équipe.
01:02Après, je pense qu'on aura tous une petite déception de ne pas être allé plus loin.
01:06Mais on est très heureux et fiers d'avoir ramené cette médaille.
01:09Oui, parce que vous aviez déjà ramené l'argent lors des derniers mondiaux.
01:12Flavien, pour toi, si je ne dis pas de bêtises, c'est ta première médaille mondiale ?
01:17On n'est pas peu fiers j'imagine, ça fait quelque chose ?
01:19Oui, c'était mes premiers championnats du monde.
01:21Donc Nancy, franchement, une immense fierté d'avoir partagé ça aussi avec tous les gars après avoir été champion d
01:26'Europe.
01:26Donc non, on a passé dix jours vraiment fantastiques à Londres.
01:30La question, Pierre Bouby, est-ce que vous l'avez fêté dignement ou pas encore ?
01:34On n'a pas pu le fêter parce qu'on a des matchs par équipe qui arrivent très bientôt pour
01:38chacun.
01:38Mais on a un petit peu profité quand même.
01:42On va revenir sur tous vos matchs respectifs face à la Chine, évidemment.
01:47Je vais vous laisser leur poser plein de questions.
01:48Je voudrais juste qu'avant qu'on discute avec ceux qui n'ont pas joué la demi-finale,
01:52qui t'a tenu en haleine notamment face à la Chine,
01:54mais qui ont quand même la médaille autour du cou, Simon Gauzy et Thibaut Porré,
01:58comment est-ce que vous avez vécu cette dernière rencontre depuis le banc ?
02:01On ne sait pas si on sait qu'on ne va pas rentrer.
02:03Plutôt, ça doit être dur à vivre, Simon.
02:07C'est surtout dur parce qu'on sent frustré de ne pas pouvoir jouer et aider les gars.
02:11Mais en même temps, on a une confiance aveugle en ce qu'ils font, en ce qu'ils ont fait.
02:15Surtout sur ce match-là, il y avait un stress assez énorme.
02:19Tu ne souhaites pas la blessure pour rentrer quand même ?
02:21Pas à ce moment-là, dans la compétition, ça c'est sûr.
02:23Ah, pas à ce moment-là, ça veut dire qu'avant, il n'y a pas ça.
02:27Non, mais c'est vrai qu'on a très envie de pouvoir allier une finale,
02:31de battre la Chine, c'est un rêve que personne n'a jamais connu.
02:35En tout cas, moi, dans ma carrière, je n'ai jamais connu ça.
02:38C'était proche, frustrant, mais c'était quand même une sacrée compète.
02:42Simon, toi, tu as pu jouer des matchs.
02:43Thibaut, tu n'as pas disputé un seul match des Mondiaux, si je ne dis pas de bêtises.
02:46C'est encore pire comme position.
02:47On se sent impuissant.
02:48On essaie d'aider l'équipe comment ?
02:50Oui, c'est ça.
02:51Je n'ai pas eu l'occasion de rentrer.
02:52Le coach ne m'a pas aligné sur un des matchs.
02:54Mais du coup, j'ai essayé d'aider les gars le maximum,
02:57qu'il soit à l'entraînement ou pendant les matchs,
02:59si je pouvais essayer de leur donner quelques conseils
03:01pour qu'ils essaient de remporter le plus de matchs possibles.
03:05Comment ça se passe d'ailleurs ?
03:06Le choix, c'est le coach qui décide.
03:08Il y a des classements.
03:09Comment fonctionne le choix ?
03:10Qui décide de mettre en 1, Félix en 2 ?
03:13Je n'en sais rien.
03:13Oui, c'est le coach qui décide en fonction de notre forme du moment
03:18et de l'adversaire qu'on va rencontrer.
03:20C'est plus stressant d'être sur le banc ou d'être sur le terrain, Simon ?
03:22Sur le banc, clairement.
03:25Donc, vous avez dû vivre un dimanche et un samedi de folie.
03:28Allez, on revient sur ces 4 matchs en demi-finale face à la Chine.
03:31Celui qui a ouvert le balle, c'est qui ?
03:32Flavien, bien sûr.
03:34Oui, il est au tapé, Yo-Yo.
03:36C'est toi, Flavien, il est où ?
03:37Vous êtes tellement nombreux.
03:3918 ans, il se présente face au meilleur joueur du monde,
03:41Wang Shukin, avec un aplomb, une confiance.
03:44On va revoir les images.
03:45C'est quoi ?
03:46C'est le quart de finale d'avant qui t'avait fait pousser des ailes
03:47pour être aussi à l'aise ?
03:50Oui, c'est vrai que j'étais en confiance avec la victoire de la veille.
03:54Je jouais à Wang Shukin, donc on savait que ça allait être un match très difficile.
03:57Mais au-delà du résultat, c'était aussi l'idée de mettre une bonne dynamique au match
04:01et d'essayer d'aller le titiller un petit peu.
04:03Et puis, je suis vraiment pas loin d'aller chercher la victoire.
04:08Donc, un petit peu de regret sur les derniers points,
04:11mais ça reste quand même un match assez exceptionnel pour moi.
04:13Tu n'es pas passé pas loin, tu mènes 2-0, 3-2 contre le numéro 1 mondial.
04:17Ça t'a fait bondir, Yo-Yo.
04:18Et puis déjà, Flavien, c'est ce match contre le Japon où l'équipe de France
04:21est menée de défaite à zéro.
04:23Et là, tu sauves un petit peu l'équipe de France.
04:25Est-ce que ce jour-là, ta vie a changé radicalement ?
04:27Non, mais un autre pogiste, parce que ça a changé ta vie, j'imagine, non ?
04:31C'est sûr que ça m'a donné énormément de confiance,
04:33parce qu'on était menée 2-0, j'ai sauvé 4 balles de match.
04:35On savait que c'était le match pour finir premier de poule.
04:38Donc, ce match-là, face à Togami, en plus, c'était mon premier avec le maillot tricolore.
04:41Donc, ça m'a donné énormément de confiance pour la suite.
04:43Et puis, surtout, que l'équipe a gagné derrière.
04:46Donc, c'était encore plus merveilleux.
04:48Flavien, justement, tu es numéro 4 au départ dans cette compétition.
04:52Tu bouscules un peu la hiérarchie, notamment face au Japon.
04:55Comment tu as été accompagné par le reste du groupe
04:57quand tu as intégré le trio titulaire ?
05:00Bien, bien.
05:02Vu que c'était mon premier match,
05:03il savait que ce n'était quand même pas facile de rentrer,
05:05surtout face à un match comme ça, face au Japon.
05:07Mais ils m'ont tous bien soutenu, bien aidé.
05:11Et puis, Simon, un peu le capitaine de l'équipe,
05:14a pu me donner quelques conseils
05:16et me mettre en confiance avant le match.
05:17Ça a plutôt bien marché.
05:19Flavien, qui est maintenant numéro 20 mondial depuis ce matin.
05:23C'est ça ? Tu as gagné un petit classement.
05:24Bravo, félicitations.
05:25Numéro 3 français, du coup, il te pique la place, c'est ça ?
05:27C'est ça.
05:29Ça, c'était pour le match.
05:31Le match de Flavien.
05:31Ensuite, on va passer à Alexis,
05:32parce que Félix, on va le garder pour la fin.
05:34On a tous vibré.
05:36Alexis, face à Liang, l'ancien numéro 3 mondial,
05:39tu mènes 2-7 à 0.
05:40Tu le fais craquer, clairement.
05:41Et là, le niveau est monstrueux.
05:43On écoutait Tristan Flore et Rémi Dos Santos
05:45aux commentaires qui ont paraîté dire
05:46que même aux Jeux Olympiques,
05:47on n'avait jamais vu ce niveau-là.
05:49Sans parler du résultat qui ne fait pas plaisir.
05:52Mais est-ce que tu avais conscience, toi aussi,
05:53de jouer un match hallucinant
05:54en termes de niveau de jeu, vraiment ?
05:56Je pense surtout les trois derniers sets.
05:59Parce que les deux premiers sets,
06:00je pense que je jouais à un gros niveau
06:02et le Chinois, lui, était peut-être un petit peu en dessous.
06:05Mais derrière, quand il a réussi à s'adapter,
06:07il a vraiment monté son niveau
06:08de manière assez exceptionnelle.
06:09Et il l'a refait après en finale.
06:11Donc, non, franchement,
06:12pas forcément super déçu de passer si proche.
06:15J'ai deux balles de match
06:16avec une balle que je rate
06:18et une balle qui sauve de manière incroyable.
06:20Donc, beaucoup de regrets,
06:21même encore aujourd'hui.
06:22Mais quand je vois ce qu'il a fait derrière en finale,
06:24je me dis que c'est quand même un sacré joueur
06:26et un sacré champion.
06:27Donc, c'était un gros match.
06:28Tu t'en veux encore, Alexis ?
06:30Oui, forcément.
06:32Quand on a deux balles de match
06:33pour mettre l'équipe à 2-1 contre la Chine,
06:35quand on voit le niveau
06:36que Fefe et Flavien ont produit sur le tournoi,
06:38on se disait que si on passait devant à 2-1,
06:40on avait quand même une petite chance.
06:42Donc, forcément,
06:43ça restait un peu en travers de la gorge.
06:45D'où l'importance de l'équipe.
06:46Parce que là, les copains,
06:47même s'il y a encore un match à jouer,
06:49votre rôle était important.
06:50J'imagine pour lui pardonner déjà,
06:52le consoler
06:52et lui faire comprendre
06:53que ce n'est pas sa faute,
06:54même si on ne le pense pas.
06:57Non, comment vous l'avez vécu ?
06:58Non, forcément,
06:59tout le monde savait
07:00que c'était un match super important.
07:01Déjà, les matchs à 1 partout,
07:03en paréquipe,
07:04c'est les matchs peut-être
07:05les plus importants.
07:06Enfin, en tout cas,
07:06c'est des tournants de rencontres.
07:10Donc, malheureusement,
07:11ce n'est pas passé pour lui.
07:12Il fallait que moi,
07:13je jouais le match d'après,
07:14donc il fallait que je me reconcentre
07:15sur le match d'après.
07:16Ça t'affecte ou pas ?
07:17Parce que c'est quand même mon frangin
07:17au-delà d'être ton pote en équipe de France.
07:19Bien sûr que ça affecte,
07:20que ce soit mon frangin
07:21ou même l'équipe en général
07:22parce que forcément,
07:26ça touche l'issue du match.
07:28Mais après,
07:29j'ai essayé de me reconcentrer
07:29sur mon match.
07:31Malheureusement,
07:31face au numéro 1 mondial,
07:32ce n'est pas passé aussi.
07:33Avant de passer au match de Félix,
07:34est-ce que vous confirmez les autres
07:35que c'est le plus beau match,
07:36celui d'Alexis,
07:37que vous avez vu de votre vie ?
07:38J'en sais rien
07:38parce que j'entends
07:38cette petite phrase revenir.
07:40Je n'ai pas votre culture pong.
07:42Alexis, il a quand même concassé
07:43pendant 2-7 le chinois.
07:44Donc, c'est quand même...
07:45Attends, ça hoche ?
07:46Oui ou non ?
07:47C'était le plus beau match de votre vie ou pas ?
07:53C'était Simon sur l'Anglène Kuhn,
07:54je pense.
07:56Ça change.
07:57On a une question sur Alexis.
07:59Vas-y, vas-y.
07:59Oui, c'est Alexis,
08:00ça va tellement vite.
08:01T'en amoureux.
08:01Ça va toujours.
08:02Je t'adore.
08:03Ça va tellement à 150 000 à l'heure.
08:04Est-ce que tu pourrais me parler
08:05d'un exercice, par exemple,
08:06cognitif ?
08:06Parce que j'imagine,
08:07pour travailler les sens,
08:08la rapidité,
08:09est-ce que vous avez une sorte
08:09de laboratoire,
08:10je ne sais pas,
08:11dans votre...
08:11Non, mais pour...
08:12J'imagine,
08:13c'est tellement aujourd'hui
08:14de développer les techniques,
08:15peut-être pour améliorer le cerveau.
08:17Tu as un exemple, par exemple ?
08:18On n'a pas de laboratoire,
08:19c'est vrai,
08:20jusque-là.
08:21Mais par contre,
08:21on intègre pas mal aussi
08:23tout ce qui est exocognitif,
08:25essayer de développer
08:26la vision aussi,
08:28les réactions.
08:29Puis c'est aussi pas mal
08:30d'anticipation, au final,
08:31parce que ça va tellement vite
08:32qu'on est obligé d'anticiper
08:33ce qui va se passer.
08:34Donc, du coup,
08:35on le travaille beaucoup.
08:35Tu as déjà gagné
08:36en quelques centièmes
08:37au fil des années.
08:38Tu gagnes ce temps de réaction ?
08:40C'est impossible à quantifier,
08:42je pense.
08:42Mais oui,
08:43j'imagine que j'ai progressé
08:44depuis quelques années.
08:45Donc, j'imagine
08:46que j'en ai gagné
08:46quelques-uns de centièmes.
08:48Mais c'est difficile
08:49à quantifier.
08:50Mais on essaie
08:51de le travailler,
08:51que ce soit à la table
08:52ou en dehors de la table,
08:53en préparation physique
08:54pour essayer d'être
08:55le plus performant possible
08:56après à la table.
08:57Avant de passer
08:57aux derniers matchs de Félix,
08:58j'ai vu que tu avais reçu
08:59des messages de haine
09:00sur les réseaux sociaux
09:01après ta défaite
09:03alors que tu avais
09:03deux balles de match
09:04et donc tout le monde
09:04était un profilité.
09:05Est-ce que c'est vrai
09:06et comment tu l'as vécu ?
09:06Parce que j'ai halluciné
09:07de lire ça.
09:08Oui, j'en ai reçu
09:09quelques-uns,
09:16quelques messages
09:16un petit peu haineux.
09:19Mais non, franchement,
09:19ça allait.
09:20Il y avait plein
09:20de messages positifs
09:21et puis j'étais bien entouré
09:22aussi avec l'équipe.
09:23Donc franchement,
09:24moi, ça va bien.
09:24C'est nouveau ou c'est votre quotidien ?
09:25Parce que moi,
09:25j'ai l'impression que quand on le pique...
09:27Ce n'est pas nouveau, non.
09:28On a un petit peu l'habitude.
09:29Ça attend tous les sports.
09:30Bon, ben désolé pour vous.
09:31On passe au dernier match,
09:32celui de Félix face à Wang.
09:34Là aussi, c'est serré.
09:35Le niveau est encore stratosphérique.
09:37A un partout.
09:37C'est le pic d'audience
09:38sur la chaîne de l'équipe.
09:39Yoann Rioux est en apnée.
09:41Julien Alianna
09:41l'est collée sur son écran.
09:43On en y croit tous.
09:44On se prend à rêver.
09:45Comment tu vis cette rencontre ?
09:46Est-ce que c'est aussi intense
09:47que nous devant notre télé ?
09:48Oui, bien sûr.
09:49Sachant que c'est le meilleur joueur du monde
09:52avec un scénario à 2-1 contre nous.
09:54J'avais envie de remettre l'équipe
09:56à 2 partout.
09:57Tu pensais que tu allais faire ?
09:59J'avais espoir en moi.
10:00Après, il était favori.
10:02Il m'a battu quelques fois déjà.
10:03Donc, ce n'était pas facile.
10:046-7 ?
10:058-8, je crois, aujourd'hui.
10:07On ne peut pas le dire.
10:09Mais bien sûr qu'à chaque fois
10:11que je rentre dans un match,
10:12je crois en moi,
10:12j'avais espoir de gagner ce match.
10:14Pourquoi c'est ta bête noire ?
10:158 défaites contre lui.
10:16Il se passe quoi contre lui ?
10:17Qu'est-ce qu'il ne passe pas ?
10:17Je ne pense pas être le seul
10:19à être le bête noire de Wanchu King.
10:21C'est parce que je le joue beaucoup aussi.
10:24Donc, il est très difficile à battre.
10:26Après, il a un style de jeu
10:27qui me dérange
10:28avec un service remise
10:30et une première balle vraiment très élevée.
10:32Mais c'est juste que c'est
10:33le meilleur joueur du monde.
10:34Et mentalement, justement,
10:35comment tu te prépares
10:36quand tu sais que tu vas affronter Wanchu King
10:37et qui t'as battu plusieurs fois d'affilée ?
10:40Est-ce que tu es tendu
10:40à la veille du match ?
10:42Est-ce que tu t'es relâché ?
10:42Comment tu es mentalement ?
10:44Non, ce n'est pas différent
10:46des autres matchs.
10:47Je sais que je dois jouer
10:48mon meilleur niveau
10:49pour aller le balle.
10:50Donc, j'essaie de me mettre
10:50dans les conditions
10:51pour jouer mon meilleur niveau.
10:54Après, c'est faire son match
10:56et essayer de...
10:57Il n'y a pas de pression particulière.
10:59Maintenant, il n'y a pas
10:59de pression particulière
11:00puisque moi aussi,
11:01je sais à quel point il est fort.
11:03Et donc, ce n'est pas un problème
11:05ou une problématique pour moi
11:06d'être à 8-0 chaque match.
11:07C'est différent.
11:08Mais j'imagine, Félix,
11:09c'est que tu dois avoir
11:10beaucoup de travail de vidéo, non ?
11:11J'imagine que tu as bouffé
11:12tellement des heures et des heures,
11:13des dizaines d'heures de vidéos.
11:14Regarde, il a des lunettes.
11:15Tu connais de son jeu par cœur
11:17et malgré tout, il y a quand même...
11:19Même avec la vidéo,
11:20même en sachant...
11:20Est-ce que tu sais déjà
11:21tout ce qu'il va faire ?
11:22Non, ce n'est pas tout ce qu'il va faire.
11:24Mais oui, on a analysé
11:26tout ce qu'on pouvait.
11:27Après, on a quelques tactiques
11:29pour le jouer.
11:30Après, c'est plus dur
11:31de le faire devant la table
11:32parce que lui aussi,
11:32il essaye d'éviter
11:35que le jeu aille dans mon sens.
11:37C'est ça aussi
11:38qui rend les matchs excitants.
11:39On a deux images
11:40à vous montrer
11:41qui te concernent, Félix.
11:42Celles qu'on n'aime pas bien voir,
11:43c'est les larmes,
11:44forcément, juste après
11:45le coup de sifflet.
11:46Tu as essayé de te planquer,
11:46mais on l'a tous vu, Félix.
11:48Qu'est-ce qui se passe
11:49dans ta tête à ce moment-là ?
11:50C'est un peu con comme question,
11:51mais c'est la sensation
11:52de ne pas être passé loin ?
11:53C'est la sévérité
11:54du dernier set peut-être ?
11:55Pourquoi tu t'effondres ?
11:56Non, c'est plus que...
11:58En tant que congiste,
12:00battre la Chine en par équipe,
12:03je nous ai sentis pas loin
12:05et ce n'était pas facile
12:07à accepter.
12:08On avait aussi le rêve
12:10d'être peut-être champion du monde
12:11à la fin de ce tournoi.
12:12Donc, c'était un peu
12:14la fin d'un moment
12:17que j'espérais depuis longtemps
12:19et qui ne s'est pas concrétisé
12:21à 100%, même si,
12:22comme on l'a dit,
12:23la médaille est très, très belle.
12:24Et là aussi, le soutien
12:25des copains et de l'équipe
12:26et du coach, bien sûr,
12:27Nathalie Molin est importante.
12:29Autre image,
12:30la gestion des émotions
12:32de Félix en match
12:33et notamment la frustration.
12:35Alors, il y a deux méthodes Féfées.
12:36Il y a la méthode, regardez,
12:38je trépigne sur place
12:39comme un caprice d'enfant
12:41qui n'est pas content.
12:42Un petit peu.
12:43Tu n'aurais pas dû faire ça !
12:44Non !
12:45Ou alors, il y a la méthode Féfée,
12:47je me balance
12:48des grands coups de raquette
12:50dans la tronche
12:50parce que je ne suis pas content.
12:52Comment tu es...
12:53Et le visage...
12:55C'est génial !
12:57C'est génial !
12:57Très expressif, hein,
12:58dans le cas...
12:59Oui, j'ai toujours été expressif.
13:01J'ai besoin quand même
13:02de libérer un peu
13:03mes émotions pendant le match
13:05pour pouvoir jouer à 100%.
13:07Après, avec le scénario du match,
13:09c'était peut-être pas
13:11parfaitement géré
13:12sur ce moment-là.
13:14Mais c'est vrai que
13:15quand j'en ai besoin,
13:16je le fais
13:16et je sens que ça peut m'aider.
13:18Souvent, je joue bien derrière.
13:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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