00:00Non, je n'en ai pas. La seule analyse qu'on peut avoir, c'est qu'il n'y a
00:02rien dans notre match.
00:03Et que comme il n'y a rien, en termes d'émotion, en termes de désir, en termes de volonté
00:07collective, en termes de qualité,
00:10on a ce qu'on mérite aujourd'hui. C'est la seule explication qu'on peut avoir, parce que lorsqu
00:13'on voit le travail qu'ils font toute la semaine,
00:16en quelque sorte, on est vraiment très surpris de la prestation encore une fois aujourd'hui.
00:21Et c'est ce qui est difficile à accepter quand on est l'Olympique de Marseille, quand on est l
00:26'entraîneur d'Olympique de Marseille.
00:28Il est très difficile d'accepter ce type de performance. Ce que je leur ai dit, c'est que là,
00:31je ne pouvais pas les protéger.
00:32Que si je les protège aujourd'hui, je passe pour un menteur. Et qu'à partir du moment où tout
00:36le monde a vu ce match-là,
00:37tout le monde a vu les comportements, tout le monde a vu les efforts, tout le monde a vu les
00:41prestations.
00:43Et qu'à partir du moment où on n'a pas cette notion d'engagement dans un match comme celui
00:47-ci, à la mi-temps, je peux sortir 80% de l'effectif.
00:52Et après, je ne vous cache pas qu'on voulait agir, mais mettre des jeunes dans cette situation-là, pour
00:57moi, ce n'est pas leur grand service.
00:59Il fallait aussi qu'on se rende compte sur le terrain de ce qu'on vivait et que ça puisse
01:04impacter.
01:04Parce que quand on est l'Olympique de Marseille, quand on porte le maillot de l'Olympique de Marseille,
01:08et quand on en est l'entraîneur, c'est ce qui est très difficile à accepter, de voir ce visage
01:12-là de l'équipe.
01:13Donc, je n'ai pas d'explication, parce qu'encore une fois, dans ce match-là, nous n'avons rien
01:18montré.
01:19Et l'adversaire mérite sa victoire.
01:21Après, pour le fait de savoir si les joueurs sont là ou pas, c'est une saison qui est longue,
01:26qui a été difficile.
01:28Et pour certains, peut-être que ce supplément d'âme n'existe plus.
01:33J'ai envie de croire encore qu'on se battra jusqu'au moment où c'est réellement fini.
01:40Mais cette prestation est très perturbante dans l'analyse qu'on doit avoir.
01:46Aujourd'hui, quand on décide de venir dans un challenge comme celui-ci, déjà d'une, on n'abandonne pas.
01:51De deux, jamais je démissionnerai, parce que quand on est engagé dans un projet comme ça,
01:56si par contre je suis le problème, ça ce n'est pas à moi de le décider.
02:00Mais ce qui est sûr, c'est que, je l'ai dit aux joueurs juste après,
02:04moi je me battrai jusqu'à mon dernier souffle ici, pour qu'on ait du relief, pour qu'on puisse
02:08montrer quelque chose.
02:09Et si on doit le faire jusqu'au bout dans les difficultés qui sont les nôtres, on le fera.
02:13Et je ne me cacherai jamais, je ne me suis jamais caché.
02:15J'assume, vous le savez ici, et vous l'avez vu, la dernière fois j'ai été sifflé, je l
02:20'accepte.
02:21Parce que c'est aussi le rôle d'un entraîneur aujourd'hui de l'Olympique de Marseille avec cette pression
02:24-là.
02:25Mais par contre, c'est difficile de protéger aussi tout le monde lorsqu'on a ce type de prestation.
02:30Donc je suis encore là devant vous, à accepter aussi la remise en question sur ce que l'équipe produit,
02:37parce que c'est une réalité.
02:38Mais cette prestation-là est difficilement explicable pour moi, au vu de l'engagement des joueurs la semaine.
02:43Mais encore une fois, on passe complètement au travers, et dans les attitudes, on n'est pas irréprochable.
02:49Aujourd'hui, je l'ai été, oui. Parce qu'on a essayé de poser des pansements un petit peu partout.
02:53Ces pansements-là sont aussi liés à la disponibilité que nous avons aujourd'hui de notre effectif, avec des retours
02:59de blessures.
03:00Contraint aussi par le fait que nous avons pas mal de blessés, et que à des postes glais, il faut
03:06qu'on s'adapte, comme on a pu le faire aujourd'hui.
03:08Mais l'impuissance, elle est liée aussi à ce qu'on vit, et au fait qu'on a envie de
03:12les aider, et que la réponse ne vient pas.
03:14Et que ce levier-là, on n'arrive pas à l'activer.
03:16Un petit peu comme on a vécu à Lorient, mais aujourd'hui c'est pire.
03:18Donc forcément, quand vous vivez ça en tant que coach, c'est pas agréable à vivre.
03:23Mais on se cache pas, on assume.
03:26Et encore une fois, la réalité de ce résultat est aussi la réalité de ce que nous produisons en tant
03:30qu'équipe.
Commentaires