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  • il y a 18 heures
Quatrième épisode de la série documentaire “Johnny par Johnny”, intitulé “Mon Amérique à moi”. Il explore la fascination de Johnny Hallyday pour les États-Unis, ses influences musicales américaines et ses expériences outre-Atlantique qui ont profondément marqué son style et sa carrière.

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Musique
Transcription
02:18Mon Amérique à moi est telle que je la rêve, telle que je l'ai vécue, et telle que vous
02:25l'avez vu dans les films noir et blanc.
02:28La lumière était belle, et les figurants des westerns semblaient tout droit venus des albums illustrés signés Norman Rockwell.
02:43Son Amérique c'est une image, c'est pas l'Amérique réelle, c'est un rêve.
03:06Au début des années 90, il est au sommet puisqu'il vient de remplir plusieurs fois Bercy déjà.
03:13Personne ne lui dispute rien, il est au top de sa carrière à ce moment-là, et en plus il
03:18est serein, il est cool avec Adeline.
03:37C'est un rêve de Johnny, de traverser les États-Unis d'Est en Ouest.
03:49Nadine venait d'être sa fiancée. Il est fort de questions qu'il la laisse.
03:54Depuis qu'elle est gamine, elle vit aussi avec ce rêve, et lui, il rêve d'emmener sa femme là
03:59-bas, quoi.
03:59Enfin, sa future femme, parce qu'ils ont fait leur voyage de noces avant leur mariage.
04:10Ce voyage, je l'avais rêvé il y a longtemps.
04:14Enfin, disons que j'avais tellement envie de le faire, que ça m'arrivait, bon, de le rêver même pendant
04:19le désormais.
04:21J'étais prêt à partir.
04:39J'étais un peu inquiet, parce qu'Adeline n'avait jamais conduit de moto,
04:42et puis dans le parking de l'hôtel, en un quart d'heure, elle a appris à conduire une arrêt
04:46d'Avinson,
04:46et on est parti ensuite pour des mille kilomètres.
04:49...
05:01...
05:04J'étais vraiment un charcot.
05:08Tu m'as fait mal. Mais t'es malade, toi.
05:09Mais oui, mais toi, tu m'as fait peur.
05:11Va, va, va.
05:12...
05:13...
05:16Les jeunes femmes, entre 19 ans et 25 ans, sont beaucoup plus libres déjà qu'avant.
05:22Quelque part, enfants, et en même temps, femmes.
05:26...
05:28La différence d'âge, moi, je ne la ressentais pas.
05:31Je la voyais dans le regard des autres, à certains moments,
05:34et c'était moi qu'on condamnait,
05:35parce que c'était plus simple de me condamner, moi, que lui.
05:38Et le reste du temps, on était comme deux gamins, en fait.
05:48Je l'aime, je n'y peux rien. C'est comme ça. C'est la vie.
05:54C'est à moi, ça.
05:57Maintenant, tu m'appartiens.
05:59Et tu m'appartiens vraiment.
06:00C'est plus tard que j'ai compris la dimension de la phrase.
06:08S'est marié avec la fille de son meilleur ami, ça rajoute quelque chose ou pas ?
06:11Non, non.
06:12C'est plus une femme, c'est plus pas la fille d'un ami.
06:16...
06:20Une véritable journée de contes de fées pour la troisième épouse du Roqueur.
06:24L'ambiance de l'événement, dont l'apothéose a eu lieu le soir au château de la Messardière à Saint
06:29-Cropez.
06:29Cette fois, un mariage à faire rêver les jeunes filles.
06:35376 invités avec tout le showbiz.
06:37Une arrivée en calèche pour les mariés.
06:39Un gigantesque escalier bâti pour l'occasion.
06:42Tapis rouge.
06:4330 mètres de buffet.
06:44300 kilos de langoustes.
06:46Omar, écrevisses.
06:47Et champagne à flot.
06:56Il voulait vraiment une réception incroyable.
06:59Il voulait que tout le monde s'en prenne, selon ses termes, plein la gueule.
07:02Et que ce soit la hauteur de notre amour.
07:04C'était comme ça qu'on vivait, en fait.
07:06C'était hyper fantasque.
07:08...
07:12Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ?
07:14Johnny a-t-il enfin trouvé cette porte étroite
07:17qui ouvre le chemin escarpé conduisant au bonheur.
07:24Ça va ?
07:25Hein ?
07:26Ça va ?
07:29T'as compris comment ça marchait ?
07:31Une fois qu'on s'est retrouvés en tant que mari et femme,
07:34il fallait que j'accepte beaucoup plus que ce que j'aurais pensé.
07:38C'est-à-dire que j'ai perdu une grande, grande partie de ma liberté.
07:44Mon métier, c'était Johnny.
07:45« Tato ! Tato ! Mon amour ! Mon tatou ! »
07:52Moi, ce que j'ai vécu de lui, c'est le Johnny intime.
07:56C'est celui qui se réveille la nuit pour aller manger sa soupe
07:59et puis qui a des cauchemars, et puis qui a du mal à dormir,
08:02qui faut tenir la main, qui faut rassurer.
08:06« Tu vas dormir combien de temps encore ? »
08:09« Oui, je ne dors pas. »
08:12« Un chanteur doit toujours être le plus beau, le plus fort,
08:15il doit toujours se présenter sous son meilleur aspect. »
08:17« Il y a un petit bonhomme bleu, qui est un petit peu transpiré. »
08:35« L'histoire est très compliquée, en fait. »
08:40« Ils ont vraiment vécu un enfer passionnel. »
08:44« Des déchirures dévastatrices. »
08:50« Il y a un démon qui était là tout le temps, c'est l'alcool. »
09:01« Je me suis retrouvée à boire, moi aussi, pour comprendre l'autre. »
09:09« Il y avait beaucoup d'amour et il y avait beaucoup de violence. »
09:13« Quand ça allait mal, il fallait qu'on meure. »
09:16« Mais il fallait qu'on meure ensemble. »
09:19« Moi, je me suis jetée par la fenêtre une fois, il m'a rattrapée par les cheveux. »
09:23« Lui, il s'est jetée en arrière d'un escalier. »
09:26« Je le tenais par les bottes. »
09:27« C'était du drama très, très souvent. »
09:32« Moi, je ne fais rien faire à moitié. »
09:33« Je fais Hutu, rien. »
09:35« Au départ, ça fait marrer les femmes avec qui je suis, avec qui je commence à vivre. »
09:40« Mais qui, pour la même raison. »
09:43« Quand il me regardait, il me disait « Mais tu es tout. »
09:46« Je te connais depuis tellement longtemps, tu es ma femme, tu es mon ami, tu es ma fille. »
09:51« S'il y a quelqu'un qui peut me sauver, c'est toi. »
09:54« À force, moi, ça m'a épuisée parce que j'avais l'impression de me battre contre un démon
09:58qui était à l'intérieur de lui et que j'étais toute petite en face de ce démon. »
10:04« Donc, je suis partie. »
10:06« Moi, j'en peux plus, en fait, je suis par terre. »
10:12« Mais c'est bon, on l'a arrêt. »
10:14« Stop ! »
10:17« Après s'être follement aimé, séparé, puis retrouvé, Johnny et Adeline divorcent. »
10:25« Est-ce que tu penses que tu as tout fait pour garder ton mari ? »
10:28« Ouais. »
10:30« Ouais. »
10:32« Est-ce que vous avez rencontré dans votre vie la femme idéale ? »
10:40« La suite nous dira. »
10:45« C'est l'impétable. »
10:46« Plaisant à voir. »
10:47« Charismatique. »
10:48« C'est une bête de scène. »
10:49« Toujours dans le coup. »
10:50« Très beau. »
10:51« Beaucoup de charme. »
10:51« Génial. »
10:52« Riche. »
10:56« Est-ce que vous savez comment vous fêteriez vos 50 ans ? »
11:02« Oui, oui, oui, oui. »
11:05« Au Parc des Princes. »
11:06« Oui. »
11:07« Et vous ferez quoi ? Un grand show ? »
11:11« Je ferais, oui, je ferais, à mon avis, peut-être le spectacle le plus fou de ma carrière. »
11:17« Pour célébrer mes 50 ans, on va faire un spectacle un petit peu dingue. »
11:21« Enfin, moi, j'aime bien faire les choses un petit peu irréalisables. »
11:25« Moi, ce qui me plaît dans l'irréalisable, c'est de le réaliser. »
11:40« C'est un spectacle, ça va rapidement. »
11:43« Toi, tu vas y chanter, toi. »
11:45« Toi, tu vas y chanter. »
11:47« Je voudrais faire un petit spectacle peinard. »
11:49« Tranquille, ça, t'es bien parti pour faire un spectacle peinard quand on voit ce monstre là. »
11:53« Vous savez, moi, ce qui m'excite, moi, d'abord, c'est de donner du rêve aux gens. »
11:56« Parce que si je donne du rêve aux gens, je rêve moi aussi. »
11:59« Et puis, c'est de faire des choses que je n'ai pas encore faites. »
12:01« J'essaie de donner aux gens ce que j'aimerais recevoir si je vais voir le spectacle de quelqu
12:05'un d'autre. »
12:07« Est-ce que je peux avoir un tapis roulant ? »
12:13« Tu as vu ça avec Zizi Top ? »
12:15« Il marchait et il ne bougeait jamais de place. »
12:18« C'est vachement bien. »
12:19« Tu te rappelles de ça ? »
12:20« Je ne l'ai pas vu sur Zizi Top. »
12:21« Sur Madonna, sur Madonna. »
12:23« C'est vachement intéressant à faire ça. »
12:26« Tu vois, par exemple, Melo peut jouer une guitare. »
12:30« Moi, ça en arrive, mais on a toujours la même place. »
12:32« Ça peut être marrant, en fait. »
12:34« Oui, avec le griff. »
12:36« Le gros problème que j'ai, c'est que je veux plein de choses que petit à petit, on
12:42me gratte et qu'on m'enlève. »
12:44« Et mon gros problème, c'est de leur faire admettre que finalement, c'est comme ça qu'il faut
12:48que ce soit. »
12:49« Alors, c'est déjà un petit peu à l'usure. »
12:52« Vous voyez ce que je veux dire, c'est un des affaires. »
12:54« Oui. »
12:54« Je trouve ça marrant. »
13:00« Mais finalement, j'arrive toujours à peu près à mes frères. »
13:15« Donc, à lui de compter après, mais à Johnny de ne pas compter, parce qu'il dépensait du rêve.
13:19»
13:19« Et pour lui, ça n'avait pas de prix. »
13:37« L'idée que j'avais, c'était de faire mon entrée sur scène un petit peu comme un boxeur.
13:43»
13:43« Quand il traverse la foule, l'entouré de ses soigneurs, pour aller jusqu'au courir. »
14:03« Il y a Marco qui ouvre la porte. »
14:06« C'est bien ça, Marco, hein ? »
14:10« Il va les faire, je ne vais pas faire derrière. »
14:13« Il va les faire. »
14:14« Personne au monde, aucun rocker, n'a traversé la foule des fans. »
14:37« Il faut avoir quand même une sacrée paire de couilles pour traverser des milliers de personnes comme ça. »
15:03« Je les vois au premier rang, des fans que j'ai connus leurs parents, il y a une trentaine
15:09d'années, qui faisaient la même chose qu'eux. »
15:13« Et certains que je vois qui étaient sur le dos de leurs parents quand ils étaient petits, maintenant ils
15:18sont avec leurs enfants sur le dos. »
15:21« Il y a comme ça des générations qui passent, comme ça que je vois par rapport à chaque année
15:27de tournée. »
15:29« C'est vrai que c'est tout ça. »
15:32« Je crois que le public me suit à travers ma vie, à travers mon métier, parce qu'ils savent
15:43que je ne suis pas un truqueur. »
15:45« Ils ne truquent pas quand je fais mon métier. Je le fais honnêtement, je le fais à fond, je
15:51ne m'économise pas. »
15:53« Et ils le savent, ils le sentent. »
16:12« Et ils ne truquent pas, ils n'ont pas écrite. »
16:20« Je sais pas, ils n'ont pas écrite. »
16:32« On les voitures de l'infaniation. »
16:35« Ils n'ont pas l'œil. »
16:35« Ils n'ont pas l'œil. »
16:38« Ils n'ont pas plein de dures. »
17:15Les fans de Johnny, c'est une armée compacte qui revient systématiquement.
17:19Donc s'ils reviennent systématiquement voir la même chose, ça ne marche plus.
17:22C'est à la fois son atout et son drame.
17:44C'est vrai qu'il y a quelque part, il y a beaucoup de chansons que j'ai déjà chantées,
17:47mais ça c'est le public qui attend ça de moi aussi.
17:49Ils attendent d'entendre des chansons qu'ils ont aimées et des chansons qu'ils aiment.
17:53Je ne veux pas leur chanter des chansons inconnues, mais il y a une façon de le faire.
17:58On rechange très souvent les orchestrations pour que ça ne soit pas pareil, toute une conception de spectacle qui change.
18:06Vous savez, un public c'est comme un homme et une femme, où ça fonctionne mais ça ne fonctionne pas.
18:09Je crois que j'ai eu pas mal d'échecs de ma vie avec les femmes, je crois qu'avec
18:14le public ça ne marche pas trop mal.
18:20Certes, il était parfaitement conscient de sa célébrité, son pouvoir sur scène, mais il est resté toujours proche des gens
18:29de peu, ce qu'on appelle les gens de peu et les gens de la rue.
18:32Je suis un Johnny depuis des années.
18:36Vous êtes complètement fêlé tout à fait.
18:39C'est un dieu vivant. Johnny c'est un dieu vivant.
18:43On s'identifie à lui parce que bon, on a vécu la même chose qu'à part que lui, bon,
18:47c'est un grand chanteur, moi je suis boulanger.
18:51C'est vrai que pour quelqu'un comme moi qui suis parti de rien, d'avoir réussi à un certain
18:57niveau, de me sortir un petit peu de l'inconnu, de la masse, c'est vrai que d'autres gens
19:02qui sont encore à ce niveau-là, ça les fait rêver quelque part et se disent il y a encore
19:06de l'espoir.
19:11Je vous montre la maison comme si je voulais la vendre, je vous signale que je ne suis pas vendeur.
19:16Là c'est le salon.
19:19Là c'est la chambre de la fille, alors ça c'est les fresques.
19:24J'ai fait faire ça d'après la salle de chasse, de danse avec les loups.
19:28Ça c'est censé être moi, je ne me reconnais pas trop, mais enfin c'est censé.
19:33Très important dans le midi, le terrain ne fait pas.
19:36Si on ne marque pas qu'on a zéro et que l'équipe adverse a fait 13, et bien on
19:42est fanie.
19:42Et quand elle est fanie, c'est un rituel, on est obligé d'embraser le cul de fanie.
19:48Sauce fête.
19:49Là c'est un jacuzzi, avec l'eau qui tourne en cascade dans la piscine.
19:53Et il y a un bar en dessous de la cascade.
19:56Alors on a beaucoup de lavande ici.
19:58Alors c'est bien pour mettre dans les vêtements les choses comme ça quand on regarde les deux.
20:07Une maison, surtout comme celle-ci, ça coûte cher, donc j'ai des crédits à payer tous les mois.
20:12Donc il faut quand même une gaine de l'argent pour les payer.
20:14Tout ça fait que je suis toujours obligé de payer quelque chose, donc obligé de travailler.
20:21Johnny a toujours été un peu l'otage de ces maisons de dix parce que les maisons de dix qui
20:25étaient ses banques, il a toujours vécu, mais très largement au-dessus de ses moyens.
20:32Johnny Hallyday a été salarié pour lui donner une somme à ne pas dépasser par mois parce qu'il avait
20:36trop de dettes.
20:37Et Johnny était un enfant.
20:39Le rêve d'abord, après on verra la réalité.
20:42Bon, je fais des fantaisies de temps en temps, comme mon comptable me permet, je m'achète une Porsche ou
20:46je m'achète une moto, bon, mais je vais te dire, à part ça, je vais tout à fait normalement.
20:59...
21:07C'est Laetitia, ma jeune fiancée.
21:09Bonjour.
21:10Bonjour.
21:18Bonjour.
21:19Bonjour.
21:19Bonjour.
21:24Je venais de faire un clip au Nouveau-Mexique.
21:30J'avais décidé de m'arrêter à Miami que je ne connaissais pas très bien.
21:33Et il y a Jean-Rocque que je connaissais de Paris qui me téléphone qui me dit j'ai appris
21:36que tu étais en vie.
21:37Il dit je viens de chercher à 9h.
21:39Je viens de chercher à 9h, il y avait une espèce de grosse limousine qui s'arrête avec deux filles
21:44dedans.
21:45Moi j'écoute ça, il est sympa comme Jean-Rocque.
21:48Deux super nanas et un bonhomme qui conduisait la...
21:50C'était mon père.
21:51Et c'était le père de Laetitia.
21:58On a été manger du sushi, je me rappellerai ce soir-là.
22:02Et c'était très banal, genre...
22:04C'est bon, oui, oui, c'est très bon.
22:06Vous avez fait un peu banal, quoi.
22:12Pour moi, ce qu'il y a de plus important, c'est la première rencontre avec quelqu'un.
22:16Où t'as un choc.
22:18Si t'as pas ce choc-là, bon, c'était une aventure d'une nuit.
22:21Je veux dire, mais bon, les heures d'une nuit, ça va jamais très loin, quoi.
22:25Moi je connais des filles qui sont beaucoup plus belles qu'aux deux, qui sont vraiment des belles filles,
22:29mais elles ont l'air tellement cons dans le regard que finalement ça mérite pas plus qu'une nuit, quoi.
22:35Il y en a d'autres qui sont peut-être un peu moins belles de l'heure en temps,
22:37mais il y a quelque chose de tellement fort dans le regard
22:39que ça mérite de te regarder plus longtemps, je te cache.
22:49Voilà, va comme ça.
22:51Non, après ça va être trop, maman, c'est verri comme ça.
22:54Après ça va être trop bleu.
22:56Vaut mieux que ça s'atténue avec les autres couleurs.
23:00C'est pas une autre, maman.
23:01Non, mais regarde-moi, il a les mêmes yeux que lui.
23:04C'est vrai qu'il a les mêmes yeux que lui.
23:07Au tout début, personne n'y croit.
23:09Au tout début, tout le monde va dire, c'est une de plus,
23:14elle est la gentille petite jeune fille.
23:16J'ai toujours un peu peur de parler de la femme avec qui je suis,
23:19parce qu'on va se dire, ouais, elle va encore nous dire que,
23:22bon, c'est la seule, la vraie, la truc, non.
23:25Mais enfin bon, je le prends, parce que c'est vrai que c'est une fille formidable,
23:28et c'est vrai qu'elle me rend pleinement heureux.
23:31Elle est pas intéressée, ce qui est pas le cas de toutes les personnes
23:35avec qui j'ai pu être jusqu'à présent.
23:37Elle le stabilise.
23:39Elle l'équilibre.
23:41Il est arrivé au point, il en a besoin, c'est toujours pareil.
23:48Deuxième question au sondage, auriez-vous épousé Johnny ?
23:5194% de non.
23:52Beaucoup de femmes, entre 30 et 40 ans, pensent que je les aime pas, ce qui est faux.
23:57J'ai toujours eu plus de succès chez les femmes jeunes que chez les femmes plus âgées,
24:00mais j'adore les femmes plus âgées aussi.
24:02Puis c'est vrai que j'ai divorcé cinq fois, et ça doit être un cœur volage, quelque part.
24:06Mais c'est ce qu'elles pensent.
24:08Mais c'est pas vrai.
24:09Je suis insentimental.
24:15Consentez-vous à prendre pour épouse mademoiselle Laetitia Marie-Christine Boudou, ici présente.
24:26Et vous, mademoiselle Laetitia Marie-Christine Boudou,
24:31consentez-vous à prendre pour époux M. Jean-Philippe Smet, ici présent.
24:38C'est un peu sourd, mais c'est suffisant.
24:41Bien au nom de la loi, j'ai le grand plaisir de vous déclarer unis par les liens du mariage.
24:48Encore c'est part de la loi.
24:59Je n'ai pas épousé un homme ordinaire, je n'ai pas un destin ordinaire.
25:02J'ai apporté à mon homme ce que personne n'avait su.
25:06Lui donnait avant.
25:19Tous les deux avaient des tas de démons à estomper à droite, à gauche.
25:25Mais avant tout, elle devait à sa conscience.
25:27J'ai appris à respecter ses silences, ses peurs, ses doutes, ses démons.
25:34Ce n'est pas facile de trouver sa place dans cette vie-là.
25:40Laetitia a été extraordinaire avec lui.
25:44Et elle était très présente.
25:46Je pense que c'est la femme la plus présente de toutes les femmes de génie que j'ai connue.
25:55Laetitia a été là en tournée.
25:56Très honnêtement, elle était pratiquement là tout le temps.
26:15Johnny, il était plus américain que français quelque part.
26:18La vie américaine lui plaisait.
26:20Mais dans tout, y compris les choses les plus banales, l'art de manger un burger.
26:27Il aurait adoré être américain.
26:30Déjà quand il a débuté, c'était son rêve.
26:34Il l'avait mis dans son nom.
26:53Vegas est un petit peu un mythe des stars.
26:56Moi, j'ai vu Presley pour la première fois sur scène à Vegas.
27:00C'est vrai que les plus grandes stars du rock'n'roll sont passées par Vegas.
27:03Pour moi, c'était un petit peu un rêve d'enfant.
27:06Je crois que dans la vie, si on n'a pas de rêve, on a plus beaucoup d'espoir.
27:26On va faire un mélange de chansons.
27:33On connaît d'autres, que ce soit Bob Super, Presley, Fatima Turner, des grands standards.
27:39Je veux quelque chose vraiment de Vegasien tout en étant une géniale idée.
27:45Tu te vois leur faire avaler douze chansons inconnues.
27:48La moitié.
27:49Dans un tour de chant.
27:52La moitié du tour de chant inconnu, c'est dur.
27:57Non.
28:01Au moment où on se dit, on va peut-être faire comme ci ou comme ça,
28:05il dit, je veux que ce soit comme ça.
28:06En fait, il maîtrise complètement son spectacle,
28:10complètement ce qui va se passer sur scène.
28:12Moi, je suis fait une ligne de congou dans ma vie, dans ma carrière artistique.
28:16C'est de faire des spectacles et de ne pas décevoir.
28:19Si je sais d'avance que ça va être merveilleux,
28:22je ne peux que décevoir les ordres.
28:24Je ne veux pas que ça me retombe dessus, je ne préfère rien faire du tout.
28:32J'ai déjà entendu son nom.
28:34Qu'est-ce qu'il fait ?
28:35Je ne sais pas.
28:37C'est un chanteur ?
28:39Non, je ne suis pas sûr.
28:42Ce n'est pas un chanteur de country, oui ?
28:44Quelque chose comme ça ?
28:48Aucun Américain ne savait qu'il était M. Hallyday, et pour cause.
28:51Johnny Hallyday était considéré comme un sous-produit américain par les Américains,
28:55avec un nom américain, avec des reprises de rock'n'roll.
28:58On le respectait pour les qualités intrasèques qu'il avait,
29:01c'est-à-dire ce chanteur vraiment incroyable et cet homme de scène.
29:04Mais au-delà de ça, il n'a pas pu faire de carrière là-bas.
29:07Il s'est fabriqué l'Amérique, mais Johnny est une vedette française.
29:19Je fais un concert ou deux concerts à Vegas et nous avons fait des charters pour pouvoir permettre aux Français
29:24qui n'ont jamais eu l'occasion d'aller aux Etats-Unis ou en tout cas à Las Vegas de
29:27venir passer un week-end.
29:29Il y aura 22 vols qui vont donc convoyer les fans de Johnny Hallyday.
29:33Ce que je trouve amusant, c'est que tous porteront le nom d'une chanson.
29:36Oui, il y aura le retien de la nuit, il y aura...
29:38Il y a un gars qui va prendre l'avion, qu'est-ce qu'elle a ma gueule, par exemple.
29:42L'originalité là aussi, c'est que c'est payable en plusieurs mensualités pour que les gens les moins riches
29:46puissent venir.
29:47Bien sûr, mais il y a beaucoup de gens qui n'ont pas les moyens.
29:49Je pense que c'est formidable de pouvoir rêver américain quand nous venons de France.
29:56Nous, on a opté pour une formule en plusieurs mensualités sans frais.
29:59Ça nous permet de pouvoir payer tranquillement plutôt que de débourser tout d'un coup.
30:04Et bon, c'est pareil. Mais nous, ça nous fait juste payer 7 300 francs sans intérêt.
30:08Moi, c'est un paiement comptant.
30:10Donc pas de prêt ?
30:11Non, pas de prêt.
30:12Vous êtes riche ?
30:13Non, c'est les congés payés.
30:17Les fans sont des clients. Un client, ça se respecte, ça se soigne.
30:21En plus, c'est une banne financière parce qu'il y a le fan club où vous avez les t
30:25-shirts et machin, les trucs.
30:26C'était important, le fan. Et ça, Denis l'avait bien compris.
30:31La pièce maîtresse de ma collection, le besoin de la traversée des Parcs des Princes, 18, 19, 20 juin 1993.
30:41On vient de voir une collection de badges absolument extraordinaire. Je crois que tu en as 580 au total.
30:48Mon fils, il y a 12 ans, je l'ai appelé Johnny parce que j'étais un fan de Johnny.
30:52Moi, j'aime beaucoup Johnny.
30:55Ça, c'est quand même une sacrée pièce.
31:01Il possède 1512 vinyles de Johnny avec couverture.
31:06Chaque disque a été soigneusement encadré.
31:08Bon, un petit peu de crédit. Disque d'or vendu 60 000 francs aux enchères.
31:12Salaire, 4100 francs par mois.
31:18Si je me réveille, après quelque chose, je le vois, il est au-dessus de moi, il est là devant
31:21moi.
31:22Non, mais il y a des fois, ça va, j'ai l'impression de coucher avec Johnny.
31:29Bon concert et bon voyage.
31:30Merci.
31:31Merci, au revoir.
31:31A la prochaine. Et viveux, Johnny.
31:35C'est un peu comme son entrée au Parc des Princes.
31:37C'est quelque chose qui n'a jamais été fait dans l'histoire du requin de rog.
31:41C'est-à-dire que jamais une star du rock, une rock star, n'a emmené son public à l
31:47'autre bout du monde.
31:58Pendant 13 heures, ils ont chanté tout le temps, tout le temps du voyage.
32:02C'est la première fois que je vois une ambiance aussi dynamique dans la cabine.
32:08C'est vrai.
32:11Il avait entraîné avec lui, ses fidèles, comme dans une grande procession aérienne outre-Atlantique.
32:17Bienvenue à l'Amérique, mes amis de la France.
32:20Enjoy Johnny Halliday.
32:22Las Vegas, c'est vraiment un kittou double.
32:28On s'entend, non pas l'angoisse, mais disons des interrogations, une inquiétude.
32:33Tout peut arriver dans le métier qu'on fait.
32:36On est sûr de rien.
32:37Moi, même si j'aime bien quelque chose, c'est pas la science à fuite.
32:39C'est pas pour ça que ça va marcher.
32:41Ou c'est pas pour ça que ça va plaire non plus.
32:50Il est à peine arrivé sur la scène, il vient vers moi et me dit, ça va pas, j'ai
32:53mal à gorge, je suis pas bien.
32:56Le trac lui avait déclenché une angine blanche.
33:00Il se sentait pas à l'aise face à cette réalité américaine
33:04et à la difficulté que ça serait de ressembler à ceux auxquels il a toujours essayé de ressembler.
33:27Il ne faut pas qu'on ait des superbes hommes.
33:31Des fois, c'est fatigant.
33:32Des fois, tu travailles le matin, tu es moins en forme qu'à l'autre matin
33:35et que tu as envie de dire merde à tout le monde.
33:38J'ai une obligation, ça me fait chier, je me casse, j'ai déjà pas.
33:58Johnny était pas bien, il avait une voix affaiblie
34:02et donc il avait fallu lui faire des piqûres dans la gorge.
34:05Bonsoir, Johnny, merci mon père, Johnny.
34:08Johnny Holiday.
34:12Johnny.
34:17Bien.
34:22Johnny.
34:24Polonka était sur scène et il appelait désespérément.
34:35Avant de rentrer sur une scène, même s'il y a une salle entière de 20 000 personnes qui scondent
34:40mon nom,
34:40j'ai tellement le trac que je suis malade, c'est une maladie.
34:43J'ai le trac, voilà, il y a des gens comme ça, c'est la peur au ventre, c'est...
34:48Rien n'est acquis.
34:50Johnny.
34:52Johnny.
34:54Oui, Johnny.
34:54Les fans, ils comprenaient rien, ils sifflaient, ils sifflaient, ils sifflaient.
35:01Il ne faut jamais créer victoire avant d'avoir fait quelque chose,
35:04il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant d'avoir tué.
35:09Johnny.
35:11Johnny.
35:18Il a raté peut-être pas le rêve américain, mais il a raté Vegas en tout cas.
35:22Il a raté.
35:35Il va falloir...
35:37Il Il a raté.
35:40Il a raté.
35:42Il a raté.
35:42Il a raté.
35:44Il a raté.
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