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  • il y a 1 jour
Aujourd'hui, lors de la séance de questions au gouvernement, trois députés ont interpellé le ministre de l'Intérieur sur la rave party qui a eu lieu dans le Cher, sur un terrain militaire. Pour le député Horizon Loïc Kervran, "les terrains agricoles et l'autorité de l'Etat ont été piétinés" lors de ce festival illégal alors que Laurent Nunez a assuré qu'il fallait durcir la loi afin de pouvoir mieux dissuader face à ce genre de rassemblement.

Alors que la situation au Moyen Orient reste tendue et imprévisible, il a de nouveau été question du prix des carburants ce mardi. "La situation est grave" a reconnu le Premier ministre en détaillant les aides accordées aux français les plus touchés par la crise.

Autres sujets soulevés par les députés, les négociations de la politique agricole commune, l'ouverture de commerces le 1er mai ou encore la recrudescence des attaques cyber.

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Transcription
00:00:04Monsieur le Premier Ministre,
00:00:07Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement,
00:00:10Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues,
00:00:14Dans la nuit du 4 au 5 mai à Angers,
00:00:17deux de nos militaires, le sergent Bin Chen et le caporal-chef Axel Delplanck,
00:00:24sont décédés accidentellement lors d'un exercice de plongée dans les eaux de la Maine.
00:00:30Vraisemblablement coincés dans une cavité sous un pont selon les premiers éléments de l'enquête,
00:00:35ils se sont retrouvés en état d'arrêt cardio-respiratoire et n'ont pu être réanimés.
00:00:40Le sergent Bin Chen et le caporal-chef Axel Delplanck s'étaient engagés au service de leur patrie.
00:00:46Ils ont consacré leur vie à la France, ils l'ont servi avec courage et dignité et sont morts pour
00:00:52elle.
00:00:52En votre nom, je veux exprimer la reconnaissance et la solidarité indéfectible de l'Assemblée nationale à leurs familles,
00:00:58à leurs proches et à leurs frères et sœurs d'armes du 1er régiment étranger du génie de l'Odin
00:01:04-Lardoise
00:01:05et du 6e régiment du génie d'Angers.
00:01:08Mes chers collègues, on signe d'hommage au sergent Bin Chen et au caporal-chef Axel Delplanck.
00:01:14Je vous demande d'observer une minute de silence.
00:01:17Merci.
00:01:18Merci.
00:01:19Merci.
00:01:25Merci.
00:01:28Merci.
00:01:30Merci.
00:01:41Merci.
00:02:05Je vous remercie.
00:02:10Merci.
00:02:10L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:02:13La première va être posée par M. Thibault Meunier pour le Compréassemblement national.
00:02:21Merci, Madame la Présidente.
00:02:23J'aimerais associer tout naturellement mon groupe à l'hommage rendu à nos deux militaires décédés cette nuit à Angers.
00:02:29Ma question s'adresse à M. le ministre de l'Intérieur.
00:02:32M. le ministre, ce week-end, la France entière a assisté, dépité à un énième épisode de l'impuissance et
00:02:39du laxisme d'Etat.
00:02:41A peine l'exercice militaire interarmé et interallié baptisé Orion était-il clôturé par le président de la République,
00:02:47que 20 000 tuffeurs électeurs de Louis Boyard et de Jean-Luc Mélenchon transformaient un champ de tir de la
00:02:53DGA en rêve partie géante ?
00:02:55Oui, chers collègues, moins de 24 heures à peine après avoir préparé nos forces armées à la guerre de haute
00:03:01intensité,
00:03:02l'État, notre État, a été humilié par 20 000 tuffeurs sur un terrain militaire avec pas moins de 6
00:03:08gendarmes blessés.
00:03:09Partout, les riverains déploraient la déambulation à garde de dealers de drogue de synthèse.
00:03:14Partout, des terres agricoles ont été ravagées, aggravant encore un peu plus la détresse des agriculteurs.
00:03:20Ces hommes et ces femmes de la terre, à qui rien n'est jamais pardonné, harcelés et traqués par l
00:03:26'écologie punitive,
00:03:27ont assisté impuissants à la transformation de leur champ en véritable décharge à ciel ouvert.
00:03:32Et malgré votre communication, vos effets de manches et les multiples verbalisations,
00:03:37le bilan de l'opération est judiciairement rachidique.
00:03:419 interpellations, dont seulement 5 gardes à vue.
00:03:44Et pourtant, Monsieur le Ministre, sans attendre la création d'un délit spécifique à l'organisation
00:03:49et la participation d'une rêve partie illégale que nous appelons de nos voeux,
00:03:53l'article 413-5 du Code pénal vous permet de sévir et d'agir.
00:03:57Je le cite, le fait de s'introduire frauduleusement sur un terrain affecté à l'autorité militaire
00:04:03ou placé sous son contrôle et puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende.
00:04:08Alors, Monsieur le Ministre, qu'attendez-vous pour agir et demander au procureur de la République
00:04:12de poursuivre les organisateurs délinquants afin qu'ils soient traduits devant nos tribunaux et condamnés ?
00:04:19Monsieur le Ministre, sans ordre, il n'y a ni liberté ni justice.
00:04:23La seule réponse face à l'extrême gauche qui saccage la France rurale
00:04:26et défie l'autorité de l'Etat, la seule réponse doit être l'ordre, encore l'ordre et toujours l
00:04:30'ordre.
00:04:31Merci beaucoup, Monsieur le député.
00:04:32La parole est à Monsieur Laurent Nunez, ministre en charge de l'Intérieur.
00:04:38Merci beaucoup, Madame la Présidente.
00:04:40Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député Thibault Monnier.
00:04:44Vous avez raison, il y a eu une rêve partie qui a été organisée,
00:04:47enfin, un rassemblement musical illégal qui a été organisé dans le département du Cher sur un terrain militaire.
00:04:51Et comme vous le savez, ce genre de rassemblement est soumis normalement à déclaration.
00:04:56C'est bien pour ça qu'il y a cette règle qui permet de s'adresser à un préfet
00:04:59et on dépose un dossier avec tout un service d'ordre.
00:05:02Ça n'a pas été le cas, évidemment, ça n'a pas été le cas, ça ne vous a pas
00:05:05échappé.
00:05:06Il ne vous a pas échappé non plus que quand vous parlez d'impuissance de l'Etat, ça me semble
00:05:09un peu exagéré.
00:05:10Nous avons mobilisé 650 gendarmes, nous avons mobilisé 650 gendarmes
00:05:16pour protéger ce périmètre avec 250 sapeurs-pompiers qui ont encerclé ce périmètre
00:05:22pour assurer la sécurité et la tranquillité des riverains.
00:05:25Vous citez des nuisances qui ont été générées par cette répartie, vous avez parfaitement raison.
00:05:30Je me suis rendu sur place, il se trouve que je suis un peu chez moi aussi dans ce département.
00:05:35Je me suis rendu sur place et j'ai pu constater qu'effectivement,
00:05:38ces festivités engendrent bien des nuisances pour les riverains
00:05:42et on est loin d'une ambiance festive comme certains essaient de nous le faire croire.
00:05:47Alors vous dites qu'on n'a rien fait. Non, d'abord, le chiffre que vous donnez d'interpellation est
00:05:50un peu inexact,
00:05:51il a été à la hausse et puis par ailleurs, nous avons encerclé la zone pour saisir l'ensemble du
00:05:58matériel.
00:05:59Les opérations sont en cours, nous avons déjà saisi 240 m3 de matériel
00:06:04utilisé par les personnes qui se sont installées illicitement sur ce terrain militaire.
00:06:10240 m3, c'est 25 poids lourds qui ont été transportés à la gendarmerie,
00:06:14au groupement de gendarmerie de Bourges et le matériel est saisi.
00:06:17Donc je vous en supplie, monsieur le député, renseignez-vous avant de m'interroger.
00:06:21L'Etat n'a pas été impuissant.
00:06:23Par ailleurs, les textes que vous citez, les textes que vous citez ne sont pas les bons
00:06:27en matière de rassemblement musical illégal.
00:06:32Malheureusement, nous ne sommes que dans du contraventionnel.
00:06:34Malheureusement, et c'est bien pour ça que nous voulons créer un délit.
00:06:38Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:06:41La parole est à présent à madame Mélanie Thomas pour le groupe socialiste.
00:06:50Merci, madame la présidente.
00:06:52Monsieur le Premier ministre, il ne suffit pas d'aller avec une baguette sous le bras
00:06:56dans les boulangeries le 1er mai pour prétendre résoudre la question du travail
00:06:59qui paye et du pouvoir d'achat des salariés.
00:07:02Avec mon groupe, nous sommes préoccupés par le sentiment d'injustice
00:07:06qui affecte les Français travaillant courageusement
00:07:08et qui pour qui la voiture est indispensable.
00:07:11Voilà deux mois que vous nous faites languir.
00:07:12Il aura fallu attendre ce week-end pour découvrir votre décret
00:07:15créant une aide au carburant pour les Français modestes et gros rouleurs.
00:07:19Celui-ci vise, selon vos mots, 3 millions de bénéficiaires
00:07:22à travers une aide forfaitaire de 50 euros versée en une fois.
00:07:26En clair, pour y prétendre, une personne seule doit toucher le SMIC
00:07:30ou moins du SMIC, parcourir plus de 15 kilomètres entre son domicile et son lieu de travail
00:07:35alors même que la distance médiane pour les actifs ruraux est d'environ 13 kilomètres.
00:07:40Plus vous roulez et plus cette aide forfaitaire de 50 euros
00:07:43sera diluée dans les pleins de gasoil payés à la pompe.
00:07:46Pour les plus gros rouleurs, elle ne compense que quelques centimes par litre.
00:07:50Nous regrettons l'absence de progressivité.
00:07:53Par ailleurs, votre aide concerne exclusivement les trajets professionnels.
00:07:56Elle ignore tous les déplacements du quotidien pourtant essentiels.
00:08:00Conduire ses enfants, consulter un médecin, aider un proche.
00:08:04Les familles rurales sont les plus impactées.
00:08:07Vous sanctuarisez donc une enveloppe de 180 millions d'euros pour 3 millions de salariés
00:08:12mais vous laissez sur le bord de la route plusieurs millions d'actifs de la classe moyenne
00:08:16qui ne rentrent pas dans les cases de votre CERFA.
00:08:20Votre ministre des Comptes publics a-t-il un jour passé le périphérique
00:08:24pour comprendre la fracture territoriale et pour formuler ce décret
00:08:27qui ne tient pas compte des besoins réels.
00:08:30Plus 51% de bénéfices sur le premier semestre 2026 pour Total.
00:08:36Nous ne roulons pas pour engraisser Total.
00:08:38Au groupe socialiste, avec mon collègue Brun,
00:08:41nous pensons que ces bénéfices records doivent être redistribués pour aider les Français.
00:08:44Fiscalement, il y a 2 milliards à aller chercher.
00:08:47Monsieur le Premier ministre, plutôt que d'assigner à résidence la France des bourgs et des pavillons,
00:08:51allez-vous exiger des efforts supplémentaires aux profiteurs de crise ?
00:08:55Les salariés du pays méritent le respect.
00:08:57Prenez enfin vos responsabilités.
00:08:59Merci beaucoup, madame la députée.
00:09:02La parole est à madame la ministre en charge des relations avec...
00:09:07du porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l'énergie, madame Maude Bréjon.
00:09:11Je vais y arriver, excusez-moi.
00:09:13Je n'ai pas de doute.
00:09:13Tout dans des ordres.
00:09:14Je n'ai aucun doute.
00:09:15Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée.
00:09:19D'abord, je vous remercie d'avoir insisté dans votre question sur les Françaises et les Français
00:09:23qui travaillent spécialement dans les territoires ruraux,
00:09:26qui font beaucoup de kilomètres et pour qui l'augmentation du prix à la pompe est difficile à supporter.
00:09:31Nous le savons et nous partageons votre constat.
00:09:34C'est pour cette raison que dès les premiers jours,
00:09:36le Premier ministre a d'abord fait le choix de protéger les secteurs les plus exposés.
00:09:40Et vous le savez, derrière ces secteurs, ce sont des emplois, ce sont des salaires et des salaires souvent précaires.
00:09:47Nous avons ensuite fait le choix d'étendre le versement automatique du chèque énergie
00:09:51jusqu'à 4,5 millions de personnes, 150 euros en moyenne
00:09:56et une aide qui peut aller jusqu'à 277 euros.
00:09:59Et puis, il y a eu cette aide gros rouleur.
00:10:01Là encore, dans la lignée de la question que vous posez,
00:10:04l'aide aux Français les plus modestes, l'aide aux Français les plus modestes qui travaillent.
00:10:09Effectivement, 3 millions de foyers avec le choix d'une aide qui est ciblée.
00:10:15Et enfin, je le dis parce que le Premier ministre a eu déjà l'occasion de s'exprimer en ce
00:10:19sens,
00:10:19ce n'est pas pour seuls de tout compte.
00:10:21Nous adaptons ces dispositifs, comme nous le faisons depuis le début de la crise,
00:10:25avec une situation géopolitique, militaire extrêmement incertaine.
00:10:30Nous prendrons d'autres décisions si la crise venait à durer,
00:10:36en étant le plus respectueux possible des finances publiques,
00:10:39mais à l'écoute des Françaises et des Français les plus modestes qui travaillent.
00:10:42Je vous remercie.
00:10:43Merci beaucoup, Madame la Ministre.
00:10:46La parole est à présent à Monsieur Marc Fénaud, président du groupe Démocrate.
00:10:51Merci, Madame la Présidente.
00:10:52D'abord associer mon groupe et notre groupe aux hommages que vous avez rendus à nos deux militaires.
00:10:56Monsieur le Premier ministre,
00:10:58depuis plusieurs jours, face à la hausse du coût des carburants liés à la crise internationale,
00:11:02la tentation de chercher des solutions simplistes est grande.
00:11:05Pointer du doigt, taxer nos fleurons industriels,
00:11:08Total Énergie le Premier, voilà donc ce que certains proposent.
00:11:11Encore et toujours la même stratégie, la facilité.
00:11:15Mais c'est une erreur.
00:11:16C'est une erreur pour répondre aux attentes légitimes des Français
00:11:18et une erreur pour ceux qui, ici,
00:11:20veulent vraiment défendre notre souveraineté et nos intérêts nationaux.
00:11:24C'est d'abord méconnaître les réalités.
00:11:26Trois litres sur quatre vendus en France ne le sont pas par Total.
00:11:29Alors pourquoi ne pas parler des autres ?
00:11:31Alors même que c'est le seul acteur français qui plus est
00:11:34à avoir plafonné le prix des carburants.
00:11:36Total, c'est aussi 3 à 4 milliards d'euros par an
00:11:40investis dans les énergies renouvelables, y compris en France.
00:11:43Et pour investir, je suis désolé d'avoir à le rappeler à certains,
00:11:47vous savez ce qu'il faut à une entreprise ?
00:11:49Des bénéfices.
00:11:51Et puis surtout, choisir la facilité,
00:11:53c'est ne pas regarder les vrais défis en face.
00:11:56Le premier, c'est l'urgence sociale pour les Français
00:11:59qui doivent prendre leur voiture pour travailler.
00:12:02Des mesures ont été annoncées par le gouvernement.
00:12:05Elles devront évoluer en tinant compte de la situation budgétaire
00:12:09que certains semblent méconnaître,
00:12:11mais aussi de la durée de la crise.
00:12:12Vous l'avez dit.
00:12:14Ainsi, l'aide de 50 euros permettra de prendre en charge
00:12:16la hausse du coût des carburants pour quatre pleins
00:12:19pour les gros rouleurs.
00:12:20Le deuxième défi, c'est celui de nos approvisionnements.
00:12:23Cette guerre nous le rappelle une nouvelle fois.
00:12:25Une nation qui ne maîtrise pas son énergie est fragile
00:12:27parce qu'elle est dépendante des autres.
00:12:30Le troisième plus fondamental, c'est celui du changement de modèle
00:12:33pour accélérer la décarbonation de notre économie.
00:12:35Mais cette transition ne se dégrède pas
00:12:38et nos entreprises, qu'on le veuille ou non,
00:12:40sont aussi des leviers puissants de transformation
00:12:42et on ne peut pas non plus le faire contre les Français.
00:12:45Alors ma question est simple, monsieur le Premier ministre.
00:12:48Quelle est votre réponse à ces trois défis
00:12:49pour construire avec tous une stratégie de souveraineté énergétique
00:12:53et une décarbonation cohérente
00:12:54et une stratégie crédible parce que céder à la facilité des populismes
00:12:59à la fin, ce n'est jamais être à la hauteur des enjeux.
00:13:02Merci beaucoup, monsieur le Président Fénault.
00:13:04La parole est à monsieur le Premier ministre.
00:13:07Merci, madame la Présidente de l'Assemblée nationale.
00:13:09Mesdames et messieurs les députés,
00:13:10monsieur le ministre, monsieur le Président Fénault,
00:13:13trois questions.
00:13:15Et de fait, vous avez raison,
00:13:16la situation est particulièrement difficile et grave
00:13:18pour nos compatriotes,
00:13:20du reste pour une grande partie de la planète.
00:13:22Et donc, il est plus que jamais nécessaire
00:13:24de ne pas mentir aux Français.
00:13:25La première des choses,
00:13:26parce qu'on ne peut pas déconnecter
00:13:27cette question de ce qui se passe au Moyen-Orient,
00:13:30on le voit bien,
00:13:31non seulement les négociations n'aboutissent pas,
00:13:35mais nous sommes même pas loin
00:13:36d'un risque de reprise des combats
00:13:40avec ces frappes inacceptables
00:13:42menées par la République islamiste d'Iran
00:13:44ces dernières heures
00:13:45qui font craindre de nouveau une escalade
00:13:47et peuvent venir mettre en échec
00:13:49l'ensemble des efforts diplomatiques
00:13:50tels qu'ils ont été menés
00:13:52ces dernières semaines,
00:13:53ces derniers jours,
00:13:54y compris par la diplomatie française.
00:13:56Et je pense que depuis la guerre en Ukraine,
00:13:58ça nous implique tous,
00:14:00même si tout le monde ne le fait pas ici sur ses bancs,
00:14:01de dire cette vérité aux Françaises et aux Français,
00:14:03c'est que la géopolitique,
00:14:04elle est rentrée dans le réservoir
00:14:06de carburant des Françaises et des Français
00:14:08et ne va pas en sortir maintenant.
00:14:09Et donc, nous allons vivre avec cela.
00:14:11Ça nous ramène à nos stratégies énergétiques globales
00:14:14et on ne pourra pas opposer le court terme et le long terme
00:14:17comme malheureusement,
00:14:18et j'en prends parfois aussi ma part
00:14:19pour être ministre depuis 9 ans,
00:14:21nous avons pu le faire.
00:14:22Cela va durer, c'est systémique
00:14:24et la question énergétique fait partie des guerres hybrides
00:14:27qui seront menées à un continent comme l'Europe
00:14:29et singulièrement à la France.
00:14:31Et donc, il va falloir en permanence marcher sur deux jambes.
00:14:34Les aides de court terme,
00:14:35je vais y revenir dans un instant,
00:14:36il n'est pas question d'abandonner les gens,
00:14:38mais sans leur mentir,
00:14:39évidemment, sur le long terme.
00:14:41La deuxième des choses,
00:14:43et merci peut-être pour la tonalité de votre question,
00:14:45il ne faut pas mentir aux Français
00:14:46sur qui profite ou qui profiterait de la crise.
00:14:50Dans le début, un premier débat a avancé sur l'État.
00:14:55Comme si l'État d'ailleurs était une entreprise,
00:14:56alors que l'État appartient à tout le monde,
00:14:58et comme si l'État, au fond,
00:15:00profitait de cette crise sur le dos des Françaises et des Français.
00:15:03Je pense que la meilleure antidote
00:15:05aux fantasmes et aux mensonges,
00:15:06et Dieu sait que notre système politique n'en manque pas,
00:15:10c'est la transparence.
00:15:11C'est pour ça que j'ai souhaité que tous les dix jours,
00:15:13désormais, soient publiés par le ministre Amiel,
00:15:16ou moi-même, ou la porte-parole du gouvernement,
00:15:18l'état exact du surplus de fiscalité,
00:15:21dont on voit bien d'ailleurs que d'un côté,
00:15:23comme les volumes diminuent,
00:15:25les accises, les recettes liées aux accises diminuent,
00:15:27et de l'autre côté, vous avez un effet pris avec la TVA,
00:15:30qui nous amène à un surplus de fiscalité,
00:15:33M. le Président, M. le Ministre,
00:15:34de 190 millions d'euros pour mars-avril
00:15:36par rapport au mars-avril de l'année dernière.
00:15:39On est loin de la cagnotte de milliards d'euros
00:15:42que certains avaient évoqués au début de la crise.
00:15:45C'est pour ça qu'il faut quand même toujours raison garder.
00:15:48Et en plus, vous le savez,
00:15:49j'ai souhaité affecter en plus cette somme
00:15:52aux mécanismes d'aide.
00:15:54Comme ça, il ne sera plus dit que l'Etat est profiteur.
00:15:57Ensuite, il y a le débat autour des distributeurs,
00:15:59des marges brutes, des marges nettes.
00:16:02Je n'en dis pas plus,
00:16:03la ministre va avoir l'occasion de communiquer
00:16:05dans les heures qui viennent.
00:16:06Si vous me permettez ces expressions,
00:16:07tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.
00:16:09Et on va enfin pouvoir aussi, par la transparence,
00:16:12donner quelques vérités,
00:16:13non seulement sur l'essence,
00:16:14mais aussi sur le gazole,
00:16:15du début de cette crise jusqu'à aujourd'hui.
00:16:18Pas pour montrer qui que ce soit du doigt,
00:16:20mais là aussi, dans une économie comme la nôtre,
00:16:23on doit être capable d'avoir un débat
00:16:25qui se fait sur des chiffres fiables
00:16:27et en transparence.
00:16:29Troisième sujet, Total Energy.
00:16:31Là aussi, moi je l'ai dit depuis le début,
00:16:34je pense d'ailleurs qu'on peut avoir un débat
00:16:36sur la redistribution des richesses de Total Energy
00:16:39sans tomber dans un total bashing.
00:16:41Non mais, après c'est assez français
00:16:44que de se tirer une balle dans le pied,
00:16:45mais je pense qu'on peut avoir un débat politique noble,
00:16:48de bon niveau,
00:16:49sur la question de cette redistribution.
00:16:51Oui, noble et de bon niveau,
00:16:53Monsieur le Président Coquerel,
00:16:54si c'est possible,
00:16:55sur la question de cette redistribution.
00:16:59Peut-être, parce que j'ai déjà dit
00:17:00à de nombreuses reprises
00:17:01que le gouvernement ne ferme aucune porte,
00:17:04peut-être aussi faut-il nourrir le débat
00:17:05d'éléments objectifs.
00:17:07Le premier déjà, c'est que Total paye déjà des impôts.
00:17:10Je ne le dis pas...
00:17:12Non mais, on ne peut pas faire circuler
00:17:14des mensonges et des contre-vérités
00:17:16sur les réseaux sociaux en permanence.
00:17:17On peut avoir le débat
00:17:18sur est-ce que Total paye suffisamment d'impôts.
00:17:21N'allez pas dire aux Françaises et aux Français
00:17:23que Total n'en payent aucun.
00:17:24Enfin, ça s'appelle un mensonge.
00:17:262 milliards d'euros de prélèvements obligatoires.
00:17:29On peut avoir le débat en disant
00:17:30est-ce que c'est suffisant ?
00:17:31Mais ne disons pas que c'est zéro euro.
00:17:33Au moment où on se parle,
00:17:34des Françaises et des Français
00:17:35finissent par croire
00:17:36que Total ne paye rien.
00:17:38C'est un mensonge
00:17:39et on vient abîmer le consentement à l'impôt
00:17:41de manière globale.
00:17:42Oui, je comprends
00:17:44que ce fact-checking vous dérange.
00:17:46Mais une fois de plus,
00:17:46on peut avoir un débat sur la fiscalité,
00:17:48sur la base de vrais chiffres.
00:17:49Mais d'ailleurs, je vais plus loin,
00:17:51mesdames et messieurs les députés
00:17:52de la France insoumise.
00:17:54Faut-il mentir aux Français
00:17:55comme vous l'avez fait l'automne dernier
00:17:56pendant le budget
00:17:58en votant 25 milliards d'euros d'impôts
00:18:00sur les multinationales
00:18:01pour s'apercevoir à la fin
00:18:03que ces impôts n'existaient pas
00:18:04parce que la SIET n'existait pas ?
00:18:06Donc, moi, je veux bien avoir un débat
00:18:08comme on l'a eu
00:18:09sur la justice fiscale.
00:18:10Je crois qu'on l'a eu
00:18:11avec un certain nombre de députés ici.
00:18:13Mais sur la base de vrais chiffres.
00:18:14Sinon, à la fin,
00:18:15on finit par mentir aux Françaises et aux Français.
00:18:17Et ça, ça s'appelle du cynisme.
00:18:19Et le cynisme, par définition,
00:18:20en temps de guerre et en temps de crise,
00:18:22il faut le refuser,
00:18:24il faut le repousser.
00:18:26Alors ensuite,
00:18:28le débat sur la fiscalité,
00:18:29il est ouvert.
00:18:30Après, il y a le débat sur le plafonnement.
00:18:33Bon, là aussi,
00:18:34moi, je ne défends que l'intérêt général.
00:18:37Je suis très tranquille.
00:18:40Oui, oui.
00:18:42Ne vous en déplaise.
00:18:46La réalité, c'est que c'est factuel.
00:18:49Total.
00:18:51Total.
00:18:52Et distributeur.
00:18:54Total et distributeur.
00:18:56Est-ce qu'on peut écouter la réponse complète
00:18:57du Premier ministre, s'il vous plaît ?
00:18:58Dans 70 pays dans le monde,
00:19:01dans combien de pays pratiquent-ils le plafonnement ?
00:19:05Un seul, la France.
00:19:08Alors, est-ce qu'on demande à Total d'en faire plus ?
00:19:11Oui.
00:19:11Est-ce qu'il faut taper sur Total
00:19:13dès lors qu'ils pratiquent ce plafonnement
00:19:15dans un seul pays sur 70 ?
00:19:18Non.
00:19:18Ma position me semble équilibrée.
00:19:20Là aussi, la défense du bon sens.
00:19:22Et je pense qu'au moment où nous parlons,
00:19:24les Françaises et les Français,
00:19:25ce qu'ils veulent voir,
00:19:26c'est le prix diminué à la pompe.
00:19:29Sans mensonge, sans fausses promesses
00:19:31et sans démagogie.
00:19:33Alors ensuite,
00:19:35est-ce qu'il faut, évidemment,
00:19:37aller plus loin ?
00:19:37La réponse est oui.
00:19:40Cette crise, elle est grave.
00:19:42Elle s'ajoute à la guerre en Ukraine.
00:19:44Elle s'ajoute, évidemment,
00:19:45à d'autres enjeux et difficultés économiques
00:19:47que nous connaissons sur le continent européen.
00:19:50Et je pense qu'une fois de plus,
00:19:51Monsieur le ministre,
00:19:51il ne faut pas mentir aux Français.
00:19:53Impact sur les finances publiques.
00:19:55Certains balaissent ça d'un revers de main.
00:19:56Il est évident qu'au moment où nous nous parlons,
00:19:58la charge de la dette
00:19:59et les intérêts de la dette
00:20:00sont évidemment en question.
00:20:01Vous êtes en train de travailler
00:20:03sur la loi de programmation militaire,
00:20:04l'activité des forces.
00:20:06Nous allons rendre hommage à l'instant,
00:20:07madame la présente de l'Assemblée nationale,
00:20:09à nos deux nageurs.
00:20:09Mais il va sans dire que l'activité des forces
00:20:11au Moyen-Orient
00:20:12coûte aussi de l'argent en contribuable
00:20:14pour des raisons que l'on peut le comprendre.
00:20:16Donc là aussi,
00:20:16il va falloir objectiver les choses
00:20:18en matière de finances publiques.
00:20:19Pareil sur la résidence de notre économie.
00:20:21On parle beaucoup de coûts du carburant.
00:20:23On va commencer à parler aussi
00:20:24de questions liées au coût des matières premières,
00:20:26à l'impact sur un certain nombre de filières.
00:20:28Et donc, il est inévitable
00:20:29qu'il va nous falloir continuer
00:20:31d'adapter les dispositifs de soutien
00:20:33à l'ensemble des filières.
00:20:34Vous avez été ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
00:20:36Vous savez comme moi
00:20:37qu'il va falloir continuer de le faire
00:20:38pour prendre cet exemple.
00:20:40Ensuite, je pense qu'il ne faut pas changer de cap.
00:20:41Et d'ailleurs, je remercie les intervenants précédents.
00:20:44L'enjeu, c'est le soutien à l'activité
00:20:45et à celles et ceux qui travaillent.
00:20:47Si on veut soutenir la croissance,
00:20:49si on veut soutenir le pouvoir d'achat,
00:20:51si on veut faire en sorte
00:20:52de ne pas gaspiller l'argent du contribuable,
00:20:54n'importe comment,
00:20:55en promettant des baisses de taxes
00:20:56complètement illusoires aujourd'hui
00:20:58pour mieux voter des augmentations d'impôts à l'automne,
00:21:00il faut tenir ce cap
00:21:01qui est le soutien à l'activité.
00:21:03Et d'un mot, je pense qu'on peut tenir ce cap,
00:21:05mais désormais, monsieur le ministre,
00:21:07il va falloir changer d'ampleur et d'échelle.
00:21:09Et donc, le gouvernement sera amené
00:21:10à reprendre la parole dans les tout prochains jours
00:21:12et en début de semaine prochaine
00:21:13pour adapter l'ensemble des dispositifs
00:21:15au soutien à l'activité et à l'économie
00:21:18avec pragmatisme, sans cynisme et sans mensonge.
00:21:21– Beaucoup, monsieur le Premier ministre.
00:21:26La parole est à monsieur Tristan Lahaye
00:21:29pour le groupe écologiste et social.
00:21:31– Merci, madame la présidente.
00:21:33Ma question s'adresse à madame la ministre Monique Barbu.
00:21:36Depuis plusieurs mois,
00:21:38l'ADEME subit une campagne continue
00:21:39de dénigrement et de diffamation
00:21:41relayée jusque sur les bancs de cet hémicycle
00:21:44qui s'ajoute aux réductions budgétaires
00:21:45de ces dernières années.
00:21:47Aujourd'hui, de vives inquiétudes s'élèvent
00:21:49face au projet de loi sur la déconcentration
00:21:51et la décentralisation qui laissent se présager
00:21:53d'un rattachement de ces directions régionales
00:21:55au service de l'État, notamment au DREAL.
00:21:57Nous ne sommes pas les défenseurs par principe des agences
00:21:59et sommes favorables au renforcement
00:22:01de leur évaluation et du contrôle démocratique
00:22:03les concernant.
00:22:04Mais en l'espèce, l'action de l'ADEME
00:22:06est celle d'un État incitatif, innovant,
00:22:08qui accompagne avec une expertise singulière
00:22:11les acteurs publics et privés dans les territoires.
00:22:13Ce ne sont pas les missions actuelles
00:22:15de service de l'État.
00:22:15Cette mesure n'est ainsi pas comprise
00:22:18et fait craindre une remise en cause profonde
00:22:19de leurs actions.
00:22:20Et avec celle-ci, un nouveau recul majeur
00:22:22du gouvernement concernant sa politique
00:22:24de transition écologique,
00:22:25au seul bénéfice d'un alignement préoccupant
00:22:28sur certains discours climato-sceptiques.
00:22:30Dans tous les territoires ruraux, urbains,
00:22:33ultramarins, ce sont plus de 8000 projets
00:22:35qui sont accompagnés.
00:22:36Développement des réseaux de chaleur renouvelable
00:22:38et décarboné d'une collectivité rurale
00:22:40ou dans le Limousin, ou dans la métropole d'Alsace,
00:22:43c'est l'ADEME. La protection de rivaux 1
00:22:45voisins d'un site industriel pollué,
00:22:48abandonné, en Heure-et-Loire ou dans le Gard,
00:22:50c'est l'ADEME. L'ADEME, c'est l'agence des solutions
00:22:52pour prévenir et adapter la France
00:22:54aux dérèglements climatiques.
00:22:57Après la suppression des ZFE
00:22:59ou encore l'affaiblissement du ZAN,
00:23:01cette mesure achèverait l'ambition
00:23:04d'un mandat qui se voulait initialement placé
00:23:06sous le sceau de l'ambition écologique.
00:23:08Madame la ministre,
00:23:09pouvez-vous dès lors expliciter
00:23:11votre position quant au devenir de l'ADEME
00:23:13et de ses directions régionales ?
00:23:15Pouvez-vous notamment garantir
00:23:16la pérennité de l'agilité de l'ADEME
00:23:18et de ses financements ?
00:23:20Merci, monsieur le député.
00:23:21La parole est à madame Monique Barbu,
00:23:23ministre de la Transition écologique.
00:23:28Monsieur le député,
00:23:30tout d'abord, laissez-moi dire aussi
00:23:32mon attachement profond à l'ADEME,
00:23:35qui joue un rôle clé d'accompagnement
00:23:37des collectivités et des entreprises
00:23:39en matière de transition écologique
00:23:41et qui a fait preuve,
00:23:43comme vous l'avez dit,
00:23:44de son efficacité.
00:23:46Il existe, il est vrai,
00:23:47des initiatives parlementaires
00:23:49qui concernent nos différents opérateurs
00:23:53du ministère et en particulier l'ADEME.
00:23:56Le gouvernement cherche, lui,
00:23:58à renforcer les synergies
00:24:00entre les délégations régionales de l'ADEME
00:24:03et les services déconcentrés de l'Etat.
00:24:05Comme vous le savez, le Conseil d'Etat
00:24:08a été saisi au début du mois d'avril
00:24:11d'un projet de loi visant à renforcer l'Etat local.
00:24:14L'objectif du texte est de renforcer la lisibilité
00:24:18et la cohérence de l'Etat dans les territoires.
00:24:21D'aucuns veulent supprimer l'ADEME.
00:24:24Nous, nous considérons que l'ADEME
00:24:26doit agir plus clairement au sein du giron de l'Etat.
00:24:30C'est le sens des travaux menés.
00:24:32L'objectif est d'améliorer les synergies
00:24:35et la fluidité des relations de travail
00:24:38entre l'ADEME et les services déconcentrés de l'Etat
00:24:42tout en conservant l'intégrité
00:24:45et l'identité de l'opérateur.
00:24:47Les agents de l'ADEME
00:24:49demeureront salariés de l'établissement.
00:24:52Le modèle d'organisation
00:24:53est aujourd'hui approfondi avec le Conseil d'Etat.
00:24:57Ensuite, il aura naturellement vocation
00:25:00à être débattu et amendé par les parlementaires.
00:25:04Nous ne sommes qu'aux prémices de ces discussions
00:25:08et nous sommes naturellement à votre disposition
00:25:11pour échanger sur les meilleurs moyens
00:25:13de gagner en efficacité et en cohérence
00:25:17dans l'action territoriale de l'Etat,
00:25:19notamment en matière environnementale.
00:25:21Merci beaucoup Madame la Ministre.
00:25:24Monsieur le député.
00:25:24Oui, très rapidement Madame la Présidente.
00:25:26Il y a un gros doute qui nous habite
00:25:28parce que si jamais l'ambition c'était de mieux
00:25:30articuler les politiques publiques
00:25:32entre services de l'Etat et actions de l'ADEME,
00:25:35alors il fallut peut-être concerter
00:25:37avec les acteurs, qu'il s'agisse
00:25:39des collectivités territoriales, de l'ADEME eux-mêmes.
00:25:41Et s'il s'agissait d'économie budgétaire,
00:25:43vous ne garderiez pas les salariés.
00:25:44Donc à quoi bon cette réforme ?
00:25:46Merci Monsieur le député.
00:25:48La parole est à présent à Monsieur Loïc Carvran
00:25:51pour le groupe Horizon Indépendant.
00:25:53Merci Madame la Présidente.
00:25:55Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre de l'Intérieur,
00:25:58Laurent Nouniez.
00:25:59Monsieur le Ministre, cette terre du Cher
00:26:01que nous aimons tant tous les deux
00:26:03a vu débarquer 20 000 personnes
00:26:05qui au mépris de toutes les lois
00:26:07ont occupé un site militaire dangereux pour eux,
00:26:10stratégique pour la France.
00:26:11Mais la ruralité n'est pas un terrain vague
00:26:13qu'on envahit comme ça pour son bon plaisir.
00:26:15On y vit, on y travaille,
00:26:17on y produit pour la France.
00:26:19Ce qui s'est passé est insupportable
00:26:22et les Français ne le supporteront plus très longtemps
00:26:24parce que des riverains ont vu leur domicile profané.
00:26:27Des agriculteurs, leurs champs piétinés
00:26:29et leurs prêts souillés.
00:26:31Des enfants n'ont pas pu aller à l'école encore aujourd'hui.
00:26:34Nos infrastructures de défense ont été vandalisées.
00:26:37Insupportable aussi parce que ces free parties,
00:26:39elles n'ont de free que le nom.
00:26:41Elles ne sont pas gratuites pour les Français.
00:26:43Pour que quelques-uns dansent,
00:26:45on prélèvera sur des millions de Français
00:26:47l'argent de leur travail pour payer les secours,
00:26:50indemniser les dégâts, réparer les dégradations.
00:26:53Mais ce ne sont pas seulement les champs
00:26:55qui ont été piétinés, monsieur le ministre.
00:26:57C'est l'autorité de l'Etat,
00:26:59c'est la promesse que la République protège les Français
00:27:01où qu'ils vivent, à la campagne comme en ville.
00:27:03C'est le principe même de la justice
00:27:05et de l'égale application de la loi
00:27:08à tous les citoyens.
00:27:10Le groupe Horizon a un texte,
00:27:12celui de Laetitia Saint-Paul,
00:27:14qui durcit drastiquement les sanctions
00:27:16pour mettre fin à cela.
00:27:18Il est prêt.
00:27:19Il a fait la moitié de son chemin législatif
00:27:22après son adoption dans notre niche.
00:27:24Êtes-vous prêt, monsieur le ministre,
00:27:25à ce qu'il soit inscrit au plus vite au Sénat,
00:27:28enrichi de ce que votre texte,
00:27:30le projet de loi Riposte peut apporter
00:27:33pour qu'avant l'été,
00:27:35nous ayons renforcé notre arsenal,
00:27:38pour que ça s'arrête vite,
00:27:40pour que tous ceux qui ont tenu bon
00:27:42ces derniers jours dans le chair,
00:27:45gendarmes, pompiers, élus,
00:27:47ne l'aient pas fait en vain.
00:27:49Je vous remercie.
00:27:50Merci beaucoup, monsieur le député.
00:27:52La parole est à monsieur Laurent Nunez,
00:27:55ministre de l'Intérieur.
00:27:57Merci beaucoup, madame la présidente.
00:27:58Mesdames et messieurs les députés,
00:28:00monsieur le député.
00:28:01Merci de m'avoir accompagné dimanche
00:28:03sur le terrain.
00:28:04En cet instant, j'ai évidemment une pensée
00:28:08pour les agriculteurs
00:28:09que nous avons rencontrés
00:28:12et qui ont subi des nuisances,
00:28:13vous avez raison de le rappeler,
00:28:15avec des personnes qui en permanence
00:28:16ont traversé des champs
00:28:17qui étaient des champs de fourrage
00:28:18et parfois des champs de récolte
00:28:20et qui passaient au milieu des animaux
00:28:21et il y aura évidemment des dégâts.
00:28:23Nous allons évidemment étudier tout cela.
00:28:25J'ai une pensée aussi pour les gendarmes
00:28:27qui, conformément aux instructions
00:28:28que j'ai passées sur le terrain,
00:28:30ont procédé à des contrôles systématiques
00:28:32en sortie, systématiques,
00:28:34avec de nombreuses verbalisations
00:28:35pour pénétration sur un terrain militaire
00:28:38et évidemment participation
00:28:39à un rassemblement interdit.
00:28:41Je pense aussi à la section de recherche
00:28:42de Bourges qui est saisie
00:28:43et qui va mener des investigations
00:28:44pour confondre les organisateurs
00:28:46et évidemment les poursuivre.
00:28:48Et je pense aux gendarmes
00:28:49qui se sont engagés
00:28:50et qui sont engagés encore à ce moment-là
00:28:52pour saisir les matériels.
00:28:53Et je complète d'ailleurs l'information
00:28:55que je donnais à monsieur le député Thibault Meunier.
00:28:57Nous sommes déjà à 700 mètres cubes
00:28:59de matériel saisie
00:29:00et cela se poursuit.
00:29:02Pour l'avenir, monsieur le député,
00:29:03pour l'avenir,
00:29:04nous avons des textes en préparation.
00:29:05Je veux saluer la députée Laetitia Saint-Paul
00:29:08qui a proposé un texte de loi
00:29:11qui a été adopté ici
00:29:13qui prévoit de délictualiser l'organisation.
00:29:16Ce sera désormais un délit
00:29:18avec la possibilité d'avoir des gardes à vue,
00:29:20une peine d'emprisonnement de 2 ans,
00:29:21en 30 000 euros d'amende.
00:29:23Et puis effectivement,
00:29:24dans le projet de loi Riposte,
00:29:26nous avons repris ces mesures
00:29:27en allant encore plus loin
00:29:28et en prévoyant un délit
00:29:30pour la participation
00:29:31à ces manifestations illégales.
00:29:34Et donc, évidemment,
00:29:35que notre objectif est d'aboutir
00:29:36à ce que ces textes soient adoptés
00:29:38avant l'été,
00:29:39en tout cas le plus rapidement possible
00:29:41pour pouvoir les appliquer
00:29:42parce qu'il n'y a que la dissuasion
00:29:44que ces personnes comprennent.
00:29:45Il est très difficile
00:29:46de s'opposer à l'arrivée
00:29:47de plusieurs milliers de personnes
00:29:49sur un rassemblement illégal.
00:29:51Dans l'histoire de notre pays,
00:29:53ça n'est jamais arrivé.
00:29:53On n'arrive jamais à empêcher une installation.
00:29:56Il faut le rappeler.
00:29:57Et ça doit nous appeler sur tous les bancs
00:29:58à beaucoup de modestie
00:29:59face à ce phénomène.
00:30:00Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:30:03Très bien.
00:30:04La parole est à présent
00:30:05à monsieur Jean-François Coulombe
00:30:06pour le déclat France Insoumise.
00:30:09Merci, madame la présidente.
00:30:11Nous nous associons à la peine
00:30:12des familles de nos deux soldats disparus.
00:30:15Monsieur le Premier ministre,
00:30:16le 1er mai n'est pas un jour comme les autres.
00:30:18Seul jour férié entièrement chômé
00:30:21depuis la libération,
00:30:22célébré dans plus de 160 pays du monde,
00:30:24il fut conquis au prix du sang
00:30:26des classes populaires
00:30:27et de nos luttes pour les droits des travailleurs.
00:30:30Ce n'est pas la fête du travail.
00:30:32Car seuls fêtent le travail
00:30:34ceux qui vivent et profitent
00:30:36des fruits du travail des autres,
00:30:37actionnaires et spéculateurs
00:30:39dont votre gouvernement
00:30:40est essentiellement constitué.
00:30:42Ce n'est d'ailleurs pas un hasard
00:30:44si dans cette confiscation du 1er mai,
00:30:45vous pouvez compter sur le soutien historique
00:30:48de l'extrême droite,
00:30:49l'autre partie du grand patronat.
00:30:52Alors cette année,
00:30:53pour célébrer à votre fraçon
00:30:54ce 1er mai,
00:30:55fête des travailleuses et des travailleurs,
00:30:57vous avez choisi d'encourager
00:30:59les employeurs à violer la loi
00:31:00de notre pays.
00:31:02Et comme votre appel à enfreindre
00:31:04la loi ne suffisait pas,
00:31:05vous avez publiquement assuré
00:31:07les employeurs délinquants
00:31:08qu'ils n'auraient à craindre
00:31:09aucune sanction de la République
00:31:10puisque, je cite,
00:31:12toute poursuite à leur rencontre
00:31:14serait gérée par vos soins.
00:31:16Voici que désormais,
00:31:17pourtant investi
00:31:18de la plus haute autorité publique,
00:31:20garant de nos institutions
00:31:21aussi bien que de l'état de droit,
00:31:22un 1er ministre appelle
00:31:24ses concitoyens
00:31:25à transgresser la loi
00:31:26tout en violant le principe
00:31:28de séparation
00:31:28des pouvoirs exécutifs
00:31:30et judiciaires
00:31:31dans le but de faire échec
00:31:33à l'exécution de cette loi.
00:31:36Nous connaissions déjà
00:31:37vos soins prioritaires,
00:31:38ce que vous prodiguez
00:31:39à la rente des actionnaires
00:31:41par le détournement
00:31:42à leur seul profit
00:31:43de dizaines de milliards
00:31:44d'argent public
00:31:45ainsi privatisé.
00:31:46Mais voici que vos 49.3
00:31:48qui légalisent chaque année
00:31:49sold-up en bande organisée
00:31:51ne satisfont même plus
00:31:53votre frénésie antisociale.
00:31:55Heureusement,
00:31:56la France insoumise
00:31:57veille respectueuse des lois.
00:31:59Nous avons donc déposé
00:32:00à votre encontre
00:32:01un signalement article 40
00:32:02au procureur de la République.
00:32:05Monsieur le ministre,
00:32:06allez-vous plaider coupable
00:32:07devant la représentation nationale
00:32:09puis devant la justice
00:32:10de notre République ?
00:32:12Merci beaucoup,
00:32:13monsieur le député.
00:32:14La parole est à monsieur
00:32:16Jean-Pierre Farandou,
00:32:17ministre du Travail
00:32:18et des Solidarités.
00:32:21Madame la Présidente,
00:32:22mesdames et messieurs
00:32:23les députés,
00:32:23monsieur le député,
00:32:24je voudrais d'abord
00:32:25rappeler un principe essentiel.
00:32:26L'inspection du travail
00:32:28est indépendante
00:32:29et ses agents interviennent
00:32:30chaque jour de l'année
00:32:31dans tous les secteurs
00:32:32sur l'ensemble du territoire.
00:32:34Chaque année,
00:32:35ce sont plus de 140 000 contrôles
00:32:37sur place qui sont réalisés
00:32:38365 jours par an.
00:32:41Ces interventions permettent
00:32:42très concrètement
00:32:43de faire cesser
00:32:44des situations de travail dissimulées,
00:32:46de protéger les salariés
00:32:47exposés à des risques graves
00:32:48pour leur santé
00:32:49et leur sécurité
00:32:50ou encore
00:32:51de garantir le respect
00:32:52du droit du travail
00:32:53en matière de durée du travail
00:32:54ou de rémunération.
00:32:56Autrement dit,
00:32:57ce ne sont pas
00:32:57des contrôles abstraits.
00:32:59Ils protègent des femmes
00:33:00et des hommes
00:33:00dans leur vie professionnelle
00:33:02quotidienne.
00:33:03Chasissant du 1er mai 2026,
00:33:05je veux être clair,
00:33:05les contrôles réalisés
00:33:07ce jour-là
00:33:07ont été conformes
00:33:08à l'activité habituelle
00:33:09de l'inspection du travail.
00:33:11Nous n'avons pas à ce stade
00:33:12pour ce 1er mai
00:33:13observé d'augmentation
00:33:14particulière
00:33:15du nombre de contrôles
00:33:16qui ont concerné
00:33:17tous les secteurs d'activité.
00:33:18D'après nos premières remontées,
00:33:20ils n'ont donné lieu
00:33:21à aucun incident
00:33:22ni à aucune difficulté particulière.
00:33:24Ce n'était pas le cas
00:33:25l'an dernier
00:33:26où des tensions
00:33:26avaient pu être constatées.
00:33:28Je rappelle que l'an dernier,
00:33:29en 2025,
00:33:307 incidents de contrôle
00:33:31regrettables
00:33:32avaient été recensés.
00:33:33Je veux donc saluer ici
00:33:34la responsabilité collective
00:33:36de l'ensemble
00:33:37des parties prenantes
00:33:38qui ont permis
00:33:39que cette journée
00:33:39se déroule
00:33:40dans un esprit d'apaisement
00:33:41souhaité largement
00:33:42par tous nos concitoyens.
00:33:44Le dialogue social
00:33:45a fonctionné
00:33:45et l'intelligence collective
00:33:47a primé.
00:33:48Le 1er mai 2026
00:33:49s'est bien passé.
00:33:50Pour lever
00:33:51toute ambiguïté juridique,
00:33:52nous avons proposé
00:33:53une évolution législative
00:33:54ciblée
00:33:55qui concerne
00:33:56uniquement
00:33:57artisans boulangers,
00:33:58pâtissiers
00:33:59et artisans fleuristes.
00:34:00Sur ce dossier,
00:34:02mon cap est clair.
00:34:04Premièrement,
00:34:05respecter le symbole
00:34:07du 1er mai
00:34:07et protéger
00:34:08nos salariés.
00:34:09Deuxièmement,
00:34:10respecter l'indépendance
00:34:11des corps de contrôle.
00:34:13Troisièmement,
00:34:14prendre en compte
00:34:14les réalités
00:34:15et les usages du terrain
00:34:16chers au cœur
00:34:17des Françaises
00:34:18et des Français
00:34:18partout dans les territoires.
00:34:20Merci.
00:34:21Merci beaucoup,
00:34:22Monsieur le Ministre.
00:34:28Vous êtes libre
00:34:29de vos questions.
00:34:30Le gouvernement
00:34:30est libre
00:34:31de ses réponses.
00:34:33Monsieur Bottorel
00:34:34pour le groupe
00:34:34Ensemble pour la République,
00:34:35vous avez la parole.
00:34:37Merci,
00:34:38Madame la Présidente.
00:34:38Mon groupe,
00:34:39bien évidemment,
00:34:39s'associe à l'hommage rendu
00:34:40tout à l'heure
00:34:41à nos deux militaires.
00:34:42Ma question s'adresse
00:34:43au Premier ministre.
00:34:44Monsieur le Premier ministre,
00:34:45l'attaque contre l'ANTS
00:34:47est inacceptable
00:34:48car simple,
00:34:49trop simple.
00:34:50Un mineur de 15 ans
00:34:51met à mal le site
00:34:52où nous certifions
00:34:53nos pièces d'identité,
00:34:54nos immatriculations.
00:34:55Et ce ne sont pas
00:34:55des ingérences étrangères,
00:34:57pas des lois extraterritoriales
00:34:58qui menacent nos données,
00:35:00mais un ado
00:35:00utilisant des vecteurs d'attaque
00:35:02d'une inquiétante banalité.
00:35:04C'est le révélateur
00:35:05de nos fragilités structurelles.
00:35:07La France est presque devenue
00:35:08le paradis des listes,
00:35:09comme dit le projet Arcadie.
00:35:11Ainsi,
00:35:11nos concitoyens
00:35:12ne vont pas donner en ligne
00:35:13la preuve de leur majorité
00:35:14pour se connecter aux réseaux sociaux
00:35:15s'ils ont le sentiment
00:35:17que tout peut fuiter.
00:35:18De même,
00:35:18les collectivités,
00:35:19les entreprises
00:35:19ne vont pas hausser
00:35:20leur niveau de résilience
00:35:21si l'Etat n'arrive pas
00:35:22à assurer sa propre sécurité.
00:35:24Vous avez décidé,
00:35:25Monsieur le Premier ministre,
00:35:26de reprendre la main
00:35:26en sifflant la fin de la récré.
00:35:28Vous avez annoncé
00:35:29des fusions de direction,
00:35:30mobilisées 200 millions supplémentaires.
00:35:32Ce ne sera,
00:35:33hélas,
00:35:33pas suffisant.
00:35:34Nous devons à nos concitoyens
00:35:35un réel filtre anti-arnaque,
00:35:37annoncé depuis près de 4 ans
00:35:39et toujours remis à plus tard.
00:35:40Promesses présidentielles
00:35:42et noyages administratifs.
00:35:44Nous devons enfin voter
00:35:45le projet de loi
00:35:45Cyber-Résilience,
00:35:46adopté à l'unanimité
00:35:47par notre commission
00:35:48en septembre dernier.
00:35:50Il s'agit de monter
00:35:51le niveau d'exigence
00:35:51pour des milliers
00:35:52d'opérateurs d'importance vitale.
00:35:54C'est une urgence
00:35:55européenne et opérationnelle.
00:35:57Et à l'heure
00:35:57où les voies d'eau
00:35:58se multiplient,
00:35:58ce n'est pas le moment
00:35:59de claironner
00:35:59que nous ouvrirons
00:36:00les portes dérobées.
00:36:01N'en parlons pas dans la loi,
00:36:02c'est le but sur moyen
00:36:03de ne pas insulter l'avenir.
00:36:04Mais notons aussi
00:36:05ce qui marche.
00:36:06Je veux,
00:36:06en la matière,
00:36:07saluer l'efficacité des armées,
00:36:09l'opinia traité
00:36:09de la justice
00:36:10et son parquet spécialisé
00:36:11qui convoquent Elon Musk
00:36:12quand la commission européenne
00:36:14tremble en pensant
00:36:15aux droits de douane.
00:36:15Je veux aussi redire
00:36:16ma confiance
00:36:17dans le GIP
00:36:18Cybermavéance.
00:36:19Quant à l'Annecy,
00:36:19je m'inquiète d'apprendre
00:36:20qu'elle ne participera plus
00:36:21à sécuriser nos systèmes
00:36:22d'information publique
00:36:23comme vous l'avez annoncé,
00:36:25mais alors,
00:36:25qui le fera ?
00:36:26Monsieur le Premier ministre,
00:36:27je n'ai que deux questions.
00:36:29Le filtre anti-arnaque
00:36:30est-il prêt ?
00:36:31Est-ce une priorité
00:36:32enfin réelle ?
00:36:33On renoue à discuter
00:36:34du projet de loi Résilience
00:36:35avant la fin de cette session.
00:36:36Ce ne sont que les premières pierres
00:36:37pour devenir
00:36:38une France numérique sûre.
00:36:41socialiste,
00:36:42je veux avoir une pensée
00:36:43neuf ans,
00:36:44jour pour jour,
00:36:45après sa mort,
00:36:46pour Corinne Erel,
00:36:47qui aurait été aussi
00:36:48une combattante
00:36:49sur ces sujets.
00:36:52Merci, monsieur le député.
00:36:54Merci pour cette pensée.
00:36:56Je donne la parole
00:36:57à madame Anne Le Hénonf,
00:36:59ministre en charge
00:37:01du numérique
00:37:03et de l'intelligence artificielle.
00:37:05Merci, madame la présidente.
00:37:07Mesdames et messieurs les députés,
00:37:08monsieur le député
00:37:09Eric Bottorel,
00:37:11d'abord,
00:37:13merci pour votre question,
00:37:14vos questions
00:37:15qui sont extrêmement importantes
00:37:16et je voudrais également
00:37:17m'associer
00:37:18pour saluer la mémoire
00:37:19de la députée
00:37:21costar-morékenne
00:37:22Corinne Erel.
00:37:24Jeudi dernier,
00:37:25le Premier ministre
00:37:25s'est exprimé
00:37:26sur le sujet
00:37:28de la cybersécurité
00:37:28et a fait des annonces
00:37:30fortes
00:37:30face aux cybermenaces.
00:37:32L'Etat reprend la main,
00:37:34changement de cap,
00:37:35changement de méthode.
00:37:36La cybersécurité
00:37:38est un sujet régalien
00:37:39et à ce titre,
00:37:41une meilleure coordination
00:37:43a été proposée
00:37:45par le Premier ministre
00:37:46au niveau de l'État,
00:37:47par la création
00:37:47de l'autorité nationale
00:37:49pour le numérique
00:37:50et l'IA de l'État,
00:37:52la création également
00:37:53d'une cellule
00:37:53interministérielle
00:37:54d'alerte cyber
00:37:56pour renforcer
00:37:56la coordination
00:37:57entre les différents ministères
00:37:59en cas de crise
00:38:00cyber grave
00:38:02et un budget inédit
00:38:04également à la hauteur
00:38:06de la menace.
00:38:07200 millions
00:38:07prélevés
00:38:08sur le budget
00:38:10France 2030
00:38:11pour mettre en oeuvre
00:38:11immédiatement
00:38:12des mesures concrètes,
00:38:13une fixation
00:38:14des objectifs
00:38:15du budget
00:38:15de la cybersécurité
00:38:16dans le budget
00:38:17du numérique
00:38:17de 5% en 2027
00:38:19jusqu'à 10%
00:38:21en 2030
00:38:22et fléchées
00:38:24également
00:38:24les amendes
00:38:26que la CNIL
00:38:27perçoit
00:38:27vers des mesures
00:38:29pour renforcer
00:38:30la cybersécurité
00:38:31de l'État.
00:38:31Voilà pour la cybersécurité.
00:38:33Sur la loi SREN
00:38:37pour laquelle
00:38:38vous avez été
00:38:38fortement engagé,
00:38:39c'est une de mes priorités
00:38:40notamment de faire publier
00:38:41les décrets
00:38:42depuis mon arrivée.
00:38:44Le filtre anti-arnaque
00:38:45c'était une mesure
00:38:45très importante.
00:38:47Le projet de décret
00:38:47a été notifié
00:38:48à la Commission européenne
00:38:49et nous espérons
00:38:50une application
00:38:52pour septembre 2026
00:38:54et sa mise en oeuvre
00:38:55a été confiée
00:38:56à l'OFAC.
00:38:57Et enfin sur la loi
00:38:57Résilience
00:38:58c'est un texte majeur.
00:39:00La cybersécurité
00:39:01ne passe pas
00:39:02et la cyber-résilience
00:39:02de la nation
00:39:03ne passe pas seulement
00:39:04par les actions
00:39:04de l'État
00:39:05mais également
00:39:05par celles
00:39:06des entreprises
00:39:06par celles
00:39:07des collectivités locales
00:39:09et le texte
00:39:10devrait être étudié
00:39:11avant l'été.
00:39:13Je vous remercie
00:39:13pour votre attention.
00:39:14Merci Madame la Ministre.
00:39:15Merci beaucoup
00:39:15Madame la Ministre.
00:39:16La parole est à présent
00:39:18Madame Dominique Voinet
00:39:19pour le groupe
00:39:19Écologie Cése Social.
00:39:21Merci.
00:39:22Merci Madame la Présidente.
00:39:23Ma question s'adresse
00:39:24Madame la Ministre
00:39:25de la Transition écologique.
00:39:27Madame la Ministre,
00:39:282020, 2023, 2025,
00:39:31votre ministère vit au rythme
00:39:33des mises en demeure
00:39:34de la Commission européenne
00:39:35qui pointe son incapacité
00:39:37à assurer le bon état écologique
00:39:39de nos rivières
00:39:40et de nos eaux souterraines.
00:39:41Le constat est accablant.
00:39:4340% des cours d'eau seulement
00:39:45sont classés
00:39:46en bon état écologique
00:39:47par vos propres services.
00:39:49Pesticides, nitrates,
00:39:50microplastiques,
00:39:51pifas,
00:39:51la liste s'allonge
00:39:53des captages d'eau potable
00:39:54interdits à la consommation humaine.
00:39:56Dans la vallée de la Loup,
00:39:58une des plus belles rivières
00:39:59de France,
00:40:00peinte par Courbet,
00:40:01les truites souffrent
00:40:02d'ulcères répugnants
00:40:03et disparaissent,
00:40:05victimes de la saproleniose,
00:40:06une maladie directement
00:40:07liée à la pollution azotée.
00:40:09La baignade y est d'ores
00:40:10et déjà interdite
00:40:11et le restera
00:40:12pendant toute la saison estivale.
00:40:14Vous négligez
00:40:15les alertes d'Ampertos
00:40:16et du collectif SOS Loup,
00:40:18hélas,
00:40:19mais en mars,
00:40:20la Commission européenne
00:40:21a ouvert une nouvelle procédure
00:40:22d'infraction
00:40:23à l'encontre de notre pays.
00:40:24En l'absence d'une transposition
00:40:26correcte de la Directive eau,
00:40:28la méthodologie française
00:40:29d'évaluation
00:40:30de l'état écologique des eaux
00:40:32sous-évalue en effet
00:40:33leur dégradation réelle,
00:40:35conduisant à classer
00:40:36en bon état
00:40:36des rivières
00:40:37qui ne le sont pas.
00:40:38La France disposait
00:40:40de deux mois
00:40:40pour répondre à la Commission.
00:40:42Ils sont écoulés.
00:40:43Mes questions sont simples.
00:40:45Le gouvernement
00:40:46a-t-il répondu
00:40:46à la Commission européenne ?
00:40:48Cette réponse
00:40:49sera-t-elle rendue publique ?
00:40:50Et surtout,
00:40:51allez-vous enfin
00:40:52affronter la réalité en face
00:40:54et mettre la France
00:40:55en conformité
00:40:56avec ses obligations
00:40:57au titre
00:40:58de la Directive cadre
00:40:59pour l'eau
00:41:00pour que cesse
00:41:01le sacrifice
00:41:02de nos rivières ?
00:41:03Merci.
00:41:04Merci beaucoup,
00:41:05Madame la députée.
00:41:06La parole est à Madame Barbu,
00:41:08ministre en charge
00:41:09de la Transition écologique.
00:41:11Madame la députée,
00:41:13comme vous le savez,
00:41:14la Directive cadre
00:41:15sur l'eau
00:41:16est la principale
00:41:17réglementation européenne
00:41:18sur la protection de l'eau.
00:41:20Elle impose
00:41:21depuis l'année 2000,
00:41:22comme vous l'avez dit
00:41:23aux Etats membres,
00:41:24d'atteindre
00:41:25un bon état écologique
00:41:26et chimique
00:41:27de toutes les eaux,
00:41:28que ce soit
00:41:29les rivières,
00:41:29les nappes,
00:41:30les lacs,
00:41:30les eaux côtières.
00:41:32Pour ce faire,
00:41:33les Etats membres
00:41:34doivent élaborer
00:41:35des plans de gestion
00:41:36par bassin hydrographique
00:41:38qu'ils doivent réviser
00:41:39tous les six ans
00:41:40avec des obligations
00:41:41de résultats.
00:41:42L'objectif
00:41:44actuellement fixé
00:41:45à 2027
00:41:46pour l'Europe
00:41:46est d'atteindre
00:41:48le bon état
00:41:49des masses d'eau
00:41:49sur les aspects
00:41:51à la fois quantitatifs
00:41:52et qualitatifs,
00:41:54comprenant notamment
00:41:55des mesures
00:41:56de protection
00:41:57de la faune
00:41:58présentes dans ces milieux.
00:41:59Pour les masses d'eau
00:42:01trop éloignées
00:42:02initialement
00:42:03de cet objectif,
00:42:04la Commission européenne
00:42:06a autorisé
00:42:07à baisser
00:42:07le niveau d'exigence
00:42:09de bon état écologique
00:42:10à bon potentiel
00:42:12écologique.
00:42:13Cela permet
00:42:14un niveau
00:42:15légèrement
00:42:15moins ambitieux,
00:42:16mais plus pragmatique
00:42:18pour certains milieux
00:42:19très dégradés.
00:42:21La Commission européenne
00:42:22a écrit
00:42:23début mars
00:42:24à la France
00:42:25sur la définition
00:42:26de bon potentiel
00:42:28écologique
00:42:29et sur ses méthodes
00:42:30d'appréciation.
00:42:31La France
00:42:32doit fournir
00:42:33des réponses
00:42:34d'ici mi-mai
00:42:35et proposer
00:42:37des mesures
00:42:37correctrices
00:42:38rapides,
00:42:39c'est-à-dire
00:42:40des adaptations
00:42:40des méthodologies
00:42:42de mesures actuelles
00:42:43dans le sens
00:42:44des demandes
00:42:45de la Commission.
00:42:46Ces éléments
00:42:47de réponse
00:42:49méthodologiques
00:42:49pourront vous être
00:42:50communiqués
00:42:51à ce moment-là.
00:42:53Je profite aussi
00:42:54de ce temps
00:42:55devant vous
00:42:55pour réaffirmer
00:42:57que la volonté
00:42:57de la France
00:42:58est de maintenir
00:42:59les ambitions
00:43:00de mise en oeuvre
00:43:01de la directive
00:43:024 sur l'eau
00:43:03et vous dire
00:43:04globalement
00:43:05ma volonté
00:43:06de maintenir
00:43:07une politique
00:43:08ambitieuse
00:43:09en matière
00:43:09de protection
00:43:10de l'eau.
00:43:10Merci.
00:43:10Merci beaucoup
00:43:12Madame la Ministre.
00:43:14Madame la Présidente,
00:43:17Madame la Ministre,
00:43:18je suis heureuse
00:43:19de vous avoir vu
00:43:19aujourd'hui,
00:43:20c'est rare
00:43:20et j'apprécie,
00:43:22mais je voudrais
00:43:23vous voir aussi
00:43:24en commission
00:43:25et en hémicycle
00:43:26au moment
00:43:27de l'examen
00:43:27de la loi
00:43:28d'urgence agricole
00:43:29qui organise
00:43:31la moindre protection
00:43:32des captages
00:43:33dans les zones
00:43:34qui ne sont pas
00:43:35considérées
00:43:36comme les plus vulnérables
00:43:37et qui facilite
00:43:38la construction
00:43:38de revenus
00:43:39d'eau et de bassines.
00:43:40Merci.
00:43:40Merci beaucoup
00:43:41Madame la députée.
00:43:43La parole est à présent
00:43:44à Monsieur Pierre Cordier
00:43:45pour le groupe
00:43:46de droite républicaine.
00:43:48Merci Madame la Présidente.
00:43:51Ma question s'adresse
00:43:52à Madame la Ministre
00:43:53de l'Energie
00:43:53ou à Monsieur le Ministre
00:43:54du Budget
00:43:54comme vous le sentez.
00:43:58Je perds de l'argent
00:43:59à travailler.
00:44:00Voilà ce que m'ont dit
00:44:01des Ardennais
00:44:01ce week-end.
00:44:02Le contexte international
00:44:04pèse sur les prix
00:44:06à la pompe,
00:44:06tout le monde le sait.
00:44:07Les millions
00:44:08de Français salariés
00:44:09ou travailleurs indépendants
00:44:11qui remplissent
00:44:12en ce moment
00:44:12leur déclaration
00:44:13de revenus
00:44:14peuvent choisir
00:44:14entre un abattement
00:44:16forfaitaire
00:44:17de 10%
00:44:17au titre
00:44:18des frais professionnels
00:44:19ou la déclaration
00:44:21des frais réels
00:44:22avec notamment
00:44:23les frais kilométriques
00:44:24pour ne pas être imposés
00:44:25sur les coûts
00:44:26des trajets effectués
00:44:28entre leur domicile
00:44:29et leur travail.
00:44:30Dans ce cas,
00:44:31ils sont pénalisés
00:44:33par la non-revalorisation
00:44:34de ces indemnités
00:44:35kilométriques
00:44:36depuis trois ans.
00:44:37En effet,
00:44:39elles ne sont plus
00:44:41du tout
00:44:42en phase
00:44:42avec le coût réel
00:44:43du carburant
00:44:44de l'entretien
00:44:46et de l'assurance
00:44:47des voitures.
00:44:48Cela impacte
00:44:49aussi les salariés
00:44:50qui sont défrayés
00:44:51par leur employeur
00:44:52pour leur déplacement
00:44:53professionnel
00:44:54comme les commerciaux
00:44:55ou les livreurs.
00:44:56Aller au travail
00:44:57leur coûte parfois
00:44:58plus que leur salaire.
00:45:00Cela concerne
00:45:01enfin les bénévoles,
00:45:02Madame la Ministre,
00:45:03tous ceux
00:45:03qui transportent
00:45:04les gamins
00:45:05pour des compétitions
00:45:06et des entraînements
00:45:07sportifs le week-end
00:45:08qui renoncent
00:45:09à le faire
00:45:09car cela coûte
00:45:11désormais trop cher.
00:45:12Revaloriser
00:45:13les indemnités
00:45:14kilométriques
00:45:14permettrait d'obtenir
00:45:16un coup de pouce
00:45:17qui serait très apprécié
00:45:18par des centaines
00:45:19de milliers
00:45:19de bénévoles
00:45:20de notre pays.
00:45:21Monsieur le ministre,
00:45:23Madame la Ministre,
00:45:24ma proposition
00:45:24est simple.
00:45:26Allez-vous relever
00:45:26le barème
00:45:27des indemnités
00:45:28kilométriques
00:45:29pour 2026
00:45:30afin de mieux coller
00:45:32à la réalité
00:45:32des coûts du carburant
00:45:33et soutenir
00:45:34ceux qui travaillent
00:45:35et les bénévoles
00:45:36qui font vivre
00:45:37nos territoires.
00:45:38Cette mesure
00:45:39est simple
00:45:40à mettre en oeuvre.
00:45:42Elle ne mobilise
00:45:42aucunement
00:45:43des milliers
00:45:44de fonctionnaires
00:45:44de nos administrations.
00:45:46Il suffit simplement
00:45:47d'avoir la volonté
00:45:48politique
00:45:48de soutenir
00:45:49la France qui travaille
00:45:50et la France des bénévoles.
00:45:53Merci beaucoup,
00:45:54Monsieur le député.
00:45:54La parole est à
00:45:55Madame Maude Bréjon,
00:45:57ministre en charge
00:45:57de l'énergie.
00:45:59Merci,
00:45:59Madame la Présidente,
00:46:00Mesdames et Messieurs
00:46:00les députés.
00:46:01Monsieur le député
00:46:02Pierre Cordier,
00:46:03D'abord,
00:46:04on partage
00:46:04vous et moi
00:46:05un objectif,
00:46:06être aux côtés
00:46:07des Français
00:46:07les plus modestes
00:46:08et des Français
00:46:09les plus modestes
00:46:10qui travaillent.
00:46:11Nous y avons apporté
00:46:12des premières réponses,
00:46:13elles sont sensiblement
00:46:14différentes de celles
00:46:15que vous proposez
00:46:16aujourd'hui,
00:46:17mais l'objectif
00:46:17reste le même.
00:46:19Qu'avons-nous fait ?
00:46:19D'abord,
00:46:19on a soutenu l'activité
00:46:21parce que derrière l'activité,
00:46:22quand on parle des agriculteurs,
00:46:23quand on parle des pêcheurs,
00:46:24quand on parle des transporteurs,
00:46:25ce sont des emplois,
00:46:27ce sont des salaires
00:46:27et là encore,
00:46:28des salaires modestes.
00:46:29Le Premier ministre
00:46:30a fait le choix
00:46:30d'étendre le versement
00:46:32du chèque énergie,
00:46:33vous le savez,
00:46:34à 700 000 personnes
00:46:35supplémentaires
00:46:36de manière automatique.
00:46:37Là encore,
00:46:38c'est une aide moyenne
00:46:38de 150 euros
00:46:39et qui peut aller
00:46:40jusqu'à environ
00:46:41270 euros
00:46:42avec l'objectif
00:46:43de soutenir
00:46:44les dépenses
00:46:44liées à l'énergie.
00:46:45Et puis,
00:46:46il y a eu cette aide
00:46:46pour les gros rouleurs.
00:46:48Là encore,
00:46:483 millions de personnes,
00:46:49les Français
00:46:50les plus modestes
00:46:51qui travaillent.
00:46:52Le choix que vous proposez,
00:46:53il est loin
00:46:54d'être inintéressant,
00:46:55mais il pose,
00:46:56me semble-t-il
00:46:57quelques questions.
00:46:59D'abord,
00:46:59il n'est pas ciblé,
00:47:00il concerne les Français
00:47:01qui pèlent hier
00:47:02et qui sont
00:47:03aux frais réels.
00:47:04C'est donc extrêmement restreint
00:47:06par rapport
00:47:06à l'ensemble des personnes
00:47:07que vous et moi
00:47:08aujourd'hui souhaitons aider.
00:47:09Ensuite,
00:47:10c'est complexe.
00:47:10Vous savez,
00:47:10nous sommes déjà bien avancés
00:47:12dans la campagne
00:47:13de déclaration de l'impôt.
00:47:14Ça nécessiterait
00:47:15une déclaration rectificative
00:47:16ou,
00:47:17pour beaucoup de Français,
00:47:18de toucher uniquement
00:47:19ces aides-là
00:47:20en 2027.
00:47:22Et donc,
00:47:23c'est
00:47:24trop peu de Français
00:47:26et dans trop longtemps,
00:47:27là où nous,
00:47:27on souhaite pouvoir apporter
00:47:28les réponses
00:47:29les plus rapides possibles.
00:47:30Maintenant,
00:47:30vous l'avez entendu,
00:47:31le Premier ministre l'a dit,
00:47:33il y aura de nouvelles mesures
00:47:34eu égard au fait
00:47:35que cette crise
00:47:36est en train de s'installer
00:47:37et que,
00:47:38quand bien même la guerre
00:47:39s'arrêterait demain,
00:47:39les effets de la guerre
00:47:40ne prendront,
00:47:41eux,
00:47:41pas fin demain
00:47:42et ça fera indéniablement
00:47:43partie des options,
00:47:45je n'en doute pas,
00:47:46que nous allons étudier
00:47:46au gouvernement.
00:47:47Je vous remercie.
00:47:48Merci beaucoup,
00:47:49Madame la Ministre.
00:47:51La parole...
00:47:52Donc,
00:47:52avant de lui donner la parole,
00:47:53je suis heureuse
00:47:54de souhaiter la bienvenue
00:47:56à Monsieur Cyril Tribuani,
00:47:58devenu député
00:47:59de la sixième circonscription
00:48:01des Alpes-Maritimes,
00:48:02le 2 avril dernier,
00:48:03au remplacement
00:48:04de Monsieur Brian Masson.
00:48:06Monsieur le député,
00:48:06vous avez la parole.
00:48:08Merci,
00:48:08Madame la Présidente.
00:48:09Chers collègues,
00:48:10Monsieur le ministre
00:48:10de l'Economie et des Finances,
00:48:12devenu député
00:48:13des Alpes-Maritimes
00:48:14à la suite de l'élection
00:48:14de Brian Masson,
00:48:16comme maire de Quinte-sur-Mer,
00:48:17élu au premier tour,
00:48:19je veux rendre hommage
00:48:20à son mandat
00:48:22qu'il a mené
00:48:22avec conscience et énergie
00:48:23au service des Français
00:48:24ici,
00:48:25dans cette institution.
00:48:26C'est un honneur pour moi
00:48:27de servir la France
00:48:28et les Français
00:48:29au sein du groupe
00:48:29Rassemblement National
00:48:30et avec nos alliés
00:48:31du groupe UDR.
00:48:33Monsieur le ministre,
00:48:35le pouvoir d'achat
00:48:35des Français
00:48:36est étouffé,
00:48:37mais le train
00:48:38de la vie de l'Etat,
00:48:38lui,
00:48:39ne ralentit jamais.
00:48:40Trop de dépenses inutiles,
00:48:41trop d'agences,
00:48:42trop de doublons administratifs,
00:48:44trop de gaspillages,
00:48:44trop d'argent public
00:48:45dispersé au lieu
00:48:46d'être rendus
00:48:47à ceux qui travaillent,
00:48:48qui roulent
00:48:49et qui se chauffent
00:48:50et qui font leurs courses.
00:48:51Pendant que les Français
00:48:52comptent chaque euro,
00:48:53l'Etat continue
00:48:54de faire payer aux Français
00:48:55et aux citoyens
00:48:56le prix fort
00:48:57sur leurs besoins essentiels.
00:48:58Le carburant
00:48:59en est l'exemple
00:49:00le plus évident.
00:49:01Aujourd'hui,
00:49:01l'essence et le gazo
00:49:02dépassent les 2 euros
00:49:03le litre.
00:49:04Pour des millions de Français,
00:49:05chaque passage à la pompe
00:49:06devient une charge insupportable.
00:49:08Non,
00:49:09pas pour partir en vacances,
00:49:11mais pour aller travailler,
00:49:12se soigner
00:49:12ou accompagner leurs enfants.
00:49:15Marine Le Pen
00:49:15l'a toujours dit
00:49:16avec constance,
00:49:17la priorité doit être
00:49:18l'intérêt des Français.
00:49:19Elle a été précurseur
00:49:20sur le sujet
00:49:21du pouvoir d'achat
00:49:22en défendant dès 2022
00:49:23la baisse de la TVA
00:49:24sur les carburants,
00:49:25le gaz,
00:49:26l'électricité
00:49:26et le fuel,
00:49:27ainsi que la suppression
00:49:28de la TVA
00:49:29sur 100 produits
00:49:30de première nécessité.
00:49:32Si le programme
00:49:33du Rassemblement National
00:49:34avait été appliqué
00:49:34dès 2022,
00:49:35les Français
00:49:35ne souffriraient pas
00:49:36autant aujourd'hui.
00:49:37Ils paieraient moins cher
00:49:38leurs pleins,
00:49:39leurs factures d'énergie
00:49:40et leurs produits essentiels.
00:49:43Cette baisse de la TVA
00:49:44sur l'énergie
00:49:46coûterait entre
00:49:4610 et 12 milliards d'euros.
00:49:48Elle est finançable
00:49:49en réduisant
00:49:49les coûts
00:49:50de l'immigration
00:49:50massive,
00:49:51en diminuant
00:49:52la contribution française
00:49:53à l'Union européenne,
00:49:55en diminuant
00:49:57qui a augmenté
00:49:58de près de 6 milliards
00:49:59d'euros cette année
00:50:00et en coupant
00:50:01dans les dépenses inutiles
00:50:02d'un État
00:50:03qui s'enfonce
00:50:03dans la gabegie financière.
00:50:05Monsieur le ministre,
00:50:06depuis le début
00:50:07de cette crise,
00:50:08le gouvernement
00:50:09semble désemparé.
00:50:10Or, les Français
00:50:11sont en droit
00:50:11d'attendre
00:50:12du gouvernement
00:50:12de l'action.
00:50:13Alors, monsieur le ministre,
00:50:15quelles mesures
00:50:15allez-vous prendre
00:50:16pour protéger
00:50:16le pouvoir d'achat
00:50:17de tous les Français ?
00:50:17Merci beaucoup,
00:50:19monsieur le député.
00:50:20La parole est à
00:50:20madame Maude Bréjon,
00:50:22ministre en charge
00:50:23de l'énergie
00:50:24et porte-parole
00:50:25du gouvernement.
00:50:27Merci, madame la présidente.
00:50:29Mesdames et messieurs
00:50:29les députés,
00:50:30monsieur le député,
00:50:30on avait dans votre question
00:50:31un petit agrégé
00:50:33de vos sujets préférés
00:50:34du moment,
00:50:35la baisse de la TVA,
00:50:36d'une part,
00:50:36la faute,
00:50:37c'est à l'Union européenne,
00:50:38d'autre part,
00:50:39et allons chercher l'argent
00:50:40sur l'immigration,
00:50:42troisièmement.
00:50:43Tout ça n'est pas très sérieux.
00:50:44Vous le savez,
00:50:44on a fait le choix
00:50:45d'aider les Français,
00:50:46je le redis,
00:50:47les Français qui travaillent,
00:50:48les secteurs d'activité
00:50:50qui en avaient le plus besoin.
00:50:51Vous proposez une baisse
00:50:52de la TVA
00:50:53de manière totalement indiscriminée,
00:50:5510 à 12 milliards d'euros
00:50:57de dépenses,
00:50:58ce n'est pas raisonnable
00:50:59au regard de ce que sont
00:51:01les finances publiques
00:51:02et ce n'est pas raisonnable
00:51:03au regard des enjeux
00:51:04que nous avons devant nous.
00:51:05La priorité,
00:51:06elle doit être donnée
00:51:07à la transition énergétique,
00:51:09que ça vous plaise ou non.
00:51:10Quand vous proposez
00:51:11une mesure qui vise
00:51:12à sponsoriser
00:51:13les énergies fossiles,
00:51:15à qui cela bénéficie ?
00:51:17Cela bénéficiera au gaz,
00:51:18au gaz qu'on va chercher
00:51:19aux Etats-Unis,
00:51:20au gaz qu'on va chercher
00:51:21en Algérie,
00:51:22alors que la solution,
00:51:24c'est de privilégier,
00:51:25vous le savez,
00:51:25le nucléaire,
00:51:26la transition énergétique
00:51:27avec les énergies renouvelables,
00:51:29l'accélération,
00:51:30l'électrification
00:51:30en étant aux côtés
00:51:31des Français
00:51:31pour leur permettre
00:51:32de le faire
00:51:33et certainement pas
00:51:34avec des solutions démagogiques.
00:51:36Merci beaucoup,
00:51:37Madame la Ministre.
00:51:38La parole est à présent
00:51:39à Monsieur Eric Michoud
00:51:40pour le groupe UDR.
00:51:45Merci, Madame la Présidente.
00:51:47Ma question s'adresse
00:51:48à Monsieur le ministre
00:51:50de l'Intérieur.
00:51:51Ce week-end,
00:51:51dans le Cher,
00:51:52un terrain militaire
00:51:54a été basculé
00:51:55en zone de non-droit.
00:51:57On parle d'une zone sensible
00:51:58et surveillé
00:52:00qui échappe
00:52:01à la République.
00:52:0230 000 teufers
00:52:03venus de toute l'Europe,
00:52:05cocaïne,
00:52:06crack
00:52:06et des drogues de synthèse
00:52:07en libre-service,
00:52:09violence
00:52:09et overdose
00:52:10à répétition,
00:52:1163 armes saisies
00:52:13sur le théâtre
00:52:14des opérations.
00:52:15A ce niveau-là,
00:52:16ce n'est plus
00:52:17une simple soirée
00:52:18ni une fête
00:52:18entre amis,
00:52:19c'est une provocation
00:52:21des gauchistes
00:52:21contre notre République.
00:52:23Pendant que l'extrême-gauche
00:52:25bordélise le pays
00:52:27et menace
00:52:28reste notre République.
00:52:30La loi reste implacable
00:52:32contre les honnêtes gens.
00:52:33Un seul exemple,
00:52:34un agriculteur
00:52:35risque jusqu'à
00:52:36150 000 euros d'amende
00:52:38et trois ans de prison
00:52:39pour pouvoir curer un fossé.
00:52:40Les rêves partis
00:52:41sont un calvaire
00:52:43pour les riverains,
00:52:44pour des élus locaux,
00:52:45pour les agriculteurs.
00:52:47Ils sont les victimes
00:52:48de la gauche
00:52:49et de l'extrême-gauche.
00:52:51La voilà,
00:52:52la nouvelle France
00:52:53fantasmée par LFI,
00:52:55une France
00:52:56où il est normal
00:52:56de squatter,
00:52:57de se droguer,
00:52:58de s'armer pour une soirée
00:53:00et de danser
00:53:00sur les bombes.
00:53:0130 000 squatteurs
00:53:03qui transforment
00:53:04nos campagnes
00:53:05en latrines géantes,
00:53:06ce n'est pas
00:53:07une expression culturelle.
00:53:09Qui accepterait
00:53:10d'envoyer
00:53:11ses propres enfants,
00:53:12ses filles
00:53:13et ses fils
00:53:14dans de telles manifestations ?
00:53:16Les complices
00:53:17de ce laxisme
00:53:18n'aiment
00:53:19ni la jeunesse,
00:53:20ni la vie,
00:53:20ni la fête.
00:53:22L'extrême-gauche
00:53:23choisit toujours
00:53:23la démagogie absolue,
00:53:25une démagogie
00:53:27qui permet
00:53:27d'accepter tout,
00:53:29de tolérer tout,
00:53:30une démagogie
00:53:31où le renoncement
00:53:32prend le pas
00:53:32sur l'éducation.
00:53:34On n'éduque pas
00:53:35à la liberté
00:53:36avec de telles résignations.
00:53:38Un peuple
00:53:39qui se résigne
00:53:40est un peuple perdu.
00:53:41Monsieur le ministre,
00:53:42que comptez-vous faire
00:53:43pour prévenir en amont
00:53:45ce genre de rassemblement
00:53:46et de redonner
00:53:47du sens au mot
00:53:49liberté,
00:53:50égalité,
00:53:51fraternité
00:53:52et vive la France.
00:53:54Merci,
00:53:55monsieur le député.
00:53:56La parole est
00:53:56à monsieur Laurent Muniz,
00:53:58ministre de l'Intérieur.
00:54:01Merci,
00:54:01madame la présidente,
00:54:02mesdames et messieurs
00:54:03les députés.
00:54:04Monsieur le député,
00:54:05vous avez parfaitement raison.
00:54:06Quand on incite
00:54:07à ce type de rassemblement,
00:54:08c'est au mépris
00:54:10de la loi.
00:54:11Vous avez raison
00:54:11de le rappeler,
00:54:12il y a un cadre légal.
00:54:13Si ces rassemblements
00:54:14au-delà de 500
00:54:15sont soumis à déclaration,
00:54:16c'est bien pour qu'on puisse
00:54:17aider à les organiser.
00:54:19Ça n'était pas le cas
00:54:20au cas d'espèce.
00:54:21Je peux vous dire
00:54:22en toute hypothèse
00:54:22qu'il est toujours
00:54:23très difficile
00:54:23de prévenir
00:54:24ce type de rassemblement
00:54:25quand les gens
00:54:25arrivent à plusieurs milliers
00:54:26qui s'organisent
00:54:28de manière quasi-militaire
00:54:29qui convergent
00:54:29en tout point
00:54:30du territoire national.
00:54:31Et je vous redis
00:54:32ce que je disais
00:54:32à monsieur le député
00:54:33Loïc Carverand,
00:54:35il a été impossible
00:54:37au cours des décennies passées
00:54:39d'empêcher
00:54:39ce type de rassemblement
00:54:40quand ils sont décidés
00:54:41par des personnes
00:54:42aussi organisées.
00:54:44En revanche,
00:54:45en revanche,
00:54:45il faut que nous modifions
00:54:47la loi clairement
00:54:47pour être beaucoup plus
00:54:48dissuasifs que nous le sommes.
00:54:50Oui, nous avons organisé
00:54:51des contrôles systématiques.
00:54:52Tout le monde a été soumis
00:54:53à des contrôles d'alcoolémie,
00:54:55à des contrôles de stupéfiants.
00:54:56Tout le monde a été,
00:54:57beaucoup de personnes,
00:54:58plusieurs milliers de personnes
00:54:58ont été verbalisées.
00:55:00Je le disais tout à l'heure,
00:55:01il y a une enquête
00:55:01de la section de recherche
00:55:02de Bourges
00:55:03sous l'autorité du parquet
00:55:04du Cher
00:55:04qui vise à identifier
00:55:05les organisateurs.
00:55:06Et au moment où je vous parle,
00:55:07nous saisissons quasiment
00:55:08tout le matériel.
00:55:09Ça a été compliqué cette nuit.
00:55:11Ils ont tenté de faire une sortie
00:55:13par la force,
00:55:13par la violence.
00:55:14Vous avez raison de rappeler
00:55:15que ce ne sont pas
00:55:16de gentils festivaliers.
00:55:18Ils en sont pris aux gendarmes
00:55:19et nous avons six gendarmes
00:55:20qui sont blessés.
00:55:21Et il y aura une réponse
00:55:22qui sera de la plus grande fermeté.
00:55:24Mais la réponse,
00:55:25elle passe aussi
00:55:25par une modification de la loi.
00:55:27C'est ce que je disais
00:55:27à monsieur le député Loïc Carvan.
00:55:29Il faut maintenant créer
00:55:30des délits,
00:55:31des délits,
00:55:32car c'est bien de délits
00:55:33dont il s'agit.
00:55:34On ne peut pas se contenter
00:55:34de simples contraventions.
00:55:36Quand vous occupez un terrain
00:55:37pendant quatre jours,
00:55:38que vous créez autant de nuisances,
00:55:39ça ne peut pas être verbalisé
00:55:40comme une simple infraction routière.
00:55:42Et évidemment,
00:55:43je vous rejoins,
00:55:44il faut un délit
00:55:44sur l'organisation
00:55:46et sur la participation
00:55:47qui doit être plus durement sanctionnée.
00:55:49Il n'y a que la décision,
00:55:51que la dissuasion, pardon,
00:55:52qui paye.
00:55:52Il n'y a malheureusement
00:55:53que la répression
00:55:54face à des gens
00:55:55qui ne sont animés
00:55:55que de mauvaises intentions
00:55:56et qui créent énormément
00:55:58de nuisances,
00:55:58contrairement à ce qu'ils disent.
00:56:00Merci beaucoup,
00:56:01monsieur le ministre.
00:56:02La parole est à présent
00:56:03à madame Red Arbolot
00:56:05pour le groupe GDR.
00:56:10Merci, madame la présidente.
00:56:12Madame la ministre,
00:56:13mes chers collègues,
00:56:14Yorana,
00:56:15début 2026,
00:56:16après des mois
00:56:17de travail budgétaire,
00:56:18le Parlement s'est vu retirer
00:56:19l'une de ses prérogatives essentielles,
00:56:22celle de voter le budget.
00:56:23Dans ce cadre contraint,
00:56:25peu d'amendements issus du terrain
00:56:27ont été retenus.
00:56:28Deux concernaient directement
00:56:30la Polynésie française.
00:56:31Le premier,
00:56:332 millions d'euros
00:56:33pour renforcer la lutte
00:56:34contre l'ICE,
00:56:36cette méthamphétamine
00:56:37qui ravage notre pays
00:56:38et nos familles,
00:56:39avec des moyens
00:56:40pour la prévention,
00:56:41les douanes,
00:56:42les contrôles
00:56:42et les effectifs
00:56:43sur le terrain.
00:56:44Le second,
00:56:45un poste supplémentaire
00:56:47pour le SIVEN
00:56:47afin d'accélérer
00:56:48l'indemnisation
00:56:49des victimes
00:56:50des essais nucléaires.
00:56:51Ces mesures ont été confirmées
00:56:53et même mises en avant
00:56:54dans un courrier
00:56:55de votre ministère
00:56:56adressé aux parlementaires
00:56:57ultramarins.
00:56:58Mais aujourd'hui,
00:56:59nous sommes au mois de mai
00:57:00et personne n'a vu
00:57:01la couleur de ces crédits
00:57:03pourtant inscrits
00:57:04dans le budget.
00:57:05Ni le haut-commissariat
00:57:06en Polynésie française
00:57:07ni le SIVEN
00:57:08qui fonctionne toujours
00:57:09à effectif constant.
00:57:11Alors oui,
00:57:12l'Etat agit déjà,
00:57:13mais les moyens supplémentaires
00:57:14que vous avez annoncés,
00:57:16validés,
00:57:16présentés comme acquis,
00:57:18où sont-ils ?
00:57:19Face à mes nombreuses relances,
00:57:21je n'obtiens que des réponses
00:57:22évasives
00:57:23ou des renvois
00:57:24de responsabilités
00:57:25entre ministères.
00:57:26Il n'appartient tout de même
00:57:28pas à un parlementaire
00:57:29de se transformer
00:57:29en détective budgétaire.
00:57:32J'aurais préféré
00:57:33consacrer cet instant
00:57:34à d'autres sujets majeurs
00:57:36pour les Outre-mer.
00:57:37Madame la ministre,
00:57:38où sont ces crédits ?
00:57:40Et surtout,
00:57:41quand seront-ils enfin
00:57:42une réalité sur le terrain ?
00:57:45Merci beaucoup,
00:57:46Madame la députée.
00:57:47La parole est à Madame
00:57:48Naïma Moutchou,
00:57:49ministre des Outre-mer.
00:57:55Merci, Madame la Présidente,
00:57:57Mesdames, Messieurs,
00:57:57les députés,
00:57:58Madame la députée
00:57:58Redard-Belot.
00:58:00Vous évoquez
00:58:00deux sujets d'importance
00:58:01pour le territoire
00:58:02polynésien.
00:58:03C'est vrai qu'il y avait été
00:58:03porté par voie d'amendement
00:58:05dans le cadre
00:58:05de la dernière loi de finances.
00:58:07D'abord,
00:58:07le fléau de la lutte
00:58:08contre les addictions
00:58:09pour la Polynésie française.
00:58:11Le premier sujet,
00:58:12le deuxième sujet,
00:58:13qui est un sujet
00:58:15de justice
00:58:15et de reconnaissance,
00:58:16le renforcement
00:58:17et notamment des moyens
00:58:17qui sont alloués
00:58:18au comité d'indemnisation
00:58:19des victimes
00:58:20des essais nucléaires.
00:58:22Sur le premier sujet,
00:58:23je vais vous dire d'abord
00:58:24que nous sommes très engagés.
00:58:25Vous le savez,
00:58:26vous l'avez dit
00:58:27à travers votre question,
00:58:28l'Etat est au rendez-vous,
00:58:29nous déployons des moyens
00:58:30avec l'office anti-stupéfiants,
00:58:33avec les forces de sécurité
00:58:34et nous saisissons d'ailleurs
00:58:37des quantités records
00:58:38de drogues
00:58:39au large de la Polynésie française.
00:58:41C'est un sujet
00:58:42de préoccupation majeure,
00:58:43je tiens à vous le redire.
00:58:45Voilà pourquoi,
00:58:45et je ne tournerai pas
00:58:46autour de vous,
00:58:47je vais vous confirmer
00:58:48l'engagement
00:58:48de l'Etat
00:58:49qui sera tenu,
00:58:50cette enveloppe
00:58:51de 2 millions d'euros
00:58:53supplémentaires
00:58:53pour lutter
00:58:53contre la méta-amphétamine,
00:58:55l'ICE,
00:58:56comme on l'appelle,
00:58:57qui est une drogue
00:58:58très addictive
00:58:59en plus de ce que nous faisons
00:59:01pour le reste.
00:59:02C'est un engagement
00:59:02qui sera tenu,
00:59:03je peux vous dire
00:59:03qu'il sera inscrit
00:59:05dans le cadre
00:59:05du programme 176
00:59:06qui relève de la mission sécurité
00:59:08et il fera l'objet
00:59:09d'une mise en oeuvre
00:59:10effective,
00:59:11je serai moi-même vigilante
00:59:12en lien avec le ministre
00:59:13de l'Intérieur
00:59:14pour qu'il soit rapidement
00:59:15déployé en action concrète,
00:59:17effective,
00:59:18pour protéger
00:59:19nos compatriotes
00:59:20de la Polynésie.
00:59:21Sur le deuxième sujet,
00:59:22sur le renforcement
00:59:23des moyens du CIVEN,
00:59:25là aussi,
00:59:25l'engagement sera tenu
00:59:27prochainement
00:59:27et ce poste supplémentaire
00:59:29sera pourvu,
00:59:30il le sera dans le cas
00:59:31des postes
00:59:33du programme
00:59:34des services
00:59:34du Premier ministre
00:59:35comme les autres postes
00:59:36du CIVEN,
00:59:37toujours pour garantir
00:59:38là encore un traitement
00:59:39plus rapide
00:59:40et plus efficace.
00:59:42Je veux vous assurer
00:59:43de ma vigilance
00:59:44à vos côtés,
00:59:45Madame la députée,
00:59:45et vous le savez,
00:59:46pour tenir ses engagements
00:59:47pour que nous puissions
00:59:48continuer ensemble
00:59:49à douter contre le fléau
00:59:51de l'addiction
00:59:51en Polynésie
00:59:52qui nous inquiète
00:59:53et bien sûr
00:59:53à assurer ce devoir
00:59:54de mémoire
00:59:55et de réparation
00:59:56pour nos compatriotes.
00:59:57Merci Madame la ministre.
00:59:59Madame la députée.
01:00:02Madame la ministre,
01:00:03cela fait des mois
01:00:04que je relance vos services
01:00:05sans résultat.
01:00:06Je prends acte
01:00:07de votre réponse.
01:00:08Faut-il vraiment
01:00:09une QAG
01:00:10pour que l'administration
01:00:11exécute ce que le gouvernement
01:00:12a lui-même fait adopter ?
01:00:14Et pendant ce temps,
01:00:15je dois renoncer
01:00:16à d'autres sujets majeurs
01:00:18pour les Outre-mer.
01:00:19Ce fonctionnement
01:00:19n'est pas acceptable.
01:00:21Merci beaucoup Madame la députée.
01:00:23La parole est à Monsieur
01:00:24Perceval Gaillard
01:00:26pour la France insoumise.
01:00:29Merci Madame la présidente.
01:00:31Madame la ministre des Outre-mer,
01:00:33en annonçant l'ouverture
01:00:34du capital de ces sucreries,
01:00:36la multinationale Théréos
01:00:38a déclenché
01:00:39un véritable séisme
01:00:40à la Réunion.
01:00:40En Missouk,
01:00:41à l'abri de regard,
01:00:42le groupe Théréos,
01:00:43l'un des cinq plus gros profiteurs
01:00:45de la PAC,
01:00:46gavé par les subventions publiques,
01:00:48se prépare à vendre
01:00:50au groupe Lamartier
01:00:50et les sucreries
01:00:52de la Réunion.
01:00:52L'Etat ne doit pas,
01:00:54l'Etat ne peut pas
01:00:55rester les bras croisés
01:00:57dans cette affaire.
01:00:58Les enjeux économiques,
01:01:00sociaux et politiques
01:01:01sont énormes.
01:01:02La filière canne,
01:01:03ce ne sont pas uniquement
01:01:0415 000 emplois directs,
01:01:05indirects
01:01:06ou induits chez nous.
01:01:08La canne à sucre,
01:01:08c'est l'histoire de la Réunion.
01:01:10Elle a façonné
01:01:11non seulement la géographie
01:01:12de notre île,
01:01:13mais aussi son peuplement.
01:01:14Que nous le voulions ou non,
01:01:16nous sommes toutes et tous
01:01:17les héritiers de cette histoire.
01:01:19Madame la ministre,
01:01:20ma question est donc simple.
01:01:21Allez-vous rester les bras croisés
01:01:23à contempler le désastre annoncé
01:01:25ou allez-vous enfin
01:01:26vous décider à agir ?
01:01:27L'Etat est-il prêt
01:01:29à soutenir les planteurs
01:01:30de cannes réunionnais
01:01:31qui s'organisent
01:01:32pour prendre le contrôle
01:01:33de leurs outils de travail
01:01:34sous la forme
01:01:35d'une coopérative ?
01:01:36Nous voulons à la Réunion
01:01:39rester maître de notre destin.
01:01:41Le savoir-faire,
01:01:43le marché,
01:01:43l'industrie,
01:01:44tout est là.
01:01:45Il manque uniquement
01:01:46à la volonté politique
01:01:47du gouvernement.
01:01:48Le modèle réunionnais
01:01:50agricole et industriel
01:01:51est prêt.
01:01:52Nous sommes prêts.
01:01:53Alors vous,
01:01:53madame la ministre,
01:01:54êtes-vous prête
01:01:55à tordre le bras
01:01:56de Théréos
01:01:56et à aider nos planteurs
01:01:58et nos industriels ?
01:01:59Êtes-vous prête,
01:02:00vous,
01:02:00madame la ministre,
01:02:01à nous aider
01:02:02à développer la Réunion
01:02:03plutôt que de rester
01:02:04spectatrice ?
01:02:05Êtes-vous prête,
01:02:06vous,
01:02:06madame la ministre,
01:02:08à privilégier
01:02:08l'intérêt général
01:02:09et l'intérêt supérieur
01:02:11de la Réunion
01:02:12contre les intérêts
01:02:13des multinationales ?
01:02:14Je vous remercie.
01:02:15Merci beaucoup,
01:02:16monsieur le député.
01:02:16La parole est à madame
01:02:17Naïma Moutchou,
01:02:19ministre des Outre-mer.
01:02:25Merci, madame la présidente,
01:02:26mesdames, messieurs les députés,
01:02:27monsieur le député Gaillard.
01:02:29Vous m'interrogez sur le projet
01:02:31de Théréos,
01:02:32de restructurer son cadre
01:02:34capital social,
01:02:35c'est la filière océan indien
01:02:37et ça concerne effectivement
01:02:38en particulier
01:02:39les sucreries de la Réunion.
01:02:41D'abord,
01:02:41je voudrais redire clairement,
01:02:42profiter de cette question
01:02:43pour redire
01:02:43et simplement
01:02:44notre attachement
01:02:45à la filière canne réunionnaise
01:02:47et vous l'avez très bien dit,
01:02:48ça dépasse largement
01:02:50la simple production de sucre
01:02:51sur le territoire.
01:02:52C'est une filière
01:02:53très stratégique,
01:02:54c'est une filière
01:02:55qui vient irriguer
01:02:56l'ensemble
01:02:56du système agroalimentaire
01:02:59du territoire
01:03:00et nous y tenons
01:03:01et c'est d'ailleurs pour ça
01:03:03et nous nous en souvenons
01:03:04qu'après notamment
01:03:05les cyclones
01:03:05qui ont frappé le territoire,
01:03:07nous avons été au rendez-vous
01:03:08pour débloquer
01:03:09les fonds de secours.
01:03:09C'était justement
01:03:10pour venir
01:03:11en appui de ce modèle
01:03:12que vous avez vous-même
01:03:14évoqué à l'instant.
01:03:15Sur la question
01:03:16de l'actionnariat,
01:03:17monsieur le député,
01:03:19nous serons vigilants,
01:03:20l'Etat sera vigilant.
01:03:22La question qui se pose,
01:03:23la question de la structuration
01:03:24de cet actionnariat,
01:03:25c'est une question
01:03:26de stratégie
01:03:27d'un groupe privé.
01:03:28Ne l'oublions pas,
01:03:29l'Etat n'est pas actionnaire
01:03:30dans ce groupe
01:03:31mais nous resterons vigilants.
01:03:32Je veux le dire.
01:03:33Terreos a pris l'engagement
01:03:35devant le conseil départemental,
01:03:37devant le CGPER.
01:03:38Il a pris l'engagement,
01:03:39il a fait le choix
01:03:40d'avoir un ancrage
01:03:42territorial
01:03:43de l'activité.
01:03:44Ça, c'est important.
01:03:45Nous l'avons nous-mêmes
01:03:46entendu.
01:03:47Nous serons donc
01:03:48à l'affût,
01:03:49nous aussi,
01:03:50à vos côtés
01:03:51pour que cet engagement
01:03:52soit tenu,
01:03:53pour que, effectivement,
01:03:54cette identité réunionnaise
01:03:55du modèle
01:03:56que vous avez évoqué
01:03:57ne disparaisse pas.
01:04:00Nous veillerons donc
01:04:01au respect
01:04:01de cet engagement
01:04:02et je le dis,
01:04:02la convention Cannes
01:04:03continuera de s'appliquer
01:04:05là aussi
01:04:05sans aucune ambiguïté
01:04:07et sans obstacles
01:04:08et j'espère voir aussi
01:04:09dans cette recomposition
01:04:10une forme d'opportunité,
01:04:12monsieur le député,
01:04:13pour que des investisseurs locaux
01:04:15puissent aussi venir
01:04:18prendre place
01:04:19dans cette filière
01:04:20très stratégique.
01:04:22Nous surveillerons ça
01:04:23de près
01:04:24dans l'intérêt
01:04:24de la Réunion
01:04:25des Réunionnais.
01:04:26Merci beaucoup,
01:04:26Madame la Ministre.
01:04:27Monsieur le député.
01:04:29Il veut, il peut.
01:04:31Et quand il s'agit
01:04:31d'aider les actionnaires
01:04:33et les multinationales,
01:04:34votre gouvernement le fait.
01:04:36Alors, aidez-nous là,
01:04:37effectivement,
01:04:38à garder notre outil
01:04:39de production
01:04:39à la Réunion,
01:04:40aidez nos planteurs,
01:04:41nos industriels
01:04:42à faire en sorte
01:04:43que nos usines
01:04:44ne soient pas vendues.
01:04:46Merci,
01:04:46Monsieur le député.
01:04:47La parole est à présent
01:04:48à monsieur Christophe Benz
01:04:50pour le Rassemblement National.
01:04:55Merci,
01:04:56Madame la Présidente.
01:04:57Les Français sont étranglés
01:04:59financièrement
01:04:59par les impôts,
01:05:00les taxes,
01:05:01l'inflation,
01:05:02la hausse des prix,
01:05:03de l'alimentation
01:05:03ou encore de l'énergie.
01:05:05Le coût de la vie
01:05:06augmente plus vite
01:05:06que les revenus du travail.
01:05:08Les Français s'appauvrissent
01:05:09et ressentent quotidiennement
01:05:10leur déclassement.
01:05:12Dans le même temps,
01:05:12un sondage Ipsos
01:05:13du mois dernier
01:05:14montre que la santé
01:05:15est devenue
01:05:16la première préoccupation
01:05:17des Français
01:05:18sur fond
01:05:19de crise du pouvoir d'achat.
01:05:20Conséquence,
01:05:21en plus de l'augmentation
01:05:22des pertes de chance médicales,
01:05:23faute de personnel soignant
01:05:25suffisant
01:05:25et la hausse du reste
01:05:26à charge des dépenses
01:05:27de santé,
01:05:29le renoncement aux soins
01:05:30augmente
01:05:31et ce, d'abord
01:05:32pour des raisons financières.
01:05:3473% des Français
01:05:35ont déjà renoncé
01:05:36à un soin
01:05:37ces cinq dernières années.
01:05:38Tous les prix explosent.
01:05:40Des millions de Français
01:05:41sont désormais
01:05:41confrontés chaque mois
01:05:42à des choix cornéliens,
01:05:44des arbitrages impossibles
01:05:45sur l'essentiel
01:05:46entre se nourrir,
01:05:48se déplacer,
01:05:48se chauffer
01:05:49ou se soigner.
01:05:50Moralité,
01:05:51vos choix économiques
01:05:52ont des conséquences sanitaires.
01:05:54La crise du pouvoir d'achat,
01:05:55c'est aussi la mise en péril
01:05:56de la santé des Français
01:05:57qui vivent dans leur chair.
01:05:59Les conséquences
01:05:59des politiques
01:06:00que vous avez menées
01:06:01depuis neuf longues années
01:06:02et qui ont dégradé
01:06:03notre système de santé.
01:06:05Il nous reste encore
01:06:07douze mois
01:06:07à souffrir du macronisme.
01:06:09Mais il n'est jamais
01:06:10trop tard pour bien faire.
01:06:11Alors,
01:06:12à quand des mesures
01:06:13urgentes,
01:06:14concrètes,
01:06:15efficaces,
01:06:15conjointement
01:06:16dans le domaine économique,
01:06:17social et sanitaire
01:06:18pour simplifier
01:06:19notre système
01:06:20de santé,
01:06:21lutter contre
01:06:22la suradministration,
01:06:23former davantage
01:06:24de soignants,
01:06:25améliorer l'accès
01:06:25aux soins de proximité,
01:06:27régler l'engorgement
01:06:28des urgences hospitalières
01:06:29tout en réduisant
01:06:30les taxes
01:06:31sur les énergies
01:06:32ou encore
01:06:32les produits
01:06:33de première nécessité
01:06:34afin de redonner
01:06:35aux Français
01:06:36les moyens
01:06:37de vivre
01:06:38et de se soigner
01:06:38dignement.
01:06:40Merci monsieur le député.
01:06:42La parole est à Stéphanie Risse,
01:06:44ministre de la Santé.
01:06:49Merci madame la présidente,
01:06:51monsieur les députés,
01:06:53Christophe Benz.
01:06:54Vous avez oublié de dire
01:06:56dans votre question
01:06:57que la France
01:06:58est le troisième
01:06:59pays de l'Europe
01:07:01qui a le reste à charge
01:07:02pour la prise en charge
01:07:03de ses soins
01:07:04les plus bas.
01:07:05Et oui,
01:07:06en moyenne,
01:07:07en Europe,
01:07:07le reste à charge
01:07:08des Européens
01:07:10est environ
01:07:10de 14,6%
01:07:12alors qu'il est
01:07:13à 7,8%
01:07:14en France.
01:07:15C'est important
01:07:17de le redire.
01:07:18Nous avons
01:07:18trois financeurs
01:07:19dans notre modèle social.
01:07:21L'assurance
01:07:21aux maladies obligatoires
01:07:23qui fait à peu près
01:07:2380% du financement
01:07:25de 100 milliards
01:07:26en 2024.
01:07:27Les assurances
01:07:28maladies complémentaires
01:07:29qui font à peu près
01:07:3012,8%
01:07:31c'est 32 milliards
01:07:33en 2024.
01:07:34Et les ménages,
01:07:35il est vrai,
01:07:357,8%
01:07:37c'est environ
01:07:3820 milliards
01:07:39c'est compris
01:07:39avec les franchises
01:07:41et les primes
01:07:42d'assurance
01:07:43par exemple.
01:07:44Donc oui,
01:07:44il existe un reste
01:07:45à charge
01:07:45pour les Français
01:07:46mais oui,
01:07:46notre modèle social
01:07:47nous protège
01:07:49deux fois plus
01:07:50que tous les pays
01:07:51européens
01:07:52autour de nous.
01:07:53C'est important
01:07:55de le rappeler
01:07:55mais oui aussi,
01:07:56il existe
01:07:57une crise
01:07:58actuelle géopolitique,
01:08:00une guerre
01:08:00qui s'ajoute
01:08:01à la guerre
01:08:02en Ukraine
01:08:03qui a un impact
01:08:04évidemment
01:08:05sur nos finances
01:08:06publiques
01:08:06et qu'il faut
01:08:07regarder en face.
01:08:09Et si nous voulons
01:08:10et je crois
01:08:11qu'il faut le dire
01:08:11en regardant
01:08:13les Français
01:08:13dans les yeux,
01:08:14si nous voulons
01:08:14continuer à avoir
01:08:16un modèle social
01:08:17qui nous protège,
01:08:18qui protège
01:08:19les plus fragiles,
01:08:21oui,
01:08:22nous allons devoir
01:08:23regarder
01:08:24comment maîtriser
01:08:25nos dépenses sociales
01:08:27et notamment
01:08:28ce reste à charge.
01:08:29Je crois qu'il ne doit
01:08:30pas y avoir
01:08:30de tabou
01:08:31mais nous avons,
01:08:33encore une fois,
01:08:33je le redis
01:08:34parce que c'est important
01:08:35et nous pouvons
01:08:36en être fiers,
01:08:36nous avons un reste
01:08:37à charge
01:08:38très bas
01:08:39dans notre pays.
01:08:40Sur l'accès aux soins,
01:08:42monsieur le député,
01:08:43vous m'interrogez
01:08:44régulièrement
01:08:45sur cette question.
01:08:46Vous savez
01:08:46que cette majorité
01:08:48a été celle
01:08:49qui a arrêté
01:08:50le numerus clausus
01:08:51et qui a permis
01:08:52d'augmenter
01:08:53le nombre
01:08:53de médecins formés
01:08:54plus toutes les autres
01:08:55mesures que nous avons
01:08:56mis en place
01:08:56depuis ces dernières années.
01:08:58Merci beaucoup,
01:08:58madame la ministre.
01:09:00La parole est à présent
01:09:01à monsieur Paul Mollac
01:09:02pour le groupe FIOT.
01:09:04Merci, madame la présidente.
01:09:06Ma question s'adresse
01:09:07à madame la ministre
01:09:08de l'Agriculture.
01:09:09La politique agricole commune
01:09:11est actuellement
01:09:11en pleine renégociation.
01:09:13Ce programme européen
01:09:14est vital
01:09:15pour notre agriculture.
01:09:16Il arrive parfois
01:09:17que les aides de la PAC
01:09:18représentent pour les agriculteurs
01:09:19ce qui leur permet
01:09:20de ne pas terminer
01:09:21l'exercice en déficit.
01:09:23Elles sont primordiales
01:09:24pour l'adaptation
01:09:25de notre agriculture
01:09:26aux pressions économiques mondiales
01:09:28et aux attentes sociétales
01:09:29et environnementales.
01:09:30Les négociations
01:09:31de la nouvelle PAC
01:09:32sont donc scrutées
01:09:33avec attention
01:09:34par les organisations agricoles.
01:09:36J'ai rencontré
01:09:37dernièrement
01:09:37le groupon
01:09:38des agriculteurs biologiques
01:09:39du Morbihan.
01:09:41Et ces aides
01:09:43sont en grande partie
01:09:44données en fonction
01:09:45des surfaces,
01:09:46ce qui désavantage
01:09:47les petites structures.
01:09:48Alors j'irai directement
01:09:49au but
01:09:49avec les questions suivantes.
01:09:51comment seront aidées
01:09:53les très petites structures
01:09:54et je pense notamment
01:09:55à celles qui font du maraîchage.
01:09:57Les mesures agro-environnementales
01:09:59et climatiques
01:09:59seront-elles poursuivies ?
01:10:01Comment le gouvernement
01:10:02envisage-t-il
01:10:04de rétablir l'aide
01:10:05au maintien
01:10:06en agriculture biologique ?
01:10:08Et comment le gouvernement
01:10:09envisage-t-il
01:10:09le financement
01:10:10de l'agriculture
01:10:10sachant que Bruxelles
01:10:11voudra à l'avenir
01:10:12que 30% de financement
01:10:13soit donné par les Etats
01:10:15alors que c'était
01:10:1620% aujourd'hui ?
01:10:19Merci beaucoup
01:10:20Monsieur le député.
01:10:21La parole est à
01:10:22Madame Annie Gennevar,
01:10:23ministre de l'Agriculture.
01:10:26Merci Madame la Présidente,
01:10:27Mesdames et Messieurs les députés,
01:10:28Monsieur le député
01:10:29Paul Molac,
01:10:30merci pour cette question
01:10:31qui concerne
01:10:32une politique
01:10:33que vous avez qualifiée
01:10:34de vitale
01:10:34et en effet
01:10:35elle l'est
01:10:35pour nos agriculteurs.
01:10:37Alors
01:10:37les négociations
01:10:39sont en cours
01:10:40et le gouvernement
01:10:40a fait évidemment
01:10:42du soutien à la PAC
01:10:43une priorité absolue.
01:10:45La première des priorités
01:10:46c'est d'abord
01:10:47de se battre
01:10:47pour un budget.
01:10:49Le budget doit être maintenu.
01:10:52Un budget qui soit
01:10:53à la mesure des enjeux
01:10:54qui répondent
01:10:55aux attentes
01:10:56de nos agriculteurs.
01:10:57Nous défendons
01:10:58notamment
01:10:59dans les négociations
01:11:00le relèvement
01:11:01de la part européenne
01:11:02de la PAC
01:11:03car vous avez raison
01:11:04de souligner
01:11:05que dans
01:11:06les propositions
01:11:07de la Commission
01:11:07la part
01:11:08d'autofinancement national
01:11:10est plus importante
01:11:11et évidemment
01:11:12plus risquée
01:11:14de ce fait
01:11:15et notamment
01:11:16pour les politiques
01:11:17sectorielles
01:11:17je pense aux fruits
01:11:18et légumes
01:11:19je pense à la viticulture
01:11:20je pense aux politiques
01:11:21agro-environnementales
01:11:23je pense aussi
01:11:23au budget
01:11:24de l'outre-mer
01:11:26par ailleurs
01:11:27les projets
01:11:29de règlement
01:11:29qui sont actuellement
01:11:30en cours
01:11:31de discussion
01:11:33parlent
01:11:34de la taille
01:11:34des structures
01:11:35et notamment
01:11:35du soutien apporté
01:11:36aux petites structures
01:11:37nous y serons
01:11:38attentifs
01:11:39notamment
01:11:40pour ce qui concerne
01:11:41le maraîchage
01:11:42nous sommes en déficit
01:11:44de souveraineté
01:11:45alimentaire
01:11:46vous le savez
01:11:46quand on mesure
01:11:48agro-environnementale
01:11:49qui sont présentes
01:11:50dans les dispositifs
01:11:52proposés
01:11:53pour la future PAC
01:11:54elle reste à préciser
01:11:56il y a encore
01:11:56beaucoup de choses
01:11:57qui ne sont pas
01:11:57absolument déterminées
01:11:59en tout cas
01:12:00je porte
01:12:00dans la négociation
01:12:02des demandes
01:12:02que l'on maintienne
01:12:03ces politiques
01:12:04qui ont fait
01:12:05leur preuve
01:12:06et qui sont importantes
01:12:07pour ce qui concerne
01:12:09l'accompagnement
01:12:09de l'agriculture biologique
01:12:11la proposition
01:12:13de la commission
01:12:13ouvre
01:12:14différentes options
01:12:15aucune n'est calée
01:12:17mais en tout état de cause
01:12:18elles doivent être
01:12:19précisées
01:12:20voir si elles correspondent
01:12:22aux conceptions
01:12:23que la France se fait
01:12:24du soutien
01:12:25à l'agriculture biologique
01:12:27et enfin
01:12:28il faudra
01:12:29que nous puissions
01:12:30engager la conversation
01:12:32la discussion
01:12:34avec toutes les parties
01:12:36prenantes
01:12:37nationales
01:12:38pour savoir
01:12:38ce qu'elles attendent
01:12:39de la PAC
01:12:40merci madame la ministre
01:12:41monsieur le député
01:12:42je vous remercie
01:12:43madame la ministre
01:12:43donc il est important
01:12:45que les politiques
01:12:46qui ont été faites
01:12:47dans l'ancienne PAC
01:12:48puissent perdurer
01:12:49je pense en particulier
01:12:50aux mesures agro-environnementales
01:12:51et climatiques
01:12:52où un agriculteur
01:12:53sur quatre en Bretagne
01:12:54avait contractualisé
01:12:56sur ces politiques
01:12:57et évidemment
01:12:59vous pouvez compter
01:13:00sur notre appui
01:13:01pour vous appuyer
01:13:03dans vos négociations
01:13:04et pour pouvoir
01:13:05amener
01:13:06toutes ces questions là
01:13:07auxquelles vous n'avez
01:13:08pas encore répondu
01:13:09mais j'espère que
01:13:09vous serez en mesure
01:13:10d'y répondre
01:13:11très bientôt
01:13:12et vous pouvez
01:13:14compter
01:13:14sur notre vigilance
01:13:16et sur notre
01:13:17volonté
01:13:18d'aboutir
01:13:18sur ces dossiers
01:13:20merci monsieur le député
01:13:21la parole est à présent
01:13:22à madame Christine
01:13:23Lennabour
01:13:24pour le groupe
01:13:24Ensemble pour la République
01:13:26merci madame la présidente
01:13:28ma question s'adresse
01:13:28au ministre du travail
01:13:30et des solidarités
01:13:30l'avenir d'une société
01:13:32dépend directement
01:13:33de l'investissement
01:13:34qu'elle consent
01:13:35à sa jeunesse
01:13:36malgré les mesures
01:13:37prises ces dernières années
01:13:38en faveur de la formation
01:13:40et de l'emploi des jeunes
01:13:41nous ne pouvons pas
01:13:41nous satisfaire
01:13:42de la situation actuelle
01:13:43un jeune sur trois
01:13:45connaît une trajectoire
01:13:46marquée par le chômage
01:13:47ou l'inactivité
01:13:47après ses études
01:13:48le chômage des jeunes
01:13:50bien qu'au plus bas
01:13:51depuis 40 ans
01:13:52reste encore trop élevé
01:13:53le taux d'emploi
01:13:54des 15-24 ans
01:13:55demeure inférieur
01:13:56à celui de nos voisins
01:13:57du nord de l'Europe
01:13:58en particulier
01:13:59pour les moins de 19 ans
01:14:00et les peu qualifiés
01:14:01trop de jeunes
01:14:02ne sont ni à l'école
01:14:03ni en emploi
01:14:04ni en formation
01:14:05les raisons sont multiples
01:14:06tout commence à l'école
01:14:08le décrochage scolaire
01:14:09et universitaire
01:14:10est trop souvent placé
01:14:11dans l'après
01:14:12et le jeune décrocheur
01:14:13est considéré
01:14:14comme seul responsable
01:14:15de son décrochage
01:14:16nous devons mieux informer
01:14:18pour mieux orienter
01:14:19trop peu de jeunes
01:14:21connaissent les métiers
01:14:22qui recrutent
01:14:22et le niveau réel
01:14:23d'insertion
01:14:24à l'issue des formations
01:14:25par exemple
01:14:26nous survalorisons
01:14:28le diplôme
01:14:28et la formation théorique
01:14:30au détriment
01:14:30de l'expérience pratique
01:14:31et des compétences
01:14:32nous savons tous
01:14:34que le lien entre les jeunes
01:14:35et le monde de l'entreprise
01:14:36doit être favorisé
01:14:37le plus tôt possible
01:14:38au delà de l'apprentissage
01:14:40nous devons permettre
01:14:40aux jeunes
01:14:41d'effectuer des stages
01:14:42des immersions
01:14:43des missions intérimaires
01:14:44ou encore des missions
01:14:45de service public
01:14:45car ce sont des moyens
01:14:47de mettre un premier pas
01:14:48dans l'entreprise
01:14:50nous devons mieux
01:14:51anticiper l'avenir
01:14:52et adapter les formations
01:14:53aux besoins
01:14:53de recrutement
01:14:54des entreprises
01:14:55pour se former
01:14:56chercher un emploi
01:14:57ou travailler
01:14:57il faut en avoir
01:14:58les capacités
01:14:59les acteurs du réseau
01:15:00pour l'emploi
01:15:00autour de France Travail
01:15:01Cap Emploi
01:15:02et les missions locales
01:15:03doivent lever quotidiennement
01:15:05les freins à l'accès
01:15:05à l'emploi
01:15:06et à la formation
01:15:07et trouver des solutions
01:15:08en matière de logement
01:15:09de santé
01:15:10de mobilité
01:15:11en particulier
01:15:11quand il s'agit
01:15:12de métiers à horaire
01:15:13atypiques
01:15:13enfin
01:15:14et c'est une alerte
01:15:15continuons à accompagner
01:15:17et financer
01:15:17celles et ceux
01:15:18qui accompagnent
01:15:19afin de ne laisser
01:15:20aucun jeune
01:15:20sur le bord de la route
01:15:21le gouvernement
01:15:22a soumis en juillet 2025
01:15:24au Conseil national
01:15:25pour l'emploi
01:15:25une stratégie ambitieuse
01:15:27en faveur de l'emploi
01:15:27des jeunes
01:15:28Monsieur le ministre
01:15:29pouvez-vous nous éclairer
01:15:30sur les objectifs
01:15:31et les mesures phares
01:15:33de cette stratégie
01:15:34que vous apprêtez
01:15:34à lancer
01:15:35je vous remercie
01:15:37la parole est à Jean-Pierre Farandou
01:15:38ministre du Travail
01:15:39et des Solidarités
01:15:43Madame la Présidente
01:15:44Mesdames et Messieurs
01:15:45les députés
01:15:45Madame la députée
01:15:47la France est effectivement
01:15:48face à un paradoxe
01:15:51nous avons un taux élevé
01:15:52de diplômés
01:15:52du supérieur
01:15:53et un nombre
01:15:54relativement faible
01:15:55de jeunes
01:15:55qui quittent de manière
01:15:56précoce
01:15:56le système éducatif
01:15:57ça c'est le bon côté
01:15:58mais
01:15:59le temps moyen
01:16:00d'insertion
01:16:00de nos jeunes
01:16:01dans le monde professionnel
01:16:02est plus long
01:16:03que chez nos voisins
01:16:03et les jeunes sans emploi
01:16:05ni scolarisés
01:16:06ni en formation
01:16:06les jeunes sont effectivement
01:16:08plus nombreux
01:16:09que la moyenne européenne
01:16:10pour répondre
01:16:11à ce constat contrasté
01:16:13nous avons élaboré
01:16:14un plan d'accélération
01:16:15pour l'emploi des jeunes
01:16:16avec mes collègues
01:16:17Edouard Geffray
01:16:17Philippe Baptiste
01:16:18Marina Ferrari
01:16:19et Sabrina Roubache
01:16:20ce plan a été élaboré
01:16:22avec les acteurs
01:16:22de l'emploi
01:16:23il a été présenté
01:16:24aux organisations patronales
01:16:26et syndicales
01:16:27ainsi qu'à de nombreux jeunes
01:16:28passés à travers
01:16:29nos dispositifs
01:16:30à ce stade
01:16:31il est construit
01:16:31autour de trois grands axes
01:16:33le premier
01:16:33c'est mieux orienté
01:16:35orienté plutôt
01:16:35mieux orienté
01:16:36et mieux former les jeunes
01:16:38en les sensibilisation
01:16:39aux métiers
01:16:40qui recrutent à terme
01:16:41et aux formations
01:16:42qui y préparent
01:16:42il faut aussi rapprocher
01:16:44davantage les jeunes
01:16:45du monde professionnel
01:16:46tout en renforçant
01:16:47bien évidemment
01:16:48leur sécurité au travail
01:16:49il faut anticiper
01:16:51les ruptures de parcours
01:16:52et proposer des parcours
01:16:53plus personnalisés
01:16:54pour les jeunes
01:16:55les plus fragiles
01:16:55et les plus éloignés
01:16:57de l'emploi
01:16:57ce plan très opérationnel
01:16:59et centré sur des actions
01:17:00de court terme
01:17:00vient en complément
01:17:02des discussions menées
01:17:03dans le cadre
01:17:03de la conférence
01:17:04travail-emploi-retraite
01:17:05sur des enjeux
01:17:06plus structurels
01:17:07il a vocation
01:17:07à être enrichi
01:17:08d'idées
01:17:08et d'initiatives
01:17:09au fil des mois
01:17:10Madame la députée
01:17:11nous présenterons
01:17:12en effet
01:17:12les déclinaisons
01:17:13et les mesures
01:17:13concrètes de ce plan
01:17:14ce jeudi
01:17:15avec mes collègues
01:17:16ministres
01:17:16nous nous rendrons
01:17:17dans une faculté
01:17:18le matin
01:17:18puis dans un lycée
01:17:19professionnel
01:17:20et une mission locale
01:17:21l'après-midi
01:17:22l'ambition du gouvernement
01:17:23est bien de s'inscrire
01:17:24dans la dynamique
01:17:25initiée
01:17:25dès 2017
01:17:26en faveur de la jeunesse
01:17:27et qui a porté
01:17:28ses fruits
01:17:29je pense notamment
01:17:30à la politique puissante
01:17:31menée en faveur
01:17:32de l'apprentissage
01:17:33et au dispositif solide
01:17:35permettant
01:17:35l'insertion des jeunes
01:17:36dans le monde du travail
01:17:37je vous remercie
01:17:38merci beaucoup
01:17:40monsieur le ministre
01:17:41et la parole
01:17:42est à présent
01:17:42à monsieur Roger Vico
01:17:43pour le groupe socialiste
01:17:46merci
01:17:47merci Madame la Présidente
01:17:49ma question s'adresse
01:17:50à monsieur
01:17:50le garde des Sceaux
01:17:52en son absence
01:17:52semble-t-il
01:17:54monsieur le ministre
01:17:55le 27 avril dernier
01:17:56un mouvement d'ampleur
01:17:57mobilisait
01:17:58les agents pénitentiaires
01:17:59des prisons de France
01:18:00ils dénonçaient
01:18:01il s'agit de leur propre mot
01:18:02une situation catastrophique
01:18:05et il ne s'agissait pas
01:18:06d'une grève ordinaire
01:18:07mais bien
01:18:08d'un véritable cri d'alarme
01:18:10cette terrible réalité
01:18:11elle tient
01:18:12en quelques chiffres
01:18:13que vous connaissez
01:18:14plus de 88 000 détenus
01:18:17pour 63 000 places
01:18:19environ
01:18:19un taux d'occupation
01:18:20global de 137,5%
01:18:23au 1er mars 2026
01:18:256 596 matelas au sol
01:18:28contre 4 490
01:18:30il y a un an seulement
01:18:32à la maison d'arrêt
01:18:33de Secodin
01:18:34dans ma circonscription
01:18:35nous atteignons
01:18:35les 172%
01:18:37d'occupation
01:18:38à Gradignan
01:18:391200 détenus
01:18:40pour 633 places
01:18:42à Bayonne
01:18:42160 pour 70 places
01:18:45la situation
01:18:46des personnels pénitentiaires
01:18:48est tout aussi inquiétante
01:18:50avec 5000 emplois
01:18:52vacants
01:18:53dans l'ensemble
01:18:53de cette administration
01:18:54ces absences
01:18:56exposent quotidiennement
01:18:57les agents
01:18:58à la violence
01:18:595000 agressions
01:19:01en moyenne
01:19:02chaque année
01:19:02les personnels pénitentiaires
01:19:04ne vous demandent pas
01:19:05de la compassion
01:19:07monsieur le ministre
01:19:07mais de l'action
01:19:08et les détenus
01:19:10car ce débat
01:19:10les concerne aussi
01:19:11ont droit à des conditions
01:19:13de détention
01:19:14conformes à la fois
01:19:16à notre constitution
01:19:17et à la convention européenne
01:19:19des droits de l'homme
01:19:20alors ma question relativement simple
01:19:22quand allez-vous engager
01:19:23un plan d'urgence
01:19:25de recrutement
01:19:26pour combler
01:19:27les 5000 postes vacants
01:19:28avec un calendrier
01:19:29contraignant
01:19:31et rendu public
01:19:32qu'en prendrez-vous
01:19:33des mesures
01:19:34structurelles
01:19:35contre la surpopulation
01:19:36carcérale
01:19:37et êtes-vous prêt
01:19:38comme le réclame
01:19:40la totalité des syndicats
01:19:42à envisager enfin
01:19:43un mécanisme
01:19:44de régulation carcérale
01:19:47Merci beaucoup
01:19:48monsieur le député
01:19:49la parole est à monsieur
01:19:50Laurent Panipouce
01:19:51ministre en charge
01:19:53des relations
01:19:53avec le Parlement
01:19:57Merci madame la présidente
01:19:58mesdames messieurs
01:19:59les députés
01:20:00monsieur le député
01:20:00Vico
01:20:01je tiens à excuser
01:20:02le garde des Sceaux
01:20:02qui est retenu
01:20:03dans le cadre
01:20:03des discussions pénitentiaires
01:20:05justement
01:20:05vous avez raison
01:20:06la surpopulation carcérale
01:20:08est un fléau
01:20:08pour notre pays
01:20:09et nous ne pouvons pas
01:20:10nous en satisfaire
01:20:11c'est une réalité
01:20:12cela n'est pas digne
01:20:13et a un impact
01:20:14sur les conditions
01:20:15de travail des agents
01:20:16vous les avez évoqués
01:20:16sur les conditions
01:20:17de détention
01:20:18des détenus eux-mêmes
01:20:19je tiens d'ailleurs
01:20:20à saluer le travail
01:20:21de tous les agents pénitentiaires
01:20:22qui font un travail
01:20:24remarquable
01:20:24dans des conditions
01:20:25extrêmement difficiles
01:20:27c'est vrai
01:20:27au 1er avril
01:20:29il y avait 88 000 détenus
01:20:31soit une hausse
01:20:32de 5000 personnes
01:20:33incarcérées
01:20:34sur un an
01:20:35c'est à dire
01:20:356% de plus
01:20:37plusieurs leviers
01:20:38sont mobilisés
01:20:38face à la surpopulation carcérale
01:20:40d'abord agir
01:20:41sur le nombre
01:20:42de places de prison
01:20:43par la création
01:20:44de places nouvelles
01:20:45grâce au plan
01:20:46dit 15 000
01:20:47le nombre de places
01:20:48augmente
01:20:49il y a aujourd'hui
01:20:5063 353 places
01:20:52exactement
01:20:53opérationnelles
01:20:54soit 995 de plus
01:20:56que l'an dernier
01:20:57le garde des Sceaux
01:20:58a lancé l'an dernier
01:20:59un plan de construction
01:21:00de 3000 places
01:21:01d'ici 2028
01:21:02pour des prisons
01:21:03dites modulaires
01:21:04il s'agit de construire
01:21:06trois fois plus vite
01:21:07et deux fois moins cher
01:21:09pour gagner en efficacité
01:21:10une première phase
01:21:12a été lancée
01:21:1217 sites
01:21:13ont été retenus
01:21:14l'an dernier
01:21:15le premier
01:21:16situé à Troyes
01:21:16verra sa première pierre
01:21:18posée à l'automne
01:21:19et le site sera
01:21:20en voie d'achèvement
01:21:21d'ici la fin de l'année
01:21:22le second levier
01:21:24c'est agir
01:21:25sur le type de peine
01:21:26et les alternatives
01:21:27à l'incarcération
01:21:28quand cela est possible
01:21:30par exemple
01:21:30en encourageant
01:21:31les dispositifs
01:21:32de bracelet électronique
01:21:33quand cela est possible
01:21:34sur lequel nous avons
01:21:35des marges
01:21:36de manœuvre
01:21:36existantes
01:21:37enfin
01:21:38le sujet
01:21:39de la surpopulation
01:21:40carcérale
01:21:41et de l'exécution
01:21:42des peines
01:21:42sont des sujets
01:21:43dont pourra débattre
01:21:44le Parlement
01:21:44prochainement
01:21:45le gouvernement
01:21:46travaille actuellement
01:21:47un projet de loi
01:21:47sur l'exécution
01:21:49des peines
01:21:49et le président
01:21:50de la commission
01:21:51des lois
01:21:51Florent Boudier
01:21:52a déposé
01:21:53une proposition
01:21:54de loi
01:21:54récemment
01:21:55sur le sujet
01:21:55voilà ce que je peux vous dire
01:21:56monsieur le député
01:21:57merci beaucoup
01:21:58monsieur le ministre
01:21:59la séance des questions
01:22:00gouvernement est terminée
01:22:01la séance est suspendue
01:22:03merci beaucoup
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