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  • il y a 2 jours
Télématin reçoit le comédien Paul Belmondo pour la pièce de théâtre intitulée "Le complexe des inséparables", en spectacle dès le 16 mai à L'Apollo Théâtre à Paris.

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Transcription
00:00Et il a définitivement jeté son dévolu sur la comédie, il enchaîne pièce sur pièce,
00:05objectif, déclencher des rires, l'invité Télématin, c'est Paul Belmondo.
00:08Que l'on soit comédien, danseur, ou que l'on chante, ce métier c'est toujours...
00:15Vous vous installez sur cette chanson de Charles Nabour, ce métier qui évoque le métier de comédien.
00:20Évidemment, vous serez dans 10 jours, j'ai compté exactement, Paul, à partir du 16 mai,
00:24à l'Apollo Théâtre à Paris avec cette nouvelle pièce.
00:27C'est une comédie intitulée « Le complexe des inséparables ».
00:30On va voir des premières images, vous allez nous dire comment tout ça se passe,
00:34mais on commence par la petite séquence du tac au tac.
00:36Une minute de questions, vous n'aurez pas les mêmes que la dernière fois.
00:40On envoie le chrono, c'est parti !
00:43Allez Paul, à quelques jours de la première, justement, comment dormez-vous ?
00:46Pas très bien, je fais le rêve classique que je ne sais pas mon texte.
00:51Comment, justement, avez-vous appris votre texte ?
00:53Tout seul comme un grand ou avec un répétiteur ?
00:55Non, tout seul, j'apprends tout seul, je mets beaucoup de temps, un petit peu tous les jours.
00:58Vous marchez ?
00:59Je fais du sport, ça aide beaucoup, en fait.
01:02Enfin, j'aime bien, parce que dans l'addiction, le souffle aide dans le texte, oui.
01:05Vous venez de fêter vos 63 ans, l'âge, c'est un sujet pour vous ou vous le subissez ?
01:10Ce n'est pas un sujet pour vous, pardon, ou vous le subissez quand même un peu ?
01:12Non, ce n'est pas un sujet, mais moi, je n'ai pas l'impression d'avoir 63 ans.
01:17Pardon de vous l'avoir rappelé, cher Paul, excusez-moi.
01:19Moi, je pense que j'ai toujours 20 ans, mais quand je fais du sport, j'ai 63 ans, oui.
01:23Justement, c'est bien, vous précédez mes questions.
01:24Le sport, c'est une fois par jour, une fois par semaine, une fois par mois, une fois par an
01:27?
01:28Plusieurs fois par semaine, oui.
01:29Ah oui, donc sportif.
01:30Quelques adjectifs, vous me dites si vous l'êtes un peu, beaucoup ou pas du tout.
01:33Jaloux ?
01:34Un peu.
01:36Rancunier ?
01:38C'est familial, beaucoup.
01:40Timide ?
01:42Oui, beaucoup, oui.
01:43Et enfin, superstitieux ?
01:45Oui, beaucoup, oui.
01:48Beaucoup, oui.
01:50Il y a pas mal de beaucoup dans ce questionnaire, le complexe des inséparables.
01:54Donc, ça débarque, on vous l'a dit, à partir du 16 mai, à l'Apollo Théâtre à Paris.
01:58On raconte l'histoire de la pièce en deux mots, cher Paul, s'il vous plaît.
02:00Vous formez un couple avec Alexandra Vandernod, qui s'aime à la folie depuis 25 ans.
02:05Exactement, qui s'aime.
02:06Et puis, comme très souvent, moi, je pense que tout va bien dans mon couple, tout est parfait.
02:10Et elle, en fait, non, elle s'ennuie et elle décide de mettre un peu de piment dans ce couple.
02:14Et surtout, vous ne vous êtes jamais trompé.
02:16Jamais.
02:17Et tous vos potes, apparemment, c'est un peu le bazar autour de vous.
02:19Et du coup, vous êtes un peu bizarre par rapport à tous ces gens qui se trompent autour de vous.
02:24Exactement, nous, on est les seuls à être toujours ensemble.
02:26Tout le monde s'est séparé, avec plein d'histoires.
02:28Et l'idée de ma femme, elle va se dire, justement...
02:30Pimentons.
02:31Pimentons.
02:32Sauf qu'on ne s'improvise pas à fidèle, apparemment.
02:34Voici quelques images en avant-première.
02:35Donc là, ce sont les dernières répétitions.
02:37Donc, il n'y a pas encore de public.
02:38Mais on imagine, évidemment, que ça va déclencher des rires.
02:40Regardez extrait.
02:41Non, mais tu es sûre que tout va bien, Fabienne ?
02:43J'en peux plus, Paul.
02:45Quoi ?
02:45J'en peux plus de tout ça.
02:47Mais, mais, mais, mais, mais je comprends pas.
02:48Les dîners romantiques à la maison, les « Je t'aime, mon amour »,
02:51les films des Max Brothers sur grand écran, je suis un boue !
02:55Je voudrais qu'on soit des gens normaux.
02:58Mais on est des gens normaux.
03:00On est mariés depuis 25 ans, Paul.
03:03On est encore amoureux comme au premier jour.
03:05Et on a toujours été fidèles.
03:07T'appelles ça normal ?
03:08On est datés.
03:10Pire que datés, on est un couple de dinosaures.
03:14C'est vrai que l'idée d'origine est drôle, d'inverser.
03:17C'est-à-dire qu'en fait, c'est les fidèles qui deviennent des anormaux autour de leurs amis, quoi.
03:21Oui, exactement.
03:21Et puis, bien sûr, ils vont perdre le contrôle de la situation.
03:24Donc, par amour, moi, je vais la suivre dans son délire.
03:28Mais ça va pas se passer comme elle avait prévu, non ?
03:30Eh bien, évidemment.
03:31Regardez.
03:32Extrait.
03:36On a sonné ?
03:37Mais alors, on avance.
03:38Mais attends, mais de qui tu parles ?
03:39Je l'avais dit pas avant 19h.
03:41Mais tu l'as invité à la maison ?
03:42Mais je croyais que tu serais déjà sorti.
03:44Mais je sors pas ce soir.
03:45Mais tu viens de me dire le contraire, que tu dînes avec ton amant.
03:48Mais ici, je dîne avec lui, ici.
03:50Quoi, quoi, quoi ?
03:50Mais non, non, non, non.
03:51Mais t'es complètement inconscient.
03:53Pour qui on va passer ?
03:56Un mot, justement, de votre partenaire, Alexandre Vendordotte ?
03:59Ah oui, elle est super.
04:01Elle est vraiment géniale.
04:02C'est la première fois qu'on joue ensemble.
04:04C'est la première fois.
04:05Oui, oui, ça se passe très, très bien.
04:07Bon, là, on est au répétition, puisqu'on va jouer dans 10 jours.
04:10Mais non, non, vraiment, c'est agréable de jouer avec quelqu'un qui joue le jeu,
04:15qui renvoie, qui partage.
04:16En matière de comédie, il s'y connaît.
04:17Parce qu'on rappelle, c'était la femme de Thierry Larritz dans le dîner de con.
04:21Donc, évidemment, rôle mythique, évidemment, s'il en est.
04:24Vous choisissez tout le temps le répertoire du Théâtre de Boulevard, cher Paul,
04:27parce que vous préférez faire rire,
04:29ou si demain on vous propose un rôle plus dramatique, vous irez ?
04:31J'aimerais qu'on me propose un jeu, mais pour l'instant, j'ai que des comédies,
04:35et tout ce qui arrive, c'est que des comédies.
04:37Alors, un petit peu moins, je pense que tout doucement.
04:40Non, non, mais oui, on me propose des comédies.
04:42Mais je me sens à l'aise dans ça, donc voilà.
04:44Mais ça veut dire quoi ?
04:44Qu'on colle une étiquette et qu'il est extrêmement difficile de la décoller ?
04:48C'est ça que vous voulez dire ?
04:49Je pense qu'on m'a vu dans des rôles, et on s'imagine dans ces rôles-là.
04:53En plus, je travaille souvent avec Willy Lichy, par exemple,
04:56qui a déjà écrit deux pièces.
04:59Oui, on me colle ça, mais j'aimerais jouer quelque chose de plus sérieux, j'aimerais bien.
05:04Là, le message est passé, parce qu'évidemment, les producteurs vous imaginent
05:07dans les rôles dans lesquels vous avez excellé ces dernières années,
05:10donc forcément, on vous propose la même chose.
05:11Oui, et puis les gens aiment bien aller rire au théâtre,
05:13et c'est ce qui fonctionne quand même le plus.
05:15Donc voilà, pour les producteurs, c'est aussi moins de risque d'aller dans la comédie.
05:19Il y a ça aussi, il ne faut pas l'oublier.
05:20Vous le disiez, donc, un peu stressé, vous faites le cauchemar que vous avez oublié votre texte.
05:25Avant d'entrer en scène, vous êtes comment ?
05:26Est-ce que vous êtes à faire les 100 pas en coulisses,
05:29ou plutôt avec vos collègues, vos partenaires ?
05:31Les deux, je fais les 100 pas.
05:34Chacun a un petit peu ses rituels.
05:36On aime bien se retrouver aussi, bien sûr, avant de rentrer en scène.
05:39Ça motive, mais oui, je fais les 100 pas en coulisses, en fait.
05:42Je ne suis pas dans mon coin, et je suis aussi avec.
05:46Je pense que beaucoup de comédiens sont stressés avant de jouer,
05:48même au bout de 20, 30, 50 fois à chaque fois.
05:51C'est un bon signe, en général.
05:52Il y a un qui vous dit, quand il vient nous voir ici, François Berléand.
05:55Il a quand même quelques années de carrière.
05:56Il est pétrifié de trac avant d'entrer en scène.
05:59Franchement, chez certains, ça ne part pas.
06:01C'est un moteur aussi, non ?
06:03C'est un moteur, mais en même temps, on se met à nu devant le public tous les soirs.
06:07Donc tous les soirs, on va interpréter quelque chose.
06:09Ce n'est pas facile.
06:10Et voilà, on veut être bien, on veut faire plaisir,
06:13donc on ne veut pas ne pas réussir.
06:16Adrien, vous allez faire jouer notre invité,
06:18à présent, dans une nouvelle version de Jacques Adi.
06:21Absolument.
06:22Vous vous souvenez de ce jeu Jacques Adi-Addy ?
06:24Oui, peut-être.
06:25Eh bien, il a été réinventé en Belmondo Adi.
06:28Le principe est simple, vous allez très vite le comprendre.
06:31Des citations glanées de ci, de là, sont-elles de vous ?
06:34Ou d'un autre Belmondo, puisque la famille est nombreuse ?
06:37Il y a d'autres Belmondo ?
06:38Ah oui, il paraît.
06:39Il paraît, vous allez devoir le deviner.
06:42Première citation.
06:43Je n'avais pas envie de rentrer dans le mimétisme.
06:46L'important, c'était de le respecter et de ne rien faire de trop différent de son caractère.
06:52Est-ce vous qui avez dit ça, ou un autre Belmondo ?
06:56Je dirais un autre.
06:57C'est un autre Belmondo, et c'est Victor, votre fils qui, en mars 2025, contrairement à ce qu'on
07:03pourrait penser, ne parle pas de son grand-père en parlant de mimétisme, mais de Roger Vadim, qu'il a
07:09incarné dans la série Bardo.
07:10Est-ce que vous, vous avez combattu une forme de mimétisme ? Parce que forcément, avec les gènes que vous
07:17avez, on a peut-être tendance à vouloir reproduire les modèles.
07:20Alors moi, je ne le combats pas, mais ça m'arrive qu'on me dit, tiens, tu ressembles à ton
07:27père dans le mimétisme.
07:29Et je dis, oui, on me le dit, mais c'est tout à fait involontaire.
07:33Mais je crois que c'est contrairement peut-être à Victor.
07:35Moi, j'ai grandi en voyant mon père jouer, que ce soit au cinéma ou que ce soit sur scène,
07:39donc je pense que quelque part, il y a quelque chose qui est là.
07:43Une autre citation signée Belmondo, mais lequel ? A vous de le dire.
07:47Mon père était très modeste. Il ne voulait pas de ce genre de choses. Il avait l'humilité en lui.
07:52Aujourd'hui, si on ne parle pas de vous, on vous oublie vite. Est-ce vous qui avez dit ça
07:56en parlant de votre père ou pas ?
07:58Non, non, ce n'est pas moi.
07:59C'est qui ?
08:00Je pense que c'est mon père qui a dit ça en parlant de mon grand-père.
08:02Exactement. C'est Jean-Paul qui dit ça en parlant de votre grand-père qui était sculpteur.
08:08Mais vous auriez pu dire ça.
08:09Et qui s'appelait Paul aussi.
08:09Et qui s'appelait Paul aussi.
08:10C'est un bazar chez les mêmes mots.
08:11C'est très compliqué.
08:11C'est mon arrière-grand-père aussi.
08:14Est-ce que vous auriez pu dire ça de votre propre père ? Est-ce qu'il était modeste, lui,
08:19Jean-Paul Belmondo ? Ou pas ?
08:21Alors, quelque part, oui. Je pense que c'est quelqu'un qui ne se rendait pas compte de sa notoriété,
08:27de son succès et à quel point les gens l'aimaient.
08:29Et ça, c'est quelque chose... Justement, le jour où j'ai décidé de faire ce documentaire avec lui, je
08:33lui ai dit, mais pourquoi ?
08:35Je lui ai dit, mais enfin, pourquoi ?
08:36Il se posait sincèrement la question.
08:38Ce n'est pas qu'il se posait, mais il ne se rendait pas compte. Non, non.
08:40Une autre citation, vous allez me dire si c'est vous ou pas.
08:42J'ai tendance à prendre les problèmes avec une certaine insouciance.
08:45Je ne sais pas si ça vient de mon père ou de mon grand-père.
08:48Je n'ai pas le souvenir de les voir se plaindre.
08:50Est-ce vous ou un autre ?
08:52Je pense que c'est moi.
08:53C'est complètement vous.
08:55Et alors, ce qui est intéressant dans cette citation,
08:57c'est qu'on apprend que vous avez des problèmes.
09:01Lesquels ?
09:02Le tour.
09:03Quels sont vos problèmes ?
09:05Non, je ne dirais pas des problèmes.
09:07Non, je ne veux pas dire que j'ai des problèmes.
09:09Ce serait honteux de dire que j'ai des problèmes dans ma vie.
09:11On a tous des problèmes, bien sûr.
09:13Mais non, je crois que c'est quand on a quelque chose qui ne va pas.
09:16En fait, c'est de laisser glisser les choses
09:18et justement de ne pas s'en soucier et d'avancer.
09:20Ça, j'ai vu mon père le faire.
09:22Et ça, c'est très important, je crois.
09:24Une autre citation, toujours signé Belmondo.
09:27Avec un nom comme ça, il devra se battre pour faire sa place.
09:31Quel Belmondo a dit ça ?
09:34Je pense mon père, mais ça a pu être mon grand-père.
09:37Non, ni l'un ni l'autre.
09:38Je pense que c'est vous.
09:38C'est vous.
09:39C'est pas vous non plus.
09:40C'est Alessandro.
09:43Un de vos fils qui vient d'être papa
09:45et qui dit en parlant de votre petit-fils.
09:49Parlant de Vaé.
09:50De Vaé, qui va peut-être porter un nom qui est lourd à porter.
09:54Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?
09:55Est-ce que ce nom, finalement, il faut se battre quand on le porte pour se faire une place ?
10:00Alors, se battre, je ne sais pas.
10:01Mais oui, en fait, il faut s'imposer.
10:03Parce que le réflexe de tout le monde, c'est de se dire,
10:05à partir du moment où on porte un nom et qu'on vient d'une lignée,
10:07les choses sont plus faciles.
10:08Donc, forcément, on doit démontrer un peu plus que les autres.
10:11Et ce n'est pas évident.
10:12Mais voilà, c'est la vie.
10:13Après, je pense qu'il vaut mieux naître dans une famille comme la nôtre,
10:17avec un certain confort, une certaine facilité de vie,
10:20une certaine douceur, impérément comme il a à Vaé.
10:23Voilà.
10:23Mais c'est vrai qu'il faut se battre.
10:25Vous en êtes pas mal sorti.
10:27J'essaye.
10:28C'est un homme debout.
10:30Assis, mais qu'on reçoit ce matin.
10:31Merci beaucoup, Adrien.
10:32On va marquer une petite pause.
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