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  • il y a 2 jours
Et si, pour la première fois, l'économie devenait un jeu ? Avec QE, l'émission qui augmente votre Quotient Économique, LCP propose un format inédit et résolument novateur : un véritable game show économique, à la croisée du divertissement et du décryptage. Un pari audacieux et inattendu, qui bouscule les codes traditionnels.
Car le constat est sans appel : 62 % des Français se jugent peu compétents en économie, et 7 sur 10 reconnaissent leurs lacunes en matière financière. Face à une discipline souvent perçue comme complexe et austère, QE prend le contre-pied : apprendre en jouant.
Pendant 28 minutes, Thomas Croisière, présentateur complice et incisif, orchestre cette expérience hybride où le talk-show rencontre les mécaniques du jeu, sous la réalisation de Ben Cap. Deux équipes mixtes - étudiants et chefs d'entreprise - s'affrontent, sous le regard du public, à travers des épreuves originales, inspirées directement de l'actualité économique.
Le jeu repose sur une mécanique claire et rythmée avec 5 épreuves mêlant questions, réponses et décodage : "Faut pas avoir fait l'ENA", "Le déconomètre", "T'as la moyenne ?", "Une Vraie Un Faux ?" et "L'interro du Prix Nobel", une question posée en vidéo par le prix Nobel d'économie Philippe Aghion, adressée directement aux deux équipes.
Questions décalées, vrai/faux piégeux, citations à décrypter, débats spontanés... chaque manche transforme un sujet concret - salaires, impôts, pouvoir d'achat - en moment de jeu, d'échange et de compréhension. Ici, on a le droit de se tromper, de débattre, de rire - et surtout d'apprendre.
Avec son ton accessible, son rythme dynamique et son dispositif participatif, QE réinvente la manière de parler d'économie à la télévision. Un format aussi pédagogique que ludique, qui fait entrer le savoir dans le jeu.
QE, l'émission qui augmente votre Quotient Économique, diffusée chaque dimanche à 20h30 sur LCP, s'impose comme un rendez-vous unique : celui où l'actualité économique devient enfin un divertissement.

Présenté par : Thomas Croisière / Durée : 28' / Année : 2026 / Coproduction : LCP-Assemblée nationale / Quim Prod

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Transcription
00:00QE avec Boursso First, la banque privée par Boursobank.
00:03Une offre accessible et 100% digitale.
00:08Alors Solène, tu as 21 ans et plus tard tu veux être ministre de l'économie.
00:12Et bien pourquoi pas ?
00:13Et bien pourquoi pas ? Et une bonne chose qui pourrait t'aider c'est de remporter QE.
00:17Ça nous prouverait que tu t'y connais.
00:18Et puis toi Jean-Baptiste, tu nous as dit que tu n'avais aucun défaut, aucun point faible.
00:25Ah j'ai jamais dit ça.
00:26Ah bah tu l'as dit pourtant et tu nous l'as même écrit.
00:28Alors tu comprendras bien pourquoi je vais lui donner directement la carte Ultimax.
00:32Non ce serait pas juste.
00:34Cette carte Ultimax, elle va aller à celui ou celle qui va le premier me donner la définition de FMI.
00:41Faut mon noter international.
00:43C'est vrai que tu n'as aucun point faible.
00:45Elle est pour toi cette carte Ultimax.
00:47Et vous l'aurez compris, allez vous asseoir.
00:50Si on a une carte, c'est qu'il y a un jeu.
00:52Alors avec QE, on va jouer avec l'actualité économique.
00:56Et comme sur LCP, on aime bien apprendre, comprendre l'économie en s'amusant.
01:02Alors c'est parti pour QE, l'émission qui augmente votre quotient économique sur LCP.
01:15Et pour vous accompagner vers la victoire, Solène et JB, vous avez chacun deux partenaires, deux cadors de l'économie.
01:22A tes côtés, Solène, il y a Carole Juge-Léveline, la fondatrice de June, qui pour ses produits pour bébés
01:29impose la transparence totale sur leur composition.
01:32Alors pourquoi tes concurrentes ne font-ils pas ça ?
01:34C'est une industrie assez intéressante.
01:38Il y a plein de concurrents différents.
01:40On a des cahiers des charges différents.
01:41On a des approches différentes.
01:43Et c'est vrai que la note a toujours été la transparence radicale.
01:45Donc on en est très fiers.
01:46Eh bien, merci à toi d'être là, Carole.
01:49On a aussi à tes côtés Cédric Meston, qui vient de reprendre la marque iconique Tupperware en France et en
01:56Europe.
01:57Pourquoi cette idée ?
01:58J'adore les boîtes.
01:59T'adores les boîtes ?
02:00Et donc tu t'es dit, je vais racheter cette boîte.
02:01Exactement.
02:02Merci Cédric d'être là.
02:03Et en face de vous, il y a Aurore Abécassis, qui a fondé Acme, une agence spécialisée dans l'organisation
02:09d'événements pour les entreprises.
02:11Et moi, qui suis un fan de dessin animé, je voulais savoir si tu avais choisi ce nom Acme en
02:16référence à la boîte.
02:17Tu sais qu'il fait tous les gadgets pour Daffy Dock, Bip Bip, Bugs Bunny.
02:21Bien sûr, on me demande.
02:21C'est pour ça que tu as choisi Acme.
02:22Alors, c'est vrai que j'adore, mais c'est surtout parce que ça vient de la langue française, mais
02:26surtout du grec, ça veut dire l'apogée.
02:28Donc vous pourrez l'utiliser à partir de demain dans vos dîners mondains.
02:31L'apogée, et donc tu veux dire que physiquement, je suis à mon Acme en ce moment.
02:36Nous sommes bien d'accord.
02:37Et puis, il y a aussi Louis Marty, le patron de Merci Andy, qui s'est spécialisé dans les produits
02:43d'hygiène pour les jeunes.
02:44Et donc, la bonne nouvelle, c'est que les jeunes ont de l'hygiène.
02:47Et oui.
02:47Je le découvre.
02:48Ils ont des boutons aussi.
02:49On fait des patch boutons.
02:51Mais oui, oui, non, c'est nos clients 12 à 20 ans.
02:53C'est vraiment notre cœur de cible.
02:55Alors, comme JB, tu as remporté la carte Ultimax, c'est toi qui vas débuter la première manche.
03:00Parce que ce que tu ne sais pas, c'est que la carte Ultimax, non seulement elle te permet de
03:04débuter à chacune des manches,
03:05elle te permet aussi d'obtenir des indices sur chacune de tes questions.
03:10Et c'est aussi celle qui te permettra de choisir si tu réponds ou non à la réponse du prix
03:16Nobel d'économie, Philippe Aguillon.
03:18Oui, parce que dans QE, on a non seulement la future ministre de l'économie, mais on a aussi un
03:23prix Nobel.
03:23Ah, et dernière chose, on avait d'abord pensé appeler vos équipes équipe 1 et équipe 2.
03:29Mais comme on trouvait ça pas très glamour, on a choisi de vous faire une autre proposition.
03:35Et comme, Jean-Baptiste, tu as eu la carte Ultimax, c'est toi qui vas choisir en premier.
03:41Vous serez plutôt les Steve Jobs ou les Pôle emploi ?
03:47J'étais sûr qu'elle te ferait rire, celle-là, Carole.
03:49Pôle emploi tous les jours.
03:51P.E.
03:52P.E.
03:52P.E.
03:52Voilà.
03:52Ah, vous êtes Pôle emploi, vous ?
03:54Vous êtes les Pôle emploi et donc vous serez les Steve Jobs.
03:57Alors, vous êtes prêts ?
03:58Et comme le disait Buzz Léclair, vers l'infini et la première épreuve.
04:08Alors, on va débuter tranquillement avec une question à choix multiple.
04:12Et vous allez voir, faut pas avoir fait l'ENA.
04:14Et c'est le détenteur de la carte Ultimax qui va débuter.
04:17L'agence Standard & Poor's a dégradé la note de la France en 2025.
04:23Quelle est désormais sa note ?
04:25A+, F, 1,3 trillion comme la note laissée pour la dette publique depuis 2017.
04:34Alors, à votre avis ?
04:36On est passé de double A à plus avec le budget, là, en janvier qui est passé.
04:42Notamment parce qu'on a annoncé un déficit public à 5,1 par rapport à 5,3, alors 5,4.
04:50Alors que je crois que la guideline européenne, c'est 3%.
04:55Aurore est très technique, hein ?
04:56Elle est technique !
04:57Elle a bossé, elle a bossé.
04:59Elle n'est pas venue ici par hasard.
05:00Soit multiple, assez simple, elle vient donner du détail, moi j'adore.
05:03Aurore, je la soupçonne d'être venue pour gagner.
05:05Donc, qu'est-ce que tu vas nous donner comme réponse, JB ?
05:08Bah, c'est A+.
05:09La réponse A+, et c'est effectivement la note de la France qui est passée de A à moins
05:14à A+,
05:15chez Standard & Poor's, le 17 octobre 2025, après une première dégradation par Fitch, le 12 septembre 2025.
05:21La France perd ainsi son double A pour la deuxième fois de son histoire.
05:25Et une dégradation de notes, ce n'est pas une catastrophe immédiate, mais ça renchérit le coût de l'emprunt.
05:30Les investisseurs demandent un taux d'intérêt plus élevé pour prêter à un pays jugé plus risqué.
05:35C'est un cercle vicieux, car plus on paye cher sa dette, plus il est difficile de la réduire.
05:40Alors, les notes, les agences de notation, et j'ai l'impression qu'Aurore, vous êtes un peu spécialiste en
05:45la matière,
05:46sont-elles légitimes pour noter les États souverains ?
05:53Cette question ne vaut pas le point, vous pouvez parler librement.
05:56Oui, c'est une question de disserte, et en plus, quand il y a eu la crise avec la Grèce,
06:00c'était parti d'une dégradation notamment de notes, etc.,
06:06et qui avait été faite de manière unilatérale par un employé d'une des agences de notation,
06:10et qui avait du coup posé la question d'une personne, tranquillement dans son bureau,
06:15peut dégrader une note et créer une crise gigantesque.
06:18Ils avaient quand même maquillé les comptes, il y avait un déficit qui était caché,
06:22qui était extrêmement élevé, et le pays était en faillite.
06:24Tu veux dire, Cédric, que la Grèce avait maquillé ses comptes ?
06:27Exactement. Ce qui s'est passé sur la Grèce, c'était quand même hyper grave, il y a quelques années.
06:31Et oui, derrière, c'est dur d'avoir des agences qui, du coup, on peut se dire,
06:36un peu de leur côté, de manière quand même indépendante, baissent la note.
06:39Pour autant, c'est censé refléter la réalité.
06:41Et comment elles ont trouvé cette information, justement, les agences de notation ?
06:45Comment elles ont trouvé le fait que ces comptes étaient trafiqués ?
06:48Alors, c'est tout un scandale qui s'est passé, où en fait, la Grèce s'est retrouvée en déficit,
06:54enfin, pardon, plus qu'en déficit, elle s'est retrouvée en...
06:56Sensation de paiement.
06:57Sensation de paiement, en fait. Elle a fait faillite.
06:59Un pays a fait faillite. On se disait, c'est impossible.
07:01Et pour autant, si, la Grèce a fait faillite, justement, parce que les comptes avaient été maquillés
07:06à l'aide d'une grande banque d'affaires dont on ne citera pas le nom.
07:10Et malheureusement, derrière, c'était un cercle vicieux, justement,
07:13avec des taux d'intérêt qui étaient trop élevés.
07:15Et le pays ne pouvait plus payer. Il ne pouvait plus payer ses fonctionnaires.
07:18Donc, le pays était complètement à l'arrêt.
07:20Eh bien, maintenant, ça va être à vous, les Steve Jobs, avec cette question.
07:24Comment appelle-t-on les jeunes sans formation, sans emploi et sans diplôme,
07:29qu'on surnomme les décrocheurs ?
07:31Ce sont les fits, les nits ou les nuts ?
07:36Par élimination, les nuts, ça me paraît très bizarre,
07:39parce qu'en anglais, les nuts, ça veut dire que c'est soit les fous, soit les noisettes,
07:42ça n'a pas d'intérêt.
07:43Les fits, l'anglophone, à l'intérieur de moi, vous dirait, ça n'est pas possible.
07:46D'ailleurs, on l'embrasse, cet anglophone.
07:48Hello, Michael, where are you ?
07:50Et maintenant, le fit, avec un S, n'existe pas,
07:52parce que fit et foot, il y a le même mot et le pluriel est l'un de l'autre.
07:56Donc, je dirais les nits, par élimination.
08:00C'est une bonne réponse.
08:02C'est effectivement un acronyme anglais qui signifie
08:05not in education, employment or training,
08:10soit littéralement sans emploi, ne suivant ni études ni formations.
08:13Ce terme désigne les jeunes, généralement entre 15 et 29 ans,
08:16en dehors de tout système, 80 000 jeunes sortent chaque année,
08:20mais du système scolaire, sans qualification.
08:23Mais c'était quand même 140 000 en 2011, donc ça s'améliore.
08:27Dans les quartiers populaires, près d'un jeune sur trois,
08:30et nits, maintenant vous connaissez tous ce terme,
08:33comment les aider à mieux s'insérer dans le monde du travail ?
08:36Je pense que ce qui est vraiment important,
08:38c'est de pouvoir avoir une belle représentation de la diversité
08:40au sein des personnes qu'on va mettre en avant,
08:43que ce soit les entrepreneurs ou que ce soit les dirigeants de demain.
08:46Il y a pas mal d'associations qui font ça.
08:48Il y a aussi des classements.
08:50Cédric, d'ailleurs, fait partie des 100 personnalités
08:52les plus inspirantes de moins de 40 ans.
08:55On parle où ça ?
08:57Où est-ce qu'il est le plus inspirant de moins de 40 ans ?
08:59J'y suis pas, moi ?
09:00Non, parce que t'as plus de 40 ans.
09:02C'est moche de révéler ça.
09:03C'est témoin inspirant.
09:04Qui a fait cette publication ?
09:06C'est l'Institut Choiseul qui classe tous les ans les dirigeants,
09:09et ils ont notamment fait une catégorie pour les dirigeants de moins de 40 ans.
09:12Et je trouve que...
09:14Bravo à Cédric.
09:15Mais je trouve que c'est important d'avoir de la représentation.
09:18Non, dans le top 10 000, je crois.
09:22Je regarde le classement Choiseul, honnêtement, bravo Cédric.
09:27Regardez-le, il est tout gêné.
09:29Il voulait rester très discret sur le sujet.
09:31Ton humilité t'honore.
09:33Moi, c'est pas du tout parce qu'on entend parler partout, et bravo.
09:35Mais ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas du tout de sujet
09:38dans le classement Choiseul de représentativité de différentes classes.
09:42Et je pense qu'on a un enjeu, et soyons honnêtes en France,
09:45à ce que...
09:46Et on voit...
09:47Enfin, vous venez étudiant d'HEC, et j'y suis passée.
09:50Honnêtement, j'ai été scotché par la reproduction sociale.
09:55Bourdieu en parle, et on peut en parler...
09:57Oui, c'est de l'entre-soi.
09:57C'est que de l'entre-soi.
09:59Soyons honnêtes, et c'est une vérité.
10:01Et pour moi, la question, c'est comment on fait ?
10:03Parce qu'il faut prendre le taureau par les cornes
10:05pour se dire qu'on va aller, justement, dans des banlieues,
10:08dans des personnes qui auraient moins accès à cette éducation.
10:11Parce qu'on le sait aussi, c'est beaucoup.
10:14Est-ce qu'on a accès à l'information ?
10:16Et c'est pour ça qu'il y a de la reproduction sociale.
10:18C'est parce qu'en fait, on est dans une bibliothèque,
10:20on est avec des parents qui nous donnent toutes les informations,
10:22on ne se rend même pas compte.
10:23Je pense qu'il y a un enjeu aussi.
10:24La représentativité, ce n'est pas uniquement le sujet des banlieues.
10:27Moi, c'est un sujet dont je parle très librement.
10:29J'ai grandi en Auvergne, dans ma famille,
10:30quasiment tout le monde est exploitant agricole.
10:32Ma mère est un stit.
10:33Je n'ai pas grandi avec des riches parents
10:34qui avaient les moyens de financer mes premières entreprises.
10:36Et je m'estime être un produit « anormal » dans notre écosystème
10:40où il y a beaucoup d'hommes,
10:42beaucoup d'hommes blancs issus de familles très riches
10:44avec des parents qui avaient de l'argent
10:46et qui étaient des grands dirigeants.
10:48Donc je pense qu'il y a quelque chose à faire,
10:50mais c'est aussi notre devoir,
10:51quand on vient de milieux moins privilégiés,
10:55sans pour autant venir de milieux très défavorisés,
10:57de se dire, regardez, en faisant des études,
11:00moi j'ai fait toutes mes études dans le service public en France,
11:03j'ai eu des bourses pour partir aux Etats-Unis,
11:05sinon je n'aurais jamais pu partir.
11:07Je pense que c'est important justement de pouvoir se dire,
11:09avec du travail, on peut y arriver,
11:11et c'est en effet notre devoir derrière,
11:13de pouvoir dire, regardez, c'est possible et c'est faisable.
11:15Je pense que surtout, ça passe beaucoup par le système scolaire,
11:17dès le plus jeune âge,
11:18d'essayer de mettre un niveau pour tout le monde,
11:19parce qu'il y a plein d'études qui montrent
11:21que c'est dès le plus jeune âge
11:21qu'en fait les différences se creusent,
11:23et si on réussissait à mettre un niveau dès le début,
11:25tous les jeunes, peut-être qu'après, au fur et à mesure,
11:27on pourrait réussir à niveler un peu plus les formations,
11:30l'accès aux études supérieures, etc.
11:32On vote pour elle.
11:33On vote pour elle, et ça, c'est la jeunesse qu'on aime.
11:35Écoutez, félicitations à l'issue de cette première manche.
11:39Pôle emploi, vous avez un point.
11:43Les Steve Jobs, vous avez un point également.
11:47C'est une égalité parfaite.
11:49Et on va donc passer, pour vous départager,
11:51à la deuxième manche, le déconomètre.
11:57Et dans cette épreuve, Jean-Baptiste,
11:59je vais te donner une citation d'un politique
12:02ou d'un acteur de l'économie,
12:03et tu vas me dire tout simplement s'il l'a dit ou pas.
12:07Xavier Niel, le fondateur de Free,
12:09aurait déclaré « J'ai passé mon temps à me planter ».
12:13Est-ce qu'il l'a dit ou pas ?
12:15D'accord.
12:16Il incarne la résilience, donc il y a de grandes chances.
12:19Il l'incarne et il en parle beaucoup.
12:21C'est aussi une manière pour lui
12:22d'expliquer que le succès passe par l'échec.
12:26Donc pour toi, il l'a dit ?
12:29Il l'a dit.
12:31Effectivement, il l'a dit.
12:33Il l'a dit en octobre 2024 sur France Inter.
12:36Est-ce que c'est important de valoriser la culture de l'échec ?
12:41– Oui, clairement.
12:42– L'échec, c'est important.
12:43– Oui, c'est hyper important.
12:44C'est là où on apprend.
12:45Pour moi, la résilience, c'est comme un muscle.
12:47Donc il faut le travailler.
12:48Et pour travailler, il faut passer par l'échec.
12:49C'est un peu comme le sport.
12:50Parfois on y arrive, parfois on n'y arrive pas.
12:52– Alors je ne connais pas du tout le sport, qu'est-ce que c'est ?
12:54– Le sport, c'est que tu vas te donner un objectif
12:55et d'un coup, tu ne vas pas réussir cet objectif-là
12:58et tu vas avoir envie de recommencer.
12:59L'entrepreneuriat, le business, mais aussi dans vos vies,
13:01c'est un peu pareil.
13:04Xavier Niel, il a passé son temps à se planter.
13:06Il a beaucoup de boîtes qui sont parties au tapis.
13:08Il a aussi beaucoup perdu d'argent.
13:10Et c'est comme ça qu'il en gagne beaucoup aujourd'hui
13:11parce qu'il a appris toutes ses leçons.
13:13Et on parle souvent de l'échec aux États-Unis
13:16qui est hyper positif et tout.
13:17Et je trouve qu'en France, on est en train vraiment
13:19d'importer cette culture.
13:21Et je trouve que ça fait beaucoup de bien à la société.
13:23– Et c'est aussi parce que le succès, ce n'est pas automatique.
13:25Ce n'est pas on a de la chance et d'un coup, on réussit et on a gagné.
13:28– Non mais toi qui es dans…
13:29– C'est beaucoup d'échecs, il faut…
13:30– Dans les moins de 40 ans qui comptent.
13:33Est-ce que tu as connu l'échec ?
13:34Est-ce que ce n'est pas finalement un peu de la com
13:36de dire j'ai connu l'échec ?
13:38– Non, non, on se plante.
13:39Et nous, moi, dans mon métier, je me plante tous les jours.
13:42Je fais toujours des erreurs.
13:43Et pour autant, je continue, je repars.
13:44Moi, mon métier, c'est je rachète des entreprises en difficulté
13:47et je les relance.
13:48En fait, ça ne marche pas à chaque fois.
13:50Déjà, de les gagner, entre guillemets, de réussir à les racheter.
13:52On se plante plein de fois.
13:53Je me suis planté vendredi alors que ça faisait un mois
13:55que je travaillais dessus.
13:55Pour autant, je suis encore là et puis je continue.
13:58– Et tu gardes le sourire, ça j'aime bien.
13:59– Je garde le sourire et en fait, il faut essayer, il faut essayer.
14:02Et en fait, c'est à force d'essayer plein de fois que ça marche
14:04et qu'on y arrive.
14:06Et en fait, on se souvient qu'il y a un succès.
14:08– Mais en fait, ce qu'on ne voit pas, c'est que derrière le succès,
14:10il y a eu 50 échecs avant pour y arriver.
14:12– Et toi, c'est lequel ton plus bel échec,
14:15celui qui t'a fait le plus progresser ?
14:16– Mon plus bel échec, c'est il n'y a pas très longtemps.
14:19C'était il y a trois mois.
14:20On a travaillé comme des malades pour essayer de reprendre,
14:24pour sauver Brandt et un groupe électroménager français.
14:27On voulait reprendre en faisant une scope.
14:29Donc, c'est une coopérative avec les salariés.
14:31On a développé un plan pour racheter, pour sauver l'entreprise
14:35et malheureusement, ça n'a pas abouti.
14:37Alors qu'on pensait que ça allait marcher et ça a été hyper dur
14:40parce que c'est un projet sur lequel on avait travaillé
14:41pendant des mois et des mois.
14:43On avait embarqué avec nous 350 personnes.
14:45On pensait que ça allait marcher et malheureusement,
14:48malheureusement, ça n'a pas abouti.
14:49Malheureusement, ça n'a pas abouti.
14:50L'entreprise est partie en liquidation derrière.
14:52Tous les emplois ont été licenciés.
14:53Donc, ça a été hyper dur pour nous,
14:55pour tous les gens qui s'étaient impliqués dans le projet.
14:57Pour autant, je continue de faire mon métier,
14:59de reprendre des entreprises.
15:00On continue et la prochaine fonctionnera.
15:03– La prochaine fois, tu ne te feras pas avoir.
15:04En tout cas, vous, l'échec, vous ne le connaissez pas
15:07le point de cette manche.
15:09Maintenant, c'est à vous, les Steve Jobs.
15:13Selon l'ancien ministre Arnaud Montebourg,
15:16nous sommes les vassaux numériques des États-Unis.
15:20Est-ce qu'il l'a dit ou pas ?
15:22– Pour moi, c'est Thierry Breton qui l'avait dit.
15:23Ce n'est pas Arnaud Montebourg.
15:25– Ce n'est pas Montebourg, mais ça me surprendrait
15:26qu'il ait dit ça, oui.
15:28– Il défend la souveraineté française, quand même.
15:30– Oui, il est quand même sur les sujets du numérique.
15:31– C'est une interview commune qu'il y a eu entre, d'ailleurs,
15:36avec Breton.
15:37Et Arnaud Montebourg.
15:39– Dans ce cas-là, c'est absolument vrai, il l'a dit.
15:41– Il l'a dit, mais dans ce cas-là, il l'a dit.
15:42– Dans ce cas-là, il l'a dit.
15:44– Oui.
15:45– Effectivement, il l'a dit.
15:46Selon Louis, nous sommes devenus une colonie numérique
15:50des États-Unis.
15:52Il suffit d'observer ce qu'il se passe dans le cloud,
15:55l'informatique, les logiciels, la recherche en ligne,
15:57les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle.
16:00Il était chaud.
16:00Les semi-conducteurs, nous sommes possédés.
16:05Peut-on encore imaginer une souveraineté numérique européenne ?
16:08Et comment faire ?
16:09Je lance ça comme ça, en toute détente.
16:12– Chille.
16:12– Les quatre plus gros acteurs sont Meta, Google, AWS et Microsoft.
16:17Donc pour le moment, on n'y est pas du tout.
16:19– Après, à notre petite échelle, enfin moi, dans mon entreprise,
16:24quand je cherche un nouvel outil à installer, je ne sais pas,
16:27pour envoyer des e-mails, pour faire du WhatsApp,
16:29pour gérer du service client.
16:30– Je veux dire des courriels.
16:31– Des courriels.
16:31– Ce que tu fais dans le français.
16:33– C'est vrai qu'on va regarder le marché, on va choisir un outil,
16:36on va faire notre petite étude.
16:37Et c'est vrai qu'un produit équivalent, un prix équivalent,
16:40on va opter pour la solution française.
16:42C'est un choix qu'on a décidé de faire.
16:43Par contre, il y a des sujets, parfois, où on n'est pas compétitif.
16:48Et pour ça, par exemple, mes serveurs, moi, ils sont hébergés en France.
16:50Et j'y tenais.
16:52– On est chez OVH, hébergés à Roubaix.
16:56Et voilà, donc, je ne sais pas, vous faites ça aussi, vous essayez de…
17:00– Nous, on le fait aussi, au maximum.
17:01Après, effectivement, le problème que dit Arnaud, il est vrai,
17:05et en fait, il est grave, parce que le jour,
17:06et on le voit aujourd'hui avec le contexte macroéconomique,
17:08le jour où il y a un conflit ouvert,
17:10qui est beaucoup plus fort avec, typiquement, les États-Unis,
17:12mais d'un coup, ils se disent, en fait, on n'est plus copains avec l'Europe.
17:14Et qu'ils disent, en fait, je coupe,
17:16il n'y a plus Meta, il n'y a plus Instagram, il n'y a plus Apple,
17:19et d'ailleurs…
17:19– Il n'y a plus ton traitement de texte.
17:20– Exactement, il n'y a plus Claude, etc.
17:22En fait, entre guillemets, il me semble que c'est ce que disaient Thierry Routon et Arnaud Montebourg,
17:27en fait, on est à poil, en fait, parce qu'on n'a plus l'outil, on ne peut plus
17:30rien faire.
17:30– Écoutez, c'est la fin de cette deuxième manche.
17:32On va faire un petit point sur les scores.
17:34Les pôles emplois, vous avez…
17:37deux points.
17:38Et les Steve Jobs, deux points, c'est très serré.
17:42Et pour vous départager, une fois encore, cette fois-ci, on va compter sur la troisième épreuve.
17:47T'as la moyenne.
17:52– Et c'est toi qui va débuter JB.
17:55Alors là, je vais vous affirmer une chose à base de chiffres d'une moyenne.
17:58Et vous allez me dire tout simplement, oui ou non.
18:04En moyenne, sur 40 ans, les actions en bourse ont généré une performance de 12% par an.
18:11En moyenne, oui ou non.
18:15– C'est oui, je pense qu'il l'a dit tout à l'heure.
18:17– Ils ont l'air très confiantes que…
18:18– Tu veux peut-être un indice ?
18:20– Euh…
18:20– Puisque t'as la carte Ultimax.
18:22– Ah oui, mais tu leur proposes gratuitement un indice.
18:24– Est-ce que je lui rappelle, il a un indice à nous ?
18:26– C'est incroyable, c'est favori.
18:27– Tu n'as pas la carte Ultimax, c'est-à-dire la gagnée.
18:29– C'est-à-dire le favoritisme.
18:30– Je lui ai mis un indice, mais…
18:31– Bah voilà, maintenant il fait un indice.
18:32– C'est une performance à deux chiffres.
18:35– Oui, je pense.
18:37– T'as eu du pétrolier ?
18:37– Oui, alors plus maintenant, mais…
18:39– Sur 40 ans ?
18:40– Sur 40 ans ?
18:41– Oui, c'est oui.
18:42– Allez, je t'écoute, je vais maintenant, mais je vois que t'as peur.
18:45– Oui.
18:45– Et c'est effectivement, oui, sur 40 ans, les actions sont le placement le plus performant
18:49avec 12% de rentabilité par an, en moyenne.
18:53Et si à court terme, la bourse peut donner le sentiment de faire des montagnes russes,
18:56à long terme, elle bat tous les autres placements,
18:59aussi bien l'or que l'immobilier ou l'ivréa.
19:01Donc il faut être patient, d'ailleurs sur une durée de 15 à 20 ans,
19:04la probabilité de perdre de l'argent est proche de zéro.
19:08Quand on est étudiant et qu'on a plusieurs décennies devant soi,
19:11ça vous fait peur ou pas d'investir sur des actions ?
19:14– Là c'est un peu compliqué, la croissance c'est très faible,
19:18et il y a forcément des boîtes, on sait qu'elles sont résilientes,
19:20mais grosso modo, mettre dans la bourse,
19:22on sait qu'il n'y aura pas de 12% par an,
19:24enfin là ça ne va plus exister en tout cas.
19:25– Donc là pour le moment, vous n'y allez pas.
19:26– Dans le contexte actuel, je ne saurais pas me projeter sur 40 ans.
19:30– Je sais qu'il y a encore certains indices boursiers américains
19:33se rapprochent des performances comme ça, mais bon.
19:35– Non mais en tout cas, ce qu'on peut dire pour les jeunes,
19:38c'est qu'on peut investir, et c'est grâce à toutes ces nouvelles plateformes,
19:40ces nouveaux outils, on peut investir 10 euros, 5 euros par mois.
19:43C'est le coût d'un abonnement,
19:45on peut couper un abonnement et dire c'est 5 euros, c'est 10 euros,
19:49je peux les investir, et en fait quand on met 10 euros par mois
19:53sur 5, 10, 15 ans, ça peut générer un peu de revenus
19:56et après augmenter ces 5, 10 euros.
19:58Mais en tout cas, investir même un tout petit peu, ça…
20:01– Et c'est ce que tu as fait quand tu étais vraiment jeune ?
20:04– J'ai commencé…
20:05– On n'avait pas toutes ces plateformes,
20:08c'était compliqué d'ouvrir un compte,
20:09il fallait passer dans des banques assez traditionnelles,
20:11aujourd'hui on peut ouvrir un compte en ligne, c'est assez facile,
20:14et voilà, il y avait toujours des minimums, des frais de gestion,
20:16tout ça aujourd'hui ça n'existe plus.
20:17– Et bien on va passer directement à la quatrième épreuve
20:20et ça va être à vous de jouer les Steve Jobs.
20:22C'est parti pour Une Vraie Info !
20:28Et là je vais vous donner une affirmation
20:30et vous allez me dire tout simplement si c'est Une Vraie Info.
20:36Une voiture électrique coûte plus cher qu'une voiture thermique
20:39sur toute sa durée de vie.
20:41Une Vraie Info ?
20:45– Alors, je pense que ça coûte beaucoup plus cher à l'achat,
20:48parce qu'avec les années, c'est quand même beaucoup plus cher,
20:52après les recharges, la consommation est beaucoup plus faible.
20:57– Je pense que c'est faux, moi.
20:58– Et la voiture électrique, d'un point de vue économique,
21:03je pense qu'une voiture électrique est moins chère sur toute sa durée de vie,
21:07et notamment parce que sa durée de vie peut être beaucoup plus longue
21:09que celle d'une voiture thermique.
21:11Et il y a aussi quand même un autre gros avantage.
21:13– Tu penses que la batterie, il y a un sujet de batterie, non ?
21:15– Justement, pour moi, la durée de vie d'une voiture thermique est plus courte.
21:20– Ah oui ?
21:21– Elle est plus courte, en fait, elle ne s'abîme pas.
21:22Il y a du chaud, il y a des chocs, c'est un moteur à explosion.
21:28Et pour le coup, la durée de vie est beaucoup plus courte.
21:32Donc pour moi, c'est nécessaire, du coup, est plus cher.
21:35Donc non, une voiture électrique est moins chère.
21:37Et surtout, c'est beaucoup mieux d'un point de vue écologique et environnemental
21:41qu'une voiture thermique, qui ne s'est pas demandé, mais il faut le dire.
21:43– Il faut le dire. – Donc on va dire que c'est faux, alors.
21:46– Donc pour toi, c'est un faux ?
21:47– C'est faux. – Et effectivement, c'est un faux.
21:49C'est même l'inverse.
21:52Dans la plupart des cas, en concession, c'est vrai qu'une voiture électrique
21:55coûte 8 à 10 000 euros de plus que son équivalent thermique.
21:58Mais si l'on regarde le coût total de possession,
22:00achat plus énergie, plus entretien, plus assurance, plus revente,
22:03sur 5 ans, l'électricité revient à 36 000 euros
22:07contre 38 000 euros pour une citadine thermique équivalente.
22:11J'ai une petite question.
22:12Si l'électrique est vraiment moins chère sur la durée,
22:14il n'y a pas de débat, il faut tout se basculer vers l'électrique au plus vite.
22:18– Non, je suis d'accord, surtout avec la crise énergétique
22:21qu'on connaît sur le pétrole et le gaz.
22:24Je crois qu'il y a eu un plan Énergie 2030 annoncé il y a quelques temps,
22:27et c'est vrai qu'on voit qu'il décale à chaque fois un peu les objectifs
22:29du nombre de voitures électriques, des chaudières à gaz qui veulent réduire.
22:34Moi, j'étais à Shanghai il y a deux mois, en cinq ans,
22:37ils ont mis 80% du parc automobile de la ville électrique.
22:40C'est impressionnant.
22:41– 80% ?
22:42– En France, c'est 3%.
22:44– Oui, en France, c'est 3%.
22:45Mais à Shanghai, il n'y a plus le bruit d'une seule voiture.
22:48Il y a juste les scooters où ils n'ont pas fait encore le travail,
22:50donc on entend les scooters.
22:51Mais l'intégralité des voitures, des habitants de Shanghai,
22:54des flottes de particuliers et professionnels, c'est vraiment impressionnant.
22:58– Moi, je suis à l'essence et je vais me faire taper dessus.
23:01– Ouh, vas-y, vas-y.
23:03– Mais en vrai, ça dépend des usages.
23:05Et dans la ville, c'est bien électrique,
23:06mais dès qu'on fait des grandes distances, l'électrique, ce n'est pas adapté.
23:09Si jamais on fait des grands trajets…
23:10– D'où les investissements technologiques qu'il faut faire sur les batteries.
23:14– Oui, mais tout le monde ne peut pas se permettre de passer à l'électrique aujourd'hui.
23:17Dès qu'on a des gros trajets à faire tous les jours ou des grands déplacements,
23:20l'électrique, c'est quand même hyper contraignant.
23:22Le fait de pourcharger, brancher…
23:24– Elle est de moins en moins.
23:26– Et avoir tout de suite 900 kilomètres d'autonomie avec emplins…
23:29– Mais les investissements qui sont faits dans certaines régions du monde sur l'électrique
23:32vont permettre d'avoir des autonomies de 500, 600,
23:35beaucoup plus que les 250 d'aujourd'hui.
23:37– Il y a aussi une question de l'industrie,
23:38parce qu'en Europe, on a quand même une industrie d'automobiles
23:41qui est tournée sur les moteurs thermiques,
23:42alors qu'en Chine, ils ont construit une industrie
23:45qui se base sur les moteurs électriques.
23:46Donc, il y a une question d'adaptation aussi à prendre en compte en Europe.
23:49– En termes de souveraineté, sur l'électrique,
23:52on est à 70% dépendant de la Chine.
23:56– Est-ce que c'est un manque de politique publique ou de vision sur…
24:00Mais voilà, mais Renault, par exemple, se développe hyper bien dans l'électrique
24:03et ils ont des super avancées technologiques.
24:05Enfin, moi, j'y crois et je suis confiant.
24:07– Et en tout cas, vous avez trouvé la bonne réponse.
24:09Donc, on va faire un petit point sur les scores.
24:11Les pôles emplois, vous avez trois points.
24:14Les Steve Jobs, évidemment, trois points aussi.
24:17C'est impossible de vous départager.
24:19Et pour ça, je vais compter sur la dernière manche,
24:22l'interro du prix Nobel.
24:27Alors, la question que va poser le prix Nobel d'économie
24:31peut tout changer parce qu'elle rapporte trois points
24:33en cas de bonne réponse,
24:34mais elle peut aussi vous faire perdre un point
24:36en cas de mauvaise réponse, les pôles emplois.
24:39Et comme vous avez la carte Ultimax,
24:42vous pouvez garder la main
24:43ou vous pouvez décider de la passer à vos adversaires.
24:46Vous êtes sur une égalité parfaite.
24:50Quel va être votre choix ?
24:51Attention, cette question-là va être beaucoup plus compliquée
24:53que les autres.
24:54Est-ce que vous décidez de prendre le risque
24:56pour remporter trois points
24:58ou est-ce que vous décidez de passer la main
25:00pour leur faire perdre un point,
25:01mais aussi peut-être qu'ils remportent trois points ?
25:04On est serein, bien sûr.
25:06On est serein ?
25:08Alors, on va écouter Philippe Aguillon,
25:11le prix Nobel d'économie,
25:12qui va vous poser cette question.
25:14Quelle était la situation de notre commerce extérieur
25:16il y a 25 ans et maintenant ?
25:18Quelle était la situation de notre commerce extérieur
25:22il y a 25 ans ?
25:24Question très ouverte.
25:26Oui, c'est pour ça qu'elle vaut trois points.
25:28Je pense que la question, c'est déficit-excédent.
25:30En fait, c'est le résultat de la balance commerciale.
25:33Donc, on était en excédent commercial,
25:35ça veut dire qu'on exportait plus que l'on importait.
25:38Et je pense, et c'est même sûr,
25:40que la situation maintenant s'est inversée.
25:42Ça veut dire que nos importations
25:44sont supérieures à nos exportations.
25:46Vous avez tout à fait le droit d'utiliser la carte Ultimax.
25:49L'indice, c'est...
25:50Ça ne va pas vous aider, vraiment, je suis désolé.
25:52C'était beaucoup mieux avant.
25:54Ah ouais, ouais.
25:54Voilà.
25:55Ok, d'accord.
25:56Non, mais je pense que le point de bascule,
25:57il s'est joué dans les années 2000.
25:59Passage à l'euro et tout, c'était le point de bascule.
26:00Donc là, on était en excédent petit.
26:04Je ne sais pas, après, ça se trouve.
26:05Alors déjà, vous êtes sur excédent, là, c'est ça ?
26:07Vous êtes sur excédent plutôt que déficit ?
26:09Oui.
26:09D'accord.
26:10Et sur quel montant en centaines de millions d'euros ?
26:13Bon, là, il faut être bon, là.
26:14Vas-y.
26:15Dites en milliards, si vous voulez.
26:16Moi, je ne pense pas qu'on faisait des milliards sur notre balance.
26:19400 millions, c'est déjà très, très bien.
26:21Je pense.
26:22Si c'est en millions, c'est que c'est peu.
26:23Et si c'est peu, autant aller dans le peu.
26:25Je veux dire.
26:27Un million ?
26:29Allez.
26:29La logique nulle.
26:31Une réponse, JB.
26:32C'est l'exil des pôles emplois.
26:34Dis un truc.
26:34C'est juste un moment, mais je te laisse la parole.
26:37Non, non, c'est pas ça.
26:38Allez, vas-y.
26:39600 millions.
26:39600 millions.
26:40Vous avez la 9 millions.
26:40Jetez-vous, alors.
26:41600 millions.
26:42Tu dis 600 millions.
26:42600 millions d'excédents ?
26:43Ça va.
26:44C'est votre dernier mot ?
26:45Franchement, je...
26:46Alors, écoutons Philippe Aguillon.
26:47La réponse, notre commerce extérieur était à peu près équilibré il y a 25 ans.
26:51On a maintenant un déficit de 70 milliards.
26:54La raison, c'est qu'on s'est désindustrialisé et aussi beaucoup de nos entreprises se sont mises à délocaliser
27:02leur production.
27:03Eh bien oui, en fait, je précise un petit peu les choses.
27:06Notre commerce extérieur était à peu près équilibré, comme il vient de le dire, il y a 25 ans.
27:10Mais en fait, on avait 800 millions de déficits et non pas d'excédents.
27:14On était déficitaires.
27:16Et donc, les pôles emploi, vous perdez un point, vous passez à deux points.
27:21Et les Steve Jobs, vous êtes toujours à trois points.
27:23Vous remportez donc la victoire.
27:26Bravo, Solène.
27:26Tu repars avec 200 euros en carte cadeau.
27:29Tu pourras te faire plaisir avec des concerts, des festivals, des livres ou de la musique.
27:32Et parce que tu n'as pas démérité, JB, et elle était belle, ta prise de risque,
27:37toi, tu vas repartir avec 100 euros en carte cadeau.
27:40Merci, Carole de Jounes, Cédric de Topperware, Aurore d'Acme et Louis de Merci-Andy d'être venu accompagner nos
27:48candidats.
27:49Vous pouvez retrouver QE sur les réseaux sociaux où d'autres questions et de nombreuses réponses vous attendent.
27:54QE, l'émission qui augmente votre caution économique.
27:58C'est fini pour aujourd'hui.
27:59À tout bientôt sur LCP.
28:01Merci.
28:16C'était QE avec Bourse First, la banque privée par Bourse Bank.
28:20Une offre accessible et 100% digitale.
28:22LCP.
28:23Sous-titrage Société Radio-Canada
28:24LCP.
28:24Sous-titrage Société Radio-Canada
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