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  • il y a 3 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit 4 députés, membres de la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public :

Charles Alloncle : rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, député Union des droites pour la République de la 9e circonscription de l'Hérault

Ayda Hadizadeh : députée Parti Socialiste de la 2e circonscription du Val-d'Oise

Erwan Balanant : député MoDem de la 8e circonscription du Finistère

Aurélien Saintoul : député La France Insoumise de la 11e circonscription des Hauts-de-Seine

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.

En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.

Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.

Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:01L'heure de vérité est arrivée. Après six mois d'audition, de polémiques, de moments tendus, la commission d'enquête
00:00:06parlementaire sur l'audiovisuel public, menée par le duo Charles Alonc-Jérémie Patrier-Lettus, va publier son rapport demain matin.
00:00:12Deux premières pistes sont déjà sorties, fusionnées France 2 et France 5, notamment pour raboter un milliard le budget de
00:00:18l'audiovisuel public.
00:00:19Il est question aussi de renforcer les règles pour assurer la neutralité des journalistes. Sur quels critères ? Comment la
00:00:24gauche dénonce une volonté de reprise en main politique ?
00:00:27L'audiovisuel public, quoi qu'il en soit, s'est d'ores et déjà invité dans le débat politique à
00:00:31l'approche de la présidentielle, qui va se jouer aussi sur les plateaux de télé et de radio.
00:00:35Bienvenue dans ce lundi, c'est Politique Spéciale.
00:00:38Générique
00:00:56Bonsoir, j'ai envie de vous retrouver comme tous les lundis en direct sur LCP, canal 8 de la TNT,
00:01:01pour parler ce soir spécialement avec plusieurs invités de la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public,
00:01:07qui a tant fait parler, et enfin, l'heure est arrivée, des conclusions qui vont être publiées demain.
00:01:13Bonsoir Charles Aloncle.
00:01:14Bonsoir.
00:01:14Vous êtes le rapporteur de cette commission parlementaire, vous avez été au cœur des débats, sous les projecteurs, on peut
00:01:20le dire comme ça.
00:01:21Pour vous interroger ce soir avec moi, d'abord Hervé Gatteignot, bonsoir Hervé, de Radio Classique, Stéphanie Despierres, Stéphanie, bonsoir,
00:01:30de LCP.
00:01:30LCP, bonsoir Laurent Fargue, de Chalange, Laurent, et Hugo, Hugo Couturier, Hugo Auperchoir, sur la chaîne Twitch LCB Assemblée Nationale,
00:01:38qui retransmet l'émission en direct aussi,
00:01:39et qui va pouvoir vous interpeller s'il y a des questions de la part des téléspectateurs qui nous suivent.
00:01:44On va également recevoir tour à tour, après vous, des membres de cette commission d'enquête qui a fait temps
00:01:49parger, je le disais.
00:01:51Vous êtes député UDR de l'Hérault, rapporteur de la commission d'enquête, je le redis.
00:01:54J'aimerais savoir, vous, quelle émission vous regardez régulièrement, par exemple sur France Télé, ou quelle est l'émission que
00:02:02vous écoutez à Radio France régulièrement ?
00:02:04Moi, je vous avoue que je pense que je dois, et je l'ai dit d'ailleurs au début de
00:02:08cette commission d'enquête, mon éveil politique, mon goût du débat,
00:02:11mon esprit aussi un peu d'ouverture sur le monde à certaines grandes émissions du service public,
00:02:16notamment les fameuses émissions d'investigation, les grands documentaires, envoyés spéciaux, je ne ratais pas un envoyé spécial.
00:02:23Vous ne ratez pas, elle existe toujours l'émission, vous la regardez toujours ?
00:02:25Alors, elle existe toujours, je vous avoue que j'ai un peu moins de temps de regarder malheureusement la télévision,
00:02:28surtout en ce moment, sur ces six mois de commission d'enquête, je me suis, mon quotidien était plutôt celui
00:02:32d'un moine copiste,
00:02:33et donc je ne pouvais pas trop regarder la télévision et la radio, mais je vous avoue que cet éveil
00:02:37politique,
00:02:38je le dois des contenus de grande qualité du service public, que j'entends aussi préserver, défendre,
00:02:44c'était tout l'objet de cette commission d'enquête, dénoncer et mettre en lumière les dérives et les dysfonctionnements
00:02:49pour proposer des recommandations dans le cadre du rapport, pour mieux les résoudre,
00:02:53et assurer aussi des entreprises soutenables, c'était aussi l'objectif.
00:02:57Est-ce que vous écoutez France Inter, France Culture, France Musique, FIP, Le Mouv', je ne sais pas qu'est
00:03:02-ce que vous écoutez ?
00:03:02Oui, j'ai eu l'occasion de le dire, FIP est constamment branché chez moi, c'est quasiment une sorte
00:03:09de radio...
00:03:12Mais qu'il y a un éclectisme musical qui est exceptionnel, qu'on trouve sur aucune autre radio,
00:03:18vous pouvez attendre un opéra, comment entendre un morceau de raf.
00:03:21Alors il n'y a pas de pub, il n'y a pas de commentaire, il y a quelques voix
00:03:24assez envoûtantes,
00:03:26notamment la nuit, qui vous rappellent que vous êtes sur une station de qualité,
00:03:30donc je suis un peu accro à FIP, à ces contenus éclectiques,
00:03:33donc encore une fois, il y a un mauvais procès qui m'a été fait,
00:03:36alors que depuis le premier jour de cette commission d'enquête,
00:03:37non, non, mais vous avez tout à fait raison, mais depuis le premier jour de cette commission d'enquête,
00:03:41j'ai organisé une conférence de presse pour dire et pour résumer la thèse de cette commission en une phrase,
00:03:46je veux braquer un projecteur peut-être cru sur les dérives et les dysfonctionnements de l'audiovisuel public,
00:03:52proposer des recommandations, et pour mieux sauver ces missions précieuses,
00:03:55mais j'ai dérangé à tort, directement dans le camp de ceux qui voudraient privatiser l'audiovisuel public,
00:04:01force est de constater que ce n'est pas mon intention,
00:04:03et je suis encore aujourd'hui pour vous le dire, moi, mon intention est tout autre.
00:04:06– Vous souhaitez cependant réduire de 1 milliard le budget d'audiovisuel public.
00:04:11En Suisse, l'UDC, le parti nationaliste, voulait lui baisser la redevance,
00:04:14alors l'UDC a dit, tiens, on va faire une votation, un référendum pour voir ce que les gens en
00:04:18pensent,
00:04:18et puis finalement, 62% des Suisses ont dit, bah nous, on préfère payer la redevance
00:04:21et avoir un bon service public d'audiovisuel.
00:04:24Pourquoi pas demander l'avis aux Français, c'est leur patrimoine aussi, après tout, l'audiovisuel public ?
00:04:28– Et vous avez raison, je pense qu'il faudrait demander aux Français leur avis,
00:04:31qui n'a quasiment jamais été demandé, alors ça peut prendre l'expression d'un vote,
00:04:35notamment aux prochaines présidentielles, ça peut prendre l'expression du grand consultation,
00:04:39un référendum, vous savez, ça fait à peu près 25 ans, je crois, qu'on n'en a pas mené,
00:04:42je pense qu'il y a des sujets encore plus structurants,
00:04:44non pas que l'audiovisuel public n'en soit pas un,
00:04:46mais il y a des sujets encore plus structurants qui méritent aussi un avis des Français.
00:04:50Moi, j'ai toujours été pour la démocratie directe,
00:04:52et d'ailleurs, dans la méthode que j'ai utilisée dans cette commission d'enquête,
00:04:55une totale transparence sur les auditions, sur les questions, sur les réponses,
00:04:59ça obéissait aussi à cette quête et cette évidence…
00:05:01– Mais pas de référendum sur l'audiovisuel public ?
00:05:03– Si on pouvait en faire un, j'en serais le premier réjoui, mais je pense…
00:05:06– Enfin, pas de vous, ça dépend du président de la République, mais vous pouvez le gérer.
00:05:09– Mais je pense qu'il y a bien d'autres sujets encore plus prioritaires,
00:05:11mais pour moi, évidemment, que les Français doivent se prononcer.
00:05:14Je remarque qu'ils sont certes attachés à l'audiovisuel public,
00:05:17mais dans un sondage récent du CSA de novembre 2025,
00:05:20ils constatent, à 60%, ils considèrent que l'information délivrée
00:05:24par les chaînes d'audiovisuel public n'est pas impartiale.
00:05:27Donc ça montre qu'il y a un chemin notamment…
00:05:28– Un sondage ne remplacera jamais un référendum.
00:05:31– Beaucoup plus abouti.
00:05:31– Hervé, un milliard d'économies,
00:05:33donc c'est ce que vous préconisez sur le budget de l'audiovisuel public.
00:05:36Comment est-ce que vous arrivez à ce chiffre ?
00:05:38Est-ce que c'est l'addition des dépenses qui vous paraissent
00:05:42inconsidérées dans l'audiovisuel public ?
00:05:43Ou est-ce que c'est l'objectif que vous étiez fixé dès le départ ?
00:05:46Autrement dit, est-ce que c'est un calcul arithmétique
00:05:49ou est-ce que c'est un calcul politique ?
00:05:51– Alors pour vous montrer,
00:05:51ce n'est pas totalement un calcul arithmétique,
00:05:53ce n'est pas vraiment un milliard,
00:05:55c'est 1,175,000,000 à peu près,
00:05:58mais vous aurez l'occasion de le découvrir demain matin
00:06:00à l'occasion de la publication du rapport.
00:06:02Non, en fait, j'ai simplement fait une addition
00:06:04sur les 80 recommandations que je propose dans le cadre de ce rapport,
00:06:08notamment des recommandations pour optimiser l'audiovisuel public,
00:06:11parce que je constate qu'il y a un peu plus de 130 chaînes
00:06:13de télé et de radio publique,
00:06:15et qu'ils sont financés à hauteur de 4 milliards d'euros par an
00:06:17par les Français, ce qui représente la moitié
00:06:19du budget du ministère de la Culture,
00:06:21donc c'est une somme qui est conséquente.
00:06:23Eh bien, dans ce rapport, je propose un certain nombre
00:06:25de pistes d'optimisation pour muscler davantage
00:06:28les contenus et les programmes de ces chaînes,
00:06:29pour leur permettre aussi de se distinguer des chaînes privées.
00:06:33C'est étayé économiquement, donc, pardon,
00:06:35je ne vais pas user de circonvolution,
00:06:37effectivement, c'est l'addition de ces pistes de recommandations
00:06:40qui concernent à la fois le cadre social et salarial
00:06:43de ces entreprises, la prévention des conflits d'intérêts
00:06:45avec des sociétés de production privées,
00:06:47la gestion rigoureuse des deniers publics,
00:06:49la lutte, par exemple, contre quelques gabegies,
00:06:51comme par exemple les suites à Cannes, aux Majestines,
00:06:53voilà, c'est un ensemble et des fusions de chaînes,
00:06:56c'est l'ensemble de ces recommandations
00:06:57qui permettent d'arriver à près d'un milliard
00:07:00de 100 millions d'économies sur les 4 milliards d'euros de budget.
00:07:02– Alors justement, vous dites fusion,
00:07:04vous proposez donc de fusionner des chaînes,
00:07:06fusionner des chaînes, ça veut dire en faire disparaître,
00:07:09faire disparaître des chaînes, ça veut dire moins d'audience,
00:07:11moins d'audience, ça veut dire moins de recettes publicitaires,
00:07:14vous dites vouloir défendre et sauvegarder l'audiovisuel public,
00:07:17est-ce qu'à la fin, ce que vous proposez,
00:07:18ça n'aboutit pas plutôt à l'affaiblir ?
00:07:20– Je pense tout l'inverse, je vous donnais un exemple
00:07:22sur une mesure qui a été très discutée,
00:07:24c'est la fusion entre France 2 et France 5.
00:07:25Je pense qu'aujourd'hui, quand vous avez autant de rediffusions,
00:07:29notamment en deuxième partie de soirée,
00:07:31déplorée par beaucoup de téléspectateurs
00:07:32qui constatent en tout cas l'augmentation forte de ces rediffusions,
00:07:37les personnes ne comprennent pas pourquoi ils financent
00:07:39un certain montant des programmes qui ne sont pas des programmes…
00:07:42– Mais ça fait de l'audience et de la pub, c'est ce que vous disiez,
00:07:44– Non mais en tout cas, il y a une part conséquente attribuée aux rediffusions
00:07:48et il y a une part conséquente aussi attribuée aux jeux.
00:07:51Il y a 9 cases de jeux par jour sur France 2,
00:07:5313 au total quand on prend France 3,
00:07:55donc quand vous supprimez les créneaux attribués aux rediffusions,
00:07:58quand vous réduisez d'une certaine façon le nombre de cases attribuées aux jeux
00:08:02et qui pour moi, en tout cas, sont sur-proportionnées
00:08:05par rapport aux missions de service public,
00:08:07là vous pouvez prendre le meilleur de France 5,
00:08:09prendre le meilleur de France 2,
00:08:10– On va y venir sur le compte.
00:08:11– En faire une vraie chaîne généraliste,
00:08:13distincte aussi des autres chaînes commerciales,
00:08:15et à ce titre-là, susciter davantage d'audience,
00:08:18davantage de recettes publicitaires.
00:08:20Donc pour moi, fusionner et prendre le meilleur de deux chaînes,
00:08:23c'est en rien affaiblir le service public,
00:08:25bien au contraire, je pense qu'il y a une vraie logique d'optimisation de ces programmes.
00:08:29– Oui, donc vous ne voulez pas affaiblir l'audiovisuel public français,
00:08:32mais c'est vrai que quand on se compare entre la France,
00:08:35l'Allemagne, le Royaume-Uni,
00:08:37on voit que finalement la France consacre plutôt moins d'argent
00:08:40et beaucoup moins d'argent que par exemple l'Allemagne,
00:08:42deux fois moins, en gros l'audiovisuel public en France,
00:08:45c'est 57 euros par français par an,
00:08:48c'est deux fois moins qu'en Allemagne,
00:08:49c'est 35% de moins qu'au Royaume-Uni,
00:08:51c'est moins qu'un abonnement Netflix,
00:08:53donc est-ce qu'il y a vraiment urgence à réduire cette dépense ?
00:08:57– Alors les calculs sont un peu différents,
00:08:58parce que l'Allemagne fonctionne de façon régionalisée,
00:09:01au Royaume-Uni on voit que la BBC,
00:09:03sur les dix dernières années,
00:09:04a opéré une réduction drastique de près de 30% de ses coûts,
00:09:07là ils viennent d'annoncer une réduction supplémentaire de 10% de leurs coûts,
00:09:10donc on voit que l'heure, y compris chez nos voisins européens,
00:09:13est aux réformes,
00:09:14et puis après il faut comparer, parce qu'il est comparable,
00:09:16on est dans une situation financière qui est extrêmement critique,
00:09:19c'est pas sur le plateau d'LCP, je vais la prendre,
00:09:21mais année après année, budget après budget,
00:09:23on demande toujours plus d'efforts aux Français,
00:09:25qui contribuent davantage pour des services publics qui se dégradent,
00:09:28c'est le cas de l'hôpital, c'est le cas de l'école,
00:09:30c'est le cas de nos places de prison, de la police,
00:09:33donc quand on cherche des pistes d'économie,
00:09:36quand on voit qu'il y a plus de 130 chaînes publiques
00:09:38qui sont payées chaque année par le contribuable…
00:09:41Petite parenthèse, vous mettez toutes les radios locales de Radio France,
00:09:45quand on vous dit 130 chaînes,
00:09:46comme si elles étaient indépendantes,
00:09:47et toutes les antennes régionales de France 3 comme si elles étaient indépendantes,
00:09:50et les Outre-mer aussi.
00:09:51Et c'est pour ça, effectivement, que je propose une sanctuarisation
00:09:54des missions d'information locale et ultramarine sur le service public,
00:09:57c'est la raison pour laquelle je crois à l'ADN du service public,
00:10:00qu'une telle mission pourrait difficilement être assumée
00:10:03par des chaînes privées commerciales.
00:10:04Parce qu'elle n'est pas rentable ?
00:10:05Je pense que ce n'est pas rentable, effectivement,
00:10:07d'avoir autant de correspondants locaux et de correspondants internationaux
00:10:11sur le service public.
00:10:12Mais c'est utile.
00:10:12C'est extrêmement utile, il faut le sanctuariser.
00:10:14Donc ça doit être l'État qui paie.
00:10:15Entre France Bleu, nouvellement nommé ici, et les France 3 régions,
00:10:19on pourrait trouver des pistes de synergie,
00:10:21on pourrait même fusionner ces équipes-là,
00:10:23ce qui provoquerait et produirait un certain nombre d'économies,
00:10:26et c'est le sens aussi des recommandations de Moura.
00:10:27Par ailleurs, ce que vous dites peu,
00:10:29c'est que vous parlez rarement des efforts déjà faits,
00:10:32puisque France Télévisions a baissé son budget de 386 millions d'euros en 9 ans.
00:10:37La dotation de l'État à France Télévisions a baissé aussi de 161 millions d'euros.
00:10:41Donc tous ces efforts, on a l'impression que vous les passez un peu par pertes et profits
00:10:44pour toujours revenir sur le fait qu'il faut absolument faire des économies,
00:10:47des économies sur un budget qui est encore une fois deux fois moindre qu'en Allemagne.
00:10:52Alors je me permets de revenir sur une fausse information qui a beaucoup circulé,
00:10:55qui a notamment été communiquée par la présidente elle-même de France Télévisions,
00:10:58alors qu'elle était sous serment en audition,
00:11:00qui a été allègrement relayée par la presse.
00:11:03Quand on regarde les chiffres du rapport de la Cour des Comptes
00:11:05sur la contribution à la dotation publique payée par les Français,
00:11:08entre l'année 2015, première année d'exercice d'Elphine Ernot à la tête de France Télévisions,
00:11:14et l'année 2024, qui est la dernière année vérifiée et validée par la Cour des Comptes,
00:11:18vous constatez une augmentation de 136 millions de la dotation publique.
00:11:22Et simplement, il y a eu les Jeux olympiques,
00:11:24mais qui ont permis aussi davantage de recettes publicitaires.
00:11:27Donc il y a eu certes plus de dotations, mais plus de recettes publicitaires.
00:11:29Donc c'est un effet qui, d'une certaine façon, s'annule.
00:11:31Et quand je donne simplement ces chiffres de la Cour des Comptes à Delphine Ernot,
00:11:35elle les nie.
00:11:36Elle est sous serment et elle explique,
00:11:37non, non, vous voyez, moi j'ai des chiffres,
00:11:39ils sont publics, ils renvoient au site France Télévisions.fr,
00:11:42et je continue à vous dire que si on a cumulé plus de 80 millions d'euros de déficit
00:11:46entre 2017 et 2024,
00:11:48si la trésorerie aujourd'hui est négative,
00:11:50si les capitaux propres de France Télévisions sont inférieurs à la moitié du capital social,
00:11:54ce qui fait peser un risque de dissolution selon le Code du commerce,
00:11:56c'est parce que la dotation publique a baissé.
00:11:58C'est faux.
00:11:59Quand on lit la Cour des Comptes,
00:12:01entre l'année 2015, année de prise de fonction de Delphine Ernot,
00:12:05parce que moi j'observe que le mandat est la dernière année validée par la Cour des Comptes,
00:12:08année 2024,
00:12:09elle a augmenté de 136 millions.
00:12:10Avec les JO.
00:12:11C'est une fausse...
00:12:12Oui, non mais d'accord.
00:12:13Elle est en constance.
00:12:14Année exceptionnelle.
00:12:15Il y a des recettes commerciales aussi qui ont permis de financer davantage...
00:12:19Grâce aux JO.
00:12:19Grâce aux JO.
00:12:20Oui, mais d'accord,
00:12:20mais on devrait se réjouir d'avoir plus de recettes commerciales,
00:12:22plus de dotations publiques,
00:12:23et il faut simplement reconnaître les chiffres,
00:12:25et même là-dessus,
00:12:26Delphine Ernot n'a pas voulu les reconnaître,
00:12:28dans ce qui s'est apparenté une forme de mensonge,
00:12:30et je le regrette,
00:12:31parce qu'il faut vraiment remettre d'une certaine façon...
00:12:33Vos accusations sont graves, là,
00:12:35vous savez que vous le dites, c'est grave.
00:12:36Mais tout le monde pourra le vérifier.
00:12:37Non mais vous accusez une patronne de mentir.
00:12:41Absolument.
00:12:41Donc par jour.
00:12:43C'était la dernière audition qu'on a menée.
00:12:45Je pense que vous êtes tous témoins.
00:12:46On a pris 20 minutes, chiffre contre chiffre,
00:12:49pour voir si de 2015,
00:12:51année de sa prise de fonction à 2024,
00:12:53la dotation avait ou non augmenté.
00:12:55Elle contestait cette augmentation de 136 millions.
00:12:58J'ai publié ensuite sur les réseaux sociaux
00:13:00les pages exactes du rapport de la Cour des comptes
00:13:01qui l'indiquent et qui le précisent bien.
00:13:03Je ne comprends pas pourquoi un tel déni
00:13:05de la part d'une responsable publique
00:13:07qui est chargée de l'utilisation...
00:13:08Vous êtes en guerre avec Delphine Ernot ?
00:13:10Pas du tout.
00:13:11Et d'ailleurs, je tiens à dire
00:13:13qu'il y a un certain nombre d'inflexions,
00:13:14de réformes, de pistes de réformes
00:13:16qu'elle est en train de mettre sur la table,
00:13:18qu'elle est en train d'engager
00:13:19avant même la fin de la commission d'enquête.
00:13:21Je pense qu'il faut la féliciter pour ça.
00:13:23J'ai l'impression qu'elle n'est absolument pas sourde
00:13:25aux révélations qu'on a pu faire dans le cadre de la commission d'enquête.
00:13:26Elle vous a entendue ?
00:13:28Sur un certain nombre de points.
00:13:29Elle vous donne raison ?
00:13:30Il faut la féliciter aussi là-dessus.
00:13:32Elle ne fait pas preuve de sectarisme
00:13:34et elle n'est pas têtue sur ces sujets-là.
00:13:36Je peux vous prendre quelques exemples.
00:13:37Les frais à Cannes, par exemple,
00:13:39elle a annoncé avant le début du festival de Cannes
00:13:42que les suites à 1900 euros la nuit s'étaient terminées.
00:13:45Elle a annoncé un grand plan de transparence
00:13:47sur les rémunérations des cadres dirigeants.
00:13:49Donc vous voyez, il y a un certain nombre de lignes qui bougent.
00:13:51Il faut aussi l'en féliciter.
00:13:52Pour qu'on avance.
00:13:53Dans vos propositions,
00:13:53vous proposez de fusionner France 24 et France Info.
00:13:56Ça ne vous gêne pas de supprimer la voie de la France,
00:13:59France 24, qui avait été créée par la volonté de Jacques Chirac ?
00:14:02Alors au contraire, c'est pour renforcer,
00:14:03vous avez tout à fait raison,
00:14:04c'est pour renforcer cette voie de la France,
00:14:06cette excitation.
00:14:06Les deux lignes éditoriales sont très différentes.
00:14:08France Info, c'est plutôt du national
00:14:11et France 24, c'est plutôt de l'international.
00:14:13Absolument.
00:14:14Et dans un paysage de chaînes d'information en continu
00:14:16qui aujourd'hui, on peut le dire, assez saturées,
00:14:18il y a quatre chaînes d'information en continu
00:14:20qui, chacune à l'exception de France Info,
00:14:23a cultivé son identité.
00:14:25Je ne vais pas faire de la pub pour des concurrents,
00:14:27mais LCI a cultivé une identité portée davantage vers l'international,
00:14:31qui a traité des conflits en Ukraine et en Iran
00:14:33et qui a trouvé son audience grâce à cela.
00:14:36BFM est au fond une sorte de chaîne d'information du quotidien.
00:14:39CNews est plus une chaîne d'information de talk show
00:14:41et davantage axé vers la politique intérieure.
00:14:44France Info TV, les Français ont du mal à percevoir
00:14:46la vraie identité de cette chaîne-là.
00:14:48Et on le voit, ça se traduit dans les audiences,
00:14:50à défaut de 40 millions d'euros par an
00:14:52de budget financé par le contribuable,
00:14:55on est à près de moins d'un pour cent.
00:14:56Donc en fait, vous voulez supprimer France Info ?
00:14:58Je voudrais fusionner France Info avec France 24,
00:15:02solidifier le rayonnement de France 24,
00:15:05notamment sanctuariser cette expression et cette diffusion
00:15:08sur les cinq continents qui est extrêmement précieuse,
00:15:10aussi à l'image de BBC World.
00:15:12Donc la recommandation que je propose
00:15:13n'est surtout pas de supprimer France 24,
00:15:16au contraire, c'est de renforcer cette chaîne
00:15:18avec une dimension nationale
00:15:19et avec des synergies entre les deux rédactions.
00:15:21Vous parliez tout à l'heure des dirigeants
00:15:23du service public, du audiovisuel, Stéphanie.
00:15:26La question se pose de leur rôle
00:15:28et de leur nomination aussi.
00:15:30Vous, vous préconisez que les patrons des chaînes publiques
00:15:33soient nommés par le président de la République,
00:15:35comme c'était le cas avant 2013,
00:15:36avec ensuite validation du Parlement.
00:15:38Vous pensez que c'est comme ça qu'on garantit
00:15:40l'indépendance d'un groupe d'audiovisuel public ?
00:15:42Alors à nouveau, moi je regrette et je déplore
00:15:44avoir lu beaucoup de fausses informations
00:15:46diffusées dans nombre de médias quelques heures avant.
00:15:48C'est dans vos recommandations, c'est dans votre rapport ?
00:15:51Ça a été présenté, et merci de donner l'exhaustivité
00:15:55de la proposition, ça a été présenté
00:15:56comme une nomination sèche et sans garde-fous
00:15:59ni contre-pouvoir du président de la République,
00:16:01des patrons de Radio France et France Télévisions.
00:16:03C'est absolument pas ce que je propose.
00:16:04Au contraire, je propose un mode beaucoup plus démocratique,
00:16:08pluraliste et transparent,
00:16:09avec, revenir à l'article 13 de la Constitution,
00:16:12qui nomme un certain nombre de patrons
00:16:16d'entreprises publiques, donc proposition
00:16:17du président de la République, vote
00:16:19à l'Assemblée nationale et au Sénat,
00:16:23et avis conforme de l'ARCOM.
00:16:25Donc vous voyez que c'est bien plus pluraliste
00:16:27et transparent que la nomination actuelle.
00:16:29La nomination actuelle est faite
00:16:30entre 8 personnes de l'ARCOM
00:16:32que personne ne connaît.
00:16:33J'entends.
00:16:34Ça remet dans la main des politiques quand même.
00:16:38Le sort...
00:16:38Des représentants des Français.
00:16:40Oui, mais comment vous assurez la dépendance
00:16:42des médias publics avec ce système-là ?
00:16:45En fait, vous savez,
00:16:46tous les Français contribuent,
00:16:47maintenant, depuis la fin de la redevance,
00:16:49tous les Français contribuent
00:16:51à l'audiovisuel public.
00:16:51Avec la TVA.
00:16:52Payent pour France Télévisions et Radio France
00:16:54et les autres chaînes par la TVA.
00:16:56Donc les Français sont tous coactionnaires
00:16:58de ces chaînes-là
00:16:59et doivent tous être co-décisionnaires.
00:17:01Et qui de mieux que les représentants
00:17:03des Français élus de façon démocratique
00:17:05pour se prononcer sur la nomination...
00:17:07Oui, mais vous comprenez bien
00:17:07que ça instille une idée politique.
00:17:10Donc pour moi, c'est bien plus pluraliste,
00:17:12transparent et démocratique
00:17:13qu'une nomination par huit personnes,
00:17:16membres du Collège de la Côte.
00:17:16Oui, mais vous remettez
00:17:17dans les mains des politiques.
00:17:18Tout ça est démocratique
00:17:20à partir du moment où c'est dans les textes.
00:17:22Au moment de la nomination
00:17:23par le président de la République,
00:17:25Emmanuel Macron,
00:17:26de la première présidente
00:17:27de la Cour des Comptes,
00:17:28Amélie de Montchalin,
00:17:29le président de votre parti,
00:17:31Éric Ciotti,
00:17:31a accusé Emmanuel Macron
00:17:33de confisquer le pouvoir démocratique
00:17:36parce que, précisément,
00:17:38il choisit des personnalités
00:17:40qui lui sont proches
00:17:43pour les nommer
00:17:44à des postes sensibles.
00:17:45Est-ce que, finalement,
00:17:46vous n'aboutissez pas exactement
00:17:48à ce résultat-là
00:17:49avec votre proposition
00:17:50pour les présidents
00:17:51des chaînes publiques ?
00:17:51Je n'aurais pas dit mieux,
00:17:52mais la grande différence,
00:17:53c'est que Mme Amélie de Montchalin
00:17:55a été nommée à la tête
00:17:56de la Cour des Comptes
00:17:56sans vote
00:17:57à l'Assemblée nationale
00:17:58et au Sénat.
00:17:58Et moi, ce que je propose,
00:17:59c'est tout l'inverse.
00:18:00C'est, au contraire,
00:18:01de remettre cette décision
00:18:02par les représentants
00:18:03des Français
00:18:04à l'Assemblée nationale
00:18:05et au Sénat
00:18:05par un vote,
00:18:06ce qui a, d'ailleurs,
00:18:07été totalement tronqué.
00:18:08J'ai lu tellement d'articles
00:18:09de beaucoup de médias
00:18:10qui expliquaient
00:18:11que je voulais revenir
00:18:11à une nomination directe
00:18:13du président de la République.
00:18:14Donc, à nouveau,
00:18:16entre une nomination
00:18:16de 8 personnes de l'ARCOM
00:18:18que personne ne connaît
00:18:19dans une opacité la plus totale,
00:18:20ça a été prouvé
00:18:21avec des perquisitions
00:18:22au siège du CSA en 2015
00:18:24où on n'a pas retrouvé
00:18:25les enregistrements
00:18:26de l'audition de Delphine Arnotte,
00:18:27une nomination transparente
00:18:29avec vote
00:18:30à l'Assemblée nationale
00:18:30et au Sénat.
00:18:31Ça me paraît bien plus démocratique,
00:18:33pluraliste et transparent.
00:18:34– Hervé ?
00:18:34– Alors, une autre
00:18:35de vos propositions
00:18:36qui fait beaucoup parler,
00:18:37c'est vous suggérer,
00:18:39vous proposer
00:18:40que les chaînes publiques
00:18:41recrutent leurs éditorialistes
00:18:43dans ce que vous appelez
00:18:44la presse privée d'opinion.
00:18:46Je voudrais savoir
00:18:47ce que vous appelez en France
00:18:48la presse d'opinion
00:18:50et je voudrais savoir
00:18:51qui déciderait,
00:18:53dans cette hypothèse,
00:18:54de ceux-là,
00:18:55c'est-à-dire qui classerait
00:18:55les journaux
00:18:56comme journaux d'opinion ou pas
00:18:57et qui choisirait en leur sein
00:18:59les éditorialistes
00:19:00qui seraient qualifiés
00:19:01pour éditorialiser
00:19:03sur les chaînes publiques.
00:19:04– Alors, c'est une recommandation
00:19:05à laquelle je suis vraiment attaché
00:19:06parce que l'un des principes
00:19:07qui doit guider
00:19:08l'audiovisuel public,
00:19:09c'est celui du respect
00:19:10du pluralisme.
00:19:10– Et comment ?
00:19:11– D'accord, mais expliquez.
00:19:11– Et aujourd'hui, on voit
00:19:13qu'il y a quelques éditorialistes
00:19:15qui trustent d'une certaine façon,
00:19:17qui concentrent les éditos politiques.
00:19:19On a à peu près le même
00:19:19qui fait l'édito
00:19:20sur France Inter le matin
00:19:21et qui fait l'édito politique
00:19:23le soir sur France 5.
00:19:24Et donc, moi, je pense
00:19:25qu'il faudrait davantage
00:19:26ouvrir à une pluralité
00:19:28d'opinions, de tendances.
00:19:29– Ma question, c'était la presse d'opinion.
00:19:31Qu'est-ce que vous appelez
00:19:31la presse d'opinion ?
00:19:32– Je vais vous donner un exemple.
00:19:33Au lieu d'avoir
00:19:33un seul éditorialiste politique
00:19:35made in service public,
00:19:37on pourrait avoir, par exemple,
00:19:38le lundi matin,
00:19:39la chronique d'un journaliste du Monde,
00:19:41le lundi soir,
00:19:42un journaliste des échos.
00:19:42– C'est le cas sur France Inter, par exemple.
00:19:43– Le mardi matin,
00:19:44non, alors ça s'appelait
00:19:45en toute subjectivité,
00:19:46mais ils l'ont supprimé, malheureusement.
00:19:47Le mardi matin,
00:19:48on pourrait avoir les échos,
00:19:49le mardi soir,
00:19:50on pourrait avoir Libération,
00:19:51le mercredi matin…
00:19:52– Donc tout ça,
00:19:52c'est des journaux d'opinion pour vous ?
00:19:54– En fait, non,
00:19:55c'est simplement de la presse écrite.
00:19:56Il n'y a pas de qualificatif
00:19:58de presse d'opinion,
00:19:58c'est de la presse écrite,
00:19:59d'avoir une diversité
00:20:00d'éditorialisme de la presse écrite
00:20:02qui se succéderait
00:20:03sur les antennes du service public
00:20:04– Qui les choisit ?
00:20:04– Et qui permettrait aussi
00:20:06aux Français de savoir
00:20:06d'où on parle.
00:20:07– Et qui les choisit ?
00:20:09– Les directeurs,
00:20:10par exemple, de chaîne,
00:20:11directeurs de parlementaires.
00:20:12– Mais sur une liste ?
00:20:12Sur une liste qui serait donnée ?
00:20:13– Pas forcément une liste donnée,
00:20:14mais la presse,
00:20:15les médias…
00:20:16– Il faut des quotas ?
00:20:16Il faut que ce soit proportionnel
00:20:17à la représentation parlementaire ?
00:20:20– Je pense qu'on a suffisamment
00:20:21de titres de presse écrite
00:20:22pour avoir un vrai pluralisme
00:20:24d'expression.
00:20:25Et encore une fois, vous savez…
00:20:27– Mais c'est pour ça
00:20:29qu'il faudrait un vrai pluralisme
00:20:30et il faudrait autant
00:20:31de presse de gauche
00:20:32que de presse de droite.
00:20:33Et vous savez, moi,
00:20:33je suis très attaché
00:20:34au constat de Jérôme Fourquet
00:20:35qui dénonce une archipélisation
00:20:37de la société.
00:20:38Et je constate,
00:20:39à l'issue de ces six mois
00:20:39de commission d'enquête,
00:20:40que cette archipélisation
00:20:41s'exprime aussi sur l'audiovisuel.
00:20:43Et on a des Français
00:20:44qui, de plus en plus,
00:20:45dans un réflexe quasiment politique,
00:20:47se réfugient vers des chaînes d'opinion
00:20:49et n'écoutent plus
00:20:50que des informations
00:20:50qui ressemblent
00:20:51à l'expression de leur vote.
00:20:52Et tout le mérite
00:20:53de l'audiovisuel public,
00:20:54c'est de sanctuariser
00:20:55une espèce d'agora
00:20:56où on pourrait avoir
00:20:57une expression,
00:20:58une confrontation
00:20:59de différentes...
00:20:59– Bon, il faut réinventer
00:21:00Michel Polak
00:21:01et droit de réponse.
00:21:01– Non, non, pardon.
00:21:03– Je voudrais simplement finir.
00:21:04Et d'avoir des éditorialistes
00:21:06sur une semaine
00:21:06qui se succèdent,
00:21:08qui pensent tout différemment
00:21:09et surtout qui donnent
00:21:10à penser et à entendre
00:21:11à des Français
00:21:12qui ne sont pas abonnés
00:21:13à ces médias-là
00:21:14des opinions un peu différentes,
00:21:15je pense que ce sera
00:21:16tout l'honneur
00:21:16du service public
00:21:17de l'audiovisuel
00:21:18et ce sera aussi un rempart
00:21:19à cette archipélisation
00:21:21de dénoncer.
00:21:22– Laurent, il faut qu'on avance.
00:21:22– Oui, vous demandez aussi
00:21:23dans votre rapport
00:21:24si ce qui sort est exact,
00:21:27la neutralité des journalistes.
00:21:29Alors là aussi,
00:21:30on se demandait un peu
00:21:30sur quels critères,
00:21:31comment vous évaluez
00:21:33la neutralité,
00:21:33comment un journaliste
00:21:34pourra prouver sa neutralité
00:21:35à vos yeux en tout cas ?
00:21:37– Alors, c'est un peu plus...
00:21:39– Papilement parce qu'on vous...
00:21:39– Bien sûr, et pardon
00:21:40si mes réponses sont trop longues,
00:21:41mais vos questions sont pertinentes
00:21:43et j'ai envie de...
00:21:44– Elles sont travaillées.
00:21:45– De façon très longue.
00:21:46En fait, je plaide plus
00:21:47pour le devoir de réserve.
00:21:49Je pense que quand on est journaliste
00:21:50et qu'on s'engage
00:21:51pour le service public,
00:21:52on a des obligations supérieures
00:21:54à un engagement
00:21:55pour les chaînes privées.
00:21:56Et la première des obligations,
00:21:57c'est celle notamment
00:21:58de donner une apparence
00:21:59de neutralité,
00:22:00d'adopter un devoir de réserve
00:22:02dans nos expressions publiques,
00:22:04notamment sur les réseaux sociaux.
00:22:05Donc, par exemple,
00:22:06quand vous êtes un journaliste
00:22:08ou un animateur important
00:22:09du service public,
00:22:10aller donner des consignes de vote
00:22:11sur vos réseaux sociaux,
00:22:12c'est contraire à votre mission,
00:22:14qui est une mission
00:22:15qu'on demande aux professeurs,
00:22:16qu'on demande aux magistrats,
00:22:18qu'on demande à un certain nombre
00:22:19de professions,
00:22:20de personnes qui sont délégataires
00:22:21d'une mission sociale.
00:22:22Alors, justement.
00:22:22Je ne vois pas pourquoi,
00:22:24sur l'audiovisuel public,
00:22:25ça pourrait échapper
00:22:25à ce qu'on demande
00:22:26à des professeurs
00:22:26et à des magistrats.
00:22:27Alors, la différence, quand même,
00:22:28c'est que les magistrats
00:22:29et les enseignants
00:22:30sont des fonctionnaires.
00:22:31Les salariés de l'audiovisuel public
00:22:32ne sont pas des fonctionnaires.
00:22:34Si on vous écoute,
00:22:35la logique voudrait que
00:22:37les journalistes
00:22:38du service public
00:22:39doivent être des fonctionnaires.
00:22:40Est-ce que vous voulez
00:22:40qu'ils deviennent fonctionnaires ?
00:22:41Alors, ce qui est sûr,
00:22:42c'est qu'il y a une vraie ambiguïté
00:22:44sur leur statut.
00:22:45Vous avez raison,
00:22:45ils ne sont pas fonctionnaires
00:22:46et ça emporte
00:22:47un certain nombre de problèmes,
00:22:48notamment les conflits d'intérêts.
00:22:50Vous le savez,
00:22:51peut-être que vous y reviendrez,
00:22:53mais il y a un gros problème
00:22:53de conflits d'intérêts,
00:22:54de navettes
00:22:55entre la direction
00:22:56de l'audiovisuel public
00:22:57et les sociétés
00:22:58de production privée.
00:23:00Quand vous êtes fonctionnaire,
00:23:01par exemple,
00:23:01que vous voulez travailler
00:23:02pour un fournisseur privé
00:23:05avec lequel vous avez
00:23:06entretenu des relations professionnelles
00:23:07quand vous étiez fonctionnaire,
00:23:09vous êtes soumis
00:23:09au contrôle de la haute autorité.
00:23:10Donc, est-ce qu'il faut
00:23:11que les journalistes
00:23:11deviennent des fonctionnaires
00:23:12pour que ce soit simple ?
00:23:13Je pense, en tout cas,
00:23:14qu'il faut davantage aligner
00:23:16les statuts
00:23:17entre fonctionnaires
00:23:18et sociétés de droits privés,
00:23:20notamment sur la prévention
00:23:21des conflits d'intérêts.
00:23:22Donc, entre fonctionnaires
00:23:23et journalistes.
00:23:24Donc, plutôt oui,
00:23:25il faudrait qu'ils soient
00:23:25assimilés fonctionnaires.
00:23:26En fait, et notamment aussi sur...
00:23:28Alors, ce n'est pas une recommandation
00:23:29que je formule
00:23:30dans le cadre de mon rapport,
00:23:31mais sur l'application
00:23:33d'un devoir de réserve,
00:23:34ça s'apparente, effectivement,
00:23:36aux devoirs de réserve
00:23:37qu'on demande aux fonctionnaires.
00:23:38Et si vous voulez avoir
00:23:40militant, comme par exemple
00:23:41Mme Lin-Lan Dao,
00:23:42qui est chargée du fact-checking
00:23:43sur France 5 et sur France Info TV,
00:23:45qui est tête d'affiche
00:23:46il y a quelques mois
00:23:47d'un meeting de la France insoumise
00:23:48à Toulouse,
00:23:49ce qui est scandaleux,
00:23:51alors qu'on lui confie
00:23:51le fact-checking
00:23:52et la vérification
00:23:53de la sincérité
00:23:54de l'information
00:23:54sur l'audiovisuel public,
00:23:56si vous voulez être militant,
00:23:57vous allez sur des chaînes privées,
00:23:58mais vous ne restez pas
00:23:59sur des chaînes
00:24:00d'audiovisuel public
00:24:01payées par l'ensemble...
00:24:02Alors, la question qui se pose...
00:24:04Elle était plutôt invitée
00:24:05pour parler de son livre
00:24:06sur le racisme anti-asiatique
00:24:11d'une réunion publique
00:24:12de la France insoumise
00:24:13avec le député insoumis
00:24:14M. Picmal à Toulouse.
00:24:16Vous voyez, c'est une rupture.
00:24:17Alors, visiblement,
00:24:17elle a été sanctionnée,
00:24:18ce que nous a dit
00:24:19la direction de France Info TV,
00:24:20qui a refusé de nous donner
00:24:21la nature de sa question
00:24:23parce que, visiblement,
00:24:23elle est toujours à l'antenne.
00:24:25Mais il y a d'autres exemples
00:24:26comme ceux-ci
00:24:27qui posent question.
00:24:28Quand vous êtes délégataire
00:24:30d'une mission de service public,
00:24:31quand vous avez
00:24:32une telle responsabilité
00:24:33de neutralité,
00:24:35d'impartialité,
00:24:35d'honnêteté,
00:24:36de sincérité de l'information,
00:24:38vous devez d'être
00:24:39plus exemplaire
00:24:40qu'un journaliste,
00:24:40notamment sur une chaîne privée.
00:24:42Voilà, moi, c'est...
00:24:42Un journaliste, c'est un journaliste.
00:24:45Il a la même déontologie,
00:24:46qu'il soit dans le privé
00:24:47ou dans le public.
00:24:48Sinon, ce n'est pas un journaliste.
00:24:49Alors, sur son expression publique,
00:24:51on demande aux professeurs,
00:24:53on demande aux magistrats,
00:24:53on demande à un certain nombre
00:24:54de professeurs.
00:24:55Mais oui, mais pourquoi
00:24:56est-ce qu'on permettrait
00:24:57à des personnes
00:24:58qui sont dépositaires
00:24:59d'une mission importante
00:25:00du service public,
00:25:01pourquoi est-ce qu'on leur permettrait
00:25:01Parce que le service public audiovisuel,
00:25:03c'est une entreprise publique.
00:25:04Ce n'est pas une fonction publique,
00:25:06c'est une entreprise.
00:25:07Et vous voyez que c'est juste
00:25:08une question sémantique de statut.
00:25:10Quand c'est payé
00:25:11par l'intégralité des Français,
00:25:12quand vous avez pour mission
00:25:13de rassembler
00:25:15et de ne pas donner
00:25:15une impression de partialité,
00:25:17je vais vous donner
00:25:18simplement un sondage
00:25:19qui, moi,
00:25:19m'a beaucoup surpris et étonné.
00:25:21Sur l'avenir du rapport.
00:25:22En novembre 2025,
00:25:23il y a un sondage du CSA
00:25:24qui indiquait que 60% des Français
00:25:27considéraient que l'information
00:25:28délivrée sur le service public
00:25:29n'était pas impartiale.
00:25:30Quand vous avez un tel constat,
00:25:32une telle défiance
00:25:32de la part des Français,
00:25:33je pense que c'est important aussi
00:25:34de mettre sur la table
00:25:35des recommandations.
00:25:36Elles peuvent plaire,
00:25:37elles peuvent déplaire,
00:25:37mais je pense qu'elles sont aussi
00:25:38matière à la question.
00:25:39Alors maintenant,
00:25:40une question se pose
00:25:41puisqu'on est sur LCP,
00:25:42vous êtes parlementaire.
00:25:43Quel est l'avenir
00:25:44qui va être fait à ce rapport ?
00:25:46Stéphanie.
00:25:47Est-ce que vous allez
00:25:49reprendre vos préconisations,
00:25:50les transformer
00:25:51en proposition de loi ?
00:25:52Vous avez, je crois,
00:25:52ce qu'on appelle
00:25:53une niche parlementaire
00:25:54le 25 juin.
00:25:55Est-ce que ces propositions
00:25:56seront reprises
00:25:57sous forme de propositions de loi ?
00:25:59Alors, il y a près de 70 recommandations
00:26:02dans le rapport,
00:26:02donc je ne pourrais pas,
00:26:03malheureusement,
00:26:03transformer toutes ces recommandations
00:26:05en propositions de loi.
00:26:06D'ailleurs,
00:26:06toutes ne nécessitent pas
00:26:07un véhicule législatif.
00:26:08Mais effectivement,
00:26:09on dispose avec Éric Sauti
00:26:10d'une niche parlementaire,
00:26:11d'une journée qui nous est consacrée
00:26:13pour faire débattre
00:26:14d'un certain nombre de propositions.
00:26:16Et je proposerai
00:26:16dans les prochains jours
00:26:18à ce que,
00:26:18notamment l'encadrement
00:26:19et la prévention
00:26:21des conflits d'intérêts
00:26:21entre des dirigeants
00:26:23de l'audiovisuel public
00:26:24et des sociétés de production privées,
00:26:26fassent l'objet
00:26:26d'une proposition de loi
00:26:27débattue dans le cadre
00:26:28de notre niche.
00:26:29Je vais vous donner même
00:26:29un peu plus de matière.
00:26:31J'ai été très étonné
00:26:32par des pratiques,
00:26:33par exemple celle
00:26:34de madame Darie Grand,
00:26:35directrice exécutive
00:26:36de France 5,
00:26:37ancienne directrice
00:26:38des programmes de France 2
00:26:39qui signe des contrats
00:26:40importants
00:26:41pour une société de production,
00:26:42qui se fait licenciée
00:26:43de France Télévisions
00:26:44et perçoit
00:26:44près de 400 000 euros
00:26:45d'indemnités de licenciement
00:26:47et qui est ensuite
00:26:47embauchée quelques mois après
00:26:48dans cette même société
00:26:50de production privée
00:26:51à la tête des émissions
00:26:52qu'elle a signées.
00:26:53Ça, c'est à l'évidence
00:26:55une forme de conflit d'intérêts.
00:26:56Il faudrait y mettre fin
00:26:57et donc j'espère
00:26:58que la proposition de loi
00:26:59que je proposerai
00:27:00permettra aussi
00:27:00de mieux encadrer
00:27:01ces conflits d'intérêts.
00:27:02Et ce sera dans la niche
00:27:03UDR du 25 juin ?
00:27:04Je l'espère,
00:27:04ce sera la décision
00:27:05d'Éric Sauty.
00:27:07Pourquoi il s'y opposerait ?
00:27:09Non, il a l'air d'être favorable
00:27:10mais il y a d'autres sujets
00:27:11qui sont peut-être
00:27:13plus prioritaires.
00:27:14C'est pas sûr encore ?
00:27:15C'est lui qui est président
00:27:15le groupe,
00:27:16c'est lui qui décide.
00:27:17Ça serait étonnant
00:27:17qu'il ne donne pas suite
00:27:18à vos travaux quand même.
00:27:19Il a l'air d'être intéressé
00:27:20par cette proposition de loi
00:27:21mais on n'en a pas encore
00:27:22discuté avec l'ensemble
00:27:23des députés.
00:27:23Le président de votre commission
00:27:25d'enquête,
00:27:25Jérémy Patrielletus,
00:27:26a regretté que certaines auditions
00:27:29se transforment en tribunal politique.
00:27:31Il s'est interrogé publiquement
00:27:33sur votre indépendance
00:27:35et sur votre impartialité.
00:27:36Je voudrais savoir
00:27:37si vous avez eu
00:27:37une explication franche avec lui
00:27:39et qu'est-ce que vous avez répondu
00:27:41à ces accusations ?
00:27:43J'ai pas voulu répondre
00:27:45au président,
00:27:46j'ai pas voulu alimenter
00:27:47la moindre polémique,
00:27:48j'ai pas voulu le critiquer.
00:27:49Il peut le faire en tête à tête,
00:27:50c'était pas polémique.
00:27:51En privé,
00:27:51vous ne l'avez pas fait en privé ?
00:27:52Si on l'a fait en privé,
00:27:54effectivement...
00:27:54Est-ce que vous vous êtes dit ?
00:27:55En fait,
00:27:55j'ai trouvé très regrettable
00:27:56que dans les dernières semaines
00:27:58décisives de la commission d'enquête
00:27:59qui allait déterminer
00:28:01notamment le vote
00:28:01pour la publication du rapport,
00:28:03il se soit compromis
00:28:04de façon mensongère
00:28:05au micro notamment d'RTL
00:28:06et d'autres médias
00:28:07pour expliquer
00:28:08que j'étais un agent
00:28:08de la privatisation,
00:28:09que je soutenais la privatisation.
00:28:15Le premier jour
00:28:15de sa commission d'enquête
00:28:17et dès le premier jour
00:28:18de la commission d'enquête,
00:28:18si vous le savez parfaitement,
00:28:19j'ai expliqué que mon rôle
00:28:20était de mettre fin
00:28:21à des dérives
00:28:22et des dysfonctionnements
00:28:22pour sauver
00:28:23les missions précieuses
00:28:24de l'audiovisuel public
00:28:25et j'ai été très déçu
00:28:26de voir qu'il me faisait passer
00:28:28pour un agent de la privatisation
00:28:30pour mieux discréditer
00:28:31l'ensemble des travaux
00:28:32qu'on avait menés
00:28:32et je trouvais
00:28:33que c'était pas à l'image
00:28:34et que c'était pas honorer
00:28:36la mission d'un président
00:28:36que discréditer
00:28:37de façon aussi mensongère
00:28:38le rapporteur.
00:28:39Vous avez dénoncé
00:28:40les fuites
00:28:40sur le rapport
00:28:41dans la presse
00:28:42avant le terme
00:28:44de vos débats.
00:28:45Vous avez évoqué
00:28:47des soupçons
00:28:47contre des députés
00:28:48de gauche
00:28:49et des députés
00:28:50macronistes.
00:28:51Est-ce que vous pouvez nous dire
00:28:52qui vous soupçonnez ?
00:28:53Est-ce que vous avez
00:28:54des éléments précis ?
00:28:55Alors, ce sont des médias
00:28:56qui ont révélé
00:28:57qu'ils avaient reçu
00:28:57un document
00:28:59notamment d'une députée
00:29:00qu'ils ne nomment pas
00:29:01ou ils expliquent
00:29:02que dans la propriété
00:29:03du document,
00:29:04c'est très simple,
00:29:04vous recevez un document Word,
00:29:05vous allez dans propriété
00:29:06et vous voyez
00:29:07qui a créé le document.
00:29:07Vous avez dit
00:29:07de gauche ou macroniste
00:29:09donc vous avez des éléments.
00:29:09Vous savez qui c'est ?
00:29:10Effectivement,
00:29:11il y a un certain nombre
00:29:11d'indices concordants,
00:29:12je ne suis pas là
00:29:12pour jeter en pâture
00:29:13un certain nombre de noms.
00:29:14Est-ce que je peux vous assurer ?
00:29:16Vous savez qui c'est ?
00:29:17Alors là,
00:29:18jeter en pâture des noms,
00:29:19vous n'avez fait que ça ?
00:29:19Ce soir, vous avez cité
00:29:20beaucoup de noms.
00:29:21Absolument pas.
00:29:21Non mais juste.
00:29:22Absolument pas
00:29:23et en tout cas,
00:29:23c'est une entorse
00:29:24qui est extrêmement grave
00:29:25parce que dans les heures
00:29:26qui ont précédé
00:29:27le vote du rapport,
00:29:27il y a beaucoup
00:29:28de fausses informations
00:29:29qui ont été diffusées.
00:29:30Sur mon intention,
00:29:31par exemple,
00:29:31que le président de la République
00:29:32nomme directement
00:29:33sans contre-pouvoir
00:29:34les patrons de chaînes publiques
00:29:36sur la suppression
00:29:37du Tour de France
00:29:37ou de Roland-Garros
00:29:39alors que je dis strictement
00:29:40Est-ce qu'il faut des sanctions
00:29:40si on identifie
00:29:41ceux qui ont procédé
00:29:42à ces fuites ?
00:29:43Est-ce que vous le demandez
00:29:44à la présidente de l'Assemblée ?
00:29:45Et vous êtes passible
00:29:46notamment d'une amende
00:29:48et d'une peine de prison.
00:29:49C'est une entorse
00:29:50extrêmement grave
00:29:51et donc effectivement,
00:29:53j'attends que la présente
00:29:54de l'Assemblée nationale,
00:29:55que le président
00:29:55de la Commission d'enquête
00:29:56s'empare notamment
00:29:57de ces fuites-là,
00:29:58rappelle à l'ordre
00:29:59le ou la députée
00:30:00qui en a été à l'origine.
00:30:01Les médias ont enquêté depuis.
00:30:03Il y a un faisceau d'indices
00:30:03qui indique que c'est probablement
00:30:05une députée socialiste
00:30:07et j'attends évidemment
00:30:07que toute la lumière soit faite
00:30:08parce que c'est très grave.
00:30:09Et quand vous dites
00:30:10rappel à l'ordre
00:30:10jusqu'à des sanctions.
00:30:11Il y a deux voix
00:30:12et avec ces fuites
00:30:13et ces mensonges,
00:30:15le vote aurait pu être défavorable,
00:30:16le rapport aurait pu
00:30:17ne pas être publié
00:30:18et l'ensemble des travaux,
00:30:20les vidéos comme les comptes-rendus
00:30:21auraient pu disparaître.
00:30:22Donc vous voyez
00:30:23la responsabilité
00:30:23que porte aussi cette députée.
00:30:25Vous dites
00:30:25qui est cette députée ?
00:30:27Non, je ne vais pas vous le dire là
00:30:28parce que ça alimenterait
00:30:29une énième polémique.
00:30:30Ce que je peux vous dire
00:30:31c'est que je serais très précautionneux.
00:30:33Est-ce que ça veut dire
00:30:34que vous demandez
00:30:35un rappel à l'ordre
00:30:35mais aussi des sanctions ?
00:30:36Je demande un rappel à l'ordre,
00:30:38des sanctions
00:30:38et je suis très étonné
00:30:40par le silence
00:30:40de la présidente
00:30:42de la commission d'enquête,
00:30:43enfin du président
00:30:44de la commission d'enquête
00:30:44et de la présidente
00:30:45de l'Assemblée nationale.
00:30:46Le président de la commission d'enquête
00:30:48a même fait un communiqué de presse
00:30:50pour dénoncer
00:30:51soi-disant des fuites
00:30:51que j'aurais organisées
00:30:52alors que les médias
00:30:53quelques jours après
00:30:54ont expliqué
00:30:54que c'était une députée
00:30:55vous voyez bien
00:30:56que ça ne peut pas être moi
00:30:57qui a organisé ces fuites
00:30:59donc j'attends aussi
00:31:00un peu plus de neutralité
00:31:01et d'impartialité
00:31:02de la part de celui
00:31:03qui a tenu nos débats
00:31:04pendant six mois.
00:31:04Merci Charles Alonc
00:31:06d'être venu sur LCP
00:31:07ça passe vite une demi-heure
00:31:08mais on a déjà une demi-heure ensemble
00:31:09merci en tout cas
00:31:10d'être venu sur la chaîne parlementaire
00:31:12pour parler de ses travaux parlementaires
00:31:14et vous allez pouvoir laisser la place
00:31:15à l'invité suivante
00:31:17qui va prendre votre place
00:31:19elle est députée socialiste
00:31:20de la deuxième section du Val d'Oise
00:31:21et elle a été membre aussi
00:31:23de la commission
00:31:24qu'on a appelée
00:31:24Alonc Pétrier-Litus
00:31:26Aïda Adizadeh est notre invitée
00:31:28bonsoir
00:31:29merci d'être avec nous
00:31:30ce soir sur le plateau
00:31:31je vous laisse vous installer
00:31:33vous avez entendu
00:31:34Charles Alonc
00:31:34tout à l'heure
00:31:35qui dénonçait des fuites
00:31:36il dit
00:31:37une députée socialiste
00:31:38vous vous sentez visée ?
00:31:39Alors Charles Alonc
00:31:40procède ainsi
00:31:41il a fait durant
00:31:42cinq mois de commission d'enquête
00:31:44insinuation
00:31:45diffamation
00:31:45moi je l'ai d'ailleurs dit
00:31:46il y a plus de quatre mois
00:31:47c'était public
00:31:49c'est enregistré
00:31:49c'est en vidéo
00:31:50s'alisser s'alisser
00:31:51il en restera toujours quelque chose
00:31:53Est-ce que vous vous sentez visée
00:31:53quand il dit ça ?
00:31:54D'ailleurs il n'a même pas le courage
00:31:56d'employer mon nom
00:31:58Donc c'est vous qui êtes visée ?
00:31:59Je pense qu'il faudrait être
00:32:01idiot ou méconnaissant
00:32:02de qui a siégé
00:32:04au sein de la commission
00:32:05pour ne pas sentir visée
00:32:07j'étais la seule députée socialiste
00:32:08Est-ce qu'il a tort
00:32:09ou il a raison ?
00:32:10Est-ce que vous avez organisé des fuites ?
00:32:14Regardez ce qui est sorti dans les médias
00:32:16Nous avons accès
00:32:17au rapport de l'Assemblée
00:32:18à partir de jeudi
00:32:19Moi-même j'y suis allée
00:32:20jeudi après-midi
00:32:21l'horaire est détenu
00:32:22par les administrateurs
00:32:24je crois que c'était vers 15h-16h
00:32:26en tout cas jeudi après-midi
00:32:27Je n'étais pas encore entrée
00:32:28dans la salle
00:32:29pour examiner ce rapport
00:32:30à huis clos
00:32:30que je savais déjà
00:32:31que le rapporteur
00:32:33prévoyait dans ses recommandations
00:32:34de fusionner France 2 et France 5
00:32:35C'était le seul
00:32:36qui avait accès au rapport
00:32:37C'est un petit peu
00:32:38l'hôpital qui se moque de la charité
00:32:41je ne pense pas être la charité
00:32:42autre chose aussi
00:32:43Charles Aloncle
00:32:44qu'est-ce qu'il fait là ?
00:32:45Il allume un contre-feu
00:32:46parce qu'il y a une plainte
00:32:47d'une association de lutte
00:32:48contre la corruption
00:32:49qui le vise
00:32:49parce qu'il y a eu un article
00:32:50dans le média Le Monde
00:32:52un journal sérieux
00:32:53qu'on ne présente plus
00:32:54pour dire qu'il aurait reçu
00:32:56lui des questions
00:32:57de Lagardère
00:32:58du groupe Lagardère
00:33:00donc affilié
00:33:01C'est un contre-feu
00:33:03Pardon mais sur les fuites
00:33:04Pardon c'est M. Pascouin
00:33:05Pour être très clair
00:33:05vous l'accusez lui
00:33:07d'être l'auteur des fuites ?
00:33:08En tout cas
00:33:08on n'était pas encore
00:33:09dans la salle
00:33:10pour examiner ce rapport
00:33:11personne n'y avait encore accès
00:33:13que le Figaro
00:33:14titrait sur le fait
00:33:15que le rapporteur
00:33:16allait préconiser
00:33:17Donc vous l'accusez lui ?
00:33:18Ce n'est pas l'accusé
00:33:19c'est le seul qui avait
00:33:20Donc vous l'accusez de mensonge
00:33:21de ce fait ?
00:33:22Oui alors ce n'est pas
00:33:22la première fois
00:33:23que je l'accuse de mensonge
00:33:23je l'ai accusé publiquement
00:33:24je l'ai dit devant les médias
00:33:26c'est bien la raison
00:33:27pour laquelle je ne veux pas
00:33:29que ce rapport soit publié
00:33:30parce qu'il contient des mensonges
00:33:31et là j'ai écouté attentivement
00:33:37des fuites
00:33:37Evidemment
00:33:38Stéphanie
00:33:39Si on revient sur le fond du rapport
00:33:40est-ce qu'il y a quand même
00:33:41quelques préconisations
00:33:42qui vous paraissent intéressantes
00:33:43ou pour vous
00:33:44il n'y a rien à regarder
00:33:44et tout est ajouté ?
00:33:48Disons que c'est assez difficile
00:33:49de faire la part des choses
00:33:50dans un rapport
00:33:51qui utilise insinuation
00:33:54diffamation
00:33:55mensonge
00:33:55pour arriver à ses fins
00:33:56Quand vous parlez de mensonge
00:33:57vous parlez de quoi par exemple ?
00:33:58Alors par exemple
00:33:59tout à l'heure devant vous
00:34:00Charles Aloncle
00:34:00a eu l'air très très soucieux
00:34:02de la neutralité des journalistes
00:34:03J'ai lu le rapport attentivement
00:34:05je ne l'ai pas fini
00:34:05justement parce que
00:34:06je l'ai lu attentivement
00:34:07Dans le rapport
00:34:08il prend fait et cause
00:34:09pour un journaliste
00:34:10de France Info
00:34:11un ex-journaliste de France Info
00:34:12Jean-François Aquili
00:34:13et il dit de M. Aquili
00:34:15qu'il a été licencié
00:34:16de manière abusive
00:34:17Jean-François Aquili
00:34:18a reconnu devant sa hiérarchie
00:34:19avoir participé
00:34:20à la rédaction
00:34:21d'un ouvrage
00:34:22pour M. Bardella
00:34:23D'un projet d'ouvrage
00:34:24D'un projet d'ouvrage
00:34:25En termes de neutralité
00:34:26Il n'est jamais sorti
00:34:27Il n'est jamais sorti
00:34:28Mais vous voyez
00:34:28quand M. Aloncle veut
00:34:29transformer tous les journalistes
00:34:31en pseudo fonction
00:34:32on n'a pas très bien compris comment
00:34:33mais il dit que
00:34:34il devrait avoir
00:34:34un devoir de réserve
00:34:35Est-ce que là
00:34:36pour le cas de M. Aquili
00:34:37le devoir de réserve
00:34:38aurait pu être soulevé
00:34:39Je ne dis pas d'ailleurs
00:34:40Moi je ne suis pas juge
00:34:40Je ne sais pas si M. Aquili
00:34:42a en effet participé
00:34:44à un projet
00:34:44Je sais juste que sa hiérarchie
00:34:45a reconnu
00:34:46Enfin sa hiérarchie a expliqué
00:34:48d'ailleurs en commission d'enquête
00:34:50que M. Aquili avait reconnu
00:34:52avoir participé
00:34:53à un projet d'ouvrage
00:34:54avec M. Bardella
00:34:55Le fait est que
00:34:56Moi ce que je souligne
00:34:58c'est que M. Aloncle
00:34:59veut des journalistes neutres
00:35:02impartiaux et honnêtes
00:35:03Lui-même dans son rapport
00:35:05a fait preuve de malhonnêteté
00:35:06de partialité
00:35:08et de mensonge
00:35:09Autre chose aussi
00:35:11Il l'a employé devant vous
00:35:13Vous n'avez personne à relever
00:35:14Il a parlé du sondage CSA
00:35:17CSA c'est quoi ?
00:35:18C'est un institut de sondage
00:35:19Bolloré
00:35:19Exactement
00:35:20Vous aurez pu le souligner
00:35:21On ne peut pas tout dire
00:35:22Sinon on irait encore demain soir
00:35:23Merci de m'inviter
00:35:24Vous me demandez
00:35:25Je vous dis
00:35:25Je sais CSA Bolloré
00:35:26Le sondage CSA commandé
00:35:28par Vincent Bolloré
00:35:30Pour qui ?
00:35:31Pour trois médias Bolloré
00:35:33CNews, Europe 1
00:35:34et le JDD
00:35:37Sorti un mois après
00:35:38le lancement de la commission d'enquête
00:35:39est venu comme par hasard
00:35:40trouver que 60% des Français
00:35:42n'ont plus confiance
00:35:42dans l'audition public
00:35:43C'est un peu gros
00:35:44et son rapport commence
00:35:45Moi je le dis
00:35:46et je lui ai dit
00:35:47d'ailleurs dans la réunion
00:35:48qui avait
00:35:49la dernière réunion
00:35:50qu'on a eue pour approuver
00:35:51ou pas le rapport
00:35:51je lui ai dit
00:35:52que c'était un mensonge
00:35:53qu'on ne pouvait pas
00:35:53faire reposer tout un rapport
00:35:55sur un sondage
00:35:56commandé par M. Bolloré
00:35:57pour trouver ce que M. Bolloré
00:35:58veut pour détruire
00:35:59l'audiovisuel public
00:35:59Hervé
00:36:00Parlons du financement
00:36:01de l'audiovisuel public
00:36:02c'est une des grandes questions
00:36:03posées par la commission
00:36:04à l'heure actuelle
00:36:05depuis la disparition
00:36:07de la redevance télé
00:36:08il se fait par une part
00:36:10de TVA
00:36:11je voudrais savoir
00:36:12si vous êtes satisfaite
00:36:14de cette situation
00:36:18sachant que donc
00:36:18ça veut dire
00:36:19que cette disposition
00:36:20est revotée chaque année
00:36:21dans le budget de l'Etat
00:36:22dans le dernier budget de l'Etat
00:36:24les socialistes
00:36:25se sont abstenus
00:36:27donc vous avez laissé
00:36:27passer ce budget
00:36:28est-ce que vous êtes satisfaite
00:36:30de cette situation
00:36:30ou est-ce que vous souhaitez
00:36:31la changer ?
00:36:32Tous les dirigeants
00:36:34de France Télévisions
00:36:34que nous avons vus
00:36:35tous les dirigeants
00:36:36de l'audiovisuel public
00:36:36mais également les syndicats
00:36:38nous ont dit une chose
00:36:39pour avoir un audiovisuel public
00:36:41fort
00:36:42un audiovisuel public sain
00:36:43il leur faut de la prévisibilité
00:36:45dans le financement
00:36:46le problème de la TVA
00:36:47à la main du gouvernement
00:36:49c'est qu'elle ne donne
00:36:50aucune prévisibilité
00:36:51donc c'est venu affaiblir
00:36:53l'audiovisuel public
00:36:53en la rendant plus fragile
00:36:55et le problème
00:36:57qu'on a désormais
00:36:57c'est que quand vous avez
00:36:58supprimé un impôt
00:37:00ou une taxe
00:37:00c'est très difficile
00:37:01pour n'importe quel gouvernement
00:37:02de venir le recréer
00:37:03Donc quelle est votre solution ?
00:37:05Alors moi j'ai fait
00:37:06cette proposition
00:37:06au groupe socialiste
00:37:08c'est pas encore retenu
00:37:09mais je continue à la pousser
00:37:10je pense qu'il faudrait
00:37:11une taxe
00:37:12qui soit assise sur les plateformes
00:37:14et sur la pub
00:37:15que génèrent ces plateformes là
00:37:16Donc vous dites
00:37:17c'est difficile
00:37:17mais vous êtes néanmoins
00:37:18favorable à recréer une taxe ?
00:37:20La redevance c'est difficile
00:37:21pour les français
00:37:22surtout dans une période
00:37:23où rien ne vient alléger
00:37:25leur pouvoir d'achat
00:37:26leur pouvoir d'achat souffre
00:37:27en plus avec cette crise énergétique
00:37:29qu'on connaît
00:37:30donc c'est pas le moment
00:37:30de leur annoncer
00:37:31qu'on va recréer une taxe
00:37:32pour financer un outil
00:37:34un outil audiovisuel public
00:37:35c'est plus qu'un outil
00:37:36c'est un service public
00:37:37qu'on a passé des mois
00:37:38et des mois à dénigrer
00:37:39Donc la première chose à faire
00:37:41c'est de dire
00:37:41il faut de la prévisibilité
00:37:43à toute entreprise publique
00:37:45que ça soit les hôpitaux
00:37:47que ça soit l'école
00:37:48que ça soit les municipalités
00:37:50et que ça soit aussi
00:37:51l'audiovisuel public
00:37:52Donc votre idée
00:37:52si je vous entends bien
00:37:53c'est de faire financer
00:37:54par ceux qui regardent
00:37:56les plateformes
00:37:57les programmes
00:37:58qu'ils ne regardent pas
00:37:59puisqu'ils sont
00:38:00sur les chaînes publiques
00:38:01Vous savez il faut être créatif
00:38:02dans la fiscalité
00:38:04je trouve qu'il y a
00:38:04un niveau de publicité
00:38:06sur les plateformes
00:38:07qu'on subit tous
00:38:08qui échappe à la taxe
00:38:09les publicités
00:38:10personne n'aime ça
00:38:11autant qu'elles viennent
00:38:11financer quelque chose
00:38:12que les français aiment
00:38:13je le redis
00:38:14l'audiovisuel public
00:38:15a le soutien
00:38:16d'une majorité de français
00:38:17la preuve
00:38:18ces programmes sont regardés
00:38:19la matinale de France Inter
00:38:20reste la première matinale de France
00:38:21Laurent ?
00:38:23Est-ce que dans votre contribution
00:38:24il y aura d'autres propositions
00:38:26et est-ce que vous pensez
00:38:27que ce rendez-vous
00:38:28va être quand même l'occasion
00:38:29de proposer
00:38:30un certain nombre de réformes
00:38:31de l'audiovisuel public
00:38:32ou est-ce que c'est six mois
00:38:33pour rien
00:38:33de commission d'enquête ?
00:38:35Ça l'avenir nous le dira
00:38:36je pense que d'ici la fin
00:38:37du quinquennat
00:38:38c'est quand même difficile
00:38:39de lancer une réforme d'envergure
00:38:40vous êtes tous
00:38:41des observateurs
00:38:42très savants
00:38:44sur l'agenda parlementaire
00:38:45et vous savez que c'est un peu difficile
00:38:46d'engager une réforme d'ampleur
00:38:47je reviens à votre question
00:38:48je pense qu'un élément
00:38:50sur lequel nous devons évoluer
00:38:51c'est cette histoire
00:38:52de conflit d'intérêt
00:38:53qui doit être éclaircie
00:38:54et complètement planifiée
00:38:55il faut recréer
00:38:56de la confiance
00:38:57envers les dirigeants
00:38:58de l'audiovisuel public
00:38:58et moi j'irai même
00:38:59un poil plus loin
00:39:00alors c'est une proposition
00:39:01que je porte moi
00:39:02je n'ai pas encore discuté
00:39:03avec le groupe
00:39:03mais je pense que cette procédure
00:39:05de nomination
00:39:05des dirigeants
00:39:06de l'audiovisuel public
00:39:07doit être rendue
00:39:08davantage transparente
00:39:09c'est ce que dit aussi
00:39:10Charles Allon
00:39:10oui mais lui il dit
00:39:12revenons en arrière
00:39:13faisons en sorte
00:39:13que ce soit désormais
00:39:14de nouveau le président
00:39:15qui nomme
00:39:17le président français
00:39:17mais avec approbation
00:39:18des parlementaires
00:39:19quelque part c'est clair
00:39:20au moins
00:39:20on sait qui nomme qui
00:39:21oui on sait qui nomme qui
00:39:22mais on veut recréer
00:39:24l'ORTF
00:39:25ou je ne m'y trouve
00:39:26il n'y avait pas
00:39:26approbation
00:39:28vous connaissez quand même
00:39:29la chose
00:39:30quand on a une majorité
00:39:31de parlementaires
00:39:31à sa main
00:39:32l'approbation
00:39:32c'est une chambre
00:39:33d'enregistrement
00:39:34alors du coup
00:39:34vous préconisez quoi
00:39:35pour la nomination
00:39:36des dirigeants
00:39:36de l'audiovisuel public
00:39:36soyons pareil
00:39:38soyons innovants
00:39:38pourquoi ne pas faire en sorte
00:39:40que les auditions
00:39:42de ces dirigeants
00:39:43de l'audiovisuel public
00:39:44soient diffusées
00:39:45et soumises aussi
00:39:46au regard des français
00:39:47après tout
00:39:48c'est un outil
00:39:49qui nous concerne tous
00:39:50et c'est des pouvoirs
00:39:52importants
00:39:52qui sont conférés
00:39:53à une personne
00:39:53pourquoi ne pas
00:39:54le rendre plus transparent
00:39:55ça changerait le vote
00:39:56des parlementaires ça
00:39:57alors non
00:39:57moi je ne veux pas revenir
00:39:58à l'époque de l'ORTF
00:40:00donc ça non
00:40:00je pense que ça soit
00:40:01des experts
00:40:02je pense que ça doit être
00:40:03un jury d'experts
00:40:04complètement dénué
00:40:06d'intérêt direct
00:40:06avec l'audiovisuel public
00:40:07plutôt des personnes
00:40:08qui sont en fin de carrière
00:40:09d'ailleurs qui n'ont plus
00:40:09rien à attendre
00:40:10d'un président
00:40:11de l'audiovisuel public
00:40:12qui viendrait auditionner
00:40:13les candidats
00:40:15à la présidence
00:40:16de France Télévisions
00:40:16et peut-être qu'une partie
00:40:18de ces auditions
00:40:19comme d'ailleurs
00:40:19sur la chaîne parlementaire
00:40:21pourrait être publique
00:40:22pour que chaque français
00:40:23puisse se rendre compte
00:40:24de la solidité
00:40:25d'un candidat
00:40:25et que ce soupçon
00:40:26de pouvoir
00:40:27qui nomme un tel
00:40:28ou qui est en collision
00:40:29avec un tel
00:40:29soit complètement écarté
00:40:30je pense que c'est ainsi
00:40:32avec des réformes
00:40:32un petit peu innovantes
00:40:34plus transparentes
00:40:34qu'on restaura aussi
00:40:35la confiance des français
00:40:36dans l'audiovisuel public
00:40:37Aïda Elisadé
00:40:38normalement dans quelques instants
00:40:40c'est Erwan Balanant
00:40:40qui va prendre votre place
00:40:41on l'attend d'une minute
00:40:42à l'autre sur le plateau
00:40:43au-delà de l'audiovisuel public
00:40:46quels enseignements
00:40:46vous tirez
00:40:47de cette commission
00:40:47d'enquête parlementaire
00:40:48parce que vous savez
00:40:50même la présidente de l'Assemblée
00:40:51a dit à un moment
00:40:52il y en a trop
00:40:52ça part dans tous les sens
00:40:53est-ce que celle-ci
00:40:55c'est celle de trop
00:40:55alors c'est pas qu'il y en a trop
00:40:57c'est que vous voyez
00:40:58il y a quelque chose
00:40:58de tout à fait étonnant
00:41:00cette commission d'enquête
00:41:01elle est faite
00:41:02le rapport qui est fait
00:41:03d'ailleurs j'invite
00:41:04chaque citoyen
00:41:05qui le souhaite
00:41:06à regarder la page de garde
00:41:08sur la page de garde
00:41:08c'est écrit
00:41:09un rapport fait
00:41:10au nom des membres
00:41:11de la commission d'enquête
00:41:12or ces fameux membres
00:41:14de la commission d'enquête
00:41:14dont je suis
00:41:15ont très peu de pouvoir
00:41:18interrogation
00:41:18par audition
00:41:19on avait deux minutes
00:41:20au grand maximum
00:41:21deux minutes
00:41:21on n'avait pas accès
00:41:22au rapport
00:41:23avant qu'il soit rédigé
00:41:25et on y a eu accès
00:41:26dans une petite salle
00:41:27pouvoir d'amendement
00:41:28zéro
00:41:28la collégialité
00:41:30qui est censée respecter
00:41:31un rapporteur de commission
00:41:32on n'a aucun moyen
00:41:34de lui imposer
00:41:35une plus grande collégialité
00:41:37et de ce fait
00:41:37si le rapport
00:41:38était signé
00:41:39seulement par Charles-Henri
00:41:40à l'oncle
00:41:41moi écoutez
00:41:42j'ai pas de problème
00:41:42avec ça
00:41:42c'est sa vision
00:41:43de nos yeux publics
00:41:43vous dédiez ces deux prénoms
00:41:45oui enfin parce que
00:41:46c'est son bon
00:41:46peu importe
00:41:47c'est un détail
00:41:47mais que vous avez relevé
00:41:48c'est son prénom complet
00:41:51moi je n'ai pas de problème
00:41:52avec le rapport
00:41:53que lui aurait rédigé
00:41:54c'est sa vision
00:41:54de nos yeux publics
00:41:55d'ailleurs j'ai même toujours dit
00:41:56je n'ai même pas de problème
00:41:57avec ses recommandations
00:41:58c'est les siennes
00:41:59il doit les défendre
00:42:00devant les français
00:42:01et aux français de juger
00:42:02le problème qu'on a
00:42:03avec ce rapport
00:42:03c'est que tous ces mensonges
00:42:04qui sont consignés
00:42:05et je dis bien mensonges
00:42:06et je le redirai
00:42:07à chaque fois qu'on me tendra
00:42:08le micro sur le sujet
00:42:09ils sont écrits
00:42:10noir sur blanc
00:42:11au nom des membres
00:42:12de la commission d'enquête
00:42:13et de ce fait
00:42:14le vote
00:42:15certains ont dit
00:42:15attendez si vous ne votez pas
00:42:16c'est une censure
00:42:17mais dans ce cas là
00:42:17pourquoi organiser un vote
00:42:19si une désapprobation
00:42:20vaut non-publication
00:42:21et non-vaut censure
00:42:22à quel moment
00:42:23des députés
00:42:24sont censés
00:42:25exprimer leur avis
00:42:26quand ils sont profondément
00:42:27en désaccord
00:42:27avec la méthode
00:42:28qui est employée
00:42:29et avec le fonds
00:42:30qui est rédigé
00:42:30quand celui-ci
00:42:31est un tissu de mensonges
00:42:32Aïda Adizadeh
00:42:33vous faites le lien
00:42:34avec l'invité
00:42:35qui va vous succéder
00:42:35qui lui justement a dit
00:42:36si on vote pas
00:42:37cette commission d'enquête
00:42:38elle est censurée
00:42:39c'est de la censure
00:42:39merci d'être venu
00:42:40sur le plateau
00:42:41merci d'être invité
00:42:41et Erwann Balanant
00:42:43va prendre votre place
00:42:45bonsoir Erwann Balanant
00:42:46bonsoir
00:42:47vous êtes député modem
00:42:48de la 8ème circonscription
00:42:48du ministère
00:42:49vous aussi vous faisiez partie
00:42:50de cette commission
00:42:51parlementaire
00:42:52vous avez
00:42:53au moment du vote
00:42:55sur le rapport
00:42:56vous avez fait quoi vous ?
00:42:57moi je me suis abstenu
00:42:57mais j'ai pas tout à fait
00:42:59parlé de censure justement
00:43:00pour éviter que ça
00:43:01soit de la censure
00:43:02non
00:43:02pour que les français
00:43:04voient le rapport
00:43:04ah bon
00:43:07pour qu'ils soient consultés
00:43:09c'est un grand mot
00:43:10de la censure
00:43:11d'ailleurs
00:43:11pourquoi je parle pas de censure
00:43:12parce que ça a été
00:43:12le grand fantasme
00:43:13à un moment donné
00:43:14de monsieur Aloncle
00:43:16c'est de dire
00:43:17vous voyez on veut nous cacher
00:43:19les parlementaires
00:43:19veulent cacher ce rapport
00:43:21question maintenant
00:43:22puisque vous voulez
00:43:22qu'il soit public
00:43:23est-ce que vous souhaitez
00:43:23que ce rapport
00:43:25débouche sur un débat
00:43:26dans l'hémicycle ?
00:43:27il n'y a aucune raison
00:43:28généralement
00:43:29les commissions d'enquête
00:43:31c'est possible
00:43:33oui je sais
00:43:33c'est possible
00:43:34mais vous ne souhaitez pas
00:43:34un débat dans l'hémicycle ?
00:43:35non
00:43:35pourquoi ?
00:43:36pourquoi ça serait plus important
00:43:39qu'un certain nombre
00:43:39des commissions d'enquête
00:43:40sur lesquelles nous n'avons pas ?
00:43:41parce qu'un débat c'est public ?
00:43:42bah oui mais le débat
00:43:43il est public là
00:43:44et les français justement
00:43:45ils vont pouvoir
00:43:46c'est autre chose
00:43:46il est cadré
00:43:47ça permet de voir aussi
00:43:49qui pense quoi
00:43:49alors ça voudrait dire
00:43:50que quand vous voulez
00:43:52un débat
00:43:52après une commission d'enquête
00:43:54il faut faire le show
00:43:55il faut essayer de faire
00:43:56c'est qui pense quoi
00:43:57chaque groupe s'intervient ?
00:43:58oui mais vous voyez bien
00:43:59que l'attitude de Charles-Henri Alon
00:44:01d'avoir été chercher la lumière
00:44:02à chaque moment
00:44:04serait pour les autres
00:44:06inquiétus de dire
00:44:06si moi je veux avoir
00:44:07mon débat dans l'hémicycle
00:44:09il y a une niche maintenant
00:44:11il aura peut-être un texte
00:44:12il a dit qu'il l'aurait
00:44:14voilà
00:44:14on nous pourra débattre
00:44:15à ce moment là
00:44:16Laurent
00:44:16oui vous vous êtes abstenu
00:44:17vous l'avez dit
00:44:18est-ce que ça veut dire
00:44:19qu'il y a certaines propositions
00:44:20que vous trouvez finalement
00:44:21intéressantes
00:44:22que vous souhaitez retenir ?
00:44:23non il y a quelques sujets
00:44:25qui sont des sujets
00:44:26qui méritent attention
00:44:28la question
00:44:29de plus de transparence
00:44:32dans la façon
00:44:33dont les marchés
00:44:34peuvent être attribués
00:44:36ça oui
00:44:37il y a des questions
00:44:38qui sont des vraies questions
00:44:40et surtout
00:44:41il y a aussi des questions
00:44:42qui n'ont pas été traitées
00:44:44dans ce rapport
00:44:44et il y a des vrais angles morts
00:44:47importants
00:44:48déjà vous voyez
00:44:49par exemple
00:44:50téléspectateurs
00:44:51auditeurs
00:44:52ce n'est pas dans le rapport
00:44:52c'est quand même un problème
00:44:53à quoi sert l'audiovisuel public
00:44:55si ce n'est pas justement
00:44:56pour les français
00:44:56et les françaises
00:44:57qui les regardent
00:44:58et puis il y a des grands enjeux
00:45:00l'audiovisuel public
00:45:02il est aujourd'hui piloté
00:45:05par un certain nombre de textes
00:45:06un certain nombre de règles
00:45:07qui préexistaient
00:45:08à l'émergence du numérique
00:45:10bon ça c'est un vrai sujet
00:45:11quelle est la place
00:45:12de l'audiovisuel public
00:45:13dans le numérique
00:45:15comment on les protège
00:45:17face aux gars-femmes
00:45:18des sujets
00:45:20complètement passés
00:45:20à travers le rapport
00:45:22et c'est bien dommage
00:45:23sur la question clé
00:45:24des économies
00:45:24sur le milliard d'économies
00:45:25ça vous paraît réaliste
00:45:27non c'est complètement irréaliste
00:45:29et j'écoutais encore
00:45:31monsieur Charles-Henri
00:45:32à l'oncle
00:45:32qui parlait de la page 58
00:45:34du rapport
00:45:35de la Cour des Comptes
00:45:36en continuant à dire
00:45:37ce qui n'est pas écrit
00:45:39dans cette page
00:45:42c'est quand même hallucinant
00:45:43c'est à dire qu'il est en train
00:45:44de vous dire
00:45:45que si c'est le budget abaissé
00:45:47alors que non
00:45:47oui le budget abaissé
00:45:49le budget abaissé
00:45:50de vous avez cité le chiffre
00:45:52362 millions je crois
00:45:54et le rapport
00:45:55de la Cour des Comptes
00:45:56dit
00:45:57il ne faut pas prendre
00:45:58l'année 2024
00:46:00parce que ce n'est pas
00:46:01une bonne année de référence
00:46:02et il conclut le rapport
00:46:04c'est les JO
00:46:05c'est les JO
00:46:05mais il n'y a pas que les JO
00:46:06il y a aussi un autre mode
00:46:07de calcul
00:46:08sur la taxe
00:46:09sur les salaires
00:46:11voilà
00:46:11est-ce que ce n'est pas gênant
00:46:13justement
00:46:13pour votre travail de député
00:46:14pour l'Assemblée nationale
00:46:15qu'il y ait de tels mensonges
00:46:17dans un rapport
00:46:18de commission d'enquête
00:46:21un rapport
00:46:22ça n'a aucune portée
00:46:23législative
00:46:23et normative
00:46:24donc
00:46:26voilà
00:46:26moi
00:46:27qu'il y ait des choses
00:46:28gênantes
00:46:29dans un rapport
00:46:29je vais vous dire
00:46:30c'est pas la première fois
00:46:31qu'à l'Assemblée nationale
00:46:32ou au Sénat
00:46:33il y a des rapports
00:46:33qui ne sont pas
00:46:35les meilleures productions
00:46:37écrites du monde
00:46:38c'est pas la première fois
00:46:39donc moi je pense
00:46:41que c'est mieux
00:46:41de poser
00:46:42les éléments
00:46:43sur la table
00:46:43qu'on ait ce débat
00:46:44qu'on regarde proposition
00:46:46par proposition
00:46:47qui sont par ailleurs
00:46:48assez faibles en réalité
00:46:50parce qu'il y a beaucoup
00:46:50de propositions
00:46:51par exemple
00:46:51sur la neutralité
00:46:52la neutralité des journalistes
00:46:54mais c'est déjà
00:46:55complètement prévu
00:46:57dans les différentes chartes
00:46:59d'engagement
00:47:00que vous avez
00:47:01en tant que journaliste
00:47:02dit il faut plus de garanties
00:47:03il faut même
00:47:05tout mettre
00:47:06tout définir
00:47:07alors d'accord
00:47:07mais parlons constitution
00:47:09et parlons un peu
00:47:10puisqu'on fait la loi
00:47:11comment on le fait
00:47:12c'est à dire qu'il y aurait
00:47:13quelqu'un qui contrôlerait
00:47:14les bonnes mœurs
00:47:16c'est la question
00:47:16qu'on a posé
00:47:17donc en fait
00:47:18on retombe sur le dessin
00:47:19de monsieur Aloncle
00:47:21qui veut nous faire croire
00:47:22aujourd'hui
00:47:22qu'il veut protéger
00:47:23l'audiovisuel public
00:47:24en réalité
00:47:24ils veulent
00:47:24un
00:47:25une reprise en main politique
00:47:27très puissante
00:47:28très forte
00:47:28et deux
00:47:29affaiblir économiquement
00:47:31parce que comme ça
00:47:32vous avez moins de moyens
00:47:33moins d'émissions
00:47:34et moins de choses à dire
00:47:35en fait
00:47:36tout simplement
00:47:36oui monsieur le député
00:47:38juste avant pour dire
00:47:39sur les métadonnées
00:47:40j'ai les métadonnées
00:47:41sous les yeux
00:47:41ce n'est pas le nom
00:47:41d'Eda Desadé
00:47:42qui est sur le document
00:47:43juste pour le préciser
00:47:44contrairement à ce qu'a
00:47:44sous-entendu le rapporteur
00:47:47elle a démenti elle-même
00:47:48elle a démenti elle-même
00:47:49et Jérémy Patrier-Lettius
00:47:50vient donner une interview
00:47:52au Figaro
00:47:52dans lequel il déclare
00:47:53seule une fusion
00:47:54de France Télévisions
00:47:55et Radio France
00:47:56permettra un audiovisuel
00:47:57public fort et souverain
00:47:58est-ce que vous êtes
00:47:59sur la ligne du président ?
00:48:01non
00:48:01moi je ne suis pas
00:48:03en accord avec ça
00:48:04qu'on réfléchisse
00:48:05au sujet du numérique
00:48:07qu'on ait par exemple
00:48:08une rédaction numérique commune
00:48:11ou en tout cas
00:48:12peut-être pas commune
00:48:13mais en tout cas
00:48:14en symbiose
00:48:15encore plus forte
00:48:16que ce qui existe déjà
00:48:17mais qui est déjà énorme
00:48:19M. Aloncle
00:48:20n'a pas arrêté
00:48:22de critiquer
00:48:22l'audiovisuel public
00:48:23mais on a
00:48:24un audiovisuel public
00:48:25qui a ses défauts
00:48:26et il faut regarder
00:48:27les chiffres
00:48:28et il faut faire attention
00:48:28à un euro
00:48:29d'argent public
00:48:30c'est un euro
00:48:31d'argent public
00:48:32certes
00:48:32mais la résilience
00:48:34de ce système
00:48:35la puissance
00:48:36de ce système
00:48:36moi j'invite
00:48:37tous les Français
00:48:37à aller sur le site
00:48:38France TV
00:48:40le site
00:48:40le site
00:48:41où vous avez
00:48:42toutes les informations
00:48:43mais vous avez
00:48:44des centaines
00:48:45et des centaines
00:48:45d'informations
00:48:46allez voir une chaîne
00:48:48concurrente
00:48:49allez voir CNews
00:48:51vous allez voir
00:48:51la vacuité
00:48:52en comparaison
00:48:53voilà
00:48:54et j'aurais même pu
00:48:55citer TF1
00:48:56mais TF1 fait un bon boulot
00:48:58aussi d'informations
00:48:59et ils n'ont pas
00:49:00ce qu'a
00:49:00le réseau
00:49:01de la télévision
00:49:03audiovisuelle publique
00:49:04c'est-à-dire
00:49:05le réseau des locales
00:49:06tout ça c'est une puissance
00:49:07incroyable
00:49:08et quand j'entends
00:49:09monsieur
00:49:10Charles-Henri Alonc
00:49:11dire qu'il y a 130 chaînes
00:49:12il n'y a pas 130 chaînes
00:49:13il y en a 7
00:49:14il y a 7 chaînes
00:49:15de l'audiovisuel public
00:49:16dont une France 3
00:49:17qui a des antennes locales
00:49:19c'est ce que
00:49:19tout ça on l'a précisé
00:49:21petite parenthèse
00:49:21Charles-Henri Alonc
00:49:23n'a pas dit
00:49:23que Aïda Adizadeh
00:49:25avait publié
00:49:27les documents
00:49:28il a dit
00:49:28une députée socialiste
00:49:30et Aïda Adizadeh
00:49:30a corrigé
00:49:32tout à l'heure
00:49:32en disant que
00:49:33ça n'était pas elle
00:49:34Hervé
00:49:35le modem
00:49:36c'est votre parti
00:49:37c'est le parti
00:49:38de François Bayrou
00:49:38François Bayrou
00:49:39a fait de la dette
00:49:40et de la défense
00:49:41des deniers publics
00:49:42son cheval de bataille
00:49:44depuis des années
00:49:44et donc je suis étonné
00:49:46lorsqu'on vous pose
00:49:47la question de savoir
00:49:48si cette commission
00:49:49a attiré votre attention
00:49:51sur certains sujets
00:49:52vous ne citez pas
00:49:53parmi ces sujets-là
00:49:55le sujet
00:49:56de dépenses
00:49:57inconsidérées
00:49:58le rapport
00:49:59parle même
00:49:59de Gabgi
00:50:00est-ce que
00:50:01à aucun moment
00:50:01vous n'avez découvert
00:50:02pendant les travaux
00:50:03de cette commission
00:50:04des dépenses
00:50:05de l'audiovisuel public
00:50:05qui vous semblent
00:50:06inconsidérées
00:50:07il y a des dépenses
00:50:08qui peuvent choquer
00:50:09les français
00:50:09et qui posent question
00:50:11attendez j'y arrive
00:50:14évidemment
00:50:14ça choque tout le monde
00:50:16d'entendre dire
00:50:17qu'il y a des chambres
00:50:18payées très cher
00:50:19mais quand on regarde
00:50:20quand on regarde vraiment
00:50:21un ces chambres
00:50:23elles ont coûté
00:50:23zéro euro d'argent public
00:50:25puisque ce sont
00:50:26des accords
00:50:27avec de la publicité
00:50:28invendue
00:50:28bon soit on l'interdit
00:50:30mais c'est même
00:50:31un conseil
00:50:31que donne Bercy
00:50:32de faire ça
00:50:33à l'audiovisuel public
00:50:35pour essayer
00:50:35d'économiser
00:50:36de l'argent
00:50:36et deux
00:50:37à aucun moment
00:50:40Charles-Henri Allong
00:50:41s'est posé
00:50:41la question
00:50:42de est-ce que
00:50:42l'audiovisuel public
00:50:43ça rapporte
00:50:44ou pas
00:50:44et on sait
00:50:46il y a des études
00:50:47qui le prouvent
00:50:47l'ensemble
00:50:48de l'audiovisuel
00:50:50en France
00:50:51c'est 13 milliards
00:50:53de valeurs ajoutées
00:50:54pour l'Etat
00:50:5513 milliards
00:50:56ça veut dire
00:50:5613 milliards
00:50:57qui tombent dans les caisses
00:50:57c'est pas le chiffre d'affaires
00:51:00le chiffre d'affaires
00:51:01de l'ensemble de la culture
00:51:02c'est 100 milliards
00:51:03l'audiovisuel
00:51:04c'est 13
00:51:05et la plus-value
00:51:06de l'ensemble de la culture
00:51:07c'est 47,9 milliards
00:51:09c'est énorme
00:51:10ça rapporte de l'argent
00:51:11en termes financiers
00:51:13mais aussi en termes
00:51:14de souveraineté
00:51:15et ça c'est un autre sujet
00:51:17que je suis
00:51:17je suis très étonné
00:51:19qu'un député dit
00:51:20du bloc
00:51:22extrême droite
00:51:23un député patriote
00:51:24ne voit pas
00:51:25que cet audiovisuel public
00:51:26est un outil de souveraineté
00:51:27incroyable
00:51:28pour défendre
00:51:29les valeurs de la France
00:51:30est-ce que pour vous
00:51:30la question de la publicité
00:51:32après 20h
00:51:33sur les chaînes publiques
00:51:34qui a été supprimée
00:51:36en 2009
00:51:37mérite d'être remise
00:51:38à l'ordre du jour
00:51:39c'est inutile
00:51:40je veux bien
00:51:40qu'on pose la question
00:51:41mais posez la question
00:51:42à tous les patrons
00:51:44des autres chaînes
00:51:45ils vous disent
00:51:45mais vous faites ça
00:51:46vous déstructurez
00:51:47tout le marché
00:51:47et vous faites en sorte
00:51:49que nous
00:51:49on va avoir des problèmes
00:51:50aujourd'hui
00:51:51on a un vrai problème
00:51:52de baisse
00:51:54drastique
00:51:55de la régie
00:51:57pub générale
00:51:59sur toutes les chaînes
00:52:00c'est en baisse
00:52:02extrêmement importante
00:52:03avec une hausse
00:52:04mais qui n'est pas
00:52:05compensée
00:52:06sur le numérique
00:52:06par contre
00:52:07et ça c'est un sujet
00:52:09que le patriote
00:52:09à l'ongle aurait dû
00:52:10aussi
00:52:11auquel il aurait dû
00:52:12se pencher
00:52:12c'est
00:52:13qu'est-ce qu'on fait
00:52:14face aujourd'hui
00:52:15aux GAFAM
00:52:16qui pillent nos contenus
00:52:17qu'est-ce qu'on fait
00:52:18quand
00:52:19les
00:52:21Google
00:52:21Meta
00:52:22et tous les autres
00:52:23pillent le contenu
00:52:24de la production
00:52:25audiovisuelle française
00:52:26moi oui
00:52:27il s'avère que j'ai porté
00:52:28la question des droits voisins
00:52:30et que ça a été voté
00:52:32à l'unanimité
00:52:33et que c'est au Sénat
00:52:34bientôt
00:52:35et que ça reviendra
00:52:36et que j'espère
00:52:36qu'avant la fin
00:52:37de cette session
00:52:38on aura mis en place
00:52:39les droits voisins
00:52:40alors c'est pour la presse
00:52:41mais il faut aussi
00:52:41se poser la question
00:52:42pour l'audiovisuel
00:52:44est-ce que pour vous
00:52:45il faut revoir
00:52:46les nominations
00:52:46des patrons
00:52:47des chaînes publiques
00:52:48Charles Lalonde
00:52:48lui propose à nouveau
00:52:49une nomination
00:52:51par le président
00:52:51de la République
00:52:52avec validation du Parlement
00:52:53avec validation du Parlement
00:52:55enfin c'est l'article 13
00:52:56c'est toutes les nominations
00:52:59qui sont tout le temps
00:53:00critiquées justement
00:53:01par le bloc
00:53:03extrême droite
00:53:04l'article 13
00:53:06c'est quoi
00:53:06c'est qu'il faut
00:53:07trois cinquièmes
00:53:08des députés
00:53:09qui votent contre
00:53:10donc vous voyez bien
00:53:11que c'est une nomination
00:53:13par le président
00:53:14ce qu'il propose
00:53:15ou la présidente
00:53:17peut-être un jour
00:53:17dans notre pays
00:53:18ou comment dire
00:53:20c'est une reprise
00:53:22en main
00:53:23très forte
00:53:23de l'audiovisuel public
00:53:25par le pouvoir
00:53:25et ça pose problème
00:53:26mais est-ce que néanmoins
00:53:27vous pensez
00:53:27vous qu'il faut
00:53:28revoir cette procédure
00:53:30de nomination
00:53:30ou qu'elle est très bien
00:53:31comme elle est à l'heure actuelle
00:53:32moi je pense
00:53:33qu'on se pose la question
00:53:34pour plus de transparence
00:53:36plus peut-être
00:53:37de participation
00:53:39des parlementaires
00:53:40d'une façon
00:53:41ou d'une autre
00:53:41mais les parlementaires
00:53:42qui participent
00:53:43ça veut dire
00:53:43qu'on met
00:53:44le pouvoir politique
00:53:46et moi je ne suis pas
00:53:46tout à fait sûr
00:53:47qu'en termes
00:53:48d'indépendance
00:53:49ça soit satisfaisant
00:53:50donc regardons
00:53:52comment on peut faire
00:53:53j'ai entendu
00:53:54madame Aïd Isadé
00:53:55faire des propositions
00:53:56nous on en aura aussi
00:53:57et on va continuer
00:53:58tous le travail
00:53:58collectivement
00:53:59sur l'audiovisuel public
00:54:00qui est un trésor
00:54:01pour notre pays
00:54:02mais ça ne veut pas dire
00:54:03qu'il ne faut rien changer
00:54:04évidemment
00:54:04merci Erwan Badan
00:54:06bienvenue sur le plateau
00:54:07de LCP
00:54:08et c'est le dernier invité
00:54:09qui prend votre place
00:54:11aussi lui
00:54:12il a été membre
00:54:12de la commission
00:54:13d'enquête parlementaire
00:54:14Aurélien Saint-Toulle
00:54:15bonsoir
00:54:15bonsoir
00:54:16vous êtes député LFI
00:54:17de la 11ème circonscription
00:54:18des Hauts-de-Seine
00:54:20et Jean-Luc Mélenchon
00:54:21a déclaré sa candidature
00:54:23hier soir
00:54:23oui
00:54:25vous pensez vous
00:54:26que l'audiovisuel public
00:54:26sera un enjeu pour 2027
00:54:27ah bah manifestement
00:54:29je pense que c'est un enjeu
00:54:30fondamental
00:54:31d'ailleurs
00:54:32je serais quand même
00:54:33un peu hypocrite
00:54:33si je vous disais
00:54:34que ce ne serait pas
00:54:34ce ne serait pas un enjeu
00:54:35j'ai été rapporteur
00:54:37d'une commission d'enquête
00:54:38sur l'attribution
00:54:38des autorisations
00:54:39des maîtres
00:54:40des chaînes de la TNT
00:54:41donc en tout cas
00:54:42c'est un vœu de ma part
00:54:45que ce soit un enjeu
00:54:46par ailleurs
00:54:47tout le monde comprend
00:54:48que aujourd'hui
00:54:49la gauche s'affronte
00:54:51à la droite
00:54:52non pas à travers
00:54:53un homme politique
00:54:54en particulier
00:54:55mais à travers
00:54:55une personnalité politique
00:54:57en particulier
00:54:57qui s'appelle
00:54:58Vincent Bolloré
00:54:58et qui est en train
00:54:59de surdéterminer
00:55:01si vous me passez
00:55:01ce mot un peu pédant
00:55:03tout le débat
00:55:04qui existe à droite
00:55:05chacun cherche
00:55:06à se positionner
00:55:07vis-à-vis
00:55:08de ce que M. Bolloré
00:55:09pourrait lui attribuer
00:55:10comme bonne grâce
00:55:11ou pas
00:55:11donc bien sûr
00:55:12que c'est à travers
00:55:13ces médias
00:55:14que M. Bolloré
00:55:15cherche à opérer
00:55:16la candidature
00:55:17de Jean-Luc Mélenchon
00:55:18à l'élection présidentielle
00:55:19n'est pas une énorme surprise
00:55:20il faut bien le dire
00:55:21mais il a choisi
00:55:22de l'annoncer hier soir
00:55:23sur la chaîne
00:55:24d'un groupe privé
00:55:25en l'occurrence TF1
00:55:26comment expliquez-vous
00:55:27ce choix ?
00:55:28je crois que c'était
00:55:29pour parler au plus grand nombre
00:55:30et donc il me semble
00:55:31que c'était un canal
00:55:32qui touchait le plus grand nombre
00:55:34et c'était assez adapté
00:55:35pour ça
00:55:36il nous arrive
00:55:36il nous arrive
00:55:37de faire un peu de tactique
00:55:38on n'est pas complètement
00:55:39stupide
00:55:40il n'y a pas que des principes
00:55:42mais pourquoi
00:55:42il n'y aurait pas que des principes
00:55:44je pose une question
00:55:44dites-nous
00:55:45est-ce qu'on doit boycotter
00:55:47les médias privés
00:55:48si on doit boycotter
00:55:50les médias privés
00:55:51sur LCP
00:55:52on ne pose que des questions
00:55:54on n'a pas décidé
00:55:56de boycotter
00:55:57les médias privés
00:55:58vous aurez encore
00:55:58de quoi manger
00:55:59encore quelques années
00:55:59au terme des travaux
00:56:00de la commission
00:56:01Charles Laloncle
00:56:02cible les animateurs
00:56:04producteurs
00:56:05des professionnels
00:56:07de l'audiovisuel
00:56:07qui s'enrichissent
00:56:08énormément
00:56:09grâce à des émissions
00:56:11qu'ils produisent
00:56:12et qui sont diffusées
00:56:13sur le service public
00:56:14est-ce que vous ne partagez
00:56:16pas cette indignation ?
00:56:18alors je suis navré
00:56:19monsieur Gatteignot
00:56:20je vais commencer
00:56:20par une observation
00:56:21de prof de français pénible
00:56:22je n'aime pas répondre
00:56:24à des interro négatives
00:56:26oui certes
00:56:26mais c'est encore moins
00:56:27comme ça que j'ai formulé
00:56:28ma question
00:56:28je vais vous répondre
00:56:28mais comme c'est un trait
00:56:30partagé par tous
00:56:31mais bien sûr
00:56:32mais comme tous les journalistes
00:56:33le font
00:56:33et bien je me suis donné
00:56:35comme mission pénible
00:56:36de le redire à chaque fois
00:56:37donc est-ce que je partage
00:56:38le sujet ?
00:56:40oui je suis intéressé
00:56:41par ce sujet
00:56:42je trouve que pour le coup
00:56:43on pouvait en discuter
00:56:45est-ce qu'il m'a convaincu
00:56:46monsieur Laloncle
00:56:47dans sa façon
00:56:48de mettre en scène
00:56:48son hostilité
00:56:49à l'égard des producteurs
00:56:50animateurs
00:56:50non pas vraiment
00:56:52mais sur la mise en scène
00:56:52non mais sur le fond
00:56:53et donc je vous le dis
00:56:54sur le fond
00:56:55je crois qu'il y a une question
00:56:56de savoir
00:56:56est-ce qu'il est pertinent
00:56:58d'organiser en interne
00:57:01j'aime pas trop le mot
00:57:01internaliser
00:57:02mais enfin internaliser
00:57:03disons ça comme ça
00:57:04la production de ces contenus
00:57:06ou est-ce qu'il faut
00:57:07recourir à de l'externalisation
00:57:09d'une manière générale
00:57:10l'externalisation
00:57:10c'est toujours des coûts en plus
00:57:11parce que vous allez payer
00:57:12des actionnaires
00:57:14en gros vous faites
00:57:16facturer le profit
00:57:17des autres
00:57:18bon je crois qu'on peut le faire
00:57:19en interne
00:57:20d'ailleurs Radio France
00:57:22produit en interne
00:57:23l'essentiel de ces contenus
00:57:24c'est que donc
00:57:25dans l'audiovisuel public
00:57:26il y a au moins deux modèles
00:57:27et qu'il y en a un
00:57:28qui marche au moins
00:57:29aussi bien que l'autre
00:57:29donc la question reste pertinente
00:57:32ceci dit
00:57:32je note que monsieur Aloncle
00:57:34quand il donne des chiffres là
00:57:35il s'abstient de préciser
00:57:37quel est le secteur réel
00:57:40dans lequel évolue France Télévisions
00:57:42celui de la télévision
00:57:43qui est public
00:57:44et privé
00:57:45parce que évidemment
00:57:46les gens qui opèrent
00:57:46dans le public
00:57:47ils sont aussi susceptibles
00:57:48d'opérer dans le privé
00:57:49donc si vous avez créé
00:57:50des règles
00:57:50qui sont les règles du marché
00:57:52et bien il ne faut pas
00:57:53venir pleurer après
00:57:54en disant que
00:57:55la puissance publique
00:57:56ou l'agent public
00:57:57et France Télévisions
00:57:58se retrouvent à jouer
00:57:59avec les mêmes règles
00:58:00que les autres
00:58:00et dans ce cas là
00:58:01juste pour finir ce point là
00:58:02il est clair que
00:58:03les producteurs animateurs
00:58:05de France Télévisions
00:58:06ne gagnent pas en réalité
00:58:06beaucoup au regard
00:58:08de ce que gagneraient
00:58:09d'autres producteurs
00:58:10ou animateurs
00:58:10dans le privé
00:58:11donc il faut balancer les deux
00:58:13vous avez voté
00:58:14contre le rapport
00:58:15est-ce que c'est à cause
00:58:16de la teneur des auditions
00:58:17ou est-ce que c'est à cause
00:58:18de son contenu
00:58:19ou les deux ?
00:58:20Non c'est à cause
00:58:20du contenu du rapport
00:58:22mais je vous dirais
00:58:23qu'il y a une complète
00:58:25homogénéité pour le coup
00:58:26entre les auditions
00:58:27et le rapport
00:58:29qu'est-ce qu'une commission
00:58:30d'enquête ?
00:58:30Une commission d'enquête
00:58:31c'est d'abord une enquête
00:58:32donc si vous enquêtez
00:58:33vous cherchez à établir
00:58:34des faits
00:58:35la caractéristique
00:58:36de monsieur Aloncle
00:58:37c'est qu'il s'est toujours
00:58:38affranchi des faits
00:58:39quand les faits
00:58:39n'allaient pas dans son sens
00:58:40de ses présupposés
00:58:41alors il les a jetés
00:58:42aux orties
00:58:43et d'ailleurs
00:58:43sa question n'a jamais été
00:58:45moi j'ai été rapporteur
00:58:46d'une commission d'enquête
00:58:47donc en général
00:58:47je peux vous dire
00:58:48quel genre de questions
00:58:49je posais
00:58:49c'était tel jour
00:58:50telle heure
00:58:50il s'est passé ça
00:58:51où vous étiez
00:58:52qu'est-ce que vous avez fait
00:58:53avant
00:58:53qu'est-ce que vous avez fait
00:58:54après
00:58:54ça grosso modo
00:58:55ce sont des questions
00:58:56de commission d'enquête
00:58:57monsieur Aloncle
00:58:58c'est
00:58:58mais est-ce que vous comprenez
00:59:00les moi des gens
00:59:00on ne sait pas de quel genre
00:59:02mais de lui en tout cas
00:59:03est-ce que vous êtes d'accord
00:59:05pas d'accord
00:59:06auriez-vous fait la même chose
00:59:07pas la même chose
00:59:07bref
00:59:09en permanence
00:59:10il a questionné le jugement
00:59:11la conviction
00:59:12des personnes qui étaient auditionnées
00:59:13bon dans le fond
00:59:14on sait très bien
00:59:15que monsieur Aloncle
00:59:15il avait un objectif politique
00:59:16qui était de faire
00:59:17une espèce de commission d'enquête
00:59:18marque-cartiste
00:59:19mais est-ce que toute commission d'enquête
00:59:20n'a pas une visée politique
00:59:21à vous
00:59:22on vous avait aussi reproché
00:59:23certains vous avaient reproché
00:59:24d'utiliser la commission d'enquête
00:59:26à des femmes politiques
00:59:27mais encore heureux
00:59:27on fait de la politique
00:59:29moi quand la commission d'enquête
00:59:30a été créée
00:59:31j'ai dit immédiatement
00:59:33je ne reprocherai jamais
00:59:34à monsieur Aloncle
00:59:35d'être partiel
00:59:36être partiel
00:59:36ça veut dire avoir un parti
00:59:38voire un parti pris
00:59:39j'espère bien qu'il a un parti pris
00:59:40il a été élu pour ça
00:59:41il y a des gens qui lui ont fait confiance
00:59:42parce qu'il est l'homme de droite
00:59:43ou d'extrême droite qu'il est
00:59:44bon malheureusement
00:59:46bon
00:59:46et ben voilà
00:59:47il a fait ce travail-là
00:59:48en revanche
00:59:49avoir un parti pris
00:59:50ne peut pas nous autoriser
00:59:52à nous affranchir
00:59:53de l'honnêteté intellectuelle
00:59:54élémentaire
00:59:55qui consiste à établir les faits
00:59:56et non pas à mener une inquisition
00:59:59sur les opinions
01:00:00et les convictions
01:00:00des uns et des autres
01:00:01rendez-vous compte quand même
01:00:02que monsieur Pierre Haski
01:00:03qui est président
01:00:04de Reporters sans frontières
01:00:05on lui a demandé des comptes
01:00:06sur le fait qu'à 16 ans
01:00:08il aurait été maoïste
01:00:09il en a plus de 70 aujourd'hui
01:00:10vous voyez bien
01:00:11que tout ça ne cadre pas
01:00:12et puis dernier point
01:00:13sur les propositions même
01:00:15de monsieur Aloncle
01:00:16est-ce qu'il en a testé
01:00:19devant les personnes
01:00:20qu'il a auditionnées
01:00:20est-ce que par hasard
01:00:21il leur aurait dit
01:00:22ah ben moi je pensais
01:00:23que telle ou telle idée
01:00:24serait bonne
01:00:25pour réduire les coûts
01:00:26qu'est-ce que vous en pensez
01:00:27il ne l'a jamais fait
01:00:28est-ce qu'il a repris
01:00:30des propositions
01:00:30qui ont été faites
01:00:31par des personnes
01:00:32qui ont été auditionnées
01:00:32en réalité quasiment jamais
01:00:34c'est pas comme ça
01:00:36qu'il a travaillé
01:00:36donc si vous voulez
01:00:37à partir de là
01:00:38c'est pas un rapport
01:00:39de commission d'enquête
01:00:40après bon
01:00:41les gens en jugeront
01:00:42moi maintenant il est public
01:00:43donc il sera public demain
01:00:44cette commission d'enquête
01:00:45a un paroxysme de tension
01:00:47mais il y a eu
01:00:48des commissions d'enquête
01:00:49très débattues ici
01:00:50à l'Assemblée
01:00:51celle sur l'affaire Benalla
01:00:51qui n'avait pas terminé
01:00:53celle sur la commission
01:00:53Beta RAM
01:00:54vous avez parlé de celle
01:00:55dont vous avez été
01:00:56le rapporteur
01:00:57sur l'attribution
01:00:57des fréquences TNT
01:00:58est-ce que vous estimez
01:00:59qu'il y a des choses
01:01:01à changer
01:01:01dans la manière
01:01:02dont fonctionnent
01:01:03les commissions d'enquête ?
01:01:04alors moi je crois
01:01:07qu'il y a un changement
01:01:07dans le fonctionnement
01:01:09des commissions d'enquête
01:01:09qui s'est opéré
01:01:10ces dernières années
01:01:11et que c'est en grande partie
01:01:13la responsabilité
01:01:14des macronistes
01:01:14c'est-à-dire ?
01:01:15parce que
01:01:16pour vous donner un exemple
01:01:17lors de la commission d'enquête
01:01:19dont j'étais rapporteur
01:01:20sur les chaînes de la TNT
01:01:21j'avais demandé
01:01:22l'audition
01:01:23de Madame Dati
01:01:24qui était ministre de la Culture
01:01:25et qui était donc
01:01:26une personne importante
01:01:28dans ces auditions
01:01:30et le président
01:01:32avait traîné les pieds
01:01:34le plus possible
01:01:34et il avait fini
01:01:35par me refuser
01:01:36l'audition de Madame Dati
01:01:37et il avait fallu
01:01:38que je mobilise
01:01:38le règlement
01:01:40de l'Assemblée nationale
01:01:40et les ordonnances
01:01:41qui organisent
01:01:43le fonctionnement
01:01:43des commissions d'enquête
01:01:44pour que
01:01:45in fine
01:01:46j'obtienne
01:01:47etc.
01:01:47j'avais interrogé
01:01:48les sénateurs
01:01:50qui avaient mené
01:01:50une commission d'enquête
01:01:51assez semblable
01:01:52en tout cas
01:01:52un peu semblable
01:01:54sur ce sujet-là
01:01:55et j'avais demandé
01:01:56au président
01:01:58LR
01:01:58de cette commission d'enquête
01:01:59comment s'était passé
01:02:00le fait qu'il convoque
01:02:02ou ne convoque pas
01:02:03telle ou telle personne
01:02:03demandée par le rapporteur
01:02:04il m'a dit
01:02:05mais le président
01:02:06n'a rien à dire
01:02:08il reçoit la demande
01:02:09du rapporteur
01:02:10et puis il envoie la convocation
01:02:12c'est purement formel
01:02:13on s'assure
01:02:13donc il faut changer les règles
01:02:14côté Assemblée
01:02:15non il ne faut pas changer les règles
01:02:16il faudrait peut-être
01:02:17revenir à une bonne pratique
01:02:18à un usage
01:02:20sain de la présidence
01:02:21là en l'occurrence
01:02:22on s'est heurté
01:02:23excusez-moi monsieur
01:02:24on s'est heurté
01:02:24à une présidence
01:02:25qui en réalité
01:02:26a été très mauvaise
01:02:26je suis navré de le dire
01:02:27pour mon collègue patrie et l'étus
01:02:28mais il a été très mauvais
01:02:30lui il dit qu'il a accédé
01:02:31à toutes les demandes
01:02:31d'audition du rapporteur
01:02:32moi j'ai demandé l'audition
01:02:33et au nom de mon groupe
01:02:35de monsieur Larcher
01:02:36le président du Sénat
01:02:37pourquoi monsieur Larcher
01:02:38il est probablement
01:02:39dans la République
01:02:40la personne qui a nommé
01:02:41le plus de membres
01:02:42de l'ARCOM
01:02:43ce n'est donc pas
01:02:43un petit sujet
01:02:44il aurait pu nous éclairer
01:02:46sur les critères
01:02:47qu'il avait retenus
01:02:48pour nommer
01:02:49des personnes qualifiées
01:02:50etc
01:02:50et par ailleurs
01:02:51au cours de la commission d'enquête
01:02:52on a appris
01:02:53qu'il aurait fait pression
01:02:54sur l'ARCOM
01:02:55elle-même
01:02:55pour obtenir
01:02:57une mise en demeure
01:02:58une sanction
01:02:58peu importe
01:02:59contre France Télévisions
01:03:00sur un sujet
01:03:01qui avait été diffusé
01:03:04concernant le Sénat
01:03:05bon bah écoutez
01:03:06c'est quand même
01:03:07c'est quand même
01:03:08en plein dans le cœur
01:03:09du problème
01:03:10de la commission d'enquête
01:03:11est-ce qu'en fait
01:03:11il n'y a pas quelque chose
01:03:11qui ne va pas
01:03:12dans les commissions d'enquête
01:03:13tout simplement
01:03:14bah dites-moi quoi
01:03:15je ne sais pas
01:03:15je vous pose la question
01:03:16parce que vous êtes
01:03:16vous savez
01:03:17je peux vous dire
01:03:18ce qui n'a pas marché
01:03:19est-ce que ce sont
01:03:19les commissions d'enquête
01:03:20qui ne vont pas
01:03:20ou simplement
01:03:21ceux qui composent
01:03:22les commissions d'enquête
01:03:25l'outil commission d'enquête
01:03:26c'est un outil extraordinaire
01:03:28il n'y en a pas trop
01:03:28comme disait la présidente
01:03:29écoutez si les gens
01:03:30n'ont pas d'idée
01:03:31sur quel sujet enquêter
01:03:32moi j'en ai plein pour eux
01:03:33si vous voulez
01:03:34moi je voudrais bien savoir
01:03:35pourquoi on a renouvelé
01:03:37le contrat de Palantir
01:03:38avec la DGSI
01:03:39ça pourrait mobiliser
01:03:40peut-être une commission d'enquête
01:03:41puisque le problème
01:03:42c'est aussi que le gouvernement
01:03:43ne répond plus
01:03:44on est dans une situation
01:03:45où quand même
01:03:46les institutions sont bloquées
01:03:47parce que l'exécutif
01:03:48ne remplit pas réellement
01:03:50ses devoirs
01:03:51en matière de reddition de compte
01:03:53il ne rend pas de compte
01:03:54donc nous nous saisissons
01:03:55de cet outil
01:03:56qui existe
01:03:56et qui est la commission d'enquête
01:03:57mais encore une fois
01:03:58le président
01:04:00Patriolitus nous dit
01:04:00j'ai accepté
01:04:01toutes les demandes
01:04:02c'est pas vrai
01:04:04il aurait pu largement
01:04:05organiser les débats
01:04:06différemment
01:04:06pour que ce ne soit pas le cirque
01:04:08quand il a vu
01:04:08que monsieur Aloncle
01:04:09ne suivait aucune
01:04:11de ses observations
01:04:11il aurait pu décider
01:04:13de passer en huis clos
01:04:13il a suspendu les travaux
01:04:15pour un homme
01:04:15ça ne suffisait pas
01:04:16mais la suspension
01:04:17c'était absurde
01:04:18nous on voulait continuer
01:04:18à avancer
01:04:19mais il aurait pu organiser
01:04:21du huis clos
01:04:21Laurent
01:04:21il ne l'a pas fait
01:04:22oui dernière question
01:04:23si Jean-Luc Mélenchon
01:04:25est élu à la présidence
01:04:26de la République
01:04:26en 2027
01:04:27est-ce qu'il supprimera
01:04:30l'autorisation
01:04:30d'émettre à CNews
01:04:32ou est-ce qu'il sanctionnera
01:04:33ça ?
01:04:33ah bah écoutez
01:04:34il respectera la loi
01:04:35c'est quand même pas
01:04:35il ne va pas devenir
01:04:37cette espèce de despote
01:04:38que vous avez l'air de craindre
01:04:39et que vraiment
01:04:40qui ne cadre pas
01:04:40avec son projet politique
01:04:41c'est le projet
01:04:42politique de Jean-Luc Mélenchon
01:04:43c'est la sixième république
01:04:44c'est la démocratie
01:04:45partout radicalisée
01:04:46s'il faut fermer CNews
01:04:49on le fera sur la base
01:04:49de la loi
01:04:50et je crois qu'il y a
01:04:51largement en matière
01:04:52pour qu'on puisse
01:04:53obtenir sa fermeture
01:04:54et puis si on doit
01:04:56changer les procédures
01:04:57et bien on le changera
01:04:57pour qu'elles soient
01:04:58encore plus démocratiques
01:04:59donc pour que le peuple
01:05:00puisse s'en saisir
01:05:01d'une façon ou d'une autre
01:05:01on trouvera les modalités
01:05:02mais en tout cas
01:05:03c'est pas Jean-Luc Mélenchon
01:05:04tout seul avec ses petits points musclés
01:05:06qui décidera de fermer CNews
01:05:07c'est pas comme ça que ça va se faire
01:05:08en tout cas
01:05:08pour vous informer
01:05:09hier il y avait seulement
01:05:10500 000 téléspectateurs d'écart
01:05:11entre la 1 et la 2
01:05:12quand Jean-Luc Mélenchon
01:05:13intervenait
01:05:14vous parliez d'efficacité
01:05:15je vous le dis
01:05:15sur un ensemble de 10 millions
01:05:16vous ne l'avez pas
01:05:17il faut que je vous les donne
01:05:18je vous les donne
01:05:19entre quoi et quoi ?
01:05:20entre TF1 et France 2
01:05:21500 000 téléspectateurs
01:05:22sur un ensemble de 10 millions
01:05:24mais je voulais vous le dire
01:05:24parce que c'est important
01:05:25je n'ai pas compris
01:05:27bon c'est pas grave
01:05:27je vous le redirai
01:05:28c'est venu sur France 2
01:05:29c'est ça le message
01:05:29c'était venu sur France 2
01:05:31oui 500 000 téléspectateurs
01:05:32on voit bien
01:05:32que vous n'avez jamais
01:05:33distribué de tracts
01:05:34monsieur le premier
01:05:35parce que si vous aviez
01:05:35distribué des tracts
01:05:36on va s'arrêter là
01:05:38vous pouvez suivre
01:05:39sur LCP
01:05:40grâce à ce QR code
01:05:42que vous pouvez choper
01:05:44le documentaire
01:05:45sur cette commission
01:05:47d'enquête sur l'audiovisuel
01:05:48public
01:05:48bonne soirée sur LCP
01:05:49et à lundi prochain
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