00:00On tape la paie des ouvriers des Cap de Lyon, et on prend 70 ou 75 bâtons.
00:08Ah oui, c'était le loto, là !
00:10Alors là, j'ai pas mal d'oseilles, et puis bon, je gaspille au maximum, quoi, j'ai pas envie
00:16de...
00:17Parce que tu sais, quand tu braques, tu te dis, oui, faut que je profite de la vie,
00:21parce que ou bien je me retrouve au placard, ou bien je me retrouve au cimetière, alors voilà.
00:25Ouais, donc c'est de l'argent que tu flambes et que tu dépenses allègrement, il en reste pas grand
00:31-chose du papier.
00:33Donc tu recoupes, tu retapes, tu retapes, puis voilà.
00:35Et donc après, je vois un mec là que je connaissais et tout, qui avait son associé qui était autour
00:41de la Cahors,
00:42et qui risquait gros quand même sur des cours d'assises et tout.
00:45Et c'est là que je vais l'arracher avec lui.
00:47Ah, ce mec te dit, viens Jean-Pierre ?
00:50Ouais, bah il me dit, oui, c'est mon ami d'enfance, je ferai n'importe quoi.
00:54Comme ce mec, j'avais déjà tapé un ou deux bracots avec lui.
00:57Il m'a posé, il me dit, même pas viens, c'est moi qui j'y...
01:00Ouais, t'as proposé de l'accompagner pour...
01:02Voilà, ouais.
01:03...évader le garçon de son copain.
01:05Voilà.
01:05Pas son ami.
01:06Bon, ça se fait gentiment quand même.
01:10On braque les fléglits, c'est les gardiens de la paix, avec l'accent du pays là, des...
01:14Du sud-ouest ?
01:15Ouais, ouais.
01:16Parce que lui, c'est quoi, vous l'avez sorti quand il était transféré au tribunal, un truc comme ça
01:20?
01:20Ouais, il sortait du juge d'instruction.
01:21Ah, il sortait de chez le juge ?
01:23Ils allaient le monter dans les stafettes.
01:25À l'époque, c'était pas des fourgons blindés comme tout ça.
01:27Ouais, c'était une stafette de police.
01:29Voilà.
01:30Et alors, on les braque, on les fout à plat ventre dans le fourgon, les menottes et tout.
01:34Et puis, on prend les stafettes et il y en a un autre qui suit avec une voiture.
01:40Alors, vous avez pris carrément les stafettes avec les flics dedans ?
01:42On se casse avec les stafettes, la sirène hurlante et tout.
01:45D'abord, dans Libé, à l'époque, tu voyais la belle en panier à salade.
01:49Ah, la belle en panier à salade dans Libération.
01:51Vous avez eu un beau titre.
01:53Et donc, on les laisse dans un coin dans la campagne de Cahors et tout.
01:57On se casse.
01:57Ils ne savent pas ce qu'on a comme voiture ni rien du tout, quoi.
02:00Même à un moment, j'ai dit à un pote à moi, j'ai dit, fais gaffe qu'il ne
02:04voit pas qu'on a une BMW.
02:06Je le dis assez fort.
02:07Pour que les mecs, ils sachent que tu avais une BMW.
02:09Il manque de peau, ce n'était pas une BMW.
02:11On avait une 604.
02:13Ah, tu avais fait une ruse.
02:15Oui, fais gaffe qu'il voit.
02:17D'ailleurs, mon pote, il ne comprend pas celui que j'arrache.
02:19Donc, le arrachage se passe bien.
02:21Voilà.
02:21Qu'est-ce qui se passe derrière ?
02:23Tu reprends les outils pour remonter au braquage ?
02:26Oui.
02:27Et puis, je les avais dans les reins aussi parce que c'est toujours pareil.
02:31Bon, même si tu n'es pas balancé, on sait que tu traînes à droite, à gauche, que ceci, que
02:35cela.
02:36Il y a des recoupements et on se dit qu'il doit travailler, Jean-Pierre.
02:39Oui, il ne faut pas les prendre pour des concours.
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