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L'Olympique de Marseille est-il pris dans un cycle de promesses non tenues et d'interviews déconnectées de la réalité du terrain ? Dans cette deuxième partie du talk show FOSCM.fr, Greg Petras et Mathias Mantegetti décortiquent les discours des joueurs et de l'institution.

Les annonces régulières de renforts, les appels à l'état d'esprit, les déclarations de certains joueurs comme Medina : tout est passé au crible. Est-ce du "bricolage" ou une stratégie de communication hasardeuse ?

On explore pourquoi malgré les belles paroles, les résultats sur le terrain restent souvent décevants. Le manque de lien créé avec les supporters en période faste est pointé du doigt comme une faiblesse majeure.

La légitimité des annonces et la communication autour de l'avenir du club sont au cœur des débats. Une discussion franche sur ce qui doit changer pour retrouver la fierté de porter les couleurs de l'OM.

#OM #FootballFrançais #MercatoOM

Catégorie

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Sport
Transcription
00:06La deuxième partie du talk show du FOSCM.fr, on est toujours avec Greg Petras, avec Mathias Mantegetti, avec Romain
00:12Canuti, les amis, je vois beaucoup d'annonces régulièrement du côté de l'Olympique de Marseille, un coup c'est
00:22Abibay, un coup c'est Mehdi Benaccia, un coup c'est Mehdi Na, un coup c'est moi, non c
00:27'est pas vrai.
00:28Mais à quoi ça sert en vérité de toujours parler comme ça en permanence ? Parce que quand Medina dit
00:35donnez-moi 3-4 joueurs qui ont envie, vous allez voir, on transforme des gens, j'ai envie de dire,
00:41Medina, je t'aime beaucoup, mais déjà toi, sois irréprochable, fais des matchs de Cador, et une fois que tu
00:48fais des matchs de Cador, tu peux te permettre de dire aux autres, ouais donnez-moi et tout.
00:52Il était à l'Anse, il aurait pu parler comme ça, à l'heure d'aujourd'hui, compliqué.
00:55Le Medina de l'Anse, il dit les gars, t'as l'a dit, bon mais là avec la saison
00:58qu'il nous a faite, quand même déceptive, moins que d'autres, mais pas brillantissime non plus, loin s'en
01:03faut.
01:05Mais au final, quand j'ai observé cette équipe de l'Olympique de Marseille contre Nice, Romain, c'est toujours
01:11les mêmes.
01:12Et pourquoi ? Parce que tu n'as personne à mettre d'autre, parce que le rappeur, il est toujours
01:16blessé, le Marocain, il se prépare pour la Coupe du Monde, etc.
01:22Donc en fait, tu joues avec qui ?
01:23Est-ce qu'il a peur ?
01:27C'est compliqué, mais tu as vu un changement dans l'état d'esprit, t'as changé de schéma.
01:40Et tu as aussi, on va dire, des joueurs que tu as vus, on a dit, on fait rentrer les
01:46jeunes, avec la limite que ça a eu, c'est-à-dire qu'on l'a vu avec Maddy.
01:51Mais encore une fois, moi, ce qui me dérange là-dedans, c'est que ces annonces-là, ça serait assumé.
01:57Moi, tu dirais, on part avec les jeunes.
01:59Maddy, au lieu de te provoquer, désolé, un peu caricatural, mais vu que tu le fais jouer 90 minutes au
02:06lieu de 30, ce n'est pas un pénalty qui te provoque, c'est trois.
02:08Mais si, dès le départ, on dit, on va y aller avec Maddy, parce que c'est comme ça, et
02:13que c'est ça l'avenir du club, ce n'est pas des mecs qui se casseront en jouant.
02:17Mais moi, je suis supporter de l'OM.
02:18Maddy va provoquer trois pénalty à la fin du match.
02:20Je resterai dans le stade, et je dirais, ok.
02:23Mais là, ce n'est pas ce qu'on a fait.
02:24On revient un peu sur le truc, mais là, on a dit, ouais, Greenwood, vraiment, dimanche matin, il nous a
02:29dit, merci à lui, parce qu'il nous a dit, les gars, c'est mieux de faire jouer quelqu'un
02:33d'autre.
02:33Donc, c'est par défaut.
02:34C'est-à-dire, on ne va même pas au bout de notre idée, on la maquille un peu.
02:39Donc, oui, c'est du bricolage.
02:41Et tu revois des mecs que tu n'as pas forcément envie de voir.
02:45Les annonces, on n'en peut plus.
02:46Toujours pareil, ils ouvrent tous leurs bouches pour, au final, que ce soit le même résultat sur le terrain.
02:50Chacun leur tour, il dit, on n'est pas à l'image de l'OM.
02:53Tu les vois, les interviews de fin de match, on n'est pas à l'image de l'OM.
02:56Il faut se remettre en question, il faut qu'on arrête de parler, il faut qu'on se parle entre
02:59nous.
02:59Il faut qu'on arrête de...
03:00Et au final, chaque week-end, c'est la même chose.
03:03Hier, c'est Oiberg qui a le droit de pleurer en disant, il ne faut pas trop que j'en
03:07dise, il ne faut pas trop ça.
03:09Les supporters, ils nous ont soutenus.
03:10Mais le week-end d'après, ça va être la même chose.
03:12Donc, qu'ils arrêtent de parler, qu'ils parlent strictement du sportif, s'ils ont envie de répondre aux trois
03:18questions.
03:19Mais qu'ils arrêtent de faire des grandes phrases sur l'état d'esprit, etc.
03:22Parce qu'au final, les résultats, ils sont identiques à chaque fois.
03:25Ça fait partie de leur métier, j'ai envie de te dire, ils sont presque obligés.
03:27Mais oui, mais stratégiquement, et là, pareil, excusez-moi, parce qu'avant de dire ça, je ne veux pas passer
03:32pour un donneur de leçons.
03:33Je ne suis pas expert en communication, je ne donne pas des cours dans des amphithéâtres, voilà.
03:38Mais juste, vraiment là-dessus, je trouve que c'est important.
03:41Ce lien, tu ne l'as pas créé avant.
03:43Ces joueurs-là, en début de saison, quand ça allait bien, l'OM n'a pas trop ouvert les interviews.
03:47Et c'est ça le problème, parce que c'est avec les matchs, mais c'est aussi avec des interviews,
03:53c'est avec des passages médiatiques que tu crées le lien quand tu es supporter avec les joueurs.
03:57On a tous des souvenirs de joueurs, autant dans des matchs que dans des interviews à Téléfoot,
04:01l'équipe du dimanche, qui vous voulez, la terre entière, ce n'est pas le sujet.
04:04Là, le problème, c'est que quand ça va bien, tu n'as pas créé ce lien.
04:07Tu n'as pas vu Hubert parler en début de saison.
04:10Même quand ça allait bien pour te raconter sa vie au Danemark, je m'en fous.
04:13Mais du coup, quand ça va mal et que tu le vois parler comme Medina,
04:17il te sort un peu des yeux, parce qu'en plus, tu as les performances au terrain.
04:20Mais tu aurais eu le temps de créer une relation avec le joueur,
04:24entre guillemets, quand ça va bien, parce que tu aurais vu des interviews de lui,
04:27tu aurais dit, bon, là, je t'aime bien, mais là, tu as dit un truc un peu à côté.
04:32Et du coup, ça aurait été atténué.
04:34Là, Medina, on entend le bruit de sa bouche que depuis que ça va mal
04:37et qu'il nous dit, je vais prendre des mecs.
04:39Greg, quand je dis des annonces pour quoi faire ?
04:43Je pose la question aussi, quelque part, de la légitimité de ceux qui font des annonces.
04:48C'est-à-dire que Frank Makour, par exemple, c'est l'actionnaire.
04:50Depuis des années, il met du pognon.
04:52Ce n'est pas lui qui recrute les joueurs.
04:53Il met des hommes en place, etc.
04:54Donc, lui, il vient de dire, bon, maintenant, j'en ai marre.
04:57À mes yeux, en tout cas, même si beaucoup sont déçus de ne rien avoir gagné
05:01depuis qu'il est au club.
05:02Mais bon, on fait face à une super puissance économique, à savoir le PSG.
05:08Donc, c'est compliqué, pas impossible, puisque Nice et Elan seront en finale de la Coupe de France cette année.
05:13Mais lui, à la limite, il fait le taf.
05:15C'est-à-dire que c'est un actionnaire, il apporte du pognon.
05:17Mais Mehdi Benatia, s'il avait dit, moi, je suis là pour les cinq prochaines années
05:21pour construire le club, son interview, ça déclate.
05:24Je la comprends devant les journalistes, je la comprends à 300%.
05:28Mais tu t'en mets, frérot, dans un mois.
05:31Tu le dis, tu le claironnes, tu n'arrêtes pas de le répéter.
05:33Je m'en vais, je m'en vais, je m'en vais.
05:34Donc, quelle est ta légitimité pour venir dire ça ?
05:37Abibé, il est venu pour essayer de dépanner.
05:39Donc, quand il fait des sorties, pour nous expliquer que Mehdi Benat,
05:43comme je le disais, il n'est pas forcément brillantissime.
05:45Donc, ça serait quelqu'un qui porterait l'OM en ce moment,
05:49c'est-à-dire un Roulie Prime de l'année dernière,
05:51qui ferait une sortie en disant, les gars, maintenant, j'en ai marre et tout.
05:53On pourrait mieux le comprendre.
05:55C'est des annonces pour quoi faire, dans le sens aussi,
05:58quelle est la légitimité de toutes ces personnes,
06:00eu égard à leur performance ?
06:02Parce que, malheureusement pour lui,
06:04c'est Mehdi Benatia et Pablo Longoria qui les ont recrutés,
06:07ces joueurs qui manquent de caractère, qui manquent de constance,
06:09qui manquent de fiabilité.
06:10Quelque part, c'est presque une autocritique.
06:13Ouais, après, ça fait partie du football.
06:16Rappelle-toi, je me rappelle de combien de fois, pas hier,
06:18tu disais, on va laver notre linge en famille et tout.
06:20Toutes les saisons, tous les joueurs, tous les entraîneurs ont eu des discours comme ça.
06:24Je pense qu'ils le voient d'un oeil comme quoi ils assument
06:26et qu'ils ne fuient pas leurs responsabilités.
06:28Quand je prends la dernière déclare de Benatia contre Lorient,
06:31je pense qu'on a vu un mec vraiment blasé à bout.
06:35Et je pense qu'on a tous ressenti et partagé vraiment l'émotion dans laquelle il était.
06:39Il était vraiment à fleur de peau, en mode,
06:42les gars, qu'est-ce que je vous dise ?
06:43Ce n'est pas moi qui suis sur le terrain.
06:44Nous, on fait tout, on les fait travailler, on les met ensemble,
06:46on les met dans les meilleures dispositions,
06:47on essaye de les prendre à part et tout.
06:49Et ça ne veut pas, les mecs, ils ne cavalent pas.
06:51Et après, c'est vrai que oui, tu ne peux pas cavaler à la place des mecs.
06:54Après, c'est très compliqué.
06:56Si tu ne parles pas, on dit le mec qui se cache.
06:58Si tu parles, on dit...
06:58C'est comme tout à l'heure, toi, tu dis quand on est bien, il faudrait qu'il parle.
07:01Oui, mais ils vont dire quoi ?
07:02Oui, on est bien à ce moment, on va se projeter.
07:04On va dire, oui, il s'enflamme.
07:06Et deux mois après, c'est très compliqué
07:08parce que tout ce que tu peux dire dans le football,
07:09comme sur un plateau au télé,
07:10tout ce que tu peux dire, ça peut se retourner contre toi.
07:13C'est là où il est cruel, ce monde.
07:14Après, moi, j'ai du mal avec ceux qui font du bashing
07:16ou ceux qui sont là, mode blablabla.
07:18L'avantage de Benatia, c'est que sa dernière éclatation contre l'Orient,
07:21tu as senti qu'elle venait des tripes.
07:22Et nous, on veut des choses comme ça.
07:23Moi, j'aime bien les gens vrais, authentiques,
07:25qui disent vraiment les choses.
07:26C'est pour ça que Bey,
07:27quand il va t'enfumer avec l'histoire de Greenwood,
07:29merci à lui et tout.
07:30Là, je n'aime pas.
07:31Là, je n'aime pas parce que tu sens qu'on nous prend pour des gags
07:33et ça ne me plaît pas.
07:34Quand le mec comme Benatia, il fait une sortie,
07:36il a le gonfle là, il a la voix qui tremble.
07:38Tu sens qu'il est blasé.
07:39Je suis d'accord avec lui.
07:40Je ne peux que dire bravo à lui.
07:41Parce que même si c'est vrai que dernièrement,
07:43on l'avait trop vu et il nous avait un peu tous saoulés,
07:45il le savait, il avait dit je ne parle plus.
07:47Là, il a parlé parce que ça amenait du cœur.
07:48Je pense que l'OMC, qui a un même club de cœur
07:50et que ça lui tenait de réussir ici.
07:52Je pense qu'il était blasé.
07:53Et franchement, je préfère ça qu'un mec
07:55qui va faire des belles paroles
07:57et à l'arrivée, qu'il va réassumer sur le terrain.
08:00Oui, c'est ça.
08:01Mais le problème, c'est que Seb disait
08:03pourquoi ce n'est pas quand c'est un joueur qui porte l'OM.
08:05Si un joueur porte l'OM,
08:06on a des résultats et on n'a pas besoin
08:09dans une situation.
08:10On a déjà vu, regarde l'année avec Drogba,
08:12au final, on est commis à un championnat.
08:14Pourtant, on a Drogba qui nous porte.
08:15Prends Pavard.
08:16Pavard qui a quand même un palmarès conséquent.
08:20Combien de fois il a parlé Pavard ?
08:21Il ne pouvait pas parler lui.
08:22C'est quand même quelqu'un qu'à la base,
08:24quand je suis recruté...
08:24Il a parlé sur ses réseaux sociaux au début d'année.
08:26Il a dit pardon, excusez-moi, je ne suis pas été bon.
08:29Des champions, des champions,
08:31des champions,
08:32champions du monde.
08:33Il n'a pas le palmarès,
08:34qui est le champion d'allemande.
08:36Il n'a pas parlé une fois.
08:37Alors qu'il t'envoie Medina au feu
08:38et Pouchard, on est là,
08:39il est tombé dessus
08:40parce que sur le terrain,
08:41il ne fait pas des prestations qui y vont.
08:42Mais au moins, Medina,
08:43même sur le terrain,
08:44je pense qu'actuellement,
08:45malheureusement pour lui,
08:46il nous dégoûte un peu tous.
08:47On ne peut plus le voir,
08:48c'est une réalité.
08:49Mais en tout cas,
08:49sur le terrain, il ne triche pas.
08:50Il en fait trop.
08:51Tu vois qu'il est à bout.
08:52Il est dégoûté.
08:52On prend un but,
08:53il a envie de chialer.
08:53Mais au moins, il n'y triche pas.
08:55Après, il devrait passer un peu le relais.
08:57C'est ça.
08:58C'est que des fois,
08:58tu as des messages aussi.
08:59C'est vrai que dans cette communication,
09:01c'est vu là aussi.
09:01Tout le monde se regarde un peu.
09:03Une faillance dans un vestiaire,
09:04tu le sais bien Mathias,
09:05parce que les mecs savent très bien.
09:06Si toi, tu vas parler,
09:08c'est que tu as un intérêt aussi.
09:11Et ça, des fois,
09:12c'est vrai que c'est à double tranchant.
09:13Et je pense que dans le cas de Medina,
09:14ça a été aussi à double tranchant.
09:16C'est-à-dire que lui,
09:17il a voulu le faire,
09:18on l'a dit,
09:18pour montrer son soutien,
09:20pour monter au camion.
09:21Il y en a qui se sont dit,
09:22ils s'organisent déjà,
09:23ils essaient de s'acheter sa place
09:24pour l'année prochaine.
09:27Comme je disais,
09:27quoi que tu dises,
09:28quoi que tu fasses.
09:29Voilà.
09:32Exactement.
09:32On vous laisse le chat.
09:35Les amis...
09:36Ah, ils l'ont dans le chat.
09:38Je passe.
09:39Ils ont la ref, exactement.
09:41Allez, je vous propose
09:42de passer à la troisième partie
09:44de cette émission.
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