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  • il y a 20 heures
Transcription
00:11Pour Jean Cocteau, tout a commencé avec la traversée d'un miroir.
00:16Pour la première fois, un homme montrait qu'il n'y avait pas de limite pour un rêveur éveillé
00:21et que la poésie, comme le chœur, pouvait avoir du sang.
00:27Depuis, ce sang n'a cessé de couler.
00:30Tous les miroirs, un après l'autre, ont été traversés.
00:35Nageurs toujours à l'aise dans les océans que nous croyons insondables,
00:39Jean Cocteau nous a montré que la légende était notre aventure quotidienne
00:43et qu'il suffisait pour déjouer les pièges et les poisons de la réalité
00:47des expédiants les moins attendus.
00:51Un peu de tendresse au fond des yeux, un simple champ d'ail comme armure.
01:09C'est pour une idiote.
01:15C'est pour une idiote.
01:27C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'air de le maquiller et la belle la plus
01:31belle
01:32devenait moins belle que la bête dont le regard est habité par l'amour.
01:41Si j'étais un homme, sans doute, je ferais les choses que vous me dites.
01:53Mais les pauvres bêtes qui veulent prouver leur amour
02:01ne savent que se coucher par terre
02:08et mourir.
02:19Le sang d'un poète, l'éternel retour, la belle et la bête, les parents terribles
02:25et puis, comme un coup de tonnerre, la révélation d'Orphée.
02:29Tout un cheminement patient et beau, à rebours de toutes les conventions,
02:34assuré dans sa démarche là où tout autre trébucherait.
02:37Pour aboutir à la dernière traversée du dernier miroir,
02:42le plus opaque,
02:43celui qui sépare l'apparence d'un homme de sa vérité,
02:47c'est ce pas, justement, avec son nouveau film
02:49que vient de franchir Jean Cocteau.
03:00A toutes les questions que se pose la poésie,
03:03à toutes les questions que vous vous posez peut-être à votre insu,
03:07le testament d'Orphée apporte la réponse.
03:11Car dans les époques sans poésie,
03:14le dernier mot appartient toujours
03:16à celui qui a su demeurer poète.
03:21...
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03:28Sous-titrage Société Radio-Canada
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