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  • il y a 3 heures
Et si un ennemi utilisait une arme chimique, radiologique, biologique ou nucléaire ? Cette éventualité s’est jouée mardi 28 avril dans le cadre de l’exercice militaire Orion et, pour y faire face, des zones de décontamination ont été installées à Mailly-le-Camp, dans l'Aube.
Reportage : Anne-Claire Gross / Noah Kaision

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Transcription
00:00Une attaque chimique a touché une dizaine de véhicules et 150 militaires mardi 28 avril à une trentaine de kilomètres
00:06au nord de Maï-le-Camp.
00:08Un scénario heureusement fictif se déroulant dans le cadre de l'exercice Orion 26 dont l'ultime phase s'est
00:14tenue au mois d'avril.
00:15Dans un cadre d'un conflit armé, on peut réagir effectivement à une attaque mais également à des accidents.
00:22On a pu le voir sur d'autres théâtres à l'est de l'Europe où il y a des
00:26craintes parce qu'il y a des industries chimiques,
00:28des industries nucléaires qui peuvent être impactées par un conflit ou également par du terrorisme.
00:34Dans ce genre de situation, la priorité est d'éviter d'autres contaminations chimiques.
00:39Personnels et véhicules touchés sont donc minutieusement décontaminés selon plusieurs étapes sur le camp de Maï.
00:45Une poudre est notamment appliquée sur les vêtements des militaires présents sur la zone ciblée par l'ennemi.
00:50Elle permet de fixer le contaminant afin d'éviter sa propagation.
00:54L'ensemble des vêtements est ensuite retiré pour être détruit.
00:57Après un passage sous les douches, le personnel revêt un nouvel uniforme.
01:01En une heure, 120 personnes peuvent être décontaminées.
01:04Les blessés qui ne peuvent pas se déplacer jusqu'au site de décontamination sont pris en charge plus près de
01:09la zone frappée par l'ennemi,
01:10par l'unité médicale de décontamination des armées.
01:14Ils passent sur un brancard la phase de décontamination.
01:17Ces victimes présentent non seulement les effets de l'attaque chimique,
01:20comme un coma, des convulsions ou une détresse respiratoire,
01:23mais aussi des blessures de guerre, ce qui complique l'exercice.
01:26Si le scénario reste fictif, la menace, elle, a toujours été d'actualité.
01:30Elle a toujours été plus ou moins présente, avec des pics dans l'histoire, parfois des oublis.
01:37Mais aujourd'hui, on voit dans d'autres conflits assez éloignés de la France
01:42qu'effectivement, il y a des actions NRBC, soit volontaires, soit involontaires avec des industries.
01:48Et donc, elle est toujours présente, même quand ce n'est pas la partie la plus visible des continents.
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